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Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour : 24.11.2009
6369 articles


Société

Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille

Publié le 24/11/2009 à 20:25 par djamazz
Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille

par Claude Herdhuin

Mondialisation.ca, Le 23 novembre 2009

LynneAP1.jpg image by TheRealHobie

Jeudi, le 19 novembre, le Juge John G. Koeltl a ordonné à Lynne Stewart, avocate spécialisée dans la défense des droits civils et militante de longue date, de se présenter immédiatement pour être incarcérée. Condamnée à 28 mois de prison le 16 octobre 2006 pour conspiration et soutien matériel au terrorisme, Lynne Stewart était en liberté conditionnelle. Cette femme de 70 ans a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d'un avocat pouvaient frapper à sa porte. Aujourd'hui, Lynne Stewart lutte non seulement pour sa liberté, mais également pour la liberté de tous les Américains.

La justice américaine s’est intéressée au cas de Lynne Stewart seulement après le 11 septembre 2009. Rappelons que sa seule faute est d'avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L'Administration Clinton n'a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et une traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était une traître à la nation.

Aujourd'hui, les médias décrivent Lynne Stewart soit comme une terroriste et une traître qui mérite la pire punition, soit comme une héroïne. Mais elle n'est ni l’un ni l’autre. C’est une femme de 70 ans avec des années d'expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s'est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu'elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu'elle croyait toujours dans la justice.

Aujourd'hui, elle est en prison et elle croit encore dans la justice. Même si son procès nous ramène des années en arrière, durant la pire période qu’ont connue les États-Unis, à savoir le McCarthism.

Dans sa conférence de presse du 17 novembre, elle a dit être trop âgée pour pleurer, mais que cela faisait trop mal pour ne pas pleurer. Elle a également mis en garde les autres avocats de la défense : « C'est un avertissement pour les autres avocats. [Le gouvernement leur envoie le message] Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ».

Je connais Lynne Stewart depuis cinq ans. La première fois que j'ai entendu parler d’elle, c’est dans les journaux, en 2004. Ils décrivaient Lynne Stewart comme une terroriste et, avec mon mari, nous avons décidé de la contacter pour voir ce qui s’était réellement passé et qui elle était. Nous avons décidé de faire un documentaire sur son cas pour découvrir ce qui est arrivé. Nous nous sommes efforcés d’être aussi neutres que possible. Des années après, je peux affirmer que la seule erreur de Lynne Stewart a été sa trop grande confiance. Elle croyait en la justice et le gouvernement des États-Unis l’a trahie en :

s’attaquant au droit de la liberté de parole et de presse, et au droit qu’a le peuple d’adresser des pétitions au gouvernement pour obtenir la réparation de torts;

s’attaquant au droit de tout accusé d’être assisté d’un avocat pour sa défense, en intimidant la défense;

s’immisçant dans les conversations privées, les rencontres en privé entre avocat et client, les fax, les lettres et les e-mails pour recueillir des « preuves ».



Pour envoyer une lettre à Lynne Stewart, écrivez : Lynne Stewart #53504-054 MCC-NY 150 Park Row New York, NY NY 10007

Vous pouvez aussi téléphoner ou écrire au Président Obama : The White House 1600 Pennsylvania Avenue NW Washington, DC 20500 Veuillez inclure votre adresse électronique Numéros de téléphone Commentaires : 202-456-1111 Standard : 202-456-1414 http://www.whitehouse.gov/CONTACT/
   

Claude Jacqueline Herdhuin  Scénariste, assistante-réalisatrice et auteure


Claude Herdhuin est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Claude Herdhuin publiés par Mondialisation.ca

L’opinion israélienne et le complexe de Massada

Publié le 23/11/2009 à 11:53 par djamazz
L’opinion israélienne et le complexe de Massada

« Dans cette guerre, le problème c’est le sionisme. Les Israéliens ont peur un jour de ne plus avoir peur ». Ces propos sont ceux d’un universitaire palestinien de Jérusalem qui a participé à plusieurs séances de négociations avec les Israéliens. Ils font écho à un film du cinéaste israélien Avi Mograbi (Pour un seul de mes deux yeux) où un enfant est incité à crier depuis la citadelle de Massada qui domine la Mer Morte : « Romain, tu ne m’auras pas, je préfère la mort à la reddition ».

Une présentation de l’histoire où le Palestinien n’existe pas

 L’Etat d’Israël s’est construit sur un récit, sur la fabrication d’une nouvelle identité. Le peuple juif aurait été en exil pendant 2000 ans et, grâce au sionisme, il aurait fait son retour sur la terre de ses ancêtres. Être sioniste, c’est en quelque sorte trouver totalement légitime l’appropriation de la Palestine en 1948, la création d’Israël et l’expulsion des Palestiniens. Cette théorie de l’exil et du retour est aujourd’hui remise en question, notamment par le livre de l’historien Shlomo Sand (Comment le peuple juif fut inventé).

Dans l’éducation en Israël, l’histoire des Juifs est une longue suite de persécutions dont Auschwitz est l’aboutissement. Et la création d’Israël est présentée comme une forme de rédemption. L’opinion israélienne a une sensibilité très grande vis-à-vis de toute forme d’antisémitisme ou de négationnisme du génocide nazi.

Du coup, l’existence du peuple palestinien est un véritable problème pour l’historiographie israélienne. Depuis des décennies, il y a une tentative continue de minimiser, de travestir ou carrément de nier cette existence et d’essayer de confirmer ainsi que la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre».

Ancienne ministre de l’Education dans le gouvernement d’Ariel Sharon, Limor Livnat a perpétué cette conception idéologique de l’histoire. Selon elle, les Juifs auraient vécu sans interruption depuis des milliers d’années en Palestine et seraient majoritaires à Jérusalem depuis 1840. Les Palestiniens ne seraient pas vraiment un peuple mais un mélange de populations diverses amenées là par les Ottomans et peu importants numériquement. Dans l’éducation donnée en Israël, la légitimité est totalement du côté des Israéliens, les intrus étant « les Arabes ».

En 1918, Ben Gourion écrivait (à juste titre) que les fellahs qui vivaient en Palestine étaient probablement les descendants des Hébreux. Il en concluait qu’on pourrait les intégrer au projet sioniste. Quelques années plus tard, c’est la première grande révolte palestinienne à Hébron, que les Israéliens qualifient de « pogrom » et Ben Gourion se rallie à l’idée de créer par la force l’Etat Juif.

La plupart des colonialismes ont vu le peuple autochtone avec un incroyable complexe de supériorité et une ignorance délibérée. Les sionistes n’ont pas fait exception. Pourtant l’histoire palestinienne existe. Les minorités chrétienne ou juive y vivaient plutôt en bonne intelligence avec la majorité musulmane. Les Juifs formaient en Palestine avant l’arrivée des sionistes une minorité comparable en importance à ce qu’ils représentaient dans d’autres pays de la région (Egypte, Irak …). D’ailleurs le premier assassinat politique commis par les sionistes, c’est en 1924 contre un Juif palestinien, Jacob De Haan, qui partait à Londres pour demander aux Anglais d’abroger la déclaration Balfour.

C’est Jabotinsky, le fondateur et l’idéologue du courant « révisionniste » du sionisme, celui qui inspire tous les dirigeants actuels israéliens qui définira la politique à mener contre les Palestiniens. Il constate que la société palestinienne est développée, structurée et décidée à résister. Les révoltes palestiniennes, l’existence d’une élite intellectuelle, d’un parti communiste fondé en 1919 ou de syndicats capables de mener de très longues grèves comme en 1936, le poussent à avancer l’idée du « transfert » des Palestiniens, c’est-à-dire leur expulsion au-delà du Jourdain.

Dans l’histoire officielle d’Israël, le caractère délibéré de l’expulsion de la grande majorité des Palestiniens en 1948 est nié. Les « Arabes » seraient partis d’eux-mêmes. L’idée communément admise, c’est que 1948 a finalement été un échange de population et que le monde arabe doit absorber et intégrer ceux qui sont partis et leurs descendants. Le mot « palestinien » est absent du vocabulaire. L’espoir est que, à l’image des Indiens d’Amérique du Nord ou des Aborigènes d’Australie, les Palestiniens acceptent le fait accompli et disparaissent en tant que peuple capable de réclamer ses droits.

De Golda Meïr à Menachem Begin, tous les dirigeants israéliens chercheront des rapports privilégiés avec des dirigeants arabes (le roi Husseïn, le président Sadate) pour ne jamais s’adresser aux Palestiniens.

L’échec d’Oslo et ses conséquences

En 1988, l’OLP reconnaît, à Alger, Israël dans ses frontières de 1949 et accepte de limiter le futur Etat Palestinien à 22% de la Palestine historique. À la même époque, un puissant mouvement pacifiste existe en Israël et il a été capable de faire descendre dans la rue quelques années auparavant des centaines de milliers de manifestants contre l’invasion du Liban et les massacres de Sabra et Chatila.

Ce virage de la direction palestinienne aboutit 5 ans plus tard à la signature des accords d’Oslo. Ce qui est vraiment neuf chez les dirigeants israéliens, c’est que, pour la première fois, ils signent un texte où figure le mot « palestinien » (qui remplace l’ancien terme « arabe ») et qu’ils reconnaissent l’OLP comme représentante des Palestiniens.

Mais à aucun moment, ils ne reconnaissent ce que les négociateurs palestiniens considéraient comme l’issue logique du processus : un Etat Palestinien sur l’ensemble des territoires occupés depuis 1967. Aucune des questions fondamentales (la colonisation, les frontières, la souveraineté …) n’est conclue à Oslo. Entre cette signature et l’assassinat de Rabin un an et demi plus tard, 60000 nouveaux colons sont installés.

La magnifique occasion pour Israël d’accepter un compromis qui légitimerait son existence au Proche-Orient a été dédaigneusement refusée par les dirigeants et l’opinion publique israéliens. L’idée d’une dilution des Palestiniens dans le monde arabe et donc d’une reconnaissance des faits accomplis de 1948 et 1967 est restée hégémonique.

Le consensus dans la société israélienne est là. Personne, sauf la petite minorité qui combat le colonialisme et le sionisme, n’imagine une paix fondée sur l’égalité des droits et l’égale dignité des deux peuples. Pour les sionistes « de gauche », ceux qui sont à l’origine des accords d’Oslo, la légitimité d’Israël et la défense de l’Etat Juif sont non négociables, mais il s’agit d’examiner ce qu’on peut concéder dans ce cadre aux Palestiniens. D’où le fait que le premier point discuté à Oslo a été la sécurité de l’occupant. La différence avec la « droite » sioniste dont le programme est simple (« achever la guerre de 1948», c’est-à-dire réaliser le « transfert »), est faible. Le sionisme a gommé les différences idéologiques. Il a aussi produit une insensibilité totale aux humiliations et à la souffrance de l’autre. Pour les Israéliens, les victimes ont été, sont et seront toujours les Juifs.

Pendant longtemps la majorité de l’opinion israélienne est restée hostile aux colons, les considérant comme des fanatiques religieux. Mais quand on examine en détail les sondages, on constate qu’une nette majorité veut garder pour Israël le « grand Jérusalem », un territoire décuplé depuis l’annexion de 1967 qui couvre 4% du territoire de la Cisjordanie de Ramallah à Bethléem et qui, en coupant en deux la Cisjordanie, rend non-viable tout Etat Palestinien. Par la même occasion, une bonne partie de l’opinion veut garder Ariel, Maale Adoumim, les blocs de colonies et la vallée du Jourdain.

L’opinion israélienne veut la paix, mais cela a souvent pour sens « laissez-nous en paix ». L’idée que cette paix passe par l’égalité des droits reste très minoritaire parce que les Israéliens ont été éduqués dans l’idée que leur légitimité est indiscutable et que les Palestiniens sont, au mieux des intrus, et plus souvent ceux qui poursuivent l’œuvre des Nazis.

« Nous n’avons pas de partenaires pour la paix ».

Pourquoi ces propos d’Ehud Barak sont-ils devenus la certitude de la plupart des Israéliens, même dans la partie de l’opinion qui n’est pas raciste ? C’est le complexe de Massada. C’est ce qu’on apprend à l’école. « Les Palestiniens veulent jeter les Juifs à la mer ». « Arafat est un nouvel Hitler ». « Tout le monde nous hait, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes ». Pour l’opinion israélienne, toute paix repose sur un déséquilibre total des forces, sur une domination politique, économique et militaire d’Israël. Chaque fois que les Israéliens ont eu en face d’eux des négociateurs palestiniens laïques, parlant hébreu et comprenant parfaitement l’importance pour les Israéliens de la mémoire du génocide nazi, ils n’ont fait aucune concession. Il y a un consensus en Israël sur le fait qu’une partie importante des ministres, des députés et des maires palestiniens soient en prison, toutes tendances confondues. Si l’opinion israélienne avait voulu une paix avec le Fatah, réputé plus conciliant que le Hamas, pour aboutir à la création d’un Etat Palestinien, il aurait suffi par exemple de libérer Marwan Barghouti. Il faut donc admettre que l’opinion israélienne ne veut, ni d’une Palestine unie, ni d’un partenaire pour la paix. Et aujourd’hui cette opinion utilise le Hamas et le Hezbollah comme des épouvantails justifiant le fait qu’on ne peut pas négocier et donc qu’il faut amplifier la colonisation et continuer la politique du fait accompli et des annexions successives.

Les seules divergences entre les dirigeants politiques israéliens qui sont tous plus ou moins des descendants idéologiques de Jabotinsky portent sur des nuances. Avigdor Lieberman s’appuie sur la fraction la plus raciste de l’opinion et met en question la présence des Palestiniens d’Israël. Benyamin Nétanyahou s’oppose à tout Etat palestinien et veut amplifier la colonisation. Tzipi Livni accepte un Etat palestinien réduit à quelques cantons. Et Ehud Barak est prêt à s’allier à tous les partis qui lui permettront de rester au pouvoir.

La fraction de l’opinion considérée comme pacifiste, représentée par le courant « La Paix Maintenant » et par plusieurs grands écrivains israéliens (Amos Oz, Avraham Yehoshua, David Grossman) a intériorisé l’idée qu’il n’y a pas de partenaire et elle a approuvé la guerre du Liban (2006) et l’invasion de Gaza (décembre 2008).

Reste la petite minorité d’Israéliens, principalement intellectuels, qui ont choisi de se battre contre l’occupation aux côtés des Palestiniens. Ils sont peu nombreux et très divers. Ce sont des noms célèbres, Michel Warschawski, Amira Hass, Gidéon Lévy, Nurit Peled, Ilan Pappé, Uri Avnéry… Ce sont des petits groupes : femmes en noir, refuzniks, anarchistes contre le mur… Ce sont aussi 3 partis représentés au Parlement (dont le parti communiste Hadash) qui ont eu la très grande majorité des suffrages  des Palestiniens d’Israël. Cette force, non sioniste ou antisioniste, est bien sûr très minoritaire. Mais cela pourrait changer : quelques mois avant l’attaque contre Gaza, la liste conduite par un candidat communiste, antisioniste et refuznik (Dov Khenin) avait obtenu 35% des voix aux élections municipales à Tel-Aviv.

Pierre Stambul

la feuille de chou


Une victoire, des leçons...

Publié le 23/11/2009 à 07:42 par djamazz
Une victoire, des leçons...

Au-delà des performances techniques et artistiques d’une équipe nationale de football dont la jeunesse, le professionnalisme, la cohésion et le patriotisme ont conquis tout un peuple, au-delà du résultat décisif, libérateur et triomphateur de la rencontre du Soudan jouée en match d’appui après l’enfer du Caire vécu par nos joueurs, le staff dirigeant et les supporters algériens, enfer dont les bûchers ont été enflammés par des cercles égyptiens, relayés par des chaînes satellitaires, une partie de la presse écrite, des « leaders d’opinion » et des « invités » choisis en fonction de leur degré d’hostilité et de virulence à l’égard du peuple algérien et qui ont excellé dans le mensonge, la désinformation, la ‘‘fitna’’, avant, pendant et après le match « de la différence », les journées de liesse populaire que nous venons de vivre dans la joie et l’unité ont révélé au peuple algérien lui-même, à ses dirigeants et à leurs opposants, à ses détracteurs d’ici et ailleurs et au monde entier, ses richesses et sa force insoupçonnées dès l’instant où se reconnaissant dans une action et dans une passion porteuses de rêves et de fierté ou se sentant blessé dans son identité ou atteint dans sa dignité, il se dresse de tout son corps, sonnant par les moyens que seul le génie populaire est capable de mettre en œuvre, la mobilisation générale et faisant front derriére l’emblème national pour relever le défi.



Dans un monde où derrière le bannissement des frontières, sous prétexte de mondialisation des biens marchands, se profile souvent « l’idéologie » rampante de l’effacement identitaire, adversaires que nous sommes de père en fils de l’armement nucléaire où qu’il soit, pour en avoir souffert, nous disposons aujourd’hui d’une magnifique arme de dissuasion et de défense massive, pour peu que nous sachions tirer tous les enseignements de la victoire et de l’immense mobilisation de la jeunesse algérienne autour de son équipe nationale de football dans la fantastique chevauchée vers le Mondial et ce, quels que soient les résultats à venir en coupe d’Afrique des Nations ou en Coupe du monde. Des signaux très forts S’il est vrai que la jeunesse algérienne, comme d’ailleurs la jeunesse d’autres pays dans le monde, se saisit du football parce qu’elle y trouve de belles raisons de rêver, ce sport populaire par excellence étant souvent synonyme de célébrité et de réussite personnelle quels que soient l’origine sociale ou le niveau d’instruction de ses pratiquants, dans sa manière d’exprimer son soutien à l’équipe nationale, dans sa réaction face aux agressions dont celle-ci a été victime au Caire dès son arrivée, dans son indignation devant la chasse à l’Algérien dans les rues de « Oum Edounia », devenue mère de toutes les lâchetés, et sur des plateaux de télévision transformés en champs de tir contre tout ce qui ressemble de près de loin à l’Algérien, dans les slogans et les mots d’ordre lancés à travers tout le territoire national et dans les coins les plus reculés, dans son comportement vestimentaire et social, dans son attitude à l’égard de la femme, mère, sœur, amie ou épouse, entourée de toute l’affection au sein des foules les plus compactes, des signaux très forts ont été délivrés, des signaux qui mériteraient d’être très vite entendus. Cette jeunesse qui s’est appropriée l’emblème national et l’hymne national dans une ambiance qui rappelle à juste titre les folles journées de la célébration de l’Indépendance nationale le 5 juillet 1962, cette jeunesse composée de jeunes travailleurs et de sans- emploi, de cadres moyens et de cadres supérieurs, d’artistes amateurs et d’artistes professionnels, d’étudiants, de lycéens, de collégiens et d’écoliers, d’exclus ou de victimes du système scolaire, cette jeunesse caricaturée à souhait « tenant les murs d’Alger », ou se donnant en pâture aux poissons et aux requins de la Méditerranée dans ses dramatiques tentatives de gagner « le large », celle jeunesse qui a su l’instant d’une rencontre sportive, d’une journée qui devrait être baptisée journée nationale du sport, se réconcilier avec les valeurs nationales et humaines en entraînant dans son élan de joie, femmes et enfants, personnes valides et invalides, a conquis ou reconquis plusieurs droits et sans diminuer des actions déjà engagées par les pouvoirs publics en direction des jeunes, de nouveaux chantiers nationaux devraient être rapidement ouverts devant elle et pour elle.

Engager des actions

Quelques exemples : de la même façon que le nom du président de la République dont la gestion de l’Evénement - il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de le reconnaitre - a été magnifique et qui a su donner par sa discrétion, parfois par son silence, souvent par sa retenue et finalement dans sa joie, l’image d’un pays dont la maturité, le sens du devoir, de la responsabilité et la fierté nationale ne souffrent aucun chahut, de la même façon donc que le nom du président de Répubiique a été associé dans le cadre de son programme à l’ouverture à travers le territoire national de locaux commerciaux au profit des jeunes constitués en micro-entreprises pour promouvoir leur intégration socio- économique, n’est-il pas temps de lancer aujourd’hui un vaste programme d’infrastructures sportives de proximité qui pourraient être gérées par des groupements ou associations de jeunes, à côté du développement accru du sport à l’école, au lycée, à l’université et des réalisations sportives à caractère national. Sur un autre plan, quels obstacles y aurait-il à ouvrir maintenant, « des chantiers de l’environnement » dans lesquels les jeunes pourraient être mobilisés dans les formes les plus performantes pour donner à nos villes, villages et campagnes, le visage qui convient à l’emblème national qu’elles ont si merveilleusement célébré ces dernières journées ? Par ailleurs, sans faire dans le populisme ou dans l’opportunisme, on peut dire que d’autres messages entendus ici et là invitent également à la réflexion autour d’axes et de questions qui touchent au paysage audiovisuel national et à certains aspects de la politique extérieure de notre pays. En même temps que la défense permanente de nos intérêts économiques et culturels et la protection de nos biens et personnes, devrions-nous hésiter à travailler dans notre rapport au monde arabe, dans les instances régionales et au niveau de l’opinion arabe, à la décentralisation des centres de décision pour tout ce qui touche au destin de la Nation arabe dans son acceptation la plus noble. A cet effet, il est pour le moins contradictoire au regard de la position majoritaire des pays arabes à l’égard d’Israël dans le conflit du Moyen-Orient, position qui conditionne toute normalisation à la création d’un Etat palestinien, avec Jérusalem comme capitale et à la primauté de « l’équation paix en échange des territoires » ; que la Ligue arabe soit domiciliée dans un pays qui, quels que soient par ailleurs ses sacrifices passés pour la cause palestinienne, entretient des relations d’Etat avec Israël.

Repositionner le pays

Sans renier nos principes historiques en faveur de l’autodétermination des peuples où qu’ils soient et quels qu’ils soient, et notre solidarité concrète à l’égard de la cause palestinienne, en dépassant par une évaluation objective la position « autobloquante » et émotive sur la question du conflit israélo-arabe, n’est-il pas temps, sans diminuer en rien des efforts connus, méconnus ou mal connus de l’Algérie en la matière et des résultats obtenus souvent dans la discrétion, de repositionner au mieux et ouvertement notre pays, compte tenu de son poids, de ses potentialités, de ses alliances dans la recherche d’un règlement interpalestinien et régional, les pays proches géographiquement du conflit ayant échoué dans leurs actions, y compris dans certains cas dans leur obligation élémentaire a assurer le pain quotidien à leur propre population, privilégiant souvent d’autres considérations au détriment de la satisfaction du droit des Palestiniens à un Etat souverain et à la paix dans la région, transformés à l’occasion en fonds de commerce pour faire valoir l’octroi d’aides financières étrangères sans lesquelles leur pouvoir local et la promotion de « leur héritage » seraient menacés. Qui pourrait contrarier notre volonté de développer davantage ou de réactiver nos relations économiques et culturelles avec les peuples africains sans faire bien sûr dans le réveil des tribalismes et des royaumes d’antan qu’il faut garder bien assis dans les livres d’histoire, et donner, en le médiatisant, à notre prolongement subsaharien toute sa substance et sa dimension continentale, notre déploiement actuel et l’estime portée à notre pays dans le règlement de contentieux régionaux et la conclusion d’accords de coopération, militant déjà amplement dans ce sens. Et si on accompagnait la mise en œuvre du programme du président de la République et toutes les initiatives qui pourraient être prises dans le contexte actuel, de l’ouverture du paysage audiovisuel national sur la base d’une loi, en encourageant la création de chaînes satellitaires algériennes, en priorité sportive, culturelle et économique à capitaux mixtes ou privés et aux origines contrôlées, relevant des prescriptions d’un cahier des charges rigoureux qui place le respect et la défense de l’identité nationale, les symboles de la Révolution, de la Nation et de l’Etat tout entier au-dessus de toutes manipulations internes ou externes et qui travaille à la promotion des valeurs de concorde, d’amitié et de fraternité entre les peuples de quelques régions ou continents qu’ils soient ; les acteurs de « Oum Edounia » nous ayant donné en direct avec une plus-value dont ils ont, c’est vrai, la maîtrise, « l’art et la manière », l’exemple à ne pas suivre. Afin d’appuyer la mission de la télévision publique algérienne qui a hautement honoré sa mission en diffusant à grande échelle les grands et petits moments de la liesse populaire qui a couvert tout le territoire national et bien au-delà, les espaces de notre communauté à l’étranger, il est temps de « différencier » le message suivant les publics auxquels ils s’adressent, et de détacher les quatre canaux satellitaires actuels de la chaîne mère (terrestre), de les doter de tout le dispositif réglementaire, des ressources et des moyens à même de leur permettre de jouer pleinement leur rôle et d’apparaître aux yeux des téléspectateurs d’ici et d’ailleurs comme des chaînes autonomes et non - malgré des initiatives remarquables mais passagères - comme des écrans de rediffusions incessantes et lassantes, qui diminuent dans la majeure partie des cas de la crédibilité et de l’audience du programme originel ; accorder les statuts, les missions et les objectifs de la grande chaîne terrestre aux exigences d’une gestion productrice et performante en termes de programmes et de talents, d’augmenter ses ressources directes en vue de promouvoir en quantité et en qualité par des mécanismes incitatifs la production audiovisuelle nationale qui n’a absolument rien à craindre des menaces de boycott de certaines parties égyptiennes devant lesquelles l’Algérie a souvent étalé des tapis rouges et qui rivalisent, certains d’entre eux, dans l’insulte à notre honneur, à notre identité, à notre dignité. Compte tenu de la belle leçon donnée par les artistes algériens, peut-être faudrait-il aider leur communauté, tous genres de production confondus, à s’organiser en une vaste et forte fédération en mesure d’accompagner par la mobilisation et la contribution quantitative et qualitative de ses membres, la mise en œuvre des programmes de développement culturels initiés et conduits par les pouvoirs publics concernés, et d’œuvrer à la promotion et au rayonnement national, régional et international de l’activité culturelle et artistique sous toutes ses formes et à tout moment, notamment lorsque notre pays se trouve injustement exposé à des menaces ou à des attaques extérieures contre son identité et sa spécificité culturelle ? A l’heure où les médias égyptiens redoublent de férocité, l’Algérie de Novembre, l’Algérie de tous les Novembres, saura-t-elle par des actes concrets tirer tous les enseignements et les leçons, conquérir d’autres terrains, et arracher d’autres victoires ?



Par Boualem Aïssaoui

El Watan DZ

Sarkozy, "paon flambard et coq nain de très basse-cour"

Publié le 22/11/2009 à 22:11 par djamazz
Sarkozy, "paon flambard et coq nain de très basse-cour" Après Marie Ndiaye, son mari remet le couvert !

Diatribe féroce et jubilatoire de l’écrivain Jean-Yves Cendrey

 


Olivier Bonnet
Vendredi 20 Novembre 2009


Sarkozy, "paon flambard et coq nain de très basse-cour" Après Marie Ndiaye, son mari remet le couvert !
L’acte 1, c’est l’interview accordée par Marie Ndiaye, qui n’est alors que future prix Goncourt, auxInrockuptibles : "Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous [avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants - ndlr] ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.  Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c’est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus." Merci à elle pour ces paroles politiquement incorrectes et ô combien salutaires.

erL’acte 2, c’est la réaction imbécile du député UMPEric Raoult : "Ces propos d’une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l’égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l’État. Il me semble que le droit d’expression ne peut pas devenir un droit à l’insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. C’est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité et responsabilité", écrit-il au ministre de la Culture. Inutile de commenter cette stupidité : si Marie Ndiaye représente symboliquement la littérature française, elle n’occupe évidemment aucun poste qui l’astreindrait à un quelconque devoir de réserve vis-à-vis du pouvoir politique ! Raoult aurait mieux fait de ranger son stylo : non seulement il s’est couvert de ridicule, mais il a en outre déclenché une deuxième salve, encore plus meurtrière.


jycC’est l’époux de Marie Ndiaye, Jean-Yves Cendrey, lui aussi écrivain, qui ajoute cette seconde couche et sa violente diatribe s’avère jubilatoire à souhait. Régalez-vous de cet extrait particulièrement gouleyant (texte complet surRue89) : "ce que j’ai entendu ne faisait pas de doute : il s’agissait d’un pur discours de guerre civile, tout bleu de terre franche comme le pain volé aux Français, tout blanc de haine envers chômeurs et étrangers, tout rouge du pourpre de la chrétienté inquisitoriale et totalitaire (un rouge qui se marie à merveille avec le jaune diarrhéique des amitiés scientologues du discoureur). C’était aussi bouffon que glaçant. La France était poussée vers l’avenir dans le fauteuil roulant du pétainisme, et elle bavait, et faisait sous elle. Mais, de fait, c’était une promesse électorale, et celle-là du moins se trouvait tenue. Une ancienne promesse du Front national, une promesse d’ostracisme. Elle avait été faite au cours d’un meeting de l’UMP, durant la campagne présidentielle de 2007. L’aigle de l’époque n’était pas encore couronné, mais déjà paon flambard et coq nain de très basse-cour. Souvenez-vous de l’agité-des-épaules (si je disais « du bocal  », ce ne serait qu’une insulte au chef de l’Etat qu’il n’était pas encore, certes, mais je préfère lâchement me dispenser de cette bonne vieille saillie pour éviter d’être poursuivi jusqu’à Berlin et traîné devant les tribunaux et roué de coûts) qui soulevait d’enthousiasme et de rire les militants UMP, tous debout dans les baignoires d’un théâtre (des baignoires où aucun Mahométan ne se serait risqué à égorger un mouton) et applaudissant ces mots : « …d’ailleurs si y en a qu’ça gêne d’être en France…(rires) qu’ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu’ils n’aiment pas (rires).  » La messe n’était pas encore dite, mais c’était tout comme. Marie NDiaye et moi avons taillé la route, et notre carburant n’était nullement la peur mais un violent dégoût. A ceux qui s’inquiètent de voir le prix Goncourt 2009 nuire à l’image de la France à l’étranger, qu’ils se rassurent, le mal est fait, et irréparable jusqu’en 2012, «  Casse-toi pôve con !  » étant passé par là."


Même si la saison devait s’avérer sibérienne, voilà la président habillé pour tout l’hiver !



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Pour un discours de tolérance .....

Publié le 22/11/2009 à 14:21 par djamazz
Pour un discours de tolérance des journalises et intellectuels

 

 

Abderrahmane MEBTOUL
Samedi 21 Novembre 2009

 

Pour un discours de tolérance des journalises et intellectuels
Les leçons  du match  Algérie Egypte
Non à l’instrumentalisation politique, pour un discours de tolérance des journalises  et intellectuels

«Dans la nature innée des hommes se trouve le penchant vers la tyrannie et l’oppression mutuelle».
le  grand sociologue maghrébin  Ibn Khaldun

Suite à de nombreuses publications parues  sur Alter Info, sur ce sujet ,  j’en appelle à la sagesse et à la tolérance surtout de la part des dirigeants  lorsqu’il s’agit  d’un match de football, l’histoire commune positive  entre le peuple algérien et égyptien  étant bien plus importante  que les divergences. Aussi,  Il s’agit pour tout intellectuel à la fois Algérien et Egyptien ou de tout autre nationalité   ,   femme ou homme  qui, du fait de sa position sociale, dispose d'une forme d'autorité de la  mettre à profit pour persuader, proposer, débattre, permettre à l'esprit critique afin de s'émanciper des représentations sociales. Car un intellectuel  n'est pas nécessairement un philosophe ou un écrivain ou un professeur d’Université, et  c'est cela qui fait que les journalistes  jouent souvent  le rôle des intellectuels autrefois réservés aux  scientifiques surtout dans une société hyper médiatisée de prôner la tolérance et  le respect d’autrui loin de toute attitude de haine . Car, le  rôle  de l’intellectuel   n’est pas  de produire des louanges par   la soumission   contreproductive    pour le pouvoir  lui-même  en contrepartie d’une distribution de la rente,   mais d’émettre des idées constructives, selon sa propre vision  du monde, par un  discours de vérité  pour faire avancer la société  grâce à un débat contradictoire utile.

C’est pourquoi je considère  que le match Algérie Egypte doit être replacé dans sa véritable dimension  sportive, car dans toute compétition sportive , il y a forcément un  gagnant  et un perdant  et il est  normal et cela se passe dans els pays développés  qu’une victoire  cristallise  une liesse populaire momentanée mais sans que cela aille vers un  affrontement diplomatique. L’essentiel de mon point de vue pour l’avenir d’une Nation  est son  niveau  de développement liant l’efficacité économique avec une profonde justice sociale grâce aux deux fondamentaux du XXIème siècle à savoir la démocratie tenant compte de nos valeurs culturelles,  un Etat de droit  et la valorisation du savoir tenant compte de la transformation du monde évitant cette illusion d’un chauvinisme nationaliste  étroit, néfaste,   largement dépassé, et   l’expérience des  pays émergents doit être méditée à la fois par les dirigeants algériens et égyptiens qui doivent améliorer leur gouvernance et impulser  la dynamique de la croissance au profit de leur peuple en combattant l’injustice et la corruption qui dans ces deux pays prend des proportions dangereuses selon l’avis unanime des organismes internationaux entre 2005/2009 , menaçant le fondement  de l’Etat et donc leur sécurité nationale.

Il nous appartient à nous intellectuels de dépassionner les relations  en toue objectivité, loin de toute instrumentalisation politique en analysant  et proposant,  un diagnostic sans complaisance  et les perspectives du devenir  de nos Nations chacun selon son   point de vue , certainement contradictoire –car le plus grand ignorant est celui qui prétend toute  savoir. En fait  l ’histoire depuis que le monde est monde , nous enseigne malheureusement , que certains  pouvoirs et cela s’applique  également aux pays développés , confrontés à l’impasse  de leurs politiques  auprès   leurs populations , ce que les  économistes appellent « crise » essaient de trouver comme soupape de sécurité  des facteurs externes, parfois la guerre ( l’exemple le plus récent et le plus dramatique  étant le nationalisme hitlérien)  mais qui ne résolvent pas les problèmes essentiels du développement.

Car après  l’euphorie pour les uns  et la déception pour les  autres, comme dans toute compétition,   les populations algériennes  et égyptiennes seront à nouveau  confrontées à la  dure réalité sociale. Amis intellectuels évitons le chauvinisme, tout dérapage   verbal ou écrit et appelons non à la haine  mais à la  sagesse et à la tolérance. AM


Docteur Abderahgmane MEBTOUL Professeur des Universités  -Algérie
 

dénoncer la venue en France de Moshe Ya'alon

Publié le 22/11/2009 à 14:05 par djamazz
Compte-rendu du rassemblement du 19 novembre 2009 pour dénoncer la venue en France de Moshe Ya'alon

 


Vendredi 20 Novembre 2009


Compte-rendu du rassemblement du 19 novembre 2009 pour dénoncer la venue en France de Moshe Ya'alon
Ce dernier était organisé par notre collectif en signe de dénonciation de la venue du criminel de guerre Moshe Ya’alon à Paris, invité d’honneur de l’association France-Israël « pour le soutien de son action en faveur de l’image d’Israël et de l’amitié franco-israélienne » ; tout un programme des plus honorables vous en conviendrez !!!

Et cela, après que le 16 octobre dernier, huit mois après l’opération Plomb durci israélienne sur Gaza, l’ONU a déclaré que la mission, c’est à dire le groupe de cinq personnes, sous la direction du juge Richard Goldstone, désigné par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU sont arrivés à la conclusion, que des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être par certains aspects à des crimes contre l'humanité ont été commis par les Forces israéliennes de défense » au cours de l’opération Plomb durci sur Gaza durant l’hiver dernier. Les massacres ont fait plus de 1400 victimes et quelques 5500 blessés et ont laissé la bande de Gaza totalement exsangue ; surement un détail de l’histoire pour la France qui… (car est-il besoin de rappeler) au nom de sa légendaire amitié avec Israël et ses dirigeants, s’est abstenue de voter pour ce rapport qui selon elle n'était pas "équilibré"...

Rappelons pour l’Histoire, que figurait sur la liste des invités à cette réception, une personne qui représente l’actuel gouvernement de Mr Sarkozy et une autre qui occupe des fonctions de tout premier plan dans l’actuelle majorité présidentielle, respectivement Mr. Christian Estrosi, Ministre auprès de la Ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie et Mr. Jean-François Copé, président du Groupe U.M.P. ; député de Seine et Marne ; maire de Meaux, membre du comité directeur de France-Israël !...

Notre demande de faire ce rassemblement en face de l’immeuble où devait se trouver les « déshonorantes festivités » ne nous ayant pas été accordée, c’est donc à quelques 50 mètres, sur l’Avenue des Champs- Elysées que pendant deux heures et demie les personnes qui étaient présentes hier soir ont pu manifester leur colère, à travers des slogans et des discours, de voir que la République française pouvait accueillir en son sein un individu qui fait l’objet de plusieurs plaintes dans le monde pour crimes de guerre, d'assassinats extrajudiciaires, de crimes contre l'humanité et de traitements cruels, inhumains ou dégradants envers des individus !!! Alors que Ya’alon, selon ses propres dires, ne peut se rendre aujourd’hui sans risquer de se faire arrêter dans une quelconque capitale européenne, c’est le cœur léger que des élus et des ministres français de la République participaient à un évènement dont le seul but était bien de réhabiliter « l’image d’Israël » très détériorée (et c’est un euphémisme !) partout à travers le monde depuis la barbarie mise en œuvre à Gaza en janvier dernier.

Il faut noter, car cela nous semble important de le dire qu’aucun parti politique, qu’aucun intellectuel français, qu’aucune organisation soi-disant pro-palestinienne [mis à part une vingtaine de personnes appartenant à une autre association qui n’ont pas voulu manifester à nos côtés !!! Si, si on vous assure que c’est vrai. Les forces de sécurité ont même fait un cordon de sécurité entre eux et nous quand ils sont venus rejoindre notre emplacement (en début de soirée, ils étaient à l’Arc de Triomphe) parce qu’ils ne voulaient pas être compromis en se trouvant à nos côtés… Il faut dire que nous, nous soutenons les mouvements de résistance palestiniens y compris le Hamas et que pour eux ça, ce n’est pas possible du tout !!!] Alors nous posons clairement une question aujourd’hui. Quel est le sens de l’action de toutes les associations qui se réclament du militantisme pro- palestinien si elles ne sont même pas capables de passer outre leurs divergences premières? Dénoncer ensemble, sans regarder les sympathies des uns et des autres, parce que face à des faits aussi méprisables et graves que la venue de criminels de guerre honorés par la République française, il n’y a qu’une attitude morale qui s’impose : se réunir et protester ensemble. On ne fait pas un commerce de la cause palestinienne! C’est une action menée au nom des Palestiniens et pour faire connaître leur tragédie là où nous sommes… il faudrait quand même penser à ne jamais l’oublier!

Bref, tout cela pour dire, qu’au niveau militantisme droits de « l’hommisme » à Paris hier ça ne l’a pas fait du tout!!!

Alors en toute lucidité, vu la réaction citoyenne de nos compatriotes et bien, on peut légitimement penser que les criminels de guerre sionistes ont encore de beaux jours devant eux à Paris puisque devant le peu d’empressement de la société civile française à dénoncer, comme ils le méritent, les assassins du peuple Palestinien, il n’y a vraiment aucune raison pour que Mr Sarkozy puisse penser une seule seconde, que ses amitiés complices avec leurs bourreaux sont contre nature, puisque tout le monde sait parfaitement et lui le premier que :« qui ne dit mot consent » !!!...

Nous vivons ici, et eux là-bas... on a nos "galères" ils ont les leurs... semble vouloir à chaque fois signifier ce désert de réactions humaines !!!... C’est que les nouvelles générations de Français ont totalement oublié que leurs ancêtres ont été aussi, en d’autres temps des résitants palestiniens… mais cela, ils ne peuvent pas le savoir, parce que dans ce pays le devoir de mémoire est exclusif !... Pourtant, il devrait être attentifs, car l’histoire des nations a prouvé maintes fois que la liberté si chèrement acquise par les peuples pouvait s’en retourner bien facilemnt si ces derniers ne veillaient pas sur sa pérennité. Si cela devait arriver dans notre pays, est-ce que le peuple de France saurait encore comment faire pour la défendre et rentrer en résistance comme le font depuis soixante et un an ces héros des temps modernes que sont les Palestiniens?!...

Le Collectif Cheikh Yassine


Note:

Il serait souhaitable que vous lisiez cette lettre adressée par Mr Charles MEYER, vice-Président exécutif de France- Israël 20 octobre 2009 (trois jours donc après l’adoption du rapport Goldstone par l’ONU) au Président Nicolas Sarkozy pour lui manifester toute son indignation « pour la non participation au vote du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU contre l'odieux rapport Goldstone.» France-Israël étant l’association qui organisait la réception d’hier soir et avait fait de Moshe Ya’alon son invité d’honneur!
Un petit conseil d'amis avant que vous ne lisiez... vérifiez que vous êtes bien assis avant de lire cette volée de bois vert donnée au Président de la République française parce que la France a osé s'abstenir et ne pas voter NON au rapport Golstone, sous peine sinon de tomber de vraiment très haut!!!


Paris, le 19 octobre 2009

http://soutien-palestine.blogspot.com/2009/11/compte-rendu-du-rassemblement-du-19.html

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

Lettre ouverte

Monsieur le Président de la République,

J'ai l'honneur d'attirer votre bienveillante attention sur la peine et l'indignation que soulève, au sein de l'Association France-Israël - Alliance Général Kœnig, la constatation que la France n'a pas rejoint les pays épris de vérité, de justice et de démocratie qui ont rejeté au sein du Conseil des Droits de l'Homme le rapport Goldstone.

Le juge Goldstone lui-même, dans une interview à la revue Forward, a reconnu que « s'il s'agissait d'un tribunal rien ne serait considéré comme prouvé ».

Ce rapport viole l'ensemble des règles de procédure qui ont cours internationalement dans les pays démocratiques. La commission, composée de personnalités ayant, avant leur travail au sein de la Commission, formulé leur hostilité violente à Israël, a choisi les témoins et les éléments de preuves… La présomption d'innocence d'Israël, de Tsahal a été violée…

Ce document indigne, sans aucune valeur juridique, n'a à l'évidence, qu'un seul but : diffamer Israël et blanchir les agissements du Hamas qui pourtant depuis huit ans, délibérément, bombarde les populations civiles israéliennes dans le but de tuer et abrite ses combattants derrière des boucliers humains constitués de femmes et d'enfants.
Ce comportement révoltant pour la conscience universelle, et pourtant valorisé par ses auteurs, constitue dans les définitions du droit international, le crime de guerre par excellence. Le texte dégradant du juge Goldstone ignore qu'il s'agit d'une stratégie délibérée pour fabriquer un argument de propagande anti-israélienne et un outil de délégitimation.

Notre gouvernement a-t-il pu ignorer que la soumission de ce « document » aux instances de l'ONU lui donne, malgré son indigence et sa malhonnêteté intellectuelle, un semblant de légitimité alors que chacun sait que l'ONU développe une obsessionnelle attitude anti-israélienne. L'ONU dont la composition d'origine et la charte garantissait le respect du droit et des droits de l'Homme, est devenue, par le jeu d'une majorité structurellement anti-israélienne et anti-démocratique, le lieu privilégié de la contestation du caractère universel des droits de l'Homme et du droit d'Israël à l'existence.

Vous avez, Monsieur le Président de la République, constamment répété que l'existence d'Israël ne pouvait être mise en cause.

Devant la gravité et l'urgence de la situation, nous en appelons à vous, en vous demandant instamment d'instruire votre gouvernement d'adopter une politique qui respecte le droit d'Israël en conformité avec la charte des Nations Unies, les droits de l'Homme et les valeurs communes à la France et à Israël.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Charles MEYER
Vice-Président exécutif

Lien de la lettre:http://www.objectif-info.com/index.php?id=1251


Les armes à feu

Publié le 22/11/2009 à 07:39 par djamazz
Les armes à feu

par François Marginean
Mondialisation.ca, Le 21 novembre 2009

Autant le dire d’entrée de jeu, je préférerais de loin un monde sans armes à feu avec des humains assez évolués qui ont appris à vivre ensemble en paix. Mais il semble que l’humanité ne soit pas encore parvenue à ce niveau de conscience et à cette réalité. Nous pourrions faire en sorte d’éliminer toutes les armes à feu du monde, mais vous comprendrez que cela relève plus de l’utopie que de la réalité. Par contre, il serait beaucoup plus facile d’armer la population en général.

Ceci étant dit, j’aimerais soulever la question des armes à feu, de leur accessibilité, de leur contrôle, voir même leur interdiction, par le gouvernement. Il se trouve que j’ai longtemps pensé que les armes à feu étaient principalement utilisées dans les conflits armés et les guerres, pour la chasse et le tir, ainsi que pour l’autodéfense. L’image négative des armes est probablement causé par les images qui nous parviennent des guerres, mais plus certainement aussi des meurtres, crimes et tueries perpétrés à l’aide d’armes à feu, et avec raison. Pourtant, la plus grande cause de mort non naturelle du 20e siècle est les gouvernements. Ceci est malheureusement un fait historique.

Chaque fois que nous sommes témoins d’une tuerie dans une école ou ailleurs, commise par un dérangé armé d’un fusil, on se demande tout de suite pourquoi les armes à feu ne sont pas tout simplement bannies, interdites pour tous. Ce débat est particulièrement sensible aux États-Unis, alors que le droit à la possession et au port d’armes à feu arrive tout juste second en priorité, après la reconnaissance des droits et libertés qui constituent le premier Amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique.

C’est que depuis un certain temps, dans ce pays, on discute de retirer et interdire certaines ou toutes armes à feu. Certains états imposent déjà cette interdiction et proclament des « zone sans armes à feu ». Et depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, on parle davantage de bannir certaines armes à feu et les interdire à certains segments de la population, en pleine continuité de l’administration Bush. On discute aussi d’imposer de nouvelles mesures demandant de graver un numéro de série sur chaque balle produite aux États-Unis. Cela augmentera le prix des munitions et imposera un contrôle fédéral des armes à feu de façon indirecte, c’est-à-dire qu’au lieu de bannir directement les armes à feu, on va contrôler les munitions et restreindre leur accessibilité.

Ceci est un débat sensible pour les Américains qui eux, continuent de réagir en achetant des niveaux records d’armes à feu et de munitions depuis plus d’un an. Cela serait dû à la crainte que l’administration Obama commence à exiger l’enregistrement des armes à feu pour ensuite éventuellement les interdire et les retirer de la population; en plus d’être reliée à la dégradation de l’économie et de la condition générale de la population qui s’appauvrit rapidement. Des troubles civils sont à prévoir dans ce pays, ou du moins, plusieurs les appréhendent.

D’une part, on peut se demander si une prohibition ou l’enregistrement des armes à feu est souhaitable. Il faudrait voir historiquement ce qui s’est passé dans les pays qui ont pratiqué ou pratique encore une telle approche. Est-ce que le crime a diminué lorsqu’on a interdit les armes à feu? Il serait peut-être nécessaire de faire une réflexion sur la valeur d’une telle approche. Prenons par exemple un meurtre commis à l’aide d’un couteau ou d’un bat de baseball. Penserions-nous à bannir tous les couteaux et les bats de baseball dans la population? La voiture tue des dizaines de milliers de personnes à chaque année. Allons-nous interdire l’utilisation de la voiture? Si une arme à feu est utilisée pour commettre un crime, devons tous les interdire à la population?

Pour répondre à ces questions, rien de mieux que d’aller consulter quelques faits historiques, des études et des statistiques gouvernementales.

Or, il se trouve que le Second Amendement de la Constitution des États-Unis n’est pas relié à la chasse ou au tir sportif. La phrase « Security of a free state » indique clairement ce que les pères fondateurs avaient en tête. Les armes dont il est question dans la Constitution sont de nature militaire et il est question de la nécessité qu’elles soient d’égale puissance et efficacité que celles qui pourraient éventuellement être utilisées par un envahisseur; que ce dernier soit une nation étrangère ou un gouvernement central abusif. Il était excessivement clair pour les fondateurs des États-Unis que le besoin de se défendre ne provenait pas tant de son voisin que d’un gouvernement tyrannique:

The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government. (Thomas Jefferson Papers p. 334, 1950)

While the people have property, arms in their hands, and only a spark of noble spirit, the most corrupt Congress must be mad to form any project of tyranny. — Rev. Nicholas Collin, Fayetteville Gazette (N.C.), October 12, 1789

[I]f circumstances should at any time oblige the government to form an army of any magnitude, that army can never be formidable to the liberties of the people while there is a large body of citizens, little if at all inferior to them in discipline and the use of arms, who stand ready to defend their rights and those of their fellow citizens. — The Federalist, No. 29 — Alexander Hamilton

When governments fear the people, there is liberty. When the people fear the government, there is tyranny. The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government. — Thomas Jefferson

George Washington nommait sa collection d’armes privées  « les dents de la liberté du peuple ».

James Madison a déclaré: « Pour préserver la liberté, il est essentiel que toute la population entière possède des armes en tout temps ».

Thomas Jefferson disait « qu’aucun homme libre ne devrait être désarmé », que « les lois qui interdisent le port d’arme…désarment seulement ceux qui ne sont pas enclins ni déterminés à commettre des crimes… De telles lois rendent les choses pires pour ceux qui sont assaillis et meilleurs pour les assaillants; elles servent plutôt à encourager les homicides que de les prévenir, parce qu’un homme désarmé peut être attaqué avec une plus grande certitude qu’un homme armé ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Là où les gens ont des armes à feu, les taux de criminalité sont bas. Là où ils sont interdits, le crime est endémique.

La Grande-Bretagne a adopté une interdiction totale des armes à feu au nom de la sécurité publique. La criminalité a augmentée, incluant les invasions de domiciles et les attaques sur les personnes âgées. Chaque année aux États-Unis, les propriétaires d’armes à feu préviennent des millions de crimes. La police ne prévient aucun crime. Ils arrivent toujours après que le crime soit commis, ont l’air officiel, nettoient les dégâts, encaissent leurs chèques de paye et retournent à la maison. Avec un policier par environ 2000 habitants, difficile de leur en vouloir. Il est simplement impossible d’arriver à prévenir autant de crimes potentiels.

En Australie, il y a plus d’un an que les autorités ont forcé les Australiens propriétaires d’armes à feu à s’en départir à l’aide d’une nouvelle loi. 640 381 armes à feu personnelles ont été ainsi détruites par leur gouvernement, un programme qui a couté plus de $500 millions de dollars aux Australiens. Les premiers résultats sont disponibles:

Sur tout le territoire australien, les homicides sont à la hausse de 3,2%, les assauts ont augmenté de 8,6% et les vols à main armée ont explosé d’un spectaculaire 44%. Dans l’état de Victoria seulement les homicides avec armes à feu ont augmenté de 300%. Il est à noter que les citoyens qui respectent la loi ont dû abandonner leurs armes, alors que les criminels les possèdent toujours. Ceci est exactement le problème avec ces types de loi. Le peuple se retrouve désarmé alors que les criminels conservent leurs armes, tout comme les autorités. Alors que les statistiques australiennes montraient une baisse continue depuis 25 ans des vols à main armée, cela a drastiquement changé à la hausse depuis les douze derniers mois, puisque les criminels savent maintenant avec garantie que leur proie est désarmée.

Nous savons que le programme d’enregistrement des armes à feu du Canada a été une véritable catastrophe qui a coûté une fortune.

Jetons un coup d’œil à l’Histoire du contrôle des armes à feu:

- En 1929, l’Union Soviétique a établie un contrôle des armes à feu. De 1929 à 1953, environ 20 millions de dissidents, incapables de se défendre par eux-mêmes, ont été mis en état d’arrestation et exterminés.

- En 1911, la Turquie met en place sa loi pour contrôler les armes à feu. De 1915 à 1917, c’est 1,5 million d’Arméniens, incapables de se défendre, qui seront interceptés et exterminés.

- L’Allemagne imposera un contrôle des armes à feu en 1938 de 1939 à 1945, des millions, incapables de se défendre seront enlevés et exterminés.

- La Chine en fera autant en 1935 et de 1948 à 1952, 20 millions de dissidents politiques incapables de se défendre seront arrêtés et exterminés.

Le Guatemala a établi un contrôle des armes à feu en 1964. De 1964 à 1981, 100 000 indiens subiront le même sort.

- En Ouganda, établira une politique identique en 1970. De 1971 à 1079, 300 000 chrétiens, incapables de se défendre, seront enlevés et exterminés.

- Au Cambodge, un contrôle des armes à feu fut imposé dès 1956. De 1975 à 1977, un million de personnes « éduquées » incapables de se défendre, seront exterminées. Le tiers de la population cambodgienne.

Le nombre de personnes qui furent interceptées et exterminées durant le 20e siècle à cause des lois sur le contrôle des armes à feu s’élève à environ 56 millions. (Source)

Ce fut la même chose avec des tyrans comme Staline, Hitler et Mao qui ont tous cherché à désarmer leurs citoyens pour mieux les contrôler et assurer leur propre pouvoir. Plusieurs victimes de génocides n’ont pas pu se défendre adéquatement avec les moyens nécessaires pour se défendre eux-mêmes.

Heinrich Himmler; Reichsfuhrer-SS, a déclaré un jour que: « les Allemands qui souhaitent utiliser des armes à feu devraient joindre les SS ou les SA – les citoyens ordinaires n’ont pas besoin de fusils, puisque leur possession de ceux-ci ne sert pas l’État ».

D’un autre côté, il y a la Suisse où les hommes de 20 à 42 ans sont requis par la loi de posséder une arme à feu. Les Suisses n’ont quasiment pas de meurtres et un taux très bas de criminalité.

Selon une étude de l’Académie nationale des sciences et du Département de la Justice américaine, le contrôle des armes à feu de réduit pas le crime, ni la violence et ne trouve aucun bénéfice à en restreindre la possession.

On craignait au Michigan que les choses se dégradent après avoir rendu plus facile d’obtenir une licence de port d’armes il y a six ans. Les habitants de cet état américain ont augmenté le nombre de licences octroyées de six fois, mais les sombres prédictions d’augmentation de la violence et d’effusion de sang ne se sont jamais vraiment matérialisées, selon les forces policières et les statistiques des crimes. Ces incidents sont plutôt à la baisse depuis ce temps.

Une facette de cela que les médias vont toujours ignorer est la pratique d’autodéfense. Par exemple, la plupart du monde ignore que les citoyens américains utilisent une arme à feu, sans nécessairement tirer un projectile, plus de 2,4 millions de fois par année, soit environ 6 500 fois par jour. Cela signifie que chaque année, les armes à feu sont utilisées soixante fois plus souvent pour se protéger de la part d’honnêtes citoyens que pour enlever la vie à quelqu’un. De ce chiffre, 192 000 sont des femmes qui se défendent d’un assaut sexuel. Seulement que 8% des 2,4 millions d’utilisations d’armes à feu résultent en un coup tiré, alors que dans 92% des cas, la seule présence d’une arme à feu suffit à arrêter le crime et repousser les assaillants.

Un autre fait ignoré par les médias est le lien entre les tueries et les zones sans armes à feu, comme dans le cas du massacre en Virginie, ainsi que la fréquence avec laquelle ont retrouve ces dangereux tueurs sur des médicaments comme des antidépresseurs. (Source: 1, 2, 3)

Il n’est pas difficile de démoniser les fusils, ils sont dangereux et peuvent causer de graves dommages. Il serait mieux de vivre dans un monde où ils n’existent pas. Mais ce n’est pas le cas. La Constitution des États-Unis donne donc aux Américains le droit de porter des armes pour que n’importe qui aurait l’idée d’imposer une tyrannie ferait mieux d’y penser deux fois.

Le peuple américain est le plus armé de l’Histoire et il y a une bien réelle peur dans les cercles de contre intelligence US, incluant le FBI et le DHS que les misères causées par la situation économique dégénèrent en résistance publique massive. C’est pourquoi le projet de loi H.R. 2159, the Denying Firearms and Explosives to Dangerous Terrorists Act of 2009 est né.

Obama a déjà sorti sa liste d’armes à interdire. Rahm Emanuel a déclaré que si quelqu’un était sur la « no-fly list », la liste d’interdiction de vol, sur laquelle on peut atterrir seulement pour être « soupçonné » d’être un potentiel terroriste ou d’y être relié d’une façon ou d’une autre par le gouvernement, il ne sera pas permis de posséder des armes à feu:

“If you are on that no-fly list, your acces to the right to bear arm is canceled, because you’re not part of the American family. You don’t deserve that right, there is no right for you if you are on that terrorist list.” - Rahm Emanuel (Source)

Le problème est que plus d’un million de personnes se retrouvent sur cette liste! N’importe qui se retrouvent sur cette liste, même des enfants. Nous savons tous que la majorité des gens qui se retrouvent sur ces listes le sont par erreur, et avec la définition du terrorisme qui ne cesse de s’élargir pour inclure jusqu’à des dissidents politiques, à peu près n’importe qui peut s’y retrouver sans avoir fait quoi que ce soit d’illégal. (Source)

Encore une fois, il faut revoir les chartes qui montrent la relation entre le contrôle des armes à feu et les génocides. Tous les génocides du 20e et 21e siècle ont commencé avec une interdiction des armes à feu pour la population ciblée.

Lors du dernier siècle, les gouvernements ont tué quatre fois plus de civils que ce qui fut tué dans tous les conflits internationaux et nationaux combinés. Les gouvernements ont tué plus de gens que les criminels communs ont pu le faire. Comment cela est-il possible? Les gouvernements avaient le pouvoir, et le peuple, les victimes, n’étaient pas en mesure de résister. Les victimes étaient désarmées. La formule est la suivante: la haine, combinée à un gouvernement hors de contrôle et des civils désarmés = génocide. Une population désarmée est une population esclave. Lorsque le peuple a peur du gouvernement, il y a tyrannie; lorsque le gouvernement a peur du peuple, il y a liberté.

Il semble donc qu’on puisse dire que lorsque la population laisse au gouvernement le soin et pouvoir de contrôler les armes à feu, elle se tire une balle dans le pied…


François Marginean est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de François Marginean publiés par Mondialisation.ca

Passage interdit : vivre en pays occupé, vidéo

Publié le 22/11/2009 à 04:52 par djamazz
Passage interdit : vivre en pays occupé, vidéo
18 novembre 2009

La presse fait régulièrement état des brimades subies par la population palestinienne aux centaines de points de contrôles et barrages routiers qui parsèment la Cisjordanie occupée. Combien de fois avons-nous lu ces récits de femmes accouchant sur le bas côté de la route, de malades empêchés par les soldats israéliens d’être rapidement transférés vers une clinique ou un hôpital ? Deux réalisatrices britanniques, en transposant cette réalité dans un contexte familier, donnent à ressentir cette violence au quotidien.

 

Passage interdit, Scénario et Réalisation : Alexandra Bouillon et Sheila Menon, Grande Bretagne, 2009
contre info.info

L’horrible vérité sur l’emploi aux USA

Publié le 22/11/2009 à 04:44 par djamazz
L’horrible vérité sur l’emploi aux USA

par Robert Perry
Mondialisation.ca, Le 19 novembre 2009

Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, a donné aux citoyens un aperçu de la triste vérité au sujet de leurs perspectives d'avenir. En bref, les entreprises ont découvert qu'elles peuvent se débarrasser des travailleurs et compter sur les progrès techniques et les usines d'outre-mer pour fonctionner avec beaucoup moins d'employés locaux.

 

Lundi, au Club Économique de New York, Bernanke a déclaré que certaines compagnies étasuniennes pourraient commencer à renforcer leurs effectifs pour satisfaire la demande croissante, mais, a-t-il ajouté, « les autres entreprises, devant les conditions financières difficiles et la pression intense en faveur de la réduction des coûts, ont semblé trouver plus viable des changements qui leur permettent de réduire leur personnel en améliorant le rendement. »

 

« Dans la mesure où les entreprises peuvent trouver des mesures de réduction des coûts supplémentaires tout en augmentant leur production, elles peuvent retarder l’embauche. »

 

En d'autres termes, des ouvriers de l’industrie aux employés de bureaux, les citoyens ne seront plus nécessaires. Car, à l'avenir, pour améliorer la productivité, beaucoup d’entreprises se débarrasseront des travailleurs qui restent et transféreront davantage d'emplois à l'étranger.

 

Cela signifie qu’on peut s’attendre à ce que le chômage reste élevé et les salaires bas, a dit Bernanke.

 

« Compte tenu de cette faiblesse du marché du travail, la question naturelle est de savoir si nous pouvons avoir, sans emploi, une ainsi nommée reprise, dans laquelle la production croît et l'emploi ne parvient pas à s’élargir, » a déclaré le président de la Fed, en insinuant fortement que la réponse était oui.

 

« Depuis décembre 2007, en net, l'économie étasunienne a perdu environ 8 millions d'emplois dans le privé, et le taux de chômage a augmenté, passant de moins de 5 pour cent à plus de 10 pour cent, » a dit Bernanke. « Le déclin de l'emploi comme l'augmentation du taux de chômage ont été plus graves que dans toute autre récession depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

« En plus de la réduction de l’emploi, de nombreux employeurs ont réduit les heures des travailleurs qu’ils ont gardé. Ces données suggèrent que l'offre de main-d'œuvre excédentaire est plus grande encore que ne l'indique le taux de chômage seul.

 

« Avec un marché de l'emploi aussi faible, les entreprises ont pu trouver ou conserver tous les employés dont elles avaient besoin avec des augmentations de salaire minimes, ou même avec des baisses de salaire. La meilleure chose que nous pouvons dire à présent au sujet du marché du travail, c’est qu'il se pourrait qu’il s'aggrave plus lentement. »

 

Pourtant, alors que l’emploi étasunien est tombé à-pic, la productivité, définie comme la production par heure de travail, est montée en flèche, passant cette année au taux annuel de 5,5 pour cent, a dit M. Bernanke.

 

Mettez tout ça ensemble et il se pourrait que les citoyens moyens veuillent repenser la façon dont ils perçoivent leur système économique du « marché libre, » maintenant que beaucoup d'entre eux ont réalisé qu’ils sont en trop. Le chômage élevé pourrait aussi provoquer une grande récession, et encore plus de licenciements, puisque, sans emploi, les citoyens ne pourront ni payer leurs traites, ni acheter de nouvelles voitures ou d’autres biens de consommation.

 

 

Que faire ?

 

Dans ces conditions, que peut-on faire ? La réponse évidente, c’est que le gouvernement intervienne en créant directement une infrastructure de travail et encourage le privé à répartir le travail disponible à proximité (et n’expédie plus massivement le travail à l’étranger).

 

Mais, avec un gouvernement fédéral profondément endetté (merci à George W. Bush pour ses énormes réductions d'impôts en faveur des plus riches et à ses deux guerres à durée indéterminées en Irak et en Afghanistan), il n'y a guère d'argent à consacrer à quelque stimulus économique supplémentaire.

 

L'administration Obama est ainsi confrontée à un dilemme : soit emprunter plus d'argent, soit augmenter les impôts des riches pour aider à payer les programmes pour accroître l'emploi. Aucune perspective n’est attrayante politiquement, depuis que, avec les Républicains, les « faucons du déficit » de la bande démocrate bloquent tout autre emprunt et que de nombreux politiciens craignent de lever des impôts, même uniquement pour les millionnaires.

 

Paradoxalement, la crise actuelle pourrait avoir un bon côté, si les Étasuniens optaient enfin en faveur d’une stratégie économique qui augmente l’impôt des riches, qui ont le plus bénéficié des progrès technologiques et de l'expansion du commerce international, et partage les gains de productivité avec plus de gens.

 

Cela pourrait permettre aux Étasuniens de commencer à profiter de l'avenir, qui semblait être attirant il y a des années, quand les gens pensaient que les machines leur rendrait la vie plus facile, et non pas plus difficile.

 

Mais beaucoup d’Étasuniens ont été persuadés par la droite et le message néo-conservateur, que tout effort étatique répondant aux besoins intérieurs de la nation est du « socialisme » redouté, et que le premier, sinon l’unique, rôle du gouvernement doit être de dépenser des fortunes dans l'armée pour « assurer la sécurité. »

 

Ce dogme généralisé résulte de trente ans de tambourinage dans leur tête de la phrase accrocheuse de Ronald Reagan, selon qui « le gouvernement n'est pas la solution à notre problème, le gouvernement est le problème, » un thème répété sans fin par les radios d’information, par Fox News et une foule d'autres médias conservateurs qui dominent le paysage étasunien.

 

Dans le même temps, la gauche étasunienne a peu fait pour contrer la propagande de droite. Pendant ces mêmes trente ans, les progressistes ont relativement peu investi dans la construction d'un appareil de communication qui puisse rivaliser avec le mégaphone géant de la droite. [Voir « The Left's Media Miscalculation » (Le mauvais calcul médiatique de la gauche) surConsortiumnews.com.]

 

Cette asymétrie médiatique a des conséquences dévastatrices pour le processus politique. Dans les années 80, Reagan avait une marge de manœuvre pour essayer d’obtenir le « plein emploi » (big labor) ; dans les années 90, collaborant en triangle avec l'administration Clinton, les Républicains ont fait passer les « accords du libre échange » et de la déréglementation bancaire, et, dans cette décennie, Bush Sr. a réduit les impôts pour les plus riches.

 

Les résultats sont désormais visibles dans les saisies immobilières, les faillites, l'effritement de l’infrastructure et des villes les plus négligées, comme l’a très clairement montré Michael Moore dans son nouveau documentaire, « Capitalism: A Love Story » (Capitalisme : Une histoire d’amour).

 

 

Dans l’impasse

 

Mais le processus politique et médiatique étasunien actuel ne permet pas d’examiner sérieusement ces problèmes. La sagesse conventionnelle de Washington est toujours façonnée par les puissants groupes de réflexion de l'aile droite et définie par l’immense parc médiatique de droite. Les journalistes des grands médias s’activent surtout à sauver leur carrière.

 

De nombreux chômeurs, des « Joe le plombier, » répètent comme des perroquets la fureur de la droit à propos de la « guerre des classes, » l’imposition de taxes plus élevées sur les millionnaires. D'autres quidams ordinaires attachent des sachets de thé à leur chapeau et vont à Washington pour participer à des rassemblements antigouvernementaux, organisés en partie par des intérêts privés.

 

Pendant plusieurs décennies de dissimulation des Néo-conservateurs de Washington, je me suis émerveillé de leur opinion cynique, mais pas complètement fausse, envers le peuple étasunien, à surveiller comme du bétail, parqué, parfois fuyant à la débandade et conduit en fin de compte à l'abattoir.

 

L’affaire du matraquage publicitaire pour la guerre avec l'Irak fut un merveilleux exemple de la capacité des Néo-conservateurs à utiliser le mensonge et la tromperie pour trouver de jeunes hommes et femmes des petites et grandes villes partout aux États-Unis, qui aillent se faire tuer, et être tué par, les pénibles Arabes du Moyen-Orient, les ennemis favoris des Néo-conservateurs.

 

La réussite de la propagande des Néo-conservateurs est directement imputable à leur domination de la chambre d'écho de Washington, où, de leurs positions, avec soin, ils rédigent savamment des arguments pour les groupes de réflexion influents, et regardent ensuite comment leurs messages sont amplifiés à travers le pays par les animateurs radio de droite, Fox News, Internet et toute une série de publications imprimées, incluant les journaux grand public comme le Washington Post.

 

À présent seulement, puisque les files de chômeurs s'étirent, puisque l'assurance médicale est refusée, et puisque les shérifs se présentent avec des avis de saisie, certains Étasuniens sentent la fin de cet étrange voyage, avec l'odeur d'un destin désagréable derrière les portes de l'abattoir.

 

 

Original : www.opednews.com/articles/The-Ugly-Truth-about-Jobs-by-Robert-Parry-091117-166.html, le 18 novembre 2009.

Traduction : Pétrus Lombard


 Articles de Robert Perry publiés par Mondialisation.ca

Le rôle des Nations Unies en temps de paix et de guerre

Publié le 22/11/2009 à 04:25 par djamazz
MONTRÉAL: Conférence. Denis J. Halliday. Le rôle des Nations Unies en temps de paix et de guerre
1er décembre. Centre St Pierre


Mondialisation.ca, Le 1 decembre 2009
- 2009-11-19


Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM)
The Centre for Research on Globalization (CRG)


CONFÉRENCE PUBLIQUE

Denis J. Halliday

Le rôle des Nations Unies en temps de paix et de guerre


Examen critique du rôle des Nations Unies depuis la Guerre du Golfe

Perspectives pour l'avenir

(
Présentation an anglais "The United Nations' Role in Peace and War")

MARDI. LE  1er DÉCEMBRE 2009  (1/12/2009)

7:00 pm

Centre Saint Pierre

1212 rue Panet (coin René Lévesque E),
Montréal (Métro: Beaudry)


Denis Halliday a passé une bonne partie de sa carrière auprès des Nations Unies, impliqué dans des actions d'aide humanitaire. In 1997, il fut nommé Sécretaire général adjoint et directeur du programme humanitaire en Irak. Un an plus tard, après 34 ans de service au sein des Nations Unies, Halliday annonce sa démission en raison des sanctions économiques imposées à l'Irak, qu`il qualifie de "génocide".

In 2000, Halliday fut mis en nomination pour le Prix Nobel de la Paix. En 2003, il reçut Le Gandhi International Peace Award. Depuis son départ des Nations Unies, Denis Halliday a participé de manière active dans plusieurs actions contre la guerre et les crimes contre l'humanité. Il est présentement membre de l'Initiative de Kuala Lumpur en vue de "criminaliser la guerre". Il enseigne également à Trinity College, Dublin. 

CET ÉVÉNEMENT EST CO-PARRAINÉ PAR LE COLLECTIF ÉCHEC À LA GUERRE

Présentation en anglais. Questions et débat dans les deux langues

Entrée Libre / Admission to the event is free

Les donations sont bienvenues

Café et collation / Coffee and snacks. 6:30pm

Information et contact médias
For more information and media enquiries crg.online@yahoo.com   

 notre site web: www.mondialisation.ca 
our website: www.globalresearch.ca

Le Centre St. Pierre
1212, rue Panet, Montreal,  QC  H2L 2Y7

www.centrestpierre.org
voir carte ci-dessous



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