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bof, tous ces imposteurs seront bientôt très éprouvés par dieu, la majorité d'eux disparaitra, leur monde maud...
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Par gg, le 01.11.2009
ron paul ? un autre robot de la haute finance ?
on s inquiete de briser le dollard et les vies humaines qu o...
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Par justicier, le 19.10.2009
c est l horreur commise par ces monstres genocidaires qui emploient tous les moyens pour exterminer les pauvr...
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Par justicier, le 16.10.2009
les pays d’afrique et d’amérique latine ont-ils d’autres choix que de compter sur eux-mêmes? de savoir placer ...
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Par Saïd LOUKIL, le 11.10.2009
salam ! la grandeur humaine chez certains hommes celebres n a rien a voir avec leurs origines !! dieu guide v...
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Par justicier, le 09.10.2009
didier votre commentaire temoigne de votre humanisme et votre sens de justice ! faut agir autour de vous pour ...
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Par justicier, le 09.10.2009
salam !! parler d honneur avec des sionistes ?? des gens depourvus de tout humanisme ; des monstres maudits ...
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Par divine, le 09.10.2009
bonjour,
je suis francais et j'ai honte des positions politique de mon pays, ils ne pense pas plus loin que...
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Par didier, le 27.09.2009
salam alaykoum,
les "initiés" apprécieront la floppée de symboles nazilluminati sur les logos de leurs prod...
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Par bagdad, le 26.09.2009
allaho akbar !! si ces analyses sur d eventuelles guerres sur la planete s averent vraies; ce sera surement ...
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Par justicier, le 16.09.2009
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Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour :
06.11.2009
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Réchauffement ou refroidissement mondial : La glace disparaît-elle vraiment ? par F. William Engdahl | |
Mondialisation.ca, Le 27 septembre 2009 | |
Le Président Obama vient de faire un appel grandiloquent aux Nations Unies en faveur de mesures mondiales visant à réduire considérablement ce qu'il appelait « la menace climatique, » l’euphémisme actuel pour ce qui est plus communément connu sous le nom de Global Warming, une théorie selon laquelle les émissions de CO2 des voitures, des usines à charbon et de toute autre source d’origine humaine, seraient la cause d’un tel réchauffement terrestre, que les calottes polaires fondent de manière irréversible et menacent d'inonder un quart ou plus de la surface des terres. Une seule chose coince dans le scénario dramatique de M. Obama : il est complètement bidon scientifiquement. Depuis 2007, les calottes polaires ont grossi, pas fondu, et la Terre se refroidit au lieu de se réchauffer. Au cas où la trouille de crever d’une grippe charcutière inventée ne suffirait pas, les racontars dantesques des médias des trois coins du globe, comme BBC ou CNN, présentent la fonte des icebergs de façon suffisamment dramatique pour infliger des nuits d’insomnie. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a même fait dernièrement un appel en se tenant debout sur la banquise arctique, affirmant que les émissions de CO2 provoquaient la fonte de « 100 milliards de tonnes » de glace polaire chaque année, de sorte que, dans 30 ans, l’Arctique pourrait être « ice-free » (sans glace). Une organisation, le WWF, affirme que la fonte glaciaire arctique est si rapide que, dans quatre-vingt ans, le niveau de la mer pourrait s’élever de 1,2 mètres, provoquant des « inondations qui affecteront un quart du monde. » He bien ! Ça fout les jetons. Goodbye Hambourg, New York, Amsterdam... Le coup de pub de Ban Ki-moon a été habilement orchestré. Il n’a pas dit que son bateau n’a pu arriver qu’à 700 miles du Pôle Nord à cause de la glace. Ni qu'il a monté sa cascade en été, au moment où la glace arctique fond systématiquement avant de se reformer en début septembre. La réalité concernant les glaces arctiques est très différente. Bien que quelque 10 millions de kilomètres carrés de banquise fondent chaque été, chaque septembre l'Arctique recommence à geler. La surface glaciaire est aujourd’hui supérieure de 500.000 km² à ce qu'elle était à la même époque l'an dernier, qui faisait elle-même 500.000 kilomètres carrés de plus qu'en septembre 2007, le point le plus bas enregistré récemment (voir la cryosphère d’aujourd’hui de l'Université de l'Illinois : En avril prochain, après des mois d’obscurité, elle sera de retour sur 14 millions de kilomètres carrés ou sans doute plus. Comme le fait remarquer l'écrivain scientifique britannique Christopher Booker, « même si toute la banquise fondait, cela n’élèverait pas plus le niveau de la mer que la fonte d’un cube de glace dans un gin tonic ne dilate le volume du liquide dans le verre. »
Rayons de soleil provenant de concombres ? La campagne actuelle d’hystérie du réchauffement mondial est menée à grand renfort de publicité par des politiciens et des intérêts particuliers, comme Goldman Sachs et d'autres compagnies financières de Wall Street, qui ne font que récolter les milliards de la négociation des nouveaux contrats à terme de l’instrument financier du crédit [d’émission] de carbone. Ils font un foin tout azimut pour effrayer le monde au sommet sur le réchauffement mondial de décembre à Copenhague, le successeur de l’accord de Kyoto sur la réduction des émissions de CO2. On a estimé que la facture du réchauffement mondial préconisée par Barack Obama et ses patrons de Wall Street, votée par la Chambre des représentants, mais pas par le Sénat plus prudent, coûterait au contribuable quelque mille milliards de dollars. Au Royaume-Uni, où le Premier ministre britannique Gordon Brown anime la parade du réchauffement planétaire, la BBC et la Royal Society agitent des combines de « génie climatique » dingues, dont la mise en place de miroirs spatiaux pour dévier les rayons du Soleil, ou un revêtement routier avec des arbres artificiels pour aspirer le CO2 de l'air, le retirer et l’enterrer dans des trous. Ça pourrait peut-être fournir du travail aux quelques milliers de Britanniques mis au chômage par les ravages de la dernière débâcle financière, mais ça ne ferait rien d'autre que jeter l'argent du contribuable déjà soumis à rude épreuve par les renflouages bancaires. La farce entière a été comparée à la satire de Jonathan Swift, quand Gulliver rencontre un personnage fictif en train d’essayer d’extraire des rayons de soleil des concombres. Une nouvelle étude importante, publiée dans le réputé Journal of Geophysical Research de l’American Geophysical Union, Influence de l'Oscillation Australe sur la Température de la Troposphère, des scientifiques JD McLean, C.R. de Freitas de l'École de Géographie, Géologie et Sciences Environnementales de l’Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande et de R.M. Carter, confirme qu'au cours des cinquante dernières années, depuis 1950, 81% des changements climatiques tropicaux peuvent être pleinement imputés au phénomène météorologique du Pacifique connu sous le nom d’El Niño. Et les 19% restants sont liés à l’intensification du rayonnement solaire. Aucune émission d’origine humaine n’a joué de rôle. Les climatologues et les astrophysiciens considèrent qu’El Niños, qu’ils appellent Oscillation Australe El Niño ou ENSO, est en relation avec les éruptions de l'activité solaire qui se produisent périodiquement. Selon le Dr Theodor Landscheidt Schroeter, de l'Institut Canadien d’Étude des Cycles de l'Activité Solaire, ENSO est la « source la plus énergique de la variabilité naturelle du système climatique mondial. Pendant la grave manifestation d’ENSO de 1982/1983, quand la surface de la mer au large du Pérou s’est réchauffée de plus de 7°C, on a découvert qu'il existe des liens étroits avec les conditions météorologiques dans d'autres régions, comme les inondations en Californie et l’aggravation de la sécheresse en Afrique, par exemple. » Landscheidt ajoute, « El Niño et La Niña sont si assujettis à des effets de forces externes provenant de l'activité variable du Soleil, que ça explique la quasi-totalité des irrégularités d’ENSO et rend possible la prévision à long terme, au-delà de la limite d’un an. Ce n'est pas une simple théorie. Mes prévisions sur les deux derniers épisodes d’El Niño se sont avérés justes et celles du dernier ont été faites plus de deux ans avant l'événement... » El Niños est lié à des inondations, sécheresses et autres perturbations climatiques, dans de nombreuses régions du globe. Dans l'océan Atlantique, les effets ont un retard de 12 à 18 mois sur ceux du Pacifique. Ils ont tendance à se produire tous les trois à huit ans. La Niña est associée aux phases de refroidissement des cycles de l'océan Pacifique. Selon l’US National Oceans and Atmospheric Administration, en Amérique du Nord, El Niño produit des hivers plus chauds que la moyenne dans les États du Haut-Midwest et du Nord-Est. Au cours de la phase d'oscillation El Niño, la Californie et le sud-ouest des États-Unis deviennent nettement plus humides, tandis que le nord du Golfe du Mexique et les États mexicains du nord-est sont plus humides et plus froids que la moyenne. En Asie et dans certains endroits de l'Australie, El Niño crée des conditions plus sèches et augmente les feux de brousse. Tout ça colle formidablement à ce que clame le chœur de l’hystérie du réchauffement mondial ou « changement climatique, » comme il le désigne à présent en catimini, que ce serait la conséquence des émissions anthropiques de CO2
Climat plus chaud il y a 1000 ans ? En Suède, une nouvelle étude (publiée par Haakan Grudd du département de géographie physique et de géologie quaternaire de l'Université de Stockholm) confirme que l'Arctique d'aujourd'hui n'est pas plus chaud qu’il y a des siècles, lors de périodes historiques antérieures avant les centrales électriques au charbon ou les automobiles. L’étude de Grudd conclut que, « La fin du XXème siècle n'est pas exceptionnellement chaude dans les nouveaux relevés : Sur une durée de dix à cent ans, les périodes aux alentours de 750 après JC, 1000, 1400 et 1750, étaient tout aussi chaudes ou plus chaudes. La longue période chaude de 200 ans centrée sur l’an 1000, fut nettement plus chaude que la fin du XXème siècle et c’est confirmé par d'autres données paléoclimatiques locales et régionales. Le seul hic avec les études scientifiques sérieuses, c'est que les grands médias les ignorent royalement, leur préférant des histoires hystériques de scénarios dramatiques, comme Barack Obama avec son discours à l'ONU ou Ban Ki-Moon avec son cinéma pathétique sur les glaces de l'Arctique. À ma connaissance, assez bizarrement, aucun promoteur du réchauffement mondial ne tente de corréler l’activité d’ENSO aux changements de la température mondiale. Devrions-nous plutôt proposer d'interdire El Niños ou les éruptions solaires ? C’est aussi insensé sur le plan scientifique que d'interdire ou capter les émissions de CO2. La nouvelle religion du réchauffement climatique est une chose, mais il faut que nous sachions que les grands prêtres ont le même dieu argent que ceux qui nous ont apporté la religion du Pic Pétrolier il y a quelques années, et l’actuelle désintégration de billions de dollars dans la finance, connue sous le nom de titrisation des actifs. La réalité, c’est que le réchauffement climatique, comme le pic pétrolier et les autres délires, ne sont que des tentatives de puissants intérêts visant à convaincre le monde de se sacrifier afin qu'eux-mêmes puissent rester au contrôle des événements sur cette planète. C’est un essai à peine voilé de mésuser du climat pour plaider en faveur d’une réduction malthusienne du nouveau niveau de vie de la majorité mondiale, tout en augmentant le pouvoir de la minuscule « élite. »
Article original en anglais : Global Warming or Global Freezing: is the ice really melting?, le 24 septembre 2009. | |
F. William Engdahl est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de F. William Engdahl publiés par Mondialisation.ca | |
Le ballon avec les instruments embarqués d’ARCADE.
Crédit : NASA/ARCADE/Roen Kelly
Thunderbolts, Tom Wilson, 3 septembre 2009
Étayé par les données d’un ballon d’hélium de haute altitude financé par la NASA, un récent communiqué de presse annonce que la mesure du bruit de fond radio est plus de six fois ce qui était « attendu. »
Les chercheurs en sciences spatiales de la NASA et de l'UC Berkeley ont annoncé dernièrement que les résultats de Absolute Radiometer for Cosmology, Astrophysics and Diffuse Emission (ARCADE) consistent en la découverte d’émissions radio étonnamment puissantes venant du fond cosmique. La surprise totale des enquêteurs devant cette découverte ne fait aucun doute.
Les chercheurs s'attendaient à identifier le faible bruit de fond radio de la formation des étoiles tôt après le Big Bang. Mais, selon le chercheur principal, Alan Kogut, « Au lieu des faibles signaux que nous espérions détecter, il y a ce bruit retentissant six fois plus fort que ce qui avait été prévu. »
Selon les enquêteurs, aucune théories n’explique le niveau exceptionnellement élevé du signal de fond. Mais, et si l'espace intergalactique était une source d'émission radio synchrotron ?
Conçu pour monter jusqu’à 39.000 mètres (120.000 pieds), ARCADE est le premier instrument assez sensible pour détecter ce signal radio. Ses récepteurs radio sont immergés dans 1890 litres (500 gallons) d'hélium liquide, qui les maintiennent à 2,7 Kelvin (2,7 degrés au-dessus du zéro absolu) pour améliorer leur sensibilité.
Pour déterminer la valeur véritable du bruit de fond radio, les recherches doivent soustraire les sources de bruits connues. C'est difficile, en plus d'être truffé de suppositions et d’erreurs potentielles. Néanmoins, et si l'espace intergalactique n’était pas neutre dans le domaine radio, et s’il y avait une source dont ils n’ont pas tenu compte ?

Lobes radio se développant depuis la galaxie « active » Centaurus A.
Crédit : (Optique) télescope spatial Hubble, (radio) Very large Array.
Isotopes médicaux - Des solutions de rechange à l'utilisation du nucléaire. par Nicole Béland | |
Mondialisation.ca, Le 30 aout 2009 | |
Tous ceux qui s'opposent au développement du nucléaire depuis des lustres sont parfois déstabilisés ou fragilisés dans leurs convictions quand il est question de traitement de cancer par les isotopes médicaux. Tout le monde veut être traité dans les plus brefs délais avec les méthodes de pointe les plus efficaces, évidemment.
Il s'agit d'un dossier complexe. Les isotopes médicaux ont été utilisés dans les diagnostics médicaux longtemps avant la découverte de la fission nucléaire. Ils ont d'abord été produits dans des cyclotrons ou accélérateurs de particules n'utilisant pas du tout d'uranium et ne produisant que très peu de déchets radioactifs, et alors, très faiblement radioactifs. Ces cyclotrons étaient la fierté de plusieurs centres de recherche universitaire. C'était au temps où le gouvernement investissait encore en recherche fondamentale.
Par la suite est arrivée EACL (Énergie atomique Canada limitée), qui a travaillé très fort au cours des années à développer sa filiale très lucrative d'isotopes médicaux produits en réacteurs nucléaires. Assez futés, ces exploitants nucléaires! Comment rendre le nucléaire socialement acceptable si ce n'est en sauvant des vies? Utilisation des isotopes
Les radio-isotopes utilisés en médecine le sont généralement pour la recherche médicale, le dépistage du cancer, la stérilisation des équipements médicaux et, beaucoup plus rarement, pour le traitement de certains cancers.
Les isotopes médicaux les plus courants produits en réacteurs nucléaires sont le cobalt-60 et le molybdène-99. Le cobalt-60 est employé surtout pour l'irradiation de tumeurs et pour stériliser l'équipement médical. Le molybdenum-99 se dégrade en un isotope métastable appelé technetium-99m qui a une demi-vie de seulement six heures. Le technetium-99m est le radio-isotope par excellence utilisé pour plusieurs tests diagnostiques.
Les rayons gamma de ce produit sont moins «agressifs» que ceux du cobalt-60; il est donc préféré car il donne de bonnes images diagnostiques en envoyant une moins forte dose de radiation au patient. Le problème, avec le Mo-99, c'est qu'il ne peut être produit qu'en réacteur nucléaire, et ce, en utilisant de l'uranium extrêmement enrichi. Enrichi à 95 %, c'est-à-dire au point d'être convoité par la non moins humaniste industrie de l'armement nucléaire. Incident
À Chalk River, on produisait justement du Mo-99 avant que les problèmes commencent... Ce réacteur en arrêt indéfini, bien que nos élus parlent d'un arrêt de trois mois, aurait théoriquement dû prendre sa retraite en 2000. Mais tout comme les Québécois détroussés de leurs économies dans le scandale de la Caisse de dépôt, il doit reprendre du service pour encore dix ans malgré son usure et sa fatigue. La corrosion de ses parois a mené à un incident qualifié de «très légère fuite d'eau lourde» par un porte-parole officiel d'EACL. La fuite dans l'environnement s'est produite à la suite d'une panne d'électricité.
Mais ce n'est pas la faute de ce réacteur quinquagénaire poussé à bout malgré les avertissements répétés de signes de «burn out» donnés par la très maternelle Linda Keen, présidente de la CCSN (Commission canadienne de sûreté nucléaire) jusqu'à ce qu'elle soit remerciée de ses services indéfiniment pour avoir accordé un congé de maladie à son protégé. Les deux réacteurs nouvellement construits, Maple 1 et Maple 2, qui devaient le relever de ses fonctions, ne sont pas fonctionnels et ne le seront probablement jamais malgré les sommes énormes investies.
Un autre grave problème lié à l'utilisation de l'uranium enrichi à 95 % dans la production d'isotopes médicaux est celui de l'approvisionnement du réacteur. Aux États-Unis, l'Institut de contrôle nucléaire (NCI) s'est rendu jusqu'en cour pour empêcher la livraison d'uranium enrichi (HEU, highly enriched uranium) à Chalk River à cause d'une loi (the Schumer Amendment) qui a pour but d'arrêter toutes les exportations de HEU vers d'autres pays.
EACL a été avertie par les autorités américaines de trouver d'autres façons de produire du Mo-99 qu'avec de l'uranium enrichi, mais elle n'a pas pris l'avertissement au sérieux. D'autres voies
L'Université McGill produisait jadis tous ses isotopes médicaux dans un cyclotron situé sur le campus même de l'université à Montréal.
Deux solutions de rechange au technetium-99m sont le thallium-206, qui peut être produit dans un cyclotron sans utiliser d'uranium, et les TEP-scans, qui se combinent avec un radio-isotope de courte durée appelé fluorine-18, radio-isotope également produit dans un cyclotron sans uranium.
On se dit alors que ce n'est pas possible: pourquoi est-ce que tout le monde panique si des solutions de remplacement existent déjà?
On vous dira que les TEP-scans sont dispendieux, bien qu'ils donnent souvent des résultats supérieurs au technetium-99m. Il est vrai qu'ils sont coûteux, soit deux ou trois millions de dollars pour un appareil. Si on examine bien les états financiers d'EACL, on apprend que 1,7 milliard de dollars ont été injectés dans le rafistolage de Chalk River depuis 2006 pour mener à... la crise actuelle. Pour le même montant, on aurait pu acheter 500 ou 600 TEP-scans, qui eux seraient opérationnels aujourd'hui. Et l'argent gaspillé sur les réacteurs MAPLE (530 millions de dollars) aurait permis l'achat de 170 TEP scans additionnels.
Alors que les hôpitaux du Québec manquent cruellement d'isotopes, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke a développé une technique qui pourrait permettre à plusieurs hôpitaux de limiter le nombre d'examens qu'ils doivent annuler. Au lieu des isotopes de type technétium-99, on utilise du fluorure de sodium pour faire des examens osseux. En plus de servir pour détecter des fractures cachées, il peut être employé pour des cas de cancer du sein et de la prostate.
Le CHUS a mis en branle sa production de fluorure après la première crise d'isotopes en 2007. «On est le seul centre hospitalier à avoir mis ce projet en branle et on est bien contents aujourd'hui», dit le Dr Éric Turcotte, chef clinique du Centre d'imagerie médicale de Sherbrooke.
L'établissement a décidé de hausser sa production pour aider d'autres hôpitaux qui le souhaitent. Le Centre hospitalier de Trois-Rivières fait déjà des examens à partir du fluorure produit à Sherbrooke. L'Hôtel-Dieu de Québec, l'Hôpital de Rimouski et même le CHUM
ont également obtenu la permission de Santé Canada de se servir de ce produit. «On a les capacités requises pour approvisionner les 12 centres au Québec qui possèdent un TEP-scan, soutient le Dr Turcotte. On peut en produire trois fois par jour.»
Cet article a également été publié dans Le Devoir(22-23 août 2009). < est Béland>Nicole Béland est géologue. | |
Nicole Béland est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Nicole Béland publiés par Mondialisation.ca | |