Environnement Protection des patrimoines
Posté le 30.08.2008 par djamazz
Le ministère des legs pieux avertit d'un plan sioniste contre Al-Aqsa pendant le mois de Ramadan
Le ministère des legs pieux et des affaires religieuses au gouvernement d'entente nationale palestinienne, dirigé par le premier ministre Ismail Haniyeh, a appelé les ministres arabes des affaires étrangères à la nécessité de se réunir immédiatement pour sauver la sainte mosquée d'Al-Aqsa.
Il a appelé à des mesures sérieuses et efficaces pour la protection de la mosquée d'Al-Aqsa et à la création d'une commission d'enquête internationale pour démasquer les violations israéliennes concernant les creusements sous les fondations d'Al-Aqsa.
Les alertes sur les vrais dangers qui menacent la sainte mosquée ont été énoncées mercredi 27/8, lors d'une conférence de presse organisée par le ministre des legs pieux Dr Taleb Abou Char, après les menaces de colons sionistes extrémistes publiées par certains médias hébreux.
"Des sources palestiniennes bien informées ont affirmé que des roquettes ont été transportées par des extrémistes sionistes dans la vieille ville d'Al-Qods, quelques jours après la fermeture de l'association d'Al-Aqsa par les forces d'occupation et les appels des rabbins sionistes pour assassiner Cheikh Raed Salah", a-t-il souligné.
Le ministre palestinien a appelé la nation arabe et musulmane, ainsi que les gouverneurs et les peuples arabes, les intellectuels, les Ulémas, les poètes, les dirigeants et les hommes libres du monde entier, l'organisation de la conférence islamique, la commission d'Al-Qods au Maroc, à protéger la mosquée sainte d'Al-Aqsa et à être au niveau de leurs responsabilités.
Vendredi 29 Août 2008
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Posté le 30.08.2008 par djamazz
Attaquer la foi
Un réseau de tunnels sous la Mosquée Aqsa, surnommée par les médias israéliens "site touristique", a déjà provoqué des fissures bien visibles dans la superstructure de l'esplanade de Haram Al-Sharif, qui comprend de nombreux sites historiques, dont le Dôme du Rocher.
Par Khaled Amayreh > amayreh@p-ol.com
"Que le gouvernement israélien ait la volonté et le désir de détruire la Mosquée Aqsa ne fait aucun doute. Il veut juste que la démolition semble être le résultat de causes naturelles", a dit Sheikh Mohamed Hussein, chef du Conseil Musulman Suprême, qui supervise le Sanctuaire de Jérusalem, considéré comme le troisième lieu saint de l'Islam.
"Tout ce qu'ils font ici montre qu'ils veulent à tout prix détruire ce lieu saint. Il est temps que les peuples musulmans, les gouvernements musulmans et les organisations musulmanes partout dans le monde agissent pour arrêter ce blasphème. Peut-être demain sera-t-il trop tard."
Les responsables palestiniens et musulmans, dont l'Organisation de la Conférence Islamique (OIC), ont lancé de nombreuses alertes sur les creusements israéliens à proximité et sous la mosquée, sans résultat.
La semaine dernière, la Jordanie, conservateur officiel du sanctuaire de Jérusalem, a demandé à Israël de mettre fin au sabotage des fondations de la Mosquée Aqsa, avertissant que "cette question sensible pouvait mettre le feu à toute la région."
Israël a ignoré la mise en garde jordanienne et a préféré apaiser les groupes juifs religieux qui plaident pour la démolition des lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem. Israël refuse également d'autoriser que les experts musulmans de l'OIC et de l'UNESCO inspectent les excavations sous la mosquée, au prétexte qu'une telle démarche jetterait des doutes sur la "souveraineté israélienne" sur la ville arabe occupée.
La communauté internationale, dont le plus proche allié d'Israël, les USA, ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem Est par Israël, qui a suivi l'occupation de la cité en 1967. Mais cette non reconnaissance n'a pas empêché les gouvernements israéliens successifs de construire d'énormes colonies juives à l'intérieur et autour de la ville arabe occupée, réduisant Jérusalem Est à un ghetto virtuel et effectivement coupé du reste de la Cisjordanie.
L'isolement de Jérusalem Est a été achevé avec la construction du gigantesque "mur de séparation".
Les Musulmans et les Chrétiens de Cisjordanie sont systématiquement empêchés d'accéder à leurs lieux saints à Jérusalem Est, sauf ceux qui possèdent des permis spéciaux délivrés par les renseignements intérieurs israéliens, le Shin Beth.
En plus de l'ouverture de tunnels sous le Haram Al-Sharif, le gouvernement israélien a permis à une secte fanatique juive, le mouvement Chabad, de construire une synagogue à côté de la partie occidentale de l'enceinte islamique. Chabad demande ouvertement l'expulsion ou l'extermination des Palestiniens, ainsi que la destruction des lieux saints islamiques et chrétiens en Palestine.
Les responsables du Waqf musulman (dotation religieuse) ont décrit la synagogue comme "une source perpétuelle de tension, de provocation et de harcèlement", ainsi que la preuve des intentions malveillantes d'Israël envers les lieux saints islamiques.
"La décision de construire une synagogue à cet endroit particulier montre qu'Israël cherche à attiser le feu des tensions religieuses", a dit Adnan Al-Husseini, responsable musulman important à Jérusalem Est.
"Il est clair qu'Israël n'est intéressé ni par la paix, ni par la coexistence".
Israël n'est pas seulement en train de se mettre à dos et de défier les quelques 1,4 milliards de Musulmans du monde, mais aussi de réprimer tous les efforts de la minorité arabe d'Israël de faire connaître ce qui se produit contre les lieux saints islamiques à Jérusalem Est.
Le 24 août, la police paramilitaire israélienne a donné l'assaut et bouclé les bureaux de la Fondation Al-Aqsa, à Um Al-Fahm, en Israël. Des documents, dont des cartes et d'autres archives sur la Mosquée Aqsa, en particulier sur les excavations israéliennes sous le lieu saint islamique, ont été confisqués.
Le gouvernement israélien clame que la Fondation Al-Aqsa est liée au Hamas.
"Ils nous visent à cause de notre foi", dit Sheikh Raed Salah, chef du mouvement islamique en Israël. Il a ajouté que les activités de la fondation sont légales et autorisées par les autorités israéliennes. Il a nié les assertions israéliennes selon lesquelles la fondation se "coordonne avec les commandants du Hamas à Jérusalem Est", décrivant les accusations comme étant sans fondement.
Salah est constamment harcelé par le Shin Beth pour ses activités de défense des lieux saints de Jérusalem. Il y a plusieurs années, pendant une manifestation à Um Al-Fahm, un agent du Shin Beth a été pris en train d'essayer de mettre du haschisch dans sa poche.
Les dirigeants palestiniens des deux côtés de la Ligne Verte condamnent "la persécution grandissante des citoyens arabes par l'Etat israélien". Le Centre Juridique pour les Droits de la Minorité Arabe en Israël a exhorté le Ministre de la Défense Ehud Barak, responsable de la décision de fermeture des bureaux de la Fondation Al-Aqsa, d'annuler la décision. Il dit que la mesure "enfreint gravement la liberté de parole et la liberté de religion de toute la minorité arabe en Israël".
L'association a aussi accusé le gouvernement israélien de dureté en fermant l'œuvre de bienfaisance à la veille du mois saint de Ramadan, pendant lequel le mouvement islamique intensifie ses activités.
Israël invoque systématiquement des connexions avec le Hamas lorsqu'il cherche à fermer des institutions caritatives islamiques, tant en Israël que dans les territoires occupés.
Au début de l'année, l'armée israélienne a vandalisé les œuvres, magasins, cliniques, orphelinats et écoles sous gestion islamique dans toute la Cisjordanie, prétendant qu'ils étaient liés au Hamas.
Source : Exposing Israel
Traduction : MR pour ISM
Vendredi 29 Août 2008
Posté le 15.08.2008 par djamazz
Le Prince Charles pense que les OGM risquent d'occasionner la pire catastrophe écologique qu'il soit
Daily Telegraph, Jeff Randall, 12 août 2008
Le Prince de Galles a mis en garde du fait que le développement des cultures génétiquement modifiés (GM) à grande échelle risquent de provoquer la pire des catastrophes écologiques. [1]
Dans une intervention, où il n'a pas mâché pas ses mots sur la question des aliments GM, le Prince a déclaré que les sociétés multinationales mènent une expérience avec la nature qui a fait vachement mal.
Lors d'une interview exclusif avec le Daily Telegraph, le Prince a aussi exprimé sa crainte que la nourriture puisse se raréfier en raison des dommages faits au sol de la Terre par les recherches scientifiques [2].
Il a accusé les compagnies de conduire une « gigantesque expérience, je pense, avec la nature et l'humanité toute entière qui a fait très mal. »
« Pourquoi autrement serions-nous face à tous ces problèmes de changement climatique et tout le toutim ? »
Le Prince de Galles : « Si c'est l'avenir, ne comptez pas sur moi »
Avoir confiance aux « gigantesque compagnies » alimentaires, a-t-il dit, se traduirait en « désastre absolu. »
« Ce serait la destruction absolue de tout. . . et la façon classique de faire en sorte qu'il n'y ait plus de nourriture dans l'avenir, » a-t-il dit.
« Ce dont nous devons parler c'est de la sécurité alimentaire, pas de la production alimentaire. C'est ce qui importe et que les gens ne comprendront pas. »
« Et s'ils pensent que ça marchera d'une façon ou d'une autre parce qu'ils auront une forme intelligente du génie génétique ensuite de nouveau après l'autre, qu'ils ne comptent pas sur moi, car ce sera la garantie de provoquer la plus grande catastrophe écologique de tous les temps. »
Les petits agriculteurs, en particulier, seraient les victimes des « gigantesque compagnies » envahissant la production alimentaires de masse.
« Je pense que ça mène à une véritable catastrophe, » a-t-il dit.
« S'ils pensent que c'est la voie à suivre. . . nous achèverons des millions de petits agriculteurs partout dans le monde, en les chassant hors de leurs terres vers l'horreur inracontable des conurbations dysfonctionnelles, avilies, non viables et ingérables. »
Les commentaires francs du Prince de Galles rouvriront tout le débat sur les aliments GM.
Ils vont le mettre sur une trajectoire de collision avec la communauté scientifique internationale et Downing Street, qui a autorisé 54 essais de cultures GM en Grande-Bretagne depuis 2000.
Son intervention arrive à un moment critique. Il y a une intense pression pour toujours plus de produits génétiquement modifiés, pas moins, à cause de la montée en flèche du prix des aliments et de la pénurie généralisée.
De nombreux scientifiques croient que la recherche sur les OGM est le seul moyen de garantir la nourriture pour la population mondiale en pleine croissance pendant que la planète est affectée par le changement climatique.
Ils seront consternés par ce genre de contribution controversée de haute volée de la part du Prince de Galles à un moment délicat.
Le Prince sera fortifié par le plus grand déluge de critiques de la part des scientifiques car il a accusé l'ingénierie génétique, dans un article du Daily Telegraph en 1998, de nous faire entrer dans des « domaines appartenant à Dieu et à Dieu seul. »
Dans l'interview du Prince, qui a une ferme biologique sur son domaine de Highgrove, a laissé espérer un système agricole britannique encourageant de plus en plus la piste des coopératives de fermes familiales.
Quand il a été mis en doute sur le fait qu'il essayait de revenir en arrière, il a déclaré : « Je ne le pense pas. Je suis terriblement désolé. Ça ne fait pas marche arrière. Il s'agit en fait de reconnaître que nous sommes avec la nature, et non pas contre elle. Nous avons travaillé contre la nature depuis trop longtemps. »
Le Prince de Galles a cité l'étendue des dommages environnementaux en Inde, créés par la course à la production de masse des aliments génétiquement modifiés.
« Voyez la Révolution Verte en Inde. Elle a marché pendant un court laps de temps, mais à présent son prix est en train de se payer. »
« Je suis allé au Pendjab où vous avez vu les catastrophes qui ont eu lieu à la suite de plus de demande d'irrigation parce que les semences hybrides et les grains qui ont été produits exigent d'énormes quantités d'eau. »
« La nappe phréatique a disparu. Ils ont d'énormes problèmes avec le niveau de l'eau, avec des ennuis de pesticides, et des complications qui se retournent maintenant contre leurs auteurs. »
« Regardez dans l'ouest de l'Australie. Les énormes problèmes de l'envahissement du sel. Je suis allé là-bas les voir. Quelques-unes des méthodes immodérées développées pour l'agriculture modernes. »
Il a dit que les scientifiques ont mis trop de pression sur la nature.
« Si vous ne travaillez pas en assistance avec la nature vous provoquez d'énormes problèmes. Qui deviennent très coûteux et très difficiles à réparer. Ça met un fardeau invraisemblable sur la nature et engendre une accumulation de problèmes qui deviennent de plus difficile à gérer. »
L'année dernière, dans un discours programme le Prince de Galles a prévenu que le monde serait confronté à une série de catastrophes naturelles dans les 18 mois, sauf si un plan d'action de 15 milliards de livres était convenu pour sauver les forêts pluviales du monde.
Il a organisé son propre projet pour la forêt pluviale avec 15 des plus grandes sociétés du monde, des experts sur l'environnement et l'économie, afin de tenter de trouver des moyens pour mettre fin à leur destruction.
Il y a seulement deux semaines des chercheurs du génie génétique ont fait pression sur les ministères pour que leurs récoltes soient tenues dans des installations de haute sécurité ou dans des champs sur des lieux secrets à travers le pays afin d'éviter qu'ils soient attaqués et détruits.
Ils s'exprimaient contre des manifestants qui avaient arraché les cultures de l'un des deux seuls essais d'OGM ayant été approuvés en Grande-Bretagne cette année.
Les scientifiques prétendent que les attaques répétées contre leurs essais vont étouffer une recherche essentielle pour évaluer si les cultures génétiquement modifiées peuvent réduire le coût et l'impact environnemental de l'agriculture et si elles poussent mieux en conditions difficiles, quand la sécheresse dévaste les récoltes.
Original : www.telegraph.co.uk/.../eacharles112.xml
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Notes de traduction
[1] C'est lui qui a dit un jour vouloir se réincarner en virus pour exterminer la populace. Pardonnons-lui cette manifestation de spiritualité sioniste, traditionnelle dans la famille royale depuis la Compagnie des Indes, mais qui a semble-t-il très mal bourgeonné chez le Prince de Galles. Car, pour le moins, ses déclarations lui rabotent drôlement les cornes. Tout ça démontre qu'il n'est pas assez couillon pour croire en sa religion et qu'il a peur de mourir de faim, comme le serait tout bon Rosbif moyen conscient de la folie actuelle.
[2] Dans cet article du Daily Telegraph, pour parler vrai il aurait fallu mettre partout pseudoscientifique à la place de scientifique. Car, comme je l'avais indiqué dans les notes d'un article (lien à la fin), le livre Semences de tromperies expose clairement que le génie génétique est une mystification d'une grossièreté qui n'a rien de scientifique et tout du massacre. C'est une tromperie qui use de relations publiques pour transformer les béni-oui-oui de la science en fanatiques croyant que l'on peut modeler le vivant à sa guise sans l'abîmer. Cette arnaque a pu être poussé en avant grâce à la corruption des décideurs étasuniens (au début, anglais à présent) qui ont profité de leur situation privilégiée pour s'enrichir aux frais de la santé de la population. Les Monsanto et leurs compères ont un budget en millions de dollars pour cela.
Une chose importante révélée par ce livre, dont j'avais oublié de parler dans les notes, est que, même les produits fabriqués par génie génétique (substances élaborées par des bactéries dont le génome a été modifié artificiellement pour les produire) peuvent être dangereux (à mon avis ils sont toujours dangereux mais la médecine est ainsi pratiquée que c'est difficilement visible, sauf pour le patient attentif). Cela a été démontré par une catastrophe sanitaire sous la forme d'une épidémie mortelle ou gravement invalidante survenue aux États-Unis en 1989.
Le produit mis en cause était du L-tryptophane, un acide aminé essentiel pris en complément alimentaire, fabriqué par une firme japonaise, Showa Denko. Une impureté (sans doute due à l'ignorance des divers mécanismes cellulaires qui modifient parfois le transgène servant à fabriquer la protéine désirée) a rendu ce produit mortel.
Le problème a été résolu en 1991 après qu'il ait fait plusieurs milliers de victimes. Mais Jéhovah veillait sur ses archontes : le génie génétique n'a jamais été incriminé par la presse (il ne s'en serait jamais relevé aux États-Unis), les divers intervenants de l'affaire, FDA et autres, ayant réussi à détourner l'attention de lui.
Pour les autres commentaires du livre cité ci-dessus, voir les notes 3 et 4 de l'article Graines de destruction : Le projet secret de la manipulation génétique :
http://www.alterinfo.net/Graines-de-destruction-Le-projet-secret-de-la-manipulation-genetique_a21031.html
Mercredi 13 Août 2008
Posté le 12.08.2008 par djamazz
La Méditerranée: mer dépotoir
Vous ne vous en doutiez peut-être pas mais la Méditerranée est mal en point et demeure une immense poubelle. Pourquoi?
Parce que la croissance démographique croissante des villes côtières, la surpêche, la pollution due notamment aux rejets toxiques et aux déchets, le tourisme devastateur représentent un danger quotidien pour la faune et la flore.
Christian Buchet, directeur du centre d'études de la mer de l'Institut catholique de Paris, a annoncé ce week-end : "Les mers sont en passe de connaître une rupture d'équilibre. La Méditerranée est d'autant plus fragile que la pollution a en effet décuplé sur la faune et la flore marine à cause du réchauffement climatique". Pourtant, cette mer a reçu le statut de "mer la plus surveillée au monde". Mais il semblerait que cette surveillance ne soit pas suffisante!
pollution par hydrocarbure
Il faut dire que beaucoup en profitent ! En effet, 28 % du transport mondial d'hydrocarbures traversent par cette la Méditerranée. Les experts évaluent à 80.000 tonnes d'hydrocarbures par an les rejets des navires en Méditerranée. La convention Marpol, en vigueur depuis 1983, interdit les rejets des citernes de cargaison des navires pétroliers mais ne prend pas vraiment en compte les rejets provenant du fonctionnement du navire!
Elle sera amendée à plusieurs reprises, en particulier en Mars 1992, où seront adoptées les modifications les plus importantes concernant la protection du milieu marin contre les pollutions par hydrocarbure avec, en particulier :
* des dispositions constructives concernant les pétroliers à double coque,
* des programmes renforcés de visites d'inspection dès que le pétrolier est âgé de plus de cinq ans,
* une réduction à 15 ppm de la teneur en hydrocarbure dans les rejets,
* l'interdiction de ces rejets dans certaines zones géographiques, dites «spéciales», car particulièrement vulnérables (mer du Nord, Baltique, mer d'Irlande, Ouest Irlande, Manche, mer Celtique, Méditerranée, mer Rouge, Golfe d'Aden, Antarctique).
méditerranée
Par ailleurs, environ 200 pollutions causées par des rejets de substances nocives ou d'hydrocarbures, qui sont répertoriés au large des côtes françaises, accentuent la fragilité de la Méditerranée. Les marées noires et les déballastages représentent une partie moindre du problème puisque près de 80 % de la pollution vient de la terre.
En effet, les stations d'épuration ne sont aps assez nombreuses et les eaux sales et usagées terminent leur course dans la mer. Les pays méditerranéens bordant cette mer ont tendance à s'en servir comme un tout-à-l'égout. Ils y déversent des polluants, des produits chimiques, des déchets, du goudron et des métaux. En Italie, Greenpeace a fait confisquer des filets maillants dérivants, qui sont interdits par l'Union européenne.
La faune et la flore en mer en péril
La faune et la flore en mer Méditerranée sont aussi menacées par les espèces invasives, qui ont semble-t-il pris du poil de la bête grâce à un phénomène bien connu... le réchauffement climatique. Christian Buchet a souligné : "Aux derniers pointages, il y a 56 espèces nouvelles de poissons tropicaux qui colonisent la Méditerranée, ce qui traduit bien le réchauffement". La Méditerranée a une biodiversité riche puisque 28 % d'espèces ne peuvent pas vivre ailleurs. Le réchauffement climatique accentue aussi l'évaporation et la salinité.
Un autre exemple alarmant, la population des thons rouges diminue doucement mais sûrement. Pour que cette espèce puisse souffler et se reproduire en toute tranquillité, la Commission européenne a dû prématurément interrompre la pêche au thon rouge cette année. Les pêcheurs avaient en effet atteint et épuisé les quotas attribués pour 2008. Aujourd'hui, le thon rouge menacée de disparition.
De plus, les guerres font accroître aussi les pollutions. Les bombardements par l'aviation israélienne des réservoirs de la centrale électrique de Jiyé (Liban sud) il y a deux ans, ont provoqué un désastre écologique car près de 15.000 tonnes de fioul ont été rejetés dans la mer. Des munitions de la deuxième guerre mondiale, qui pourrissent au large des côtes italiennes, posent de sérieux problèmes à la biodiversité car le phosphore est entrain de se disperser.
pollution en mer
Et pourtant...
La région méditerranéenne est l’un des 25 “points chauds” de la planète, disposant des zones bio-géographiques parmi les plus rares au monde et une biodiversité de première importance. Les « Points chauds » pour la biodiversité se caractérisent à la fois par des niveaux exceptionnels d’endémisme végétal et des niveaux critiques de pertes d’habitats (d’au moins 70%).
Ils constituent, dès lors, l’objet principal des efforts de préservation. Le bassin méditerranéen est le plus large parmi les cinq régions à climat méditerranéen au monde. Il s’étend, d’ouest en est, du Portugal à Israël, et du nord au sud, de l’Italie au Maroc, et comprend environ cinq mille îles. La présence de nombreuses ’îles ainsi que des pays méditerranéens voisins tels que l’Espagne, la France, l’Italie et le Maroc, participe largement à faire de cette région un “point chaud” du point de vue de la biodiversité.
Lire aussi Océans : les cartes qui font peur ; vraiment
Pêche au thon rouge, la fuite en avant
Plastiques, pétrole … Les Océans agonisent sous les déchets.
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Article rédigé par Elwina, juillet 2008
Posté le 10.08.2008 par djamazz
Tourisme : toujours plus loin, plus nombreux et plus destructeurs
Vivant dans une zone urbaine des plus denses il nous est difficile de parvenir à trouver un paysage dont toute trace d’intervention humaine immédiate est invisible. On peut toutefois s’en donner l’illusion en quelques rares endroits in situ, et plus facilement par le truchement de la photographie in visu. Olivier Martin Delange s’emploie à cet exercice avec obstination et talent.
Mais pourquoi cherchons nous cette illusion de paysage vierge, ce mythe de l’espace qui n’est pas transformé par la main humaine ?
Je n’ai pas de réponse toute faite ayant peu travaillé sur cette problématique précise mais c’est un point récurent chez les écologistes qui parlent de la beauté de la nature et de l’expérience grisante qu’ils en retirent. Dans les textes quelques peu « puristes » des auteurs les plus emblématiques ou les plus engagés c’est dans la mesure où la nature est une altérité à l’humanité qu’elle attire (elle terrifie pour la même raison d’ailleurs).
Pour que la nature face écho à l’humanité et qu’elle conserve son altérité absolue aucune trace humaine ne doit l’altérer. Ainsi les terres qui font rêver sont réputées « vierges » de même que les profondes forêts primaires ou forêts « vierges »… mais l’aventurier souhaite voir ces sites… pourtant la simple visite est une source d’inévitables interactions avec le milieu naturel qui dès lors n’est plus vierge… quel horrible paradoxe !
Et voilà un des moteurs à catastrophe les plus courants : notre recherche de contact avec la nature, d’originalité et d’espaces vierges de toute intervention humains ont entraîné une fâcheuse tendance au tourisme… toujours plus loin, plus nombreux et plus destructeurs.
Pour corriger le tir, certains opérateurs de vacances clé en main proposent une formule pour l’écotourisme (plus ou moins rigoureux), mais quelques soient les efforts consentis, voyager pollue plus que rester chez soi… Des comportements et des valeurs culturels sont à réviser en la matière…
Heureusement, pour l’œil avisé la nature, est toujours et en partout « autre ». Son altérité n’a pas besoin de beaucoup d’espace, ni de beaucoup de temps pour se manifester comme il en est dans le parc où cette photo a été prise.
Naturavox
Posté le 10.08.2008 par djamazz
Dessalement de l’eau de mer : la fuite en avant technologique
Les usines de dessalement de l’eau de mer se multiplient sur la planète. Selon Courrier International qui consacre un dossier au sujet, 200 sont en projet en Californie. Les grandes villes Australiennes ne sont pas en reste. La plus grande unité, située près de Melbourne, devrait coûter dans les 2,9 milliards de dollars américains. Plus prés de nous l’Espagne confrontée à de graves pénuries d’eau s’engage sur cette voie. Conditions nécessaires toutefois à ce genre d’éclosion : du soleil et de l’argent. Un caprice d’enfants riches persuadés qu’ils peuvent maîtriser mère nature plutôt que de changer leurs comportements.
Selon certaines projections, la capacité mondiale de dessalement devrait pratiquement doubler d’ici à 2015. Selon les derniers chiffres de l’Association internationale du dessalement, il existe actuellement 13 080 usines de dessalement en activité dans le monde. C’est une activité industrielle en très forte croissance annuelle. La capacité installée chaque année augmente en moyenne de plus de 10% par an. Grâce en grande partie aux français, à leurs grands groupes qui se sont construits autour de l’eau et qui reviennent au secteur d’origine qui a fait leur fortune. C’est ainsi le groupe Veolia qui a réalisé l’usine d’Ashkelon en Israël. Un complexe ultramoderne utilisant la technique de dessalement par osmose inverse qui produit 320 000 m³/jour, et peut couvrir les besoins en eau potable de plus d’un million de personnes.
Sur la Terre est communément désignée comme « la planète bleue », les Océans couvrent 71 % de sa surface et contiennent 97.2 % du volume d’eau de notre planète. De l’eau salée essentiellement. Le problème, on l’avait un peu oublié dans nos contrées, c’est que l’eau douce est une ressource rare (2,8%), inégalement répartie.
La rareté de la ressource en eau douce se précise encore plus quand il apparaît que ces 2,8% se ventilent entre les glaciers et les calottes polaires (2.2 %), les nappes souterraines (0.6 %) alors que les cours d’eau et les lacs ne représentent qu’une quantité insignifiante (environ 0.01 %). Ressource limitée d’un côté, demande croissante de l’autre. La population mondiale continue à croître et les secteurs industriels et agricoles sont toujours plus gourmands.
Si la moitié des usines de dessalement se situe au Moyen-Orient ce n’est pas un hasard. La technique utilisée requiert de grandes quantités d’énergie, ce qui implique un coût que seuls des pays riches peuvent acquitter. Alors que selon l’accès à l’eau est un problème qui touche plus d’un milliard d’individus, une poignée de privilégiés s’affranchit de toutes contraintes en recourant à une technologie polluante.
Face à la demande les procédés de traitement évoluent vite. Les techniques dites thermiques (par évaporation) représentaient il y a encore quelques années la principale technologie employée. L’osmose inverse, du fait d’une fiabilité accrue, et grâce à la faible consommation électrique (4 à 5 kWh/m³) atteint environ aujourd’hui 50% de la part de marché.
Le coût de production du m³ se situerait entre 1 et 2 dollars. Effet pervers et non des moindres, dans le cas d’une utilisation pour la consommation humaine, le dessalement d’eau de mer serait moins onéreux que la technique dite de recyclage des eaux usées. Comme le nom l’indique, « dessaler » consiste à retirer les sels dissous dans l’eau de mer, en général de 33 à 37 grammes de solutés par litre. Le procédé requiert de l’énergie et constitue de ce fait une source d’émission de gaz à effet de serre, sauf dans les rares cas où il est fait recours à l’énergie éolienne, mais surtout pose le problème du rejet du concentrat de sel obtenu.
Si l’accroissement de la salinité de l’environnement côtier semble a priori pouvoir être écarté pour les océans, tel ne peut être le cas pour des mers fermées ou semi-fermées comme la méditerranée dont les écosystèmes, lorsqu’ils existent encore, sont déjà particulièrement affaiblis. En outre des études récentes montrent ainsi que le réchauffement climatique provoque également une augmentation exponentielle de l’acidité des océans. Or, des rejets massifs de saumure dans les mers ne risquent pas d’améliorer la situation mais bien de l’amplifier. Actuellement, les usines de dessalement produisent 19 millions de mètres cubes de déchets chaque jour. On estime que leur production aura triplé d’ici à 2015, les rejets de saumure avec.
Il serait erroné de penser que les concentrats rejetés ne contiennent que du sel. La technologie par exemple de l’osmose inverse requiert l’utilisation de produits chimiques pour un traitement préalable de l’eau et le nettoyage des membranes mais dans les autres cas, la seule corrosion des circuits liée au sel entraîne la présence de polluants.Nulle technologie n’est parfaite et gageons que les ingénieurs sauront dans un avenir proche améliorer les performances des différents procédés même si on peut avoir des craintes lorsqu’est évoqué de procéder à du dessalement par le biais de l’énergie nucléaire .
On peut toutefois parler de mirage du dessalement quand le recours à cette technologie est un moyen pour échapper à des questions de fond. Question sur nos modes de vie, sur le fait de penser que l’on peut prélever indéfiniment et sans conséquences sur le capital naturel de la planète.
Question conjointe avec l’aménagement du territoire lorsqu’au titre de l’héliotropisme on favorise en Europe l’entassement des populations en frange de la méditerranée.
L’approche de la question du déssalement de l’eau de mer résume bien finalement le regard que nous jetons sur notre propre avenir. Ne rien changer parce que de toute façon l’Homme saura trouver la solution miracle ou, à l’inverse, tenter de changer nos comportements, d’adopter une vision globale de notre planète de comprendre ses interactions en faisant un vœu. Pourvu que ça passe …
Henry Moreigne
Naturavox
Posté le 18.07.2008 par djamazz
G 8, le double aveuglement des occidentaux
par Nicolas Sersiron
Avons-nous besoin de 42 ans pour réduire de 50% nos émissions de CO2 ? Même un enfant rigolerait d’une telle supercherie communicationnelle des 8 devant l’urgence des soins à prodiguer à notre terre malade. L’idéologie croissantiste a été enfantée et a prospéré au rythme de l’augmentation de la consommation d’énergies fossiles et de la production de CO2. Depuis bientôt 2 siècles, le développement foudroyant de la civilisation occidentale est le fruit des inventions liées à la thermodynamique.
La conquête au 19 et 20 ème siècle, d’abord des territoires indiens d’Amérique du nord par les européens expatriés, et la montée au sommet de la super-puissance états-unienne, ne peuvent être séparés : du rail, des derricks du Texas, de la Ford T et de la Jeep, des alignements de moissonneuses batteuses dans les grandes plaines céréalières de l’Amérique du nord. Aujourd’hui avec la guerre en Irak, il n’y a pas de fierté américaine sans pétrole.
Le premier aveuglement consiste à croire et faire croire que ce modèle énergivore et productiviste peut exister sans la surexploitation, voire le pillage, des richesses fossiles de la planète, à un prix artificiellement bas. Sans la casse des systèmes naturels qui ont créé la vie. Même aujourd’hui, été 2008, le pétrole est vendu très en dessous de sa valeur réelle. Si les acheteurs étaient responsables et conscients de sa disparition très proche, sachant qu’il est irremplaçable – 1 litre est équivalent au travail d’une dizaine d’hommes pendant une journée, ou plus - et que sa surconsommation réchauffe la planète, le pétrole coûterait certainement le triple, voire plus. Une véritable gestion des ressources essentielles se fait sur le long terme, l’immédiateté qui baigne nos pratiques modernes est mortifère. La technologie ne résoudra les problèmes qu’elle a crées que si ses croyants changent le paradigme : productivisme-consommation-croissance-profits.
Personne, sauf Alberto Acosta, ex-président de l’Assemblée constituante de l’Equateur et beaucoup d’autres inconnus, ne veut penser à ce qui restera des ressources fossiles pour les générations futures, ni voir que la plupart des populations qui vivent sur les terres d’où proviennent notre énergie sont, pour la plus part, appauvries et malmenées. Pour cela, après avoir colonisés les peuples, il aura fallu fausser la loi de l’offre et de la demande, pourtant si chère aux libéraux qui nous gouvernent, faire des guerres, créer des dettes illégitimes et corrompre les dirigeants du sud. Les vrais démocrates, qui défendaient le bien être de leur population face à la voracité énergétique du nord, ont été assassinés. L’histoire africaine et américaine en est pleine. Pétrole, charbon, uranium appartiennent à l’ensemble des humains. Ceux qui les sur-utilisent pour leur profit-bien-être personnel réchauffent le climat ou obèrent l’avenir de tous. Le partage semble une utopie, pourtant l’appropriation injuste par les plus puissants et notre surconsommation préparent nos catastrophes.
Le deuxième aveuglement a été de créer sciemment dans l’inconscient collectif des populations occidentales, l’idée d’une supériorité intrinsèque : alors qu’elle était seulement le résultat d’une addiction et d’une suralimentation aux drogues énergétiques. Une attitude plus proche d’une forme de toxicomanie que d’une gestion intelligente des ressources naturelles avec une vision du futur et un esprit de solidarité. C’est ainsi que certains nordistes prétendent que ce modèle supérieur de civilisation doit être partagé par tous, voire imposé. Peu nombreux sont encore aujourd’hui les occidentaux conscients du racisme inscrit profondément en eux. Les autres civilisations sont piétinées, surtout celles qui avaient eu le soin de préserver la nature pour leur descendance, plutôt que de la dévaster. Les pygmées du Congo, les papous d’Indonésie ou les indiens d’Amazonie sont aujourd’hui décimés comme des sous-hommes. Les forêts qu’ils entretiennent depuis des millénaires sont transformées, sous nos yeux, et en quelques dizaines d’années, en fauteuils de jardins, planchers flottant ou remplacées par des cultures de soja et de palmiers à huile pour nourrir nos élevages et nos bagnoles. Qui les défend hormis quelques ONG ?
Certains disent que le capitalisme est le seul système d’organisation sociale, la chute du mur de Berlin signant la fin de l’histoire. Ce cher Fukuyama avait seulement oublié les 4 milliards d’humains survivant dans la plus grande difficulté, une partie d’entre eux mourant de faim. C’est pourtant une conséquence directe de la grande prédation planétaire du système capitaliste. Les catastrophes les plus visibles restent cachées à ceux qui ne veulent pas les voir.
Ce monstrueux oubli a permis à une majorité de nos dirigeants et des populations du nord de penser que les autres, ceux qui ont une autre couleur de peau, sont moins intelligents, plus feignants, plus corrompus et pour tout dire, assez désorganisés et irresponsables. Pourtant ce modèle productivo-consumériste n’est et ne sera jamais transposable aux 6 ou 7 milliards d’habitants. La prise de conscience devra se faire avec la soudaineté et la violence de celui qui sort d’un rêve pourtant si rassurant. Sinon, la surconsommation de ces énergies - dont les pays émergents nous font prendre conscience - et leur disparition programmée à court terme, ont toutes les chances de fossiliser notre super civilisation après l’avoir fait cuire.
Que faire ? Chacun d’entre nous, conscient des catastrophes qui se profilent, peut faire de la résistance à son niveau. Des actes, mêmes minimes, qui vont dans le sens de la conscience de sa responsabilité vis-à-vis de tous, changeront le monde. Les mentalités de nos concitoyens bougent. Sans les résistances passées, nous serions peut être, aujourd’hui, sous un régime ouvertement fasciste.
infos article
URL: http://www.cadtm.org
Jeudi 17 Juillet 2008
Posté le 14.07.2008 par djamazz
La mort du riz en Inde -- Plus de Basmati, ni de Katarni
Nous mangerons bientôt du riz génétiquement modifié, inventé par les compagnies semencières multinationales
Global Research, Arun Shrivastava, 11 juillet 2008
Quelqu'un a dit, « Monsanto a inventé le porc. » Très bientôt nous apprendrons, ici, en Inde et en Asie, que les compagnies semencières multinationales étasuniennes et européennes ont « inventé » le riz. Et bientôt nous devrons payer des royalties à ces compagnies pour manger du riz. Retenez votre souffle, cette situation est à nos portes.
Je vous pose cette question avant que vous ne lisiez la suite : Que feriez-vous à une compagnie qui prétend avoir « inventé le riz » et veut son dû parce que vous, Madames et Messieurs, mangez du riz ?
L'Inde est le pays du riz. Le riz est notre aliment de base depuis des milliers d'années. Un scientifique français a dit autrefois que l'Inde a 200.000 variétés de riz. D'autres écologistes disent 100.000. Est-ce important ? Dans les régions traditionnelles de production, j'ai trouvé que le goût et la forme du riz diffèrent souvent d'un village à l'autre. Plus maintenant. Après la révolution verte, les variétés disponibles sur le marché pour les semis commerciaux sont tombées à une cinquantaine. Cela doit certainement être la plus grande destruction de biodiversité dans les cultures vivrières partout dans le monde.
Il y a quarante ans, quand ma mère faisait cuire le riz basmati, un doux arôme imprégnait toute la maison. Plus maintenant. Sous la révolution verte, le riz hybride lentement introduit dans les denrées est maintenant produit par de grandes exploitations mécanisées avec de grandes doses d'engrais et de pesticides. Bayer CropScience, une compagnie allemande, a modifié génétiquement les semences de riz. Le génie de cette révolution génétique est sorti de sa lampe et personne ne sait combien de variétés de riz sont contaminées. Nul ne sait vraiment combien de ce poison d'ingénierie est déjà entré dans notre chaîne alimentaire. Et c'est arrivé sans étude de biosécurité appropriée.
Le riz appartient à l'espèce Oryza. Des gens profanes comme moi ont dit que le riz s'autopollinise avec peu ou aucune chance que le pollen dérive pour aller contaminer le riz du champ voisin. Cependant, la RiceTech, une compagnie de semences hybrides étasunienne, a établi que « le vent avait aidé le pollen du riz à se déplacer sur plus de 600 pieds. » [APHIS Workshop, 13-15 septembre 2004 ; résumé] Si le riz génétiquement modifié est planté au milieu du riz naturel, il y a toutes les chances pour que ce dernier soit contaminé, et c'est ce qui s'est passé aux États-Unis d'Amérique .
Le riz étasunien est devenu contaminé
Bayer CropScience (la compagnie semencière multinationale allemande) a conduit des essais en plein champ avec le LL601 (mieux connu sous le nom de Liberty Link 601) de 1999 à 2001 en Louisiane. Elle a ensuite abandonné le projet sans chercher à obtenir le permis gouvernemental pour le commercialiser. En 2006, une contamination généralisée de riz à longs grains possédant les caractéristiques du LL601 a été signalée.
Couvrant l'événement, Rick Weiss, journaliste du Washington Post, a rapporté, « Le Ministère de l'Agriculture est en train d'enquêter sur comment la variété a réussi à se disperser depuis les parcelles d'essais dans les champs des agriculteurs, où elle s'est tranquillement développée pendant des années jusqu'à sa découverte. Les graines et les plants de LL601 semblent pratiquement identiques à ceux de la variété classique populaire avec laquelle ils ont commencé à se mélanger, a déclaré Steve Linscombe, directeur de la station de recherche sur le riz de l'université d'État de Louisiane à Crowley. . . Le jour d'août où la contamination a été annoncée, Bayer a demandé l'homologation de la variété au gouvernement. »
Le 5 octobre 2007, le Ministère de l'Agriculture (USDA) a clôturé son enquête sur le riz génétiquement modifiés (GM). Les enquêteurs espéraient identifier la façon dont chaque lignée de riz GM étaient entrées dans l'approvisionnement commercial du riz, mais le mécanisme exact de l'introduction n'a pu être déterminé dans aucun des cas (1). Toutefois, il n'a pu être déterminé avec précision comment l'ingénierie semencière du riz pourrait contaminer une surface aussi grande. La spéculation allait bon train, certains parlaient d'étiquetage incorrect, d'autres évoquaient l'erreur humaine, d'autres encore mentionnaient une confusion dans les conteneurs.
Homologation de contamination
Le 24 Novembre 2006, l'USDA accordait un permis commercial à l'organisme génétiquement modifié Liberty Link 601 de Bayer CropScience. Suite à la contamination illicite par elle de l'approvisionnement alimentaire et des exportations de riz, la variété de riz GM a été annoncée officiellement pour la première fois il y a trois mois. Cette décision controversée a été prise malgré l'insistance de Bayer CropScience, qui avait renoncé il y a cinq ans à commercialiser cette variété. Avec cette décision, l'USDA annonce aux compagnies de biotechnologie agricole qu'« il n'est pas important si vous faites preuve de négligence, si vous enfreignez les lois, si vous contaminez l'approvisionnement alimentaire avec des récoltes génétiquement modifiées non testées, nous nous porterons garant de vous, » a dit Joseph Mendelson, directeur juridique du Centre de Sécurité Alimentaire. « En réalité, l'USDA ratifie une mesure d'« homologation de contamination » qui ne peut qu'augmenter dans l'avenir le risque d'introduction de récoltes génétiquement modifiées dans l'approvisionnement alimentaire, et éroder la confiance en la nature saine des aliments étasuniens à l'étranger, » a-t-il ajouté .
Naturellement, Bayer CropScience se félicite de la décision de l'USDA. « La déréglementation confirme la décision préliminaire de l'USDA, publiée le 8 septembre 2006, selon laquelle le LLRICE601 ne pose aucun souci environnemental et ne devrait plus être contrôlé. » (2)
Oh oui, fait M. Bayer. C'est pourquoi les arrivages de riz étasunien ont été renvoyés ou détruits dans le port de Rotterdam et dans d'autres.
L'Inde est-elle vulnérable ?
Vous pariez qu'elle l'est ? En janvier, j'ai reçu un jeu de documents d'une université agricole du Bengale Ouest sur une plantation illégale de gombos génétiquement modifiés. En mars, on m'a dit à Jhansi qu'un marché lucratif avait été proposé aux agriculteurs pauvres : planter des « semences spéciales » de toutes sortes de légumes verts frais.
Qui sait dans combien d'endroits non autorisés a été planté du riz génétiquement modifié ?
Ce n'est que lorsque la contamination sera découvert dans les ports de débarquement des exportations de riz indien que l'Inde prendra conscience de la destruction de son héritage de 10.000 ans : LE RIZ.
Suite à l'exemple étasunien, il n'est pas trop tiré par les cheveux de dire que notre aliment de base préféré, le riz, sera la propriété de l'une des cinq ou six multinationales semencières parce qu'elle l'a « inventé » ! Qui sera le premier à contaminer notre riz est au mieux une conjecture.
Mais il SERA CONTAMINÉ. ILS SONT TROP DÉTERMINÉS À S'APPROPRIER NOTRE NOURRITURE.
Des questions ?
Ni le Parti du Congrès, ni BJP, ni CPM ni CPI, ni RSP, ni SP, ni Shiv Senanone, n'ont le courage ou la volonté politique de s'opposer à la fraude de ces sociétés multinationales. Ils ont tous été réduits au silence.
« Qui se soucie du fait que les semences OGM ne procurent aucun des avantages promis ? Certainement pas les compagnies semencières. Peut-être que les avantages pour la population mondiale n'ont jamais été le but. Peut-être que l'objectif était, en lui en promettant la lune, d'obtenir que les premières cultures d'OGM soient dans le sol ! Et puis de laisser la nature suivre son cours en contaminant le reste de la planète avec le pollen breveté. L'action en justice pour la propriété intellectuelle viendrait au bon moment. » (3)
Notes
(1) La source est un communiqué de presse de l'USDA :
http://www.usda.gov/wps/portal/usdahome?contentidonly=trueandcontentid/2007/10/0284/xml
(2) Commentaires de Bayer CropScience sur la déréglementation du LLRICE601 aux États-Unis :
http://www.bayercropscience.com/bayer/cropscience/cscms.nsf/id/20061124_EN?Open&ccm=400020000&L=EN&markedcolor=%23003399
(3) http://www.grain.org/research/?id=354 2005 fut une très bonne année pour l'industrie alimentaire, biotechnologie de Peter Montague, Rachel's Democracy & Health News #837, janvier 2006)
Arun Shrivastava est un collaborateur habitué de Global Research.
Original : globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9562
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Dimanche 13 Juillet 2008
Posté le 02.07.2008 par djamazz
Des "fissures" dans la Caverne : l’inauguration de Svalbard ne fait pas l’unanimité.
par Grain
Mondialisation.ca, Le 8 avril 2008
GRAIN
Voir aussi une mise au point de GRAIN
Après des mois d'extraordinaire publicité, et avec le soutien apparemment unanime de la communauté scientifique internationale, la "Global Seed Vault" a été officiellement inaugurée aujourd'hui sur l'île de Svalbard, en Norvège. Nichée au cœur d'une montagne, cette Caverne est en fait un morceau de glace géant capable de contenir 4,5 millions d'échantillons de semences entreposées dans le froid pour les besoins futures de l'humanité. L'idée est que si une catastrophe majeure frappait l'agriculture mondiale, comme les retombées d'une guerre atomique par exemple, les pays pourraient se tourner vers la Caverne pour en retirer des semences et redémarrer une production alimentaire. Cependant, cette "ultime niche de sécurité" pour la biodiversité dont dépend l'agriculture mondiale est malheureusement le dernier acte d'une stratégie plus vaste qui vise à faire de la conservation ex situ (hors sites) dans des banques de semences l'approche dominante pour la conservation de la diversité des plantes cultivées. Elle procure une fausse impression de sécurité dans un monde où la diversité des plantes cultivées présente dans les champs des agriculteurs continue de s'éroder et d'être détruite à un degré qui va en s'aggravant et contribue aux problèmes d'accès qui rongent le système ex situ international.
Des affirmations fausses
Cary Fowler, directeur du Global Crop Diversity Trust et l'un des principaux partisans de la Caverne, déclare que l'initiative " sauvera les plus importantes collections au niveau mondial des 21 plantes cultivées alimentaires les plus importantes des pays en développement." Même s'il est vrai que la diversité des plantes cultivées nécessite d'être sauvegardée et protégée, car une diversité irremplaçable est en train de disparaître à une vitesse alarmante, compter uniquement sur l'enfouissement de semences dans des congélateurs n'est pas une réponse. Il y a actuellement dans le monde 1500 banques de gènes ex situ qui n'arrivent pas à conserver et préserver la diversité des plantes cultivées. Des centaines d'échantillons stockés sont morts, car beaucoup ont été rendus inutilisables par manque d'information de base sur les semences, et une quantité innombrable d'autres ont perdu leurs caractéristiques uniques ou ont été génétiquement contaminés lors de remises en culture périodiques pour la multiplication. Cela s'est produit partout dans le système ex situ, pas seulement dans les banques de gènes des pays en développement. C'est pourquoi le problème n'est pas d'être pour ou contre les banques de gènes, mais réside dans le fait de compter sur une seule stratégie de conservation qui comporte, en elle-même, une série de problèmes.
Le problème le plus grave quand on axe la conservation des semences uniquement sur le système ex situ, et que la Caverne de Svalbard renforce, c’est qu'il est fondamentalement injuste. Il enlève des variétés végétales uniques aux agriculteurs et aux communautés qui les ont créées au départ, sélectionnées et partagées et les empêchent d'y accéder. La logique est que comme les variétés traditionnelles des communautés sont remplacées par des nouvelles variétés qui sortent des laboratoires de recherche - des semences qui sont censées produire des rendements plus élevés pour nourrir une population qui augmente – les variétés anciennes doivent être mises de côté comme "matière première" pour une sélection végétale future. Ce système oublie que les agriculteurs sont les premiers sélectionneurs du monde et qu'ils continuent de l'être. Pour avoir accès aux semences, vous devez être intégré à tout un cadre institutionnel dont la plupart des agriculteurs dans le monde ignorent même l'existence. Dit simplement, l'ensemble de la stratégie ex situ répond aux besoins des scientifiques et non des agriculteurs.
De plus, le système fonctionne sur l'hypothèse suivante : une fois que les semences des agriculteurs entrent dans une unité de stockage, elles ne leur appartiennent plus et la négociation sur les droits de propriété intellectuelle et autres droits sur ces semences est l'affaire des gouvernements et de l'industrie des semences elle-même. Dans les soit disant banques de gènes publiques, les semences deviennent partie du "domaine public" quand ce n'est pas "sous la souveraineté nationale" (ce qui se traduit de plus en plus par propriété de l'Etat). Le Groupe consultatif de recherche agricole international (GCRAI), qui dirige près de 15 banques mondiales de gènes pour les plantes alimentaires de base les plus utilisées, a même mis en place un arrangement légal de "curatelle" qu'il exerce sur le coffre au trésor des semences paysannes qu'il détient "pour le compte" de la communauté internationale, sous les auspices de la FAO. Pourtant ils n'ont jamais demandé aux agriculteurs dont ils ont pris les semences au départ, si cela leur convenait et ils les ont laissés totalement en dehors de l'arrangement de la curatelle.
La nouvelle Caverne de Svalbard est bien installée au sommet de cette mauvaise construction et de ces fausses hypothèses, et exacerbe inévitablement ces problèmes. Et comme c'est une collection de sauvegarde pour la "fin du monde", cela élève les enjeux à de nouvelles extrémités. Personne ne peut vraiment garantir que la Caverne sera efficace pour conserver les semences vivantes et sa sécurité n'a pas été testée. Quelques jours avant l'ouverture de la Caverne, Svalbard a été le centre du plus gros tremblement de terre de l'histoire de la Norvège, même si l'étude de faisabilité de l'équipement garantissait qu' "il n'y avait pas d'activité volcanique ou sismique significative" dans la région. Mais ce qui est plus gênant que n'importe quelle question technique, c'est le problème de l'accès, car les clés sont détenues par un petit nombre de mains.
Difficultés pour l’accès et les bénéfices
La Caverne ne résout pas les problèmes cruciaux relatifs à l'accès et aux bénéfices du bien le plus précieux de la biodiversité agricole mondiale. Le gouvernement norvégien est responsable en dernier ressort de la Caverne et il est actuellement vu comme juste et digne de confiance, mais il n'y a aucune garantie que la politique de ce pays ne change pas un jour. Le gouvernement norvégien le reconnaît d'ailleurs lui-même, puisqu'il a fourni des accords aux dépositaires, qui durent seulement dix ans et qui comprennent des clauses les autorisant à y mettre fin en cas de changement de politique. Mais ce qui est sans doute encore plus important, c'est que le gouvernement norvégien ne prendra pas ses décisions de manière autonome. Les décisions seront partagées avec le Global Crop Diversity Trust, une entité privée bénéficiant d'importants financements du privé et des multinationales.
ll y a déjà quelques problèmes d'accès avec la Caverne. Pour toutes sortes de raisons pratiques, les semences ne peuvent pas être entreposées dans la Caverne si elles ne proviennent pas de banques de gènes qui ont réussi à dupliquer leurs échantillons dans une autre banque. De plus, les dépositaires ne sont pas autorisés à déposer des semences qui sont déjà dans la Caverne. L'Accord standard du dépositaire stipule que "le dépositaire devra déposer seulement des échantillons de ressources génétiques de plantes qui sont, autant que le dépositaire puisse le savoir, des échantillons de ressources génétiques de plantes qui n'ont pas encore été déposée dans la "Caverne mondiale de semences de Svalbard" et que "le dépositaire reconnaît le droit au Ministère royal de l'agriculture et de l'alimentation norvégien de refuser d'accepter des échantillons en dépôt ou de mettre un terme au dépôt d'échantillons déjà déposés si les échantillons se trouvent être des doubles de ressources génétiques déjà mises en dépôt dans la Caverne mondiale de semences de Svalbard."
Une règle stipule que seuls les dépositaires peuvent avoir accès à leurs propres collections à Svalbard ou donner l'autorisation à quelqu'un d'autre de le faire. Avec tous les paquets de semences du GCRAI arrivant déjà en Norvège, cela veut dire que les centres GCRAI seront les dépositaires de la majeure partie des semences de la Caverne, ce qui leur donne pratiquement le contrôle exclusif sur l'accès. En effet, comme l'indique l'étude de faisabilité de la Caverne des semences, il a été "supposé que la Caverne commencerait avec un noyau composé de ressources génétiques en provenance des GCRAI et de celles de quelques banques de gènes nationales clés et que ces "collections fondatrices" décourageraient toute duplication ultérieure inutile des ressources à l'intérieur des équipements de Svalbard." En dehors des 19 instituts dépositaires qui se sont inscrits à la Caverne jusqu'à présent, seuls trois sont des banques de semences nationales de pays en voie de développement. La Caverne n'est donc pas un lieu de dépôt sûr pour n'importe qui, c'est surtout la planque privée du GCRAI.
En pratique cela signifie que beaucoup de pays en développement qui voudraient dupliquer leurs collections à Svalbard ne seraient pas en mesure de le faire si facilement. Cela serait vu comme une duplication de ce que le GCRAI a déjà déposé. Ils n'auront pas par conséquent un accès direct aux semences se trouvant dans la Caverne et qui ont pu être collectées dans leur pays. Pour l'instant, cela peut ne pas beaucoup inquiéter les gouvernements qui ont des collections de sauvegarde pour les semences mais la situation pourrait être totalement différente en cas de scénario apocalyptique lorsque cette ressource unique et cruciale se trouverait alors uniquement à Svalbard : quelles décisions prendre alors? Pour les agriculteurs il n'y a pratiquement aucune possibilité d'accès direct aux semences se trouvant dans la Caverne.
La fin du monde mise à part, il est important de se demander qui profite réellement du système ex situ auquel la Caverne contribue. Comme les quelques multinationales des semences qui contrôlent plus de la moitié des 30 milliards annuels du marché mondial des semences mettent la main sur les programmes publics de sélection végétale, et que les gouvernements se désengagent de la sélection végétale, les ultimes bénéficiaires seront ces mêmes entreprises qui sont à l'origine de la destruction de la diversité des plantes cultivées.
Cessez plutôt de détruire la diversité!
Si les gouvernements étaient réellement intéressés par la conservation de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture, ils feraient deux choses. Leur priorité centrale serait d'abord de concentrer leurs efforts sur le soutien à la diversité dans les fermes et les marchés de leurs pays plutôt que de parier seulement sur les grosses banques de gènes centralisées. Cela signifie qu'ils laisseraient les semences entre les mains des agriculteurs locaux, avec leurs pratiques agricoles actives et innovantes, en respectant et en encourageant les droits des communautés à conserver, produire, sélectionner, échanger et vendre les semences. Mais cela ne se produira pas si les gouvernements ne remettent pas complètement en question la politique et les réglementations agricoles et n'arrêtent pas de développer en priorité l'industrialisation et d'alimenter les marchés mondiaux contrôlés par les entreprises au lieu de laisser les agriculteurs nourrir librement leurs propres communautés et pays. Cela signifie faire de la souveraineté alimentaire le fondement d'une politique agricole au lieu de continuellement pousser l'agriculture toujours plus sur la voie destructive de l'intégration au marché global dirigé par les entreprises.
Svalbard est sur le point d'enfermer la diversité, dans le cas d'une éventuelle catastrophe. La réelle urgence cependant, est de laisser la diversité vivre – dans les fermes, dans les mains des agriculteurs, et à travers les marchés contrôlés par les populations et orientés vers les communautés – aujourd'hui.
Mise au point de GRAIN
Quelques jours après la publication de ce numéro d’A contre-courant du 26 février 2008, une critique a été exprimée disant que notre article aurait suggéré une conspiration alliant la Caverne, le Global Crop Diversity Trust et les multinationales des semences. C’est une incompréhension qui, heureusement, n’a pas suscité de réponses ni de couverture médiatique importantes pour cet article. Notre opinion était que la Caverne et les collections ex situ en général (et en particulier les institutions impliquées dans la gestion de ces collections) sont empêtrées dans le contexte mondial actuel où quelques entreprises dominent la sélection végétale et se servent des brevets et d’autres mécanismes de manière agressive pour monopoliser l’accès et le contrôle sur les semences. Dans un tel contexte, même lorsque les intentions sont parfaitement honorables, les questions relatives à l’accès et au contrôle des ressources génétiques par n’importe quelle banque de gènes sont extrêmement importantes et inévitables, et doivent être traitées en profondeur. Nous espérons que les échanges et le débat autour de la Caverne et autour des banques de gènes en général continuera sur ces bases.
Il nous a aussi été signalé que la note concernant Cary Fowler (paragraphe 2) était dans le contexte non pas en référence à la Caverne elle-même mais à une ‘initiative’ de Global Trust, en relation avec la Caverne, pour « sauvegarder » les semences dans les banques de gènes dans les pays en développement. Nous regrettons tout malentendu que cela peut avoir entraîné. Pour des commentaires spécifiques plus récents de Fowler sur la Caverne, vous pouvez consulter l’article du N-Y Times du 29 février 2008.
Article publié le 26 février 2008. Lectures complémentaires:
Aasa Christine Stoltz, "Norway's biggest quake hits Svalbard archipelago," Reuters, 21 February 2008, http://www.reuters.com/article/ environmentNews/idUSL2173668320080221
Le gouvernement norvégien et la Caverne de Svalbard: http://www.nordgen.org/sgsv/
Le Global Crop Diversity Trust et la Caverne de Svalbard: http://www.croptrust.org/main/arctic.php?itemid=216
Le Traité international sur les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture: http://www.planttreaty.org/
GRAIN, " Le Traité sur les semences de la FAO: des droits des agriculteurs aux privilèges des obtenteurs Seedling, octobre 2005, http://www.grain.org/seedling/?id=418
Center for International Environment and Development Studies et al, "Study to assess the feasibility of establishing a Svalbard Arctic seed depository for the international community", prepared for the Ministry of Foreign Affairs and the Ministry of Agriculture and Food, 14 September 2004, http://www.regjeringen.no/en/dep/ lmd/campain/svalbard-global-seed-vault/publications.html?id=463313
Svalbard Global Seed Vault – Standard Depositor Agreement: http://www.nordgen.org/sgsv/index.php?page=depositor_guidelines
Articles de Grain publiés par Mondialisation.ca
Posté le 02.07.2008 par djamazz
La disparition des abeilles, mystère de la nature ou dommage collatéral ?
Mondialisation.ca, Le 10 juin 2008
Abeilles perdues.ouvaton
Depuis plusieurs années la population d’abeilles a gravement décliné. Différents pesticides toxiques sont dénoncés par les associations et syndicats d’apiculteurs.
Un phénomène alarmant appelé "syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles" ou CCD pour "Colony Collapse Disorder" touche les butineuses et la production apicole dans une grande partie du monde. Les informations étant assez variables, son ampleur est difficile à évaluer et inconnue pour les abeilles sauvages. La disparition des abeilles a atteint un pic catastrophique en 2007, en particuliers aux Etats-unis où 25 % du cheptel aurait disparu au cours de l’hiver 2006-2007, avec des pertes pouvant atteindre localement jusqu’à 90 % des colonies. Les dernières estimations mentionnent 1,5 million de colonies disparues ces derniers mois dans 27 États, sur un total de 2,4 millions.
Il s’agit non seulement d’une menace pour la production de miel, mais aussi pour la pollinisation des plantes : L’abeille est indispensable à la biodiversité, la survie de nombreuses espèces végétales dépend d’elle.
Ce site propose de regrouper des informations sur la disparition des abeilles et ses principales causes, parmis lesquelles les ravages des pesticides, les OGM ou "plantes pesticides" qui d’après quelques études peuvent participer à leur affaiblissement, les parasites et virus, le frelon vespa velutina ou encore le brouillard électromagnétique émanant des technologies sans fil et des lignes à haute tension qui ont envahi l’environnement, suspecté de les pertuber les empêchant de retrouver le chemin de la ruche.
http://abeillesperdues.ouvaton.org