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Une vie exemplaire au service de l'Algérie

Posté le 14.08.2008 par djamazz
Une vie exemplaire au service de l'Algérie

«... Avec, à la lèvre, un doux chant, Avec, à l'âme, un grand courage, Sans laisser voir, sur son visage, Ni l'air jaloux ni l'air méchant, Il retournait le champ des autres Et quand la mort lui a fait signe de labourer son dernier champ Il creusa lui-même sa tombe en faisant vite, en se cachant»
(Georges Brassens (Pauvre Martin)




Professeur Chems Eddine Chitour


Que l'on aborde l'histoire scientifique et technique de l'université algérienne, Belkacem Azzout est incontournable. Que l'on aborde l'Algérie par son histoire et sa culture, on y rencontrera Belkacem Azzout, comme témoin des siècles. Que l'on aborde l'Algérie et l'universalité, que l'on aborde l'Algérie par son identité, et on y rencontrera Belkacem Azzout, l'homme , le critique et le sage. En fait , par quelque bout qu'on le prenne, Belkacem Azzout ne cessa d'intriguer et de surprendre. On croit le cerner, le mettre «en équation», il n'en est rien, il nous manque toujours un paramètre pour l'appréhender. Il est comme le reflet d'un rayon de soleil insaisissable à la surface d'une eau qui ondule sous l'effet d'une brise. Je suis sûr qu'il aurait apprécié que l'on convoque pour sa mémoire les belles lettres, les classiques et les humanités dont il était tant féru. «Il vivait, il mourut...» aurait dit Victor Hugo.
Il avait une voix délicieusement rocailleuse et la façon dont il apostrophait affectueusement son interlocuteur par un tonitruant «Kiraak», nous mettait immédiatement en confiance. L'homme était capable de parler de l'Homme de Tifernine près de Mascara la bien nommée et dont il tirait à la fois fierté de son ancêtre, tout en ne s'empêchant pas de tourner en dérision les autochtones de son terroir qui disait-il sont pour les Algériens ce que sont les Belges pour les Parisiens. Justement, à propos de l'Homme de Tifernine qui a vécu il y a 1,7 million d'années, il devrait, disait-il, inciter ceux qui se prétendent arabes et de ceux qui martèlent leur berbérité à un peu plus d'humilité.
L'homme, le scientifique, a eu une carrière universitaire bien remplie, a fait une thèse de doctorat et a publié dans des revues de qualité. A titre d'exemple, l'une des publications de sa thèse: Development of gluconeogenesis from dihydroxyacetone in rat hepatocytes during a feeding cycle and starvation, il y a de cela près d'un quart de siècle parue dans la prestigieuse revue Journal of Biochemistry. Il eut aussi une carrière administrative où il fut un brillant commis de l'Etat, ne ménageant pas sa peine, notamment pendant la décennie rouge, il témoigna au quotidien par sa fonction administrative mais aussi par son enseignement, qu'il n'abandonnait pas, que l'Algérie était debout.
Mais par-dessus tout, je veux témoigner de l'éclectisme du personnage! Jugez-en plutôt: Dans l'écriture d'un ouvrage où je voulais mettre en exergue l'apport de l'Algérie au patrimoine culturel mondial durant le Moyen àge, il attira mon attention sur Leonardo Fibonnaci que nous connaissons dans le domaine des mathématiques comme celui qui a proposé les suites mathématiques appelées bien plus tard les «suites de Fibonacci». Ce mathématicien italien vivait à Béjaïa où il commença son éducation en mathématiques. A cette époque, Béjaïa était un grand centre intellectuel, où résidaient des savants comme Sidi Boumedienne, Ibn Hammad, Abd al-Haqq al-Ishbili et Abu Hamid al-Sarir. En 1202, Fibonacci en rapporta les chiffres arabes et la notation algébrique. En 1202, il publie Liber Abaci («Le livre des calculs»), un traité sur les calculs et la comptabilité fondée sur le calcul décimal à une époque où tout l'Occident utilisait encore les chiffres romains et calculait sur abaque. Ce livre est fortement influencé par sa vie dans les arabes; il est d'ailleurs rédigé en partie de droite à gauche. Il dédia son mémoire à son maître Bajaoui «Ex merabili Magisterio» «le Maître admirable».
Que dire encore de Belkacem au risque d'être redondant? C'était un intellectuel au sens de l'honnête homme du XVIIIe siècle européen ou des huit siècles de lumière de la civilisation musulmane. Après l'intellectuel héroïco-critique de Julien Benda et l'intellectuel organique de Gramsci, on sait qu'Edward Saïd avait inventé ainsi l'intellectuel «exilique». Pour lui, l'exil est plus que la métaphore de la condition de l'intellectuel, il en est l'essence. L'exilé ne se sent à sa place ni dans sa terre natale, ni dans son pays d'accueil. Or, le sentiment qu'il éprouve de ne pouvoir habiter nulle part est aussi une chance, intellectuellement. Car l'exilé perçoit naturellement toutes les choses dans une perspective à la fois comparatiste et historique. Quel que soit le lieu où il vit et où il s'exprime, l'intellectuel est dans une position d'outsider dès lors qu'il choisit de ne faire primer aucun attachement, aucun intérêt particulier sur ce que Saïd appelle le devoir de vérité et d'universel.
A bien des égards Belkacem Azzout était un intellectuel exilique au sens d'Edward Saïd. Il avait son franc-parler avec humour, le tout naturellement «enveloppé». À l'heure où les experts de toutes sortes se bousculent aux portillons du pouvoir, l'intellectuel digne de ce nom doit au contraire revendiquer le droit à la liberté qu'offre l'amateurisme. l'intellectuel amateur prend le risque de sortir de sa spécialité, de s'intéresser sans honte aux questions politiques de son temps, d'utiliser d'autres moyens d'expression que la publication universitaire.
Belkacem Azzout était sous des dehors anodins voire simples, un puits de connaissances. Il avait fait ses classiques et ne pouvait se passer de la lecture, il dégustait les livres, sa passion pour l'histoire, la culture et les relations internationales. Il avait toujours le mot juste pour décrire une situation complexe mais par-dessus tout pour lui il ne faut pas condamner mais comprendre. Il m'est arrivé, certaines fois en discutant d'avoir des positions tranchées, il arrivait bien souvent à me convaincre de nuancer et de me mettre à la place de l'Autre. Et immanquablement on redevenait tolérant
A sa façon, Belcacem avait la désinvolture de Gavroche avec un caractère trempé à la Jean Valjean. Il me disait souvent: «Il faut faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux» J'ai appris avec peine qu'il s'est éteint discrètement, c'était tout à fait lui, à sa façon, le devoir accompli, Belkacem Azzout est revenu parmi les siens, sans déranger personne il s'en est allé sur la pointe des pieds et avec élégance, il nous a tiré sa révérence. Ces vers du poète rendent mieux que mille discours notre peine: «C'est un ami de l'enfance qu'aux jours sombres du malheur nous prêta la providence pour appuyer notre coeur, il n'est plus: notre âme est veuve: il nous suit dans notre épreuve et nous dit avec pitié Ami si ton âme est pleine de ta joie ou de ta peine qui portera la moitié?».
L'Algérie millénaire a perdu en Belkacem Azzout un fils aimant, un fidèle serviteur. Puisse- t-elle s'en souvenir et refuser, enfin, la tyrannie de la médiocrité et rendre à chacun sa juste place, non pas en fonction de sa capacité de nuisance mais en fonction de son apport réel à l'édification de cette Algérie qui nous tient tant à coeur. Repose en paix cher frère de combat, que la terre te soit légère !

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytechnique Alger

Mercredi 13 Août 2008
vdida2003@yahoo.fr



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Des cadets militaires pour le 400e de Québec

Posté le 12.08.2008 par djamazz
Des cadets militaires pour le 400e de Québec

par Pierre Bisaillon

Mondialisation.ca, Le 9 aout 2008
Antirecrutement.info

Les Cadets royaux de l'armée canadienne invitent tous les jeunes et leur famille à un grand rassemblement jeunesse sur les Plaines d'Abraham, le 10 août prochain.


Un premier communiqué de presse prévoyait la présence de 4 000 cadets et un programme d'activités comprenant un concours provincial pour tester leurs connaissances sur l'histoire militaire de la ville, une démonstration de biathlon, des concerts devant public et une journée retrouvailles des cadets... Un communiqué daté du 5 août parle plutôt de 2000 cadets qui offriront à la population un spectacle musical spécialement conçu pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec. L'histoire militaire de la ville de Québec et le biathlon ont disparu du programme. Notons également que 300 cadets avaient participé le 27 juillet dernier à la commémoration du vol historique (qui n'avait rien de militaire) de Charles Lindbergh, qui atterrissait sur les plaines d'Abraham le 28 avril 1928.

Dans le débat en cours sur le véritable rôle des cadets de l'armée, il est étonnant de voir le mouvement se présenter de plus en plus comme une simple école de leadership, de confiance en soi et de citoyenneté. Si tel était le cas et s'il n'y avait vraiment aucun lien avec le recrutement militaire, il faudrait en conclure qu'en plus de leur mandat de former des soldats, les Forces armées ont également le mandat de former de meilleurs citoyens. Surprenant, puisque en principe, dans un État démocratique comme le nôtre, cette mission doit relever des ministères de l'Éducation et des nombreux organismes jeunesse de chaque province et non du ministère fédéral de la Défense. Devons-nous conclure à la faillite de ces institutions d'éducation, qui auraient besoin de l'assistance de l'armée?

Dans les faits, les cadets de l'armée permettent de sensibiliser des jeunes de 12 à 17 ans à la carrière militaire et de les mettre en présence d'une culture militariste, alors que plusieurs ne sont que des enfants fraîchement sortis de l'école primaire (une analyse détaillée de la situation est disponible sur www.antirecrutement.info/?q=fr/taxonomy/term/30 ). Compte tenu des besoins actuels en ressources humaines de l'armée, on comprend jusqu'à un certain point que l'État canadien puisse juger bon d'investir annuellement dans les cadets plus de 200 millions par l'entremise du budget du ministère de la Défense. Mais il faut alors se demander pourquoi ce même État, qui a également le mandat de prévenir la violence dans notre société et sur la scène internationale, n'investirait pas au moins autant d'argent pour sensibiliser d'autres jeunes du même âge à des carrières liées à la prévention de la violence et à la gestion saine des conflits. Pensons simplement aux maisons de jeunes, qui pourraient former à la non-violence et offrir des services de médiation en milieu scolaire et en milieu communautaire. Avec de tels montants, les municipalités, en collaboration avec de nombreux organismes jeunesse, pourraient faire revivre les «terrains de jeux municipaux» autrefois gratuits. Elles pourraient leur donner une vocation d'éducation à la citoyenneté responsable, à la sécurité alimentaire et environnementale, à l'assistance en cas de désastre, à la non-violence et à la paix. Des camps d'été pourraient être aménagés et se dérouler dans nos parcs naturels fédéraux et provinciaux. Ainsi, une majorité de jeunes auraient l'occasion d'acquérir, hors d'un environnement militariste, des habiletés citoyennes et une sensibilité à la richesse de notre nature, grâce à des formations et à des camps d'été gratuits. Un superbe projet combinant la conciliation travail-famille assumé par les municipalités et des initiatives concrètes de prévention de la violence urbaine pouvant donner aux jeunes un sens de l'engagement.

Il est ironique de constater qu'en cette fin de décennie internationale pour l'éducation à la paix et à la non-violence, ce sont 2000 cadets royaux de l'armée canadienne de partout au Québec qui auront seuls les moyens de représenter notre jeunesse et de déployer une gigantesque banderole avec l'inscription «Bonne fête Québec - 400 ans».

Pour davantage d’information sur le sujet et prendre part au débat: AntiRecrutement.Info

Articles de Pierre Bisaillon publiés par Mondialisation.ca

La soeur de Cherie Blair rejoint la bataille pour briser le blocus de Gaza

Posté le 09.08.2008 par djamazz
La soeur de Cherie Blair rejoint la bataille pour briser le blocus de Gaza

Un groupe d'activistes, dont la belle-sœur de Tony Blair, Lauren Booth, projète de briser le blocus d'Israël sur la Bande de Gaza en prenant la mer vers le territoire palestinien. Quelques 46 militants, parmi eu des Britanniques, une survivante de l'holocauste et une religieuse catholique US à la retraite de 81 ans, feront la traversée de 241 miles marins (env. 430km) au départ de Chypre sur deux navires en bois à la fin de la semaine, emportant des fournitures médicales. Le voyage prend environ 20 heures.

Par Rachel Williams


Le Mouvement Free Gaza, basé en Californie, veut ouvrir un accès international sans restriction à Gaza en livrant une cargaison "symbolique" de 200 appareils auditifs et leurs piles à une association qui s'occupe d'enfants sourds, et autres médicaments comme des analgésiques. Les organisateurs disent qu'ils ne passeront pas par les eaux israéliennes et qu'ils ont déjà averti les autorités israéliennes de leurs projets.

Mais ils s'attendent à ce que le Free Gaza, de 21m, et le Liberty, de 18m, rencontrent de la résistance. La marine israélienne patrouille dans les eaux de la Bande de Gaza. Les équipages des navires feront le maximum de trajet possible à la voile pour économiser le fuel, de manière à pouvoir rester en mer aussi longtemps que possible si leur progression est bloquée, dit Hilary Smith, manifestante britannique.

"Les passagers sont prêts à rester à bord pendant des semaines, ou plus longtemps, si on entrave leur passage", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Londres. "Gaza est une prison virtuelle pour plus d'un million de Palestiniens. Elle est sous siège presque continuellement depuis 2 ans. Israël dit qu'il n'occupe plus la Bande de Gaza, donc les bateaux ne demanderont aucune autorisation à Israël et ne l'autoriseront pas à monter à bord."

L'année dernière, après que le Hamas en ait pris le contrôle, Israël a imposé un blocus à Gaza et n'a autorisé l'entrée dans le territoire que de quantités limitées de nourriture, de fuel et d'aide. En mars, une coalition de huit groupes du Royaume-Uni pour les droits de l'homme a déclaré que les Gazans vivaient leur pire crise humaine depuis la guerre de 1967.

Le Docteur Mona El Farra, directrice de la Société du Croissant Rouge Palestinien à Gaza, a dit qu'elle connaissait au moins 226 malades qui étaient morts depuis que le siège a été imposé, dont 55 enfants, et que 1.500 malades sont en attente d'un traitement. "En tant que médecin, je ne connais rien de plus triste que de voir mourir mes malades", dit-elle.

Free Gaza a dit que les navires seraient inspectés par un service de sécurité indépendant, pour prouver qu'aucune arme ni substance dangereuse ne se trouvent à bord. Le groupe espère emmener un groupe d'étudiants titulaires de bourses Fulbright hors du territoire pour qu'ils puissent poursuivre leurs études à l'étranger, et ramener quelques habitants de Gaza exilés.

Enfin, un autre but est de créer un lien maritime permanent entre Chypre et Gaza. "Ce n'est pas un unique voyage symbolique", dit l'organisateur israélien Jeff Halper. "L'idée, c'est que lorsque nous atteindrons Gaza, nous aurons brisé le siège".

Blair doit visiter Gaza dans le cadre de sa mission d'envoyé du Quartet au sujet du développement économique palestinien. Le mois dernier, un voyage programmé a été annulé suite à ce que son porte-parole a qualifié de menaces faites contre lui.

La soeur de Cherie Blair rejoint la bataille pour briser le blocus de Gaza
Source : The Guardian
Traduction : MR pour ISM

Vendredi 08 Août 2008

L'indifférence de la jeunesse américaine à son avenir

Posté le 09.08.2008 par djamazz
L'indifférence de la jeunesse américaine à son avenir

Selon un sondage, près de la moitié des jeunes et des ‎adolescents américains est devenue tout à fait indifférente, surtout ‎ces 5 dernières années, à l'avenir de leur pays, s'attendant à un ‎changement profond de la situation actuelle après la présidentielle ‎américaine. D'après un rapport publié par le quotidien allemand ‎Der Tax Spiegel, les jeunes américains ont perdu leur confiance en ‎la société. Ce alors que ces derniers ont plutôt confiance en leurs ‎propres capacités individuelles et espèrent l'avènement d'un grand ‎changement après les prochaines présidentielles US. Selon une ‎enquête effectuée récemment sur la jeunesse américaine, elle a ‎perdu ces 5 dernières années son espérance envers l'état actuel de ‎son pays. En 2003, près de 75 pour cent des jeunes de 13 à 19 ans ‎étaient encore optimistes envers l'avenir de leur pays. Ce alors que ‎selon le récent sondage, ce chiffre a enregistré une réduction de 53 ‎pour cent. De même, 75 pour cent des interrogés attendent un ‎changement fondamental dans la politique de l'administration ‎américaine, suite à la prochaine élection. Notons que ce sondage ‎est le dixième sondage effectué par l'Institut Horatio Alger depuis ‎‎1978. Le dit sondage montre bien que les difficultés pèsent de tout ‎leur poids sur les jeunes, et la crise économique, la guerre et de ‎nombreux autres problèmes les ont rendus pessimistes envers ‎l'avenir. En même temps et en dépit de tous ces problèmes, les ‎jeunes américains comptent beaucoup sur leurs capacités ‎personnelles. ‎
Cette vue négative et pessimiste envers son avenir n'est pas propre ‎à la jeunesse et est partagée par la majorité des Américains qui ‎n'ont une opinion favorable de la politique de leur pays. Selon un ‎autre sondage réalisé il y a une semaine sur un échantillon de 1041 ‎personnes par la chaîne CNN, 76 pour cent des sondés pensent ‎que la politique US fait fausse route. Cette enquête d'opinion ‎montre également la baisse de la cote de popularité du président ‎Bush et du Congrès américain. Alors que 30 pour cent des ‎interrogés approuvent le bilan, de Bush, 70 pour cent sont ‎mécontents de sa politique. De même, 77 pour cent des sondés ‎désapprouvent le bilan du Congrès, et seuls 22 pour cent en ont ‎une vue positive. Toujours d'après ce sondage, 36 pour cent des ‎interrogés estiment que les députés démocrates font bien leur ‎travail alors que 63 pour cent sont contre cet avis.‎

Vendredi 08 Août 2008

http://french.irib.ir http://french.irib.ir

L'Islam, deuxième religion de Russie

Posté le 09.08.2008 par djamazz
L'Islam, deuxième religion de Russie 08/08/2008

L'Islam est en forte progression en Russie. Selon le site ‎d'Internet du réseau international d'informations, l'Islam ‎deviendra en 2050 la première religion en Russie. Selon Roman ‎Siyanitov, islamologue russe, l'Islam est actuellement la deuxième ‎religion du pays. Selon les chiffres officiels, près de 23 millions ‎de musulmans vivent en Russie. La campagne d'intoxication anti-‎islamique a fait l'effet inverse et les peuples expriment de plus en ‎plus leur désir de connaître davantage l'Islam. ‎
IRIB

Témoignages de France

Posté le 08.08.2008 par djamazz
Témoignages de France

Vous entrez sur le marché du travail, êtes-vous confronté à la précarité ?

LEMONDE.FR | 06.08.08 | 20h02 • Mis à jour le 06.08.08 | 20h02


Faites des études... c'est bien ça qu'on nous disait ? par Amandine
J'ai une licence et ça fait plus d'un an que je suis en interim. Effectivement, je trouve toujours rapidement du travail mais uniquement parce que je prends toutes les missions que l'on me propose, je change d'entreprise environ tous les trois mois avec une coupure d'un mois. Je ne sais jamais où je serais le lendemain, je n'ai pas de vacances. A l'heure actuelle, j'ai un petit peu plus du smic, autant dire rien et une fois toutes mes factures payées il ne me reste que 150 euros pour manger, sortir et m'habiller. Autant dire qu'avec ça adieu l'argent de côté, les vacances, tout ce qui peut avoir un lien avec le plaisir... On travaille pour survivre et non pour vivre... c'est pas ça la vie. Faites des études... c'est bien ça qu'on nous disait ?

* Deux emplois à temps partiel, par Carole Bisot

Je suis obligee de cumuler deux temps partiels pour pouvoir vivre. J'ai la chance d'avoir une hierarchie comprenant ma situation et qui me laisse des libertes au niveau de mes horaires mais cela n'aurait pas été possible dans toutes les entreprises. Le fait de cumuler deux emplois génère beaucoup de stress et demande une organisation irréprochable. Il est dommage de devoir en arriver là : je ne gagne que 1200 euros alors que je fais 40 h par semaine.

* On aimerait vous garder, mais on n'embauche pas en ce moment,, par Sandra

Ma vie professionnelle a commencé en 2000. J'étais alors BTS en alternance. J'étais à l'époque convaincue qu'un diplome Bac + 2 suivi en alternance me permettrait de trouver rapidement du travail. Je me suis lourdement trompée. J'ai commencé par faire de l'interim, de temps en temps, les missions débouchaient sur des CDD, parfois on me faisait même croire qu'il y aurait peut-être un CDI au bout, mais à la fin du CDD, c'était souvent la même rengaine : on aimerait vous garder, vous travaillez bien et on a besoin de quelqu'un, mais on n'embauche pas en ce moment, la politique de la maison, les actionnaires... Et hop, on repart vers une mission d'interim... J'ai aujourd'hui 28 ans, un CV bien rempli, des expériences à revendre, mais à part la précarité, on ne me propose rien.

* Le cycle infernal, par Laurent Vogin

Titulaire d'un Master2 en "management / gestion d'entreprises", j'abordais relativement confiant la transition vers le marché du travail. J'ai vite déchanté. Après une période de rodage à la recherche d'emplois, (CV, LM, entretiens, réseau etc.), j'ai mis 6 mois à décrocher mon premier poste en tant que conseiller commercial (guichetier) dans une grande banque. 15 jours après, j'enchainais pour le même poste dans une autre banque. Ils m'ont proposé au bout d'un mois une formation d'un an pour ce poste là en CDD. J'ai refusé, le poste et le salaire ne me convenaient pas. Grosse erreur. J'ai ensuite travaillé deux fois dans la même boîte de pompes funèbres en tant qu'"agent administratif" puis en interim de nouveau dans une grande banque, le tout pour à chaque fois, des remplacements. A l'arrivée, ma mission la plus plus longue a été d'un mois. Aujourd'hui, cela inquiète les recruteurs, pourtant, mes précédents employeurs ont à chaque fois été satisfaits de moi. C'est le serpent qui se mord la queue, du coup maintenant, je refuse les missions trop courtes. En mission longue, on m'a juste proposé le poste de magasinier. Pour l'instant, je m'autorise encore à refuser mais pour combien de temps ? Tout ceci est très décourageant.

* Le problème du mi-temps, par Elsa Huvet

Je suis employée en tant que chargée d'études marketing depuis deux ans au sein d'une entreprise de prestation de services. J'ai signé un contrat pour un CDI, un mi-temps de 20h/semaine. Début 2008, j'ai demandé passer à temps plein et, malgré les hauts bénéfices de mon entreprise, on m'a répondu que cela était impossible pour des raisons budgétaires. Je ne suis pas la seule dans ce cas au sein de mon entreprise et les postes à temps plein sont très difficiles à obtenir. Le problème du mi-temps est, bien évidemment, la rémunération, pas suffisante pour chercher un logement mais déjà trop importante pour obtenir des aides financières.

* La précarité des bac + 5, par Marielle Ndiaye

Depuis peu, la recherche d'un emploi est devenu une vrai bataille. Les employeurs exigent des jeunes diplomés des compétences qu'ils n'ont pas puisqu'ils n'ont pas d'expérience. De plus, le système est pervers, il faut une convention de stage, donc etre inscrit en Fac pour pouvoir trouver un stage en France. Le hic, c'est le prix de l'inscription entre 200 et 500 euros. (...) Conséquence: l'exil forcé en Angleterre. Arrivé la-bas, on est plein d'espoir, on dit qu'ici c'est le paradis. Au début, on accepte de faire des petits boulots, on accepte d'etre serveuse, métier qu'on exercait déja en France pour payer ses études. Mais tant pis, on fait preuve d'abnégation et on y retourne. Pour combien de temps ? 6 mois, 1 an, 3 ans. Et là on y est encore. Le plus dur, c'est lorsque les gens bien naifs vous disent: "tu as cherché au moins, avec tous les diplomes que tu as ?". Alors on leur montre la centaine de CV et lettres de motivation pour un stage envoyé en France, en Angleterre, en Suisse. On leur explique qu'il faut parler l'anglais mais aussi l'arabe, le chinois. Ils vous regardent un peu compatissant, s'en vont et on reste dans sa précarité des bac + 5. Sans oublier les petits encouragments d'usage, "t'inquiète pas, je suis sure que tu vas trouver". Je ne sais pas si je vais trouver un travail, mais il y a une chose de sure, c'est qu'ELLE, la précarité, elle m'a trouvée.

* Un monde difficile ! par Marie-Jeanne Pelissier

Voilà presque 2 ans que je travaille pour un bureau d'études en Environnement: aprés un long stage de 7 mois et 2 CDD de 4 mois, me voici en CDI avec moins de 1 500 euros par mois, pour de nombreuses heures et un niveau Ingénieur! Bien sûr, c'est positif, j'ai la chance de travailler! De nombreuses personnes issues de ma formation sont au chômage, nommés les "sudiplômés" ils vivotent en faisant de petits boulots (interim!) le temps que leurs espoirs s'amenuisent que la précarité devienne durable! C'est d'ailleurs ce chomage, l'argument principal de mon boss pour garder des salaires bas... Oui je travaille! mais je me sens précaire, je n'ai plus le temps, ni l'énergie de m'investir à côté. La précarité se vit aux portes des entreprises comme, bien souvent, à l'interieur, quand on pensait souffler un peu.

* Il a fallu que je vive dans ma voiture, par Matthieu Paulin

Je suis sorti de mes écoles en 2005 diplômé. Je cumule des CDD dans des société de graphisme, journaux, imprimerie mais je n'arrive pas à pouvoir trouver un CDI car les plans de restructuration des entreprises ou tout simplement l'attente des depart en retraite en 2011 / 2012. Je viens d'avoir 25 ans je vais peut être pouvoir avoir droit au RMI à la fin de mon CDD. Avant, aucune aide n'était possible pour moi. Il a fallu que je vive dans ma voiture pendant plusieurs longs mois ou que des personnes m'héberge sinon je serais a la rue aujourd'hui. Je suis retourné dans ma famille à Troyes car je n'avais pas assez d'argent pour pouvoir vivre et manger correctement.

* Docteur en CDD, par Céline P.

Comme beaucoup de mes collègues ayant fraîchement obtenu leur doctorat, me voilà en situation précaire en attendant de postuler dans les universités et autres institutions de recherche (CNRS, IRD, INRA, etc...). On doit bien manger et surtout rester dans le "milieu" si on veut avoir une chance pour les concours d'entrée! Pour ma part, je suis en postdoc aux Pays-Bas pour 6 mois, je touche 1 100 euros/mois (alors que j'avais 1 600 euros en thèse) et je n'ai pas un véritable contrat de travail (pas de cotisations sociales). Pour partir, j'ai dû me débrouiller seule, on m'a coupé les assedic sans compenser mon salaire et je n'ai pas eu droit à l'aide au déménagement car je partais pour l'étranger (vive l'Europe!). Aujourd'hui à 29 ans, j'en ai marre de devoir me trimballer partout sans pouvoir faire de projet d'avenir... et encore, je n'ai pas d'enfant! La "fuite des cerveaux", ça se comprend quand on voit le peu de reconnaissance de notre pays pour les jeunes docteurs. Et qu'on ne me dise pas que c'est à cause de ma discipline: je suis docteur en sciences de l'environnement (biologiste)... avec tout le tralala qu'on entend sur les questions d'environnement... commençons par aider les (jeunes) chercheurs!

* Payé correctement mais précaire quand même, par Antoine Gilbert

J'ai terminé mes études il y a deux ans (bac +5, master de recherche à l'EHESS) et aujourd'hui j'ai trouvé un job honorable qui me permet de ne pas angoisser chaque fin de mois et qui est assez épanouissant. Ma recherche d'emploi a duré par contre plus de 6 mois, à la fin desquels le désespoir commençait à pointer, mais j'ai finalement trouvé un boulot de chargé de mission en collectivité territoriale en Bretagne, pour un peu moins de 1800 € net par mois. Mais il est vrai que je ne suis qu'en CDD d'un an, qui vient d'être reconduit pour une nouvelle année. De perspective d'embauche pérenne, il ne semble pas être question, ma hiérachie me faisant comprendre qu'aucune ligne budgétaire n'a été prévu pour m'incorporer dans les effectifs. Je sais qu'au mois de mai prochain, je suis susceptible de perdre mon emploi. Je reste donc attentif aux offres d'emploi, dans l'espoir de trouver un poste en CDI, afin de me lancer dans des achats nécessitant crédit, que ma banque me refuse jusqu'ici sans autre forme de procès. Les baby-boomers partent en retraite, elles sont où les places qu'ils laissent vacantes ???

* Anticiper des revenus aussi variables demande beaucoup d'énergie, par Frédéric Bogero

Sans emploi depuis 18 mois, en stage de formation pour 1 an, l'incertitude est devenue ma principale préoccupation. Chaque emploi décroché ne valorise plus mon parcours professionnel, mais devient pure subsistance. Anticiper des revenus aussi variables demande beaucoup d'énergie. De plus, les pressions financières et psychologique augmente avec les intérêts bancaires, les décalages de paiement des soldes de tout compte, et aussi de par la traque incessante de l'ANPE/ASSEDIC que vous soyez ou non honnête. On guette sans cesse vos faux pas, vos faiblesses et de plus, on ajoute à cela la complexité des processus d'indemnisation, on complique les dossiers, et on vous noie dans des règlementations peu claires tout en usant de votre crédulité pour augmenter les délais d'obtentions de vos droits... afin de vous en priver après la date butoir. En somme le processus d'exclusion se perfectionne en vous culpabilisant.

* Des stagiaires à des postes autrefois en CDI, par Marc Delaunay

La précarité, dans mon secteur, l'édition, est assez massive. C'est un milieu qui ne paie pas bien, ni tout de suite. Il ne s'agit même pas de contraintes économiques : les chiffres d'affaire de l'édition française sont plutôt bons. Les "petits" CDI, d'assistant, notamment, étaient la première marche d'une carrière. Ils sont maintenant réservés aux stagiaires. Les annonces sont consultables : fréquemment, des stages de plus de six mois, et on vous demande un diplôme et une première expérience professionnelle. Ce sont en réalité de vrais jobs que, désormais, les entreprises ne paient plus. Pour ce qui me concerne, j'ai un master pro, mention très-bien et j'ai travaillé très dur, dans des conditions salariales loin de la morale et parfois très proches de l'illégalité, et de la part de grandes entreprises. Je viens de signer, cinq ans après mes débuts et pour mes trente ans, mon premier CDI. Il a fallu être solide...

* Journaliste débutant, cumulard de galères, par Pierre-Georges Grunenwald

Depuis quatre ans sur le marché du travail, je n'ai eu, depuis, que l'occasion d'occuper des postes à temps partiel, en CDD ou en intérim. Avant ça, bien évidemment, j'ai été stagiaire pour deux grands hebdo dont je tairais le nom. Ils m'ont employé sans me payer… Le métier de journaliste est souvent fait de piges, donc synonyme de précarité, mais cela semble s'instituer. Il est de plus en plus difficile de trouver un poste à temps plein et en fixe. A moins d'avoir le réseau qu'il faut, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Ou alors de travailler pour des gratuits et ne plus être, dans ce cas et d'un point de vue philosophique,journaliste… La presse est sinistrée. Certes. Mais il y a aussi surtout des profiteurs, des exploiteurs, des cyniques et des cumulards. Il suffirait de peu pour que les choses changent. Et ce dans bien des domaines.

* Vous connaissez le V.C.A.T. ? par Alexandre Parent

Et oui dans les DOM aussi toujours plus de précarité... J'ai un contrat de V.C.A.T (volontaire civil à l'aide technique), qui n'est pas un véritable contrat de travail et qui existe juste dans les dom. Pas de cotisations pour le chômage ni la retraite bref rien du tout. 1400€ net d'impôt car sans cotisations sociales. Bref un contrat très intéressant pour l'employeur (fonction publique)qui ne paye donc que 1400€. Mais ce contrat dure 2 ans maximum et après vous ne pouvez pas toucher le chômage. Ici en Guyane, la fonction publique emploie de plus en plus de vcat et de moins en moins de vacataire (car ils sont payés plus car ils cotisent pour la retraite et le chômage). Après deux ans dans la fonctions publique je ne serais donc pas comptabilisé comme chômeur car je n'est pas un contrat de travail, je suis sois dix ans "volontaire" !

* En finances, le marché est sursaturé, par Augustin

Je suis pour ma part entré dans ce qui semblait il y a encore un an, une voie très dégagée pour un emploi solide : la finance de marché. En sortant de mon master, nous racontaient tous les journaux (dont le votre), les employeurs se battent pour nous recruter à des salaires faramineux. La réalité à laquelle j'ai été confronté, une crise des "subprimes" plus tard, est toute différente : un marché sursaturé, des stages en nombre limité qui laissent même (inédite configuration) certains de mes camarades sur le carreau. A l'issue de ces stages, l'embauche est rare. Les formes atypiques d'emploi se développent, et il devient presque impossible de trouver autre chose que des VIE (volontariat international à l'étranger) "qu'on convertira en vrai contrat de travail dès qu'on aura de l'argent". Je n'écris pas ceci pour me plaindre. Mais si même les privilégiés (la pseudo-"élite de la France") ont ce genre de difficulté à trouver un emploi stable, je préfère ne pas m'imaginer le destin de ceux qui ont moins de qualification, et sont soumis à l'arbitraire d'un marché du travail qui n'a malheureusement que trop le choix, eu égard au nombre de demandeurs d'emploi

* La fonction publique d'Etat, par Virginie Guibert

Je viens de décrocher mon premier vrai emploi après 5 ans d'étude, et 6 mois de chomage. Je travaille dans le secteur public : mes employeurs m'ont d'abord proposé un CDD de 2 mois puis comme la structure ferme l'été pendant 3 semaines , je suis actuellement sans contrat jusqu'au 1er septembre. Ensuite j'aurai un contrat d'un an renouvelable 5 fois car je suis sous la coupe du droit public. Je dois déménager, payer une caution et des frais d'agence mais je n'ai à ce jour, aucune preuve de mon futur contrat d'un an. Heureusement que mes parents peuvent être encore et toujours caution.

* Stagiaire invisible, par Lisa Charlotte

J'entame en ce mois d'août mon 14e mois de stage sur une période de 3 ans. C'est ma 4e entreprise, avec un stage en cabinet d'avocat en plus. L'indémnité de stage n'a jamais été mirobolante, dans aucun de ces stages mais c'est surtout le traitement humain qui a changé. Dans l'entreprise dans laquelle je suis actuellement, il y a 25 % de stagiaires. Tous les salariés parlent des vacances qu'ils ont pris ou vont prendre. Nous nous n'avons pas le droit à des vacances, ou alors les jours d'absence sont décomptés sur notre indemnité. Ce qui est choquant, c'est que personne ne semble même envisager que nous avons également besoin de vacances. Nous travaillons autant que des salariés, pour 400 € par mois, mais nos conditions de travail ne sont pas les mêmes. Tout n'est pas justifié par la "formation" donnée. Surtout au bout de 14 mois d'expérience professionnelle.

* Précarité déguisée, par Jérôme de Ferran

Moi, je suis commercial salarié cdi vrp... 35h ? Connais pas. Jours de repos ? Connais pas. Principe simple, mon salaire chaque début de mois est de 0 francs, je dois le "construire" moi même sans garantie. Un minimum légal de 1200 euros brut mais dont je suis redevable le mois suivant si je n'arrive pas à le gagner. Autant dire que si je ne réussi pas chaque mois, je n'ai plus qu'à démissionner tant je serais endetté auprès de mon employeur pour qui suis corvéable à merci. Du coup, certains employés ne leur coûte rien, ils travaillent sans interruption et sont débiteurs chez leur propre enployeur!!! Je travail 11h00 par jours, je n'ai plus de vie social et nous sommes des milliers dans ce cas. Je ne peux avoir aucun projet même à court terme. Nous ne sommes pas comptabilisés dans les "précaires" et pourtant nous existons.

appel temoignage

le Monde

Réponse du Mouvement montréalais pour la vérité sur le 11 septembre

Posté le 07.08.2008 par djamazz
Canada: Le NPD et le 11 septembre

Réponse du Mouvement montréalais pour la vérité sur le 11 septembre

par Nicolas Abesdris

Mondialisation.ca, Le 5 aout 2008
Le Devoir


Dans un article paru en page couverture du samedi 26 juillet 2008, intitulé « 11-Septembre - Le NPD est associé aux conspirationnistes », Le Devoir fait part à ses lecteurs du dépôt à la chambre des communes de la pétition du « 9/11 Truth », présentée par la députée NPD de Vancouvers-Est, Libby Davis. (1)

Cette pétition, signée par plus de 500 canadiens et qui continue d'être signée par un plus grand nombre de citoyens jour après jour, demande l'ouverture d'une enquête canadienne, indépendante et non partisane, pour expliquer la mort de 24 canadiens tués lors de cet attentat.

Ces 500 canadiens ne sont d'ailleurs pas seuls. Au Japon, le sénateur Fujita de l'opposition au parlement a présenté les questions du mouvement pour la vérité, le 9 janvier dernier. (2) En Italie, l'ancien président de la république Francesco Cossiga a affirmé qu'il est connu au sein des services secrets Italiens que les attentats du 11 septembre ont été préparés et organisés par la CIA. (3) En Belgique, ces mêmes interrogations ont été présentées à huis clos au parlement européen de Bruxelles. Après presque sept années, le nombre de gens qui ont vu à travers les mensonges officiels n'a cessé d'augmenter, atteignant une proportion toujours plus grande de la population mondiale. Dans chaque grande ville s'organise un véritable mouvement social pour demander la réouverture de l'enquête.

Or, il faut bien comprendre que l'événement du 11 septembre 2001 est un événement charnière de la politique américaine et, partant, de la politique mondiale. Sur la base de cet attentat, supposément provoqué par des groupes extrémistes musulmans « because they can't stand our freedom » (Bush dixit), les États-Unis ont mis en place la doctrine préemptive, ont justifié l'entrée en guerre contre l'Afghanistan et par la suite contre l'Irak, puis menacent maintenant d'entrer en guerre contre l'Iran. Des centaines de canadiens ont depuis été envoyés en Afghanistan et on compte maintenant pas moins de 88 décès parmi les militaires canadiens. (4) Pour « protéger le peuple américain contre le terrorisme », les droits civils ont été bafoués, la torture a été légalisée, la convention de Genève a été remisée au placard, l'écoute électronique illimitée est maintenant légalisée, et l'Habeas Corpus est aujourd'hui à l'agonie. Le droit à un procès équitable par les pairs et l'obligation d'un mandat signé par un juge avant d'autoriser une détention sont maintenant choses du passé.

Au Canada, le gouvernement utilise le choc de cet événement pour implanter ses idées néo-conservatrices : Harper annonce des dépenses de 490 milliards de dollars d'ici 2028 en dépenses militaires, (5) emboîtant ainsi le pas à son grand allié Bush et aux néo-conservateurs. Un accord entre le Canada et les États-Unis vient d'être signé, permettant aux militaires américains d'intervenir légalement dans nos eaux territoriales et sur nos terres, ainsi que d'y arrêter sans mandat les citoyens canadiens soupçonnés de « terrorisme ». (6)

Comme l'a démontré Naomi Klein dans son dernier livre « La stratégie du choc, la montée d'un capitalisme du désastre », l'élite capitaliste utilise souvent les évènements chocs de l'histoire pour implanter le libre marché sauvage et avancer la privatisation au détriment des classes moyennes et pauvres - allant même parfois jusqu'à provoquer ces évènements.

Le 11 septembre fut l'un de ces évènements pivot, lançant les divers pays industrialisés du monde dans une nouvelle vision manichéenne de la réalité : occident contre orient, américains contre terroristes musulmans, bien contre mal. « If you aren't with us, you are against us » a proclamé W. Bush lors de sa déclaration de guerre contre l'Afghanistan.

Il nous apparaît donc critique de poser la question : qu'en est-il de cet attentat? Comment sont véritablement décédées les 3000 victimes du 11 septembre et, plus particulièrement, les Canadiens qui s'y trouvaient ce jour là? Est-il « farfelu » de désirer enquêter, au moins une fois, sur la mort de 24 canadiens?
Car, n'en doutez pas, aucune réelle enquête n'a été effectuée sur cet attentat à ce jour.

Ainsi, pourquoi la commission d'enquête Kean-Hamilton a-t-elle systématiquement refusé d'interroger les pompiers et les survivants? Pourquoi cette commission d'enquête, qui a été ouverte pas moins de 440 jours après l'événement, n'a-t-elle même pas eu accès aux décombres? Pourquoi Bush et Cheney n'ont-ils même pas eu à témoigner sous serment? Pourquoi l'administration Bush a-t-elle tout fait pour bloquer l'enquête? Pourquoi s'est-elle assurée de faire fondre les restes de l'acier structurel des trois tours du complexe WTC qui se sont effondrées seulement trois jours après l'attentat? Pourquoi a-t-elle confisqué toutes les vidéos du Pentagone? Pourquoi a-t-elle tenté de dissimuler tous les témoignages des pompiers? Pourquoi a-t-elle classifié les plans du WTC?

Après 935 mensonges répertoriés de l'administration Bush (7), ne peut-on se demander pourquoi le gouvernement canadien a cru bon de croire aveuglement aux explications peu crédibles de l'administration Bush concernant cet événement? Car si l'on examine attentivement les événements de cette journée tragique, on s'aperçoit que la version officielle offerte par l'administration Bush a été modifiée de multiples fois au gré des inconsistances que des observateurs ont relevées. Ainsi :

- Au moins 6 des 19 terroristes identifiés par le FBI en moins de trois jours sont vivants. (8) Ils ont contacté leurs ambassades et leurs noms, leurs photos ainsi que leurs dates de naissance ont été confirmés. Ils ont même été interrogés par le London Télégraphe et la BBC. Comment peuvent-ils s'être suicidés dans ces attentats kamikaze - comme nous l'affirme le FBI - et être vivants en même temps? Le FBI maintient pourtant sa version des faits. Le gouvernement canadien devrait voir la nécessité de s'assurer de la culpabilité de ces 19 personnes - et le cas échéant, de trouver les véritables coupables.

- Entre septembre 2000 et juin 2001, 67 interceptions ont été effectuées - toutes avec succès - dans le ciel des États Unis auprès d'avions de ligne ayant dévié de leurs couloirs de vol ou ayant perdu le contact avec la tour de contrôle. Cette procédure d'interception prévoit l'envoi de deux chasseurs de combat en moyenne après moins de 10 minutes d'une urgence aérienne. Ces chasseurs doivent regarder dans le cockpit de l'appareil en défaut, essayer toutes les fréquences de contact, utiliser les signaux lumineux, assister les pilotes et escorter l'avion vers un site d'atterrissage d'urgence. (9) Le 11 septembre, cependant, alors que les avions détournés ont passé plus d'une heure dans l'espace aérien le mieux protégé de la planète, pas un seul chasseur n'a même été déployé. Pourtant, la base militaire Andrew, à moins de 10 minutes du Pentagone, avait des chasseurs prêts à décoller. (10) Pourquoi tous les intervenants de la défense aérienne américaine ont-ils été promus ou récompensés?

- Le building WTC7, un édifice de 47 étages, s'est effondré à 17h20, exactement en 6.5 secondes, et présente 100% de toutes les caractéristiques d'une démolition contrôlée. Curieusement, la BBC rapportait l'effondrement total de ce building avec 20 minutes d'avance. (11) Pourtant, un effondrement vertical et à la vitesse de la chute libre ne peut être expliqué que par l'utilisation d'explosifs. Comment une structure endommagée de façon asymétrique pourrait-elle s'effondrer de façon symétrique, dans le chemin de plus grande résistance, sans apport énergétique extérieur? Ainsi, un effondrement du WTC7, expliqué selon la version officielle, violerait la deuxième loi de la thermodynamique, ainsi que la loi de la conservation de l'énergie. De nombreux scientifiques ont publié à ce sujet : Steven Jones, PhD en physique, Richard Gage, ingénieur de 20 ans d'expérience, Kevin Ryan, chimiste chez Underwriters Laboratories (l'entreprise qui a certifié que les structures d'acier du WTC étaient conformes aux normes de résistance des matériaux requise pour les incendies), et plusieurs centaines de scientifiques, regroupés dans les sites Internet du groupe des « Scholar for truth and justice », « Engineers and architects for truth » et « Patriots question 911 ». Un article scientifique, révisé par les pairs, a aussi été publié dans le « Open Journal of civil engineering » de Bentham (12) et un autre à l'American Physical Society meeting, par le Dr. Crockett Grabb, de l'université d'Iowa. (13)

- Des centaines de témoignages des pompiers de New York, recueillis et enfin publiés par le New York Times suite à une poursuite contre le gouvernement Bush en « Freedom Of Information Act », révèlent la présence d'explosions secondaires dans les tours jumelles. (14) La bande audio des pompiers fait aussi état d'un feu faible et facilement maîtrisable, ainsi que d'une structure encore parfaitement stable à peine quelques secondes avant l'effondrement total de la structure. Des dizaines de survivants ont aussi vécu ces explosions dans les fondations, ressenties avant l'impact des avions. Aucune mention n'est faite de ces témoignages, pourtant critiques, dans les seuls ouvrages défenseurs de la version officielle : le rapport de la commission Kean-Hamilton, (dirigée par Zelikow, un membre du cabinet Bush) et le rapport de NIST (affilié au gouvernement et payé par ce dernier.) La loi sur la conservation du moment angulaire est aussi apparemment violée lors de l'effondrement de la tour sud, alors qu'on voit sur les vidéos le haut de la tour pivoter, puis annuler à mi-course sa rotation pour tomber verticalement en poussière. (15)

Le « Mouvement pour la vérité » prend-il alors, comme le prétendait l'article du Devoir, des « raccourcis avec les faits » ? Ou bien sont-ce plutôt ses détracteurs, qui choissent uniquement les théories les plus farfelues trouvées sur l'Internet, évitant soigneusement d'adresser les points centraux des demandes du mouvement et d'appuyer la réouverture d'une véritable enquête?

Il est clair que cet évènement attise les passions et que les questions que soulèvent ces constats sont consternantes. Dans un tel contexte, on ne peut qu'applaudir le journal Le Devoir, qui a pris la peine de publier un article de première page sur cette pétition. Cependant, dans un monde où le journalisme d'enquête se perd et où ce journal reste l'un des derniers bastions de la pensée critique, il est triste de constater l'angle partial adopté dans cet article, qui s'évertue à ridiculiser le « mouvement pour la vérité » et à l'associer à de la « conspiration ». Nous demandons donc au journal Le Devoir de faire suite à sa réputation de leader en journalisme d'enquête et d'oser, d'une part, publier cette lettre ouverte et, d'autre part, nous accorder une entrevue. Ainsi, il lui sera possible de véritablement se renseigner sur le sujet et d'offrir à ses lecteurs une couverture objective de cet événement.

Nous voulons aussi féliciter la députée NPD, Libby Davis, d'avoir eu le courage de déposer cette pétition et de faire ainsi son devoir de représenter ses concitoyens, malgré la pression politique reliée à cet événement. Nous espérons que le journal Le Devoir aura le courage de suivre ses traces et d'agir conformément aux principes de son fondateur, Henri Bourassa : « [...] comme les principes et les idées s'incarnent dans les hommes et se manifestent par les faits, nous prendrons les hommes et les faits corps à corps et nous les jugerons à la lumière de nos principes. » (16)


Nicolas Abesdris, Jean-Philippe Décarie-Mathieu, Simon Ritchotte, Michael Pengue
Pour le mouvement montréalais pour la vérité sur le 11 septembre
www.mtl911truth.org

Références:

(1) - « 11 septembre - le NPD est associé aux conspirationnsites » http://www.ledevoir.com/2008/07/26/199323.html
(2) - « Main Japanese Opposition Party Questions 9/11 in Parliament » http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7803
(3) - « Osama-Berlusconi? "Trappola giornalistica" » http://www.corriere.it/politica/07_novembre_30/osama_berlusconi_cossiga_27f4ccee-9f55-11dc-8807-0003ba99c53b.shtml
(4) - « Un 88e soldat canadien perd la vie en Afghanistan » http://www.cyberpresse.ca/article/20080719/
CPACTUALITES/80719012/1019/CPACTUALITES
(5) - « Peter MacKay dévoile sa stratégie de défense » http://www.cyberpresse.ca/article/20080620/CPACTUALITES/
80620220/-1/CPACTUALITES
(6) - « La souveraineté du Canada menacée: la militarisation de l'Amérique du Nord » http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6736
(7) - « Study: Bush, aides made 935 false statements in run-up to war » http://www.cnn.com/2008/POLITICS/01/23/bush.iraq/
(8) - "Resurrected Hijackers: Suicide Hijackers Identified by the FBI Proclaim Their Innocence" http://911research.wtc7.net/disinfo/deceptions/identities.html
(9) - "FAA Aeronautical Information Manual", section 5-6-1, "National Security" http://www.faa.gov/airports_airtraffic/air_traffic/publications/
atpubs/AIM/Chap5/aim0506.html
(10) - "Multiple Failures of the Air Defense Network to Protect New York City and the Capital" http://911research.wtc7.net/planes/defense/index.html
(11) - "BBC's Premature Announcement of WTC 7's Collapse" http://www.wtc7.net/bbc.html
(12) "Fourteen Points of Agreement with Official Government Reports on the World Trade Center Destruction" - The Open Civil Engineering Journal, 2008, 2, 35-40 - Steven E. Jones, Frank M. Legge, Kevin R. Ryan, Anthony F. Szamboti, and James R. Gourley http://www.bentham-open.org/pages/content.php?TOCIEJ/2008/
00000002/00000001/35TOCIEJ.SGM
(13) - "Physics & Collapse of the South Tower of WTC" http://www.sealane.org/writings/PhysSTFall.html
(14) - "Reports of Sights and Sounds of Explosions in the Oral Histories" http://www.911research.com/wtc/evidence/oralhistories/explosions.html
(15) - "Disappearing Angular Momentum" http://911research.wtc7.net/wtc/analysis/collapses/shattering.html
(16) - « La presse écrite au Canada » Claudine Auger et Laurent Lapierre http://www.gestiondesarts.com/index.php?id=1771

Articles de Nicolas Abesdris publiés par Mondialisation.ca

Le martyre d'un adolescent palestinien en Cisjordanie

Posté le 05.08.2008 par djamazz
Le martyre d'un adolescent palestinien en Cisjordanie 05/08/2008

Un adolescent palestinien a trouvé le martyre en ‎Cisjordanie. "Youssof Amirah, adolescent de 16 ans, a ‎succombé, aujourd'hui, lundi, à ses blessures. Il avait été ‎blessé, jeudi dernier, à la tête, par les balles des militaires ‎israéliens, lors des manifestations anti-sionistes du village de ‎Na'lein, en Cisjordanie.", ont rapporté les sources ‎hospitalières palestiniennes, citées, par l'AFP. Sachez, par ‎ailleurs, que les militaires israéliens ont fait une incursion, ce ‎matin à l'aube, dans Naplouse et Bethléem, en Cisjordanie, ‎avant d'enlever 13 civils palestiniens. Les sources médicales ‎palestiniennes ont, également, fait état de la mort de deux ‎femme malades habitant à Gaza, leur transfert en dehors de la ‎région ayant été empêché par les forces du régime sioniste. ‎C'est ainsi que le nombre des malades palestiniens, victimes ‎du blocus de Gaza, s'est alourdi passant à 227. A noter que, ‎malgré la trêve conclue entre le régime sioniste et le Hamas, ‎les forces du régime sioniste ont fait tomber en martyrs pas ‎moins de 7 Palestiniens, durant le seul mois de juillet.‎
IRIB

Ni un officier, ni un gentleman

Posté le 05.08.2008 par djamazz
Ni un officier, ni un gentleman

Le Général de Brigade Moshe «Chico» Tamir est un père dévoué et affectueux qui a permis à son fils de 14 ans, de conduire un véhicule tout-terrain de l'armée. En tant qu'organisation respectueuse de la Loi, les Forces de « Défense » Israélienne ont enquêté sur l'incident, le qualifiant de «grave». En conséquence, la promotion de Tamir a été mise de côté et il pourrait bien être inculpé. Certes, un commandant de brigade qui a tenté de dissimuler l'accident de son fils par un mensonge mérite d'être puni.

Par Gideon Levy


Ni un officier, ni un gentleman
Mais le commandant de Brigade de Gaza mérite beaucoup plus pour des actes bien plus graves - des actes que le monde définit comme crimes de guerre et pour lesquels personne n'a été tenu pour responsable.

J’aimerais que Tamir, le père dévoué, puisse rencontrer une jeune fille du même âge que son fils adoré, dont le monde s’est écroulé lorsqu’elle avait 14 ans. Je l'ai vue en deuil en Novembre 2006, dans la cour de sa maison détruite à Beit Hanoun.

Islam Athamneh a perdu huit membres de sa famille: sa mère, sa grand-mère, son grand-père, des tantes, des oncles et des cousins. Ils ont fui leur maison quand elle a été bombardée par un obus et ils ont été tués par une autre attaque. Abdullah, son frère de 3 ans, a eu les jambes coupées. Islam, dont le père était décédé quelques années plus tôt, est devenue orpheline.

Les soldats qui ont tiré les 11 obus sur les maisons de Beit Hanoun étaient sous le commandement de Tamir, le père dévoué qui laisse son fils prendre un Tomcar pour faire une virée. 22 personnes ont été tuées dans le bombardement et 40 autres ont été blessées. La plupart ont dû être amputées ou ont été blessées à la tête.

C’était Tamir, le commandant de Brigade de Gaza, qui était responsable de ces atrocités, mais les FDI l’ont rapidement lavé de toute responsabilité. Au lieu de cela, ils ont accusé un composant électronique défectueux dans le canon. C’était une puce, et non Chico, qui était à blâmer.

Au cours des sept jours qui ont précédé le bombardement odieux qui violait le droit international, les soldats de Tamir ont réussi à tuer 80 Palestiniens, dont 40 civils innocents, dans le cadre de l'opération Nuages d'Automne.
Leur sang et leur mort étaient insignifiants comparés à l’affaire du Tomcar, dans la mesure où l'armée était en cause. Après tout, que valent des meurtres de masse à côté de la conduite illégale d’un véhicule tout terrain ?

S’il est inculpé, ce ne sera pas la première fois que Tamir sera jugé par un tribunal. Au cours de l'été 2002, alors qu'il était commandant de la Brigade Golani, ses soldats ont tiré un obus sur un marché de Jénine. Cela aussi est un crime de guerre, mais pas pour Israël. Un vendeur de 53 ans et trois autres enfants - dont deux frères - sont morts dans le bombardement. Ils avaient aussi des pères qui aimaient leurs fils, tout comme Tamir aime le sien.

L'avocat général de l’armée a estimé que Tamir s'était rendu coupable de négligence, mais un tribunal l’a disculpé de toutes les accusations.

Quelques semaines plus tard, les tanks de Tamir ont tiré un obus sur le même marché. Cette fois-ci, ils ont tué un vendeur qui chargeait des oignons dans sa 504 Peugeot.

L’ancien chef des FDI, Moshe Yaalon, a dit au sujet de cet officier et gentleman qu’il avait besoin de "rééducation" en raison de problèmes disciplinaires endémiques dans sa brigade.

L’homme qui se vantait que sa brigade se comportait comme des Rottweilers, qui pensait qu’il fallait être encore plus violent à l’égard des Palestiniens, qui déclarait que les destructions causées par ses soldats dans le camp de réfugiés de Jénine ne "lui posaient pas de dilemmes moraux", va enfin être puni.

Et pour quoi ? Pour un Tomcar. Et que risque-t’il ? Pour l'ensemble de ses méfaits, cet homme pourrait bien être lavé de tout blâme car il est considéré comme un officier "respecté et important" de l'armée.

Source : http://www.haaretz.com/hasen
Traduction : MG pour ISM

Mardi 05 Août 2008

La facilité d’accès aux sites pornos dans les cybercafés en Algérie

Posté le 03.08.2008 par djamazz
La facilité d’accès aux sites pornos dans les cybercafés en Algérie inquiètent les parents des jeunes internautes algériens.

samedi 2 août 2008.

Les sites pornos accessibles en Algérie. (JPEG) Les bienfaits de l’Internet ne sont plus à prouver, comme ses méfaits d’ailleurs. A chaque médaille, son revers. Dans cette optique, une étude sociologique réalisée par des chercheurs et des professeurs de l’université d’Alger vient de démontrer l’impact négatif de l’Internet sur la santé mentale et l’équilibre psychique des jeunes internautes en Algérie. Préférant la climatisation d’une salle d’Internet aux rayons doux du soleil, 60 % des enfants de la capitale se sont habitués aux cybercafés. En effet, les résultats de cette recherche indiquent que plus de 40 % des enfants algérois, qui fréquentent régulièrement les cybercafés, sont « accros » des sites pornographiques. Ce constat, aussi amer et dramatique soit-il, lève un pan de voile sur une autre réalité aussi dure et acre. L’absence de tout contrôle et de toute surveillance parentale. Les conclusions de cette étude sont décisives. Plus de 80 % des parents n’exercent aucun droit de regard sur les sites Internet que leurs enfants visitent, alors que 62 % les encouragent à fréquenter les cybercafés en cette période d’été. L’impression de ne pas maîtriser l’utilisation des outils numériques suscite deux réactions extrêmes : interdiction ou liberté totale. Cette attitude est justifiée par certains parents par les spécificités propres à ces espaces de communication. « Les cybercafés sont des cercles fermés pour adolescents. Mon enfant refuse que je l’accompagne. »

Le prétexte premier des enfants pour naviguer sur Internet en Algérie reste, selon les sondés, la réalisation de travaux et de devoirs scolaires. Par ailleurs, le Chatt reste le moyen de communication préféré de 38 % de ces jeunes internautes, note cette recherche scientifique. Une grande partie de ces enfants interrogés ont affirmé avoir reçu, en chattant, des « propositions financières pour pratiquer le sexe graduellement ». Ces propositions viennent de personnes adultes et des adolescentes. Les rédacteurs de cette étude mettent en garde, dans leurs conclusions, contre l’excès d’utilisation de l’Internet par les enfants en Algérie. Ils estiment que ces salles ont une dimension purement commerciale. Preuve en est que chaque enfant débourse en moyenne 100 dinars par jour dans les cybercafés. Concernant le système de contrôle parental, il a signalé qu’il demeure ignoré par les parents qui installent l’Internet chez eux. Selon les dernières statistiques, l’Algérie compte environ 7 000 cybercafés. Mais, comment peut-on inciter les gérants des cybercafés à prendre conscience du danger de certains sites ? A cette question, certains spécialistes proposent que « l’Etat s’intéresse aux cybercafés, en prêtant attention à leurs problèmes et en les encourageant à proposer des services qui vont dans le sens de la mise en oeuvre de cette technologie d’information. » Ils suggèrent de « doter les cybercafés d’un système de contrôle pour bloquer les sites interdits. Il faut aussi former les gérants des cybercafés à l’utilisation de cet outil. Leur montrer comment orienter un internaute sur les sites requis, le guider dans son travail de recherche, leur apprendre à filtrer les sites qui ont un effet néfaste sur les jeunes utilisateurs, etc. ».

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant
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