Medias Informations Desinformations
Posté le 06.10.2008 par djamazz
Déconstruction du mythe du « 11-Septembre 2008 de la finance »
Ceux qui ont évoqué un 11-Septembre financier pour parler de la crise des liquidités n’ont pas entièrement tort. Mais, en creusant un peu plus loin, quelques similitudes étranges apparaissent. Notamment l’usage d’un « effet effondrement » pour justifier « l’opération renflouement », que la plupart appellent plan Paulson, un renflouement aussi présent en Europe, mais de moindre envergure. Le spectre de 1929 semble procéder d’un mythe construit pour donner aux populations du sens et les faire passer à la caisse. Rien que de l’ordinaire. Juste réglementé. Car le procédé est vieux comme le monde et Dieu sait si les Eglises ou les sectes ont fait des affaires sur la base de croyance. Place au récit. Je vais user d’un procédé assez étrange. Pour déconstruire un mythe en filigrane produit par les élites, rien de tel que de construire ce mythe, mais pas en filigrane, avec des grosses ficelles, pour le rendre visible.
Pour commencer, le vrai 11-Septembre, résumé en quelques lignes. Un groupuscule, nommé Al-Qaïda, aux racines obscures, se réclamant de l’Islam ; au début censé aider à bouter les Soviétiques de l’Afghanistan. Après la guerre d’Irak de 1991, sous la direction de son chef Ben Laden et avec ses capitaux saoudiens, l’objectif d’Al-Qaïda a divergé. Bouter les bases américaines de l’Arabie saoudite. Dans les années 1990, quelques attentats très sanglants ont été commis. Les médias ont filmé des combattants ayant trouvé en Afghanistan quelque terre d’accueil et surtout des dirigeants plutôt bienveillants. De vrais amis, ces talibans. Les Etats-Unis auraient dû se méfier. Les avions sont des cibles traditionnelles du terrorisme depuis les années 1960. Mais les Etats-Unis s’étaient sans doute endormis. Le succès de ces attentats ne se comprend qu’à travers une négligence de la part d’un pays qui pourtant, avec la CIA et la NSA, dispose du renseignement le plus puissant du monde. Les tours jumelles se sont effondrées et la suite est connue.
Examinons maintenant ce 11-Septembre de la finance. Les crises économiques font partie de l’Histoire, comme d’ailleurs le terrorisme qui ne date pas de Ben Laden. Déjà, Sarajevo, 1914. C’est loin. Quelle est justement cette crise de 2008 ? Elle a son origine quelque part en 2001. A cette époque, des liquidités injectées par Alan Greenspan et des banques. Des opérations de profit, des siphonages opérés par des organisations non terroristes, mais qui peuvent faire pas mal de dégâts. Surtout dans un environnement non contrôlé où les capitaux circulent librement. Ce n’est qu’un aspect de cette histoire financière.
Ces groupuscules de la finance se réclament d’une organisation non officielle qui n’a même pas une existence, ni un chef. Ce sont les administrateurs d’Al Dollarida. Cette enseigne a pour objectif de faire le maximum de profit. Les membres d’Al Dolladira sont parfaitement organisés. Ils disposent de traders, de gestionnaires, de directeurs, de PDG, de courtiers et d’employés bien dociles et formés à la guerre de tranchée dans les guichets des banques pour aguicher le client. Les plus gros profits sont réalisés par l’équipe dirigeante qui se rémunère non seulement avec des salaires énormes, mais aussi avec des stocks-options, sous la bienveillance des actionnaires qui, eux, ont leurs dividendes et voient le cours de l’action monter. Al Dollarida ressemble à un système du crime organisé, mais ce ne sont pas des criminels comme les parrains de la mafia avec qui ils partagent un seul point commun, la complicité des politiques, et peut-être la Rolex au poignet, quoique ce cliché soit d’une évidence telle qu’elle ne signifie rien. Par ailleurs, Al Dollarida partage avec Al-Qaïda un point commun. L’interprétation des textes. Les premiers lisent les sourates du Coran, les seconds jouent sur les règles du libéralisme. Ils ont inventé un mode de rémunération assez étrange, les stock-options, une libéralité avec les lois conventionnelles des transactions. Il paraît que ça aide à motiver les dirigeants. Le bon gestionnaire aura de la thune en voilà, et du côté des terroristes, c’est mille vierges au paradis. Bon, restons sérieux. Le capitalisme a ses écritures, comme l’islam. Le capitalisme a ses doctrinaires. Certains comme Fukuyama président la fin de l’Histoire, sorte d’eschatologie matérielle qui a son pendant dans la doctrine chi’ite. Et puis, il y a ceux d’Al Dollarida pour qui faire du profit est l’essentiel, quelle que soit l’Histoire. Parfois, certains de leurs dignitaires rencontrent, à Cannes ou à Marbella, leurs homologues wahhabites dont les enfants s’amusent à faire du kart sur la Croisette avec des Lamborghini.
Le mythe du 11-Septembre financier évoque une crise de liquidité. C’est en quelque sorte l’équivalent du krach des deux tours jumelles avec des avions chargées de carburant. Juste une métaphore car le krach de 2008 vient des liquidités. Autrement dit, c’est l’économie qui se casse la gueule tel un gigantesque Boeing qui n’a plus de carburant. Une négligence du système comme ce fut le cas en 2001, des économistes qui n’ont rien vu venir, des politiciens négligents ? Quoi qu’il en soit, c’est cela le mythe du krach de septembre 2008 dont l’effet fut de motiver ce plan Paulson chiffré à 700 milliards de dollars. Une décision étrange car, selon les analystes, personne ne peut dire quel est l’état des finances des établissements bancaires. Le secret règne et, si des chiffres doivent être annoncés, ce sera au moment du bilan, début 2009. Personne ne sait où en est la situation sauf qu’on suppose un krach de liquidités et, comme en 2001, une réplique instantanée est déclenchée. Avec des annonces de presse, des paniques entretenues, mais d’une manière chiffrée, apparemment rationnelle, sans aucune image comme celles des deux tours, juste quelques trous d’airs dans les indices boursiers qui finissent par se récupérer. Etait-ce bien nécessaire d’injecter ce carburant de liquidités ? On va dire que oui, et la suite de l’économie va le prouver. Les affaires vont continuer, même si le chômage va augmenter.
Etait-ce bien nécessaire d’envoyer toutes ces troupes en Afghanistan en 2001 ? On va dire que oui, il n’y a plus eu d’attentats aux States, juste ceux de Madrid et de Londres et quelques-uns disséminés, en Somalie, ou concentrés, en Afghanistan et en Irak, ce qui justifie bien évidemment la présence occidentale. Le monde libre est en guerre contre le terrorisme. Et, en 2008, le monde libre est en voie de guérison contre les dégâts de la finance. Organisés par les financiers d’Al Dollarida qui n’ont pas pour intention de couler le système, mais partagent avec les membres d’Al-Qaïda un signe évident. L’obsession d’une quête qui les enferme dans un système, une bulle, un combat mené à l’écart du monde commun. Les uns veulent combattre à tout prix l’Occident, quitte à payer le prix d’une vie, les autres veulent à tout prix faire des profits faramineux, quitte à faire payer la société pour leur gabegie, leur folie. Certes, les objectifs semblent inverses, détruire pour les uns, piller les finances en soi-disant dynamisant l’économie. Mais, au bout du compte, c’est la société qui en pâtit.
Pour finir, soulignons une similitude de plus. Après les attentats du WTC, tout le monde était Américain et les nations ne se sont pas fait prier pour approuver l’intervention armée contre les talibans. Un consensus large, mais beaucoup moins pour la guerre en Irak en 2003. Si on observe les réactions face au plan Paulson, on peut déceler un très large consensus. Car le krach de l’avion financier américain est susceptible d’engendrer une menace contre l’économie européenne. Et que donc, il faut approuver de plan, et faire participer l’Europe comme naguère, les troupes de différents pays furent envoyées en Orient. Dans un cas, lutter contre une menace terroriste, dans l’autre, contre l’effet domino et une hypothétique dépression à la 1929. Tout le monde est pour Paulson en 2008, Sarkozy, DSK, Hollande, Fabius, Bayrou, l’union sacrée ; comme toute le monde était pour intervenir en 2001 contre les talibans, excepté quelques « emmerdeurs » chez les Verts et le PC ; et maintenant, le turbulent J.-M. Aphatie en croisade contre ce plan de 700 milliards. Et moi-même, mais qui ne compte pas vu que je n’existe pas dans les médias. Cela dit, quelques divergences à noter entre Mme Merkel et M. Sarkozy. Un signe ?
Epilogue. Nous a-t-on tout dit du WTC et de l’intervention contre le terrorisme qui nous coûte bien cher ? Savons-nous tout de ce krach financier ? Une chose est sûre, ceux qui savent sont ceux qui profitent largement du système sans forcément l’améliorer. C’est un peu cela l’économie de la connaissance. Woody Allen disait que les méchants ont compris quelque chose que les bons ignorent. Disons alors que les profiteurs ont compris quelque chose que les laborieux ignorent. Et la messe sera dite !
par Bernard Dugué (son site)
lundi 6 octobre 2008
Agoravox
--
Posté le 06.10.2008 par djamazz
Les néo-cons s’inquiètent de l’appui de Moscou au mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre
La diffusion par la première chaîne de télévision publique russe d’une soirée spéciale sur le complot du 11-Septembre autour du film de Giulietto Chiesa, Zéro, enquête sur le 11-Septembre, n’en finit pas de créer des remous.
L’émission a rassemblé 34 millions de téléspectateurs, un record absolu pour un programme d’information hors événementiel (c’est-à-dire hors élections ou guerres). Elle a massivement convaincu l’opinion publique russe, mais soulevé de vifs débats au sein de la classe dirigeante. Celle-ci est en effet profondément divisée depuis l’attaque géorgienne contre l’Ossétie du Sud entre d’une part partisans de l’entente économique avec les États-Unis et Israël (qui s’expriment dans la presse de Boris Berezovsky) et, d’autre part, partisans de la rupture (conduits par le président Dmitry Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine).
Dans sa prochaine livraison (datée du 13 octobre 2008), le Weekly Standard, hebdomadaire des néo-conservateurs US, s’indigne de cette programmation. Plus encore que de la dégradation des relations USA-Russie, il s’inquiète de l’appui ainsi apporté par Moscou au mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre :
« Moscou a encouragé une orgie d’hystérie anti-américaine dans les médias loyalistes russes. Le 12 septembre, le lynchage anti-américain a atteint un nouveau niveau : une soirée spéciale en prime-time sur la télévision publique propageant l’idée que les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone sont une action intérieure des faiseurs de guerre américains.
(…) Indépendamment des effets [de ce programme] en Russie, il va probablement favoriser l’extension des théories de la conspiration sur le 11-Septembre dans le monde entier en leur donnant une aura de légitimité.
Jusqu’ici cette insulte n’a reçu aucune réponse de Washington. Elle le devrait. La prochaine fois que le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov rencontrera Condoleezza Rice, ils ne manqueront pas de questions désagréables à discuter, pourtant la diffusion [du film] Zéro mérite d’être abordée. »
L’appui de gouvernements étrangers au mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre est le fruit d’un long travail amorcé par Thierry Meyssan depuis 2002. Si le soutien d’États musulmans ou latino-américains avait eu peu d’impact aux États-Unis même, celui de la Russie change la donne. Il a été négocié dès 2005 avec la participation du général Léonid Ivashov (ancien chef d’état-major interarmes de la Fédération de Russie) à la conférence Axis for Peace, puis la préface de la même personnalité pour la réédition de L’Effroyable imposture 1, enfin l’organisation de cette soirée télévisée. Le basculement du Kremlin est intervenu après l’agression géorgienne encadrée par des conseillers états-uniens et israéliens.
Samedi 04 Octobre 2008
http://www.voltairenet.org/ http://www.voltairenet.org/
Posté le 04.10.2008 par djamazz
Entretien avec M. Balthasar Glättli La menace terroriste : un instrument pour limiter les libertés ?
Les Services de Renseignements suisses se seraient-ils laissé influencer, comme leurs voisins, par ces puissances étrangères belliqueuses qui exagèrent la « menace islamique », pour entraîner d’autres Etats - qui n’ont jamais été confrontés à des attentats - à adopter des mesures « antiterroristes », à entrer dans leur guerre ; et à accorder aux agences d’espionnage des pouvoirs accrus, pour surveiller de manière plus intense et systématique les populations ?
Après le scandale des « fiches » qui, en 1989 avait révélé que 900.000 personnes et organisations étaient surveillées par la police fédérale, ainsi que par les polices cantonales, assiste-t-on à un nouveau scandale de fichage ?
Alors même que la loi ne permet pas de surveiller des activités politiques, les Suisses découvrent aujourd’hui, avec stupeur, que tel journaliste, tel parlementaire, tel député, figurerait sur le fichier de gens surveillés par le Service de renseignement intérieur, alors qu’il n’a aucun titre à s’y trouver. Et que des sociétés privées participeraient à ces investigations illégales en violation des droits fondamentaux des citoyens.
Sept ans après les attentats de 2001, la guerre déclarée par les Etats-Unis au terrorisme a eu des conséquences désastreuses sur les droits fondamentaux des citoyens, en Suisse aussi.
L’extension du fichage des populations concerne désormais tous les pays prétendument démocratiques. S’opposer à la guerre anti arabe anti musulmane, alimentée par Tel Aviv-Washington, suffit à faire de vous un suspect.
Voir sa vie privée soumise à un contrôle, par des filatures, par la violation du secret du courrier électronique et du téléphone, est un sentiment qui rend la vie irrespirable.
Nous pensons que tous ceux qui n’ont rien à se reprocher, qui se voient ainsi humiliés, et savent identifier les « taupes », doivent le faire savoir à l’autorité, afin que cet édifice immonde s’écroule.
Le parlementaire zurichois, Balthasar Glättli, 36 ans, qui a récemment eu la désagréable surprise de découvrir qu’il était mis sous la surveillance d’agents secrets, évoque ici son histoire ; et il appelle ses concitoyens à s’assurer, auprès des autorités compétentes, qu’ils ne sont pas "fichés", eux aussi.
Silvia Cattori : Comment en êtes-vous venu à découvrir que vous faisiez l’objet d’une surveillance de la part des services de renseignements helvétiques [1] ?
Balthasar Glättli : Fin mars 2008, avec d’autres associations et personnes qui travaillent dans nos bureaux [2], nous avons eu la curiosité de savoir si nos noms figuraient sur l’ordinateur de la banque de données du "Service d’analyse et de prévention" ; autrement dit, si nous étions « fichés ». Nous avons décidé d’adresser une demande à M. Thür, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT).
Le 17 juillet 2008, nous avons reçu, en réponse, un petit résumé où M. Thür nous signifiait que notre association ne figurait pas dans le fichier mais que mon nom y figurait. C’est ainsi que j’ai découvert que j’étais « fiché » à titre personnel [3] et que l’entrée dans la banque des données de la Police fédérale, avait commencé en 2005 ; période où j’avais adressé à la ville de Zurich une demande d’autorisation à manifester en soutien au peuple palestinien. Je tiens à préciser qu’il n’y avait eu aucune violence lors de cette manifestation.
Silvia Cattori : Etait-ce une raison suffisante pour faire de vous un suspect et instaurer des mesures de surveillance policière à votre encontre ?
Balthasar Glättli : La loi instituant les « Mesures visant au maintien de la sûreté intérieure » (LMSI), dit clairement que personne ne peut être mis sous surveillance, ni être « fiché », à cause de son engagement politique [4]. Il n’y a qu’une exception qui autorise cette surveillance : lorsque des personnes se servent de l’exercice de leurs droits politiques pour dissimuler des actions extrémistes ou terroristes.
Silvia Cattori : Si j’ai bien compris, votre activité, en défense des droits des Palestiniens, est à l’origine de cette surveillance secrète. Ce qui voudrait dire que la police fédérale considère que les personnes qui soutiennent la cause des Palestiniens sous occupation israélienne, sont assimilables à des « extrémistes » ?
Balthasar Glättli : Sur la base des rares informations fournies, on ne peut que le conjecturer. Dans le cadre du contexte légal actuel, je n’ai rien reçu de précis qui me permette de savoir ce qui a été réellement inscrit sur ma « fiche » ; je n’ai reçu qu’un résumé succinct établi par le Préposé à la protection des données.
Silvia Cattori : Ce fichage révèle que la police s’en prend à des gens pour délit d’opinion ! N’est-ce pas là une grande nouvelle ?
Balthasar Glättli : Oui, c’est une grande nouvelle. Selon l’organisation « Droits fondamentaux » [5] je suis même la première personne à bénéficier d’une telle indication.
Silvia Cattori : Toute personne qui veut savoir si elle est surveillée peut-elle déposer une demande ?
Balthasar Glättli : Selon la loi, tout un chacun peut adresser une demande au Préposé fédéral pour savoir si son nom est enregistré dans la banque de données de la police fédérale. Il faut savoir que le Préposé ne peut consulter cette banque de données que lorsqu’une personne lui en adresse la demande. Dès qu’il introduit un nom, il peut savoir si une personne est « fichée ». Et, si c’est le cas, il peut lire le contenu et savoir dans quelles circonstances la police a commencé à mettre cette personne sous surveillance.
Toutefois, la réponse du Préposé fédéral ne permet pas, généralement, à la personne qui en a fait la demande, de savoir si elle est « enregistrée ». Car il s’agit d’une « lettre standard » qui se limite à dire que le « Service d’analyse et de prévention » a agi conformément à la loi. Rien de plus.
Lors de cette vérification, le Préposé a le devoir d’examiner si les informations collectées par la police l’ont été en conformité avec la loi. S’il découvre des erreurs, il doit demander à l’Office fédéral de les corriger. C’est ainsi que la procédure fonctionne depuis l’entré en vigueur de la LMSI en juillet 1998.
Il y a néanmoins, dans cette loi, un paragraphe qui accorde une exception [6]. Cette exception concerne, par exemple, des gens qui, en cas de fichage incorrect, se verraient refuser des postes. Le Préposé fédéral peut, dans ce cas, à titre exceptionnel, fournir aux personnes qui en font la demande, un bref résumé qui leur permet de savoir s’ils sont fichés et, en cas d’erreurs, de les faire rectifier.
Bien que je ne me trouve pas dans ce cas de figure, le Préposé fédéral, a choisi de me mettre au bénéfice de ce droit d’exception. C’est ce droit d’exception qui m’a permis de savoir que je faisais l’objet d’une surveillance depuis trois ans. [7]
Silvia Cattori : L’autorité administrative a donc fait là un choix significatif ! Devant la découverte que des agents secrets espionnaient un homme politique, le Préposé devait-il répondre à votre requête comme il l’a fait ? De façon à ce que cette affaire éclate au grand jour ?
Balthasar Glättli : Le Préposé fédéral est une instance de contrôle indépendante de la police politique et de l’administration. Je pense que, dans ce cas, M. Thür a pleinement assumé son rôle de responsable. Il est l’avocat du peuple et non pas de l’administration. C’est la philosophie de ce poste qui le veut. Certes, une autre personne à sa place, n’aurait peut-être pas agi de la même façon.
Silvia Cattori : L’article de loi, qui permet d’espionner des gens soupçonnés de « préparation ou exécution d’actes relevant du terrorisme », ne prête-t-il pas à ce genre d’abus ?
Balthasar Glättli : Le risque de tels abus existe ; il ne pourra pas être totalement empêché, aussi longtemps que l’on est dans cette situation de sureté intérieure. Sans doute pourrait-on réduire sensiblement le risque d’abus si, premièrement, l’on rétablissait le droit d’accès direct aux fiches pour tous ; si deuxièmement, l’on donnait davantage de pouvoirs et de compétences à la commission parlementaire de contrôle ; si troisièmement, l’on accordait au Préposé fédéral à la protection des données davantage de personnel et un pouvoir de contrôle direct. Voilà trois exigences, clairement exprimées à l’époque, en réaction au « scandale des fiches », qui, malheureusement, ne sont toujours pas remplies à ce jour.
Silvia Cattori : D’autres personnalités politiques ont également été mises sous surveillance [8]. Ces révélations suggèrent-elles que la Suisse est entrée dans un système de contrôle policier pire que celui qu’elle avait connu entre 1960 et 1990 ? Cela ne laisse-t-il pas supposer qu’il y a des dysfonctionnements à tous les étages ?
Balthasar Glättli : Oui. Après « l’affaire des fiches » en 1990, qui avait révélé qu’il y avait une véritable police politique, non seulement au niveau fédéral, mais aussi au niveau cantonal, dans la ville de Zurich par exemple, il y a eu une enquête parlementaire sur l’activité de la police politique communale. Une Commission de gestion (CdG) locale a ensuite été chargée de contrôler les activités de la police fédérale et les données policières, en association avec une sous-commission.
Silvia Cattori : La police fédérale disposerait actuellement de 110’000 fiches ?
Balthasar Glättli : Ce chiffre n’est pas confirmé ; il pourrait s’avérer plus grand encore.
Silvia Cattori : Que comptez-vous faire maintenant ?
Balthasar Glättli : Je veux maintenant chercher à obtenir l’entier de ce qui a été collecté et inscrit sur ma fiche. Je vais écrire à l’Office fédéral pour exiger que les informations collectées à mon sujet soient retirées de la banque de données.
Imaginez cette chose incroyable : on m’a mis sous surveillance ; donc je suis soupçonné d’avoir un lien avec le terrorisme, alors que je ne suis qu’un simple militant, un membre du parti écologique VERT, qui mène une action politique publique. Je suis donc un bon exemple pour démontrer que la police fédérale est en train de passer la limite ; que cette police n’accepte pas de se conformer aux règles clairement établies par la loi.
Silvia Cattori : Allez-vous encourager les gens, dont l’opinion ou l’activité politique est susceptible d’intéresser la police, à connaître leur situation en matière de fichage ? Y a-t-il des forces politiques, des associations, avec lesquelles vous comptez agir pour exiger des autorités qu’elles mettent un terme à ces activités illégales ?
Balthasar Glättli : Oui, notre association entend porter à la connaissance des gens cette affaire de fichage pour les encourager à savoir s’ils font l’objet d’une surveillance et s’assurer qu’ils ne sont pas fichés abusivement. Il est impératif que le plus de gens possible déposent leur demande auprès du Préposé fédéral, M. Thür, pour vérifier s’ils sont eux aussi "fichés".
Nous sommes bien évidemment conscients qu’aujourd’hui, avec les archives électroniques, il est plus difficile de vérifier ce qui se passe que lors de la précédente « affaire des fiches ». C’est pourquoi, nous allons exiger du Conseil fédéral qu’il prenne toutes les précautions pour que la police politique ne puisse en rien modifier le contenu des fiches.
Il est impératif que toutes ces informations collectées illégalement soient soustraites au « Service d’analyse et de prévention » et consignées dans les archives fédérales. Ceci pour s’assurer que ce service de police n’y ait plus du tout accès et ne puisse, en aucun cas, effacer les traces de toute cette activité illégale. D’après la loi, et l’ordonnance respective, les données et les dossiers devenus inutiles, ou destinés à être effacés, doivent être transmis aux archives de la Confédération [9]. Ceci de manière à ne plus permettre à la police de les modifier.
Nous demandons également, que toutes les fiches soient examinées et, qu’après un certain délai, elles puissent être accessibles, non seulement à ceux qui font des recherches scientifiques, mais aussi aux « fichés » eux-mêmes.
Silvia Cattori : Qu’attendez-vous de la part des autorités locales et fédérales ?
Balthasar Glättli : Je suis intervenu auprès de la sous-commission de contrôle de la ville Zurich, pour lui demander de vérifier ce qu’il y a dans les archives de la police communale à mon sujet. J’attends donc des autorités locales qu’elles interviennent et agissent de façon à obtenir que tout le monde ait la possibilité de consulter sa fiche.
J’espère vivement que nos démarches conduiront à un changement de la politique suivie jusqu’ici par Berne. Pour l’instant, si j’en juge par les déclarations de M. Urs von Daeniken, chef de la Division principale du « Service d’analyse et de prévention », les choses ne vont pas dans la bonne direction. Au journaliste du Sonntag Blick qui lui demandait pourquoi on m’a mis sous surveillance, "fiché" pour le simple fait d’avoir demandé l’autorisation d’une manifestation pacifique, il a répondu :« Il y a bien sûr des raisons pour que l’on ait constitué cette fiche ». La presse locale a repris les affirmations de M. Daeniken qui maintiennent en substance, que ce ne sont pas les fiches le problème, que le vrai problème ce sont les moyens de contrôle limités qui entravent les services de police dans leur tâche de "protéger les Suisses du terrorisme".
Ce genre de propos, qui tendent à insinuer que de graves suspicions pèsent sur moi, que je serais assimilable à des « terroristes » ou des « extrémistes », sont intolérables. C’est pourquoi je ne vais pas en rester là. Je veux savoir tout ce qui s’est passé. Je veux savoir si la police locale a collecté des informations me concernant, dans d’autres circonstances que celles évoquées, mais qui n’apparaissent pas sur l’ordinateur de la police fédérale. Je veux savoir quel genre d’information la police de Zurich a transféré à la police fédérale durant trois années de surveillance et aussi combien de personnes sont concernées par ce fichage.
Je pars de l’hypothèse que, même si il n’y a pas de fichier ou d’informations stockées sur telle ou telle personne dans la banque de données fédérales, il se pourrait que, dans les Cantons, ou au niveau local, il y ait également des informations archivées. En effet, le processus de surveillance, de collecte et de fichage, est le fait de policiers cantonaux et – pour la ville de Zurich, ou de n’importe qu’elle localité, de policiers communaux. Ce sont donc les policiers locaux qui rédigent des rapports sur les gens surveillés et leurs activités ; ils transfèrent ensuite ces rapports à la police fédérale. C’est cette dernière qui décide si telle ou telle information sera stockée et conservée dans la banque de données fédérale.
Silvia Cattori : Je vous remercie de nous avoir accordé cet entretien.
Silvia Cattori
Pour approfondir le sujet voir l’analyse du sociologue :
« Jean-Claude Paye : Les populations sous surveillance », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 15 février 2008.
[1] Il s’agit du « Service d’analyse et de prévention » (SAP). Ce service de renseignement fédéral a été vivement critiqué en 2006, quand les Suisses ont découvert qu’il avait infiltré et fait surveiller le centre islamique de Genève, dirigé par M. Hani Ramadan, un intellectuel suisse de confession musulmane. Les méthodes illégales du SAP, dans la surveillance de M. Ramadan, et les raisons de cette infiltration abusive, restent encore à éclaircir.
[2] M. Balthasar Glättli est Directeur de l’association « Solidarité sans frontières ». Il est membre du Parlement de la ville de Zurich, parti VERT.
[3] Voir la réponse du PFPDT à M. Glättli.
[4] L’article de loi qui règle les limites du fichage (état au 1er août 2008),
L’ensemble de la loi.
[5] Voir :
http://www.droitsfondamentaux.ch/2008/aktuell23072008.shtml
[6] L’Art. 18 règle le Droit d’être renseigné. Dans les cas de M. Glättli, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) s’est basé sur le paragraphe 18.3 qui prévoit une réponse sommaire dans des cas exceptionnels (et non pas l’art 18.1 qui n’apprend rien au requérant).
[7] L’information qui signale s’il y a fichage, et pour quelle raison, est donnée non seulement pour des demandes de postes, mais uniquement dans les cas où il n’y a pas de danger pour la sécurité intérieure ; et si la personne fait valoir de manière vraisemblable qu’elle risque d’avoir un préjudice en n’étant pas informée.
[8] L’arrestation du journaliste de la Wochen Zeitung (WoZ) à Berne, lors d’une manifestation de protestation contre le Forum économique mondial (WEF) le 19 janvier 2008, par un agent secret qui avait suivi le journaliste les jours précédents, a permis de lever un coin du voile sur les activités réelles de la police fédérale. La découverte que six députés socialistes à Bâle étaient espionnés, agite depuis quelques mois les milieux politiques concernés.
[9] Voir l’Ordonnance sur le système de traitement des données relatives à la protection de l’Etat, article 20.
Jeudi 02 Octobre 2008
http://www.silviacattori.net http://www.silviacattori.net
Posté le 04.10.2008 par djamazz
Israël au Hezbollah: Menace de ....Destruction Massive
L'armée israélienne réagira à d'éventuels tirs du Hezbollah par des "destructions énormes" au Liban, a tenté de mettre en garde un général de l’entité sioniste dans une interview publiée ce vendredi par le quotidien Yediot Aharonot.
Ainsi, il tente une menace : "Ce qui s'est passé à Beyrouth en 2006 se produira dans chaque village d'où l'on tire contre Israël", a affirmé le général Gadi Eisenkott, commandant en chef de la région militaire nord d'Israël, en allusion au bombardement massif lancé par Israël contre le QG du Hezbollah dans la capitale libanaise durant le conflit qui les a opposés entre le 12 juillet et le 14 août 2006.
Semblant avoir quelque peu oublié, la défaite humiliante que son armée a subit durant leur guerre aggressive il continue : “Des tirs à partir des villages du Liban y provoqueront une catastrophe, et (Sayed) Nasrallah a intérêt à réfléchir trente fois avant de les ordonner", a-t-il ajouté à propos du chef du mouvement de résistance du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah.
"Nous mettrons en oeuvre une puissance disproportionnée contre ces villages et y provoquerons des destructions énormes, car de notre point de vue il s'agit non pas de villages mais de bases militaires (du Hezbollah)", selon lui.
Au journaliste qui lui demandait s'il s'agissait d'un projet de sa part qu'il entendait recommander à l'état-major et à l'échelon politique, le général Eisenkott a répondu: "c'est un plan qui a déjà été approuvé (...) Nous riposterons par des tirs très agressifs".
Pendant ce temps, on apprend que l'armée sioniste va installer deux antennes-radars géantes dans le désert du Néguev (sud) dans le cadre de son dispositif « défensif » face à l'Iran, a indiqué ce vendredi le quotidien Maariv.
Les deux antennes, "les plus hautes au Proche-Orient", doivent atteindre 400 mètres de hauteur et seront érigées dans le secteur du site nucléaire proche de la ville de Dimona, qui est interdite au survol aérien, a ajouté Maariv.
Toujours selon le Maariv, les travaux, qui doivent débuter dans deux semaines, s'achèveront dans trois mois, et les deux antennes seront arrimées au sol à l'aide de câbles, selon Maariv.
Par ailleurs, souligne Maariv, "les travaux de construction par les Etats-Unis d'une puissante station-radar antimissile dans le Néguev occidental progressent".
Les Etats-Unis installent en Israël un radar antimissile puissant afin de renforcer la défense régionale contre d'éventuels tirs de missiles balistiques, avait déclaré le 29 septembre dernier un porte-parole du Pentagone.
L’entité se prépare à une nouvelle offensive ?? Peut-être qu’elle pense pouvoir la remportée cette fois-ci ???
Samedi 04 Octobre 2008
http://www.almanar.com.lb/ http://www.almanar.com.lb/
Posté le 02.10.2008 par djamazz
A propos de quelques paroles nauséabondes de Jacques Attali: Petite leçon de racisme ordinaire par un humaniste universaliste
Stupéfiant document, qui m’a été recommandé, hier, par une amie. Une vidéo. On y fait l’apologie à demi-mots, de nos jours, en France, et en public, de l’idée de "race supérieure", on y légitime par des euphémismes malhabiles la colonisation, pour conclure par un clin d’oeil souriant à l’Algérie française.
El Burlador
Tout cela en moins de deux minutes, il faut y mettre la passion d’une conviction inébranlable.
Quel est donc ce document explosif qui aurait du déchaîner les protestations de tous les humanistes républicains ?
Une banale vidéo, de Jacques Attali. En ligne sur DailyMotion, depuis des mois.
De quoi Jacques Attali y parle-t-il ?
D’abord, de "ce peuple minuscule qui a toujours été en avance dans l’histoire, parce qu’il a toujours été en situation, d’une façon ou d’une autre, d’être celui qui influe, celui qui est dans l’avant-garde, celui qui voit et devine les problèmes avant les autres. Celui qui, par l’un ou l’autre de ses membres, dans les domaines artistiques, intellectuels, philosophiques, politiques, financiers est devant."
Soit Bach, Mozart, Michel-Ange, Platon, Kant, Averroès et Arthur Rubinstein sont tous juifs, soit celui qui profère de tels propos est, outre un plagiaire maladroit, un vulgaire petit raciste. Mais peut-être le racisme est-il un progrès de l’espèce humaine, qui sait ?
"Le judaïsme a apporté au monde l’idée que le progrès était une bonne chose. L’idée que la répétition du monde à l’identique, était une tragédie, l’idée que chercher, trouver, avancer, inventer, était la condition de l’espèce humaine."
Il semblerait que l’idée centrale du fameux discours de Dakar du président Sarkozy (selon lequel "jamais l’homme africain ne s’élance à travers l’histoire, prisonnier qu’il est du temps cyclique") ne lui ait pas été soufflée uniquement par Henri Guaino, mais bien que, dans quelque synarchie du plus haut pouvoir de la République française, elle soit désormais devenue le canon de la "pensée". Encore faut-il savoir si l’on peut encore nommer "République" le régime qui permet à ses responsables publics et hauts dignitaires, de proclamer quelque supériorité ethnique...
Quant à savoir si l’idée de progrès est une bonne chose, non seulement nous ne voyons pas en quoi l’humanité la doit au seul judaïsme, mais nous nous permettons modestement de renvoyer Jacques Attali passer son bac de philo : peut-être y apprendra-t-il que, Platon, vers -390, se rendit en Egypte, emmenant une cargaison d’huile pour payer son voyage, qu’il y vit des arts et des coutumes qui n’avaient pas varié depuis des milliers d’années. Mais Platon, homme de race inférieure comme chacun sait, ne se pensa pas à l’avant-garde de l’humanité, et préféra trouver admirable cette civilisation qui n’était pas la sienne ; si l’on en croit le très grand spécialiste Emile Chambry "c’est peut-être au spectacle de cette civilisation fidèle aux antiques traditions que Platon en vint à penser que les hommes peuvent être heureux en demeurant attachés à une forme immuable de vie, que la musique et la poésie n’ont pas besoin de créations nouvelles, qu’il suffit de trouver la meilleure constitution et qu’on peut forcer les peuples à s’y tenir."
Mais qu’est-ce que cet imbécile de Platon, qui n’est pas élu par quelque dieu pour appartenir à la race supérieure des surhommes ? La race supérieure des surhommes, en étant toujours à l’avant-garde tandis que le reste de l’humanité est à la traîne, peut ainsi nous rappeler que le colonialisme peut être un grand bien pour tous, à condition toutefois d’en euphémiser les préceptes, ainsi poursuit Jacques Attali :
"l’idée que l’esprit de l’homme, c’est d’abord l’idée de conquérir pour apporter aux autres, et que la force de l’homme, c’est d’abord de transmettre, à ceux qui l’environnent, les conditions de leur bonheur avant de penser au sien."
Non, là j’exagère, il ne fait pas l’apologie du colonialisme ! Quelle mauvaise foi, mon Burlador ! Mais c’est sans doute que j’ai été induit en erreur par la fin de la vidéo :
"En France, les juifs sont une communauté dont la plupart des chefs de famille sont nés en France, même ceux dont vous avez dit qu’ils étaient nés en Algérie car l’Algérie, c’était la France !" (ici petit sourire narquois de l’humaniste, grave de sous-entendus, mais parfaitement compris de l’auditoire qui acquiesce d’un rire complice.)
La rhétorique est implacable, et c’est toujours la même (à croire que la notion de "progrès" n’est valable que si elle est rentable). Bref, pour faire simple et décoder un discours habilement maquillé par toute une cosmétique fétide :
1. On est les plus forts, donc : 2. On vous apporte le progrès, donc : 3. "Vive l’Algérie française !"
El Burlador
Post Scriptum :
http://www.burlador.net/
Mercredi 01 Octobre 2008
http://indigenes-republique.org http://indigenes-republique.org
Posté le 25.09.2008 par djamazz
COUPS DE BOULE
Scoop : le programme de Bouteflika pour son 3e mandat
Coup de boule / mercredi 24 septembre par Djamal Benmerad
Journaliste d’investigation et écrivain, Djamal Benmerad a déniché le programme d’Abdelaziz Bouteflika pour son 3e mandat.
« Bakchich » le publie, en exclusivité en France – le texte circulant déjà pas mal en Algérie.
Dans notre parti, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce qu’il y a quelque chose de certain chez nous :
L’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c’est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l’ombre d’un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s’imaginent que
avec les ruses de la vieille politique.
l’on puisse continuer à gouverner
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d’influence.
Nous ne permettrons d’aucune façon que
nos enfants meurent de faim.
Nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement.
nous exercerons le pouvoir jusqu’à ce que
Vous aurez compris qu’à partir de maintenant
Lire maintenant de bas en haut… en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu’au début.
Posté le 23.09.2008 par djamazz
Afghanistan : La CIA trafique, les soldats trinquent
par Jean-Marc Desanti
Mondialisation.ca, Le 21 septembre 2008
Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…
Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.
Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.
Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.
Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.
Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.
Du passé croit-on ? Non.
Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques « made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain …Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l'université d'Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.
En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.
Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.
Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans. »
Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.
Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.
L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.
Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.
L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan. » À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan.
L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »
Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.
Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al Quaeda.Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.
Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.
Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.
Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.
En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.
Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.
L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».
Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.
Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…Ben Laden ? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.
Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.
Articles de Jean-Marc Desanti publiés par Mondialisation.ca
Posté le 23.09.2008 par djamazz
Propagande de haine : 28 millions de DVD anti-musulmans
En deux semaines, 28 millions de foyers états-uniens ont reçu gratuitement un DVD du film de propagande Obsession : Radical Islam’s War Against the West.
Les destinataires résident dans les États où les résultats électoraux sont les plus incertains (notamment l’Ohio, le Michigan, la Florida, le Colorado, la Caroline du Nord, la Pennsylvanie et le Missouri). Il s’agit de les convaincre de l’existence d’un péril islamique et de les inciter à voter pour le candidat républicain, John McCain.
L’opération, dont le coût est estimé à plus de 50 millions de dollars, a été financée par le producteur du film, le rabbin Ephraim Shore.
- Lire l’analyse du film : « L’obsession du complot islamique mondial », par Thierry Meyssan (Réseau Voltaire, 26 juin 2007)
Lundi 22 Septembre 2008
http://www.voltairenet.org/ http://www.voltairenet.org/
Posté le 21.09.2008 par djamazz
Allez directement sur la page ... merci
http://www.alterinfo.net/Aleveque-humour-11-Septembre_a24043.html
Posté le 17.09.2008 par djamazz
La Guerre en Iran se prépare actuellement avec la France !
La Guerre en Iran se prépare actuellement avec la France, voir discours de Mr Le Pen qui date du dimanche 14 Septembre 2008
Alors, mesdames et messieurs, je vous le dis sans détour : nous n’avons pas à participer à une quelconque guerre religieuse ou politique contre l’Iran.
A l’heure où je vous parle en effet, d’importants mouvements militaires américains, anglais et Français se dessinent en direction du Golfe Persique, tandis que le Congrès américain discute sur le projet d’imposer un blocus maritime à l’Iran.
Le blocus maritime, c’est toujours la première étape vers la guerre, comme le précédent irakien l’a bien montré.
Une importante armada alliée est désormais positionnée dans l’Océan indien.
Elle comprend deux des plus gros porte-avions de l’US Navy, deux porte aéronefs, dont l’un des Marines, un sous marin nucléaire Français ainsi que l’ensemble de leurs groupes de combat associés.
Des navires d’assaut amphibie des Marines et leurs groupes expéditionnaires font partie de la Task Force ainsi que des unités des forces spéciales de l’US Navy.
Les porte-avions USS Ronald Reagan et USS Roosevelt, flanqués de leurs groupes d’attaque, ont quitté leurs bases respectives du Japon et de Virginie.
Ils se sont déployés dans la zone qui s’étend du Golfe Persique à l’océan indien occidental.
D’une intervention sans l’aval de l’ONU ?
Je pose également la question à Nicolas Sarkozy :
Pourquoi un sous-marin nucléaire français est-il engagé au côté des américains ?
SOURCE : http://www.frontnational.com/doc_interventions_detail.php?id_inter=117
Prions pour que des bombes ne nous tombent pas sur la tête dans les mois , voir semaines à venir...