Societe
Posté le 19.07.2008 par djamazz
Scandale Tapie: Bienvenue en monarchie bananière
Après un verdict défavorable de la Cour de cassation, plus haute instance judiciaire française, qui avait jugé en 2006 que Bernard Tapie n’avait droit à aucun dédommagement dans l’affaire Adidas/Crédit lyonnais, la justice a été dessaisie au profit d’un "tribunal arbitral" qui lui a accordé une somme record - elle devrait atteindre les 400 millions d’euros. Difficile de ne pas y voir la récompense de son ralliement à Sarkozy durant la campagne présidentielle.
Scandale Tapie: Bienvenue en monarchie bananière
Thierry Philippon, rédacteur en chef du service Économie au Nouvel Observateur, auteur d’un magistral article sur le sujet, ne mâche pas ses mots : Un scandale d’État est son titre ! "Première surprise : c’est une indemnité énorme, qu’aucune décision de justice ne lui avait jamais donnée. C’est même le triple de la somme la plus favorable accordée par un jugement en cour d’appel il y a trois ans. Deuxième surprise : ce verdict prend le contre-pied de la décision d’octobre 2006 de la Cour de Cassation. Celle-ci avait en effet conclu, en assemblée plénière, que Tapie n’avait droit à aucun dédommagement ! Comment est-il possible que la plus haute juridiction du pays soit ainsi déjugée ? Tout simplement parce que cet arbitrage doit peu au droit et beaucoup à la politique. Ce « tribunal arbitral » n’est pas un vrai tribunal. Ce n’est pas une juridiction officielle, mais une instance privée, choisie par le gouvernement et Tapie à l’automne dernier. (...)« On a dessaisi la justice de la République au profit d’une justice privée », fulmine un haut fonctionnaire. Cette sentence ne doit, en théorie, pas être rendue publique. Et en plus elle n’est pas susceptible d’appel, sauf si on peut démontrer que les arbitres du « tribunal » n’ont pas respecté leur mandat ! Pour l’instant, Christine Lagarde semble s’en satisfaire. François Bayrou, le leader du MoDem, crie au scandale : « À l’encontre de toutes les règles qui veulent que l’État ne puisse s’en remettre qu’à des décisions de justice, on a mis en place un dispositif qui va permettre à Tapie de toucher des centaines de millions d’euros sur le dos des contribuables. » Exact. Mais ce n’est que le dernier acte d’une série de coups de pouce de l’État en faveur de Tapie au détriment de finances publiques pourtant exsangues." Lire la suite ici.
Le pertinent point de vue de Philippon est résumé dans le Trois questions à intitulé "L’État n’avait aucun intérêt à confier le dossier à des juges privés". Extraits : "Ce tribunal a en fait décidé de verser non pas 285 mais 400 millions d’euros à Bernard Tapie, en y ajoutant les intérêts financiers cumulés depuis le début de la procédure en 1994. (...) la Cour d’appel en 2005 avait accordé 125 millions d’euros à Bernard Tapie. Puis la Cour de cassation a annulé cet arrêt en 2006. Dans les deux cas, Bernard Tapie ne pouvait éviter sa faillite. Il est donc surprenant que l’État ait abandonné une position favorable, après la décision de la Cour de cassation, pour confier le dossier à des juges privés qui ont accordé 400 millions d’euros. Ce qui correspond à un montant trois fois plus important que celui établi par la Cour d’appel. L’État, donc le contribuable, n’y avait aucun intérêt. (...) Est-ce un tribunal ? Non. C’est une instance privée composée de trois membres dont la moyenne d’âge est de 80 ans. Elle a été nommée d’un commun accord entre les liquidateurs du groupe de Bernard Tapie et les représentants de l’Etat, c’est-à-dire le gouvernement de Nicolas Sarkozy, à l’autonome 2007. Pourquoi le gouvernement a-t-il besoin de dessaisir la justice de la République qui devait statuer définitivement sur cette affaire, pour la confier à trois juges privés, rémunérés, en plus, à hauteur d’un million d’euros ? (..) Lors de l’élection présidentielle, Bernard Tapie, autrefois à gauche, a appelé à voter pour Nicolas Sarkozy. Quelques mois plus tard, le gouvernement a décidé de confier cette affaire à une instance privée, qui sauvera Bernard Tapie de la faillite. Quelle coïncidence !"
Scandale Tapie: Bienvenue en monarchie bananière
François Bayrou, président du Modem, n’utilise pas l’euphémisme de "coïncidence" mais accuse clairement : "Chaque fois que Nicolas Sarkozy a été soit au ministère des Finances, soit à la présidence de la République, comme par hasard des protections se sont déclenchées à l’endroit de Bernard Tapie. La situation ainsi créée envoie un message très simple : si vous êtes avec moi, vous êtes protégé et vous n’aurez qu’à vous féliciter des libéralités dont vous ferez l’objet par l’Etat, si vous êtes contre moi, à ce moment là, on vous casse." À la question de savoir pourquoi la justice a été dessaisie, Bayrou répond : "pour éviter la décision de justice dont on savait qu’elle serait défavorable à Bernard Tapie".
Le gouvernement, dont on sait qu’il ne bouge pas un petit doigt sans l’aval présidentiel, vient donc d’octroyer à Tapie une somme faramineuse, directement volée dans les poches du contribuable, malgré le contexte de rigueur budgétaire officiellement imposé : des économies, d’accord, mais très sélectives... Par le fait du prince, Sarkozy dépouille les
Scandale Tapie: Bienvenue en monarchie bananière
Français pour donner à son ami ! Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le député socialiste Didier Migaud, a décidé d’organiser une série d’auditions sur l’affaire en septembre. On applaudit, même si l’on doute fort qu’en surgisse la lumière : le précédent d’EADS ne plaide pas en faveur de cette hypothèse. On se souvient en effet qu’Arnaud Lagardère avait refusé de répondre aux parlementaires, interrogé sur la nature de l’aide que lui avait apportée le président de la République, alors ministre de l’Économie ! Asservissant l’État au profit d’intérêts privés, le souverain de cette monarchie bananière fait bien ce qu’il veut, sans rendre de comptes à quiconque. L’affaire Tapie, qui vient d’en donner une nouvelle illustration, est particulièrement scandaleuse : Sarkozy se lamente que les caisses sont vides, mais il dilapide les deniers de l’État pour tout sauf l’intérêt général (22,4 millions d’euros pour le budget communication de l’Élysée et 190 pour la présidence de l’UE) ! Ajoutons donc le cadeau offert à Tapie. Le mot de la fin à François Bayrou, qui se base sur le montant octroyé sans les intérêts pour calculer :"le contribuable français, l’État, va payer 285 millions d’euros" soit "la totalité de tous les salaires annuels des 15.000 postes d’enseignants qui vont être supprimés l’an prochain". Sans commentaire.
Samedi 19 Juillet 2008
Olivier Bonnet
http://plumedepresse.info/ http://plumedepresse.info/
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Posté le 19.07.2008 par djamazz
Près de 8 millions de pauvres en France
Selon une étude de l'Insee publiée ce vendredi 18 juillet, le taux de pauvreté se chiffre à 13,2% de la population française. Quelque 8 millions de personnes ont moins de 880 euros par mois pour vivre.
7,9 millions de pauvres en France en 2006. Soit 13,2% de la population, un taux qui se stabilise depuis 2002, après avoir reculé pendant les années précédentes, selon une étude de l'Insee.
Est considérée comme pauvre une personne dont le niveau de vie est "inférieur à 880 euros par mois". Cela correspond à 60 % du niveau de vie médian qui est de 1.470 euros par mois (17.600 euros par an). Le niveau de vie moyen atteignait 20.600 euros par habitant par an, en 2005.
Environ 30% des familles monoparentales, surtout constituées d'une mère et de ses enfants, vivent dans la pauvreté. Le taux de pauvreté est le plus fort dans les villes de plus de 20.000 habitants (hors agglomération parisienne).
En termes d'âge, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population: 18.270 euros contre 21.620 euros. Alors que le niveau de vie moyen des retraités était en 2006 de 21.540 euros par an, proche de celui des actifs.
Le champ retenu pour l'étude de l'Insee est celui des ménages ordinaires en France métropolitaine, il exclut donc les personnes en institution ainsi que les sans-domicile qui sont les plus en difficulté, précise l'étude intitulée "Les niveaux de vie en 2006".
Selon Eurostat, l'agence de statistiques de l'Union européenne, le taux de pauvreté était de 16% dans l'Union Européenne à 25 en 2006. Le taux le plus élevé, 23%, était en Lettonie, et le plus bas, 9%, en Suède.
Samedi 19 Juillet 2008
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Posté le 19.07.2008 par djamazz
Partagés entre sanglots et hymnes de guerre par Gilad Atzmon on Palestinethinktank, 18 juillet 2008
Passant en revue les lamentations collectives pornographiques israéliennes dans la presse hébraïque, j'ai trouvé, à ma grande surprise, un éditorial critique, écrit par le Dr. Mordechai Keidar, un universitaire israélien de droite.
Partagés entre sanglots et hymnes de guerre par Gilad Atzmon on Palestinethinktank, 18 juillet 2008
http://palestinethinktank.com/
traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
« Nos ennemis », écrit Keidar, « voient, en face d'eux, un pays frénétique, émotionnel, pleurnichard, corrompu, hédoniste, possessif et libéral. Des gens qui s'accaparent et bouffent, des gens sans racines historiques, des gens en manque d'idéologie, dépourvus de valeurs, sans le moindre sens de la solidarité. Des gens qui ne sont concernés que par l' « ici et maintenant », des gens qui sont prêt à payer n'importe quel prix, sans la moindre considération pour les graves conséquences de leur comportement aberrant. »
Dr Mordechai Keidar
C'est quelque peu réconfortant, de découvrir que quelqu'un, en Israël, peut être conscient de la sévérité avec laquelle la réalité israélienne est perçue ailleurs. Keidar pige à quel point le festival de déploration actuel semble pitoyable aux outsiders, de manière générale, et aux voisins d'Israël, en particulier. Autant on peut ressentir de la sympathie devant la peine éprouvée par les proches des soldats, [autant on ne saurait oublier que] Regev et Goldwasser étaient des hommes en uniforme des Forces Israéliennes de Défense, et donc qu'ils servaient dans une armée particulièrement agressive. Lors de leur enlèvement, ils patrouillaient au long de la frontière disputée entre Israël et le Liban. Pour ceux qui n'ont pas encore bien compris ce dont il s'agit : c'était des soldats, et non pas de simples « civils innocents ». En toute théorie, ils disposaient de tout le nécessaire pour se défendre.
Le cas de Gilad Shalit n'est pas tellement différent. Shalit, que les médias mondiaux présentent comme une « victime innocente », n'était rien de moins qu'un gardien de mirador d'un camp de concentration israélien, à savoir Gaza. Shalit, comme Goldwasser et Regev, portait un uniforme de « Tsahal » lors de sa capture. Ni Regev, ni Goldwasser, ni Shalit n'ont été des victimes. Tous les trois, ils étaient au service d'un pays qui recourt à des tactiques génocidaires, dont le recours à la famine, l'épuration ethnique et l'assassinat de ceux qu'il considère ses ennemis.
Il est toutefois particulièrement étonnant de constater à quel point la mémoire collective israélienne peut être courte. Le sauvetage raté de Regev et Goldwasser, par « Tsahal », à la suite de l'embuscade réussie du Hezbollah, a dégénéré, entraînant le lancement de la Seconde guerre du Liban par Israël. En représailles, par vengeance et en guise de châtiment, Israël a démoli l'infrastructure du Liban, il a aplati au niveau du sol des villes et des villages entiers du Sud Liban, ainsi que certains quartiers de Beyrouth. Il a tué au bas mot un millier de civils libanais. D'une certaine manière, les Israéliens ont réussi à oublier tout ça. La seule chose que les Israéliens voient, ce sont deux cercueils noirs. Ils ont même réussi à ignorer le fait qu'en échange, eux-mêmes venaient de livrer 190 cercueils – oh, très simples, ceux-là… – contenant les corps de militants du Hezbollah.
Question nombrilisme, les Israéliens ne craignent personne. A leurs yeux, leur douleur est, en quelque sorte, supérieure à la douleur que d'autres peuvent ressentir. Pourtant, il y a quelque chose qui m'intrigue. A la lumière de la manifestation de pleurnicherie nécrophile israélienne collective, je suis plutôt interloqué. Si Israël et les Israéliens flanchent devant deux morts (certes tragiques) de militaires israéliens, comment pourront-ils assumer la guerre mondiale qu'ils trépignent de lancer contre l'Iran ? Si les Israéliens sont incapables de tenir le coup devant deux cercueils, comment pourraient-ils être capables de tenir le coup, une fois que Tel Aviv aura été transformée en gigantesque charnier ? Leurs cris de guerre suggèrent pourtant qu'il s'agit bien là de ce dans quoi ils semblent déterminés à s'engager.
Très drôlement, le Dr. Keidar suggère une réponse : « Seule une nation emplie de conviction idéologique, une nation ayant un sentiment de forte adhésion à la justesse de sa cause, une nation convaincue de participer à un processus historique, une nation capable d'encaisser la douleur et d'acheter sa survie par le sang, la sueur et les larmes, seule, une nation telle celle-là est en mesure de durer, au Moyen-Orient. »
« Cette région », poursuit-il, « n'a pas de place pour des carpettes post- juives, qui, tôt ou tard, révèleront leur véritable visage de post-sionistes. »
Je dois reconnaître que Keidar, ce zélote israélien de droite, n'a pas entièrement tort. Des gens qui s'effondrent devant deux cercueils feraient bien de ne pas déclencher un nouveau conflit international. Les Israéliens ne sont tout simplement pas taillés dans le bois dont on fait les Rambo. Ce n'est pas exactement une nation de guerriers spartiates. Autant ils prennent leur pied à infliger des souffrances atroces aux autres, autant ils sont totalement incapables de soutenir l'idée d'avoir à souffrir eux-mêmes ; manifestement, ils ne sont pas prêts pour le sacrifice suprême.
Et puis, merde, disons-le carrément : c'est une bande de lâches vaincus d'avance. Ils feraient bien mieux de prendre leurs jambes à leur cou, histoire de sauver leur peau.
Comme l'a fait observer Keider, leur chance de survivre, dans cette région du monde, se réduit à ‘peanuts'.
Vendredi 18 Juillet 2008
Posté le 18.07.2008 par djamazz
France: Lettre ouverte au ministre de l'éducation nationale
Mondialisation.ca, Le 14 juillet 2008
Réseau informel de réflexion sur l’éducation
Monsieur le Ministre,
En tant qu’acteurs de l’éducation -enseignants et éducateurs réunis-, nous sommes plusieurs à nous interroger sur le contenu de la « Lettre aux éducateurs » que le Président de la République, Monsieur Sarkozy, nous a adressée en octobre dernier.
Ce discours nous interpelle d’autant plus que, bien que nous soyons les premiers concernés, nous sommes d’emblée évincés de cette réflexion qui décide, sans nous, du futur de l’éducation.
Dans une société qui se prétend démocratique, il semblerait logique que chaque citoyen, et à plus forte raison chaque membre du corps enseignant, soit consulté au préalable sur les grandes orientations qui forgent le destin de la nation et du monde en général. A défaut de consultation, nous vous livrons la synthèse de nos réflexions suite à cette lecture.
Derrière la largeur d’esprit affichée, les grands et beaux principes auxquels tout le monde peut adhérer, c’est l’idéologie mondialiste qui se profile en trame de fond, incompatible avec les notions de liberté, de justice, de beauté et de vérité développées par ailleurs.
Encore une fois, l’éducation des jeunes devient l’enjeu d’un formatage idéologique dont l’objectif d’ordre purement économique de « disposer d’une main d’œuvre bien formée » est froidement annoncé à l’avant-dernière page (p. 30).
Tout le reste du développement n’est que l’enrobage de cette triste réalité : on brade notre civilisation à des intérêts marchands. Nous allons vers une société d’esclavage économique à travers le monde de l’entreprise dont l’école devient le principal agent.
Dans un tel contexte, la « Renaissance » annoncée ressemble plutôt à une régression. De quel humanisme peut-on se prévaloir, de quelle science, lorsque l’on rabaisse l’être humain à l’état de bétail « producteur consommateur » ? Est-ce vraiment compatible avec les notions d’estime de soi et de respect auxquelles on se réfère à tout bout de champ ?
Il est tout à fait contradictoire de prétendre « éduquer » l’homme tout en faisant de lui l’instrument docile d’une manipulation qui le lance dans une course effrénée afin de posséder et de consommer toujours plus au seul profit du système qui l’exploite et l’étouffe.
La confusion des notions employées exprime bien cette contradiction fondamentale : confusion entre qualité et quantité, entre planétaire et universel, entre transmission des savoirs et éducation. L’instruction ferait de nous des hommes libres ! Force est de constater que le savoir en tant que pouvoir sur le monde, s’il n’est pas doublé d’une éducation appropriée qui ouvre à la sagesse, ne peut à lui seul apporter la liberté d’être et d’agir en âme et conscience au service du bien commun.
La liberté est une donnée inhérente à la nature humaine. Elle est la condition nécessaire pour devenir des hommes autonomes et responsables, des citoyens conscients, capables de réflexion et de sens critique.
Il est évident que l’on veut neutraliser dès l’enfance la référence spirituelle, intérieure et purement individuelle qu’est la conscience profonde sans laquelle la notion de liberté n’a aucun sens. Dans notre système éducatif actuel, nulle part n’est mentionné cet aspect sacré de la conscience, fondement de toutes les valeurs reconnues comme essentielles pour vivre en société de façon équilibrée.
Le respect de soi-même et d’autrui, le sens des responsabilités, la solidarité… ne sont pas des notions que l’on peut inculquer à l’enfant de manière formelle et intellectuelle. Ce sont des dispositions naturelles qui se développent et perdurent lorsque l’on protège la pureté de conscience de l’enfant. Pureté que l’on viole par des formatages de toutes sortes qui détournent la jeune conscience de sa référence intérieure et individuelle, en « lui inculquant ce que soi-même on croit juste, beau et vrai » (p. 4), c'est-à-dire en lui imposant ses propres croyances et les a priori engendrés par la conscience collective et largement répandus à travers la publicité et les médias.
« Promouvoir la diversité culturelle » (p. 15), « le métissage des savoirs, des cultures, des points de vue » (p. 17) sans éveiller au préalable l’enfant à sa propre réalité intérieure n’est pas du tout le chemin de l’universel dont parle le Président mais le chemin de l’instauration d’une dictature planétaire. L’actualité quotidienne nous démontre que l’unification de la planète par le libéralisme économique n’aboutit pas à la complémentarité et à la solidarité entre les individus. L’unité, l’harmonie entre les peuples, n’est pas le fruit du simple brassage des cultures et de la compétition économique, mais exige un profond changement des mentalités par une juste compréhension du but de l’existence qui ne saurait se limiter à des visées purement matérialistes et commerciales.
Or, dans ce discours, on n’en voit pas les prémices ; sous couvert de modernité et de progrès, on assiste plutôt à une régression, une rechute dans la mentalité archaïque du droit du plus fort, des rapports de force et de l’arrivisme personnel.
Dès lors, parler du spirituel et du sacré qui « accompagnent de toute éternité l’aventure humaine » (p. 13) est démagogique, voire malhonnête. D’ailleurs que doit-on entendre par là ? Que signifie « éveiller la conscience individuelle et la hausser par paliers jusqu’à la conscience universelle » (p. 14) ? S’agit-il de mettre en place une nouvelle religion au service du dieu Argent qui, dans la logique de la mondialisation/uniformisation, supplanterait toutes les autres ?
Après un siècle de laïcité, de tentative d’ouverture à tous, il est triste d’en arriver là ! Ce n’est pas d’une nouvelle religion dont nous avons besoin, mais de plus d’humanité et de respect de la personne humaine dans son individualité et sa spécificité.
Pensez-vous, Monsieur le Ministre, que la jeunesse actuelle, qui est bien informée de l’état du monde, soit prête à considérer que la dignité et le civisme résident dans sa soumission docile à un système inique d’exploitation au seul profit d’une petite minorité ?
Pour nous, l’éducation des enfants est indissociable de l’apprentissage de l’autonomie dans le plus total respect de la liberté de conscience. C’est dans cet espace que s’inscrit naturellement l’exigence de qualité et de compétence à laquelle chaque enfant aspire pour réaliser de façon équilibrée sa vie individuelle dans le contexte collectif qu’est la société.
En vous remerciant de l’attention que vous avez bien voulu porter à notre lettre, recevez, Monsieur le Ministre, nos salutations respectueuses.
Annie MENOT (enseignante spécialisée RASED – Aubusson 23) Clotilde DURAND (éducatrice – Auzances 23) Monique COLLETTI (professeur des écoles – Biver 13) Chantal ESTIENNE (professeur des écoles – Biver 13) Maurice PERGNIER (professeur émérite université Paris XII) Claire PERGNIER (professeur à la retraite) Josiane BETTON (professeur gestion GRETA Haute Vienne) Valérie DEHAY (professeur de français – Aix-en-Provence 13) Claire SEGUIN (professeur d’histoire géographie – BdR 13) Christine LAIGNEAU (professeur de philosophie – Muret 31) Jean-Luc CARDINAUD (professeur de lettres – Muret 31) Roland QUILLIER (professeur d’EPS – Muret 31) Maryse ORTUNO (professeur certifié histoire géographie – Muret 31) Isabelle THEVENON (éducatrice spécialisée –St Moreil 23) Johan ISSELEE (professeur d’arts plastiques à la retraite) Nicole DUPRAT (institutrice – Tarascon 13) Martine PETER (éducatrice – Pertuis 84) Florence VERNEJOUL (professeur des écoles lycée français - San Francisco) Daniel DERIOT (éducateur – Paris) Yannick NASSOY (professeur d’anglais – Toulouse 31) Anny SIRE RICHARD (professeur de lettres modernes à la retraite) Matthieu BRABANT (professeur de maths sciences lycée professionnel –La Courneuve 93) Yves LEFEVRE (instituteur public à la retraite –Martinique) David PETER (professeur de musique – Aix-en-Provence 13) Jérôme JACOB (professeur génie chimique lycée professionnel –Marignane 13) Laurent ASTIER (professeur construction lycée professionnel –Marignane 13) José HARO (conseiller principal d’éducation lycée professionnel –Marignane 13) Christian BOUTELOUP (professeur MSMA lycée professionnel –Marignane 13) Magali HIDALGO (professeur lettres histoire lycée professionnel – Marignane 13) Nicole FERKADJI (professeur vie sociale et prof. lycée professionnel –Marignane 13) Alexandra NICOLLE (documentaliste lycée professionnel –Marignane 13) Monique GALICHET (conseillère principale éducation lycée professionnel –Marignane 13) Pierre DEZEUZE (professeur électrotechnique lycée professionnel –Marignane 13) Christian CHERON (professeur électrotechnique lycée professionnel –Marignane 13) Harbi MECHLOUF professeur lettres histoire lycée professionnel –Marignane 13) Corinne VIGGIANO (professeur lettres anglais lycée professionnel –Marignane 13) Janyne LOMBART (institutrice à la retraite) Monique DOUILLET (formatrice – St Martin Château 23) Sandra MESSINA (professeur des écoles - Eguilles 13) Diane COMBES (professeur des écoles - Eguilles 13) Brigitte HECQUET (professeur des écoles - Eguilles 13) Christine ROSTAIN (professeur des écoles - Eguilles 13) Isabelle DEDIEU (professeur des écoles – St Savournin 13) Hélène CATOIR (professeur des écoles – Gardanne 13) Roger BARTHE (Principal de collège à la retraite) Hubert JAUSSAUD (professeur construction lycée professionnel – Martigues 13) Emmanuelle MAZARELLO (enseignante collège – Roquevaire 13) Nathalie GOMEZ (professeur des écoles – Arles 13) France GIROUD (professeur des écoles – Arles 13) Pascale TOURRENC (professeur des écoles – La Fare-les-Oliviers 13)
Toute personne en accord avec les idées développées dans cette lettre est invitée à contacter le Réseau pour ajouter sa signature (nom, prénom, profession, lieu d'exercice)
et/ou s'inscrire pour participer aux échanges.
r.i.r.e@orange.fr
Posté le 18.07.2008 par djamazz
Inscription à l'université algérienne : Le parcours du combattant
"Le problème de l´orientation est crucial, tant il conditionne l´avenir de milliers de jeunes. Et les déperditions par frustration doivent être l´un des problèmes de fond de toute réforme...Cependant, il ne sera pas facile de concilier la formation générale avec la spécialisation, lorsqu´il s´agit d´éduquer un individu particulier, et non plus transmettre à toute une génération un certain nombre de valeurs collectives communes ou spécialisées. Il faut bien convenir que, dans la pratique, l´orientation future de l´élève est avant tout affaire de tradition familiale et de considérations économiques de classe". Piaget.
Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique
Traditionnellement, avec les résultats du baccalauréat commence le parcours du combattant des lauréats et des parents pour chercher l´itinéraire miracle qui permette de passer à travers "les gouttes de pluie" et assurer, ce faisant, un itinéraire le plus proche possible de celui désiré. 342.000 bacheliers, c´est l´équivalent de tous les étudiants du supérieur en 1994. En France, 83,3% de réussite au baccalauréat toutes filières confondues pour l´année 2008. Que peut encore valoir et signifier ce diplôme. En Algérie, nous sommes à 52%. C´est à la fois peu par rapport aux autres pays et beaucoup par rapport au niveau de ces bacheliers et surtout au problème qu´ils posent à l´enseignement supérieur. Sommes-nous dans la logique du culte du chiffre ou dans celle de l´efficacité? Le baccalauréat est-il une condition nécessaire et suffisante pour l´entrée à l´université?Ou sanctionne-t-il un cycle d´études, l´entrée à l´université obéissant à d´autres critères.
Car, au-delà de la satisfaction de façade, l´on est contraint de concéder que l´on fait surtout oeuvre de comptabilité sans trop se soucier ni de la qualité réelle du diplôme ni du devenir de ceux qui en sont devenus les détenteurs. Un proverbe du terroir dit: "Koumcha nhal khir man chouari dhabban" (Une poignée d´abeilles vaut mieux que des couffins de mouches). On est tenté de dire que ce que l´université souhaite ce n´est pas tant un record concernant le nombre, mais des têtes bien faites, même en faible quantité, car on est pratiquement sûr que ces bacheliers termineront leur cursus sans problème,ce qui n´est malheureusement pas le cas. En moyenne, il y a dans le meilleur des cas un bachelier sur trois qui termine ses études dans les délais. Une grande partie d´entre eux quitte l´université sans diplôme! même s´il reste plusieurs années dans le pipe (filière). Certains deviennent des étudiants professionnels, triplants, quadruplants, ils stationnent pour disposer des facilités offertes aux étudiants (restauration, transport et surtout hébergement). Ils ont naturellement d´autres centres d´intérêt...
La quantité d'abord
Conséquence logique de cet afflux de nouveaux bacheliers, une inflation qui se traduisit année après année, par une dévaluation de celui-ci. De plus, s´opère un engorgement dans les filières généralistes, à savoir les sections littéraire, économique et scientifique, délaissant les Bacs mathématiques et Mathématiques-techniques que le ministère a laissé mourir inexorablement, tarissant ainsi les candidatures naturelles vers les disciplines des sciences exactes- nous avons laissé péricliter les mathématiques- et aussi les disciplines d´ingéniorat. De plus, les baccalauréats de technicien en principe pour des cursus courts, sont insidieusement glissés dans les circuits des Bacs classiques, certes avec une exigence de moyenne. Il est vrai qu´au lendemain de l´Indépendance, l´aspiration tout à fait légitime à un mieux-être culturel et à une réappropriation de l´identité a mené les politiques de l´époque à pousser vers une scolarisation tous azimuts, basée plus sur la massification de l´enseignement que sur sa dimension qualitative. Car le Bac de nos jours n´est aucunement une garantie contre l´échec au niveau supérieur, loin de là. Il n´est que le viatique menant aux études supérieures, rien de plus. Malgré la gratuité de l´école, les enfants venant des couches déshéritées, (très souvent rurales) quittent l´école très tôt. Ils ne bénéficient, en fait, d´aucune prise en charge sérieuse du rattrapage. L´école deviendra ainsi, et pour un certain temps, un exutoire du repos après la corvée au sein de la famille.
Cette fausse démocratisation du savoir ne doit pas cacher le fait que les enfants de la nomenklatura et même ceux des cadres, voire des enseignants, ont toujours et par la force des choses, disposé de conditions d´enseignement avantageuses et autrement plus performantes (choix judicieux des enseignants, nombre d´élèves réduits par classe, outils pédagogiques de qualité; en un mot, leur environnement était protégé).
En matière d´éducation nationale, aucune recette miracle n´existe et nul de par le monde n´a encore réussi à faire en sorte que l´égalité des chances puisse être respectée, en permettant à tous d´acquérir les savoirs fondamentaux indispensables. A l´issue de la neuvième année, l´échec signifie l´exclusion...Or nul ne peut aujourd´hui, ne doit normalement se satisfaire de cette relégation qui accentue les clivages sociaux et qui se traduit comme ont le sait et on le vit, par des phénomènes de violence incontrôlés, imprévisibles et qui peuvent être incontrôlables. Face à cette réalité, certains parents "bien informés" ont tendance à envoyer leurs enfants dans des établissements à bonne réputation même loin de leurs domiciles. Ainsi, une petite élite se retrouve entre elle et avance de cette façon jusqu´au baccalauréat.
En organisant ainsi et peut-être sans le vouloir les clivages sociaux précoces, on prive les enfants du nécessaire contact avec les autres, ceux dont le parcours ou l´histoire sont différents. Il est donc permis de s´interroger sur ce que sera, à terme, le comportement d´adultes ainsi privés d´un nécessaire brassage social. Il y a là donc un risque supplémentaire d´accentuer le caractère dual de notre société et d´organiser ce faisant, les clivages générateurs de tensions.
Outre-Atlantique, les universités les plus prestigieuses, à court d´argent (du fait du désengagement des Etats de l´Union), viennent de décider de favoriser l´inscription, non des plus brillants des étudiants mais des plus fortunés. En fait, il ne faut pas confondre cohabitation entre secteur public et privé, et privatisation. Les deux types d´établissements peuvent coexister; ils contribuent à une nécessaire émulation. Par contre, la privatisation de l´Education est un tout autre problème qui ne saurait être traité à la légère, car la culture ne peut en aucun cas, dans un pays qui se veut démocratique, être abandonnée aux lois du marché. L´Etat doit donc continuer, sans relâche et malgré les aléas, à jouer dans ce domaine un rôle important en faisant un effort constant et pérenne envers les plus démunis.
Comment enseigner dans un monde en perpétuel changement? Dans les pays développés, l´enseignant est de nos jours fortement concurrencé dans son domaine, par les nouveaux modes de communication. L´enseignant n´est plus de ce fait, comme par le passé, l´unique pourvoyeur du savoir. Son rôle loin de disparaître, a évolué. Il faut qu´il acquière alors, deux types de compétence: d´abord la connaissance technique fine de ces NTI, ensuite la nécessité de traiter toutes les informations formidables de ces NTI, qui doivent être transformées par le maître en savoirs pertinents et utiles. Enfin, l´enseignant doit disposer d´une autonomie méthodologique dans la façon de prendre en charge la classe. Il cessera alors d´être un orateur pour tendre à devenir un accompagnateur. La flexibilité est devenue le terme le plus fréquemment employé pour décrire le nouvel ordre économique.
La mondialisation n´est pas innocente, elle véhicule aussi un projet culturel, c´est-à-dire une culture de masse occidentale, pour l´essentiel américaine. Nous passons d´un système de croyance et de certitudes relativement "stables" à des systèmes de croyance pluriels et changeants. Le doute se répand en même temps que les repères traditionnels des sociétés, la tradition, la raison et les valeurs ancestrales perdent leur aura et leur crédibilité.
Le problème de l´orientation
"Ce qu´il y a de triste, écrit Carl Rogers, et de pénible dans la plupart des systèmes d´éducation, c´est que lorsque l´enfant a passé un certain nombre d´années à l´école, cette motivation spontanée se trouve pratiquement étouffée." L´école est alors chargée d´une tâche lourde et difficile; celle de sélectionner et d´orienter, en vue non seulement des études supérieures mais de toutes les formes d´activités professionnelles revêtues d´une égale dignité; et par conséquent, celle de découvrir et de développer les aptitudes individuelles les plus différentes au lieu de les évaluer sous le seul angle de ses succès potentiels ultérieurs, c´est-à-dire sur le seul et unique chemin menant à l´université. Comment évaluer l´aptitude? on se base généralement sur l´analyse du travail accompli durant le cycle et sur les examens. L´analyse du travail accompli ne doit pas se ramener à une évaluation des tests subis par l´élève, ce qui ramènerait aux examens, mais à une évaluation de l´activité proprement dite et en partie spontanée de l´élève portant sur le comportement intellectuel de l´élève et sur son aptitude à "l´abstraction" ou à la pratique.
On l´aura compris, il n´est pas évident que l´élève puisse, en fonction de ses aptitudes -a moins qu´elles ne soient exceptionnelles- faire la filière au lycée de son choix. De fait, les cohortes qui vont dans les filières "lettres" sont destinées à des métiers qui ne débouchent pratiquement sur rien, du fait que les filières scientifiques et médicales leur sont interdites. Pourtant, plusieurs parmi nos plus brillants professeurs de médecine disposent d´un Bac. lettres. Le but de l´éducation est d´oeuvrer pour gommer ces différences sociales pour ne faire émerger que le critère de l´aptitude et du mérite, seuls paramètres à prendre en compte dans l´orientation des élèves. Il s'avère que l´orientation post-secondaire n´est pas aussi déterminante que celle qui mène du moyen au lycée. Il n´empêche, que le parcours du combattant des parents et des bacheliers pourrait être diminué si au niveau de la terminale voire plus tôt, des explications sur les métiers étaient données.
Le baccalauréat étant un examen, il est injuste d´indexer l´entrée à l´université qui est, dans les faits, un concours sur des épreuves dédiées à un examen. De ce fait, on brutalise des milliers de bacheliers en les obligeant à concourir sur des critères qui ne sont pas ceux sur lesquels ils ont été préparés toute l´année. Combien de parents d´élèves attestent que leurs enfants n´étaient pas dans de bonnes conditions psychologiques le jour du Bac (suite au trac), et ne demandent qu´à ce qu´on leur donne une chance de montrer enfin ce qu´ils valent.
On comprend dans ces conditions le désarroi des parents. Des milliers d´étudiants ne seront assurément pas motivés et sont candidats à l´échec, s´ils décident à s´inscrire dans la filière qui leur a été "proposée". Dans ces conditions, les parents protestent et essaient, chacun à sa façon, de s´en sortir, au besoin en mendiant une place chez nos voisins qui, il n´y a pas si longtemps encore, faisaient le chemin inverse pour s´instruire en Algérie... Les 10 choix proposés ne sont pas bien évalués par les bacheliers qui ne s´intéressent- à tort- qu´aux premiers choix. Il faut savoir, par exemple, que le tronc commun de sciences exactes et technologie peut permettre l´entrée dans les grandes écoles en troisième année sur concours, si le bachelier veut rentrer en première année. L´orientation des bacheliers devrait être revue fondamentalement car une grande partie des échecs des étudiants vient d´un mauvais aiguillage. Une solution consisterait dans un premier temps, comme cela a été fait il y a longtemps, à aller dans les lycées parler avec les lycéens des futurs métiers proposés par les universités et grandes écoles. On peut aussi mettre à profit l´Internet pour expliquer les débouchés de chaque filière en termes de métiers.
En fait, il n´y a pas de pédagogie sociale et rien n´incite à la valorisation de tous les métiers. Les métiers autres que le médecin, l´ingénieur ou l´avocat, n´ont pas de visibilité sociale. Les pouvoirs publics ont le devoir de revaloriser l´effort et d´affirmer haut et fort que tout le monde ne peut pas faire des études longues; non que cela soit interdit, mais par une série d´instruments à la fois financiers et juridiques, on peut imprimer des tendances. De ce fait, au lycée aucune information pertinente n´est donnée sur les métiers, sur les réels débouchés. Les écueils à éviter, les voies de garage...
Il n´y a pas de solution magique à ce problème d´inscription, cependant, il paraît de ce fait urgent de réfléchir à une formule qui donne satisfaction de façon tout à fait légitime à l´immense majorité des parents qui accepteront sereinement les délibérations de concours spécifiques pour chaque discipline. Chaque établissement aura la responsabilité de faire son concours sur la base de quotas décidés sur la base d´arguments objectifs. Cependant, il ne faut pas se leurrer, la rentrée sera pédagogiquement insoutenable. Une accumulation nette de 200.000 nouveaux bacheliers, soit l´équivalent de 20 universités de 10.000 places à apprêter, est impossible à mettre en oeuvre. Qu´il nous suffise de savoir qu´avec un taux d´encadrement même faible de 1 pour 50 étudiants, c´est près de 5000 nouveaux enseignants de "qualité" qu´il faut recruter. Il faut savoir que le budget de l´enseignement supérieur de l´ordre de 120 milliards de DA, amène le coût étudiant à 120.000 DA. A titre d´exemple, il est autour de 25.000 euros en moyenne en Europe, soit 20 fois plus! Et encore dans le coût en Algérie, l´hôtellerie, le transport, la restaurations et les bourses comptent pour la moitié. On comprend qu´il ne reste pas grand-chose pour l´acte pédagogique.
Enfin, il est un autre sujet d´inquiétude, c´est celui de l´hémorragie des diplômés. Chaque année, des centaines de diplômés sont perdus par l´Algérie au profit de l´Europe et de l´Amérique du Nord. L´émigration choisie est une réalité. Alors que les jeunes Algériens sans diplômes subissent un passage dans des centres de rétention rendus encore plus inhumains depuis la dernière directive européenne, tout est fait pour aspirer nos jeunes diplômés notamment des grandes écoles. On constate d´ailleurs que les parents - il ne faut pas leur jeter la pierre - mettent en place des stratégies pour "lubrifier" les parcours de leurs enfants et faciliter leurs départs à la fin de leur diplôme d´ingénieur. A 100.000 dollars le coût unitaire de la formation, c´est au total plusieurs millions d´euros par an que l´Algérie perd. Il faut s´interroger s´il est moral que l´on propose à un Bac +5 un CDD à 8000 DA (80 euros) à quelques encablures de l´Europe. C´est toute la problématique de l´emploi des diplômés qui est posée.
Jeudi 17 Juillet 2008
vdida2003@yahoo.fr
Posté le 18.07.2008 par djamazz
DIEUDONNE ET LE BAPTÊME ROYAL !
Derechef, j'ai assisté au nouveau spectacle de l'humoriste de talent et très engagé, Dieudonné. Moment intense. Applaudissements à tout rompre. Du beau monde dont le champion et médaillé olympique, Jamel Bourras. Sans glisser, on passe du rire aux larmes. Parties plutôt trash à gogo, sotf aussi, ce tryptique haut en couleurs est un monument. Une force. Emotion vive à la fin du tableau, avec l'hommage à Nougaro et à la Palestine.
Enfin, je n'étais pas venu pour rire ou m'amuser dans ce théâtre qui ne désemplit pas depuis le lancement de "J'ai fait l'con". Véritable crayon de couleur, la foule bigarrée etait impressionnante. Pour la première fois, je voyais de nombreux Noirs, surpris tout d'un coup par cette vision nouvelle. Retour de ce public particulier malléable et corvéable à souhait ?
Dieudonné a été bon. Ce n'est pas une surprise. Le talent est intact. Il se bonifie même. Les rides sont sur le visage. En revanche, le jeu comique et la qualité d'écriture vont crescendo et n'ont pas pris le moindre sillon. Spectacle plein : Bush avouant ses mensonges, Colin Powell jouant les singes de service, le chef d'Etat africain ou encore l'émission culte de la télévision confessant les proches des plus grands criminels du monde (France, Belgique et Autriche), ce fut encore un régal.
Dans une vision apocalyptique, suite au buzz médiatique du baptême royal, c'est le cas de le dire, je voulais m'assurer des dires téléphoniques. Sans fioriture ni regret, sans vague à l'âme ni stress, Dieudonné annonça la couleur d'entrée. Avec sa verve habituelle, il expliqua au public que suite à son écart des médias depuis des années, il fallait leur "donner quelque chose de négatif à manger", ironisant sur le prix d'une promo sur TF1.
Il indiqua qu'il a organisé le stratagème en demandant à Jean-Marie Le Pen, président du Front National, d'être le parrain de son dernier enfant se prénommant, Judas. Refus poli du leader frontiste et, il lui suggera alors sa dernière fille. Il savait que le buzz allait faire de lui, la star de toute la France et de Navarre. Il n'a pas loupé son coup. Il s'insurgea néanmoins contre cette presse qui ne le contactait que pour avoir des......photos et ne parlait pas de son spectacle.
Dans la foulée, il a annoncé un Zenith pour le 26 décembre prochain en décidant de continuer dans la même stratégie de communication. Vous vous êtes fait votre opinion ? Moi aussi. Adviendra que pourra !
http://allainjulesblog.blogspot.com/2008/07/dieudonne-et-le-baptme-royal.html
réponse Dieudonné
censuré :
http://www.dailymotion.com/labanlieuesex/video/x65x1w_dieudonne-jm-lepen_fun
Nouveau lien :
[
http://fr.youtube.com/watch?v=fx6c-gkKSQw]url:
http://fr.youtube.com/watch?v=fx6c-gkKSQw
--
www.myspace.com/lofficieldedieudo
www.myspace.com/theatredelamaindor
Vendredi 18 Juillet 2008
Posté le 17.07.2008 par djamazz
Conception de l'homme et éducation aux médias, Jeux de tueur: débat entre la science et la pratique
Dans les centres de conseils et de psychothérapie centrés sur la personne, nous nous orientons sur une conception de l'homme humaniste qui met au centre la valeur et la dignité de la personne. Il faut encourager la vie paisible et en communautés par l'estime et le soutien mutuel. De même il est nécessaire de prendre des responsabilités au sein d'une société afin de soutenir le maintien des droits et des devoirs ancrés dans la Loi fondamentale («Grundgesetz»). Ces critères très élevés valent aussi pour toutes les tâches de l'éducation et de la formation. Ces dernières années, avec les jeux vidéo brutaux, de nouveaux facteurs d'influence, capables de miner le consensus de base de la société humaine, ont été développés et largement propagés.
par Elke Ostbomk-Fischer*, Cologne
Les jeux de tueur sont des mines terrestres pour l’âme
Par des stratégies de marketing ciblées et des campagnes de publicité habiles, les jeux vidéo ont atteint un degré de notoriété presque complet chez les enfants et les adolescents. Il est actuellement presque impossible que les enfants n’entrent pas en contact avec eux. Ces jeux sont construits de manière à exercer un attrait très fort sur les enfants et les adolescents. Cela peut porter préjudice à tous les domaines de la vie et même conduire dans certains cas à une dépendance, ce qui mine l’influence des parents et de l’école. La plupart de ces jeux ont comme contenu la violence et la destruction. Même des scénarios de guerre réalistes avec des actes des plus brutaux sont commercialisés en tant que «jeux».1
La problématique spéciale de ces jeux vidéo, en comparaison avec des films et des bandes vidéo brutaux, consiste dans le fait que les jeunes joueurs ne sont pas uniquement exposés aux contenus agressifs, mais ce sont eux-mêmes qui maltraitent activement leurs «ennemis» en leur assénant des coups de poings et de pieds, qui leur coupent des membres ou les tuent par une balle ciblée dans la tête. Ce sont les règles du jeu. La conception de ces jeux est développée de manière à ce que le fait de détruire et de tuer est perçu comme amusement fascinant et que l’action la plus cruelle est vécue comme «succès».
Divertissement cynique
De cette manière, l’abaissement d’êtres humains et la destruction de leurs bases de vie peuvent être vécus comme une satisfaction et déclencher de la fierté. Même des actes de torture et des meurtres peuvent être ressentis comme un plaisir et un divertissement cynique. Beaucoup de joueurs ne peuvent plus s’en passer. Certains jeux ont un fort potentiel de dépendance.
A force de jouer de manière fréquente et intensive un besoin compulsif de stimuli toujours plus forts et plus cruels peut se développer. Les joueurs se retirent alors de plus en plus dans un monde de guerre virtuelle, les contacts sociaux se perdent, les activités culturelles et sportives perdent tout intérêt. Dans des cas graves, l’école, les études ou le travail professionnel sont abandonnés. A ce stade de dépendance, le lien avec le milieu des «gros joueurs» («gamers») peut devenir si fort que les jeunes joueurs s’aliènent complètement de leurs familles. Beaucoup de parents sont désespérés.
La déchéance causée par les médias se retrouve dans les services de consultation
Dans les services de consultation et les institutions thérapeutiques, ces graves problèmes sont connus depuis longtemps. Les écoles et les services scolaires psychopédagogiques eux aussi reçoivent des rapports alarmants de toutes les régions d’Allemagne: Un nombre croissant d’enfants et d’adolescents passent plus de temps dans cette guerre virtuelle qu’à l’école; ils ne peuvent plus se concentrer sur leurs devoirs normaux ou sur le contenu des cours. Dans les milieux professionnels cela s’appelle «déchéance causée par les médias».
Ces dernières années, la déchéance des jeunes causée par les médias a atteint une ampleur si effrayante que les responsables politiques devraient agir immédiatement, avant qu’une génération entière d’enfants et adolescents soit aspirée dans ce tourbillon de la violence. De plus en plus d’enfants de plus en plus jeunes perdent leur empathie naturelle quand ils plongent pendant des heures et des jours dans ces mondes d’actions les plus brutales, dans lesquels la destruction et les meurtres sont vécus comme une distraction fascinante.
Ce sont surtout les garçons qui sont concernés, leur comportement devient de plus en plus agressif et l’on ne peut presque plus les gagner à suivre les règles sociales de la vie en commun. Pour ces jeunes, les actes de violence signifient être «un homme» et dans les jeux de tueur ils obtiennent une multitude de modèles et de stimuli de permission par lesquels ils sont conditionnés à exercer de la pure violence. Les connaissances psychologiques et pédagogiques des conséquences complexes et destructives des jeux vidéo brutaux, sont en accord avec les résultats scientifiques de spécialistes du cerveau et de criminologues éminents.
Que sont les jeux de tueur?
Les jeux de tueur sont des formes spécifiques des jeux vidéo, conçus pour miner le consensus fondamental d’une société humaine. Les caractéristiques essentielles des jeux de tueur consistent à animer les joueurs à percevoir, seuls ou en groupe, d’autres personnes comme des adversaires ou des ennemis, à les dénigrer, les humilier, les torturer et les tuer ainsi qu’à détruire leurs bases de vie.2 De tels actes anticonstitutionnels et méprisant l’homme sont présentés comme étant divertissants et passionnants ainsi que sensés et adéquats pour le joueur. Dans les jeux de tueur, les aspects comme l’habileté, la capacité de réaction et l’esprit d’équipe sont utilisés avant tout pour commettre des actes inhumains et sont, dans ce contexte, récompensés comme succès de jeux. A l’origine, de tels jeux ont été développés pour l’Armée des USA comme simulations de guerre. Leur but est de réduire l’inhibition de tuer des soldats et d’augmenter ainsi leur «efficacité de tueurs». Le psychologue militaire américain David Grossman avertit avec insistance que cette méthode de conditionnement à la violence a exactement les mêmes effets sur des enfants et des adolescents lorsqu’ils jouent de manière intensive avec ces jeux violents.3
Pourquoi ces jeux de tueur ne sont-ils pas interdits?
Des spécialistes des sciences et de la recherche ainsi que des associations spécialisées et des institutions de soins psychosociaux ont déjà plusieurs fois rendu attentif au fait qu’il faudrait créer une base juridique efficace pour pouvoir empêcher la production et la propagation de jeux aux contenus cruels et inhumains. Dans leur accord de coalition de 2005, les deux partis gouvernementaux allemands ont décidé d’ancrer dans la loi une interdiction de production et de vente des jeux de tueur. De même, les ministres de l’Intérieur des Länder demandent explicitement une telle loi. Dans des cas graves de mépris pour le genre humain la possession et la propagation de tels logiciels et sites Internet devront être punissables. Parallèlement, de nouveaux jeux toujours plus brutaux sont commercialisés. Comment est-ce possible?
Le secteur des jeux vidéo est un marché en plein essor avec un chiffre d’affaires s’élevant à plusieurs milliards.4 Cela a convaincu plus d’un des responsables politiques des communes, des Länder et de l’Etat. Il existe des contacts – souvent bien trop étroits – entre ce secteur et la politique. Depuis de longues années, la Centrale fédérale pour la formation politique («Bundeszentrale für politische Bildung») est très active quand il s’agit de minimiser les dangers des jeux vidéo. Par exemple Jörg Tauss (Membre du Bundestag, porte-parole du groupe parlementaire du SPD pour la formation, la recherche et les médias) cause avec Martin Lorber (directeur des relations publiques de Electronic Arts) dans le Chat de la Centrale fédérale pour la formation politique de l’importance économique du secteur des jeux vidéo. Dans une entente parfaite les deux se confirment mutuellement qu’une interdiction par la loi des jeux de tueur doit être empêchée par tous les moyens.5 On parle et écrit ouvertement sur l’importance économique du secteur et le «maintien de sites», tout en exigeant une meilleure acceptation des jeux vidéo.
Les groupes d’entreprises qui produisent et commercialisent de tels jeux de tueur ont en plus réussi à se procurer une série de spécialistes des universités, des sciences et même de la pratique psychologique et pédagogique qui collaborent étroitement avec eux. Ces groupes financent des projets de recherche et des congrès communs, sur les «effets positifs» des jeux vidéo. Ils font de la publicité sur leurs sites Internet et dans leur magazines avec «leurs scientifiques» et citent leurs appréciations positives des jeux vidéo. A Cologne, Electronic Arts, un des plus gros producteurs et commerçants de jeux vidéo au monde, a créé en collaboration avec l’Ecole supérieure spécialisée de la ville l’institut «Espace de jeux» («Spielraum») pour la promotion de la «compétence médiatique». L’objectif avoué est la «formation continue de parents et de pédagogues», pour réduire les préjugés et apprendre à connaître les qualités et les potentiels des jeux vidéo, et les apprécier à leur juste valeur comme un «bien culturel».
En tant que «bien culturel», ces jeux seraient aussi protégés des restrictions juridiques. Tous les experts qui coopèrent avec les groupes d’entreprises concernés s’opposent expressément à l’interdiction des jeux de tueur. Ils refusent strictement la notion de «jeux de tueur». Dans leur langage ils déclarent: «Une interdiction de certains jeux est, du point de vue pédagogique, la fausse voie».
L’interdiction des jeux de tueur est urgente
Les interdictions sont du point de vue pédagogique toujours un sujet difficile. Mais dans ce cas de figure, il s’agit expressément d’une interdiction pour les producteurs et les profiteurs de cette violence de divertissement. Un réel besoin des enfants et adolescents n’est en réalité qu’un prétexte, ces besoins sont éveillés de façon ciblée comme c’est aussi le cas pour d’autres produits nocifs. En vérité, une telle interdiction de la production et commercialisation de ces jeux à orientation violente serait la seule voie de protéger efficacement et de façon durable les enfants et les adolescents.
Souvent, les partisans de ces jeux de tueur avancent que la protection de la jeunesse existant en Allemagne, fonctionne de manière excellente, et qu’elle serait même la meilleure de toute l’Europe. Ils soulignent que le §131 du Code pénal interdit déjà la commercialisation de médias faisant l’apologie de la violence. Une interdiction spéciale serait donc tout à fait superflue. Mais la réalité prouve le contraire: Dans les supermarchés spécialisés, il y a des quantités de jeux violents en vente. L’indication d’âge «dès 18 ans» devrait les signaler comme étant des jeux pour adultes. Les accords entre les différentes institutions pour la protection de la jeunesse empêchent qu’un jeu puisse encore être interdit car avec la mention «dès 18 ans» une interdiction par la loi n’est pas possible. Les jeux sont échangés, copiés, transmis entre frères et sœurs, c’est très facile d’obtenir des jeux «dès 18 ans». En plus, Internet offre des possibilités innombrables de se procurer des jeux à orientation violente. La publicité agressive dans les télévisions privées et les nombreux magazines de jeux vidéo avec leurs illustrations faisant l’apologie de la guerre sont accessibles à chaque enfant.
Bon conseil – mauvais conseil
Il y a un grand nombre de livres, de brochures et de pages Internet qui offrent des conseils et de l’aide lors de problèmes ou de questions concernant les jeux vidéo. Les groupes d’entreprises et leurs partenaires coopérants sont bien sûr fortement représentés sur Internet. Ils se recommandent mutuellement au moyen d’indications positives ou de liens. Les stratégies de leur argumentation ne sont pas toujours faciles à percer à jour, elles semblent en partie tout à fait convaincantes, car elles se rattachent à des conseils connus (par exemple «Se montrer compréhensifs envers les adolescents»…).
Comment reconnaissez-vous les mauvais conseillers?
On peut les reconnaître aux stratégies typiques et aux termes visant à banaliser les jeux vidéo axés sur la violence comme par exemple:
1. «Les jeux de tueur sont en fait inoffensifs …»6
• Les défenseurs de ces positions utilisent le terme «jeux de tueur» uniquement entre guillemets.
• Ils utilisent à la place le terme de «jeux de tir» – comme si on tirait uniquement à tort et à travers sans tuer de manière ciblée.
• Ils luttent opiniâtrement contre toute interdiction légale. L’affirmation déguisée est la suivante: «Une interdiction de certains jeux pourrait…»
2. Les interdictions ne font que stimuler
Cela vaudrait naturellement aussi pour le feu rouge, le vol, l’escroquerie et même le meurtre. Depuis que la revendication d’interdictions légales conséquentes se fait de plus en plus claire, les stratégies de défense sont renforcées.
3. «Bien culturel» et «Le média principal de l’avenir»
En qualifiant ces jeux de «biens culturels», on tente de qualifier toute interdiction des jeux de tueur de violation de la Loi fondamentale.
4. Protection de la jeunesse
Cette revendication pédagogique tout à fait sensée est de plus en plus souvent utilisée comme prétexte pour donner l’impression qu’une interdiction légale est superflue. Les limites d’âge sur les emballages masquent la question décisive de savoir pourquoi de tels produits, violant les droits de l’homme et contre lesquels nous devons protéger nos enfants et nos adolescents, sont fabriqués en masse et répandus partout.
5. Promotion de la «compétence médiatique»
Il y a longtemps que ce terme très général a été accaparé par les producteurs. Des cours de formation continue sont offerts aux parents et aux enseignants. Les objectifs, selon leurs propres dires, visent à démontrer les qualités et les potentiels des jeux vidéo. On insinue que les parents n’y connaissent rien. Le rejet que beaucoup de parents éprouvent contre ces jeux est traité de «préjugé» et prouve leur «besoin de formation continue». Selon cette logique, «la convention esthétique» fait aussi partie de la «compétence médiatique» des joueurs: les meurtres et les actes de torture sur des êtres humains représentent uniquement un feedback concernant les performances dans le jeu.7
6. Compétence de discernement
Ce concept servant à certains objectifs est répandu depuis de nombreuses années dans les livres, les magazines, les brochures et sur Internet en rapport avec les jeux de tueur. Ce terme signifie que les joueurs expérimentés et enthousiasmés (nommés «Gamers») peuvent tout à fait distinguer le monde virtuel du monde réel et de ce fait les actes de violence qu’ils pratiquent automatiquement n’ont aucune influence sur leurs pensées, leurs sentiments et leurs actes. La compétence de discernement (cf. note 7) sert en tant que résistance universelle contre toute règle fondamentale de la psychologie de l’apprentissage, contre toute logique et même contre tout bon sens. Les «Gamers» connaissent exactement ce terme et sa signification. Lors de sondages correspondants («études empiriques»), ils prétendent de ce fait presque unanimement posséder une telle «compétence de discernement» et ne pas reconnaître, malgré une utilisation intense des jeux de tueur, de tels sentiments et attitudes agressifs chez eux. De cette manière, il se produit un cercle vicieux parfait car les hypothèses des scientifiques qui interrogent sont entièrement confirmées.
La réalité – même si l’on se réfère seulement au rapport sur les jeux vidéo axés sur la violence – montre cependant un résultat contraire: Après chaque rapport ou analyse critiques sur les effets des jeux vidéo violents, favorisant les sentiments d’agression, il s’ensuit du côté des groupements de «Gamers» et des milieux qui les soutiennent des réactions immédiates et très agressives – injures, diffamations, menaces, ordinateurs paralysés, des milliers de signatures collectées pour des pétitions, et dans les «cas polis», il s’ensuit de longues instructions selon toujours le même modèle:
1. Les médias, les personnes et les institutions critiques ne sont ni compétents ni sérieux.
2. Les jeux de tueur ne rendent pas agressif.
3. Des chercheurs sérieux dans le domaine des effets l’ont prouvé depuis longtemps.
L’«éducation aux médias» au lieu de la «compétence médiatique»
Pour les spécialistes critiques, le terme de la «compétence médiatique» n’est entre temps plus utilisable: il est considéré comme trop lié aux efforts pour légitimer les jeux de tueur et pour empêcher une interdiction par la loi. Dans ce sens, la «compétence médiatique» exige la connaissance exacte des types de jeux, des appareils et des détails techniques. Le meurtre et la violence doivent y être acceptés en tant que «convention esthétique». Par contre, l’«éducation aux médias» inclut l’éducation du cœur. La base est l’orientation claire vers les conventions éthiques des droits de l’homme. La Loi fondamentale constitue le modèle et la mesure. L’«éducation aux médias» dans ce sens-là favorise une culture des relations humaines basée sur l’humanité et la coopération.
La formation globale: la tête, le cœur et la main
Comme dans tous les autres concepts de formation et d’éducation dans une société démocratique, le principe de la formation globale de la personnalité a une importance centrale. L’«éducation aux médias» comprend ainsi des objectifs et des contenus cognitifs, affectifs et pragmatiques.
Des objectifs et contenus cognitifs, notamment:
• le savoir,
• les connaissances,
• le discernement critique,
• des informations relatives à la technique et au contenu adaptées à l’âge.
Des objectifs et contenus affectifs, notamment:
• le débat sur les valeurs et les normes,
• le développement et approfondissement du sentiment d’empathie,
• la formation du sentiment de compassion naturel
• un jugement critique envers des positions et des actes indignes et blessants.
Des objectifs et contenus pragmatiques, notamment:
• une compétence croissante au niveau du maniement pratique des médias,
• une maîtrise croissante de l’équipement technique,
• une planification temporelle et structuration d’un déroulement quotidien relatif à l’utilisation des médias (par ex. il vaut mieux jouer après avoir fait les devoirs).
Le principe pollueur-payeur doit être opérant
A mon avis, ceux qui sont principalement responsables de la fabrication, de la banalisation et de la propagation des jeux de tueur doivent répondre, selon le principe pollueur-payeur, des dommages et des conséquences négatives qui peuvent être engendrées par l’utilisation de ceux-ci. Il est d’un cynisme incroyable de rejeter la responsabilité de ces produits brutaux est rejetée sur les parents et les enseignants – comme les défenseurs de ces «jeux de tir» tentent toujours de le faire. Les parents sont d’une part poussés à l’achat de jeux et d’appareils onéreux au moyen d’une publicité intense et de «conseils pédagogiques» favorisant la vente et, outre cela, ils doivent habituer leurs enfants au moyen d’une «compétence de discernement» à cette brutalité et veiller à ce qu’ils n’imitent pas les contenus violents des jeux.
L’image humaniste de l’homme et la formation de la personne humaine ne se réfèrent pas exclusivement aux enfants et aux adolescents. Pour préserver ce consensus, il peut s’avérer parfois nécessaire de reconnaître à temps des développements erronés, de les nommer ouvertement et de développer des choix alternatifs quant aux actes.8 Comment les parents et les enseignants peuvent-ils protéger leurs enfants contre ces jeux vidéo brutaux?
• Essayez d’être un bon modèle dans les domaines qui vous sont importants pour votre enfant.
• Remettez en question les arguments critiques qui parlent en faveur des médias faisant l’apologie de la violence. Ecoutez dans ce cas votre propre sentiment et votre bon sens. Ne vous fiez pas aux limites d’âge inscrites sur les emballages des jeux. Dans ce domaine, la protection de la jeunesse ne suffit pas.
• Les jeux vidéo coûtent cher en argent et en temps. Souvent, l’acquisition d’appareils et d’accessoires sont nécessaires. Ne vous laissez pas contraindre à dépenser plus d’argent que votre situation financière vous le permet.
• Observez le comportement de vos enfants face aux médias. C’est plus facile, quand un ordinateur est utilisé en commun dans une pièce centrale. Il en va de même pour l’appareil de télévision.
• Montrez de l’intérêt pour ce que votre enfant apprend, vit et ressent.
• Accompagnez et aidez votre enfant lors de l’initiation aux médias modernes. Vous remarquerez ainsi à temps si votre enfant tombe sur des pages Internet et des jeux que vous considérez inappropriés voire dangereux.
• Parlez ouvertement avec votre enfant sur les problèmes éventuels. Ne faites pas de reproches à votre enfant, il n’a pas inventé ces contenus.
• Un «bon entretien» signifie: Tous les participants s’efforcent sincèrement de comprendre le point de vue des autres. Cela veut dire:
- s’écouter mutuellement,
- laisser les autres finir de parler,
- ne pas dévaloriser ou se moquer des propos d’autrui.
• Ces règles sont aussi valables, quand vous ne pouvez pas autoriser des jeux parce que ceux-ci violent de manière grossière la dignité humaine et vont à l’encontre de vos objectifs pédagogiques.
Si vous ne savez plus comment faire et si vous vous faites de grands soucis pour votre enfant, vous pouvez faire appel à un centre de consultation. •
Source: Gesprächspsychotherapie und personenzentrierte Beratung 1/08, S. 6–12
(Traduction Horizons et débats)
1 Rainer Fromm: Im virtuellen Stahlgewitter. Jüdische Allgemeine. No 49/04
2 «Les jeux de tueur sont des logiciels de jeu sur lesquels des atrocités ou des actes de violence inhumains contre des hommes ou des êtres ressemblant à des hommes sont représentés et qui donnent la possibilité au joueur de participer à de telles violences représentées.» (Source: Bundesratdrucksache 2007-0001-0100/76-07. Traduction Horizons et débats)
3 Grossman, Dave: Stop teaching our kids to kill. New York 1999. cf. aussi le même auteur dans: «Die Zeit», no 39 du 23/9/1999 : Kinder sind wie Soldaten – man kann sie lehren, Menschen umzubringen.
4 Der Massenmarkt liegt vor uns. «Süddeutsche Zeitung» 23/8/07
5 www.bpb.de/themen/PCGNUI,0,0,Transkript:_Welche_Rolle_spielt_die_Wirtschaft.html
6 KstA 25/1/07. Interview avec W. Kaminski, Institut zur Förderung von Medienkompetenz.
7 Wolfgang Fehr/Jürgen Fritz – Band 13, Spiel- und Lernsoftware, Köln 2003/2004. www.spieleratgeber-nrw.de
8 Un concept exhaustif pour une éducation aux médias globale est en préparation.
Bibliographie:
Bergmann, Wolfgang, Hüther, Gerald: Computersüchtig. Kinder im Sog der modernen Medien. Düsseldorf 2007
Hänsel, Rudolf: Da spiel ich nicht mit! Auswirkungen von «Unterhaltungsgewalt» in Fernsehen, Video- und Computerspielen – und was man dagegen tun kann. Eine Handreichung für Eltern und Lehrer. Donauwörth 2006.
Mies, Maria: Infobrief Nr. 29: Wie kommt der Krieg in die Köpfe und in die Herzen? Köln, 2007.
Commandes: infobrief-koeln@web.de
Mössle, Thomas/Kleimann, Matthias/Rehbein, Florian: Bildschirmmedien im Alltag von Kindern und Jugendlichen. Baden-Baden 2007, Studie des Kriminologischen Forschungsinstituts Niedersachsen
Ostbomk-Fischer, Elke: Gewaltverhalten bei Jugendlichen. Zum Verhältnis von Ursachen, Prävention und Korrektur. Gesprächspsychotherapie und personenzentrierte Beratung. Köln 2000 (peut être téléchargé sur le site Internet d’Elke Ostbomk-Fischer, FH Köln)
Spitzer, Manfred: Vorsicht Bildschirm! Elektronische Medien, Gehirnentwicklung, Gesundheit und Gesellschaft. München 2006
Weiss, Rudolf: Gewalt, Medien und Aggressivität bei Schülern. Göttingen 2000. A la page 12, il y a une check-list qui aide à juger des jeux vidéo au niveau pédagogique et à distinguer les conseils fondés au niveau pédagogique de ceux visant à favoriser les ventes.
Gesprächspsychotherapie und personenzentrierte Beratung 1/08, Schwerpunktthema: Jugend und neue Medien
*Elke Ostbomk-Fischer
(elke.ostbomk-fischer@fh-koeln.de)
Educatrice sociale, Fachhochschule Köln, Faculté des sciences sociales appliquées, formatrice à la «Deutsche Gesellschaft für wissenschaftliche Gesprächspsychotherapie» (Association allemande de psychothérapie scientifique centrée sur la personne). Spécialisations: la violence et sa prévention, le conseil psychosocial, le bien de l’enfant et sa mise en danger, les jeux vidéo; longue expérience professionnelle avec les jeunes délinquants violents.
Consommation médiatique et développement cérébral
«Imaginez ce qu’il advient quand de plus en plus de personnes n’utilisent plus leur cerveau en premier lieu pour s’orienter dans le monde réel et dans leurs relations avec autrui. Que se passe-t-il dans le cerveau de ces gens qui se plongent dans un monde virtuel créé par les appareils électroniques et y passent une grande partie de leur temps, donc de leur vie. Celui qui se plonge dans le tourbillon des mondes virtuels développe un cerveau qui est certes adapté de manière optimale à une vie virtuelle mais qui ne lui permet plus de trouver ses marques dans la vie réelle. Les conséquences sont faciles à comprendre. Pour celui qui en est arrivé là, la fiction est devenue la réalité et la vie réelle une pure fiction. Il ne peut plus survivre dans le monde réel. Il est naturel que l’introduction des nouvelles technologies numériques ait une influence sur notre cerveau.
Nous savons depuis quelques années que les connections entre les neurones s’adaptent toujours à la manière dont on utilise son cerveau. On appelle ce processus d’adaptation neuroplasticité, ce que l’on peut résumer en une phrase: le cerveau devient ce qu’on en fait.
Chez les personnes qui utilisent beaucoup les médias numériques, il se produit automatiquement une adaptation au niveau de la vue, c’est-à-dire une dominance visuelle très forte. En outre, elles développent une forte coordination motrice visuelle, c’est-à-dire que leur main réagit très rapidement à ce qu’elles voient. Les réactions sont plus rapides qu’auparavant. Dans beaucoup de jeux vidéo, les successions d’images et les séquences d’actions sont énormément accélérées. Cela impose au cerveau de nouvelles exigences et notre système nerveux s’y adapte.
Cela a deux conséquences importantes. Tout d’abord, on perd plus rapidement le lien avec le monde réel. Quand on passe le plus clair de son temps devant des mondes d’images générées par l’ordinateur, devant des réalités virtuelles, on s’y adapte. La deuxième conséquence, sur laquelle on ne saurait trop insister, est que les individus qui passent beaucoup trop de temps devant l’ordinateur perdent également le lien avec eux-mêmes. Ils ne ressentent plus vraiment leur propre corps, leur force mentale disparaît. Une autre conséquence est le manque d’empathie, la difficulté à se mettre dans la peau d’autrui, à reconnaître l’état émotionnel de l’autre et à entrer en contact avec lui au moyen de formes d’expression adéquates, à l’aide de gestes et de mimiques. Pour apprendre cela, on a besoin de personnes réelles à qui on répond et qui réagissent à nos réponses. Celui qui vit principalement dans le monde des ordinateurs et fait presque tout au moyen d’ordinateurs s’adaptera tôt ou tard de manière optimale à ce monde virtuel et s’y débrouillera de mieux en mieux. Cependant, il aura de plus en plus de mal à se sentir bien et en sécurité dans le monde réel. On peut observer cela aujourd’hui déjà. Il y a des gens qui se sentent plus à l’aise dans le monde virtuel que dans le monde réel.»
Extrait d’un article de Gerald Hüther, professeur de neurobiologie aux Universités de Göttingen et de Mannheim/Heidelberg, tiré de Infobrief n° 25, décembre 2007.
Etudes sur les rapports entre la violence virtuelle
et la violence réelle
• Volker Ladenthin, Jessica von Wülfing, Gewalt der Medien. Studien zu Gewalt an Schulen. Empirische Hinweise und bildungstheoretische Konzepte (Violence des médias. Etudes sur la violence à l’école. Résultats empiriques et concepts éducatifs). Ergon Verlag, Würzburg, 2007
• Cette étude des psychologues de Bochum Rita Steckel et Clemens Trudewind montre que les jeux vidéo réduisent la sensibilité émotionnelle. Ils écrivent: «A long terme, cette diminution de la capacité à réagir de manière empathique peut conduire à une indifférence émotionnelle progressive qui affaiblit le mécanisme essentiel d’inhibition de l’agressivité.»
• Une étude de Tillmann, Holler-Nowitzki, Holtappels, Meiner et Popp [Schülergewalt als Schulproblem (La violence entre élèves, un problème scolaire), Munich, 1999] effectuée dans des écoles de la Hesse montre que la violence médiatique est, avant les pairs, l’école et la famille, ce qui influence le plus l’usage de la violence physique. 3540 élèves de 167 classes ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire standardisé.
• Une étude de Weiss sur les effets de la consommation de médias violents dans le Bade-Wurtemberg et en Saxe montre que la «légitimation de la violence et son usage sont étroitement liés à la quantité et à la fréquence de la consommation de violence médiatique chez les élèves âgés de 12 à 16 ans.» (Gewalt, Medien und Aggressivität bei Schülern [Violence, médias et agressivité chez les élèves], Göttingen, 2000)
• Au département de psycho-pédagogie de l’Université libre de Berlin, ce sujet a été l’objet de deux thèses qui traitent des effets des jeux vidéo violents. Dans son mémoire de fin d’études intitulé «Aggressive Jungen und gewalthaltige Computerspiele» (garçons agressifs et jeux vidéo violents), Astrid Kirsten présente une étude longitudinale effectuée en questionnant des élèves d’écoles primaires. Bien qu’il s’agisse d’un groupe d’âge chez lequel les jeux brutaux se généralisent encore de manière hésitante, «les egoshooters constituent les jeux préférés de 20% des 142 élèves questionnés.» (p. 106) Certes, il n’y a pas de «corrélation significative entre le comportement agressif à l’égard d’autrui et la pratique des jeux vidéo violents» mais «les enfants qui pratiquent souvent ces jeux ont tendance, lors d’une dispute avec un ami, à recourir à des stratégies basées sur la violence corporelle.» (p. 132)
Vous trouverez d’autres sources à l’adresse suivante: http://frontal21.zdf.de/ZDF/download/0,5587,7000133,00.pdf
Mercredi 16 Juillet 2008
http://www.horizons-et-debats.ch http://www.horizons-et-debats.ch
Posté le 14.07.2008 par djamazz
Une p'tite synthèse ?
Il est grand temps de faire le point.
Premièrement, tout ce qui est rabâchage dans les médias est sujet à caution. Dit clairement, c'est de la pure manipulation. Tout ce qui est gênant pour l'Ordre Mondial se mettant en place est traité rapidement, lorsque c'est traité, ou bien en page 8, en bas, à droite, en tout petit. Ou cela fait l'objet d'un reportage, sur Arte, à 25h78, le 31 février.
Vendredi 11 juillet 2008
Une p'tite synthèse?...
http://changementclimatique.over-blog.com/article-21166953.html
Nous l'avons vu avec l'Irak. Après avoir servi de laboratoire de technologie éliminatrice de perses dans les années 80, y compris chimiquement, il fallait à tout prix prendre le contrôle de cette région charnière du Golfe Arabo Persique. Alors un nouvel Hitler, ami d'hier, est montré tel le diable sortant de sa boite Pandorienne...
Nous l'avons vu avec la Yougoslavie (bizarement à la même époque, celle de la chute de l'Union Soviétique). Il fallait démembrer ce pays indépendant ayant refusé avec force la vindict soviétique et qui refuserait celle, Otanesque, qu'on allait lui imposer. Il fallait d'abord la briser. Les serbes ayant le pouvoir central, il a fallu les charger de toutes les atrocités de la guerre, alors que le bon sens veut que chaque partie en guerre se mesure à leur capacité à engendrer l'horreur...
Les croates ou les musulmans auraient été au pouvoir, ils auraient été les méchants.
Il fallait démembrer ce pays pour dégager la Croatie, alliée naturelle du III ème Reich pendant la deuxième guerre mondiale, puis alliée naturelle du IV ème Reich au pouvoir aujourd'hui en Occident (Peut-être à peu près partout dans le Monde).
Il fallait dégager le Kosovo, pays-base de l'Otan, gouverné par ce dernier avec l'appui de la Mafia locale. Le pétrole et le gaz de l'Asie Centrale arrivant en ces contrées si bénéfiques aux trafics en tous genres comme les aiment ceux qui nous dirigent.
Aujourd'hui, l'Iran, la Syrie et le Liban sont tous les jours sur nos écrans. Ils peuvent trembler, ces pauvres gens, toute la virtuosité sanglante de l'Occident va leur tomber dessus. Cela a débuté en été 2006 avec l'agression innommable d'Israël sur le nain Liban...
L'écho de la giffle reçue résonne encore comme un chant salvateur de liberté et de résistance.
Est-il raisonnable de revenir sur le 11 septembre 2001 et de cette "guerre contre le terrorisme", pure invention politico-économique, tellement grosse, que dis-je, tellement énorme, que l'on se demande comment ils peuvent encore mentir ainsi tous les jours?...
Les seuls terroristes sont ceux qui détiennent les médias, les banques, qui emploient nos politiciens en les corrompant ou les amusant, ceux qui ont des actions dans toutes les activités économiques de la planète. Y compris et surtout la valeur économique la plus sûre et la plus rentable; LA GUERRE.
Alors quand on vous dit tous les jours que le Co2 est responsable du "réchauffement climatique", il y a de quoi avoir de sérieux doutes.
Ils ont pourtant trouvé la parade suprême; tous ceux qui affirment le contraire sont à la solde des pétroliers et des pollueurs de la planète. C'est imparable... Sauf que ce sont les mêmes qui détiennent les industries pétrolières et polluantes qui détiennent les médias, le contraire est impossible. Mais il faut l'avouer, le subterfuge est impeccable.
Bon, je ne suis financé que par mon travail qui est de poser du carrelage et accessoirement de construire des petits châteaux et des petites églises. Et bien je le dis haut et fort, le Co2 n'a pas grand chose à voir avec les bouleversements climatiques en cours. Les 70 dernières années d'activités solaires sont bien plus conséquentes et la théorie de l'entrée de notre système solaire dans une zone galactique particulièrement capricieuse me parait de plus en plus crédible. Il ne faut pas oublier que si nous tournons autour du Soleil, le Soleil; lui, tourne autour de la Galaxie...
Alors pourquoi un tel conditionnement?
S'il on met en perspective tous les évènements de ces derniers vingt ans, depuis la fin de la guerre froide, nous devinons une mainmise grossière mais certaine de la Finance sur l'ensemble de la planète. Nous sommes passés du capitalisme à la mondialisation et l'explosion économique a été réelle. Les barrières sont tombées une à une, y compris les maigres qui restaient pour protéger les peuples. Nous sommes dans une monarchie économique depuis longtemps mais celle-ci devient dictatoriale, vindicatrice et assassine.
Vous vous demandez pourquoi trois mille personnes sont mortes à New-York un sombre jour d'automne?
Il fallait marquer au fer rouge la population mondiale, il fallait la menacer au plus profond d'elle-même. Cela a permis d'instaurer des lois qu'aucune démocratie digne de ce nom ne pourrait même imaginer. Cela permet de préparer le jardin à la domination totale, à la mise au joug de toute contestation de l'asservissement total qui se prépare.
Toute résistance sera considérée comme terroriste, tout désaccord sera crime contre l'humanité.
Le pseudo "réchauffement climatique" sera responsable de la famine, alors que la politique des biocarburants et une forte dose de spéculation dirigée en est à l'origine. Une bonne augure pour instaurer comme obligation les OGM et ainsi détenir la clef de l'asservissement: La nourriture.
Comme toutes les plantes comestibles seront contaminées par les OGM brevetés par les firmes agroalimentaires, toutes plantes commestibles seront propriété de ces firmes. Nous devrons payer des droits pour faire pousser quoi que ce soit.
Il restera l'élevage de volaille, me direz vous...
Vous oubliez H5N1...
Tout est aujourd'hui en place pour le lancement du Nouvel Ordre Mondial. La crise économique annoncée est là, aujourd'hui, et elle est le signal du grand bouleversement. Attendez vous à un grand choc, car il faudra un grand choc pour imposer en "douceur" ce Nouvel Ordre. Ce choc tuera un ou plusieurs milliards de personnes.
Je vous le disais dans un précedent billet...Je n'ai pas vraiment de bonnes nouvelles. Le Père Noël n'existe pas.
Mais le Père Fouettard, si.
Et il n'est pas tout seul...
Dimanche 13 Juillet 2008
lamatrice75@gmail.com
Posté le 14.07.2008 par djamazz
Comment le sionisme et son avatar, l'État d'Israël, avilit les Juifs de ce pays et gangrène le monde.
Dans un article du quotidien Le Monde publié sur le site Internet de ce journal (Les Mexicains ulcérés par les brutalités de leur police - 12.07.08 | 14h02 • Mis à jour le 12.07.08 à 14h02) on apprend que : « la police de l'Etat de Guanajuato (Centre), un bastion de la droite catholique, avait recours depuis 1997 à d'anciens militaires israéliens afin d'entraîner ses hommes à la torture. La diffusion de vidéos montrant des policiers contraints de ramper dans leur vomi ou de se plonger la tête dans un seau rempli d'excréments a provoqué un choc. » On comprend que ce sont les méthodes employées en Israël même de manière tout à fait officielle qui sont exportée au Mexique. Le site http://libertedexpression.fr a déjà publié un article sur le fait que la Cour suprême de ce pays a refusé de condamner des geôliers qui ont sodomisé un prisonnier palestinien. Et il ne pouvait pas en être autrement : on ne peut pas exploiter un peuple, le déplacer, le coloniser sans être soi-même un raciste, un tortionnaire, une bête sauvage. Prenez la population d’Israël soumise aux obligations militaires, ajouter à ce nombre celui des « civils » israéliens armés. Cela donne un nombre A. Divisez le nombre d’assassinats de Palestiniens opérés dans ce pays et à travers le monde de puis la création d’Israël, directement (bombardements, privation de médicaments, « opérations de maintien de l’ordre », etc.) ou en commandite (cas des camps de Sabra et de Chatila au Liban) par le premier nombre (le nombre A) et vous avez le taux moyen de criminalité de la population sioniste d’Israël ou si vous voulez le nombre moyen de personnes qu’a tuées chaque sioniste. C’est le résultat moral du sionisme appliqué au le peuple Juif d’Israël et à ceux qui sont devenus des sionistes à travers le monde. Il me souvient d’un argument sioniste dont j’ai oublié les références exactes et qui s’adressait ainsi aux Occidentaux : « si vous n’êtes plus racistes et anti-Juifs, alors prouvez-le en nous donnant les moyens, nous aussi de massacrer au moins un peuple, comme vous le fîtes avec tous les peuples africains, asiatiques et d’Amérique latine. Si vous nous critiquez quand nous assassinons, quand nous torturons, alors c’est que vous êtes encore antisémites ». Moi je dis qu’un État qui officiellement colonise, qui ne se reconnaît pas de frontière, qui officiellement sodomise les prisonniers, qui torture qui, selon un journaliste anglo-saxon, est "le seul Etat qui paient des sniper pour tirer sur de petite fille" et qui exporte les techniques de torture n’est pas égal aux autres États de la communauté internationale. Israël est inférieur aux autres Etats. Le peuple juif, en raison des persécutions qu’il a subies dans sa très longue histoire était devenu le peuple emblème de la recherche de justice sociale et d’universalité de la condition humaine. Il a donné de grands personnages à l'humanité comme Karl Marx ou Albert Einstein ou bien d'autres encore qui ont refusé l'idée sioniste. Les sionistes en s’appropriant sa représentation exclusive ont confisqué un bien qui ne leur appartient pas et, ensuite, il l’ont dénaturé, avili, et transformé les Juifs qu’ils contrôlent en des assassins qui mettront des générations à oublier l’holocauste du Moyen-Orient (le mot est du ministre de la défense israélien) qu’ils sont en train de commettre. Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres, je dis aussi que l’État d’Israël va disparaître parce qu’il a créé lui-même les conditions de sa disparition, qu’œuvrer à sa disparition, c’est agir dans le sens de l’Histoire. Le stockage de bombes atomiques, de bombes biologiques, de bombes chimiques, de satellites militaires n’y changera rien.
Dimanche 13 Juillet 2008
abdellah.ouahhabi@online.fr
Posté le 14.07.2008 par djamazz
Achab blues...
Périodiquement les vieux démons de l'Amérique affleurent à la surface...
« Nous vivons à l’époque des atomes et du chaos atomique. » (Nietzsche) Si vous avez lu le Moby Dick de Melville, vous serez frappé du parallélisme avec le monde réel - « la réalité, c’est ce qui fait mal quand on éteint l’ordinateur »... Il n’est qu’a voir l’Empire, et ses satellites (la Belgique, éternelle vassale, est du lot !), se préparer avec obsession, compulsion, une nouvelle fois, tel le Capitaine Achab, à pourchasser jusqu’au Golfe persique ce qu’il désigne comme le mal absolu. "Diable" de circonstance, façonné par une métaphysique de bas étage, une mystique à cinq sous, car il n’a de cesse de changer en fonction des besoins passagers de l’Imperium finissant - que d'Adolf Hitler successifs n'avons-nous pas vu jusqu'ici ! On est également frappé par la redondance du modus operandi. Se draper, tout d’abord, sous une rhétorique messiano-démocratique, remake de la doctrine de la « Destinée manifeste » du XIXe siècle dont les Indiens ont fait les frais, et ensuite sortir son va-tout militaro-géo-stratégique fait d'un cortège de rapacité, de cupidité, d’immoralité et de barbarie techniquement équipée. De ce tam-tam martial, les médias sont les adjuvants habituels, les fidèles porte-voix, eux qui mettent en place des dispositifs usés de pseudo-expertises sur le Moyen-Orient et de narrations à dormir debout répétées à satiété. De ces récits, vieilles antiennes des temps coloniaux, tous les chemins mènent au bazar ; les musulmans ne comprennent que la force ; la violence fait partie intégrante de leur civilisation ; l’islam est une religion intolérante, ségrégationniste, « médiévale », « archaïque », fanatique, cruelle, misogyne, homophobe et j’en passe… Le cadre est ainsi posé, la légitimité de la violence à venir s’y construit et cette dernière pourra bientôt se déployer avec la bonne conscience de la belle âme... Dans l’Economie des passions occidentales, à travers l’Iran, il s’agit tout à la fois de mater toute espèce de velléité d’autonomie des zones indigènes du globe, crime de lèse-Empire, et de donner une leçon à l’ensemble de la gueusaille du Sud tentée par la turbulence qu’elle qu’en soit la forme. Le résultat final est connu. « Une sinistre écume blanche, peu à peu, remonta les parois abruptes ; puis tout se referma d’un coup. Et le linceul immense de l’océan continua de rouler ses houles tout comme elles roulaient il y a cinq mille ans »... Le Bougnoulosophe
Dimanche 13 Juillet 2008
indigenes.du.royaume@gmail.com