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Economie

Les Biocarburants créent le débat à la conférence de la FAO

Posté le 19.04.2008 par djamazz
Les Biocarburants créent le débat à la conférence régionale de la FAO à Brasilia

Lors de la journée d'ouverture, à Brasilia, le 14 avril, de la 30ème Conférence régionale de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), une querelle a eu lieu au sujet des biocarburants. Ceci dans un contexte où l'appel de LaRouche pour mettre un terme aux politiques malthusiennes prônées par Al Gore, circule dans le monde entier.

Les deux premiers jours de ce genre de conférence sont en général consacrés à des questions « techniques » et à la présentation des documents qui serviront de support aux discussions, mais le débat qui s'est déroulé en ce jour d'ouverture n'avait rien de technique.

En effet, un message envoyé par le représentant spécial des Nations Unies, le Suisse Jean Ziegler, déclarant que les biocarburants sont un « crime contre l'humanité », a échauffé l'atmosphère avant même le début de la réunion.

Une délégation brésilienne, visiblement sur la défensive, s'est évertuée à défendre les biocarburants, allant même jusqu'à décrire la production d'éthanol comme « un instrument permettant de combattre la pauvreté » et promouvant le « développement régional ». Cette thèse ne tient pas compte du fait que les récoltes orientées vers la production de biocarburants engendrent pénuries et hyperinflation. Les Brésiliens se sont malgré tout obstinés à la défendre, concédant cependant que la clé est de rechercher une « balance » entre « la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et le changement climatique ». Le représentant de Cuba, Jose Arsenio Quintero, répliqua furieux que penser que les biocarburants puissent être un « remède » est complètement absurde. « Il est éthiquement inacceptable, » a-t-il ajouté « que des zones allouées à la production de nourriture soient converties en zones de production d'énergie ».

Le délégué de la Bolivie, Ronald Barrancos, a demandé la suspension de tout nouveau projet de biocarburants dans la région, tout en soulignant que la sécurité alimentaire devrait être la priorité absolue de tout pays. Gerardo Rojas, député vénézuélien et ministre du Développement rural, a fait part de sa crainte que le développement intensif de biocarburants et les manques de nourriture en résultant, « puissent engendrer une agitation sociale de grande ampleur, dont nous voyons déjà les prémisses ». Il a ajouté, que les pénuries de nourriture pourraient bien devenir un facteur de risque pour la stabilité politique des pays d'Amérique du Sud.

Jeudi 17 Avril 2008
Solidarité et Progrès



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Banquiers sauvés, droits humains sacrifiés

Posté le 17.04.2008 par djamazz
Banquiers sauvés, droits humains sacrifiés

par Damien Millet et Éric Toussaint

Mondialisation.ca, Le 16 avril 2008
CADTM

Par le hasard des nombres, l’économie nous livre parfois des raccourcis saisissants. Derrière le théâtre d’ombres animé par les zélés serviteurs de la mondialisation néolibérale, la réalité crue des coulisses apparaît à travers la publication récente de deux statistiques internationales.

D’une part, 100 milliards de dollars est approximativement le montant de l’aide publique au développement (APD) distribuée en 2007 par les pays riches. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette aide a baissé de 8,4%, à 103,7 milliards de dollars exactement. La tendance à la baisse est importante car elle révèle le fiasco des engagements internationaux.

Pas un sommet des huit pays les plus industrialisés, le G8, ne s’achève sans une promesse d’accroître l’APD, plus particulièrement à destination de l’Afrique, le continent le plus touché par la misère. Depuis 1970, les pays riches ont promis de la porter à 0,7% de leur revenu national brut (RNB). Ce chiffre n’est actuellement atteint que par 5 pays : Norvège, Suède, Luxembourg, Danemark et Pays-Bas. En queue de peloton, les Etats-Unis, avec un chiffre de 0,16%…

D’un point de vue global, l’APD ne dépasse pas 0,28% du RNB, en dépit d’une série de manipulations statistiques destinées à masquer la faiblesse de l’aide fournie par les pays riches : en effet, ils incluent dans l’APD des données aussi discutables que le montant des remises de dette, les dépenses des Etats-Unis pour reconstruire les infrastructures qu’ils ont détruites en Irak ou en Afghanistan, les frais de scolarité au Nord des étudiants originaires des pays du Sud, les salaires des personnels expatriés et des multiples consultants qui défendent les intérêts du pays donateur ou produisent des études aussi coûteuses qu’inutiles1… De surcroît, cette aide est très majoritairement dirigée vers des pays présentant un intérêt géostratégique pour le pays donateur, indépendamment des besoins réels dans les pays du Sud. C’est ainsi que, outre l’Irak et l’Afghanistan, les principaux bénéficiaires de l’aide des Etats-Unis sont le Soudan et la Colombie, sans oublier Israël.

Lors du sommet du G8 de 2005, à Gleneagles (Ecosse), les engagements étaient clairs : hausse importante de l’APD, et notamment doublement d’ici 2010 de l’APD destinée à l’Afrique. Selon l’OCDE, cela supposait « de porter l’aide de 80 milliards USD en 2004 à 130 milliards en 2010 (à prix constants de 2004) ». Le bilan est sans appel : « de façon générale, la plupart des donneurs ne sont pas en voie de respecter les engagements annoncés en termes d’accroissement de l’aide et devront procéder à des augmentations sans précédent pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés pour 20102 ». Autant dire que ces objectifs ne seront pas atteints. Décidément, depuis bientôt quarante ans, la parole d’un chef d’Etat du G8 ne vaut pas cher…

D’autre part, 1 000 milliards de dollars est approximativement, selon le Fonds monétaire international (FMI), le coût potentiel de la crise internationale actuelle, conséquence de la crise dite « des subprimes » née à l’été 2007, qui n’en finit pas de faire des ravages. Dans un rapport publié le 8 avril, le FMI a chiffré précisément ce coût à 945 milliards de dollars pour le système financier international, dont 565 milliards directement liés au secteur des prêts hypothécaires à risque. Voilà ce qui s’est passé : pour placer leurs liquidités et engranger des profits faramineux, les organismes de crédit ont prêté à un secteur de la population déjà fortement endetté, au sein des classes pauvres ou moyennes, à un taux fixe et modéré au cours des deux premières années pour appâter le client, avant que ce taux augmente fortement dès la troisième année. Les prêteurs affirmaient aux emprunteurs que le bien qu’ils achetaient, qui servait de garantie au prêt, gagnerait rapidement de la valeur vu l’augmentation des prix du secteur immobilier. En 2007, la bulle de l’immobilier a éclaté. La crise s’est alors propagée à de multiples acteurs financiers qui avaient mis sur pied d’ahurissants montages de dettes et mené d’énormes opérations hors bilan.

Les ministres des Finances des pays occidentaux ont vivement réagi à la publication du chiffre du FMI3, comme s’il était dangereux de montrer l’étendue des dégâts. Partout dans les pays du Nord, qu’ils soient conservateurs ou sociaux-démocrates, les gouvernements appliquent des politiques néolibérales particulièrement brutales pour la majorité de leurs concitoyens. La portée des services sociaux est volontairement réduite à l’extrême, les revenus du capital sont épargnés alors que le taux de TVA, qui frappe proportionnellement davantage les foyers pauvres que les foyers aisés, est élevé.

Incapables de venir en aide à leurs populations dans le besoin, ces mêmes gouvernements sont rapidement venus à la rescousse du privé. Au menu : nationalisation de banques en difficulté, échanges de titres dépréciés contre de l’argent frais, injection de liquidités, plans de sauvetage bancaire, baisse des taux d’intérêts…

En 2000, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) estimait à 80 milliards de dollars sur 10 ans le montant nécessaire pour garantir un accès universel – oui, universel - à l’eau potable, à une alimentation décente pour les enfants, à une éducation primaire, aux soins de santé de base et, pour les femmes, aux soins de gynécologie. Le défi était donc de trouver 800 milliards de dollars en tout. Ils n’ont pas été trouvés et les conditions de vie de milliards d’individus ont continué de se détériorer. L’augmentation brutale des prix des aliments, due au développement de la production des agro-combustibles, vient de jeter dans la pauvreté absolue des dizaines de millions d’habitants d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Des révoltes de la faim ont éclaté à Haïti, en Egypte, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun, au Burkina Faso et cela ne fait que commencer. Au lieu de se rapprocher des Objectifs du millénaire pour le développement, pourtant bien tièdes, on s’en éloigne à vive allure. La crise bancaire actuelle va coûter 1 000 milliards de dollars et elle prouve que c’est la volonté politique qui a manqué quand il s’est agi de réunir les 800 milliards proposés par les Nations unies pour garantir certains droits humains élémentaires. Il s’agit d’une violation flagrante de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de tant d’autres textes internationaux. C’est intolérable et impardonnable. Et c’est la logique même du modèle économique qui est en cause.

Notes

1 Voir « Les faux-semblants de l’aide au développement », Le Monde diplomatique, juillet 2005.

2 Communiqué de presse de l’OCDE, 4 avril 2008.

3 Dépêche AFP, « Les pays riches reprochent au FMI son chiffrage trop sévère de la crise », 10 avril 2008.

Damien Millet, porte-parole du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org), auteur de L’Afrique sans dette, CADTM/Syllepse, 2005 (http://www.cadtm.org/).

Eric Toussaint, président du CADTM Belgique, auteur de Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008 (http://www.cadtm.org/spip.php?article3094).

Damien Millet est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Damien Millet publiés par Mondialisation.ca

Articles de Éric Toussaint publiés par Mondialisation.ca

Haiti : Dans l’engrenage de la libéralisation agricole

Posté le 14.04.2008 par djamazz
Haiti : Dans l’engrenage de la libéralisation agricole

par Christian Aid

Mondialisation.ca, Le 14 avril 2008
Alter Presse

mercredi 9 avril 2008

Extrait d’un document élaboré par Christian Aid en 2006 sur la libéralisation agricole en Haïti

Repris par AlterPresse le 8 avril 2008

Pendant plusieurs décennies, les institutions internationales de financement ont présenté la libéralisation du commerce comme un élément fondamental de la politique économique qui devrait être poursuivie par les pays en développement. Non seulement on encourage ces pays à libéraliser leurs échanges, mais cette mesure constituait en général une condition essentielle à l’octroi de l’aide. Un grand nombre de personnes ont questionné le fait de savoir s’il s’agissait d’une stratégie appropriée pour un pays en développement et Christian Aid a documenté les dommages causés par la libération rapide des échanges dans un grand nombre de pays en développement . [1] Ce rapport se base sur la documentation existante concernant l’expérience d’Haïti en matière de libéralisation du commerce et en particulier, son impact sur les communautés rurales pauvres.

En Haïti, la libéralisation du commerce a été poursuivie dans le cadre de l’accord signé par ce pays avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale. L’enveloppe de l’aide accordée au pays a été conditionnée par la libéralisation du commerce et le gouvernement n’avait d’autre choix que d’ouvrir son économie, dans le sens des réformes politiques proposées. Malgré l’adoption de toutes les mesures demandées, les institutions internationales de financement ont rarement clamé qu’Haïti était un succès. Depuis la libéralisation, l’économie du pays s’est dégradée de manière significative, en particulier le secteur agricole a subi une baisse très sensible. Ce rapport est une tentative visant à chiffrer les pertes provoquées par la libéralisation du commerce dans l’agriculture, pertes supportées principalement par la population rurale, dont 82 pour cent de personnes vivent dans la pauvreté.

En Haïti, les résultats de la baisse des droits de douane sur les produits agricoles ont été catastrophiques. L’augmentation des importations de produits alimentaires a été si spectaculaire qu’Haïti importe actuellement plus de produits alimentaires que n’importe quel autre produit. Alors que dans le passé Haïti était autosuffisante et subvenait aux besoins alimentaires de sa population, elle utilise actuellement environ 80 pour cent de ses recettes d’exportation uniquement pour payer des importations de produits alimentaires. Ceci a entraîné un déficit énorme de la balance commerciale qui, couverte actuellement par l’aide et les envois de fonds, ne constitue guère une utilisation optimale des ressources pour un pays aussi pauvre qu’Haïti.

Parallèlement à l’augmentation des importations de produits alimentaires, on assiste à une baisse de la production agricole. De nos jours, il est largement admis que cette tendance est étroitement liée aux effets de la libéralisation du commerce. Des pertes particulièrement importantes ont été enregistrées dans les secteurs du riz et du sucre, qui sont tous les deux importants pour un grand nombre d’agriculteurs pauvres. La production de riz a chuté de près de moitié et des baisses aussi élevées ont été enregistrées dans la production sucrière puisque les industries de transformation ont été obligées de fermer leurs portes. La libéralisation a également contribué à la destruction de l’industrie avicole, un secteur qui avait développé une chaîne d’approvisionnement semi-industrielle qui marchait bien. Les investissements antérieurs des bailleurs de fonds dans les industries avicoles et sucrières ont été gaspillés, en laissant Haïti endosser le remboursement de prêts improductifs. Les gains espérés dans d’autres secteurs, du fait de cette libéralisation ont été rares.

Avec un tel déclin du secteur agricole, les revenus des agriculteurs ont chuté considérablement. Nous estimons qu’environ 831,900 personnes ont été directement affectées par la baisse des revenus due aux effets de la libéralisation dans trois secteurs de produits uniquement. L’estimation du nombre de personnes affectées par le déclin de ces secteurs est prudente puisqu’elle n’inclut pas celles qui travaillent dans des secteurs connexes, tels que la production du maïs destiné à l’alimentation des animaux ou le traitement, le transport et la distribution des produits. De plus, le nombre de personnes touchées par le déclin dans d’autres secteurs agricoles n’est pas examiné de manière détaillée dans ce rapport.

Etant donné que les revenus réels ont chuté, la capacité de la population à assurer son alimentation et celle de sa famille a empiré en milieu rural. En même temps, l’inflation est élevée et on assiste à une dépréciation de la gourde, qui entraîne une augmentation des prix des produits importés. Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile pour les Haïtiens d’acheter de la nourriture. La libéralisation agricole a contribué à généraliser la faim en milieu urbain et rural. Alors que les Haïtiens continuent de dépendre de plus en plus des aliments importés, ces problèmes risquent de s’aggraver. Le déficit commercial du pays fera également l’objet d’autres pressions.

Comme l’indique ce rapport, la libéralisation du commerce a rapporté peu de bénéfices au pays. Tous les bénéfices sont réalisés principalement par un petit nombre d’hommes d’affaires privilégiés qui sont devenus impliqués dans le commerce comme importateurs. Alors que l’élite locale des affaires réalise des bénéfices, de lourdes pertes ont été enregistrées en milieu rural. Même les avantages pécuniaires envisagés pour les consommateurs urbains, sous forme de nourriture à meilleur marché, se sont révélés de courte durée. Les prix du riz, par exemple, ont tout d’abord chuté de manière significative, mais la dépréciation de la gourde et la manipulation des prix en Haïti par le petit groupe d’importateurs de riz qui contrôle le marché ont érodé les bénéfices.

La baisse de l’économie rurale a provoqué un exode massif de la population des zones rurales. Cette situation a un impact extrêmement négatif sur les zones urbaines, entraînant une augmentation de la population des bidonvilles et une détérioration épouvantable des conditions de vie. Une concurrence accrue dans l’économie informelle dans les zones urbaines entraîne également une baisse des revenus urbains. La violence urbaine et l’instabilité politique auxquelles on assiste à la fin de 2003 et au début de 2004 sont également un résultat des graves problèmes provenant du manque d’infrastructures urbaines, des faibles revenus et de la mauvaise gestion générale de l’économie. Malheureusement, les troubles ont perduré et une force de stabilisation de l’ONU est présente en Haïti depuis juin 2004.

Beaucoup de leçons peuvent être tirées de l’échec de la libéralisation du commerce en Haïti. L’impact a été généralisé, et a contribué à un grave déclin économique et social. Il est inacceptable d’abandonner à leur sort les agriculteurs pauvres qui sont incapables de concurrencer les produits importés. Un petit agriculteur d’un pays en voie de développement ne sera pas en mesure de faire la transition seul vers de nouvelles cultures et sans de nouveaux emplois, le seul résultat possible est l’augmentation de la pauvreté. Christian Aid n’est pas en faveur de l’octroi d’une aide permanente aux industries non viables, mais quand un grand nombre de pauvres sont impliqués dans un secteur qui n’offre aucune alternative réelle, nous croyons qu’un principe visant à « ne pas faire du tort » doit être appliqué à travers la politique commerciale.

Compte tenu du caractère dénaturé des marchés agricoles et des énormes différences dans les environnements de production entre les agriculteurs des pays développés et ceux des pays en voie de développement, la libéralisation du commerce peut facilement entraîner une baisse des revenus agricoles, une augmentation de la pauvreté en milieu rural et une augmentation du nombre d’affamés. Par conséquent, il s’agit souvent d’une stratégie inappropriée pour les pays en voie de développement. Christian Aid a fourni des exemples de politiques « protectionnistes » hétérodoxes bien conçues qui, dans le passé, ont marché dans d’autres contextes.i Cependant, les institutions internationales de financement, les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE) qui poussent les pays en développement à libéraliser leurs échanges à travers des accords commerciaux régionaux et bilatéraux ou à travers des négociations avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) continuent d’ignorer ces leçons.

Malheureusement, en Haïti les dommages sont là. Cependant, plutôt que de donner lieu à un débat réel sur l’orientation prise par le FMI, la Banque Mondiale et les bailleurs bilatéraux, très peu d’institutions reconnaîtront publiquement cet échec. Par conséquent, on note peu d’intérêt à débattre sur la manière dont le secteur agricole, duquel dépend 70 pour cent de la population, peut renaître. S’il faut réduire la pauvreté en Haïti, on ne peut ignorer plus longtemps le développement du secteur agricole : un engagement réel s’avère urgemment nécessaire dans ce domaine.

Ce rapport formule des recommandations et propose quelques mesures que le gouvernement haïtien pourrait adopter pour une future relance du secteur agricole. Etant donné que les bailleurs s’engagent à nouveau dans le pays et sont actuellement en train de développer des stratégies et des priorités, c’est le moment idéal pour bien débattre de la question. Malheureusement, les bailleurs de fonds négligent déjà l’agriculture pour se centrer presque exclusivement dans des domaines tels que les zones franches et le tourisme comme priorités clés pour le développement économique. L’agriculture n’est même pas près de recevoir l’attention qu’elle mérite. Si cette situation perdure, la réduction de la pauvreté restera un but inaccessible en Haïti.

[1] Voir par exemple The Economics of Failure : The Real Cost of Free Trade for Poor Countries, Christian Aid, juin 2005 et Taking Liberties : Poor People, Free Trade and Trade Justice, Christian Aid, 2004.

Articles de Christian Aid publiés par Mondialisation.ca

La triple faute des grandes banques privées

Posté le 03.04.2008 par djamazz
La triple faute des grandes banques privées

par Damien Millet et Eric Toussaint

Mondialisation.ca, Le 27 mars 2008

New York Stock Exchange
(Photo: Reuters: Brendan McDermid)

Depuis août 2007, les banques nord-américaines et européennes sont sous les feux de l’actualité à cause de la crise très sévère qu’elles traversent, et qu’elles font traverser au système économique néolibéral dans son ensemble. Le montant actuel des dépréciations d’actifs auxquelles elles ont dû procéder dépasse 200 milliards de dollars. Plusieurs services d’études des banques et des économistes chevronnés considèrent que la facture dépassera 1000 milliards de dollars (1).

Comment les banques ont-elles pu construire un montage de dettes aussi irrationnel ? Avides de profits, les organismes de crédits hypothécaires ont prêté à un secteur de la population déjà fortement endetté. Les conditions de ces prêts à haut rendement (pour le prêteur) constituent une véritable arnaque : le taux est fixe et raisonnable au cours des deux premières années puis augmente fortement ensuite. Les prêteurs affirmaient aux emprunteurs que le bien qu’ils achetaient gagnerait rapidement de la valeur vu l’augmentation des prix du secteur immobilier. Le hic, c’est que la bulle du secteur immobilier a fini par exploser en 2007 et les prix ont commencé inexorablement à baisser. Comme le nombre de défauts de paiement s’est considérablement accru, les organismes de crédit hypothécaire ont éprouvé des difficultés à rembourser leurs dettes. Les grandes banques, pour se protéger, ont refusé de leur octroyer de nouveaux prêts ou ont exigé des taux beaucoup plus élevés. Mais la spirale ne s’est pas arrêtée là car les banques avaient acheté les créances hypothécaires en très grande quantité, et largement hors bilan en créant des sociétés spécifiques appelées Structured Investment Vehicles (SIV), qui finançaient l’achat de créances hypothécaires à haut rendement transformés en titres (CDO, Collateralized Debt Obligations).

A partir d’août 2007, les investisseurs ont cessé d’acheter les commercial papers émis sans garantie par les SIV dont la santé et la crédibilité s’étaient fortement détériorées. En conséquence, les SIV ont manqué de liquidité pour acheter les crédits hypothécaires titrisés et la crise s’est amplifiée. Les grandes banques qui avaient créé ces SIV ont dû assumer les engagements de ceux-ci pour éviter qu’ils ne tombent en faillite. Alors que jusque-là les opérations des SIV ne faisaient pas partie de leur comptabilité (ce qui leur permettait de dissimuler les risques pris), elles ont dû reprendre dans leur bilan les dettes des SIV.

Résultat : panique à bord ! Aux Etats-Unis, 84 sociétés de crédits hypothécaires ont fait faillite ou cessé partiellement leur activité entre le 1er janvier et le 17 août 2007, contre seulement 17 sur toute l’année 2006. En Allemagne, la banque IKB et l’Institut public SachsenLB ont été sauvés d’extrême justesse. Récemment, l’Angleterre a dû nationaliser la banque Northern Rock tombée en faillite. Le 13 mars 2008, le fonds Carlyle Capital Corporation (CCC), connu pour sa proximité affichée avec le clan Bush, s’est effondré : ses dettes représentaient 32 fois ses fonds propres. Le lendemain, la prestigieuse banque états-unienne Bear Stearns (5e banque d’affaire aux Etats-Unis), à cours de liquidités, a appelé à l'aide la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed) pour obtenir un financement d'urgence. Elle sera rachetée par la banque JP Morgan Chase pour une bouchée de pain.

Plusieurs segments du marché de la dette constituent des constructions bancales en train de s’effondrer. Ils entraînent dans leurs déboires les puissantes banques, les hedge funds, les fonds d’investissement qui les avaient créés. Le sauvetage des institutions financières privées est réalisé grâce à l’intervention massive des pouvoirs publics. Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes sont encore une fois de mise.

Mais une question se pose : pourquoi les banques, qui aujourd’hui n’hésitent pas à effacer des dettes douteuses par dizaines de milliards de dollars, ont-elles toujours refusé d’annuler les créances des pays en développement ? Elles font là la démonstration que c’est parfaitement possible et tout à fait nécessaire. Rappelons qu’à l’origine des dettes actuelles réclamées par les banques à ces pays, on trouve des dictatures criminelles, des régimes corrompus, des dirigeants fidèles aux grandes puissances et aux créanciers. Les grandes banques ont prêté sans compter à des régimes aussi peu recommandables que ceux de Mobutu au Zaïre, de Suharto en Indonésie, aux dictatures latino-américaines des années 1970-1980 sans oublier le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Comment peuvent-elles continuer d’infliger le joug de la dette à des peuples qui ont souffert de régimes dictatoriaux qu’elles ont elles-mêmes financés ? Sur le plan juridique, de nombreuses dettes odieuses figurent dans leurs livres de compte et n’ont pas à être remboursées. Mais les banques continuent d’exiger leurs remboursements.

Rappelons également que la crise de la dette du tiers-monde a été provoquée en 1982 par la hausse brutale et unilatérale des taux d’intérêts décidée par la Fed. Auparavant les banques privées avaient prêté à tour de bras à taux variable à des pays déjà surendettés, finalement incapables de faire face. Aujourd’hui, l’histoire se répète, mais au Nord cette fois et d’une manière spécifique : les ménages surendettés des Etats-Unis sont devenus incapables de rembourser leur emprunt hypothécaire à taux variable car la bulle de l’immobilier a éclaté.

Les effacements de dette que les banques réalisent donnent raison à tous ceux qui, comme le CADTM, revendiquent une annulation de la dette des pays en développement. Pourquoi ? Parce que la dette à long terme des pouvoirs publics du tiers-monde envers les banques internationales atteignait 181,9 milliards de dollars en 2006 (2) . Depuis août 2007, elles ont déjà dû effacer un montant bien supérieur, et ce n’est pas fini…

Les grandes banques privées ont donc triplement fauté :

- elles ont construit de désastreux montages de dette privée qui ont conduit à la catastrophe actuelle;

- elles ont prêté à des dictatures et ont obligé les gouvernements démocratiques qui ont succédé à rembourser jusqu’au dernier centime cette dette odieuse ;

- elles refusent d’annuler des dettes des pays en développement alors que leur remboursement implique une détérioration des conditions de vie des populations.

Pour toutes ces raisons, il faut exiger qu’elles rendent des comptes sur leurs agissements au cours des décennies passées. Les gouvernements des pays du Sud doivent réaliser des audits de leur dette, comme le fait l’Equateur aujourd’hui, et répudier toutes leurs créances odieuses et illégitimes. Les banquiers leur démontrent que c’est parfaitement possible. Il s’agira du premier pas pour rendre à la finance le rôle qui lui revient, celui d’outil au service de l’être humain. De tous les êtres humains.

Notes

1 Le service d’étude de Goldman Sachs estimait le 7 mars 2008 les pertes à 1156 milliards de dollars, George Magnus de UBS avançait en février un chiffre supérieur à 1000 milliards, Nouriel Roubini de l’Université de New York- émet l’hypothèse d’une perte d’au moins 1000 milliards de dollars (voir http://www.rgemonitor.com/blog/roubini ).

2 Banque mondiale, Global Development Finance 2007

Damien Millet, porte-parole du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org), auteur de L’Afrique sans dette, CADTM/Syllepse, 2005 (http://www.cadtm.org/).

Eric Toussaint, président du CADTM Belgique, auteur de Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008 (http://www.cadtm.org/spip.php?article3094).

Articles de Damien Millet publiés par Mondialisation.ca

Articles de Eric Toussaint publiés par Mondialisation.ca

CRISE FINANCIÈRE, effondrement final en été 2008

Posté le 31.03.2008 par djamazz
CRISE FINANCIÈRE, effondrement final en été 2008

Tandis que l'on batifole au milieu des jolis parcs royaux, un dernier et fatal cataclysme boursier se prépare à frapper l'Europe de plein fouet. Les experts indépendants du LEAP/E2020 avaient prévu depuis janvier 2007 la crise des subprimes et son aspect SYSTÉMIQUE. Ils envisagent maintenant l'effondrement final du système pour novembre 2008 avec la gangrène fatale des fonds de pension et les conséquences directes pour des dizaines de millions de baby-boomers retraités....et ruinés. L'Europe va déguster un maximum parce que ses banques sont mouillées à fond dans le système et toutes dépendantes des fonds de pension. Les chercheurs économistes du LEAP ont le flair, leurs communiqués précédant le krach d'aout 2007 sont un gage de la validité de leurs modèles qui n'ont rien de commun avec ceux proposés par les boursicoteurs professionnels. Attention aux dégâts ! Les plus pauvres iront direct aux soupes populaires, les classes moyennes salariées ou non vont se retrouver étranglées par l'inflation des denrées et de l'énergie conjuguées au racket des assurances et autres babioles bureaucratiques obligatoires et ruineuses. En octobre il sera trop tard pour organiser une riposte de gauche au serrage de vis terrible qui accompagne généralement les périodes de grave récession....


CRISE FINANCIÈRE, effondrement final en été 2008 ?

Voici en substance dernier communiqué public du GEAB http://www.leap2020.eu/
qui publie régulièrement sur ce sujet explosif . On aimerait pouvoir les considérer comme des agents manipulés par Novosti pour casser le moral des spéculateurs européens, mais il n’en est rien. Ils travaillent sur des modèles informatiques beaucoup plus intelligents et sont indépendants
des groupes bancaires qui animent les sites et revues d’analyses boursières.
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EXTRAITS :
Crise systémique globale - Fin 2008 : Déroute des fonds de pension

"Selon LEAP/E2020, d’ici la fin de 2008, nous allons assister à une formidable déroute de l’ensemble des fonds de pension de la planète, mettant en péril tout le système des retraites par capitalisation. Ce cataclysme financier aura une dimension humaine dramatique puisqu’il correspond à l’arrivée à la retraite de la première vague des baby-boomers aux Etats-Unis, en Europe et au Japon : les revenus des fonds de pension s’effondrent au moment même où ils doivent commencer à effectuer leur première grande série de versements aux retraités...

Gare au Krach final...

Parallèlement, LEAP/E2020 anticipe les prochains mois de cette crise systémique globale qui est désormais une évidence pour tous, s’attachant à anticiper les effets pervers des prêts de la Réserve fédérale américaine qui sont en train de fragiliser encore plus l’ensemble du système financier américain, et analysant les risques à venir qui pèsent sur les établissements bancaires aux Etats-Unis et dans certains pays européens particulièrement exposés. Parallèlement notre équipe analyse l’impact de la crise économique et financière US actuelle sur les probabilités et les conséquences d’une attaque de l’Iran par Israël et les Etats-Unis avant les prochaines élections présidentielles américaines.

Simultanément... tous les fondements de l’ordre économico-financier de ces dernières décennies s’écroulent sous nos yeux, à un rythme de plus en plus rapide. Ce sont bien tous les signes d’une crise systémique (3).

Evolution du Dollar Index (panier de monnaies références (5)) au 14/03/2008 / Source FxStreet

Devant l’ampleur de la Très Grande Dépression US désormais en plein développement (6), LEAP/E2020 se félicite de constater que les autorités américaines, suite aux nombreuses protestations (7), ont finalement décidé de maintenir la parution synthétique des indicateurs économiques US sur le site EconomicIndicators.Gov. Dans une période aussi troublée, il est en effet important que l’information statistique sur l’économie des Etats-Unis reste aisément et largement disponible. Les finances d’une multitude d’acteurs privés et publics, individuels et collectifs en dépendent.

Dans cette même logique, la Réserve fédérale d’Atlanta fait oeuvre utile en diffusant gratuitement un DVD intitulé « Se préparer à la crise : reconnecter son flux financier vital » (« Crisis Preparedness : Reconnecting the Financial Lifeline »), qui permet aux opérateurs de toute nature d’anticiper la crise, et donc de mieux s’y préparer (8). Dans la perspective de la phase d’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis, ces conseils officiels prennent tout leur sens....
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Effondrement des réserves fédérales US

Effondrement des réserves fédérales en 2008 ?

Réserves propres des établissements de dépôts américains (1950 - 02/2008) / Source Réserve fédérale de Saint Louis

Pour finir, des courbes comme celle ci-dessus illustrent de manière frappante combien la situation est infiniment plus grave que ne peuvent même l’imaginer les dirigeants les plus intelligents (et ils sont peu nombreux). Elle montre à quel point le système financier américain, et derrière lui celui d’une grande partie de la planète, est atteint mortellement. Les banques US n’ont plus d’argent ; c’est aussi simple et dramatique que cela. La contagion va maintenant entrer dans une seconde étape de son développement et va donc bien générer une nouvelle série de faillites bancaires d’ici l’été...

FIN D’EXTRAIT

Comme on peut le constater, cela ne présage rien de bon pour les droits des citoyens de la forteresse-prison Shengen qui vont se retrouver paupérisés comme en 1929 et enfermés derrières leurs murs, quadrillés de patrouilles et de caméras. Le dispositif de maintien de l’ordre est en place, laissez entrer la Grande Misère

Envoyé par :

http://rushes.yi.org

Souces LEAP

http://www.leap2020.eu/

Samedi 29 Mars 2008

http://www.betapolitique.fr/CRISE-FINANCIERE-effondrement-03852.html

« Vous êtes tous morts les gars »

Posté le 20.02.2008 par djamazz
« Vous êtes tous morts les gars »

Par Mike Whitney, le 16 février 2008

​​​​Jeudi, même les vieux observateurs de la Fed ont été pris de court par la performance du président Bernanke devant le Comité bancaire du Sénat. Bernanke était censé faire des observations de routine sur l'état de l'économie, mais, à la place, il a débité un sermon de 45 minutes, détaillant les calamités de l'effondrement du système financier. Un silence de tombe régnait à travers la Chambre du Sénat. La gravité de la situation commence enfin à être reconnue.

​​​​Pour la plupart, le pédant Bernanke avait l'air mal à l'aise. Mordant alternativement sa lèvre inférieure ou les yeux fixes sans expression, comme un homme qui vient de voir son caniche se faire écraser par un camion Mack. En l'occurrence, Bernanke a plein de soucis, lui aussi. La confiance du consommateur est tombée à un niveau jamais vu depuis la récession des années 70, l'immobilier s'est détaché du haut de la falaise, des feux de broussailles de crédit éclatent partout dans le monde, et le marché boursier continue à tressauter de façon désordonnée. Pas étonnant que le patron de la Fed ressemblait plus à un matelot du Lusitania qu'au tsar monétaire du pays le plus puissant de la Terre.

​​​​Les commentaires préparés par Bernanke étaient prononcés avec la solennité d'un prêtre célébrant les vêpres. Mais il était clair, contrairement à son prédécesseur, Greenspan, qui aimait parler en hiéroglyphes :

​​​​Comme vous le savez, les marchés financiers, aux États-Unis et dans un certain nombre d'autres pays industrialisés, ont été mis à rude épreuve depuis la fin de l'été dernier. Les préoccupations des investisseurs exacerbés par la qualité du crédit des prêts hypothécaires, surtout du prêt hypothécaire à haut risque à taux d'intérêt ajustable, ont déclenché des turbulences financières. Toutefois, d'autres facteurs, notamment un plus grande retenue dans la volonté des investisseurs à assumer des risques, des difficultés dans les évaluations complexes ou les produits financiers peu liquides, les incertitudes concernant l'expositions des grandes institutions financières à des pertes de crédit, et l'inquiétude sur les maigres perspectives économiques, ont aussi agité les marchés financiers ces derniers mois.

​​​​Oui, bien sûr. Les banques sont en mauvaise passe de leurs investissements dans le prêt à haut risque, tandis que l'Europe s'enfonce rapidement de 500 milliards de dollars en avoirs adossés à des ordures invendables. Le système entier est bouché par du papier à chiottes et la dégradation du nantissement. Des problèmes surgissent à présent dans la vente aux enchères et dans les obligations municipales, habituellement sûres. La totalité de la Tour de Babel financière se lézarde aux fondations.

​​​​Les banques des grandes places financières et les autres grandes institutions financières ont été l'objet d'importantes pressions pour prendre sur leurs propres feuille de bilan les actifs de certains moyens de placement hors bilan qu'elles avaient parrainés. Les feuilles de bilan des banque ont encore enflé, suite à la forte réduction des investisseurs prêts à acheter du crédit titrisé, ce qui a forcé les banques à conserver dans leurs propre portefeuille la plus substantielle part des nouveaux prêts déjà engagés. Les banques ont aussi rapporté d'importantes pertes, reflétant la baisse marquée du prix du marché du prêt hypothécaire et d'autres actifs qu'ils détiennent. Récemment, la détérioration de la situation financière de certains assureurs obligataires a conduit quelques banques d'affaires et d'investissement à accepter de nouveaux démarquages, ajoutant aux tensions des marchés financiers.

​​​​Bernanke ressemble plus à un prophète de l'Ancien Testament lisant un passage de l'Apocalypse
  • qu'à un patron de banque centrale. Mais, même sans silice, ce qu'il dit est vrai. Les maousses pertes d'investissement des banques les ont forcés à aller à la pêche à la cuiller au capital en Asie et au Moyen-Orient, juste pour rester à flot. Et, quand elles réussissent, elles sont obligées de payer des taux d'intérêt excessivement élevés. Le vrai coût du capital est faramineux. C'est pourquoi les banques protègent leurs liquidités et restreignent les nouveaux prêts. La plupart des banques ont aussi resserré les normes de prêt, ce qui ralentit l'émission de crédit et menace de pousser l'économie dans une profonde récession. Quand les banques resserrent la vis, l'ensemble de l'économie se ratatine. Il n'y a rien de plus simple : pas de crédit, pas de croissance. Le crédit est le lubrifiant qui permet à la locomotive capitaliste de se traîner. Quand il diminue, le système crisse jusqu'à se bloquer.

    « LE RISQUE DE BAISSE DE CROISSANCE S'EST ÉLEVÉ »

    ​​​​Toujours Bernanke :

    ​​​​Suite en partie à l'évolution des marchés financiers, les perspectives économiques se sont dégradées au cours des derniers mois, et le risque de dégradation de la croissance s'est élevé. À ce jour, les plus grands effets économiques de la crise financière semblent s'être reportés sur le marché du logement, qui, comme vous le savez, s'est considérablement détérioré au cours des deux dernières années. La quasi-fermeture du marché du prêt hypothécaire à haut risque et l'élargissement du différentiel des taux d'intérêts sur les grands prêts hypothécaires ont encore réduit la demande de logements, pendant que les saisies hypothécaires s'ajoutent à l'inventaire déjà élevé des maisons invendues. Des réductions supplémentaires dans la construction et dans les activités connexes sont vraisemblables..... L'état du marché du travail s'est aussi ramolli. L'emploi salarial, après avoir augmenté d'environ 95.000 postes par mois en moyenne au quatrième trimestre, a diminué d'un nombre estimé à 17.000 emplois en janvier. L'emploi dans le secteur de la construction et de la fabrication ont continué à chuter, tandis que le rythme des gains d'emplois dans l'industries des services a ralenti. Le marché du travail plus souples, ainsi que des facteurs dont l'augmentation des prix de l'énergie, la baisse du cours des actions et de la valeur de l'habitat, semblent susceptibles de peser sur les dépenses de consommation à court terme.

    ​​​​Donc, laissez-moi résumer. Les banques sont délabrées par l'énorme passif de leur prêt à haut risque. Le logement est dans le tank [NDT : ?]. L'industrie manufacturière est malade. Le prix de la nourriture et de l'énergie grimpe. Le chômage s'élève. Et les dépenses de consommation se raratinent à la taille d'un gland. Tout ce qui manque est un coup de trompette et l'arrivée des Quatre Cavaliers.

    ​​​​Comment se fait-il que l'autopsie de l'économie de Bernanke ne soit jamais passée dans les grands médias ? Y a-t-il quelque raison de nous cacher l'état réel de l'économie, à nous, le peuple ?

    ​​​​Bernanke continue :

    ​​​​Sur le front de l'inflation, un élément clef du développement au cours de la dernière année a été la forte hausse du prix du pétrole. L'année dernière, le prix des produits alimentaires a aussi augmenté extrêmement vite après les nouvelles normes, et la valeur de change du dollar a diminué. ... L'inflation partant à la dérive ou la sape de la crédibilité de la lutte contre l'inflation de la Fed pourrait grandement compliquer la tâche de maintenir la stabilité des prix et réduire la politique de flexibilité de la banque centrale pour contrer dans l'avenir le déficit de croissance.

    ​​​​Bon, Donc, si la stratégie de réduction des taux de la Fed ne marche pas et si les difficultés économiques persistent (et les prix continuent à traverser le plafond), alors nous manquons vraiment de chance, parce que la Fed n'a plus de flèches dans son carquois. C'est la réduction des taux ou la mort. Super. Donc, nous pouvons nous attendre à ce que Bernanke taille peu à peu les taux jusqu'à ce qu'ils descendent à 1% ou moins (copiant le ralentissement au Japon) en espérant que l'économie montre des signes de vie avant qu'il faille deux brouettes remplies de billets verts pour acheter un litre de lait et quelques semences de patates.

    ​​​​Ça ressemble à un plan !

    ​​​​Nous ne blâmons pas Bernanke. Il a été remarquablement franc dès le début et il est digne d'éloges. Il est tout simplement abandonné avec la tâche ingrate de nettoyer l'océan d'encre rouge oublié par Greenspan. Ce n'est pas de sa faute. Il devrait être applaudi pour avoir dissipé les décennies d'illusion d'une nation pensant pouvoir imiter la voie de la prospérité et que l'endettement chronique est identique à la véritable richesse. Ça ne l'est pas, et la note est finalement arrivée à échéance.

    ​​​​Bien entendu, maintenant que l'orgie des faibles taux d'intérêt spéculatifs est terminée, il n'y a plus qu'à panser la souffrance de devoir oublier les patrimoines hyper-gonflés, de la baisse du prix des maisons, de la chute des marchés boursiers, de la hausse du chômage, et du retrécissement généralisé du crédit dans toute l'économie véritable. Ouille. Qui a dit que ça allait être facile ?

    ​​​​Résumé de Bernanke :

    ​​​​À l'heure actuelle, mes perspectives préliminaires supposent une période de croissance stagnante, suivie quelque peu d'un renforcement du rythme de croissance, qui débutera plus tard cette année quand le stimulus monétaire et budgétaire commencera à se faire sentir.... Il est important de reconnaître que le risque de baisse de croissance demeure, incluant la possible détérioration du marché du logement ou du marché du travail au-delà de ce qui est prévu actuellement, ou que les conditions de crédit puissent se resserrer considérablement plus.

    ​​​​(Explication de l'auteur) « Ne pas tenir compte de tout ce que j'ai dit ici aujourd'hui si l'économie crève, comme je m'attends vraiment à ce qu'elle le fasse, des décennies de mauvais contrôle et des innombrables milliards de dollars de magouilles à la Ponzi qui ont mis l'ensemble du système financier en grand risque de crise cardiaque. »

    ​​​​La franchise de Bernanke est admirable, mais elle n'aide guère les gens qui devront s'escrimer à travers les temps difficiles à venir. Peut-être que la prochaine fois, il pourrait nous épargner toutes les longueurs oratoires et juste envoyer un bref télégramme au Congrès, disant un truc du genre :

    ​​​​Nous sommes profondément désolés, mais nous avons complètement foutu en l'air votre économie avec nos entourloupettes monétaires. Vous êtes tous très profondément CENSURÉ. Préparez-vous au pire.

    ​​​​Nos regrets les plus sincères,

    ​​​​La Fed

    Original : http://www.informationclearinghouse.info/article19365.htm
    Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

    * NDT : Belle image ! Un prophète de l'Ancien Testament lisant le Nouveau Testament est drôlement impressionnant tellement on l'imagine moisi. À moins que Mike Whitney pense à Moïse, qui doit être toujours vivant puisqu'il a écrit des faits se déroulant après son enterrement.

    Lundi 18 Février 2008
    Mike Whitney
  • LE FRANC CFA DANS L'ORNIERE DE LA DEVALUATION

    Posté le 17.02.2008 par djamazz
    LE FRANC CFA DANS L'ORNIERE DE LA DEVALUATION

    La valeur de la monnaie européenne, l'Euro ne cesse de battre des records face au dollar. L'euro est passé à 1, 45 dollar début Février 2008. Entre temps, l'économie américaine est en passe de connaître une récession, ce qui laisse croire que Ben Bernanke baissera encore les taux directeurs de la FED pour relancer l'économie. La Chine, elle fait de bonnes affaires avec une sous-évaluation constante de la valeur de sa monnaie, D'ailleurs, elle a encore déclaré l'année dernière un taux de croissance de 11%. L'euro fort handicape aujourd'hui un pays comme la France qui annonce pour l'année 2007, un déficit commercial d'environ 44 milliards d'euros. Si les pays de la zone dollar en tirent des bénéfices, ce n'est pas le cas pour les pays qui ont en commun le franc CFA (zone euro). Au delà des passions politiciennes, la surévaluation du franc CFA est un lourd handicap au regard de la structure de l'économie des pays membres et des biens qu'ils exportent. La dévaluation de 1994 et ses effets immédiats restent gravés dans les mémoires. Qualifiée à l'époque de "brutale et [de] douloureuse" par le président du Bénin Nicéphore Soglo, la possible et éventuelle dévaluation reste très discutée. Il convient dans ce cas de revenir sur ce débat qui hante les économistes africains de la zone franc.

    La dévaluation en question

    Un pays qui connaît un désajustement de sa balance de paiement peut le corriger par une variation du taux de change. Cette dernière provoque une modification des prix nécessaire à l'ajustement des importations et des exportations et au rétablissement de l'équilibre. Le taux de change peut faire donc l'objet d'une dévaluation qui se traduit par une baisse de la valeur de la monnaie nationale par rapport aux monnaies étrangères, ou une réévaluation, qui s'exprime comme une hausse de la valeur de la monnaie nationale par rapport aux monnaies étrangères. Dans le cas des pays africains de la zone franc, le débat porte sur une baisse de la valeur de la monnaie, la montée de l'euro surévaluant de facto cette dernière et décourageant les exportations.

    Les conséquences de la dévaluation

    Une dévaluation a de forte chance de produire les effets escomptés que si les prix internes augmentent. En réalité et surtout pour les pays dont le secteur domestique est très important, la hausse des prix intérieurs sera, dans l'ensemble moins rapide et moins forte que la dépréciation du taux de change. En effet, de nombreux produits sont obtenus dans le pays et ne souffrent d'aucune concurrence étrangère (secteur abrité) si bien que leurs prix ne subissent qu'avec retard, ou faiblement, la contagion de la hausse due à la dépréciation. Il en va de même des prix des services et des facteurs de productions qui peuvent être déconnectés des prix étrangers. Pour les pays africains de la zone franc, leur dépendance plus ou moins grande à l'égard des importations va les obliger à alourdir le déficit commercial si les exportations ne sont pas stimulées. L'accroissement des exportations peut alors, dans certains cas, provoquer une perte de substance pour l'économie nationale. Or, à la suite d'une dévaluation, l'accroissement de la valeur des exportations (en monnaie nationale) sera d'autant plus important que l'élasticité de la demande étrangère sera forte. Etant donné que les pays membre de la zone franc CFA sont essentiellement exportateurs de matières premières de base et face à une demande léthargique, accompagnée d'une concurrence des pays asiatiques, il s'ensuit que les bénéfices de la dévaluation sont maigres. De l'avis des « pro-dévaluation », la surévaluation du franc CFA oblige les pays membres à déprécier leur monnaie car «le coût de la main d'œuvre, déjà élevé en comparaison avec les pays asiatiques, en est artificiellement gonflé. Il encourage les importations au détriment des productions locales, y compris l'importation de biens qui ne sont pas nécessairement indispensables». Une dévaluation, selon cette « école » va renforcer la compétitivité des produits, permettre une augmentation des exportations et de leurs revenus, et une atténuation de la pression des importations. Il est vrai qu'à l'exportation, les productions locales deviennent moins compétitives que celles qui concurrencent des pays hors zone euro. Il en est ainsi du coton béninois, de la banane camerounaise, du café ou du cacao ivoirien face aux produits analogues américains et latino-américains qui exportent en dollars, et qui sont, de surcroît, subventionnés. En conséquence, le revenu des exportations de matières premières africaines facturées en dollars diminue conséquemment. A contrario, les économistes hostiles à une nouvelle dévaluation ne manquent pas d'argument. Pour eux, une dévaluation du franc CFA aurait pour conséquence une hausse vertigineuse du coût des importations, un surenchérissement de la facture pétrolière, une inflation globale. Cela n'a rien d'entonnant quand on sait que la croissance que connaît l'Afrique est tirée par les pays exportateurs de pétrole. La faiblesse du dollar diminue la facture énergétique des pays et le prix élevé du baril ne peuvent donner l'illusion de résister à cette surévaluation du franc CFA. Mais pour combien de temps, la manne pétrolière contrebalancera les effets pervers d'un déficit structurel de balance des paiements ? La dévaluation peut être bénéfique pour un pays considéré, au regard de l'explosion de ses exportations mais à condition que les autres monnaies ne se déprécient pas dans les mêmes proportions. Historiquement, les dévaluations concurrentes ont été malheureusement adoptées par un grand nombre de gouvernement entre 1930 et 1940. L'exemple le plus éloquent fut la concurrence faite aux dévaluations britanniques et américaines supprimant du même coup l'effet prix favorable aux exportations britanniques et américaines. Lorsque la hausse des prix est plus rapide dans un pays tiers qu'à l'étranger, le gouvernement peut être contraint à la dévaluation. Cette situation est indéniable lorsque le déficit de la balance des paiements est structurellement considérable. Une surévaluation de la monnaie peut aggraver les difficultés d'exportation. Une croissance inflationniste ne peut durer indéfiniment car elle compromet gravement la compétitivité des entreprises sur les marchés extérieurs. Les pays qui marchent en tête dans la progression des prix se condamnent aux dévaluations successives et sapent la confiance dans la monnaie.
    En ce qui concerne l'effet bénéfique de la dévaluation du franc CFA de 1994, les tests empiriques restent peu enthousiastes. L'assainissement des comptes extérieurs et les mesures de traitement de la dette (neuf PAZF ont pu obtenir une réduction de leur dette en Club de Paris, la Côte d'Ivoire a obtenu des accords en Club de Londres et en Club de Paris) ont permis une nette amélioration des ratios d'endettement. L'éligibilité de plusieurs PAZF à l'initiative PPTE (« Pays pauvres très endettés ») devrait conforter cette évolution. Dans le même temps, de profondes réformes structurelles visant à créer un cadre favorable à la croissance ont été mises en œuvre, portant principalement sur l'assainissement des finances publiques, la restructuration du secteur bancaire et la privatisation des entreprises publiques. Par ailleurs, avec l'appui de la France et le plus souvent du FMI, les pays à l'exception de la Guinée équatoriale et des Comores, ont mis en œuvre des programmes d'ajustement structurel, ce qui a permis aux PAZF d'accompagner la dévaluation de 1994 par un effort soutenu de stabilisation et d'assainissement de leur économie. Pour autant, au détour de cette rapide revue du succès macroéconomique de la dévaluation, il convient de souligner trois échecs patents (mais qui ne sont pas spécifiques à la Zone franc):
    - l'échec en matière de croissance de la consommation par tête ;
    - l'échec (relatif) en matière de diminution de l'endettement ;
    - l'échec (relatif et limité aux pays côtiers) de la substitution de produits vivriers locaux aux produits vivriers importés.

    Le nœud du problème est l'arrimage du franc CFA à l'euro

    Avant même l'arrimage du franc CFA à l'euro, les institutions financières internationales tiraient la sonnette d'alarme. D'après une étude de la Banque mondiale publiée en décembre 1998, les pays de la zone CFA font partie, avec l'Europe centrale et les pays du Sud de la Méditerranée, des trois régions non européennes qui seront "le plus touchées" par l'entrée en vigueur de la nouvelle monnaie. D'après les chiffres du FMI, de 40 à 50 % de tous les échanges commerciaux de l'Afrique s'effectuent avec des clients de la zone euro. Dans le cas des pays de la zone franc CFA, ce pourcentage se rapproche généralement de 50 %, bien que les échanges commerciaux entre les pays de l'Union européenne et la zone franc aient fortement diminué ces dernières années. En cas embellie économique de l'euro, les exportations et les importations des pays européens pourraient augmenter, ce qui bénéficierait alors aux partenaires commerciaux africains de l'Europe. Pour les entreprises de la zone CFA en relation avec les pays participant à l'euro, le rattachement du franc CFA à l'euro au lieu du franc français se traduirait également par une réduction des charges commerciales et des coûts de transaction. Nonobstant, La revalorisation du taux de change réel des pays de la zone CFA, comme c'est le cas, affaiblie la compétitivité des exportations des pays de la zone CFA. En d'autres termes, un euro fort pourrait heurter de plein fouet l'économie des pays de la zone franc, car leurs exportations seraient plus chères et les importations seraient meilleur marché que les produits similaires fabriqués intérieurement. Ce phénomène pourrait avoir des effets d'autant plus dévastateurs que les pays d'Asie et les autres économies émergentes, aux devises dévaluées, sont déjà des concurrents redoutables en matière d'exportations. Il est temps que les pays de la zone franc revisitent l'arrimage de leur monnaie à l'euro. Est-ce possible pour un bébé de chausser du 42 ou du 45 ? Ou est-ce possible pour une voiture 205 de rouler à la même vitesse qu'un train à grande vitesse (TGV) ?

    Quand la recherche d'une stabilité monétaire devient déstabilisante

    Il est désormais largement admis que la stabilité des prix constitue un objectif désirable en soi, puisque l'inflation génère des coûts importants. Cette stabilité des prix nécessite un "ancrage nominal" (Mishkin 1999, p. 580-581) , qui signifie la fixation d'une contrainte sur la valeur de la monnaie domestique. L'ancrage nominal, qui peut signifier une parité monétaire fixe, permet de déterminer le niveau général des prix, et de contrôler les anticipations d'inflation des agents économiques en les guidant vers une valeur de référence, fournie par l'autorité monétaire. En d'autres termes, en imposant une contrainte sur l'évolution de l'inflation, l'ancrage nominal permet de réduire (voire de supprimer) les problèmes de crédibilité et d'"l'incohérence temporelle". L'ancrage nominal permet ainsi de casser les pressions inflationnistes, et de se libérer des problèmes de crédibilité. L'arrimage à un taux de change fixe permet donc d'imposer une contrainte sur les autorités monétaires et, sous réserve du choix de la devise de référence, peut permettre "d'importer" de la crédibilité. L'ancrage nominal peut être un choix difficile à soutenir en certaines circonstances. Ainsi, dans le cas d'une appréciation importante de la monnaie de référence, la monnaie locale devient de plus en plus forte et il apparaît alors un différentiel avec les conditions économiques internes qui affaiblit progressivement le mécanisme d'importation de crédibilité. Toutes choses égales par ailleurs, si les coûts d'un arrimage à l'euro devenaient par trop
    importants, et étant donné les inconvénients d'un système de changes flottants, les pays de la zone franc pourraient être confrontés au même type de choix que les pays européens lors de la crise monétaire de 1993 : soit renforcer ses institutions dans le sens de la stabilité monétaire, soit s'engager plus avant dans une intégration économique avec ses voisins. La balance commerciale de la zone franc étant très fortement, et structurellement déséquilibrée, une appréciation du franc CFA rend les produits locaux particulièrement élevés ; Lorsque l'euro s'apprécie, la quantité de monnaie par rapport au DTS augmente et les Banques centrales (de la zone franc) créditent le compte d'opérations auprès du Trésor français, diminuant ainsi leurs réserves et pénalisant le mécanisme de crédit. Ce mécanisme permet de contrer l'effet inflationniste de l'euro fort. La balance commerciale des pays africains de la zone franc, vis-à-vis de la zone euro se détériore particulièrement puisqu'ils vendent en dollar et achètent en euro. Ces pays piégés par le franc CFA sont obligés de vendre certaines de leurs productions en dollar parce qu'elles sont cotées en dollar sur le marché mondial, alors que, dans le même temps, ils achètent en euro puisque la plupart de leurs industries, de leurs infrastructures fonctionnent avec la monnaie unique européenne. Cette forme d'arrimage rigide du franc CFA à l'euro pose réellement problème. Dans le passé, un autre débat, tournait autour des conséquences des fluctuations du franc français, car la valeur du franc CFA dépendait pendant longtemps des impératifs des relations économiques et financières entre la France et l'Allemagne plutôt que de la réalité et des besoins des pays membres de la zone franc. Quand le franc français était dévalué, toutes les autres grandes monnaies devenaient plus chères, leurs produits plus onéreux et leurs dettes en dollars toujours plus lourdes. Par contre, les exportations des pays de la zone franc devenaient plus compétitives, mais comme ces exportations ne concernaient en général que des produits agricoles de base (banane, café, coton, bois...) dont la demande n'est pas élastique, l'avantage s'avérait relativement faible, excepté pour la France qui voyait ses produits industriels acquérir un avantage concurrentiel dans la zone franc.
    La coopération monétaire avec Paris, à travers la Banque de France, devrait permettre aux économies fragiles des ex-colonies et aux systèmes politiques d'Afrique, assez souvent instables, de bénéficier d'une monnaie stable. Il n'en est rien dans la réalité et mieux si l'euro continue de s'apprécier face au dollar entamant ainsi la compétitivité des économies africaines, ces dernières connaitront des dévaluations successives de sorte que la recherche de la stabilité monétaire conduira vraisemblablement les économies à des équilibres multiples déstabilisants. Et dans l'éventualité d'une crise de confiance due à un euro fort à tel point qu'il faille dévaluer le franc CFA, les fuites de capitaux de la zone franc vers la zone euro pourraient avoir de même des effets déstabilisants. Le franc CFA risque de faire l'objet de diverses pressions en raison de sa compétitivité réduite, et les ajustements du taux de change pourraient alors être plus fréquents qu'ils ne l'ont été dans le cadre du système de rattachement au franc français. Souvenons-nous qu'à partir de 1985, la conjonction de la baisse du dollar et de l'accélération de la détérioration des termes de l'échange (baisse des cours des matières premières) ont progressivement pesé sur la compétitivité des pays africains de la Zone franc, qui ne pouvaient pas réaliser des ajustements nominaux suffisants. Inéluctable à la fin des années 1980, la dévaluation des francs CFA et comoriens a été retardée pour des raisons plus politiques que techniques, pour être finalement scellée le 12 janvier 1994.

    Au total, il est temps de renoncer à cette monnaie coloniale qui retarde le développement des pays membres, pour créer une monnaie libre et au service des économies car le maintien d'un lien entre devises garanti par le Trésor français ne fait que perpétuer le néo-colonialisme français. Le franc CFA n'apporte rien aux pays membres si ce n'est la pauvreté, la corruption, et surtout un instrument d'asservissement entre les mains de la France.

    Que Dieu bénisse l'Afrique et ses enfants !
    Prao Yao Séraphin
    Economiste et président du MLAN
    www.mlan.fr
    contact@mlan.fr

    L'Iran ouvrira sa bourse du pétrole la semaine prochaine

    Posté le 17.02.2008 par djamazz
    L'Iran ouvrira sa bourse du pétrole la semaine prochaine

    Press TV (Iran), mercredi le 13 février 2008

    Le Ministre iranien du Pétrole Gholam-Hossein Nozari a déclaré que la Bourse du pétrole iranienne tant attendue sera inaugurée dimanche prochain.

    L'Iran ouvrira sa bourse du pétrole la semaine prochaine
    La cérémonie d'inauguration de la bourse se fera en présence du Ministre de l'Économie et des Finances Davoud Danesh Ja'fari, qui nommera le responsable de la Bourse iranienne du Pétrole.

    Le Ministre Ja'fari avait antérieurement déclaré que la Bourse du Pétrole serait située sur l'île de Kish dans le Golfe Persique et que la monnaie officielle des échanges commerciales serait la monnaie nationale, le rial iranien.

    La bourse sera une plate-forme de négoce du pétrole, de produits pétrochimiques et de gaz.

    Les experts disent que le succès d'une bourse du pétrole dépendra de la coopération des autres membres de l'OPEP ainsi que d'un consensus de pays du Golfe Persique.

    Traduit au mieux par Dany Quirion pour Alter Info

    Source : http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=42919§ionid=351020103

    Vendredi 15 Février 2008

    Le rouble serait utilisé à la bourse pétrolière iranienne (ambassadeur)

    Posté le 17.02.2008 par djamazz
    Le rouble serait utilisé à la bourse pétrolière iranienne (ambassadeur)

    Le rouble russe pourrait être utilisé dans les règlements à la bourse pétrolière en Iran, a annoncé vendredi l'ambassadeur iranien en Russie Gholam Reza Ansari.

    "Nous nous penchons actuellement sur le lancement de la nouvelle bourse et sur la diversification des livraisons de pétrole iranien vers les différents marchés internationaux", a expliqué le diplomate sur les ondes de la radio Echo de Moscou.

    "Il se peut qu'à l'avenir nous utilisions la monnaie nationale russe dans nos opérations", a ajouté l'ambassadeur.

    Dans un premier temps, il était prévu de mener toutes les opérations à la bourse dans la monnaie nationale iranienne, le réal.

    Le ministre du Pétrole de la République islamique, M. Gholam Hossein Nozari, avait annoncé cette semaine que l'Iran ouvrirait sa bourse pétrolière et gazière le 27 février prochain.

    Téhéran projetait de l'ouvrir dans la zone économique franche de Kish au printemps 2006. A l'époque, les médias locaux et mondiaux avaient annoncé que le pétrole iranien serait vendu sur cette bourse uniquement contre la devise européenne.

    Actuellement, la plupart des marchés portant sur les livraisons de brut sont conclus en USD, ce qui permet à Washington de garantir la demande constante de dollars.

    Vendredi 15 Février 2008

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    La tempête financière actuelle : Crise conjoncturelle ou crise structurelle ?

    Posté le 17.02.2008 par djamazz
    La tempête financière actuelle : Crise conjoncturelle ou crise structurelle ?

    Proposé par le site: http://dies-irae.eu/

    Le site qui nous propose la publication de ce texte semble flirter avec des thèses fondamentalistes chrétiens – anti-musulmanes et anti-arabes, nous publions donc leur texte par courtoisie, mais nous ne cautionnons nullement leur vision raciste contre laquelle nous luttons.

    La tempête financière actuelle : Crise conjoncturelle ou crise structurelle ?

    Ce que Paul Jorion commente (3)
    « Greenspan examine ce qu’il considère comme un changement radical de la donne dans le domaine financier : le fait que la globalisation prive désormais les dirigeants de la Fed d’un outil d’intervention dont ils disposaient jusque-là. Le pouvoir de la banque centrale américaine de modifier les taux domestiques courts lui offrait traditionnellement un moyen d’influer également sur les taux à long terme, or un découplement a eu lieu : les taux longs gagnèrent leur autonomie et ne furent plus influencés que par des facteurs jouant à l’échelle mondiale ».
    « Si l’analyse de Greenspan ici n’est pas incorrecte, sa généralité frise cependant la mauvaise foi ».
    … et nous ajouterons au commentaire de Paul Jorion que Greenspan minimise largement le rôle et les capacités de la FED.
    A lire l’article du Wall Street Journal, nous aurions presque l’impression que l’on a enlevé à la FED le seul outil dont elle dispose...
    La Federal Reserve Bank (FED) (4)
    Pendant que l'Europe préparait la guerre qui allait la ruiner, elle omit de prêter attention à un événement monétaire qui allait avoir des conséquences gigantesques pour l'économie de la planète : la création le 23 décembre 1913 d'une banque centrale privée constituée par un cartel de banques d'affaires dirigées par les groupes financiers Rothschild, Rockefeller.

    Actuellement, les propriétaires de la FED (Federal Reserve Bank) sont :
    Rothschild Banks of London and Berlin
    Lazard Brothers Bank of Paris
    Israel Moses Sieff Banks of Italy
    Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
    Lehman Brothers Bank of New York
    Kuhn Loeb Bank of New York
    Chase Manhattan Bank of New York
    Goldman Sachs Bank of New York

    Les privilèges exorbitants de la FED
    Vouloir énumérer tous les privilèges exorbitants de la FED nous entraînerait beaucoup trop loin pour cet article. A tel point qu’il faudrait se demander si la gouvernance des Etats-Unis est une démocratie ou un pouvoir financier privé ?
    Car « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois », disait Nathan Rothschild en 1791.
    Nous nous contenterons d’une courte citation du livre de Madame Margaret Thoren (5) :
    • la Réserve Fédérale crée de l’argent à partir de rien en émettant des chèques sans provision valables sans aucune contrepartie,
    • la Réserve Fédérale détruit la monnaie qu’elle reçoit quand elle vend des bons du Trésor.
    • le remboursement annuel de la Fed au Trésor est seulement de la moitié de 1% du total de sa dette.

    Margaret Thoren écrit également :
    « Les manuels d'économie les plus traditionnels donnent l'impression que la dette du secteur public et l'intérêt sur cette dette, ont peu d'impact sur les conditions économiques parce qu’ils disent que nous devons cette dette à nous-mêmes.
    « Par conséquent, si nous devons une dette massive à nous-mêmes, pourquoi, tout simplement, ne pas nous pardonner nous-mêmes et pourquoi ne pas recommencer ?
    « Nous ne le pouvons pas et nous ne le faisons pas, parce que la part léonine de la dette Fédérale est due par le gouvernement aux institutions financières - en incluant les banques multinationales, les douze Banques Fédérales régionales de Réserve, les gouvernements étrangers et les institutions étrangères. Le gouvernement entre dans la dette et nous, les contribuables, encourons finalement la responsabilité pour rembourser ces obligations, plus les intérêts.

    Le Consensus de Washington
    Du fait de la primauté du Dollar, ce qui était vrai pour les Etats-Unis est devenu vrai pour quasiment le monde entier.
    Et pour mieux assurer cette mainmise financière, il a été imposé le « Consensus de Washington »
    Malgré des dénégations de forme et des critiques parfois virulentes de la part même de ceux qui l’ont mis en œuvre (6), force est de constater qu’il reste la règle de l’économie occidentale.
    Ce « Consensus de Washington » est une série d’agréements conclus à partir des années 1980-90 entre les banques de Wall Street et les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international).

    Il se base sur quatre principes que l’on peut résumer ainsi :
    - Privatisation
    - Libéralisation du marché des capitaux
    - Libre échange de toutes les marchandises (y compris les travailleurs)
    - Prix régulés uniquement par le marché
    (y compris santé, éducation, culture, et même aujourd’hui l’armée comme par exemple pour les mercenaires de Blackwater)

    Il est imposé au monde entier à qui l’on « offre la démocratie » par interventions armées ou par coups d’état dirigés à l’aide d’ONG et de battage médiatique (révolutions Orange, des tulipes, de velours, etc.) (7).
    La conséquence (écrit Jean Ziegler) est qu’un pouvoir économique fabuleux se concentre entre les mains de quelques-uns. En 2004, les cinq cents plus puissantes sociétés transcontinentales privées du monde contrôlaient plus de 52% du produit planétaire brut (c’est-à-dire de toutes les richesses produites en une année sur la planète). (8)


    Le ventre fécond du « Consensus de Washington »
    Et, selon les termes de Christian de Brie (9) :
    « L’abandon des souverainetés et la mondialisation libérale - permettant aux capitaux de circuler sans contrôle d'un bout à l'autre de la planète - ont favorisé l'explosion d'un marché de la finance hors la loi, moteur de l'expansion capitaliste, et lubrifié par les profits de la grande criminalité. Partenaires associés sur l'archipel planétaire du blanchiment de l'argent sale, gouvernements, mafias, compagnies bancaires et sociétés transnationales prospèrent sur les crises et se livrent au pillage du bien commun en toute impunité. Avec, de temps à autre, des opérations « poudre aux yeux » pour donner l'impression de lutter contre des paradis bancaires et fiscaux en pleine expansion, que les gouvernements, s'ils en avaient véritablement l'intention, pourraient mettre hors d'état de nuire du jour au lendemain. A la « tolérance zéro » prônée un peu partout à l'encontre des petits délinquants de la précarité et du chômage répond la « répression zéro » des grands criminels de l'argent...
    « Les grandes organisations criminelles ne peuvent assurer le blanchiment et le recyclage des fabuleux profits tirés de leurs activités qu'avec la complicité des milieux d'affaires et le « laisser-faire » du pouvoir politique. Pour conforter et accroître leurs positions et leurs bénéfices, écraser ou résister à la concurrence, emporter les « contrats du siècle », financer leurs opérations illicites, les entreprises transnationales ont besoin du soutien des gouvernements et de la neutralité des instances de régulation. Quant au personnel politique, directement partie prenante, son pouvoir d'intervention dépend des appuis et des financements qui garantiront sa pérennité. Cette collusion d'intérêts constitue une composante essentielle de l'économie mondiale, le lubrifiant indispensable au « bon » fonctionnement du capitalisme.

    Le bateau fou
    On comprend maintenant l'affirmation de Dick Cheney, « Les déficits (10) ne sont pas une chose importante ». Cette affirmation, dans le contexte de l’époque, signifie que la « planification centrale » avait le pouvoir d’imposer au monde entier le poids de ses « déficits monétaires » (11) et de ses « papiers financiers spéculatifs » (12)...
    Le résultat le plus spectaculaire a été donné par le pillage de la Russie de 1990 à 2000.
    Mais depuis que des pays comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Venezuela (auxquels on pourrait ajouter le Brésil et beaucoup d’autres) n’acceptent plus les dictats du « Consensus de Washington », on est entré dans une crise structurelle, fait unique depuis les accords de Bretton Woods, qui résulte de la perte de « gouvernance » de la superpuissance financière sur le marché financier mondial.
    Car d’un seul coup, « quietly, but rapidly », les marchands de « papiers financiers spéculatifs » se retrouvent tout nus avec leurs papiers sans valeur...

    En conséquence, « la superpuissance financière est devenue un bateau fou refusant l’évidence de son état critique. Elle est arrivée au point où il n’est plus effronté de dire que rien ne peut être fait à présent et que les éclats du « chaos global » tomberont là où ils pourront. » (13)

    -------------------------------------

    (1) Alan Greenspan a été Président de la Réserve fédérale des Etats-Unis (FED) du 11 août 1987 au 1er février 2006. C’est la FED, banque centrale privée, qui décide de la politique monétaire des Etats-Unis et supervise le système bancaire américain. Il est un ancien membre du Bohemian Club, qui est l'un des clubs les plus fermés du monde. Véritable club de l'élite, le Bohemian Club regroupe quelques 2.000 personnes (uniquement des hommes, pour la plupart des Américains) qui représentent au total le quart de la fortune privée aux Etats-Unis. (Source : Wikipédia)

    (2) The Wall Street Journal - The Roots of the Mortgage Crisis - Bubbles cannot be safely defused by monetary policy before the speculative fever breaks on its own by ALAN GREENSPAN - Wednesday, December 12, 2007.
    http://opinionjournal.com/editorial/feature.html?id=110010981

    (3) Article de Paul Jorion : « Alan Greenspan, l’homme qui n’a pas vu venir la tourmente » sur le site : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1524

    (4) Voir « Voyage circummonétaire à la recherche du Roi Dollar et découverte de la caverne d'Ali-Baba » sur le site :
    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/picrochole/dollars_deux/dollar_deux.htm

    (5) “Figuring out the FED - Truth in Money” by Margaret Thoren, first printing 1985; library of Congress April 1993. Lire également “the truth in money” by Theodore R. Thoren & Richard F. Warner, library of congress, 1980.

    (6) Voir l’article de Contre-Info du 21 avril 2007 sur le site : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=856

    (7) Voir l’émission de Arte : « révolutions, mode d’emploi » par Tania Rakhmanova.

    (8) Voir Le Figaro du 6 mai 2005, « Consensus de Washington ou développement normatif de l’économie, deux points de vue irréconciliables » par Jean Ziegler, Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation
    http://leruisseau.iguane.org/spip.php?article1001

    (9) Voir le Monde Diplomatique d’avril 2000, « Etats, mafias et transnationales comme larrons en foire » par Christian de Brie.

    (10) « Un déficit est un excédent de dépenses sur les recettes ou plus exactement de charges sur les ressources » écrit le Larousse du 19e siècle.
    Les ressources proviennent du travail et du capital.
    A l’origine, les capitaux étaient le partage de biens concrets. Actuellement, l’essentiel des capitaux est une spéculation sur le devenir des biens que nous appelons de leur vrai nom : « papiers financiers spéculatifs ». Ils perdent leur fonction d’investissements nécessaires au travail pour devenir une simple valeur spéculative qui, par le fait, écrase le travail.
    A notre époque, cet excédent de charges par rapport aux capacités de ressources est généré par une intense création monétaire de la part des banques (qui prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas) (11), mais aussi par les Hedge Funds qui sont qualifiés invariablement de « nuées de sauterelles » qui nettoient tout sur leur passage (dirigeant social démocrate allemand Münterfering), de « menaces émergentes qui brassent des milliards provenant de sources douteuses, et peuvent servir de blanchiment d’argent ou pour d’autres activités criminelles » (directeur du FBI) et par d’autres produits dérivés du même type... (12)

    (11) Concernant la monnaie, nous vous invitons à lire l’excellente étude de Par Rudo de Ruijter « Secrets d'argent, intérêts et inflation » sur le site : http://www.europe2020.org/spip.php?article499

    (12) Voir l’article de David Pellecuer dans Le Figaro du 15/10/2007 « Faut-il avoir peur des hedge funds ? » sur le site :
    http://www.lefigaro.fr/guidebourse/20070214.WWW000000548_faut_il_avoir_peur_des_hedges_funds_.html

    (13) Voir l’article du 27/11/2007 de Paul Craig Roberts ancien Sous-secrétaire au Trésor de Ronald Reagan, publié par Attac France que nous avons utilisé en remplaçant « la superpuissance étasunienne » par « la superpuissance financière »
    http://france.attac.org/spip.php?article8010

    Photo du Site web-libre.org : « tsunami : un cataclysme redouté et impressionnant » : http://www.web-libre.org/dossiers/tsunami,1570.html

    Vendredi 15 Février 2008
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