Accueil

Droits de l'homme

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Défense militaire Sécurité (383)
· Documents (112)
· Droits de l'homme (118)
· Economie (300)
· Environnement Protection des patrimoines (81)
· Histoire Civilisations Religions (286)
· Medias Informations Désinformations (1361)
· Politique (2261)
· Santé publique (150)
· Sciences (71)
· Société (971)

Rechercher
Derniers commentaires

bof, tous ces imposteurs seront bientôt très éprouvés par dieu, la majorité d'eux disparaitra, leur monde maud...
(Voir la suite)
Par gg, le 01.11.2009

ron paul ? un autre robot de la haute finance ? on s inquiete de briser le dollard et les vies humaines qu o...
(Voir la suite)
Par justicier, le 19.10.2009

c est l horreur commise par ces monstres genocidaires qui emploient tous les moyens pour exterminer les pauvr...
(Voir la suite)
Par justicier, le 16.10.2009

les pays d’afrique et d’amérique latine ont-ils d’autres choix que de compter sur eux-mêmes? de savoir placer ...
(Voir la suite)
Par Saïd LOUKIL, le 11.10.2009

salam ! la grandeur humaine chez certains hommes celebres n a rien a voir avec leurs origines !! dieu guide v...
(Voir la suite)
Par justicier, le 09.10.2009

didier votre commentaire temoigne de votre humanisme et votre sens de justice ! faut agir autour de vous pour ...
(Voir la suite)
Par justicier, le 09.10.2009

salam !! parler d honneur avec des sionistes ?? des gens depourvus de tout humanisme ; des monstres maudits ...
(Voir la suite)
Par divine, le 09.10.2009

bonjour, je suis francais et j'ai honte des positions politique de mon pays, ils ne pense pas plus loin que...
(Voir la suite)
Par didier, le 27.09.2009

salam alaykoum, les "initiés" apprécieront la floppée de symboles nazilluminati sur les logos de leurs prod...
(Voir la suite)
Par bagdad, le 26.09.2009

allaho akbar !! si ces analyses sur d eventuelles guerres sur la planete s averent vraies; ce sera surement ...
(Voir la suite)
Par justicier, le 16.09.2009

Articles les plus lus

· Les guerres de l'Afghanistan et de l'Irak: un bilan horrifiant de portée mondiale
· le Forum islamo-chrétien et les relations de l'Eglise avec l'Islam
· Le franc CFA sera-t-il dévalué ?
· Histoire de la colonisation française ......
· Algérie : le pouvoir totalitaire du DRS

· Flot de critiques contre le plus grand barrage ...
· L'assassinat de Mohamed BOUDIA à Paris
· comment sarkozy fait l’apologie de la colonisation
· L’Insertion de l’école africaine dans l’industrie culturelle occidentale
· Le commerce très juteux du US Algeria Business Council
· monsieur Sarkozy .. l'Algérie vous attend !!!!
· PROVERBES AFRICAINS... à méditer
· L'apocalypse biologique évitée
· SIDA : L'épidémie progresse toujours parmi les gay
· Seymour Hersh, Scott Ritter ......

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour : 06.11.2009
6128 articles


Droits de l'homme

Tunisie : Tewfik Ben Brik de nouveau en prison.

Publié le 02/11/2009 à 12:46 par djamazz
Tunisie : Tewfik Ben Brik de nouveau en prison.

 

laddh_ligue@hotmail.com Lundi 2 Novembre 2009


Tunisie : Tewfik Ben Brik de nouveau en prison.
Tewfik Ben brik le journaliste écrivain tunisien bien connu pour avoir défrayé la chronique lors de sa célèbre grève de la faim contre l’autoritarisme du régime Ben Ali se retrouve encore une fois en prison et doit comparaître selon nos informations le 19 novembre courant devant le tribunal correctionnel de Tunis.

Son crime ? Avoir récusé et mis en dérision le caractère monolithique et plébiscitaire des dernières élections présidentielles en Tunisie.

 

Y’a-t-il donc désormais un délit ou crime de lèse plébiscite au Maghreb ? Nous savons qu’il y a un crime de lèse majesté au Maroc, de lèse « régime révolutionnaire » en Algérie, voilà une nouvelle catégorie de lèse plébiscite en Tunisie.

 

La ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme dénonce de tels actes répressifs qui relèvent de l’absurde au regard du bon sens élémentaire et exhorte le pouvoir tunisien à cesser de telles poursuites envers les militants des droits de l’homme. Elle affirme que loin de raffermir le régime de tels actes ternissent au contraire sa propre image en discordance avec les aspirations de ce peuple policé et raffiné de tunisie.

 

Elle adresse un appel à tous les militants des droits de l’homme partisans d’un Maghreb unis et solidaire pour exprimer leur soutien à la défense de Toufik ben Brik. Le salaire des droits de l’homme est dans la défense des droits de l’homme eux mêmes.

 

Fait à Alger le 02. 11. 09

P/ la LADDH

Hocine Zehouane, président



Un Guantánamo bis en frontière du Koweït

Publié le 31/10/2009 à 08:47 par djamazz
Un Guantánamo bis en frontière du Koweït

EXCLUSIF Quelque 28.000 suspects ont été retenus à Camp Bucca jusqu’à quatre ans, sans mandat d’arrêt ni avocat. Un « quartier rouge » concentrait 700 détenus jugés dangereux. Témoignage intérieur sur ce camp de concentration américain qui vient de fermer ses portes. Un récit d’Alain Lallemand dans le journal belge Le Soir.

Alain Lallemand

Alain Lallemand Vendredi 30 Octobre 2009


16 mars 2009 - Sous les miradors et les barbelés,les détenus du camp de concentration de Bucca font leur prière. Complètement en dehors du droit international, ce camp a été le théâtre de plusieurs révoltes de prisonniers, toutes violemment répr
16 mars 2009 - Sous les miradors et les barbelés,les détenus du camp de concentration de Bucca font leur prière. Complètement en dehors du droit international, ce camp a été le théâtre de plusieurs révoltes de prisonniers, toutes violemment répr

Camp Bucca... Pour nos confrères américains, il s’agissait de cette prison idéale où le Pentagone « tournait le dos à 180º à Abu Ghraib ». Lorsque ce site a été contraint de fermer ses portes ce 17 septembre, l’événement a reçu peu d’écho. Et pourtant : grâce au témoignage d’un contractant extérieur qui y a travaillé de manière régulière durant des années, Le Soir est en mesure de révéler qu’il s’agit, dans l’histoire contemporaine, du plus vaste centre de rétention géré par l’armée américaine. Sans jugement, sans avocat, sans même un mandat d’arrêt, quelque 2 à 3.000 personnes y étaient retenues en 2005. Elles étaient 9.000 début 2006. Et début 2008, un record de 28.000 personnes y a été atteint : un authentique camp de concentration, au plein sens du terme. 












vidéo sur le camp ici

Explication : en 2005-2006, face à la flambée des violences - et bien que le pays ne compte que 31,2 millions d’habitants - le Pentagone s’est lancé dans une campagne d’arrestations massives. Pas des insurgés : des suspects, dénoncés à la suite d’un litige foncier ou d’une simple dispute. Au plus fort de cette campagne, les forces américaines ont détenu jusqu’à 60.000 personnes en Irak, alors que les forces irakiennes n’en détenaient de leur côté que 40.000. Soit 100.000 prisonniers, un chiffre aujourd’hui ramené à environ 60.000.

C’est alors qu’un centre de détention autrefois mineur, Camp Freddy, situé en plein désert à mi-distance entre Safwan et Um Qasr, presque sur la ligne-frontière du Koweït, a pris toute son importance. Lorsqu’ils s’en étaient emparés, en avril 2003, les Américains l’avaient rebaptisé « Camp Bucca », du nom de ce pompier new-yorkais tué dans l’effondrement des tours du World Trade Center. En plein territoire chiite, entouré d’un désert qui éteignait tout projet d’évasion, une population à 80 % sunnite s’est retrouvée logée sous tentes, en conteneurs maritimes, puis en conteneurs de chantier, au petit bonheur selon les développements successifs et un rien anarchiques du camp. « Ici, la température atteint les 60º centigrades en été, - 10ºC en hiver, note notre source. Tous les prisonniers étaient habillés d’un jaune criard, un jaune canari : chaque homme - il n’y a pas une seule femme prisonnière - recevait pantoufles, couverture, tee-shirt jaune. A première vue, un traitement correct. Sauf lorsqu’on est 28.000, et que tout est forcément plus difficile. La santé ? Il y a un hôpital, avec la possibilité de petite chirurgie, de la dentisterie, et 15 lits pour accueillir les patients. Mais lorsqu’on est 28.000, vous imaginez les retards... » Sessions de rééducation

Pourtant, ce ne sont pas les conditions matérielles qui angoissent le plus ces internés : c’est le futur. Que fait l’épouse, la famille ? Comment survivent-ils ?

« En principe, ils n’y a pas d’interrogatoire à Camp Bucca », dit notre interlocuteur. “En principe”. Car on enferme pour deux raisons : soit pour supprimer un risque, soit pour obtenir du renseignement. Pour le renseignement, l’armée a compris que la violence n’est pas productive. Mais on mélange “par fausse inadvertance” un chiite de l’armée du Mahdi avec un wahhabite sunnite, historie de provoquer un clash et des dénonciations. Le chantage et la menace sont également utilisés. Ne fût-ce que la menace de ne jamais sortir de ce “trou noir” juridique. »

Et pour sortir, pas de mystère : il faut se plier à des sessions de rééducation dignes du Nord-Vietnam : « L’idée est que les personnes peuvent être rééduquées. Les Américains ont ainsi mis en place des cours de peinture, où les motifs dépeignent la concorde entre Américains et Irakiens. Il y a aussi, avec l’accord de certains mollahs locaux, des groupes de relecture du Coran. Avec des mollahs approuvés par les Américains, bien sûr. Un certain nombre de cours de “rééducation” sont donnés. Si l’interné accepte, c’est un point en plus dans son dossier. L’armée le nie, mais c’est pris en compte : comme à Guantánamo, tous les dossiers sont revus par des commissions militaires (environ six personnes dont un traducteur), et le comportement du prisonnier est inscrit dans ce dossier. »

Trois niveaux de dangerosité

Tous les internés ne sont pas égaux : ils sont triés en trois niveaux de dangerosité. « Pour les “hauts risques”, ceux qu’ils appellent les “salafistes”, soit 7 à 800 détenus, a été constitué un “quartier rouge”. Ceux-là vivent par groupes de dix à quinze, logés à chaque fois dans deux conteneurs maritimes de 40 pieds (12 mètres) mis côte à côte, soudés l’un à l’autre et dans lesquels ont été ouverts à la meule des fenêtres et aérations. Les soldats meulent aussi la cloison intérieure, pour former un seul espace. En gros, l’équivalent d’un conteneur permet aux dix à quinze prisonniers de dormir, l’autre conteneur abritant une arrivée d’eau avec lavabo et, derrière un rideau, un WC à la turque. Et c’est là-dedans que certains ont vécu plus de 4 ans, ne pouvant en sortir qu’une heure par jour... »

Petit calcul : en dimensions intérieures, un conteneur maritime fait 12,04 mètres sur 2,33 mètres. Quinze détenus se partagent donc 56,1 mètres carrés, soit un espace bien moindre que les 4,46 mètres carrés de Camp Echo, à Guantánamo. A titre de comparaison, l’ACA, l’association pénitentiaire américaine, estime qu’un détenu a toujours droit - au minimum - à 7,43 mètres carrés.

Par contre, l’unique heure quotidienne de promenade respecte - au cordeau - les règles standards minimales confirmées en mai 1977 par les Nations unies. « Mais, remarque notre source, ils sortent dans un espace clos avec double grillage et barbelés. Pour chaque logement de ce “quartier rouge”, il y a une zone tampon, un mirador, un poste de garde avec 2 à 3 hommes et, s’il faut intervenir en cas de désordre, une force d’intervention à disposition. »

Fermé en septembre

Question : en septembre dernier, pourquoi avoir subitement fermé ce camp et relâché des milliers d’hommes qui en garderont un souvenir rageur ? Parce que l’accord sur le statut des forces (Sofa) conclu entre Bagdad et Washington stipulait qu’à partir du 1er janvier 2009, les détentions devaient être justifiées par un mandat d’arrêt. Donc par un juge. Au strict minimum, il fallait ouvrir une information judiciaire. Dès lors, Camp Bucca était condamné. Ultime vacherie : ceux qui, à ce moment, ont pu être inculpés n’ont pas vu leurs années d’internement assimilées à de la détention préventive. Ils étaient tombés dans un trou noir, tout simplement.



29 octobre 2009 - Lesoir.be - Cet article a été publié ici :
http://www.lesoir.be/actualite/mond...
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7544

Les armées secrètes de l’OTAN (II) partie 2

Publié le 29/10/2009 à 12:24 par djamazz

Cependant, le problème de la contre-guérilla ne tarda pas à ressurgir. Le 3 novembre 1996, une Mercedes noire percuta un tracteur sur une autoroute, aux abords du village reculé de Susurluk, à un peu plus de 150 kilomètres au sud d’Istanbul. Un dirigeant de la contre-guérilla turque, un haut responsable de la police et un membre du Parlement furent tués dans l’accident. Beaucoup y virent la preuve formelle de l’implication profonde du gouvernement dans la guerre sale menée par la contre-guérilla et des milliers de personnes descendirent dans la rue pour manifester contre l’« État de Susurluk » et exiger que l’on libère le pays « de l’emprise des gangs ». En janvier 1998, le Premier ministre Mesut Ylmaz dut informer des millions de téléspectateurs des conclusions des 7 mois d’enquête parlementaire sur le scandale de Susurluk. « Ceci est l’anatomie d’un chaos scandaleux », commença-t-il avant de reconnaître qu’un « escadron de la mort avait été entretenu au sein de l’État » tandis que « tous les organes du pouvoir avaient connaissance de la situation » [35].
Suite à la multiplication des révélations accablantes dans toute l’Europe de l’Ouest, l’affaire Gladio fut débattue au Parlement européen le 22 novembre 1990. La Communauté Européenne comptait alors 12 membres, tous affectés par le scandale [36]. Les 12 avaient établi entre eux une coopération renforcée et s’apprêtaient à instaurer le Marché Commun, garantissant la libre circulation des personnes, des biens et services et des capitaux ; en revanche, les questions de sécurité et de Défense restaient l’affaire des États membres, toujours souverains en la matière. « M. le Président, Mesdames et Messieurs, une exigence morale et politique s’impose à la nouvelle Europe que nous construisons petit à petit », c’est par ces paroles sages que l’eurodéputé Falqui ouvrit le débat ce jour-là. « Cette Europe ne pourra survivre qu’à la condition de reposer sur la vérité et sur la parfaite transparence de ses institutions vis-à-vis des sombres intrigues tramées contre la démocratie qui ont marqué l’histoire, y compris récente, des nombreux pays européens. » Falqui souligna qu’il n’y aurait « aucun avenir, Mesdames et Messieurs, si nous ne dissipons pas ce sentiment d’avoir vécu dans ce que l’on pourrait appeler un État double, l’un ouvert et démocratique, l’autre clandestin et réactionnaire. C’est pourquoi nous devons connaître la nature et le nombre de ces réseaux “Gladio” qu’ont abrités ces dernières années les États membres de la Communauté Européenne » [37].
L’eurodéputé belge Dury (socialiste) partageait ces préoccupations, il déclara à ses confrères parlementaires : « Ce qui nous inquiète dans l’affaire Gladio, c’est que de tels réseaux aient pu exister à l’insu et hors de tout contrôle des institutions politiques démocratiques. C’est, à mon sens, le principal problème qui subsiste. » Dury conclut que l’histoire des armées secrètes devait faire l’objet d’une enquête : « Nous sommes, pour notre part, convaincus de la nécessité de faire la lumière sur toute cette affaire afin d’en définir toutes les implications et de mettre un terme aux abus qui pourraient perdurer et toucher d’autres organisations ou de prévenir les éventuelles tentations qui pourraient être suscitées ». Selon le Belge, l’enquête devait également porter sur le rôle de l’OTAN « bien qu’en ce qui concerne sa responsabilité et celle du SHAPE, je ne pense pas que l’on puisse parler d’une conspiration », indiqua-t-il. « Il me semble tout de même que nous devons demeurer particulièrement vigilants et attentifs si nous voulons faire éclater toute la vérité. Nous savons très bien que certains membres de Gladio siègent également aux comités de l’OTAN », puis il conclut : « Faire la lumière sur ce type de zones d’ombre relève justement des obligations que nous confère notre mandat démocratique » [38].
« M. le Président, le système Gladio a opéré pendant 40 ans sous divers noms », déclara le parlementaire grec Ephremidis devant ses collègues. « Il a opéré dans la clandestinité et nous pouvons raisonnablement lui attribuer une responsabilité dans tous les actes de déstabilisation, de provocation et de terrorisme commis dans nos pays pendant ces 4 décennies, et dans lesquels il se trouve certainement, directement ou indirectement, impliqué ». Ephremidis dénonça vigoureusement le réseau stay-behind dans son ensemble et notamment :« le fait qu’il ait été mis sur pied par la CIA et l’OTAN qui, sous prétexte de défendre la démocratie, l’ont en fait bafouée et utilisée à leurs funestes desseins ». En faisant implicitement allusion au rôle joué par le Gladio grec dans le coup d’État de 1967, il s’indigna du fait que « la démocratie dont nous sommes supposés jouir n’a été et n’est en réalité qu’une façade » et encouragea le Parlement européen à diligenter une enquête. « Il faut découvrir chacune des subtilités de l’affaire et, pour cela, nous devons former une sous-commission d’enquête chargée d’entendre les témoins et de faire éclater l’entière vérité afin que soient prises toutes les mesures nécessaires pour enfin débarrasser nos pays de ces organisations clandestines » [39]
Le parlementaire belge de Donnea (réformateur libéral) offrit, quant à lui, une vision très différente : « M. le Président, il était parfaitement justifié, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour la majorité de nos États de créer des services ayant pour mission de préparer des réseaux de résistance susceptibles d’être activés dans le cas d’une occupation de notre territoire par les armées du Pacte de Varsovie ». L’eurodéputé belge souligna : « Nous sommes donc redevables à tous ceux qui, alors que la guerre froide s’éternisait, ont œuvré dans ces réseaux ». Pour de Donnea, il semblait clair que les armées secrètes devaient le rester : « Pour conserver leur efficacité, ces réseaux devaient nécessairement rester dans l’ombre », tandis que dans le même temps, il souhaitait tout de même que la lumière soit faite sur les liens supposés avec des activités terroristes : « Ceci étant dit, s’il existe des indications ou de fortes présomptions laissant supposer que ces réseaux ont pu agir de manière illégale et anormale dans certains pays, il est dans l’intérêt de tous d’établir la vérité sur cette affaire et de punir les coupables » [40].
Le député flamand Vandemeulebroucke résuma assez justement le sentiment partagé par de nombreux Européens : « Cette affaire laisse un arrière-goût amer parce qu’elle remonte à la création de la Communauté Européenne et que nous prétendons justement instaurer une nouvelle forme de démocratie ». Vandemeulebroucke précisa que c’était surtout le secret entourant l’opération qui le gênait, en tant que parlementaire, car « les budgets de ces organisations clandestines ont également été tenus secrets. Ils n’ont jamais été discutés dans aucun Parlement et nous voulons manifester notre inquiétude quant au fait que (...) il apparaît clairement qu’il existe des organes capables de prendre des décisions et de les faire appliquer sans être soumis à aucun contrôle démocratique d’aucune sorte ». Le député néerlandais conclut : « Je souhaite m’insurger plus vivement encore contre le fait que l’armée américaine, que ce soit par le biais du SHAPE, de l’OTAN ou de la CIA, s’arroge le droit d’interférer dans notre démocratie ». Tout en reconnaissant l’incapacité du Parlement européen à traiter cette affaire : « J’ai parfaitement conscience que nous sommes incompétents en matière de sécurité et de maintien de la paix », expliqua-t-il, « c’est pourquoi la résolution votée demande la création d’une commission d’enquête parlementaire dans chacun des 12 États membres afin que toute la lumière soit faite » [41].
Suite à ces débats, le Parlement européen décida d’adopter une résolution sur l’affaire Gladio contenant une vive dénonciation du phénomène et, dans son préambule, une tentative de description de l’opération en 7 points :
1. « Attendu que plusieurs gouvernements européens ont révélé l’existence depuis 40 ans et dans plusieurs États membres de la Communauté d’une organisation menant des opérations armées et de renseignement parallèle » ;
2. « Attendu que pendant ces 40 ans, cette organisation a échappé à tout contrôle démocratique et été commandée par les services secrets des États concernés en collaboration avec l’OTAN » ;
3. « Craignant que de tels réseaux clandestins n’aient interféré illégalement dans les affaires politiques internes des États membres ou soient toujours en mesure de le faire » ;
4. « Attendu que dans certains États membres, les services secrets militaires (ou des éléments incontrôlables au sein de ces services) ont été impliqués dans de graves actes de terrorisme et criminels comme l’ont prouvé diverses enquêtes judiciaires » ;
5. « Attendu que ces organisations ont agi et continuent d’agir hors de tout cadre légal, ne sont soumises à aucun contrôle parlementaire et, le plus souvent, sans qu’en soient informés les plus hauts responsables du gouvernement et les garants de la Constitution » ;
6. « Attendu que les différentes organisations "GLADIO" disposent de leurs propres arsenaux et équipements militaires qui leur procurent une force de frappe inconnue, constituant ainsi une menace pour les structures démocratiques des pays dans lesquels ils opèrent et ont opéré » ;
7. « Vivement inquiété par l’existence d’organes de décision et d’exécution en dehors de tout contrôle démocratique et de nature totalement clandestine, à l’heure où un renforcement de la coopération communautaire en matière de sécurité est au centre de tous les débats ».
À la suite de ce préambule, la résolution condamnait, dans un premier temps, « la création clandestine de réseaux d’action et de manipulation et [appelait] à ouvrir une enquête approfondie sur la nature, la structure, les buts et tout autre aspect de ces organisations secrètes ou de tout groupe dissident, sur leur utilisation à des fins d’ingérence dans les affaires politiques internes des pays concernés, sur le problème du terrorisme en Europe et sur la possible complicité des services secrets des États membres ou de pays tiers ». En second lieu, l’Union Européenne protestait « énergiquement contre le droit que se sont arrogé certains responsables de l’armée états-unienne travaillant pour le SHAPE et pour l’OTAN d’encourager la création en Europe d’un réseau de renseignement et d’action clandestin ». Dans un troisième point, la résolution appelait « les gouvernements des États membres à démanteler tous les réseaux militaires et paramilitaires clandestins ». Quatrième point, l’Union Européenne enjoignait « les juridictions des pays dans lesquels la présence de telles organisations militaires [était] avérée à déterminer avec exactitude leur composition et leur mode opératoire et à établir la liste de toutes les actions qu’elles auraient entreprises dans le but de déstabiliser les structures démocratiques des États membres ». En outre, l’UE réclamait que « tous les États membres prennent les mesures nécessaires, au besoin en nommant des commissions d’enquêtes parlementaires, afin de dresser la liste exhaustive des organisations actives dans ce contexte et, dans le même temps, de contrôler leurs liens avec leurs services de renseignement respectifs et, le cas échéant, avec des groupes terroristes et/ou d’autres pratiques illégales ». Le sixième point de la résolution s’adressait au Conseil des ministres de l’Union Européenne, et tout particulièrement aux ministres de la Défense, et appelait celui-ci « à fournir toute information sur les activités de ces services de renseignement et d’action clandestins ». Septièmement, le Parlement demandait « à sa commission compétente d’entendre des témoins afin de clarifier le rôle et l’impact de l’organisation "GLADIO" et d’autres réseaux similaires ». Dernier point et non des moindres, s’adressant explicitement à l’OTAN et aux États-Unis, le Parlement européen « [ordonnait] à son président de transmettre la présente résolution à la Commission, au Conseil Européen, au secrétaire général de l’OTAN, aux gouvernements des États membres et au gouvernement des États-Unis » [42].
Beaucoup de bruit pour rien : sur les 8 mesures exigées par le Parlement, pas une ne fut exécutée convenablement. Seules la Belgique, l’Italie et la Suisse nommèrent une commission d’enquête parlementaire et fournirent un rapport public substantiel et détaillé. Et bien que la résolution fut portée à la connaissance des services concernés respectifs de l’UE, de l’OTAN et de l’administration états-unienne, ni le secrétaire général de l’OTAN Manfred Wörner ni le Président des États-Unis George Bush senior, n’appuyèrent l’ouverture d’une enquête approfondie ou n’offrirent d’explication publique.
(À suivre…)




Daniele Ganser
Historien suisse, spécialiste des relations internationales contemporaines. Il est enseignant à l’Université de Bâle.





Cet article constitue le deuxième chapitre des Armées secrètes de l’OTAN
© Version française : éditions Demi-lune (2007).

 


[1] La coalition regroupait le Koweït, les États-Unis, l’Arabie Saoudite, la Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas, l’Égypte, Oman, la Syrie, le Qatar, Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, Israël, l’Afghanistan, le Bangladesh, le Canada, la Belgique, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, le Honduras, l’Italie, le Niger, la Roumanie et la Corée du Sud. Le 29 novembre 1990, le conseil de sécurité de l’ONU adopta la résolution 678 autorisant, à expiration de l’ultimatum, les alliés du Koweït à employer « tous les moyens nécessaires (...) afin de restaurer la paix mondiale et la stabilité internationale dans la région », si l’Irak ne se retirait pas du Koweït avant le 15 janvier 1991. Saddam Hussein n’ayant pas respecté l’ultimatum de l’ONU, l’opération Tempête du Désert commandée par les USA débuta par des bombardements aériens massifs le 17 janvier 1991, suivis le 24 février par le déclenchement l’invasion terrestre. Les forces irakiennes furent rapidement vaincues et, le 27 février, Koweït City fut libérée. Le lendemain, la coalition annonçait la fin des combats. On estime le nombre de soldats tués à 100 000 du côté irakien et seulement 370 dans les rangs de la coalition. Le 3 mars 1991, l’Irak accepta un cessez-le-feu et Saddam Hussein se maintint au pouvoir.
[2] Leo Müller, Gladio. Das Erbe des Kalten Krieges. Der NATO Geheimbund und sein deutscher Vorläufer (Rowohlt, Hambourg, 1991), p.27.
[3] Aucun auteur spécifié, « Spinne unterm Schafsfell. In Südeuropa war die Guerillatruppe besonders aktiv – auch bei den Militärputschen in Griechenland und der Türkei ? » dans le magazine d’informations allemand Der Spiegel, n°48, du 26 novembre 1990.
[4] Presse- und Informationsamt der Bundesregierung. Pressemitteilung n°455/90, de Hans Klein, 14 novembre 1990. Voir également Müller, Gladio, p.30.
[5] Aucun auteur spécifié, « Das blutige Schwert der CIA. Nachrichten aus dem Kalten Krieg : In ganz Europa gibt es geheime NATO Kommandos, die dem Feind aus dem Osten widerstehen sollen. Kanzler, Verteidigungsminister und Bundeswehrgenerale wussten angeblich von nichts. Die Spuren führen nach Pullach, zur ‘stay-behind organisation’ des Bundesnachrichtendienstes » dans l’hebdomadaire d’informations allemand Der Spiegel du 19 novembre 1990.
[6] Extrait de Müller, Gladio, p.14.
[7] Ibid., p.75.
[8] Der Spiegel du 19 novembre 1990, op. cit.
[9] Extrait de Jan Willems, Gladio (Editions EPO, Bruxelles, 1991), p.13.
[10] Willems, Gladio, p.13.
[11] Sénat de Belgique : Enquête parlementaire sur l’existence en Belgique d’un réseau de renseignement clandestin international. Rapport fait au nom de la commission d’enquête par MM. Erdman et Hasquein. Bruxelles. 1er octobre 1991.
[12] Willems, Gladio, p.14.
[13] Agence de presse internationale Associated Press, 11 novembre 1990.
[14] Müller, Gladio, p.30.
[15] Quotidien français Le Monde, du 13 novembre 1990 (« Les suites de l’affaire " Gladio " Le président de la République, M. Cossiga, est prêt à donner " toute information opportune " »). Voir également l’hebdomadaire suisse Wochenzeitung, du 14 décembre 1990.
[16] Jean-Francois Brozzu-Gentile, L’affaire Gladio : Les réseaux secrets américains au coeur du terrorisme en Europe (Editions Albin Michel, Paris, 1994), p.140.
[17] Quotidien français Le Monde du 14 novembre 1990. Agence de presse internationale Reuters, 12 novembre 1990. Quotidien britannique The Guardian du 14 novembre 1990 « Nato’s secret network ’also operated in France’ ».
[18] Gentile, Gladio, p.141.
[19] Quotidien britannique The Guardian du 14 novembre 1990.
[20] Richard Norton Taylor, « Secret Italian unit ‘trained in Britain’ » dans le quotidien britannique The Guardian du 17 novembre 1990.
[21] Whitehall est l’avenue de Londres où se situent les sièges des principaux ministères. On désigne ainsi le Foreign Office, comme on nomme le ministère français des Affaires étrangères, le « Quai d’Orsay », par son adresse.
[22] Hugh O’Shaughnessy, Gladio : « Europe’s best kept secret ». Ces agents étaient censés rester derrière les lignes ennemies en cas d’invasion de l’Europe de l’Ouest par l’Armée rouge. Mais ce réseau mis en place avec les meilleures intentions dégénéra dans certains pays en instrument du terrorisme et de l’agitation politique d’extrême droite dans le quotidien britannique The Observer, du 7 juin 1992.
[23] Agence de presse internationale Associated Press, 14 novembre 1990. L’intégralité de la lettre de Lubber au Parlement fut publiée en néerlandais dans le quotidien NRC Handelsblatt édition du 14 novembre 1990 : « Brief premier Lubbers “geheime organisatie” ». Elle figure aussi sous l’immatriculation Kamerstuk N°21895 parmi les archives du Parlement néerlandais.
[24] Agence de presse internationale Associated Press, 14 novembre 1990.
[25] Retranscrit dans son intégralité dans le quotidien luxembourgeois Luxemburger Wort du 15 novembre 1990.
[26] Quotitiden britannique The Guardian du 10 novembre 1990.
[27] Quotidien portugais Diario De Noticias du 17 novembre 1990.
[28] Joao Paulo Guerra, « ‘Gladio’ actuou em Portugal » dans le quotidien portugais O Jornal du 16 novembre 1990.
[29] « Calvo Sotelo asegura que Espana no fue informada, cuando entro en la OTAN, de la existencia de Gladio. Moran sostiene que no oyo hablar de la red clandestina mientras fue ministro de Exteriores » dans le quotidien espagnol El Pais du 21 novembre 1990.
[30] Quotidien danois Berlingske Tidende du 25 novembre 1990.
[31] Agence de presse internationale Associated Press, 14 novembre 1990.
[32] Serdar Celik, « Turkey’s Killing Machine : The Contra Guerrilla Force », Kurdistan Report, Février-mars 1994. Sa source : un entretien avec le chef de l’État-major turc Dogan Gures dans Quotidien turc Milliyet du 5 septembre 1992.
[33] Lucy Komisar, « Turkey’s terrorists : A CIA legacy lives on » dans The Progressive, avril 1997.
[34] Ibid.
[35] Hugh Pope, « Turkey Promoted Death Squads and Drug Trafficking. Prime Minister’s Probe of 1996 Car Crash Scandal Excoriates Rival Mrs Ciller » dans le quotidien états-unien Wall Street Journal, 26 janvier 1998.
[36] Les membres de l’Union Européenne étaient en 1990 : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Danemark, l’Irlande, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Espagne et le Portugal.
[37] Débats du Parlement Européen, 22 novembre 1990. Retranscriptions officielles.
[38] Ibid.
[39] Ibid.
[40] Ibid.
[41] Ibid.
[42] Résolution du Parlement Européen sur l’affaire Gladio, 22 novembre 1990.

Le Conseil des droits de l'homme... le rapport Goldstone

Publié le 26/10/2009 à 05:40 par djamazz
Le Conseil des droits de l'homme endosse le rapport Goldstone

par CJPMO
Mondialisation.ca, Le 25 octobre 2009


Montréal, le 22 octobre 2009 - Le 16 octobre 2009, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a annoncé qu'il adoptait les recommandations du rapport de la commission d'enquête présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone. Le rapport Goldstone fait état des crimes de guerre perpétrés par Israël et, dans une moindre mesure, par les militants palestiniens lors de l'assaut contre Gaza l'hiver dernier. Le Conseil était réuni en session extraordinaire à la demande de l'Autorité palestinienne avec le soutien de la Ligue arabe, de l'Organisation de la conférence islamique, des non-alignés et des États africains majoritaires au sein du Conseil. Le vote a été favorable par 25 voix pour, 6 contre (dont les États-Unis) et 11 abstentions.

Les États-Unis et Israël se sont opposés à l'approbation officielle du rapport sous prétexte qu'il était biaisé et mettait en péril le processus de paix. Néanmoins, la décision du Conseil d'endosser le document devrait contribuer à renforcer le droit international humanitaire et la protection des civils face à la tentation de relativiser les Conventions de Genève au nom du « processus de la paix » ou de la lutte contre le « terrorisme ». À plus court terme, elle donnera un répit à l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas qui avait au départ accepté que le vote sur le rapport soit remis à mars 2010, essuyant du même coup moult critiques de la part des dirigeants du Hamas et d'autres groupes Palestiniens.

« CJPMO est d'avis que ceux qui rejettent le rapport Goldstone encore aujourd'hui, malgré le quasi consensus sur la qualité du document à travers le monde, discréditent l'importance de la justice dans l'établissement d'une relation de confiance entre les parties et ultimement d'une paix durable », affirme le président de CJPMO, Tom Woodley. « Devoir rendre des comptes sur des violations du droit international et des droits de l'homme n'est pas une menace pour la paix, mais plutôt l'impunité persistante. La décision du Conseil d'avaliser le rapport Goldstone envoie un message clair en faveur des mécanismes internationaux de lutte contre l'impunité ».

Le rapport de 575 pages de la commission d'enquête accuse l'armée israélienne « d'actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, de crimes contre l'humanité ». Il consacre 90 pour cent de son contenu aux crimes de guerre israéliens, de nature particulièrement affligeante, mais blâme également les militants palestiniens pour avoir effectué des tirs de roquettes sur des zones civiles israéliennes. Il a recommandé que le gouvernement israélien et les autorités du Hamas mènent des enquêtes indépendantes et impartiales dans un délai de six mois, faute de quoi, il exhorte le Conseil de sécurité de l'ONU à renvoyer la question devant la Cour pénale internationale.

Jusqu'ici, le bilan des enquêtes menées par Israël sur le comportement de ses forces militaires s'avère extrêmement médiocre. Par exemple, l'organisation israélienne des droits humains B'Tselem a recensé 773 cas où les forces israéliennes ont tué des civils non impliqués dans les hostilités de l'hiver dernier à Gaza, mais a constaté qu'à ce jour Israël n'avait condamné qu'un seul soldat pour un délit, celui de vol d'une carte de crédit.

 

Pour plus d'informations, veuillez contacter: Grace Batchoun Canadiens pour la Justice et Paix au Moyen-Orient Téléphone: (514) 745-8491 Courriel CJPMO - Site web CJPMO

Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient (CJPMO) est une organisation séculaire, sans but lucratif, regroupant des hommes et des femmes d'horizons divers qui œuvrent pour que la paix et la justice renaissent au Moyen-Orient. Elle a pour vocation de responsabiliser les personnes d'influence à traiter les protagonistes avec équité et à favoriser l'essor durable et équilibré de la région.


 Articles de CJPMO publiés par Mondialisation.ca

Une nouvelle brèche dans le mur israélien d’impunité

Publié le 23/10/2009 à 07:16 par djamazz
Une nouvelle brèche dans le mur israélien d’impunité

Le rapport Goldstone représente une nouvelle faille importante dans le mur de l’impunité israélienne, qui s’étiole lentement mais sûrement. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’Israël ne soit placé face aux conséquences de ses crimes, écrit Hasan Abu Nimah.

Hasan Abu Nimah - The Electronic Intifada

Hasan Abu Nimah Jeudi 22 Octobre 2009


Les efforts déployer par Israël pour salir la réputation du juge Richard Goldstone ont échoué à enterrer l’enquête des Nations Unies que celui-ci a dirigée - Photo : Jean-Marc Ferre/UN
Les efforts déployer par Israël pour salir la réputation du juge Richard Goldstone ont échoué à enterrer l’enquête des Nations Unies que celui-ci a dirigée - Photo : Jean-Marc Ferre/UN

Le rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis par Israël dans Gaza l’hiver dernier a finalement réussi à passer son premier obstacle important de procédure lorsque Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève [CDH] a adopté le 16 Octobre une résolution qui l’approuvait.

La résolution appelle « toutes les parties concernées, y compris les organisations des Nations Unies » à mettre en œuvre les recommandations du rapport - qui vont jusqu’à menacer les dirigeants israéliens de passer devant les tribunaux internationaux - et va transmettre le rapport à l’Assemblée générale des Nations Unies pour qu’elle se prononce plus avant.

Les États-Unis ont rejeté la résolution comme étant biaisée car elle ne faisait que critiquer Israël - et pas les groupes armés palestiniens qui sont également accusés dans le rapport Goldstone d’avoir commis des crimes de guerre à cause des tirs de roquettes vers Israël et qui ont tué trois civils israéliens.

Les États-Unis n’ont pas non plus apprécié le fait que la résolution du CDH inclut des questions non liées à Gaza, à savoir l’expansion agressive d’Israël des colonies israéliennes dans Jérusalem occupée et le reste de la Cisjordanie, la construction du mur [d’Apartheid] en Cisjordanie, les ingérences dans les lieux saints, et les tentatives visant à modifier les caractéristiques démographiques de Jérusalem.

Mais cette orientation était tout à fait appropriée car le Hamas, contrairement à Israël, a coopéré pleinement avec les travaux préparatoires au rapport Goldstone, et le Hamas a même déclaré qu’il allait mener des enquêtes sur les actions palestiniennes, comme le demande le rapport.

On peut être sceptique sur la crédibilité de ces enquêtes, mais Israël n’est même pas allé jusque là. Par conséquent, la résolution condamne à juste titre « la non-coopération de la puissance occupante, Israël, avec la mission d’enquête internationale et indépendante », dirigée par Goldstone.

La résolution a été tout à fait équilibrée en ce sens qu’elle replace les questions dans leur véritable contexte : Israël est la « puissance occupante » et les Palestiniens sont le peuple occupé. Ils ne sont pas égaux.

Bien qu’Israël ait refusé de coopérer avec les auteurs du rapport, il est néanmoins préoccupé du fait que ce rapport documente en détail ses crimes de guerre et ses crimes flagrants contre l’humanité. Les efforts d’Israël pour dénigrer la réputation du juge Richard Goldstone - juriste disposant de références inattaquables dans la justice internationale, et juif sioniste sud-africain - n’ont pas réussi à enterrer le rapport.

Depuis sa création Israël a réussi à échapper à toutes les obligations imposées par le droit international et pour l’essentiel de ses six dernières décennies, cet Etat a bénéficié de la protection américaine qui lui a permis d’agir en toute impunité comme un hors la loi.

La saga du rapport Goldstone ne fait pas exception. Au début du mois d’octobre,une très forte pression américaine et israélienne assortie de menaces contre Mahmoud Abbas et son Autorité palestinienne [AP] de Ramallah a fait en sorte que ce dernier retire le soutien [de l’AP] à un projet de résolution approuvant le rapport des Nations Unies. Cela aurait dû avoir pour effet de l’enterrer. Mais une puissante protestation dans l’opinion publique palestinienne face à ce qui était perçu comme une claire trahison d’Abbas, a imposé un changement de cap.

Pour les Palestiniens, habitués depuis longtemps à la duplicité des arrangements de l’AP avec Israël, l’affaire Goldstone, c’était trop. Comment Abbas - qui est censé défendre les Palestiniens - pouvait-il lancer une bouée de sauvetage aux auteurs du massacre de Gaza et leur offrir une échappatoire face à leur responsabilité ? Ni Abbas, ni ses bailleurs de fonds internationaux et israéliens n’ont été en mesure d’ignorer la rébellion populaire grandissante contre l’Autorité palestinienne, ainsi que les appels croissants pour le limogeage d’Abbas et même pour son procès pour avoir trahi son propre peuple.

Après quelques semaines de justifications confuses et contradictoires, Abbas a ordonné à son représentant à Genève de soutenir la résolution, conduisant à son adoption par le Conseil des Droits de l’Homme [CDH] la semaine dernière.

La décision d’Abbas de revenir à Genève et de demander une session spéciale du CDH a été accueillie avec une certaine compréhension par ceux qui l’avaient poussé dans ce gâchis. Tant les Israéliens que les Américains semblent avoir réalisé que sa volte-face à Genève ne servait qu’à réparer les dégâts. L’effort désespéré d’Abbas pour sauver son existence politique est aussi dans l’intérêt de ceux qui le manipulent et qui ont encore besoin de lui.

Tout en autorisant cette retraite tactique d’Abbas, les Israéliens et les Américains ont cette fois redirigé leur pression vers les autres membres du CDH dans l’espoir qu’ils ne votent pas [le rapport]. Certains ont cédé à cette pression, pour s’attirer les bonnes grâces des Etats-Unis et d’Israël, mais la résolution en faveur du rapport a cependant été adoptée par 25 voix contre 6, avec 11 abstentions.

Les États-Unis ont pris la tête du vote opposé, conformément à son habituelle politique de protection d’Israël contre les condamnations internationales. En faisant en sorte que d’autres votent de la même façon, Washington de fait encourage et récompense l’agression israélienne et ses crimes, et détruit toute chance de redevenir crédible dans la région.

Le bref moment d’espoir suscité par l’élection du président Barack Obama a été irrémédiablement perdu car il est clair que la superpuissance américaine se laisse apparemment toujours manipuler par un petit Etat voyou [« rogue state »] plutôt que d’utiliser son pouvoir et son autorité pour empêcher Israël de massacrer les Arabes en Palestine et ailleurs, de voler leurs terres, d’occuper leur territoire, de provoquer une escalade dans la course régionale aux armes de destruction massive, et de menacer ses voisins proches et éloignés.

Israël a longtemps dupé une grande partie du monde, en prétendant être la seule démocratie de style occidental dans la région, entourée d’Arabes sauvages et agressifs et de Palestiniens terroristes qui veulent sa destruction. Un mélange d’hypocrisie occidentale, de peur, de tendances racistes dissimulées, d’ignorance et de complaisance ont trop longtemps mis Israël à l’abri de devoir payer le prix de ses actes.

La condamnation dans la résolution du CDH, des restrictions imposées par Israël aux Palestiniens « sur la base de l’origine nationale, la religion, le sexe, l’âge ou d’autres motifs discriminatoires » comme étant « une violation grave des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels du peuple palestinien », est une reconnaissance internationale bienvenue de la nature raciste de la politique israélienne.

Il est peut-être trop tôt pour espérer que le rapport Goldstone mène directement les dirigeants israéliens à devant les tribunaux internationaux, car il y a encore trop de possibilités pour Israël et ses bailleurs de fonds de bloquer une telle action. Mais le rapport Goldstone représente une nouvelle faille importante dans le mur de l’impunité israélienne qui s’étiole lentement mais sûrement. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’Israël ne soit placé face aux conséquences de ses crimes, et tous ceux qui veulent la paix et la justice devront y travailler avec une vigueur renouvelée.

(JPG)





* Hasan Abu Nimah est l’ancien représentant permanent de la Jordanie auprès des Nations unies.

The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :

Un monde sans loi

Publié le 30/09/2009 à 15:25 par djamazz
Un monde sans loi

Imaginons les conséquences de la campagne israélienne de relations publiques tous azimuts qui couvre actuellement le monde comme une réaction de défi à l’enquête des Nations unies sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité par l’Etat d’Israël, un défi au Rapport Goldstone.

Professeur Wiliam A. Cook
The Palestine Chronicle

Wiliam A. Cook Mercredi 30 Septembre 2009


Les Nations unies reposent sur ce postulat : le droit de tout people à un traitement égal selon le droit.
Les Nations unies reposent sur ce postulat : le droit de tout people à un traitement égal selon le droit.

Paradoxalement, l’existence des Nations unies, en tant qu’organisme internationalement reconnu chargé de protéger tous les citoyens du monde avec sa Charte, la Déclaration universelle des Droits de l’homme et l’approbation constante par ses membres des Conventions de Genève, cette existence résulte pour une part des actions de l’Etat nazi contre les juifs.

Aujourd’hui, l’Etat juif d’Israël, d’une manière qui rappelle la situation des juifs en Europe occupée, est accusé de crimes contre un peuple qui n’a aucun Etat ni d’autre défense que le droit international tel qu’intégré par l’ONU à travers la Cour internationale de Justice. Si la campagne israélienne devait effectivement neutraliser l’action des 192 nations qui constituent les Nations unies, obligeant les Etats-Unis à opposer leur veto à toute action résultant du Rapport Goldstone, alors cette campagne aura aboli la primauté du droit dans l’arène internationale. Israël aura fait clairement entendre qu’il n’est soumis à aucune loi, hors la sienne.

Imaginons les conséquences de cet acte. L’ONU ne pouvait, en toute logique, amener une quelconque nation à se mettre en conformité avec ses résolutions comme l’a fait George W. Bush avec l’Iraq de Saddam. Ce fait illustre l’hypocrisie des Etats-Unis et d’Israël alors qu’ils accusent la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran de ne pas tenir compte des Nations unies, pendant que ces deux nations échappent aux Nations unies comme à une question de cours. L’ONU y perdrait tout pouvoir et toute influence en tant qu’assemblée internationale d’Etats égaux dont le but est d’administrer par une loi selon laquelle tous les Etats membres sont tenus de respecter la même législation. Si les Etats-Unis cédaient aux exigences d’Israël, les nations du monde comprendraient que l’ONU, comme constituée actuellement - avec une A.G. où chaque membre a une voix et un Conseil de sécurité où six nations ont un droit de veto pour s’opposer à toute action acceptée par le reste de l’Assemblée -, les nations comprendraient qu’une telle ONU comporte une faille importante : une nation parmi ces 6 du C.S., ou une nation qui peut contrôler le vote de l’une de ces six, peut nuire à l’équité de l’action de l’ONU.

Imaginons les conséquences pour l’ordre public si un cartel de la drogue commandait une telle force militaire dominante et serait à la tête d’une telle fortune qu’il pourrait défier les tribunaux d’un Etat et agir en toute impunité quelles que puissent être la mort et les destructions qu’il aurait semées. Les conséquences pour le citoyen ordinaire seraient incalculables : sa sécurité personnelle disparaît, la protection de ses biens disparaît, ses droits individuels disparaissent, ses espoirs, ses attentes, ses rêves disparaissent et sont remplacés par l’abattement, la dépression et le désespoir. Si les citoyens ne sont pas tous soumis aux mêmes règles de droit, la valeur de la vie humaine n’a plus cours. Ce qui est vrai pour le citoyen d’un Etat est vrai également pour une nation dans un monde de nations où certaines sont des grandes puissances et d’autres, de petites nations sans défense.

Imaginons quelle est la première action d’une personne vertueuse qui est accusée d’avoir commis un crime : elle demande justice devant les tribunaux pour que son nom soit blanchi. Si elle est déclarée innocente, elle proclame la vérité au monde. Si donc Israël a un droit sur la terre de Palestine, qu’il le prouve devant les tribunaux internationaux. Si Israël a un droit à se défendre, qu’il indique ses véritables frontières pour que la communauté internationale sache ce qu’il défend. Si la commission d’enquête des Nations unies n’a pas été créée dans le respect des procédures et de la politique des Nations unies, si les Nations unies n’ont pas exigé un traitement impartial à l’égard des deux parties, si un quelconque membre de la commission a eu des motifs douteux ou un parti pris démontrable, qu’Israël fasse appel contre le rapport de la commission devant les Nations unies.

Si les conclusions identiques de B’Tselem, Amnesty International, de la Croix-Rouge et du Conseil des Droits de l’homme sont tout aussi viciées et partiales au détriment d’Israël, qu’Israël les emmène devant un tribunal, et qu’il le prouve. Si le Hamas est une organisation terroriste agissant au mépris du droit international, il faut le prouver en traduisant le Hamas devant les tribunaux, pas en le déclarant organisation terroriste au motif qu’Israël et les Etats-Unis l’ont affirmé.

Si le Hamas a lancé des milliers de « roquettes » sur Israël, qu’Israël défende son droit à lancer en réponse des milliers de missiles les plus sophistiqués, son droit à envahir un peuple enfermé derrière des murs avec des chars d’assaut et du matériel militaire, pendant que le ciel se remplit de F-16, d’hélicoptères et de drones armés, et que la mer se couvre de destroyers qui bombardent Gaza et son peuple incapables d’échapper à la dévastation et au chaos, et qu’Israël démontre quelle est la logique de cette action devant les tribunaux internationaux. Si le Hamas est coupable d’avoir provoqué les atrocités de l’invasion de Gaza à Noël, qu’Israël défende cet argument devant les tribunaux et montre comment un peuple qui est emprisonné peut fournir la nourriture, l’eau, l’électricité, les médicaments, l’infrastructure et l’emploi nécessaires à ces prisonniers alors qu’ils sont encerclés par les forces de défense israéliennes. Si Israël est innocent, il n’a rien à craindre après tout, il est membre d’une organisation dont les membres l’ont accepté parmi eux en 1949.

Quelle horreur de penser que des juifs, qui ont si cruellement souffert aux mains d’une puissance implacable et insensible, n’auraient pas eu le recours à la justice, comme défini par le Tribunal de Nuremberg, ni la création d’une patrie en Palestine, ni l’adhésion à part entière à l’organisation créée pour maintenir la justice pour tous, quelle horreur si leur Etat, gouverné par une puissance implacable et insensible, devait à travers des moyens insidieux rendre nulle et de nul effet cette justice pour tous. La force des Nations unies repose sur un postulat simple, le droit de chaque nation et de tout peuple à un traitement égal en vertu de la loi. Aucune force militaire ne correspond aux Nations unies ; elles ne peuvent lever aucune armée, elles ne peuvent emprisonner aucune nation, elles ne peuvent détruire aucun Etat membre. Elles existent en raison de la persuasion morale, par la confiance mutuelle, et elles ont reconnu et défini le respect et la dignité de toute vie.


William A. Cook enseigne l’anglais à l’université de La Verne en Californie du Sud, et il est l’auteur de Tracking Deception : Bush’s Mideast Policy.

Il peut être contacté à l’adresse : cookb@ULV.EDU.
The Palestine Chronicle - traduction : JPP
http://www.info-palestine.net

Une victoire pour Dick Marty

Publié le 11/09/2009 à 14:28 par djamazz
Une victoire pour Dick Marty. Une reconnaissance pour Youssef Nada
La Suisse doit cesser d’appliquer les sanctions illégales de l’ONU

par Silvia Cattori
Mondialisation.ca, Le 10 septembre 2009

Enfin une bonne nouvelle pour les victimes de confession musulmane injustement frappées par la prétendue « lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement suisse, son département des affaires étrangères, ne peuvent plus se dérober. L’application des sanctions à l’encontre de personnes, décidées sans justifications par le Conseil de sécurité de l’ONU, doit cesser.

Dick Marty

Le Conseil des États (chambre haute du Parlement de la Confédération helvétique) vient en effet d’adopter à l’unanimité la motion, déposée le 12 juin 2009 par M. Dick Marty, président de la Commission de politique extérieure du Conseil des États, et par ailleurs rapporteur du Conseil de l’Europe sur les prisons secrètes de la CIA. Cette motion exige du gouvernement suisse qu’il cesse d’appliquer les sanctions prises par le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’encontre de personnes, au nom de la lutte contre le terrorisme, « tant que la procédure ne respectera pas l’État de droit. »

Youssef Nada
Les efforts inlassables déployés par le sénateur Dick Marty pour exiger le respect de l’État de droit et pour dénoncer l’arbitraire avec lequel ont été soumis aux sanctions antiterroristes du Conseil de sécurité et maintenus sur la liste noire de la Suisse, des gens tout à fait honorables qui n’ont jamais enfreint aucune loi, comme l’ingénieur et banquier Youssef Nada, [1] ont finalement porté leurs fruits.

Il est permis d’espérer que cette motion se traduira rapidement par la levée des sanctions qui frappent injustement M. Nada depuis huit ans.

L’exigence principale de la motion déposée par M. Marty [2], est la suivante :

« Le Conseil fédéral est invité à communiquer au Conseil de Sécurité de l’ONU qu’à partir de la fin de cette année, il n’appliquera plus les sanctions prises à l’encontre de personnes physiques sur la base des résolutions adoptées au nom de la lutte contre le terrorisme, dans la mesure où
- les personnes concernées se trouvent sur la "liste noire" depuis plus de trois ans et n’ont toujours pas été déférées à la justice,
- elles n’ont pas eu la faculté de recourir auprès d’une autorité indépendante ;
- aucune accusation n’a été retenue à leur encontre par une autorité judiciaire, et
- aucun élément nouveau à charge n’a pu être formulé depuis leur inscription dans la liste
. »

Les très graves implications des sanctions injustes subies par M. Youssef Nada sont rappelées en ces termes par M. Marty : « Être sur la liste noire correspond à une espèce de mort civile, puisque tous les biens sont bloqués dans le monde entier et qu’il devient impossible de passer une frontière. Les sanctions sont décidées par un comité qui n’a aucune légitimité démocratique. »

Voilà donc le gouvernement suisse, et la cheffe du Département des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, rappelés sèchement au respect du droit par des parlementaires qui se sont unanimement ralliés aux valeurs éthiques défendues depuis des années, avec ténacité, par M. Marty.

L’adoption à l’unanimité de cette motion par le Conseil des États est d’autant plus significative qu’elle s’est faite contre l’avis du Conseil fédéral, et que Mme Calmy-Rey a tout fait pour tenter de la faire rejeter, ce qui n’est pas à son honneur.

Il convient de préciser que Mme Calmy-Rey, qui avait le pouvoir de s’opposer à ces sanctions illégales, n’a rien fait pour sortir M. Nada de l’imbroglio juridique découlant de ce que M. Obama a appelé le « Bazar de Bush ». Mme Calmy-Rey a persisté à ignorer le fait que la justice avait, dès 2005, innocenté M. Nada.

Il a en effet été établi que l’accusation selon laquelle la société bancaire de M. Nada aurait été « la principale pourvoyeuse de fonds d’Oussama ben Laden », n’avait aucun fondement. Accusation proférée en 2001 par le président George W. Bush en personne - qui devait manifestement chercher des coupables pour mener sa guerre mensongère contre l’Islam. La seule « preuve » que les Etats-Unis aient fournie aux juges était un article du « Corriere della Sera » de 1997 où le journaliste Guido Olimpio [3] avait, semble-t-il, repris des rumeurs répandues par les services de renseignements israéliens, qui menaient une intense campagne pour discréditer les Frères musulmans et les résistants du Hamas aux yeux du monde.

 

Notes

[1] M. Ali Ghaleb Himmat, associé de M. Nada dans la Société Al Taqwa, également mis sur la liste noire et victime du même calvaire, a été dé-listé en août 2009.

[2] Le texte complet de cette motion figure dans l’article suivant : « Dick Marty demande la levée des sanctions contre Youssef Nada », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 5 juillet 2009.

[3] Voir le site officiel de Youssef Nada.



Silvia Cattori est journaliste en Suisse.


Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Silvia Cattori publiés par Mondialisation.ca

Un rapport de l'ONU "les effets dévastateurs du blocus"

Publié le 28/08/2009 à 14:43 par djamazz
Un rapport des Nations Unies décrit les effets dévastateurs du blocus israélien à Gaza

   
Mondialisation.ca, Le 27 aout 2009
 


A défaut de trouver du carburant pour leurs véhicules,
certains habitants de Gaza utilisent des ânes pour se déplacer (photo d’archives)

Photo: Wissan Nassar/IRIN

GAZA-VILLE, 25 août 2009 (IRIN)

Un nouveau rapport des Nations Unies décrit l’impact humanitaire catastrophique du « blocus sans précédent contrôlant toute entrée ou sortie de la bande de Gaza », imposé par Israël depuis deux ans.

Publié en août par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de Jérusalem, le rapport détaille la dégradation rapide de la situation de Gaza en termes de moyens de subsistance, de sécurité alimentaire, d’abris, d’approvisionnement en énergie et en eau, et de systèmes d’assainissement.

« Le blocus a « enfermé » 1,5 million de personnes dans l’une des zones les plus densément peuplées du monde, provoquant une longue crise de dignité humaine et des conséquences humanitaires négatives », a indiqué le rapport.

Suite à la prise de pouvoir du Hamas à Gaza en juin 2007, Israël a fermé toutes les frontières du territoire, imposé des restrictions sur les importations et les exportations, et interdit tout voyage depuis ou vers Gaza.

L’offensive militaire d’Israël contre Gaza, qui a pris fin le 18 janvier 2009 après avoir duré 23 jours, ainsi que les conflits internes entre le Fatah et le Hamas, ont aggravé les souffrances de la population, d’après le rapport.


Karni, le point de passage commercial le plus grand et le mieux équipé
entre Israël et Gaza, est fermé depuis juin
Photo: Shabtai Gold/IRIN

« Blocus » ou « sanctions » ?

Israël conteste l’utilisation du terme « blocus », et déclare que sa politique consiste à s’assurer que la population de Gaza reçoive une aide humanitaire.

« Nous avons imposé des sanctions à la bande de Gaza ; le terme « blocus » est inexact, puisque des dizaines de camions entrent tous les jours sur le territoire, et que les voies d’approvisionnement en eau et en carburants reliant Israël à Gaza ne sont pas coupées », a dit à IRIN Mark Regev, porte-parole du cabinet du Premier ministre israélien.

Sharhabeel al-Zaeem, juriste et consultant à Gaza pour l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a indiqué que les sanctions sont en général « approuvées et imposées par le Conseil de sécurité des Nations Unies », et que l’on parle de blocus « lorsqu’une entité bloque les frontières d’une autre entité ; il s’agit d’une violation du droit international. »

Carte de Gaza indiquant les points de passage aux frontières avec Israël et l’Egypte.
Israël a déclaré la fermeture permanente de Sufa
Photo: Gisha
Frontières fermées

D’après OCHA, Karni, le point de passage commercial le plus grand et le mieux équipé entre Israël et Gaza, est fermé depuis juin 2007, à l’exception d’un tapis roulant transportant uniquement des céréales.

Sur les quatre autres principaux points de passage, celui de Kerem Shalom est ouvert six jours sur sept et permet le passage limité de produits autorisés, Rafah, situé sur la frontière avec l’Egypte, est ouvert sur une base ad hoc, Nahal Oz est partiellement ouvert cinq jours sur sept, permettant le passage de certains types de carburants, et Erez est ouvert six jours sur sept pour permettre l’entrée des travailleurs humanitaires internationaux ainsi que l’approvisionnement médical et humanitaire. 

« Le manque de produits d’importation essentiels, notamment de matières premières, ajouté à l’interdiction des exportations, ont décimé l’activité économique du secteur privé et conduit à la suppression d’environ 120 000 emplois », a indiqué le rapport, ajoutant que près de 75 pour cent des habitants de Gaza sont touchés par l’insécurité alimentaire, en raison d’une forte hausse des prix, de la pauvreté et de la destruction des zones agricoles.

La longueur des procédures de contrôle aux frontières a également retardé l’importation de nombreux produits vitaux, dont certains se sont périmés avant d’entrer sur le territoire. D’après le rapport d’OCHA, on estime que 1 700 containers commerciaux de produits d’importation sont retenus dans des entrepôts de Cisjordanie et d’Israël, ce qui correspond à une perte d’environ 10 millions de dollars.

D’après M. Regev, les conditions imposées par le gouvernement israélien à Gaza pour que les « sanctions » soient levées sont la libération d’un soldat israélien prisonnier, l’arrêt des tirs de roquettes sporadiques visant Israël depuis la bande de Gaza, et l’acceptation par le Hamas de trois principes : renonciation à la violence, reconnaissance d’Israël et respect des accords de paix existants.

« A Gaza, le pouvoir s’enlise dans l’extrémisme religieux, et a déclaré la guerre à Israël », a dit M. Regev. Le gouvernement israélien n’a pas de contact direct avec le gouvernement du Hamas, a-t-il ajouté.

Mahmoud Zahar, l’un des plus anciens dirigeants du Hamas, a dit à IRIN, à Gaza-Ville : « Le gouvernement du Hamas à Gaza a mis fin, depuis janvier 2009, à tous les tirs de roquettes visant Israël.»

Conventions de Genève. Colombie, Irak-Afghanistan, Israël

Publié le 14/08/2009 à 08:55 par djamazz
Conventions de Genève. Colombie, Irak-Afghanistan, Israël
Mondialisation.ca, Le 13 aout 2009

Colombie

Le conflit qui ne dit pas son nom

Depuis plus de cinquante ans, la Colombie est en proie à un conflit armé opposant différents acteurs : l’État, la guérilla des FARC et les paramilitaires des AUC (Autodéfenses unies de Colombie). L’extension géographique du conflit et sa continuité dans le temps ont provoqué des déplacements massifs de population (plus de 4 millions de déplacés). Des milliers de personnes vivent confinées sans moyen de se déplacer librement ni d’accéder aux ressources dans les terres contrôlées par l’armée ou les autres parties au conflit. Ces dernières décennies ont également montré que la concentration des richesses favorise le système de répression mise en place par le président Uribe avec sa politique de sécurité démocratique. Les travailleurs se retrouvent en situation de plus en plus précaire et lorsqu’ils protestent, ils se heurtent à une réponse policière. Aujourd’hui en Colombie, les syndicalistes sont systématiquement accusés de faire partie de la lutte armée. Entre 1986 et 2008, plus de 2 500 d’entre eux ont été assassinés. D’autres ont reçu des menaces de mort, ont été arrêtés. Plus de 30 000 ont disparu. Selon la Commission colombienne des juristes, de juillet 2002 à juin 2007, plus de 12 500 personnes ont été assassinées ou ont été victimes de disparitions forcées. Les exécutions extrajudiciaires (aussi appelés « faux positifs »), commises par les forces de sécurité, ont sérieusement augmenté. Des investigations montrent clairement la responsabilité des groupes paramilitaires toujours actifs. Le processus de démobilisation des « paras » a été surestimé, sur le terrain la population est toujours soumise au contrôle violent des organisations d’extrême droite. La conclusion d’accords humanitaires dans le cas de conflits armés est une recommandation du droit humanitaire international que la Colombie s’est engagée à respecter. D’où la stratégie du gouvernement colombien de refuser d’employer ce terme et de le remplacer par une « guerre contre le terrorisme », façon de se décharger de ses responsabilités.

Bernard Duraud

Irak-Afghanistan

De l’occupation à l’indifférence

Les guerres d’occupation en Afghanistan et en Irak sont loin d’être finies. Elles se poursuivent, dans l’indifférence générale, avec leurs cortèges de morts et leurs lots de destruction et de désolation. Jour après jour, les informations en provenance de Kaboul ou de Bagdad font état de bombardements de villes et de villages, d’attentats suicide, et d’affrontements sanglants. En six ans de guerre en Irak, il n’y a ni bilan des victimes civiles, ces anonymes disparus au nom des stratégies sur le terrain. Si le bilan opérationnel officiel de l’armée américaine en Irak, qui amorce son retrait et se redéploie en Afghanistan, est précis (4 330 morts), le nombre des civils irakiens tués dans cette guerre est compris dans une fourchette allant de 92 641 à 101 129, selon le recensement effectué par le site iraqbodycount.org (181 000 à 655 000 pour Michael Moore, le réalisateur américain). Pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNCHR), la guerre en Irak à elle seule est responsable de 4,5 millions de réfugiés et de populations déplacées à l’intérieur des frontières. En Afghanistan même approximation, mais la mission d’assistance des Nations unies (UNAMA) estime que l’intensification des combats a provoqué la mort de 1 013 civils au cours des six premiers mois de 2009 (plus de 2 000 en 2008), près des deux tiers à la suite d’attaques des talibans, un tiers après des bombardements des forces de l’OTAN. Torture et obligation de rendre des comptes dans la « guerre contre le terrorisme » : de nombreuses preuves montrent désormais que les personnes détenues par des agents de la CIA en Irak, en Afghanistan, à Guantanamo, dans des lieux de non-droit tenus secrets (comme Abou Ghraib) ont été soumises à des tortures et à des mauvais traitements. La mission de l’ONU en Irak s’est fait aussi l’écho de plaintes sur la détention, sans ordre de justice, de suspects par les services de sécurité irakiens, dominés par les chiites.

B. D.

Israël

Le droit international n’existe pas

Israël ne respectant pas le droit international fait fi des conventions de Genève, refusant, en premier lieu, le titre de combattants aux militants palestiniens arrêtés. Marwan Barghouti, alors qu’il était député, a par exemple été capturé à Ramallah, territoire palestinien. Salah Hamouri, franco-palestinien, a été condamné par un tribunal illégal, sans aucune preuve. Quant aux populations civiles, elles sont soumises à l’arbitraire de l’occupation alors que, selon les conventions de Genève, l’occupant doit les protéger, ainsi que leurs habitations.

Les colonies d’implantations juives, sur des terres palestiniennes, sont donc illégales. Tout comme l’expulsion de familles palestiniennes de Jérusalem-Est, qui vise à augmenter le nombre de juifs dans la partie orientale de la ville. En Cisjordanie toujours, la construction du mur dit de séparation (en fait un mur de l’apartheid volant aux Palestiniens les puits d’eau et les terres les plus arables) est considérée par la Cour internationale de justice (CIJ) comme illégal au regard du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Enfin, la violation des conventions de Genève par Israël est évidente au regard du blocus imposé à la population civile de la bande de Gaza. L’accès des travailleurs humanitaires est régulièrement empêché, quant à l’immunité diplomatique, les personnels français molestés par les militaires israéliens à la frontière avec Gaza ou à la sortie de Naplouse peuvent témoigner du peu de cas qu’en fait Israël. Ces violations sont rarement dénoncées par les chancelleries occidentales.

P. B.

Faim de justice

Publié le 14/08/2009 à 07:47 par djamazz
Faim de justice

AUTEUR: Frei BETTO

Traduit par Thierry Pignolet. Édité par Fausto Giudice

Frei BETTO Jeudi 13 Août 2009


Faim de justice

Aujourd'hui, les personnes menacées par la faim chronique sont déjà 950 millions. Elles étaient  800 millions en 2007. Leur nombre a augmenté entretemps à cause de l'expansion de l’agrobusiness - dont les technologies élèvent le prix des aliments - et de l’extension de superficies destinées à la culture d’agro-carburants produits pour assouvir la faim des machines et non des gens.

La faim est l’arme la plus meurtrière inventée par l'injustice humaine. Elle cause plus de morts que toutes les guerres. Elle élimine 23.000 vies par jour, presque 1000 personnes par heure ! Les principales victimes sont les enfants.

Presque personne ne meurt par manque d’aliments. L'être humain supporte presque tout : politiciens corrompus, humiliations, agressions, indifférences, l'opulence de quelques-uns. Même l’assiette vide. C'est pourquoi on ne peut pas dire que qui que ce soit meure d’absence complète  d'aliments. Les affamés, quand ils n'ont rien à manger, mettent en bouche, pour tromper la faim, des résidus de poubelles, des lézards, des souris, des chats, des fourmis et des insectes divers. Le manque de vitamines, d’hydrates de carbone [1] et d'autres substances nutritives essentielles affaiblit l'organisme et le rend vulnérable aux maladies. Les enfants rachitiques meurent d'un simple rhume, par manque de défenses.

Il n’y a que quatre facteurs de mort précoce : accidents (de travail ou de circulation), violence (meurtre, terrorisme ou guerre), maladies (cancer ou SIDA) et faim. Cette dernière produit le plus grand nombre de victimes. Toutefois c'est le facteur qui suscite le moins de mobilisations. Il y a des campagnes répétées contre le terrorisme ou pour traiter le SIDA, mais qui proteste contre la faim ?

Les misérables ne protestent pas. Seul celui qui mange se met en grève, descend dans la rue, manifeste publiquement son mécontentement et ses revendications. Comme ces gens ne souffrent pas de menace de faim, les affamés sont ignorés.

Les dirigeants des nations les plus riches et puissantes du monde réunis en G-8 au début du mois de juin à l’Aquila, en Italie, viennent de décider de libérer 15 milliards de dollars US pour calmer la faim dans le monde.

Quel cynisme se paie le G-8 ! Il est le responsable du fait que les affamés sont en multitude. Ceux-ci n'existeraient pas si les nations métropolitaines n'adoptaient pas des politiques protectionnistes, des barrières douanières, des multinationales d'agro-toxiques et de semences transgéniques. Presque 5 millions d'enfants ne mourraient pas chaque année si le G-8 ne manipulait pas l'OMC, ne stimulait pas l'inégalité sociale et tout ce qui l'augmente : la grande propriété, la spéculation sur les prix des aliments, l'appropriation privée de la richesse.


15 milliards de dollars seulement ! Ces messieurs-dames du G-8 savent-il combien de millions ont été destinés pour sauver, de septembre 2008 à juin 2009, non l'humanité, mais le marché financier ? Mille fois cette somme ! 15 milliards de dollars servent seulement à offrir quelques caramels à quelques affamés. Sans compter qu’un bonne partie de ces ressources ira dans la bourse des corrompus ou servira de monnaie d’échange électorale. « Je vous donne un pain, votez pour moi ».


Si le G-8 avait réellement l’intention d’éradiquer la faim du monde, il promouvrait des changements dans les structures mercantilistes qui régissent la production et le commerce mondiaux, et il canaliserait plus de ressources vers les nations pauvres que vers les agents du marché financier et l'industrie de guerre.

Si les maîtres du monde voulaient en finir réellement avec la faim, ils déclareraient la grande propriété foncière crime contre l’humanité et permettraient la libre circulation des aliments, comme cela se passe avec l'argent. De même si, au lieu d’attraper quelques narcotrafiquants, ils avaient aussi l’intention d’éradiquer le trafic de drogues, ils se mettraient à détruire définitivement, avec leurs machines de guerre, les champs de plantation de marijuana, de coca, de pavot et autres végétaux, les transformant en zones d’agriculture familiale. Sans matières premières, il n'y a pas de trafiquant  capable de produire de la drogue.

Dire que le G-8 essaye d’en finir avec la faim ou de sauver la planète de la dégradation environnementale équivaut à espérer que le Père Noël apporte en cadeau, lors de la prochaine fête de Noël, une vie digne à tous les enfants pauvres. Le cynisme est tel que les dirigeants du monde promettent d'établir des bases de viabilité environnementale à partir de 2050.

Or l’un des enseignements évidents de la nature, c’est qu’à moyen terme, nous serons tous morts. Si la Terre a déjà perdu 25% de sa capacité d'auto-régénération, que va-t-il se passer si l'humanité doit attendre 40 autres années pour que se prennent des mesures efficaces ?

Si ceux qui n’ont pas faim avaient au moins faim de justice -vertu qualifiée de béatitude par Jésus -, alors l’espérance en un futur meilleur ne serait pas vaine.


[1] Les hydrates de carbone, ou glucides, sont une classe de molécules de la chimie organique. Ils font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants essentiels des êtres vivants et de leur nutrition, car ils sont un des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de consommation d’énergie. (Wikipedia)

 


Source :Fome de justiça

Article original publié le 27/7/2009

Sur l’auteur

Thierry Pignolet et Fausto Giudice sont membres deTlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8329&lg=fr


DERNIERS ARTICLES :
La résistance face à la crise de l’hégémonie
LA GUERRE EST TOTALE   La résistance face à la crise de l’hégémonie 29 Octobre 2009 La crise actuelle n’est pas seulement une cris
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT OBAMA
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT OBAMA Fuzz Digg Del.icio.us Blogmemes Tape-moi Nuouz Blinklist Furl Reddit Smarking Newsvine Pioche Spurl Y! Simpy Wists Blinkbits Co.m
A la communauté internationale d'agir contre Israel
A la communauté internationale d'agir contre le régime sioniste  30/10/2009 Le secrétaire général de la Ligue Arabe a fustigé les crime
Le Vatican désire consolider ses relations avec l'Iran
Le Vatican désire consolider ses relations avec la République islamique d'Iran  30/10/2009 Le Saint-Père Benoît XVI a reçu en Audience S.E M
Israël demande à Rome de laisser son général à la Finul
Israël demande à Rome de laisser son général à la tête de la Finul au Liban  30/10/2009 Israël a demandé à l'Italie de

forum