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Economie

Les Banques centrales transatlantiques persistent dans la folie

Posté le 27.08.2008 par djamazz
Les Banques centrales transatlantiques persistent dans la folie


Lors de la réunion internationale annuelle des dirigeants de banques centrales à Jackson Hole (Wyoming) le 22 août, le chef de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a affirmé que « le ralentissement de la croissance économique » favoriserait « un retour à la stabilité des prix » en réduisant l’utilisation des ressources ». Par conséquent, nul besoin de baisser les taux d’intérêt afin de calmer l’inflation, comme le réclame Lyndon LaRouche. Bernanke a également recommandé que le Congrès américain accorde davantage de pouvoir au département du Trésor (ministère des Finances) pour lui permettre de renflouer les établissements financiers non bancaires, ce dans le cadre d’une politique globale consistant à sauver les positions spéculatives « trop importantes pour tomber ».

Bernanke a néanmoins masqué ses intentions en parlant de « mesures permettant aux banques et aux autres institutions financières d’amoindrir leur effet de levier de manière plus ordonnée ». Faute d’adopter cette approche de « mesures régulatrices », dit-il, on s’expose à des « prises de risque excessif et à un plus fort risque systémique à l’avenir ».

La Banque centrale européenne ne s’est pas montrée plus raisonnable, en décidant notamment de renflouer la bulle immobilière espagnole à hauteur de quelque 50 milliards d’euros par mois – soit 11% des injections mensuelles totales de la BCE sur les marchés européens. Cette décision a suscité bien des inquiétudes, exprimées en particulier par le gouverneur de la Banque centrale néerlandaise, Nout Wellink, dans des propos cités par le quotidien financier Het Financieele Dagblad du 21 août. « Nous voyons s’accroître la dépendance des banques vis-à-vis des banques centrales, dit-il. Cette pratique a des limites. Il arrive un moment où l’on prend le contrôle des marchés. » Certaines banques espagnoles émettent des titres à la seule fin de s’en servir comme nantissement pour emprunter auprès de la BCE, comme l’écrivait le même jour le Daily Telegraph, confirmant ainsi une pratique dénoncée depuis plusieurs mois par EIR.

Fustigeant la politique de Jean-Claude Trichet, le directeur de la BCE, Lyndon LaRouche a ironisé que le nom de « Cliché » lui conviendrait mieux. « Le problème, c’est que l’euro s’effondre plus vite que le dollar, et Cliché essaie de le renflouer avec un seau sans fond. » Quant à l’Espagne, la gravité de sa situation se reflète dans le fait que le gouvernement a appelé, pour la première fois depuis la dictature de Franco, à une session extraordinaire pour convenir d’un « plan d’action » de 20 milliards d’euros, composé d’allègements fiscaux et d’octroi de crédits, dont quatre milliards pour le logement social et six milliards pour les petites et moyennes entreprises. Cela suffit à balancer par dessus bord le « pacte de stabilité » de la BCE, avec son plafond sur les dépenses publiques. La presse espagnole a indiqué que les banques auraient besoin de 62 milliards de plus pour honorer leurs échéances de fin d’année.

Un autre aspect de la crise se manifeste en Allemagne, où le gouvernement a décidé, le 20 août, que la Banque de reconstruction publique (KfW) céderait sa part majoritaire dans l’IKB (une banque qui est à deux doigts de la faillite depuis juin 2007) au célèbre fonds vautour Lone Star du Texas, pour la somme forfaitaire de 150 millions d’euros.

Dans la même édition du Daily Telegraph, Bernard Connolly, directeur de la stratégie chez AIG et eurosceptique notoire, lançait une mise en garde solennelle, affirmant que l’Union monétaire européenne risque l’implosion à moins que l’Allemagne ne consente un renflouement fiscal d’ampleur comparable aux réparations de guerre imposées au lendemain de la Première Guerre mondiale : « L’éclatement de la bulle du crédit de l’UME semble imminent et révélera combien les déséquilibres des comptes courants dans les pays membres de l’euro sont dangereux. A moyen terme, la viabilité de la zone euro sous sa forme actuelle est ouverte à des doutes considérables. »

pour creuser le sujet : Focus

Mardi 26 Août 2008

http://www.solidariteetprogres.org/ http://www.solidariteetprogres.org/



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Retour sur les causes de la crise alimentaire mondiale

Posté le 26.08.2008 par djamazz
Retour sur les causes de la crise alimentaire mondiale

L'article 25 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme stipule que « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ». La forte augmentation du coût des aliments de base, particulièrement importante au premier semestre 2008, a directement menacé la survie de centaines de millions de personnes. Le droit à l'alimentation, déjà sérieusement malmené depuis plusieurs décennies de recettes néolibérales, est encore plus gravement mis à mal.

par Damien Millet, Éric Toussaint



Après une baisse très importante des cours des biens primaires (matières premières et aliments) pendant plus de vingt ans, l’inversion de tendance a eu lieu au second semestre 2001. D’abord dirigée sur le secteur de l’énergie et des métaux, la hausse des cours a ensuite concerné les denrées alimentaires. La tendance a été extrêmement forte. Entre 2007 et 2008, en un an, les prix du riz et du blé ont doublé, celui du maïs a progressé de plus d’un tiers. En une seule séance, le 27 mars 2008, le cours du riz, qui est l’aliment de base pour la moitié de la population mondiale, a progressé de 31%. En 2008, la facture céréalière devrait augmenter de 56%, après une hausse de 37% en 2007. Le baril de pétrole a atteint 146 dollars en juillet 2008, l’once d’or 1000 dollars en mars 2008, le boisseau de maïs 7,5 dollars en juin 2008, autant de records qui illustrent la tendance pour la quasi-totalité des matières premières. Suite à l’action conjuguée des transnationales de l’agrobusiness, des gouvernements gagnés au néolibéralisme et du couple BM/FMI, les stocks céréaliers ont été ramenés à leur plus bas niveau depuis un quart de siècle. En 2008, en réaction au risque de rupture de stock, certains pays producteurs ont même restreint ou interrompu leurs exportations, comme la Russie pour les céréales ou la Thaïlande pour le riz, afin que la production reste sur le marché national. Le coût d’un repas a fortement augmenté. Dans plus de trente pays, des Philippines à l’Egypte et au Burkina Faso, de Haïti au Yémen et au Sénégal en passant par le Mexique, la population est descendue dans la rue pour crier sa révolte, les grèves générales se sont multipliées.

Les explications avancées sont souvent présentées de manière factuelle : dérèglements climatiques ayant réduit la production céréalière en Australie et en Ukraine, nette hausse du prix du pétrole répercuté sur les transports puis les marchandises ou encore demande croissante de la Chine et de l’Inde (ce qui explique pourquoi les produits peu convoités par ces deux pays, comme le cacao, n’ont pas connu la même envolée des cours). Nombre d’intervenants ont refusé d’interroger le cadre économique dans lequel ces phénomènes se produisaient. Ainsi, Louis Michel, Commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire, a surtout craint « un vrai tsunami économique et humanitaire » en Afrique. L’expression est ambiguë car l’image du tsunami fait référence à une catastrophe naturelle qui nous dépasse et dédouane trop facilement un certain nombre de responsables. Trois autres explications sont trop souvent sous-estimées à ce sujet.

- Primo , face à un prix des céréales qui était historiquement bas jusqu’en 2005, les grandes entreprises privées d’agrobusiness ont obtenu des gouvernements des Etats-Unis et de l’Union européenne qu’ils subventionnent l’industrie des agro-carburants. Ces grandes entreprises voulaient gagner sur deux tableaux : vendre leurs céréales plus cher et rendre rentable la production d’agro-combustibles. Elles y sont parvenues.

Comme ont-elles procédé ? Elles se sont appuyées sur l’hypothèse suivante : ce que le pétrole ne permettra plus de faire d’ici quelques décennies (en conséquence de la réduction des réserves disponibles), le soja, la betterave (transformés en biodiesel), les céréales ou la canne à sucre (sous forme d’éthanol) devraient être en mesure de le permettre. Elles ont donc demandé aux pouvoirs publics d’attribuer des subventions afin que la production très coûteuse d’agro-combustibles devienne rentable. Washington, la Commission européenne à Bruxelles et d’autres capitales européennes ont accepté sous prétexte d’assurer la sécurité énergétique de leur pays ou de leur région |1|.

Cette politique de subvention a dévié vers l’industrie des agro-combustibles des quantités très importantes de produits agricoles essentiels pour l’alimentation. Par exemple, 100 millions de tonnes de céréales ont été exclues du secteur alimentaire en 2007. L’offre diminuant de manière importante, les prix se sont envolés. De même, des terres qui étaient destinées à produire des aliments ont été reconverties en terres de culture pour les agro-combustibles. Cela diminue aussi l’offre de produits alimentaires et fait monter les prix. En somme, pour satisfaire les intérêts de grandes sociétés privées qui veulent développer la production d’agro-combustibles, il a été décidé de faire main basse sur certaines productions agricoles dont le monde a besoin pour se nourrir.

Même les institutions internationales se sont alarmées de la situation. Un rapport de la Banque mondiale a estimé que les phénomènes climatiques et la demande croissante en Asie ont eu un impact mineur. En revanche, selon ce rapport, le développement des agro-carburants a provoqué une hausse des prix alimentaires de 75% entre 2002 et février 2008 (sur les 140% de hausse globale, alors que la hausse des prix de l’énergie et des engrais n’est responsable que pour 15%).

Cette estimation est beaucoup plus élevée que les 3% annoncés par l’administration états-unienne. Selon la Banque mondiale, cette flambée des prix aurait déjà coûté 324 milliards de dollars aux consommateurs des pays pauvres et pourrait faire plonger 105 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté |2|. Ce rapport « affirme que la production des biocarburants a désorganisé le marché des produits alimentaires de trois façons majeures. D’abord, [la demande pour les biocarburants] détourne le blé vers l’éthanol et non vers l’alimentation. Ensuite, à l’heure actuelle, presque un tiers du maïs produit aux Etats-Unis sert à la production d’éthanol et environ la moitié des huiles végétales (colza, tournesol, etc.) sont utilisées pour le bio-diesel. Et finalement, cette dynamique haussière a attiré la spéculation sur les céréales. » Pour ne pas déplaire au président Bush, la Banque mondiale n’a pas publié ce rapport. C’est une fuite dans la presse qui a permis d’en avoir connaissance |3|.
« Il s’agit d’un crime contre l’humanité de convertir les cultures vivrières pour des cultures énergétiques destinées à être brûlées sous forme de biocarburants. »
Jean Ziegler, alors Rapporteur de l’ONU sur le droit à l’alimentation, octobre 2007

Quelques jours plus tard, l’OCDE publiait à son tour un rapport |4| prônant un moratoire sur les agro-carburants et une refonte complète des politiques en la matière, stigmatisant à la fois le coût élevé de ces combustibles d’origine végétale et leur bénéfice environnemental douteux. L’OCDE note même que « les nouvelles initiatives politiques ne font qu’aggraver les problèmes existants |5| » puisque les prix agricoles sont tirés vers le haut et les risques de famine chez les populations les plus pauvres des PED sont accrus. Pourtant, les prévisions indiquent un doublement de la production d’agro-carburants dans les dix ans à venir.
« Le développement et l’expansion du secteur des biocarburants contribueront à faire monter les prix des denrées alimentaires à moyen terme et à accroître l’insécurité alimentaire des catégories de population les plus défavorisées des pays en développement. »
OCDE

- Deuzio , la spéculation sur les produits agricoles a été très forte en 2007-2008, accentuant un phénomène amorcé au début des années 2000 après l’éclatement de la bulle de l’internet. Après la crise des subprimes qui a éclaté aux Etats-Unis à l’été 2007, les investisseurs institutionnels (surnommés en français zinzins) |6| se sont désengagés progressivement du marché des dettes construit de manière spéculative à partir du secteur de l’immobilier américain et ont identifié le secteur des produits agricoles et des hydrocarbures comme susceptible de leur procurer des profits intéressants. Ils font cela en achetant les récoltes futures de produits agricoles à la Bourse de Chicago et à celle de Kansas City qui sont les principales bourses mondiales où l’on spécule sur les céréales. De même, ils achètent sur d’autres Bourses de matières premières la production future de pétrole et de gaz en spéculant à la hausse. Ceux-là mêmes qui ont provoqué la crise aux Etats-Unis par leur soif de profits, en exploitant notamment la crédulité des familles peu solvables d’Amérique du Nord désireuses de devenir propriétaires d’une habitation (c’est ce qu’on appelle le marché des subprimes), ont pris une part très active dans la forte hausse des cours des hydrocarbures et des produits agricoles. D’où l’extrême importance de remettre en cause la toute-puissance des marchés financiers.

- Tertio , les pays en développement ont été particulièrement démunis face à cette crise alimentaire car les politiques imposées par le FMI et la Banque mondiale depuis la crise de la dette les ont privés des protections nécessaires : réduction des surfaces destinées aux cultures vivrières et spécialisation dans un ou deux produits d’exportation, fin des systèmes de stabilisation des prix, abandon de l’autosuffisance en céréales, réduction des stocks de réserve de céréales, fragilisation des économies par une extrême dépendance aux évolutions des marchés mondiaux, forte réduction des budgets sociaux, suppression des subventions aux produits de base, ouverture des marchés et mise en concurrence déloyale des petits producteurs locaux avec des sociétés transnationales… Maîtres dans l’art de l’esquive, les institutions mises en cause reconnaissent juste quelques errements pour mieux rester au centre du jeu international. Mais un timide mea culpa dans un rapport semi-confidentiel ne peut suffire car elles ont commis le crime d’imposer un modèle économique qui a délibérément privé les populations pauvres des protections indispensables et les a livrées à l’appétit des acteurs économiques les plus féroces. Loin d’être inquiète pour la misère galopante qu’elle contribue à répandre, la Banque mondiale semble surtout inquiète des troubles sociaux qui pourraient menacer la globalisation néolibérale, structurellement génératrice de pauvreté, d’inégalités, de corruption, et interdisant toute forme de souveraineté alimentaire.
L’orientation proposée depuis des années par Via Campesina, organisation internationale des mouvements paysans, constitue une réponse à la crise : « Pour garantir l’indépendance et la souveraineté alimentaire de tous les peuples du monde, il est crucial que les aliments soient produits dans le cadre de systèmes de production diversifiés, de base paysanne. La souveraineté alimentaire, c’est le droit de chaque peuple de définir ses propres politiques agricoles et, en matière d’alimentation, de protéger et réglementer la production agricole nationale et le marché interne afin d’atteindre des objectifs soutenables, de décider dans quelle mesure ils recherchent l’autosuffisance sans se débarrasser de leurs excédents dans des pays tiers en pratiquant le dumping. […] On ne doit pas donner la primauté au commerce international par rapport aux critères sociaux, environnementaux, culturels ou de développement |7|. »
Via Campesina
Notes de bas de page:

|1| Remarquons une nouvelle fois la politique du « deux poids deux mesures » : pour assurer la sécurité énergétique, les gouvernements du Nord n’hésitent pas à subventionner l’industrie privée, alors que via la Banque mondiale, le FMI et l’OMC, ils nient le droit des gouvernements du Sud à subventionner leur producteurs locaux, que ce soit dans l’agriculture ou l’industrie.

|2| Voir www.cadtm.org/spip.php ?article3518

|3| “Secret report : biofuel caused food crisis”, The Guardian, 4 juillet 2008, www.guardian.co.uk/environment/2008/jul/03/biofuels.renewableenergy

|4| OCDE, « Evaluation économique des politiques de soutien aux biocarburants », 16 juillet 2008, www.oecd.org/dataoecd/20/14/41008804.pdf

|5| « L’OCDE, très critique sur les biocarburants, est favorable à un moratoire », dépêche AFP, 16 juillet 2008.

|6| Les principaux investisseurs institutionnels sont les fonds de pensions, les sociétés d’assurance et les banques ; ils disposent de 60 000 milliards de dollars qu’ils placent là où c’est le plus rentable. Sont aussi actifs les hedge funds (fonds spéculatifs), qui peuvent mobiliser 1 500 milliards de dollars.

|7| Via Campesina, in Rafael Diaz-Salazar, Justicia Global. Las alternativas de los movimientos del Foro de Porto Alegre, Icaria editorial et Intermón Oxfam, 2002, p.87 et 90

infos article
URL: http://www.cadtm.org

Lundi 25 Août 2008

Terrorisme : Les macabres bananiers des Etats-Unis.

Posté le 24.08.2008 par djamazz
Terrorisme : Les macabres bananiers des Etats-Unis.

Dole, Chiquita et Del Monte.

par Gustavo Duch Guillot

Mondialisation.ca, Le 22 aout 2008
La Jornada


Platanario

Récemment, Johann Hari nous expliquait l'histoire de la monoculture de la banane comme parabole du pouvoir entrepreneurial qui s'étend dans tout le secteur agricole (« El plátano, parábola de nuestro tiempo ». La Jornada, du 3 juin 2008 ). Ce fruit nous permet de connaître aussi le deux poids-deux mesures avec lesquels ses multinationales propriétaires s'arrangent, selon qu'elles opèrent dans un pays riche, ou qu'elles le font -elles définissent, visualisent et déprécient- dans une république bananière.

Les compagnies bananières étasuniennes, comme explique Augusto Zamora (Ambassadeur du Nicaragua en Espagne) dans le livre [de Vicent Boix Bornay] « El parque de las hamacas (Le parc des hamacs) », ont été pionnières dans l'implantation d'un modèle de spoliation qui excelle encore à souhait. L'entreprise en accord avec le gouvernement bénéficie d'un régime légal exceptionnel, en vertu duquel elle peut réaliser son activité dans le pays et employer une main-d'œuvre nationale avec des salaires de misère et privé de ses droits élémentaires. En échange, celle-ci paie au gouvernement quelques impôts, symboliques en proportion des bénéfices obtenus, et « embauche » comme employés hautement qualifiés des membres de l'oligarchie locale. Gouvernement et oligarchie sont les seuls qui bénéficient de l'exploitation du pays et de sa population".

Effectivement. L'ONG britannique Christian Aid a étudié le comportement fiscal de quelques multinationales dans son travail quand elles opèrent dans les pays du sud par tout dans le monde. Ses calculs soulignent que dans ses périples dans le monde, avec escales dans des paradis fiscaux, prés de 160 milliards de dollars par an d'argent public sont détourné. Pour comprendre la valeur de ce chiffre, pensons que selon le sommet de la FAO à Rome sur la crise alimentaire, 30 milliards de dollars sont nécessaires pour relancer la production agricole et combattre la pauvreté et la malnutrition. Parmi ces multinationales, mégacorporations ou transnationales (ou comme il vous plait d'appeler ces Léviathans), on trouve justement les actuels Royaumes planétaires de la banane : Dole, Chiquita et Del Monte. Avec une forte probabilité, deux bananes sur trois que nous achetons est une banane qui vient de l'une de ces compagnies. Dans ce cas concret, elles font baisser leur fiscalité approximativement à 15 %, tandis qu'aux États-Unis -où l'on trouve leur siège social- elles seraient imposées autour de 35 %. Avec les investissements de tels amis, les investissements de tes ennemis ne sont pas nécessaires.

Le manque de scrupules avec lequel ces compagnies agissent dans des pays tiers, s'illustre avec les bananières qui continuent d'être des protagonistes macabres. Pour le traitement des plantations les techniciens des entreprises bananières ont mis au point dans les années 60 un pesticide, le dibromo chlore propane (Nemagon) qui est appliqué dans 15 pays du monde, la majorité au sud, qui -preuves de laboratoire faites- a de ses graves effets sur la santé humaine, et même après qu'il ait été interdit par les autorités des Etats-Unis. Être une travailleuse ou un travailleur d'une plantation bananière signifie avoir perdus ses terres, abandonnere une agriculture de subsistance pour travailler comme journalier dans une agriculture de monoculture et d'exportation, et être atteint par les fumigations comme un simple parasite. Un parasite sans droits qui a souffert et souffre des conséquences du mépris des entreprises bananières.

Article original en espagnol: La Jornada . Mexico, le 29 juillet 2008 .

Traduction El Correo.

Gustavo Duch Guillot, est le Directeur de Vétérinaires Sans Frontières.

Articles de Gustavo Duch Guillot publiés par Mondialisation.ca

Une grosse banque de Wall Street va couler !

Posté le 21.08.2008 par djamazz
Une grosse banque de Wall Street va couler !

Selon Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International (FMI) entre 2001 et 2004, la crise financière des subprimes pourrait dans les prochains mois faire une nouvelle victime parmi les grandes banques de Wall Street, après la faillite de Bear Sterns en mars dernier.

« Nous n’allons pas seulement assister à la chute de banques de taille moyenne, nous allons voir s’effondrer un gros morceau, l’une des grandes banques d’investissement ou commerciales », a déclaré lors d’une conférence l’ancien professeur d’économie à l’université d’Harvard.

A une question concernant les possibilités de sortie de crise, Kenneth Rogoff a répondu qu’une « plus grande consolidation du secteur financier est nécessaire pour en finir avec la crise » (…) « Sans doute, Fannie Mae et Freddie Mac, malgré ce qu’avance le secrétaire au Trésor Henry Paulson, ces géants du refinancement, n’existeront-ils plus dans leur forme actuelle dans les années à venir », a-t-il ajouté.

Ces propos interviennent alors que Fannie Mae et Freddie Mac ont chuté de plus de 20% hier à New-York, ce qui conduit les observateurs à penser qu’une nationalisation des deux groupes de refinancement hypothécaire est de plus en plus probable.

Revenant sur la montée ces derniers mois de fonds souverains au capital de plusieurs établissements américains, notamment Citigroup, la première banque de Wall Street, l’économiste a expliqué que leur soutien ne permettra pas de rétablir la rentabilité des institutions en difficulté. Considérer que les investissements de ces fonds suffiront « néglige le fait que le système financier a tellement gonflé qu’il fallait bien qu’il se contracte », a-t-il prévenu.

L’ancien professeur à Harvard s’est enfin montré très critique à l’égard de la baisse des taux initiée par Ben Bernanke, le patron de la Réserve Fédérale. « Baisser les taux va provoquer beaucoup d’inflation aux Etats-Unis dans les années à venir », a-t-il expliqué.

Cette lucidité pourrait inspirer certains à écouter enfin les « sages paroles » de Lyndon LaRouche en faveur d’une hausse immédiate des taux américains et une réorganisation cohérente de l’ensemble du système financier.

A lire : LaRouche : sauvons le dollar en relevant son taux à 4% !

Pour creuser le sujet : focus

Mercredi 20 Août 2008

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org

Tsunami économique en Israël

Posté le 21.08.2008 par djamazz
Tsunami économique en Israël 21/08/2008

Le leader du Likoud, Benjamin Netanyahu, a fait part ‎de l'aggravation de la récession économique, en Israël. ‎"Israël se heurte à un tsunami économique.", a écrit, dans son ‎numéro d'aujourd'hui, le quotidien "Ydiot Aharonot". ‎De son côté, la bourse de Tel-Aviv a qualifié de sans précédent ‎la stagnation économique, en Israël.
IRIB

Les indicateurs économiques virent au rouge en France

Posté le 17.08.2008 par djamazz
Les indicateurs économiques virent au rouge en France


Tous les indicateurs de l'économie française ont viré au rouge au deuxième trimestre 2008, même si le gouvernement s'efforçait jeudi de minimiser la situation relançant le spectre de la récession qui désormais est là avec une croissance en baisse de 0,3%, une inflation élevée, des déficits commerciaux record et surtout une consommation en berne.

Le Premier ministre François Fillon a annoncé dans un communiqué qu'il réunirait lundi après-midi les ministres en charge de l'économie pour "analyser les causes de cette dégradation de la conjoncture internationale et identifier les réponses qui devront y être apportées".


Selon l'INSEE, le produit intérieur brut (PIB) a décru de 0,3% au deuxième trimestre 2008, pour la première fois depuis le quatrième trimestre 2002.

La France semble bel et bien engagée dans une situation de stagflation, une délicate conjugaison de croissance en berne et d'inflation élevée.


Côté gouvernemental, on s'efforçait jeudi de minimiser la portée de ces mauvais chiffres.


Christine Lagarde a tenté quant à elle d'écarter le spectre de la récession. "La récession, ce sont deux trimestres consécutifs négatifs (...) Là, il n'est pas question de parler de récession", a assuré la ministre de l'Economie sur France-Inter.


Reste que, selon l'INSEE, tous les moteurs de la croissance sont en berne: la consommation des ménages stagne à +0,1% au deuxième trimestre, après avoir baissé de 0,1% au premier trimestre, les exportations chutent de 2% et les importations de 0,3%. L'investissement fléchit aussi: de 2,9% pour celui en logement des ménages et de 1% pour celui des entreprises.


Ces chiffres viennent contredire l'optimisme affiché par Nicolas Sarkozy après la bonne surprise des chiffres du premier trimestre.


"L'économie française ne vit pas un simple trou d'air mais est bien en train de s'enfoncer dans une récession au moins aussi grave que celle de 1993", analyse Marc Touati, directeur de la recherche économique et financière.


"Compte tenu des chocs qu'il faudra encore digérer (...) le rebond ne commencera au mieux qu'au printemps 2009", pronostique-t-il dans un communiqué.

Jeudi 14 Août 2008

http://www2.irna.ir http://www2.irna.ir

La voiture made in Algeria sera iranienne

Posté le 13.08.2008 par djamazz
La voiture made in Algeria sera iranienne

F. B, Le Temps 13 August, 2008 02:50:00

Les Iraniens supplantent les partenaires traditionnels de l'Algérie. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé lors de sa visite à Téhéran l'ouverture prochaine d'une usine de montage de véhicules automobiles appartenant à un opérateur iranien.

Les Iraniens veulent à tout prix se positionner sur le marché algérien, après avoir réalisé des unités de montages dans beaucoup de pays africains et du Moyen-Orient. Contrairement à l'hésitation et la méfiance affichées par les traditionnels concessionnaires automobiles, notamment européens, d'installer des usines de fabrication de voitures, les Iraniens ont franchi un grand pas dans le secteur automobile en se montrant plus disposés à soutenir la nouvelle stratégie industrielle tracée par les autorités algériennes.

Selon certaines sources, le leader iranien de l'automobile, Khodro, souhaite faire de l'Algérie une base de lancement de ses produits vers le Maghreb et concurrencer les Européens et les Asiatiques. Avant 2009, il est annoncé l'ouverture d'une unité de montage de camionnettes (pick-up) et de bus en Algérie. Une filiale de ce groupe projette de réaliser, également, une unité de fabrication de pièces détachées après celle de montage de véhicules. Les voitures Khodro sont déjà en vente en Algérie et à des prix compétitifs.

Les responsables de cette société ne cachent pas d'ailleurs leur ambition de participer, à long terme, à la baisse des prix de vente des voitures à travers la fabrication locale. Certains estiment d'ailleurs que la nouvelle taxe sur les véhicules va booster le projet des Iraniens, car la production locale n'est pas concernée par les nouvelles mesures fiscales. Le ministre des Finances, Karim Djoudi, avait laissé entendre que le gouvernement algérien a instauré les taxes automobiles en raison de l'évolution importante de l'importation au détriment de l'économie nationale.

L'Iran possède une véritable industrie automobile. Khodro est considéré comme le premier fabricant au Proche-Orient, avec une production d'environ 550 000 véhicules par an. Le pays a produit, en 2006, un peu plus de 1,1 million de voitures. L'objectif tracé est celui d'atteindre au moins les 2 millions de voitures en 2015. Le constructeur Khodro avait déjà conclu plusieurs accords d'assemblage de ses véhicules, notamment au Bélarus, en Syrie, en Azerbaïdjan, en Turquie, au Venezuela et au Sénégal. En Syrie, la presse avait publié des photos du président Bachar Al-Assad au volant d'une voiture baptisée Sham, fabriquée par une usine mixte syro-irannienne.
Les constructeurs iraniens franchisés sous des licences françaises et allemandes, ont exporté en 2007 plus de 25 000 voitures, principalement des Peugeot 206 et des Samand. Des voitures qui respectent les normes internationales, consomment peu d'essence et marchent aussi au gaz (GPL). En Algérie, les concessionnaires iraniens, à l'exemple de Sipac, proposent des prix d'entrée de gamme des plus raisonnables, qui devraient à terme concurrencer même les véhicules «low coast» chinois et indiens dont les ventes sont en nette progression chez nous. Les Iraniens auront le mérite de produire la première voiture algérienne et de concrétiser ainsi le rêve algérien, après l'expérience fâcheuse de Fatia

Dz-Web

Algérie/autoroute

Posté le 12.08.2008 par djamazz
Algérie/autoroute

Trois groupes étrangers retenus

· 1.020 km pour 40 millions d’euros

Trois groupes étrangers ont été retenus pour la réalisation des études d’une autoroute de 1.020 km pour les Hauts Plateaux pour près de 40 millions d’euros, a-t-on appris hier auprès de l’Agence nationale algérienne des autoroutes (ANA).
Les groupes retenus sont les sud-coréens Kyong Dong-Pyuntghwa-Saman pour un tronçon de 220 km avec une offre de 11 millions d’euros et Dongmyeong-Dongil-Kecc pour un tronçon de 465 km et une offre de 17 millions d’euros. L’italien C. Lotti & Associati a remporté, lui, un tronçon de 305 km, en offrant 11,5 millions d’euros, a précisé l’ANA.
Les trois groupes se sont engagés à réaliser les études dans des délais d’un an à un an et demi, selon l’ANA.
L’autoroute des Hauts Plateaux reliera la ville de Tlemcen (frontière marocaine) à Tébessa (frontière tunisienne) sur 1.020 km, en passant par plusieurs villes des Hauts Plateaux algériens, selon la même source.
Ce projet d’autoroute des Hauts Plateaux, annoncé en 2007 par le ministre des Travaux publics Amar Ghoul, sera doté d’une enveloppe financière de 800 milliards de dinars algériens (8 milliards d’euros).
Cette seconde autoroute complètera vers le sud celle que l’Algérie est en train de construire d’est en ouest pour relier El-Tarf (à la frontière tunisienne) à Tlemcen (à la frontière marocaine).
D’une longueur de 1.216 km et d’un coût de 11 milliards de dollars, l’autoroute est-ouest doit être ouverte à la circulation en 2009, selon les prévisions officielles.
L’Algérie qui a entamé également la construction d’une rocade autoroutière de 65 km autour d’Alger prévoit de construire deux autres rocades autoroutières de 100 et 400 km chacune pour ceinturer la capitale.

Synthèse L’Economiste

Capitalisme français au Proche-Orient : Liban et Israël.

Posté le 12.08.2008 par djamazz
Capitalisme français au Proche-Orient : Liban et Israël.

Les entreprises françaises peuvent compter sur un réseau en Israël au Liban, de dirigeants et de cadres pour faire des investissements au proche et moyen orient.

Le réseau le plus important provient de l’ESCP-EAP Ecole de management de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) qui est l’atout majeur du capitalisme français dans cette région.

L’ESA Beyrouth (Ecole Supérieure des Affaires) pole d’enseignement associé à l’ESCP-EAP à formé un nombre important d’élites du Liban (1500 diplômés depuis 10 d’existence).

A noter aussi les liens importants qui unissent le développement du capitalisme français avec la CCFI (Chambre de Commerce France-Israël) qui est au service de ses membres pour la promotion des échanges économiques et technologiques entre la France et Israël. La CCFI (Israël Valley) compte aujourd’hui près de 400 adhérents.

En somme les entrepreneurs français peuvent compter sur le réseau de la CCIP au Liban et de la CCFI en Israël dans pour s’ouvrir des marchés, dans le nouvel ordre mondial qui ce traduit ici par le processus de démocratisation du monde arabe qui se met en place.

Pour en savoir plus :

http://www.israelvalley.com/informations/qui-sommes-nous

http://www.esa.edu.lb/fr/10ans.shtml

Jamyoa


De : jamyoa
dimanche 10 août 2008

BELLACIO

Afrique du Sud - Plus de 40 milliards de biens échangés avec l’UE

Posté le 12.08.2008 par djamazz
Afrique du Sud - Plus de 40 milliards de biens échangés avec l’UE des 27 en 2007

( Publié le 11/08/2008 à : 14H 05 min )

Le déficit du commerce extérieur entre l’UE27 et l’Afrique du Sud a diminué, passant de 2,9 milliards en 2000 à 0,4 milliards en 2007. Cette évolution est la conséquence d’une augmentation des exportations vers l’Afrique du Sud de 11,8 milliards d’euros à 20,5 milliards, alors que les importations sont passées de 14,7 milliards à 20,9 milliards.
S’est tenu le 25 juillet à Bordeaux, le sommet Union européenne – Afrique du Sud. A cette occasion l’Office statistique des communautés européennes a publié ses chiffres sur les échanges commerciaux et de capitaux entre l’Afrique et l’Union européenne. En 2007 l’Afrique du Sud était le douzième plus important partenaire commercial de l’UE, en comptant pour environ 1,5% du commerce extérieur de l’UE.

Les données montrent que les principaux partenaires de l’Afrique du Sud du point de vue du commerce sont l’Allemagne et la Royaume-Uni.

Les données montrent que les principaux partenaires de l’Afrique du Sud du point de vue du commerce sont l’Allemagne et la Royaume-Uni. Ils enregistrent en terme d’exportations respectivement 7,1 milliards d’euros, soit 35% des exportations de l’UE et 3,1 milliards soit 15 % des exportations en 2007. La France avec 0,7 milliards et l’Allemagne avec 3,5 milliards ont enregistré les plus forts excédents commerciaux en 2007. En revanche, la balance commerciale était déficitaire pour le Royaume-Uni et l’Italie avec respectivement 3,1 milliards et 1,2 milliards.

Au niveau matériel, les échanges commerciaux ont principalement concerné les automobiles, les pièces détachées, les téléphones portables et les médicaments. Machines et véhicules représentent près de la moitié des exportations de l’UE vers l’Afrique du Sud en 2007. Au niveau européen les importations concernent surtout les diamants, le charbon, le platine et l’or.

L’UE constitue également un important investisseur en Afrique du Sud.

Après deux années d’augmentation, en 2006 les investissements ont baissé de 4,5 milliards. En revanche, en ce qui concerne les investissements directs d’Afrique du Sud dans l’UE, ils sont en nette augmentation sur trois années (2004, 2005 et 2006), avec respectivement 0,2 milliards, 0,4 milliards et 0,8 milliards.

Source : TV Agri / Milfeuille Presse

Auteur : Leslie Gadal
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