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Economie

Charles de Gaulle sur l'or et le système monétaire

Posté le 09.08.2008 par djamazz
Charles de Gaulle sur l'or et le système monétaire

Conférence de Presse du Général de Gaulle, Palais de l'Elysée, 4 Février 1965


Question – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?

Réponse (De Gaulle) - Je vais tâcher d'expliquer ma pensée sur ces points, A mesure que les États de l'Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. Rien, d'ailleurs, dans cette constatation n'implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d'inamical à l'égard d'autres pays, en particulier de l'Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l'Europe lui firent perdre l'équilibre. Je veux parler - qui ne le comprend? - du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s'est établi à la suite de la Seconde.

On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d'être tenues automatiquement comme équivalentes à l'or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l'étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l'Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l'Europe en y déchaînant l'inflation. Comme presque tontes les réserves d'or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l'univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l'or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s'établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D'autant plus que l'Amérique n'éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.

Cependant, il ne paraît plus aujourd'hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s'alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d'objectivité - car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant - c'est le moment de le faire.

Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l'Europe occidentale sont aujourd'hui restaurées, à tel point que le total des réserves d'or des Six équivaut aujourd'hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu'ils ont à leur compte. C'est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l'Amérique de la plus grande partie de l'or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l'or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s'endetter gratuitement vis-à-vis de l'étranger. En effet, ce qu'ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu'il ne tient qu'à eux d'émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l'or, dont la valeur est réelle, qu'on ne possède que pour l'avoir gagné et qu'on ne peut transférer à d'autres sans risque et sans sacrifice.

Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l'Amérique contribue à faire s'estomper l'idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu'il est un moyen de crédit approprié à un Etat.

Évidemment, il y a d'autres conséquences à cette situation.

Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d'avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d'autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d'année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c'est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l'emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu'il faut bien appeler l'inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l'accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contre-coup rend moins rémunérateurs les placements à l'intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l'étranger. De là, pour certains pays, une sorte d'expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.

Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l'aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d'autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficie. Mais les circonstances sont telles aujourd'hui qu'on peut même se demander jusqu'ou irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or? Lors même, d'ailleurs, qu'un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu'il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu'elle l'a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu'une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l'éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s'établissent, comme c'était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d'aucun pays en particulier.

Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu'à cet égard il puisse y avoir de critère, d'étalon, autres que l'or. Eh ! oui, l'or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n'a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D'ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s'imaginer, se dire, s' écrire, se faire, à mesure d'immenses événements, c'est un fait qu'encore aujourd'hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l'or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l'intérieur de lui-même. Mais la loi suprême, la règle d'or - c'est bien le cas de le dire - qu'il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c'est l'obligation d'équilibrer, d'une zone monétaire à l'autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.

Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l'étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l'organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D'ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié, dès lors qu'il s'agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer. Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l' Angleterre, d'une part la France, l' Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d'autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d'élaborer entre eux et de faire valoir au-dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent.

La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste reforme qui s'impose désormais dans l'intérêt du monde entier.

Charles de Gaulle

Extrait de "Discours et Messages" - Charles de Gaulle - Plon, 1970 - pages 330 à 334

Source: http://www.24hgold.com/

De Gaulle et les relations monétaires internationales
Dès que le rétablissement de la balance des paiements permet à la France de faire entendre sa voix, le général de Gaulle souligne les défauts du système monétaire international et s'efforce de le faire évoluer dans le sens d'une plus grande équité entre les nations.

I - Le rétablissement de la balance des paiements de la France

L'une des premières préoccupation du général de Gaulle lors de son retour au pouvoir en 1958 est de voir la France recouvrer son indépendance gravement compromise par le déficit de ses comptes extérieurs.

Dès que le plan de stabilisation de décembre 1958 commence à produire ses effets, à partir de l'été 1959, il poursuit simultanément la reconstitution des réserves en or et en devises, qui augmentent de 3 milliards de dollars de 1958 à 1964, et le remboursement de la dette extérieure. Ce remboursement porte à la fois sur les tirages récents de la France au Fonds monétaire international, et sur les dettes contractées pendant et au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale (dettes Prêt-Bail et emprunt Blum-Byrnes de 1946). Il est terminé en 1963.

Pour assurer la pleine maîtrise de la France sur ses propres réserves, le général de Gaulle, qui a gardé le souvenir du séquestre opéré pendant la guerre par les États-Unis sur les avoirs français en or et en devises, fait même procéder par la Marine nationale au rapatriement de la part de l'or de la Banque de France déposé à New York auprès de la Banque fédérale de réserve.

La stabilité retrouvée et la valeur du franc seront préservées pendant dix années, jusqu'à ce que les événements de mai 1968 provoquent dans l'économie française des déséquilibres majeurs.

La hausse massive des salaires, une grave crise de confiance entraînant des exportations de capitaux, conduisent inévitablement à une nouvelle définition de la parité du franc. Celle-ci est refusée en novembre 1968 par le général de Gaulle qui pense que, faute d'un plan de stabilisation suffisamment rigoureux, la dévaluation du franc sera un échec. Elle n'interviendra qu'après son départ, en août 1969.

II - La réforme du système monétaire international

Pendant les années du retour de la France à l'équilibre, la situation de la balance des paiements des États-Unis ne cesse de se dégrader, sous l'effet de diverses causes : aide à l'étranger, croissance des investissements américains dans le reste du monde et notamment en Europe (y compris en France), maîtrise insuffisante de l'inflation aux États-Unis et surtout coût de la guerre du Vietnam.

Mais, alors que les autres nations doivent régler leur déficit extérieur dans une devise étrangère autre que leur propre monnaie, les États-Unis peuvent le faire en remettant en paiement à leur créanciers des dollars que ceux-ci acceptent de conserver.

Ce privilège s'explique à la fois par le fait que, au moins depuis la guerre, les partenaires des États-Unis ont toujours craint de manquer de dollars (le "dollar gap"), et parce que le système monétaire international bâti à Bretton-Woods est ainsi fait que les diverses monnaies nationales sont rattachées à l'or par l'intermédiaire du dollar. Une baisse de la valeur du dollar par rapport aux autres monnaies ne pourrait donc s'opérer que par le relèvement du prix de l'or exprimé en dollars.

L'asymétrie de ce système a été relevée par plusieurs auteurs, notamment par Robert Triffin en 1959 et Jacques Rueff avait été depuis plusieurs années l'ardent protagoniste d'une réforme comportant notamment le relèvement du prix de l'or. Mais la dénonciation du système prend une dimension plus directement politique quand elle est exprimée par une personnalité aussi forte que le général de Gaulle, parlant au nom d'une France qui n'a plus de dettes envers les États-Unis.

Dans un premier temps, le général de Gaulle ne s'oppose pas à la recherche, suggérée par des experts français eux-mêmes, d'un instrument de paiement international, quelque peu analogue au mécanisme de règlement de l'Union européenne des Paiements (1950-1958), qui serait basé à la fois sur l'or et sur un "panier" de grandes monnaies et utilisé par les banques centrales dans leurs règlements réciproques (l' "Unité de Réserve collective").

Devant l'impossibilité de parvenir à un accord, et après avoir, pour maintenir la pression sur les États-Unis, fait procéder à plusieurs conversions de dollars en or, le général de Gaulle raidit sa position dans sa célèbre conférence de presse du 4 février 1965 et propose le retour aux principes de l'étalon or.

Si sa dénonciation des privilèges du dollar est très généralement approuvée, la nécessité de disposer, en complément de l'or, d'un ensemble de facilités de crédits - qui doivent être d'un usage quasi automatique, si elles veulent pouvoir concurrencer puis remplacer le dollar -, conduira à orienter la réforme du système monétaire international vers la création d'un instrument mis en œuvre dans le cadre du Fonds monétaire international, les Droits de tirage spéciaux (DTS).

La France y est peu favorable, mais sa position de négociation est considérablement affaiblie par les événements de mai 1968. Après le départ du général de Gaulle, elle se ralliera à la création des DTS, non sans exprimer sur leurs chances de succès un scepticisme qui se révèlera pleinement justifié.

Source: http://www.charles-de-gaulle.org/article.php3?id_article=104

Samedi 09 Août 2008



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La Turquie et l'Union africaine se mobilisent pour le ‎développement

Posté le 09.08.2008 par djamazz
La Turquie et l'Union africaine se mobilisent pour le ‎développement de leur coopération 09/08/2008

La première réunion sur les coopérations entre la Turquie ‎et l'Union africaine aura lieu de 18 au 21 août, à Istanbul. Les ‎leaders ou chefs d'état de 43 pays seront au rendez-vous à cette ‎réunion, écrit le quotidien turc Zaman. La Turquie envisage ‎d'augmenter d'ici 2009, à 30, le nombre de ses ambassades dans ‎les pays africains. Actuellement, le pays dispose d'ambassade ‎dans 12 pays d'Afrique. Le continent africain serait délégué à la ‎réunion d'Istanbul par 12 Président de pays, 2 vice-Présidents et ‎‎5 Premier ministres. Le taux d'échange commercial entre la ‎Turquie et l'Union africaine a atteint, en 2007, aux 13 milliards ‎de dollars, alors qu'en 2005, ce chiffre s'estimait à 9 milliards.
IRIB

L'AIEA appelle les pays à se tourner vers le nucléaire

Posté le 05.08.2008 par djamazz
L'AIEA appelle les pays à se tourner vers le nucléaire 05/08/2008

L'Agence internationale de l'énergie atomique a ‎appelé les pays du monde à se tourner vers l'énergie ‎nucléaire. Dans son rapport annuel, publié, hier, l'AIEA a ‎annoncé, que de nombreux pays se tournent désormais vers ‎l'énergie fissile du fait de la carence des énergies fossiles et ‎de la hausse des prix du pétrole et du gaz. " Sont nombreux ‎les pays qui ont demandé l'assistance technique de l'AIEA ‎pour utiliser la technologie nucléaire pour produire ‎l'électricité" précise l'Agence dans son rapport indiquant ‎que le développement nucléaire dans le monde est lié aux ‎inquiétudes face aux besoins énergétiques.
IRIB

L'OMC et Lamy se mettent le Doha dans l'œil

Posté le 01.08.2008 par djamazz
L'OMC et Lamy se mettent le Doha dans l'œil

Ouf ! Heureusement, après neuf jours de négociations effrénées à Genève, le manège infernal du « cycle de Doha » de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), visant à déréguler encore plus l’économie mondiale, s’est brutalement arrêté sur un échec patent.

Si l’OMC faisait miroiter l’idée qu’on puisse atteindre l’objectif d’une plus grande ouverture pour les exportations industrielles des pays développés sur les marchés émergeants – ouverture marchandée en échange d’une baisse des aides et des subventions, et donc de la production même au niveau agricole, en Europe et aux Etats-Unis, supposée favoriser à son tour les exportations des biens agricoles des pays en voie de développement vers les marchés « solvables » – personne n’a été dupe.

Constatant l’absence totale de consensus sur ce vaste sujet après une semaine de négociations effrénées, celles-ci coururent rapidement vers l’échec à partir de vendredi.

C’est alors que Pascal Lamy, le grand escamoteur en charge de présider la séance, a sorti de son chapeau haut de forme le lapin blanc qu’il avait nourri aux fines herbes depuis des mois. Improvisant une espèce de G-8 du commerce qui laissa bon nombre de délégués des pays pauvres derrière les portes, Lamy tenta alors de forcer « les grands » à se prononcer sur « son compromis ».

Les pays pauvres, secoués par des émeutes alimentaires et la flambée des prix du carburant, se verraient accordé le droit, en cas de crise, de protéger leurs productions agricoles contre une invasion de produits étrangers. Lamy, ce grand socialiste « chrétien », proposait de leur autoriser une hausse des droits de douane si les importations montaient soudainement de 40% ; ce qui est considéré comme le seuil de déclenchement.

Cependant, une centaine de pays du sud, prenant le temps d’étudier ce « compromis » et portée par l’Inde, exigeait dès dimanche d’abaisser ce seuil de déclenchement à seulement 10% d’importations supplémentaires.

C’est alors que Susan Swab, la représentante du Commerce étasunien, aggrava fortement les tensions. Si elle prétend voir dans la proposition de Lamy une vraie menace de protectionnisme, certains experts n’ignorent pas que les Etats-Unis comptent vendre de grandes quantités de blé, de maïs et de soja à la Chine, et que cette dernière pourrait, selon eux, protéger fortement son marché par cette clause de sauvegarde.

En plus, Susan Swab a eu l’immense finesse de déclarer que pour elle, la question des Appellations d’origine contrôlée (AOC), un signe d’identification géographique qui protège un certain nombre de produits agricoles de haute qualité (Roquefort, Camembert, Feta, Jambon de Parme, Parmesan, vin Tokay, etc.), ne pouvait en aucun cas faire partie d’un accord à Genève.

Pour Nicolas Sarkozy, déjà outré par l’outrecuidance de Peter Mandelson, s’en était trop. Après avoir informé Angela Merkel et Gordon Brown, le président français appela directement Pascal Lamy pour lui dire qu’ « au nom des peuples d’Europe », la France ne pouvait pas accepter un tel accord. Puis, mardi matin, en embuscade à Genève, Michel Barnier, avec le soutien de l’Italie, coalisait le « club des volontaires », composé de neufs pays membres de l’UE (France, Italie, Irlande, Grèce, Lituanie, Portugal, Chypre, Hongrie, Pologne), jugeant l’accord totalement déséquilibré et donc inacceptable « en l’état ».

Quand, à partir de midi, certains ministres ont commencé à quitter Genève, Lamy et Mandelson ont dû se rendre à l’évidence et jeter l’éponge. Si Lamy estime qu’on aurait pu « libérer » 130 milliards de dollars en supprimant les subventions, Mandelson estime avoir raté l’occasion « de forger le premier pacte inspiré du nouvel ordre mondial ».

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Jeudi 31 Juillet 2008

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Wall Street : le renflouement le plus spectaculaire de l'histoire

Posté le 01.08.2008 par djamazz
Wall Street : le renflouement le plus spectaculaire de l'histoire

La Chambre des représentants a approuvé la « loi sur le logement » proposée par le président de la commission des Services financiers, Barney Frank, dans sa version amendée par l'ajout de l'ensemble des mesures extraordinaires souhaitées par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson. Pour la faire passer, Frank devait inclure une clause élevant le plafond de la dette fédérale américaine de 800 milliards de dollars supplémentaires, pour le porter à 10600 milliards de dollars. Comme l'a fait remarquer le représentant Ron Paul, cette clause a été « enterrée » dans une loi de plus de 600 pages.

149 républicains ont voté contre le texte de loi, allant ainsi à l'encontre d'un Paulson désespéré et du président George W. Bush, qui soutenait énergiquement son projet, et trois démocrates le rejetèrent également, enfreignant les ordres de Nancy Pelosi.

La loi, qui devrait bientôt être soumise au Sénat, accorde une ligne de crédit illimitée à Fannie Mae et Freddie Mac, de la part de la Réserve fédérale et du Trésor. Ces deux institutions hypothécaires ont émis près de 2000 milliards de dollars dans des titres adossés à des hypothèques (MBS), détenus par des banques, des firmes boursières et des hedge funds, mais aussi par des gouvernements étrangers. Ces banques et ces fonds, ainsi que leurs titres, seront les heureux bénéficiaires de la partie « illimitée » du renflouage - et non les deux entreprises sponsorisées par le gouvernement, qui sont effectivement les seuls émetteurs de MBS encore debout (momentanément), malgré l'effondrement financier massif et la débâcle hypothécaire.

Dans une autre section de la loi, 300 milliards de dollars de garanties sont offertes par l'Administration fédérale du logement (FHA) à toute firme financière qui annule d'anciennes hypothèques et en vend de nouvelles à des propriétaires endettés ou désespérés, pour 85 à 90% de la valeur marchande de leur maison. Ce renflouage, conçu par le Credit Suisse pour Barney Frank, vise à fixer un plancher aux pertes des banques et d'autres prêteurs hypothécaires, à 85% de l'effondrement du prix du logement ; au-delà de ce seuil, la FHA « nationalise » toutes les pertes plus importantes. (En moyenne, les prix immobiliers en avril étaient déjà de18% inférieurs à ceux de l'automne 2006.)

Malgré la mise à disposition de ces 300 milliards + fonds illimités, le Bureau du budget au Congrès estima, dans un ahurissant déni de réalité, que cette rescousse ne coûterait potentiellement aux contribuables que 25 milliards de dollars. Conscients que c'est parfaitement illusoire, une semaine avant le vote, les membres du Congrès avaient protesté contre la clause « illimitée » de Paulson, pour finir par l'accepter lâchement afin d'éviter une panique bancaire.

Le lendemain, Barney Frank se sentit obligé de se justifier en attaquant le HBPA (Loi de protection des propriétaires et des banques) de LaRouche (sans toutefois le nommer explicitement), qui permettrait de geler toutes les saisies immobilières, le temps de nettoyer le secteur hypothécaire. Frank admit qu'« une seconde [possibilité] aurait été de prendre une mesure législative pour rejeter les saisies. Certains le préconisent, mais je pense que cela impliquerait des problèmes d'ordre constitutionnel. » En fait, la proposition du LPAC est la seule qui soit sur la table. La confession de Frank reflète l'énorme pression que les élus subissent de la part de leurs électeurs qui soutiennent le HBPA.

Jeudi 31 Juillet 2008

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Mechel: Poutine tape du poing... sur la bourse

Posté le 01.08.2008 par djamazz
Mechel: Poutine tape du poing... sur la bourse


Le 24 juillet, au cours d'une réunion à Nijni-Novgorod consacrée aux problèmes de la sidérurgie, le premier ministre Vladimir Poutine a soudain âprement critiqué la compagnie Mechel et son patron Igor Ziouzine. Il les a accusés d'avoir vendu du charbon sur le marché intérieur deux fois plus cher qu'à l'étranger: cela aurait privé l'Etat d'un certain volume d'impôts et expliquerait la forte hausse des prix de l'acier sur le marché national. Cette vive critique de la part du premier ministre a immédiatement entraîné une baisse d'un tiers du cours de l'action Mechel, ce qui représente pas moins de 5 milliards de dollars.


Mechel: Poutine tape du poing... sur la bourse
Par Oleg Mitiaïev, RIA Novosti


Le groupe Mechel avait été fondé dans les années 2002-2003, lorsque la compagnie d'extraction de charbon Ioujny Kouzbass, de la région de Kemerovo, avait racheté le combinat métallurgique Mechel, situé à Tcheliabinsk. Environ 70% du groupe appartiennent actuellement à Igor Ziouzine. L'avantage du groupe Mechel par rapport à ses concurrents est de posséder non seulement des capacités de production d'acier, mais aussi des réserves importantes de charbon, matière incontournable en sidérurgie. En outre, Mechel est un important vendeur de houille sur le marché libre aux compagnies qui ne possèdent pas de réserves suffisantes de charbon.

Ces derniers mois, l'Etat russe a manifesté une profonde inquiétude quant à la hausse des prix de la houille et de l'acier, après des plaintes à ce sujet formulées par les producteurs de tubes et les compagnies pétrolières. Les producteurs d'acier l'ont expliqué par la hausse du prix du charbon, de janvier à avril, de 80 à 100%. C'est pourquoi, fin juillet, lors d'une réunion spécialement convoquée par le vice-premier ministre Igor Setchine, il a été recommandé aux charbonniers et aux métallurgistes de conclure des contrats à long terme pour la livraison de leurs productions. Le 22 juillet, Mechel a annoncé son passage à cette pratique.

Mais il l'a fait trop tard. Une semaine avant la réunion de Nijni-Novgorod, le Service fédéral antitrust (FAS) avait engagé une action en justice contre les compagnies du groupe Mechel pour abus de position dominante sur le marché à des fins d'accroissement artificiel des prix. Il est significatif que les plaintes contre Mechel aient été déposées au FAS par ses collègues métallurgistes: le combinat métallurgique de Novolipetsk (NLMK) auquel Mechel avait cessé de livrer du charbon, et le combinat métallurgique de Magnitogorsk.

Le problème de Mechel est qu'il avait conclu la plupart de ses contrats à long terme pour les livraisons de charbon justement avec des partenaires étrangers, et que les prix de la compagnie sur le marché intérieur subissaient de fortes fluctuations. De plus, comme l'affirment les collègues d'Igor Ziouzine dans le secteur, il a enfreint les règles du jeu tacitement respectées: approvisionner d'abord les consommateurs intérieurs, ensuite exporter.

D'ailleurs, si le FAS avait trouvé des infractions, Mechel se serait vu infliger une amende d'au maximum 2% de son bénéfice net. C'est le FAS qui a préparé les documents pour l'intervention de Vladimir Poutine à Nijni-Novgorod. Mais il est peu probable qu'ils aient contenu des formules aussi dures que l'ont été les propos tenus par le premier ministre à propos d'Igor Ziouzine. C'est surtout le fait que, au premier trimestre de cette année, Mechel ait vendu son charbon à l'étranger à des prix deux fois inférieurs aux prix intérieurs qui a indigné Vladimir Poutine, ainsi que le fait qu'Igor Ziouzine ne se soit pas déplacé à la réunion, malgré l'invitation qui lui avait été faite. (Devinant probablement ce qui l'attendait, il s'est réfugié dans une clinique cardiologique de Moscou). Vladimir Poutine s'est adressé à Igor Artemiev, directeur du FAS, qui était assis à côté de lui et l'a chargé de démêler la situation. En fait, rappelons-le, c'est le FAS qui avait informé le premier ministre de l'affaire Mechel. "Il faudrait peut-être impliquer également le comité d'enquêtes du parquet", a ajouté le premier ministre.

Les bourses mondiales ont réagi instantanément aux paroles du premier ministre. A ce moment, jeudi 24 juillet, les marchés russes étaient déjà fermés, mais pas à New York où les actions Mechel ont tout de suite reculé d'environ un tiers, réduisant la capitalisation de la compagnie de 15 à 10 milliards de dollars. A l'ouverture des bourses russes vendredi matin, les actions Mechel ont baissé de la même façon. Mais leur chute a également entraîné celle des autres compagnies métallurgiques russes concurrentes: 5% en moyenne. Finalement, c'est tout le marché russe des valeurs qui a perdu environ 5%

Certains experts du secteur estiment que, si Mechel s'en tient à l'avenir à une politique "judicieuse" sur le marché, la compagnie n'aura aucun problème. D'autre part, le métallurgiste sibérien Igor Ziouzine (12e place avec 13 milliards de dollars au classement russe de Forbes), jadis très prudent, s'est mis à acheter activement ces deux dernières années des actifs métallurgiques, houillers et énergétiques. Il devrait se trouver suffisamment de candidats pour les lui racheter, à supposer que Mechel traverse une période difficile.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Jeudi 31 Juillet 2008

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Ces relations incestueuses du Trésor américain avec Goldman Sachs

Posté le 30.07.2008 par djamazz
Ces relations incestueuses du Trésor américain avec Goldman Sachs

La cooptation par Henry Paulson, le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, de Ken Wilson, l’un des principaux associés de la banque d’affaires, Goldman Sachs, qui a également été au centre des principaux sauvetages des banques depuis le début de la crise l’été dernier, en dit long sur qui détient le pouvoir aux Etats-Unis.

C’est in extremis, pour faire face à la faillite en cours des deux géants parapublics américains du refinancement des hypothèques, Fannie Mae et Freddy Mac, que Paulson lui a demandé de venir le rejoindre au Trésor américain. Cette demande pressante a été appuyée par George W. Bush en personne qui a téléphoné à son ancien camarade de classe, pour l’inciter à accepter d’épauler Paulson jusqu’en janvier prochain, et sans salaire.

Ken Wilson occupera probablement le poste de sous-secrétaire au Trésor, laissé vacant par Robert Steel, expédié chez Wachovia par Paulson, le 9 juillet dernier, pour prendre les rênes de cette banque d’affaires, elle aussi au bord de la faillite.

Ken Wilson avait rejoint Goldman Sachs en 1998, grimpant successivement aux postes de Directeur adjoint, de chef de la section des Fusions et Acquisitions, et de principal conseiller de la banque d’affaires où il est considéré comme l’un de ses 10 premiers dirigeants.

Mais on s’aperçoit que les anciens de Goldman Sachs constituent une véritable pépinière au Trésor des Etats-Unis. Robert Steel, que Paulson avait déjà fait venir en 2006 pour faire face à la crise financière, est un ancien vice-président de Goldman Sachs, ainsi que Paulson lui-même qui a fait toute sa carrière à Goldman entre 1982 et juillet 2006, avant de devenir secrétaire au Trésor du gouvernement des Etats-Unis.

Selon la presse financière, c’est Ken Wilson qui a conseillé la Bank of America, dans sa prise de contrôle du géant de l’immobilier Countrywide Financial, en faillite suite à l’éclatement de la bulle immobilière. Il a été aussi conseil dans le rachat d’A.G. Edwards par Wachovia ainsi que dans la restructuration du portefeuille de dettes de cette dernière, actuellement en cours. Wilson a également conseillé UBS dans sa prise de contrôle de Paine Webber, et Crédit Suisse dans celle de Donaldson Llufkin et Jenrette. Sans oublier son rôle dans la prise de contrôle par la compagnie de capital-investment Corsaire Capital sur une partie du capital de la National City Bank de Cleveland.

Mardi 29 Juillet 2008

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USA : 500 milliards de dollars de déficit budgétaire

Posté le 30.07.2008 par djamazz
USA : 500 milliards de dollars de déficit budgétaire 29/07/2008

Selon la BBC le prochain président américain doit faire ‎face à un déficit budgétaire de 500 milliards de dollars. Selon ‎cette chaîne britannique, la Maison Blanche a évalué le déficit ‎budgétaire pour l'année financière 2009, 482 milliards de ‎dollars. Auparavant le déficit budgétaire avait été évalué 409 ‎milliards de dollars pour la même période. Et ce alors que l'AFP ‎fait état de l'évaluation par la Maison Blanche d'un déficit ‎budgétaire de 490 milliards de dollars. Le déficit budgétaire des ‎Etats-Unis est évalué par un parallèle entre les frais du ‎gouvernement et les taxes qu'il collecte. Toujours d'après la ‎BBC, il est prévu que le déficit budgétaire de 2008 dépasse les ‎‎413 milliards de dollars. En janvier 2001, lorsque Bush a ‎remplacé Clinton à la Maison Blanche, l'administration ‎américaine avait un excédent budgétaire de 130 milliards de ‎dollars.
IRIB

Vous avez dit : une crise économique ? N'en y aurait-il pas plutôt deux

Posté le 25.07.2008 par djamazz
Vous avez dit : une crise économique ? N'en y aurait-il pas plutôt deux, pour le même prix ?

Trop nombreux sont ces analystes économiques qui évitent de débattre du lien fondamental entre la crise des prêts immobiliers (subprimes) et l'augmentation des prix de produits de base, comme le pétrole. Un commentateur de la National Public Radio (américaine) a même osé affirmer que le problème des prêts immobiliers résultait d'un « échauffement » de l'économie sui generis. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. L'effondrement des organismes de prêts immobiliers et le pétrole à 4-5 dollars le gallon sont les deux faces de la même erreur de calcul économique.


Vous avez dit : une crise économique ? N'en y aurait-il pas plutôt deux, pour le même prix ?

par Joachim Martillo

on EAAZI (Ethnic Ashkenazim Against Zionist Israel), 17 juillet 2008

http://eaazi.blogspot.com/2008/07/one-economic-crisis-or-two.html

traduit de l’anglais étazunien par Marcel Charbonnier

Trop nombreux sont ces analystes économiques qui évitent de débattre du lien fondamental entre la crise des prêts immobiliers (subprimes) et l’augmentation des prix de produits de base, comme le pétrole. Un commentateur de la National Public Radio (américaine) a même osé affirmer que le problème des prêts immobiliers résultait d’un « échauffement » de l’économie sui generis. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. L’effondrement des organismes de prêts immobiliers et le pétrole à 4-5 dollars le gallon sont les deux faces de la même erreur de calcul économique.

Vous trouverez à ce lien (en anglais, ndt) un passage de mon étude Le lobby sioniste et la société israélienne The Israel Lobby and American Society. J’y ai ajouté les passages en rouge afin de clarifier la nature de l’inflation qui n’avait pas encore réussi à s’évincer elle-même, dans le secteur pétrolier, au moment où j’ai rédigé cette analyse.

Le concept de ‘subprime’, en matière de prêt immobilier, trouve son modèle dans le vol des propriétés des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés, qui sont revendus à des détenteurs de prêts immobiliers juifs impécunieux. Voir à ce lien : Scamming Americans Robbing Palestinians.

Si le système israélien a ‘fonctionné’, c’est parce que les Etats-Unis n’ont cessé de financer la croissance économique israélienne, en particulier dans le secteur des technologies de pointe, durant les années 1980, au moyen d’aide financière gratuite accordée au gouvernement israélien sous l’empire des accords de Camp David, et en raison du fait que les Etats-Unis ont financé une expansion du nombre de candidat sionistes au logement, en aidant à la réinstallation de juifs soviétiques et ex-soviétiques en Israël (oups : en Palestine volée et occupée).

A l’époque du décollage du boom Internet, aux Etats-Unis, le secteur des technologies de pointe israélien, financé par les gouvernements américain et israélien, fut enclin à profiter de l’aubaine, et travailla d’arrache-pied afin de transformer le boom de l’Internet en la bulle de l’Internet, au moyen de la manipulation de réseaux socio-affairistes juifs non-officiels, qui existaient depuis longtemps au sein de l’industrie financière américaine, et que les sionistes américains et le gouvernement israélien se sont ingéniés à transformer, depuis les années 1970 (à travers des organisations telles que Aish haTorah) en un réseau social juif sioniste transnational israélo-américain, extrêmement soudé, caractérisé par une culture épistémique sioniste.

Une fois la bulle Internet installée, l’étape suivante consista à déménager les techniques du financement immobilier israéliennes des Territoires occupés vers les Etats-Unis, et cela creusa le lit du désastre des subprimes.

Le lobby israélien et la société américaine : l’échec du friedmanisme et la panique de Bernanke

Israel Lobby and American Society:
The Failure of Friedmanism and Bernanke's Panic

Durant le remodelage de la société américaine par les néoconservateurs, les Etats-Unis ont commencé à ressembler à la gare centrale du pays de l’Islamophobie, avec des attaques légales contre des associations caritatives musulmanes, contre des investissements arabes, la persécution de militants pro-palestiniens, des efforts visant à expulser des universitaires musulmans, la campagne politique visant à diaboliser Barak Obama, car musulman [Obama versus the Israel Lobby ], et la tentative des dirigeants juifs pour imposer un test d’allégeance à Israël aux musulmans avant qu’ils puissent participer totalement à la vie politique américaine.

En raison de la manipulation de l’économie américaine par la Judonie et le gouvernement israélien, cette islamophobie représente désormais une menace pour l’ensemble des Américains.

Le fait de réduire les impôts tout en faisant marcher la planche à billets pour mener la « guerre contre le terrorisme » a eu pour effet de créer des conditions économiques grosses d’une menace d’inflation rampante, en dépréciant la monnaie, avec une augmentation concomitante du prix des produits importés. Greenspan et Bernanke ont réagi en augmentant graduellement les taux d’intérêt.

Si le plan néoconservateur friedmanien consistant à privatiser l’économie irakienne, puis l’économie libanaise, puis l’économie soudanaise, puis l’économie iranienne après le succès de séquences de guerre, d’interventions et de changements de régime politique, les nouveaux canaux de revenus coloniaux auraient pu générer une réelle croissance, qui aurait fait augmenter la valeur des biens immobiliers. Seulement voilà, le programme a foiré, dans chacun de ces pays, et Bernanke a augmenté les taux de prêt, tandis que la valeur des biens immobiliers connaissait une stagnation. Résultat : Bernanke a provoqué l’effondrement du marché des subprimes, et il a plongé les Etats-Unis dans la récession, voire, possiblement, dans la dépression économique, tandis que la valeur du dollar ne cessait de s’effriter inexorablement.

Pour sauver (leur) économie, les Etats-Unis ont besoin d’une croissance authentique, qui est pratiquement impossible à obtenir tant que les Etats-Unis continueront à brûler du fric dans l’occupation de l’Irak. Les garants des banques de Wall Street, comme Bear Stearns, aident trois groupes indissociables, constitués de certains membres de la Judonie, des plus puissants des représentants des réseaux ethniques juifs dans l’industrie de la finance et des amis du Président.

Non seulement de tels cadeaux monétaires aux riches et aux puissants n’apportent strictement aucun bénéfice à l’immense majorité des Américains, mais ils représentent une reprise du sauvetage financier, déjà mentionné, des membres de l’aristocratie allemande durant la Longue Dépression, qui a débuté en 1873.

A ce stade, les Arabes du Golfe et le gouvernement chinois ont autant intérêt à sauver l’économie américaine que les Américains ordinaires, parce que les Arabes sont riches en dollars, tandis que les Chinois détiennent une quantité effroyables de créances des Etats-Unis. Pourtant, en raison des tentatives déployées par Summers et ses amis, visant à pérenniser la domination des juifs sur Wall Street [Zionist Control: Sovereign Wealth Funds?], la tentative de vamper les musulmans d’organisations telles que le David Project, la xénophobie obsédée de sécurité qui a fait queuter l’acquisition d’Unocal (pétrolière américaine) par Cnooc (pétrolière chinoise) [Chinese Drop Bid To Buy U.S. Oil Firm ], et la tentative de la communauté juive organisée de détourner l’attention des crimes israéliens et néocons en Palestine, en Irak et au Liban en diffamant le Soudan et la Chine, les investisseurs arabes et le gouvernement chinois sont réticents à apporter le fric nécessaire et à déployer les efforts indispensables pour sauver l’économie américaine, même si cela leur serait vraisemblablement profitable, et même si cela aurait pour effet de protéger la valeur de leurs avoirs actuels aux Etats-Unis.

Mercredi 23 Juillet 2008

La faillite de Freddie Mac et Fannie Mae peut faire exploser le système

Posté le 25.07.2008 par djamazz
La faillite de Freddie Mac et Fannie Mae peut faire exploser le système dollar

Ambrose Evans Pritchard, le chroniqueur financier du quotidien conservateur Daily Telegraph sonne le tocsin pour le système bancaire international.

Selon lui, « l’économie globale a atteint un point de danger maximal ». « On a le sentiment d’être à l’été 1931 », dit-il, en s’attardant sur la débâcle des géants du crédit hypothécaire américain, Freddie Mac et Fannie Mae. Personne, prétend-il, n’a de solution à la crise. Il se prononce ensuite contre l’idée d’abandonner trop vite une politique de crédit trop facile : « Une inversion des tendances impliquerait une inflation de la dette à une échelle si vaste qu’elle conduirait, si trop abrupte, à menacer la démocratie ».

La chute de la banque hypothécaire californienne IndyMac, dit-il, « engrangera un dixième des avoirs de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) » (certains parlent même de 15%).

De l’intérieur du système de la finance britannique, Evans Pritchard constate avec lucidité que Freddie Mac et Fannie Mae s’avèrent être un problème d’ampleur planétaire. D’où les inquiétudes croissantes, partout dans le monde, sur leur avenir.

En effet, des institutions de crédit non américaines possèdent pas moins de 1500 milliards de titres émis par Freddie et Fannie, soit trois fois plus qu’en 2001 et un cinquième du total. Comme le note le New York Times dans sa section Business d’aujourd’hui : « Les ennuis de Fannie et Freddie provoquent de graves inquiétudes à l’étranger ».

Les principaux détenteurs de titres à l’étranger sont (en milliards de dollars) :

* La Chine (376) ;
* Le Japon (228) ;
* La Russie (75)
* Le Luxembourg (39) ;
* La Belgique (33) ;
* L’Angleterre (28)
* Les Pays-Bas (23)
* Taiwan (21)

Par ailleurs, constatons également que le plus grand assureur suisse Zurich Financial Services (ZFS) détient 8 milliards de dollars en titres de Freddie et Fannie et que Swiss Re possède 9 milliards de la dette de Freddie et Fannie, et 12 milliards en titres hypothécaires. Les fonds souverains proche orientaux possèdent eux aussi bon nombre de titres Freddie et Fannie.

On le voit, la faillite de Freddie Mac et Fannie Mae aura des lourdes conséquences pour tout le monde si rien n’est fait pour réorganiser le système selon la démarche rooseveltienne défendue par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade en France.

Pour signer la pétition pour un "nouveau Bretton Woods"

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Mercredi 23 Juillet 2008

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