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La French Connection

Posté le 02.07.2008 par djamazz
La French Connection

Le 15 décembre 1947, aux environs de treize heures quarante-cinq, une vingtaine de combattants de la Haganah – la milice juive clandestine d'avant la création de l'Etat d'Israël – s'empara d'un camion britannique, au Sud de Saint-Jean d'Acre. Les hommes, armés, mais habillés en civil, ont confisqué près de cinq cents kilos de documents, empaquetés dans huit containers scellés, en acier, et dans douze sacoches de la valise diplomatique. Ces documents avaient été envoyés par l'ambassade britannique à Beyrouth au port de Haïfa, à partir duquel ils auraient dû être expédiés par bateau vers la Grande-Bretagne.

par Meir Zamir *

in Haaretz, 27.06.2008

http://www.haaretz.com/hasen/spages/996684.html
traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

Le camion fut détourné vers une destination inconnue. Son chauffeur et ses gardes armés furent retrouvés, plus tard, dans un bâtiment abandonné, près de Kiryat Ata. Les Britanniques firent tout pour minimiser l'importance des documents détournés, affirmant qu'ils ne contenaient, pour la plupart, que des informations économiques fournies par la mission britannique à Beyrouth, que dirigeait, durant la Seconde guerre mondiale, le général Edward Spears. Mais la réaction des Britanniques, des Français et de la Haganah elle-même à cet événement suggèrent clairement que les papiers volés dans ce camion étaient extrêmement importants. Immédiatement après l'incident, le consul de France à Jérusalem vint à Tel Aviv. Les Français s'y virent remettre des documents ultrasecrets, d'une grande importance opérationnelle pour eux. Les autorités mandataires britanniques censurèrent les informations relatives à l'incident, interdisant aux journaux britanniques ou hébreux de publier la moindre information au sujet de cette opération de la Haganah. Les documents furent finalement restitués aux Britanniques, mais près d'un pourcent d'entre eux restèrent entre les mains de la Haganah.

Le fait que la France considérait que ces documents étaient extrêmement importants et qu'elle souhaitait s'en emparer est suggéré par un télégramme que le représentant de l'Agence juive à Paris, un certain Maurice Fischer, envoya, le 11 janvier 1948, demandant que des négociations en vue du transfert des documents vers la France soit tenue à Paris, et non pas au vu et au su du Consulat de France à Jérusalem. L'opération se basait sur une information reçue par la Haganah, de la part de services français du renseignement, indiquant que le camion britannique véhiculait un chargement d'une importance extrême. Cette information avait apparemment été obtenue grâce à l'aide d'un agent français actif à Beyrouth jusqu'à la fin juillet 1947, qui fournissait à la France des documents internes à la légation britannique. Immédiatement après le détournement du camion, un officier du renseignement français, déguisé en reporter de France-Soir, était envoyé à Tel Aviv pour y étudier les documents anglais.

Cet incident révéla aux services du renseignement britanniques l'étendue de la collaboration clandestine entre le Yishuv [la communauté juive pré-étatique en Palestine] et la France. Les Britanniques prirent des mesures de rétorsion contre les Français dès le début de la guerre en Palestine. Les armées arabes ayant envahi le pays, le 15 mai 1948, des agents britanniques déguisés en légionnaires jordaniens attaquèrent les bâtiments du consulat français dans la vieille ville de Jérusalem. Au plus fort des bombardements, en juillet, quatorze des employés du consulat français furent blessés. Les protestations de la France tant auprès du Roi Abullah de Jordanie qu'auprès du Foreign Office ne servirent strictement à rien. Et même la menace, transmise par le consul français à Amman, que son pays couperait ses relations avec la Jordanie si les bombardements se poursuivaient s'avéra inutile.

Graisser la patte aux Arabes

Beaucoup de choses ont été écrites au sujet de l'aide des Français au mouvement sioniste, de 1946 à 1948, en matière d'immigration juive clandestine, de fournitures d'armes et de relations publiques [j'ai écrit à ce sujet un article : « Britain's Treachery, France's Revenge » (La Trahison britannique et la revanche française), qui a été publié dans Haaretz, le 2 février 2008]. On sait fort peu de choses, toutefois, sur la collaboration de la France avec des institutions sionistes en matière de renseignement et de diplomatie secrète, dans le cadre de la lutte contre la Grande-Bretagne et les pays arabes. Des recherches récentes révèlent que les services français du renseignement ont réussi non seulement à infiltrer le ministère syrien des Affaires étrangères, mais aussi à placer un agent au sein de la légation britannique à Beyrouth, fin 1944.

La légation britannique à Beyrouth recevait de la correspondance secrète du cabinet britannique à Londres et du ministère des Affaires moyen-orientale, sis au Caire. Trois organisations du renseignement différentes travaillaient également, à la légation, dont le bureau politique collectait des rapports de renseignement sensibles provenant d'agents travaillant pour la Grande-Bretagne dans l'ensemble du Moyen-Orient. Des noms et des noms de codes d'agents du renseignement (ainsi, par exemple, le n° 325 était Mohsen al-Barazi, le secrétaire particulier du président syrien Shukri al-Quwwatli, qui finit lui-même Premier ministre de Syrie sous le président Husni Zaïm), des reçus de très importants pots-de-vin donnés par des officiers britanniques du renseignement à des dirigeants arabes, et des accords par lesquels divers personnages promettaient de coopérer avec la Grande-Bretagne : tout cela, et bien d'autres choses encore, finit entre les mains des services d'espionnage français.

La France agissait contre la Grande-Bretagne essentiellement poussée par son désir de se venger de sa propre éviction de la Syrie et du Liban, en mai 1945. Plus tard, les Français nouèrent des liens avec différents mouvements, groupes et personnalités antibritanniques au Moyen-Orient. Mais, de tous ces liens, ce fut ceux que les Français nouèrent avec le mouvement sioniste qui se révélèrent les plus solides et efficients.

Des annotations de David Ben Gourion dans son carnet de guerre, ainsi que des rapports émanant de Fischer, le représentant de l'Agence juive à Paris, fournissent une preuve indirecte du fait que les Français donnaient à la Haganah des informations tirées des documents secrets britanniques et syriens. Les liens avec les institutions sionistes, qui avaient fini par faire de la France un ami intime de l'Etat d'Israël naissant, commencèrent par une lettre envoyée par le chef de la Mission française en Syrie et au Liban, le général Paul Beynet, au chef du Gouvernement provisoire de la France, le général Charles de Gaulle, à la fin juin 1945. Dans cette lettre, dont certains des passages sont publiés ici pour la première fois, Beynet écrivait :

"Mon General,
« Dans la crise récente, l'opinion publique, au Moyen-Orient, est contre nous. Seuls les juifs de Palestine représentent une exception. Leur préoccupation de voir le danger auquel la France est confrontée au Levant a créé chez eux un consensus qu'eux-mêmes considèrent exceptionnel. Le parallélisme entre un foyer national juif en Palestine et un foyer chrétien au Liban, qui a toujours été prôné par l'Agence juive, est devenu, désormais, le leitmotiv de tous. Mes collaborateurs ont été approchés par les divers côtés, qui offrent leurs services. J'ai donné des ordres allant dans le sens du maintien de ces contacts […].

« Il semble que, tout au moins au début, le fait de travailler ensemble ne puisse être que dans notre intérêt. Il devrait suffire de donner une réassurance verbale, non pas nécessairement de soutenir le mouvement sioniste et ses exigences, mais de s'abstenir d'adopter une attitude hostile, en particulier en matière d'immigration en Palestine. Les injustices et les souffrances subies par les juifs français sous l'occupation allemande nous rend difficile l'adoption de toute autre attitude. De plus, nous pourrions bénéficier, globalement, de l'excellent réseau de renseignement, de la propagande et même des actions politiques dans lesquelles sont engagées l'Agence juive, des groupes de presse juifs et des groupes parlementaires pro-sionistes. »

Beynet était un responsable officiel français qui avait joué le rôle principal dans les relations entre la France et l'Agence juive. Avant d'être nommé délégué général en Syrie et au Liban, il avait servi dans la délégation de la France Libre aux Etats-Unis, où il avait eu l'occasion de mesurer l'étendue de l'influence des organisations juives. Beynet avait rencontré Ben Gourion à Beyrouth le 15 octobre 1944. Il savait déjà, à l'époque, sur la foi de documents britanniques fournis par une « taupe » française infiltrée à l'intérieur du British office de Beyrouth, que la Grande-Bretagne avait l'intention de continuer à imposer son « Livre Blanc » au mouvement sioniste et à empêcher l'établissement d'un Etat juif indépendant en Palestine. Cette politique palestinienne s'intégrait dans le cadre d'un plan secret de la Grande-Bretagne, visant à créer une Grande Syrie en unifiant la Syrie, la Transjordanie, le Liban et la Palestine à l'intérieur d'une entité politique unique.

La Grande-Bretagne s'était vraiment démenée pour faire progresser ses intérêts au Moyen-Orient. Les documents subtilisés par les Français révélaient le cynisme avec lequel la Grande-Bretagne exploitait la « menace sioniste ». Des officiels britanniques de très haut rang cherchaient délibérément à approfondir les craintes des Arabes, en insistant lourdement sur le fait que seule, une coopération de leur part avec la Grande-Bretagne, pourrait les protéger contre l'invasion judéo-sioniste…

Il faut prévenir Truman

Début 1945, dans ses rapports envoyés à Paris, Beynet prédisait que si les Britanniques réussissaient à chasser les Français de Syrie et du Liban, leur prochain objectif serait de forcer le mouvement sioniste à accepter une solution qui servît les intérêts britanniques dans le monde arabe. Fin février, il donna à l'officier de liaison français à Jérusalem l'instruction de contacter les représentations de l'Agence juive afin d'explorer les domaines de coopération possibles. Les Français contactèrent tout d'abord des représentants de l'Agence juive à Beyrouth, puis Ben Gourion rencontra les responsables du ministère français des Affaires Etrangères, à Paris. Ce n'est qu'après la crise syrienne, toutefois, qu'une coopération pratique fut engagée.

Au début, les deux partenaires recherchèrent des moyens de conjuguer leurs forces en matière de relations publiques, aux Etats-Unis. En juillet 1945, à la suite de la lettre envoyée par Beynet à de Gaulle, l'officier du renseignement de la Haganah Tuvia Arazi se rendit à Paris ; durant la Seconde guerre mondiale, il avait maintenu des liens étroits avec les agents du renseignement de la France Libre, au Levant. Arazi voulait formaliser la relation entre le Yishuv et la France grâce à une rencontre entre officiers de haut rang des deux parties. Il pensait que Ben Gourion et Moshe Sharett devraient rencontrer de Gaulle ou au minimum le ministre des Affaires étrangères Georges Bidault ; De Gaulle préférait quant à lui charger Bidault des contacts avec les dirigeants sionistes.

Le premier test de la capacité de l'Agence juive de jouer sa partie dans ce marché, tel qu'il fut mis au point lors de conversations avec Beynet, se produisit durant la visite de de Gaulle aux Eats-Unis, à la fin du mois d'août de cette année-là. Au début dudit mois, Arazi rencontra les aides de de Gaulle afin de coordonner la visite. Quand de Gaulle arriva aux Etats-Unis, les organisations juives lui avaient préparé un accueil chaleureux et sympathique, tant à New York qu'à Chicago.

Le mouvement sioniste bénéficia aussi de cette visite. Un indice indirect semble indiquer que de Gaulle avait mis le président Harry Truman au courant de la nature conspiratrice des actions britanniques au Moyen-Orient, ainsi que sur leur rôle dans la crise syrienne. Cela ne doit rien au hasard si la célèbre déclaration de Truman, dans laquelle il formulait son soutien à l'émigration de plus de 100 000 juifs de camps de réfugiés européens vers la Palestine pré-étatique, a été rendu publique à la fin de ce même mois…

Une deuxième phase, dans l'approfondissement des relations occultes entre le gouvernement provisoire de de Gaulle et l'Agence juive, commença en septembre, après que les Français eurent appris par des documents britanniques et syriens envoyés par leurs agents que le nouveau gouvernement travailliste britannique poursuivrait la politique de son prédécesseur au Moyen-Orient, y compris l'éradication du reste d'influence française en Syrie et au Liban. Les dirigeants de l'Agence juive, quant à eux, apprirent que le gouvernement britannique, dirigé par le Premier ministre Clement Atlee et le ministre des Affaires étrangères Ernest Bevin, avait bien l'intention de persister dans sa politique définie dans son Livre Blanc, et d'interdire toute immigration libre de juifs en Palestine.

Début octobre 1945, durant sa visite à Paris, Ben Gourion annonça la création du Mouvement Juif de Résistance, qui unifia toutes les milices pré-étatiques dans le combat contre les Britanniques. Cette déclaration, ainsi que l'engagement croissant des Etats-Unis dans les efforts visant à trouver une solution au problème juif [sic, ndt] en Palestine, augmentèrent le prestige du mouvement sioniste aux yeux des Français. Ben Gourion attachait une grande importance aux relations avec la France, et il y veillait, les supervisant personnellement. A la mi-novembre, il rencontra Bidault à Paris, et il fit de la Ville-Lumière [bôf ! ndt], les deux années suivantes, le quartier général de son combat contre les Britanniques, en vue de la création d'un Etat juif en Palestine [plus exactement : à la place de la Palestine… ndt].

Pétrole saoudien (whisky et petites pépées)

Une des révélations des documents britanniques et syriens retrouvés dans les archives françaises, c'est le fait que la Grande-Bretagne essayait d'utiliser le soutien apporté par Truman à l'immigration de réfugiés juifs en Palestine pour convaincre le Roi d'Arabie saoudite Abdul Aziz al-Saoud de révoquer des concessions pétrolières accordées à des compagnies américaines dans son pays. En octobre 1945, des responsables britanniques demandèrent au président syrien Quwwatli d'intercéder auprès du roi à ce sujet. Quelques jours plus tard, Quwwatli rapporta la réponse du roi, dans une lettre envoyée à l'ambassadeur britannique à Damas, Terence Shone : « Je n'apporterai jamais mon consentement à une immigration juive en Palestine, qui est un pays sacré, pour les Arabes. La Russie m'a rassuré : elle nous soutiendra si nous persistons dans notre position inébranlable sur cette question. Quant aux Américains, j'ai bien l'intention de les menacer de retirer les concessions [pétrolières] que je leur ai accordées. »

Les Américains, au courant de la conspiration britannique d'après leurs propres sources, et probablement, aussi, de sources françaises, furent en mesure de faire échouer le plan. Truman, qui était personnellement impliqué dans la garantie de la part de son pays dans les pétroles du Moyen-Orient, fut ulcéré par les tentatives britanniques de saboter les intérêts américains.

La collaboration secrète des Français avec l'Agence juive devint plus intense, y compris aux Etats-Unis, en particulier à travers certaines campagnes siono-maronites visant à faire du Liban un pays chrétien indépendant. En 1946-1948, la France resserra ses liens avec le mouvement sioniste en Amérique et en Israël, et elle fournit à l'Agence juive des renseignements sur les projets britanniques et arabes, apportant ainsi une contribution vitale au processus qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël, en 1948.

Soixante ans après la création de cet Etat, alors que des milliers de livres et d'articles étaient publiés sur la question, il n'existe encore à ce jour aucun récit complet des circonstances régionales et internationales qui entourèrent la fondation d'Israël, dont, notamment, le rôle joué par la France, en ces années décisives.

[* Le professeur Meir Zamir enseigne à la Faculté des Etudes Moyen-Orientales à l'Université du Néguev – Ben Gourion.]

Mardi 01 Juillet 2008



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Comment la télévision rend-elle le cerveau disponible ?

Posté le 30.06.2008 par djamazz
Comment la télévision rend-elle le cerveau disponible ?

Résumé :Une analyse psychologique de la consommation télévisuelle : pédagogique malgré la thèse simplificatrice de la manipulation du public.

Comment la télévision rend-elle le cerveau disponible ?
Ce livre de Sébastien Bohler, docteur en neurobiologie et notamment chroniqueur à l'émission Arrêt sur Images, surfe sur le filon éditorial de la manipulation psychologique. Dès 1987 en effet paraissait le best-seller Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens . En 2004, Dunod lançait la collection 100/150 petites expériences de psychologie.... Son essor et les multiples traductions (Italie, Corée...) témoignent du succès de cette thématique auprès du grand public. Succès qui n'est lui-même qu'une manifestation de l'engouement général de l'édition ces dernières années pour les questions relatives au bien-être et au coaching.


Centré sur l'information, la publicité et le divertissement, le livre aurait gagné à aborder aussi la fiction, la musique et les sons, ou les relations entre audience et satisfaction

Les 150 expériences annoncées se révèlent en réalité une succession de 61 articles, classés en 5 thèmes : "croyances", "politique", "publicité", "divertissement", et un dernier thème fourre-tout : "réactions épidermiques". L'information, la publicité et le divertissement sont ainsi abordés mais il reste malheureusement une grande absente : la fiction. La recherche scientifique en psychologie n'aurait-elle pas encore produit d'études pouvant s'y appliquer ? Explorer les mécanismes utilisés en fiction pour retenir les téléspectateurs aurait été intéressant, d'autant que les professionnels cherchent, selon leurs propres termes, à rendre les séries "addictives".

On regrette également que la radio soit aussi quasiment absente alors que le public y consacre plus de 2h par jour. Plus largement, la musique et les sons ne sont que peu abordés . Un bref coup d’œil sur le site du bimestriel Cerveau & Psycho où Sébastien Bohler est journaliste, montre pourtant que d'autres expériences auraient pu être mentionnées . Analyser l'effet des timbres et sons humains sur l'attention, de la mélodie sur l'imaginaire et les émotions, des effets physiologiques du rythme, constituerait autant de pistes de travail pour les chercheurs en psychologie, comme le suggère cette étude marketing sur la musique dans les publicités audiovisuelles.

Enfin, une question centrale pour les médias publics ou payants est celle de la satisfaction. Quelles explication la psychologie donne-t-elle à la décorrélation entre satisfaction et audience, illustrée par exemple par la première place régulière d'ARTE dans les enquêtes de satisfaction ? Peut-on expliquer les scores médiocres de satisfaction de TF1 par une consommation télévisuelle compulsive engendrant mauvaise conscience et faible estime de soi ? Ou ce phénomène est-il simplement dû au fait que les programmes très fédérateurs doivent être consensuels et risquent donc de manquer de relief et d'aspérités ? Le livre n'explore malheureusement pas ce champ d'étude potentiellement très riche.


Des expériences d'intérêt inégal

Les expériences sont tirées de publications scientifiques, et l'auteur tente d'en tirer des conclusions dans un contexte de consommation médiatique. Cette structure donne l'impression de lire une succession d'articles de Cerveau & Psycho. De fait, de nombreuses expériences citées dans le livre ont déjà fait l'objet d'articles dans ce magazine.

Cette méthode donne des résultats inégaux. Certaines expériences sont amusantes et instructives : la fréquence des changements de plans, particulièrement élevée dans les publicités ou les séries américaines, mobilise l'attention du téléspectateur et parallèlement, explique pourquoi il est parfois difficile de s'arracher de son téléviseur . La lumière rouge intimide : cette astuce est exploitée dans Le Maillon Faible, tandis que la couleur bleue favoriserait la relaxation . Le succès de la presse people correspondrait à un besoin instinctif de commérage, facteur de lien social dans les sociétés primitives . Les sondages sont fragiles : ils influencent l'opinion des gens, donc en retour, de nouveaux sondages, mais beaucoup moins leurs actes . Une publicité pour un produit utilisé dans un programme est plus efficace si elle est diffusée avant le programme qu'après .

D'autres expériences paraissent évidentes : ainsi apprécie-t-on une marque connue car elle fait partie d'un univers familier ; l'exposition répétée favorisant l'identification . Autre exemple : les émissions d'"infotainment" favorisent le désengagement politique . Une expérience démontre même que ... les paysages grandioses sont appréciés du public . Quelle surprise !

Enfin, certaines conclusions sont peu convaincantes : on atteint en effet rapidement les limites de la psychologie expérimentale, où les expériences sont ponctuelles, alors que la consommation médiatique est quotidienne. L'auteur indique ainsi qu'un choix de chaînes trop nombreuses génère de la frustration, mais il omet de préciser que pour réduire ce choix, le téléspectateur se construit un univers de quelques chaînes de référence, hors duquel il s'aventure rarement .

Le fait que certains articles en ligne de Cerveau & Psycho, rédigés par le même auteur, ne donnent pas la même analyse que le livre, achève de semer le trouble. Sébastien Bohler indique ainsi dans le livre que l'incertitude dans les programmes procure du plaisir en générant de la dopamine, "hormone du plaisir" . Dans le magazine, l'auteur donne une explication différente et d'ailleurs difficile à comprendre . De même, selon le livre, le plaisir procuré par les scènes d'horreur proviendrait d'une forme de cruauté ancestrale liée à notre instinct de chasseur , tandis que dans le magazine, l'auteur explique ce plaisir par une excitation liée à la peur...


Des conclusions biaisées pour accréditer la thèse de la manipulation, mais malgré tout, un apport pédagogique certain

Enfin, certaines conclusions sont biaisées pour accréditer la thèse selon laquelle les médias nous manipulent, récurrente et exacerbée depuis la sortie fameuse de l'ancien PDG de TF1 sur le "temps de cerveau disponible". Ainsi, selon l'auteur, la télévision alternerait délibérément des publicités glamour montrant de jeunes femmes longilignes et des réclames pour des barres chocolatées, le chocolat étant un remède contre la déprime engendrée par la baisse d'estime de soi . Une telle analyse méconnaît les règles qu'appliquent les régies publicitaires des chaînes de télévision pour optimiser le placement des spots publicitaires : elles utilisent des techniques sophistiquées de "yield management" initialement développées pour la réservation de billets d'avion, tout en évitant de placer dans un même écran des spots pour des produits concurrents. Mais l'alternance maigreur / chocolat n'en fait pas partie à ce jour.

C'est ici qu'on entrevoit le principal défaut de ce type d'ouvrage. Leur fonds de commerce est de dénoncer des manipulations, même la où il n'y en a pas (en tous cas pas encore). Or toutes les relations sociales sont fondées sur l'exploitation consciente ou inconsciente des mécanismes psychologiques humains. Le public sait que le média cherche à le retenir, que la publicité veut lui vendre des produits, que le politique vise à le convaincre. Même s'il n'est pas conscient de tous les mécanismes à l'œuvre dans son cerveau, parler de manipulation est exagéré.

Il reste que le livre de Sébastien Bohler est utile d'un point de vue pédagogique pour diffuser les avancées récentes de la psychologique expérimentale et aider le public à mieux décrypter les médias. D'ailleurs, puisque l'éducation aux médias est censée être une priorité publique, pourquoi ne pas généraliser l'enseignement de la psychologie au-delà des filières spécialisées et des études de management, voire dès le secondaire ?

Dimanche 29 Juin 2008

http://www.nonfiction.fr/article-1263-comment_la_television_rend_elle_le_cerveau_disponible_.htm

Albert Pike et le plan luciférien de gouvernement mondial

Posté le 30.06.2008 par djamazz
Albert Pike et le plan luciférien de gouvernement mondial

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“ Cette lettre du 15.08.1871 fut révélée par le Commodore William (1895-1959) dans son livre « Pawns in the Game » (« Des Pions sur l’Échiquier », Éd. Canadienne éditée en 1954 par la « National Federation of Christian Laymen »). Cet officier de marine canadien faisait partie de l’équipe formée par l’amiral britannique Sir Barry Domville, ancien chef de la « Naval Intelligence », retraité en 1936 et plus tard incarcéré par W. Churchill comme antibelliciste. […]

“ … mais des deux défaites subies par la France, la militaire et sociale, profiteront à la fois les financiers cosmopolites et les disciples de Karl Marx, tandis que les promoteurs du « World Revolutionary » mouvement, Giuseppe Mazzini et son homologue nord-américain, le général Albert Pike [1809-1891], dans leur lettre du 15.08.1871, traitent du schéma « Crise, Guerre, Révolution » des 3 guerres mondiales suivies des 3 grandes révolutions qui doivent marquer le XXe siècle. A. Pike, 33e degré, grand commandeur du Rite écossais du Sud, fonda sa propre obédience luciférienne : le « New Reformed Palladian Rite » destiné à appuyer le Mouvement Révolutionnaire Mondial (cf. Jean Lombard, « La face cachée de l’Histoire moderne », pp. 552-554, 1984, et les pages 555-556 du tome 2 de l’éd. espagnole). ”


“ La Première Guerre Mondiale devait permettre aux Illuminati de renverser le pouvoir des Tsars en Russie et de transformer ce pays par la mainmise du Communisme athée. Les divergences « naturelles », attisées par les Agents des Illuminati entre les Empires Britannique et Allemand devaient servir à fomenter cette guerre. Le conflit terminé, le Communisme devait se constituer et être utilisé pour détruire les autres gouvernements et affaiblir les religions.

“ La Deuxième Guerre Mondiale devait être fomentée en jouant sur les divergences entre Fascistes et Sionistes Politiques. Cette guerre devait permettre la destruction du Nazisme et accroître la puissance du Sionisme Politique de façon à ce que l’Etat souverain d’Israël put s’établir en Palestine. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la puissance du Communisme International devait arriver au niveau de celle de la Chrétienté tout entière. Arrivé à ce point, il devait être contenu et mis en réserve jusqu’à son utilisation pour le dernier cataclysme social.


“ Quelle personne informée pourrait nier que Roosevelt et ChurchilL ont réalisé cette politique ?


“ La Troisième Guerre mondiale doit être fomentée en utilisant les divergences que les agents des Illuminati attiseront entre les Sionistes Politiques et les dirigeants du monde musulman. La guerre doit être menée de telle manière que l’Islam (le monde Arabe y compris la religion de Mahomet) et le Sionisme Politique (y compris l’Etat d’Israël) se détruisent mutuellement. Dans le même temps, les autres nations une fois de plus divisées entre elles à ce propos, seront forcées de se combattre jusqu’à un état d’épuisement complet, physique, moral, spirituel et économique.


“ Quelle personne impartiale et raisonnable pourrait nier que les intrigues en cours au Proche, au Moyen Orient et à l’Extrême Orient ne préparent pas la réalisation de ce dessein infernal ?


“ Le 15 août 1871, Pike disait à Mazzini qu’après la Troisième Guerre Mondiale, ceux qui aspirent à dominer le monde sans conteste provoqueront le plus grand cataclysme social que le monde ait jamais connu. Nous citons ses propres termes empruntés à la lettre cataloguée au British Museum Library à Londres : ”


« Nous lâcherons les Nihilistes et les Athées et nous provoqueront un formidable cataclysme social qui, dans toute son horreur, montrera clairement aux nations les effets d’un athéisme absolu, origine de la sauvagerie et du plus sanglant chambardement. Puis tous les citoyens, obligés de se défendre eux-mêmes contre la minorité révolutionnaire mondiale, extermineront les démolisseurs de la civilisation, et les masses déçues par la chrétienté dont les esprit déistes seront à partir de ce moment sans boussole, à la recherche d’un idéal, sans savoir vers quoi tourner son adoration, recevront la vraie lumière grâce à la manifestation universelle de la pure doctrine de Lucifer, enfin révélée aux yeux de tous, manifestation qui suivra la destruction de la chrétienté et de l’athéisme, simultanément soumis et exterminés en même temps. »

Le Sionisme et le Troisième Reich

Posté le 21.06.2008 par djamazz
Le Sionisme et le Troisième Reich

*-L'officier SS Leopold von Mildenstein et le représentant de la Fédération Sioniste Kurt Tuchler partirent ensemble en Palestine pour six mois, afin d'évaluer le développement du Sionisme dans ce territoire. Se basant sur ses observations de première main, Von Mildenstein écrivit une série de douze articles illustrés dans l'important quotidien berlinois Der Angriff [le journal lancé par Goebbels en 1927, NDT], qui furent publiés à la fin de 1934 sous le titre « Un Nazi voyage en Palestine». Les articles exprimaient une grande admiration pour l'esprit pionnier et les réalisations des colons Juifs. Le développement du Sionisme, écrivait Von Mildenstein, avait produit une nouvelle sorte de Juif. Il faisait l'éloge du Sionisme comme étant un grand bienfait pour le peuple juif et pour le monde entier. Un foyer national juif en Palestine, écrivait-il dans son dernier article, «montre la voie pour guérir une blessure vieille de plusieurs siècles sur le corps du monde : la question juive». Der Angriff fit frapper une médaille, avec une svastika sur une face et une étoile de David sur l'autre, pour commémorer la visite conjointe SS-Sioniste. Quelques mois après la parution des articles, Von Mildenstein fut promu à la tête de la Direction des Affaires Juives du Service de Sécurité SS (SD), avec l'objectif de soutenir plus efficacement l'émigration et le développement sionistes...

*- source Mark Weber Le Sionisme et le Troisième Reich
http://library.flawlesslogic.com/zionism_fr.htm

si tu veux aborder le rôle des sionistes et de leur aide dans la solution finale des juifs, de leur propre race ! je tiens une doc conséquente à ta disposition, en attendant rien ne sert de mentir les preuves remontent à la surface, c'est fini pour vous de jouer les victimes alors que vous êtes les coupables criminels de l holocauste !!.

Posté par redk le 20/06/2008

L'expérience juive

Posté le 12.06.2008 par djamazz
L'expérience juive

Depuis plus d'un demi-siècle, ceux qui s'échinent à lutter contre les forces agissant dans l'ombre du paradigme israélien identifient la politique et la praxis israéliennes au sionisme et à l'idéologie sioniste. J'ai le regret de leur dire qu'ils se gourent, depuis le début. En effet, si le projet sioniste dicte le pillage de la Palestine, c'est au nom des aspirations nationales juives.

Par Gilad Atzmon

Il est exact, par ailleurs, de soutenir qu’Israël s’est montré particulièrement efficace dans la traduction de la philosophie sioniste en une pratique dévastatrice, oppressive et criminelle. Pourtant, les Israéliens, ou plus précisément, la grande majorité des juifs laïcs nés Israéliens, ne sont motivés, ni alimentés par l’idéologie sioniste. Pour eux, l’esprit ou les symboles de cette idéologie ne signifie rien.

Aussi bizarre cela paraîtra à d’aucuns, le sionisme est soit une notion étrangère, soit, au mieux, une notion archaïque, aux yeux de la plupart des juifs laïcs nés en Israël. La grande majorité des Israéliens étant perplexes quant à la notion de sionisme, la plupart des formes de critique qui se targueraient d’être antisionistes seraient quasiment sans effet sur Israël, pas plus que sur la politique israélienne ou sur le peuple israélien.

Autrement dit, durant les soixante années écoulées, ceux qui ont utilisé le paradigme du sionisme et ses antipodes n’ont fait que prêcher à des convaincus. Un passage en revue de l’amalgame formé par Israël, le sionisme et la judaïté est devenu urgent.

Départ intime

Chaque année, aux environs de la Pâque, ma famille me laisse seul, pour deux semaines. Tali, mon épouse, et nos deux enfants, Mai (douze ans) et Yann (sept ans) partent en Israël. Mon épouse appelle cela ‘visite familiale’ ; elle insiste pour que les enfants voient leurs parents proches et mon opinion sur Israël, l’identité juive et le sionisme mondial ne saurait en aucun cas faire obstacle à la vie familiale, ni interférer avec elle. Pour des raisons évidentes, je ne vais personnellement jamais en Israël. J’ai en effet décidé, il y a, de cela, une dizaine d’années, de ne plus aller en Israël tant que ce pays ne sera pas devenu le pays de tous ses citoyens. Tant que cela ne sera pas le cas, je n’aurai rien à y faire.

Les premières années en tant que parents, à Londres, j’ai eu à plusieurs reprises des discussions avec Tali à propos de sa prédilection pour son break de Pâque. Au début, je n’étais pas d’accord. Je n’en démordais pas : « schlepper » de jeunes innocents vers l’Etat « réservé aux juifs » d’apartheid allait bien peu contribuer à leur bien-être futur. De fait, cela pouvait même endommager leur sens éthique. Durant ces années où nous étions de jeunes parents, Tali rejetait mes craintes ; elle disait que nos enfants devaient être traités en être humais libres. Ils devaient avoir le droit de voir leur famille, et c’est à eux qu’il appartiendrait de prendre une décision quand ils seraient en âge de pouvoir le faire.

Quand nos enfants étaient encore très jeunes, je trouvais très difficile de maintenir ma position. Mai et Yann n’ont aucun intérêt pour les complexités de la politique ou de l’éthique. Toutefois, mes enfants ayant grandi, leur voyage vers le shtetl hébraïque et retour était devenu un chapitre éducatif majeur pour moi-même, bien plus que pour quiconque. D’observer mes enfants, en train d’être transformés en Israélophiles soft, cela m’a ouvert les yeux. J’ai alors compris l’impact d’Israël et du sionisme, à travers les yeux de mes britanniques d’enfants. J’avais appris à admettre avec quelle facilité on pouvait tomber amoureux d’Israël. Mes enfants aiment bien être là-bas. Ils adorent le ciel bleu, ils passent leur temps dans la mer et sur les plages sablonneuses. J’imagine qu’ils aiment le homos et les falafel. Nul besoin de sortir de Saint-Cyr pour se rendre compte que tout ce que j’ai mentionné, jusqu’ici, a trait à la terre – c’est-à-dire à la Palestine – et non à l’Etat (c’est-à-dire Israël). Toutefois, le problème ne s’arrête pas là. Mes enfants aiment aussi parler hébreu et être entouré de gens qui le parlent, ils aiment rire en hébreu, et ils aiment même être fâchés, en hébreu ! Ils aiment cette fameuse chutzpah (culot) hébraïque, qui est inhérente au caractère ouvert des Israéliens. En fin de compte, leur langue maternelle, c’est l’hébreu…

Après avoir atterri dans une Londres nuageuse, ils sont un peu moroses et semblent perdus, pendant un certain temps. Tali devient un peu nostalgique au sujet de sa brillante carrière théâtrale, qu’elle a abandonnée là-bas. Bien entendu, c’est parfaitement compréhensible. Mais le cas de mes enfants est un peu plus compliqué. Ils sont Britanniques. Bien que l’hébreu soit leur langue maternelle, l’anglais est leur première langue. A Londres, ils sont manifestement privés de certaines libertés qu’ils célébraient là-bas : ils veulent continuer à jouer en plein air, à se baigner sous le glorieux soleil de la Méditerranée et submergés par le fleurissement d’un printemps sans pluie.

Mais ce qu’il y a de plus remarquable encore, c’est le fait qu’Israël résout ce qui semble leur complexe identitaire, qui commence à émerger, inévitablement. Quand ils sont à Londres, ils sont inquiets au sujet de leur identité ethnique, ils sont incapables de décider qui ils sont : sont-ils d’ex-Israéliens, d’ex-juifs, des juifs laïcs, des chrétiens par la culture, les descendants d’un Palestinien parlant l’hébreu, le fils et la fille d’un célèbre haïsseur-de-lui-même-fier-de-l’être, etc. etc.. En Israël, et en particulier avec la famille autour d’eux, aucune de ces questions n’entre en jeu. Les Israéliens sont enclins à vous admettre comme un frère, qui que vous soyez, pour peu que vous ne soyez pas un Arabe. Mais quand ils sont à Londres la multiethnique, mes gamins sont souvent confrontés à des questions évidentes quant à leur origine, des questions qu’ils trouvent très difficile à résoudre, en raison de qui je suis et des positions qui sont les miennes. Or, en Israël, ces questions ne se posent même pas…

Quand mes enfants sont de retour à Londres, j’ai l’impression, pour une semaine ou deux, que c’est moi, et ma lubie, qui leur a infligé ces conditions exiliques hivernales. Mais, au plus profond de moi-même, je sais qu’ils ont absolument raison. Tout ce que je puis dire, pour me défendre, c’est « Ne craque pas ! ».

Une semaine ou deux après leur retour d’Israël, mes gamins deviennent des sionistes soft. Non qu’ils contestent ce que je leur dis à propos de la Palestine, non qu’ils développent un quelconque sentiment d’aspiration nationale juive, non que mes gamins soient aveugles à la souffrance du peuple palestinien, non plus. De fait, mon fils, qui a sept ans, est tellement horrifié par le mur gigantesque qu’il n’arrête pas de poser des questions au sujet des gens qui vivent derrière. Mais il y a quelque chose, qu’ils vivent, en Israël, et ce quelque chose, c’est ce qui fait du sionisme la plus grande saga à succès des juifs de la Diaspora depuis plus de deux millénaires. Ce n’est pas l’idéologie, qui fait le succès du sionisme, mes enfants, l’idéologie, ils s’en tapent, ils ne savent probablement même pas ce que signifie ce mot. Ce n’est pas non plus la politique : mes enfants ne savent vraiment pas grand-chose, de la politique…

Tout cela tourne autour de l’appartenance. Le sionisme est un identifiant symbolique, et il fournit à la diaspora juive : il donne un signifiant à toutes les apparences possibles, il crée un monde cohérent et sensé. Il donne un nom à la mer, au ciel, au soleil, à la terre, à la fraternité, à l’espoir et à l’amitié. Mais il donne, aussi, un nom à l’ennemi, aux goyim, et même aux haïsseurs-d’eux-mêmes. Le sionisme est un ordre du monde lucide. Malheureusement, c’est aussi un ordre du monde impitoyable et criminel. A travers les yeux de mes jeunes enfants, j’ai une opportunité d’étudier la signification d’Israël, plus que sa politique ou ses pratiques. A travers eux, je puis voir ce qu’Israël a à offrir, et à quel point il peut être convaincant. En analysant la relation empathique de mes enfants avec Israël, j’ai compris, maintenant, que l’expérience contemporaine juive est fondée sur deux jeux dialectiques intrinsèques. L’un est installé entre Eretz Yisrael et la Diaspora, et l’autre peut être formulé ainsi : « Aime-toi toi-même autant que tu hais tous les autres ! »

Eretz Yisrael et la Diaspora

« Je suis un être humain, je suis juif, et je suis israélien. Le sionisme a été un instrument dans mon passage de l’état d’être juif à l’état d’être israélien. Je pense que c’est Ben Gourion qui a dit que le mouvement sioniste était l’échafaudage servant à bâtir la maison, et qu’après l’installation de l’Etat, cet échafaudage devrait être démonté. » (Avraham Burg, auteur de l’ouvrage « Abandonner le ghetto sioniste », dans une interview accordée à Ari Shavit, le 25 juillet 2007).

Pour les juifs laïcs nés en Israël, le sionisme ne signifie vraiment pas grand-chose. Si le sionisme a pour rôle d’affirmer que les juifs ont droit à un foyer national en Sion, le juif né en Israël vit déjà cette réalité elle-même. Pour lui (ou pour elle), le sionisme est un chapitre historique appartenant au passé, associé à la photo sépia d’un homme arborant une grande barbe noire (un certain Theodor Herzl).

Pour les Israéliens, le sionisme, ça n’est pas une transformation attendant de se produire ; c’est bien davantage un pensum historique emmerdant, fastidieux, obsolète et lourd, qui n’est pas loin du bla-bla. C’est beaucoup moins intéressant que les histoires du jour : les pots-de-vin perçus par Olmert, ou la transformation d’Obama en porte-parole israélien ! De fait, pour les nouveaux Israélites, la Galut (la Diaspora) n’est pas indemne de certaines connotations négatives. Elle est associée aux ghettos, à la honte et aux persécutions, et pourtant ce terme ne saurait s’appliquer au centre de Manhattan, ni au quartier londonien de Soho. Je veux dire, par là, que les Israéliens n’ont pas tendance à identifier leur émigration d’Israël à un retour dans la Galut. Comme d’autres populations migrantes, ils recherchent, tout simplement, une existence plus agréable. Il convient de mentionner que, pour la plupart des Israéliens, Israël est très loin d’être un endroit héroïque et glorieux. Naturellement, après soixante ans passés avec la même femme, on peut ne plus en voir la beauté…

L’ainsi dit « Israélien », c’est-à-dire, le juif laïc né en Israël, ce merveilleux produit du sionisme postrévolutionnaire, est désormais tellement habitué à son existence dans la région qu’il a perdu son instinct juif de survie. En lieu et place, il adopte l’interprétation la plus hédoniste qui soit de l’individualisme éclairé occidental, qui abolit les ultimes réminiscences du collectivisme tribal. Cela explique peut-être pourquoi Israël a été vaincu, dans la dernière guerre au Liban. L’Israélien nouveau ne voit plus la moindre raison de se sacrifier sur un autel collectif juif. Il est bien autrement intéressé à explorer les aspects pragmatiques de la philosophie de la « belle vie ».

Cela explique sans doute aussi la raison pour laquelle l’armée israélienne est incapable de résoudre la menace croissante des roquettes Qassâm. Pour ce faire, les généraux israéliens doivent mettre sur pied forme, ou une autre, de tactique terrestre courageuse. Apparemment, ils ont retenu la leçon libanaise : les sociétés hédonistes ne produisent pas de guerriers spartiates, et sans réels guerriers à votre disposition, vous avez intérêt à vous désengager, et à vous défendre de loin. Au lieu d’envoyer des unités spéciales d’infanterie dans la bande de Gaza à l’aube, il est apparemment bien plus facile de lâcher des bombes sur quartiers surpeuplés, ou alors d’en affamer les habitants jusqu’à ce qu’ils se rendent. Inutile de préciser que les Palestiniens, les Syriens, le Hezbollah, les Iraniens et tout le monde musulman voient tous, très bien, ce qu’il se passe. Jour après jour, ils analysent les tactiques couardes des Israéliens, ils savent que les jours d’Israel sont comptés.

Aussi curieux cela paraisse, les Israéliens ne sont pas préoccupés par l’émergence de leur réalité inévitablement fatale, tout du moins, cela ne les préoccupe pas de manière consciente. Leur instinct tribal de survie ayant été remplacé par un individualisme éclairé, les jeunes Israéliens sont très largement préoccupés par leur survie personnelle que par un quelconque projet collectif. L’Israélien ira aussi loin que demander : « comment diable puis-je me tirer d’ici ? » Le nouveau juif laïc israélien est un escapiste. Dès qu’il (ou elle) en a terminé avec son devoir compulsif, soit il (ou elle) se précipitera à l’aéroport, soit il (ou elle) étudiera de quelle manière « tourner le bouton » de toutes les chaînes d’information. La quantité d’Israéliens quittant leur mère-patrie ne fait que s’accroître, de jour en jour. Les autres, ceux qui sont condamnés à rester en Israël, développent une culture d’indifférence apathique.

Beaufort et Sdérot

Récemment, j’ai vu Beaufort, un film israélien plusieurs fois primé. Bien que je n’aie pas du tout été subjugué par la prouesse cinématographique, ce film est un exposé étonnant de la fatigue et du défaitisme israéliens. Il raconte l’histoire d’une unité spéciale (l’unité Golany) de l’infanterie des Forces Israéliennes de Sécurité, enterrée dans un bunker installé à l’intérieur d’une forteresse byzantine, à Beaufort, au sommet d’une montagne du Sud-Liban.

L’intrigue se situe quelques jours avant le premier retrait israélien du Sud-Liban (en 2000). Comme de juste, le peloton israélien est cerné par des combattants du Hezbollah. Des journées et des nuits entières, ils vivent dans des tranchées, se cachent dans des abris en béton armé et sont soumis à des tirs de barrages continuels : obus de mortiers et missiles. Bien qu’ils pensent tous à leur vie une fois sortis de l’enfer où ils sont enfermés, si un jour ils s’en sortent, ils meurent tous, l’un après l’autre, frappés par un ennemi qu’ils ne voient même pas.

Les Israéliens ont adoré ce film. Le reste du monde a été un peu moins convaincu de sa qualité filmique. Si vous vous demandez ce que les Israéliens ont tellement aimé, dans ce film, voici ma réponse. Pour les Israéliens, la situation décrite dans le film est une allégorie d’un Etat qui prend conscience de sa temporalité et de la futilité de son existence. Autant les soldats israéliens rêvent de s’enfuir dès qu’ils pourront le faire, que ce soit en allant s’installer à New York ou en allant s’éclater à Goa, la société israélienne est en train de prendre conscience de sa finitude inéluctable. Comme les soldats, dans le film, les Israéliens veulent devenir Américains, Parisiens, Londoniens et Berlinois. Le nombre des Israéliens faisant la queue pour obtenir un passeport polonais augmente de jour en jour. Le film Beaufort est une métaphore d’une société qui finit par prendre conscience qu’elle est en état de siège. Une société qui prend conscience qu’il n’y a sans doute pas d’échappatoire, ni physique, ni prenant la forme d’une indifférence croissante. Le film peut être interprété comme une parabole d’une société qui découvre la notion, gravissime, de sa propre mortalité.

De manière très intéressante, autant les soldats dans la forteresse de Beaufort et les habitants de Sdérot ou d’Ashkelon sont stupéfaits de découvrir leur volonté de tout planter là et de s’échapper pour survivre, autant ils ne voient plus la moindre raison de s’accrocher là où ils se trouvent, pour le juif de la Diaspora, Israël n’est rien moins qu’un modèle lumineux de gloire. Israël est à la fois la signification et la signification en devenir. Pour le juif diasporique, Israël est la transformation symbolique tendue vers la libération et même vers la rédemption de la misère juive. Israël est tout ce que le juif diasporique n’est pas. Israël est empli de chutzpah, il est puissant, il est militant, il défend ce en quoi il croit. Par conséquent, pour un jeune juif de Golders Green ou de Brooklyn, faire sa alyah, ou même simplement s’enrôler dans ce qu’il (ou elle) considère être l’héroïque armée israélienne, c’est autrement glorieux que le fait d’être embauché dans le cabinet d’avocats, le cabinet dentaire ou l’étude de comptable de papa.

Horrifié à l’idée, peu probable, mais on ne sait jamais, que mes gamins me prennent au dépourvu, un jour, en suggérant l’idée d’aller passer quelque temps en Israël tout seuls, sans la supervision parentale de leur mère, j’ai commencé à comprendre, voici peu de temps, ce qu’Israël a à offrir aux juifs du monde entier. En fait, rares sont les parents juifs qui dissuaderaient leur fils ou leur fille de s’enrôler dans les Forces Israéliennes de Défense ; pourquoi l’en dissuaderaient-ils ? L’armée israélienne est une armée très sécurisée : elle évite les offensives terrestres au maximum, elle tue de loin, elle accorde à ses soldats une valeur aussi importante que sa propension à infliger la douleur la plus insupportable à autrui. Tout père juif ne peut qu’admettre qu’il peut être utile, pour son jeune, de savoir conduire un tank, piloter un hélicoptère ou sulfater avec une mitrailleuse MK47. Contrairement aux combattants palestiniens au sous-équipement choquant, qui meurent en nombre chaque jour, les soldats israéliens ne risquent presque jamais leur vie. Par conséquence, l’héroïque alyah et même l’intégration dans « Tsahal » semblent des aventures sans problème, tout du moins, jusqu’à ce jour…

Bien qu’il soit parfaitement évident que la plupart des jeunes juifs diasporiques décident de poursuivre leur existence là où ils se trouvent et d’éviter de « profiter » du défi de l’alyah sioniste, le sionisme n’en continue pas moins à leur prodiguer un identifiant symbolique. Le sionisme et ses agents de la alyah leur offrent l’opportunité soit de s’identifier aux rares à être allés jusque-là, ou à devenir, eux-mêmes, des soldats d’une des plus puissantes armées du monde.

Errance

Le sionisme a inventé le peuple juif, et il a placé son foyer national, Israël, dans un conflit dévastateur qui est en train de prendre, aujourd’hui, une dimension mondiale, et qui est devenu une très grave menace planétaire. Pourtant, pour les Israéliens, eux qui se retrouvent dans l’œil du cyclone, le « sionisme » ne signifie vraiment pas grand-chose. Les Israéliens s’enrôlent dans les Forces Israéliennes de Défense non pas parce qu’ils sont sionistes, mais parce qu’ils sont juifs (par opposition aux musulmans qui les entourent). Cette prise de conscience cruciale peut conférer une signification nouvelle à la notion de « juif errant ». La dialectique qui s’est instaurée entre la Diaspora et Eretz Yisrael conduit à un contre-courant de migration, d’aspiration et d’espoir. Les juifs de la Diaspora sont aspirés par Israël à la lumière du fantasme sioniste, et les juifs israéliens, de l’autre côté, sont déterminés à s’enfuir de leur pays en voie d’être assiégé. La Diaspora se dirige vers Eretz Yisrael, et les juifs israéliens, de manière générale, n’aspirent qu’à s’enfuir.

Ce contre-courant de migration/aspiration est loin d’être une question contingente, en réalité, c’est le produit direct des écritures saintes judaïques. Comme je l’ai exploré dans mon article « D’Esther à l’Aipac », les spécialistes de la Bible débattent, aujourd’hui, de l’historicité de la Bible. Apparemment, la Bible a été, pour l’essentiel « écrite après l’exil babylonien, et ses écrits remanient (et, dans une large mesure, inventent) l’histoire israélite antérieure, afin qu’elle reflète et réitère les expériences vécues par ceux qui revenaient de l’exil à Babylone. »

En conséquence, la Bible, en tant que texte exilique, aboutit à une réalité fragmentée, dans laquelle le juif de la Diaspora aspire à « retourner » une fois encore chez lui, l’idéologie perdant de son caractère persuasif. Le cas du sionisme est similaire, de manière frappante : il a réussi à aspirer quelques juifs en leur parlant de Sion, et pourtant, une fois à Sion, l’idéologie est incapable de pourvoir à l’aventure domestique.

Nous pouvons très clairement déceler une tension dialectique entre le sionisme, l’identité du juif de la diaspora, et l’israélité, qui est dans une large mesure relative au projet hébraïque. Le sionisme et Israël sont deux pôles différents, qui, ensemble, forment l’expérience juive contemporaine.

Aime-toi toi-même autant que tu hais tous les autres

Une fois que vous avez compris l’opposition dialectique entre Eretz Yisrael et la Diaspora, vous êtes prêt à aller de l’avant et à réfléchir à la relation complémentaire unique existant entre les deux. Autant Eretz Yisrael et la Diaspora établissent un contre-courant d’aspiration et de migration, autant Israël a pour fonction d’établir une interprétation symbolique cohérente et logique du chauvinisme et du suprématisme tribaux juifs. Israël fait du « aime-toi toi-même autant que tu hais tous les autres » une réalité dévastatrice, dans laquelle l’auto-aimant s’avère capable d’infliger la douleur la plus atroce aux voisins qui l’entourent.

Afin de comprendre le concept juif d’amour de soi-même, il est sans doute nécessaire que nous réfléchissions, au préalable, à la question qui fait exister cette forme particulière de conscience émotionnelle personnelle : j’ai nommé la problématique de l’élection.

Si la compréhension religieuse juive de l’élection juive est conçue comme un fardeau moral, par lequel les juifs se voient ordonner par Dieu d’être un modèle de comportement moral, l’interprétation juive laïque de l’élection se réduit à une forme chauvine, banale, de suprématie racialement orientée. Elle encourage clairement ceux qui ont l’heur d’avoir une mère juive à s’aimer eux-mêmes aveuglément. Il est crucial de mentionner, à ce stade, que, dans la plupart des cas, la suprématie juive conduirait à un certain niveau de mépris pour les droits élémentaires des autres (les non-juifs, ndt). Dans bien des cas, cela conduit à l’animosité, voire même à la haine, que celle-ci soit latente, ou manifeste.

C’est ce suprématisme qui est au cœur de la revendication sioniste sur la Palestine, aux dépens de ses habitants indigènes. Mais cela ne s’arrête manifestement pas à la Palestine ; la manifestation radicale du lobbying juif en faveur de l’extension de la « guerre contre le terrorisme », telle que manifestée, par exemple, par l’American Jewish Congress, n’en est qu’un exemple supplémentaire. Je n’oserais jamais affirmer que ce type de fomentation de guerre soit inhérent aux juifs (en tant que peuple), et pourtant, malheureusement, il est particulièrement symptomatique de la pensée politique tribale juive, que celle-ci soit de gauche, de droite, ou du centre.

Par conséquent, le fait que, sur la ligne de front de la lutte pour l’humanisme et l’éthique universels, nous trouvions des juifs tels que Jésus, Spinoza et Marx ne devrait absolument pas nous étonner. Ces gens, qui se sont sacrifiés pour introduire une notion de fraternité, se sont élevés, tout d’abord et avant toute chose, contre la suprématie tribale qu’ils trouvaient en eux-mêmes et dans leur héritage culturel. Par-dessus tout, ils ont protesté contre ce qui leur était familier et ils ont suggéré d’y substituer la fraternité et l’amour.

Toutefois, nous pouvons noter que Jésus, Spinoza et Marx n’ont pas réussi à transformer les juifs (en tant que collectif), bien qu’ils aient eu un certain succès chez certain d’entre eux. Apparemment, le passage du tribalisme dogmatique monothéiste pétrifié vers un universalisme pluraliste et tolérant est quasiment impossible. De fait, beaucoup de juifs ont réussi à laisser tomber Dieu, comme nous le savons, certains sont devenus marxistes, mais d’une certaine façon, beaucoup de ces derniers sont restés fidèles à leur philosophie « uniquement juive », monothéiste et tribalement exclusiviste (le Bund, le JAZ). D’autres sont allés jusqu’à devenir une « nation comme toutes les autres nations » (sionisme), sauf qu’ils ont veillé à nettoyer et à massacrer ceux qui, ethniquement, ne correspondaient pas à la vision qu’ils se faisaient d’eux-mêmes (la Nakba de 1948). Certains sont devenus tellement libéraux et cosmopolites qu’ils ont trouvé le moyen de réduire le conflit mondial contemporain en une simple question de « boisson non alcoolisée ». « Les gens qui boivent du Coca-Cola ne se font pas la guerre », nous ont-ils appris. C’est peut-être vrai, toutefois, apparemment, les buveurs de Coca ont récemment massacré un million et demi d’Irakiens, le tout, au nom de la « démocratie »…

Il est tout-à-fait crucial de mentionner que beaucoup de juifs ont réussi à s’assimiler et à laisser de côté leurs traits dominants tribaux et qu’ils fonctionnent, aujourd’hui, comme des êtres humains ordinaires. Ils n’ont rien à voir ni avec le Bund, ni avec les Neocons, ni avec le sionisme. Apparemment, ces êtres authentiquement libérés ne rentrent pas dans le cadre de cette étude, et je ne puis que leur souhaiter la chance et le succès.

Toutefois, bien que les juifs soient divisés entre eux sur de nombreux sujets, ils sont unis dans la lutte contre ceux qu’ils identifient collectivement comme leurs ennemis. Il m’a fallu un certain temps pour comprendre que ceux qui oeuvrent sous la bannière exclusive juive, au sein du mouvement de solidarité avec la Palestine, et au sein des mouvements anti-guerre, sont avant tout préoccuper de lutter contre toute référence au lobbying juif, ou au pouvoir juif.

J’en ai déjà proposé une explication. Le sionisme, en tant que tel, a peu à voir avec Israël : c’est un discours interne à la Diaspora juive. Par conséquent, le débat entre les sionistes et les antisionistes juifs n’a aucun impact sur Israël, ni sur la lutte contre les exactions israéliennes. Ce débat ne sert qu’à entretenir la controverse au sein de la famille, tout en semant davantage de confusion chez les goyim. Cela permet au propagandiste juif ethnique d’affirmer que « tous les juifs ne sont pas sionistes, de fait, il y a presque deux douzaines d’ « antisionistes juifs » dans le monde ».

Aussi pathétique cela paraisse, cet argument filandreux a suffi à effectivement faire exploser toute critique contre le lobbying ethnocentrique juif exprimée au cours des quarante années écoulées. Apparemment (et malheureusement), quand il s’agit d’agir, les sionistes et les prétendus « anti »-sionistes juifs se comporte comme un seul et même peuple. Pourquoi agissent-ils comme un seul homme ? Parce qu’ils sont un seul et même peuple. Sont-ils réellement un même peuple ? Peu importe, dès lors qu’ils sont persuadés eux-mêmes d’être un même peuple ou d’agir en tant que tels. Et qu’est-ce qui fait d’eux un même peuple ? Sans doute est-ce le fait qu’ils haïssent tous les autres autant qu’ils s’aiment eux-mêmes !...

Un vieil adage juif dit : « Dis-moi qui sont tes amis, et je te dirai qui tu es », il serait tout-à-fait approprié de le moderniser afin de le faire correspondre à une lecture plus affinée de la politique juive tribale contemporaine : « Dis-moi qui tu hais, et je te dirai qui tu es ! ». Si, par exemple, vous haïssez Finkelstein, Atzmon, Blankfort, Mearsheimer & Walt, etc., vous êtes sans doute juif. Si, simplement, vous n’êtes pas d’accord avec l’une quelconque des personnes citées, vous pouvez, sans problème, être n’importe qui.

La haine, et même la répugnance envers quelqu’un, est tristement symptomatique de la politique tribale juive, et cela a probablement quelque chose à voir avec le fait que la politique tribale juive est marginale et définie par la négation. De manière notable, Israël a réussi à la perfectionner et il lui a donné une signification réellement nouvelle. Alors que le juif diasporique a le droit de s’aimer lui-même, sa haine envers l’autre est dans une large mesure étouffée. Autant certains juifs peuvent aimer observer à la lettre leurs prescriptions religieuses et cracher sur les églises [1], ou simplement détruire l’existence d’universitaires et d’artistes prestigieux, la haine et la violence ne sont pas tolérées à l’intérieur du discours occidental contemporain.

C’est exactement là où Israël entre dans la danse. Autant les Israéliens s’aiment eux-mêmes, autant ils sont capables de haïr quiconque n’est pas eux. Ils sont capables d’affamer des millions de Palestiniens, ils sont capables de tuer quand cela leur chante. Israël a fait de la maxime « aime-toi toi-même ; haïs tous les autres ! » une pratique viable. Il a résolu la tension ambivalente la plus inhérente relative à l’amour de soi, tout en étant au milieu d’autres. Israël ne se contente pas de haïr le professeur Finkelstein ; il est capable de l’emprisonner, et même de le déporter. Israël ne se contente pas de haïr les Palestiniens, il est aussi capable de les affamer, de les enfermer derrière des murailles et des fils de fer barbelés, il est capable de les bombarder, et même de vitrifier les plus déterminés d’entre eux, le moment venu.

C’est là l’aspect le plus effrayant de la complémentarité entre Eretz Yisrael et la Diaspora. C’est la matérialisation d’une société percluse de haine. Après deux millénaires d’errance, le juif national réformé de frais est capable non seulement de haïr, mais aussi d’infliger la douleur la plus insupportable à ceux qu’il a l’heur de haïr.

Exploration de la Question juive

Une fois par ans, autour de Pâques, ma famille me quitte, et je reste seul à Londres, pour deux semaines. Mon épouse Tali et nos deux enfants Mai et Yann vont en Israël. Je vois bien à quel point ils aiment aller là-bas. Je comprends très bien ce que c’est qu’ils aiment trouver, là-bas. Heureusement, je suis en mesure de dire qu’au moins pour l’instant, mes enfants ne sont pas amoureux frapadingues d’eux-mêmes et qu’ils ne se considèrent pas comme faisant partie d’un quelconque collectif tribal. En conséquence de quoi, ils ne haïssent personne.

Toutefois, à travers leur expérience, je peux voir ce qu’Israël peut offrir, en particulier à ceux qui n’y vivent pas. Je peux voir à quel point l’aventure israélienne peut paraître une success story, vue de loin. A travers leur expérience, j’ai appris des choses sur la dialectique entre la quête domestique israélo/hébraïque et l’aspiration sioniste/diasporique. La négation et la complémentarité entre l’hébraïque et le diasporique est l’essence de l’expérience juive contemporaine.

Si nous voulons régler la question des crimes perpétrés par Israël et celle du mal promu par les lobbies sionistes mondiaux, nous devons entreprendre une étude approfondie de la question juive et de l’expérience juive. Il ne s’agit pas seulement d’Israël ou du sionisme, mais bien plutôt de l’amalgame dévastateur de la complexité formée par les deux. A défaut de questionner l’expérience juive, nous sommes condamnés à perdre notre temps à employer une terminologie archaïque remontant au XIXème siècle, qui n’a strictement rien à voir avec le conflit actuel.

Une fois que nous serons assez courageux pour explorer la question juive et l’identité juive, nous serons peut-être à même de comprendre que l’apartheid israélien n’est pas simplement un ensemble de circonstances politiques, mais, en réalité, un résultat naturel d’une philosophie tribale particulière, qui est racialement orientée. Le mur israélien n’est pas une mesure politique, mais bien plutôt une manifestation d’une attitude raciste exclusiviste qui est au cœur de la notion juive de ségrégation. Dès lors que nous nous élèverions et que nous insisterions pour interpréter l’examen israélo/sioniste de la question juive, nous pourrions tout aussi bien comprendre la raison pour laquelle le Sénateur Obama s’est précipité au congrès de l’Aipac, trois heures seulement après que sa nomination à la candidature républicaine fut assurée.

L’ensemble des promesses faites par Obama, Clinton et McCain à l’Aipac, voici de cela quelques jours, est, en réalité, un fidèle reflet de l’expérience juive contemporaine. Les sénateurs ont alimenté les lobbyistes juifs américains prééminents exactement avec la nourriture qui leur convient. Au détriment des Palestiniens, des Irakiens, des Syriens, des Iraniens et de milliards de musulmans, les hommes politiques américains ont ouvertement promis que l’Amérique persistera à être de parti-pris. Apparemment, l’Amérique préfère apaiser sa minuscule minorité juive à être un médiateur international et un négociateur véritablement sincère. J’affirme fortement qu’à la lumière des crimes perpétrés par l’Etat juif au nom du peuple juif, nous sommes parfaitement fondés à mettre en question la philosophie et la praxis inhérentes à l’expérience juive. Nous ne devons jamais nous laisser intimider, ni par les activistes ethniques juifs, ni par les diffamateurs sionistes.

Dès lors que les juifs ne forment pas une race, mais qu’ils succombent largement à diverses formes de politiques collectives racialement orientées, nous n’avons aucune raison de craindre d’aborder cette question. Une fois que nous aurons intégré comme une donnée que les juifs ne forment pas une race, l’étude de l’identité et de la politique juives ne relèvera ni du racisme, ni de l’essentialisme. C’est en réalité tout le contraire : de fait, il s’agit d’une lecture critique d’une idéologie raciste, et de son suprématisme inhérent.

Ceux d’entre nous qui voient dans Israël et le sionisme le plus grave danger pesant sur la paix du monde doivent persévérer dans cette étude. Au lieu de nous focaliser séparément sur le sionisme ou sur Israël, nous devons étudier l’amalgame unique en son genre de complexité que forment les deux. Ce complexe dialectique détermine la notion contemporaine d’expérience juive. Le sionisme, en lui-même, n’est pas davantage qu’un leurre. Il n’a d’autre finalité que de captiver notre attention et de nous faire perdre notre focale. Apparemment, notre attaque du sionisme n’a aucun impact sur Israël, sur sa politique et sur ses habitants. Au mieux, elle dérange quelques juifs sionistes. Tout autant que l’étude critique de l’« Expérience juive » peut nous aider à sauver des millions de vies de Palestiniens, d’Irakiens, de Syriens et d’Iraniens, il est dans l’intérêt collectif des juifs de comprendre la véritable nature de l’expérience et de la politique juives. En fin de compte, c’est la politique juive (plutôt que la religion juive) qui risque, in fine, de démoniser l’entièreté du collectif juif, pour les millénaires à venir. Il relève de l’intérêt collectif juif d’arrêter la bête furieuse politique, avant qu’il ne soit trop tard.

Je le dois à mes frères et à mes sœurs palestiniens, je me le dois à moi-même, je le dois à Yann et à Mai. Je veux être certain que lorsque viendra le temps, pour eux, de protester contre ma propre « expérience anti-juive », je sois assez intelligent pour en discuter avec eux, jusqu’au bout, d’une manière ouverte et réfléchie.

[1] D’après le Dr. Israel Shahak, dans son ouvrage « Histoire juive, religion juive », cette pratique a des racines anciennes, et elle est devenue de plus en plus fréquente : déshonorer les symboles religieux chrétiens est un devoir religieux très ancien, dans le judaïsme. Cracher sur la croix, et en particulier sur le crucifix, et cracher, pour les juifs, lorsqu’ils viennent à passer devant une église, est devenu une obligation, pour les juifs pieux, depuis environ le troisième siècle. Par le passé, quand le danger d’une hostilité antisémite était réelle, les juifs pieux étaient tenus par leurs rabbins soit de cracher d’une telle manière que leur raison pour ce faire reste impossible à élucider, ou bien de cracher, mais de façon à ce que le crachat retombe sur leur poitrine, et n’atteigne pas réellement la croix, ou de ne pas cracher ouvertement en passant devant une église.

Source : Palestine Think Tank
Traduction : Marcel Charbonnier

Jeudi 12 Juin 2008

participants de la réunion annuelle des Bilderberg de 2008

Posté le 12.06.2008 par djamazz
La liste des participants de la réunion annuelle des Bilderberg de 2008

LA RÉUNION DES BILDERBERG
« Ville de Chantilly, État de la Virginie, États-Unis »
Du 5 au 8 juin 2008
Liste des participants

Par Prison Planet
Vendredi le 6 juin 2008


La liste des participants de la réunion annuelle des Bilderberg de 2008
Président d'Honneur
BELGIQUE "Davignon, Etienne" "Vice-président, Suez-Tractebel"

ALLEMAGNE "Ackermann, Josef" "Président du conseil d'administration et du Comité exécutif de la Deutsche Bank AG"

CANADA "Adams, John" sous-ministre adjoint de la Défense nationale et chef de la sécurité des communications du Canada

ÉTATS-UNIS "Ajami, Fouad" "Directeur du programme d'études sur le Moyen-Orient pour le “Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, » à l'université Johns Hopkins

ÉTATS-UNIS "Alexander, Keith B." "Directeur de l'Agence de sécurité nationale"

INTERNATIONAL "Almunia, Joaquín" "Commissaire de la Commission européenne"

GRÈCE "Alogoskoufis, George" Ministre de l'Économie et des Finances

ÉTATS-UNIS "Altman, Roger C." "Président de Evercore Partners Inc"

TURQUIE "Babacan, Ali" Ministre des Affaires étrangères

PAYS-BAS "Balkenende, Jan Peter" Premier ministre

PORTUGAL "Balsemão, Francisco Pinto" "Président et chef de la direction chez IMPRESA et SGPS, et ancien Premier ministre"

FRANCE "Baverez, Nicolas" "Associé chez Gibson, Dunn & Crutcher LLP"

ITALIE "Bernabè, Franco" "Directeur général de Telecom Italia SpA"

ÉTATS-UNIS "Bernanke, Ben S." "Président du Conseil des gouverneurs, Federal Reserve System"

SUÈDE "Bildt, Carl" Ministre des Affaires étrangères

FINLANDE "Blåfield, Antti" "Éditorialiste, Helsingin Sanomat"

DANEMARK "Bosse, Stine" "Directeur général chez TrygVesta"

CANADA "Brodie, Ian" "Chef de cabinet du premier ministre canadien Stephen Harper"

AUTRICHE "Bronner, Oscar" "Éditeur et rédacteur, Der Standard"

FRANCE "Castries, Henri de" Président du conseil d'administration et chef de la direction, AXA "

ESPAGNE "Cebrián, Juan Luis" "Directeur général, PRISA"

CANADA "Clark, Edmund" "Président directeur général, Groupe Financier Banque TD"

GRANDE-BRETAGNE "Clarke, Kenneth" Membre de Parlement

NORVÈGE "Clemet, Kristin" "Directeur général, Civita"

ÉTATS-UNIS "Collins, Timothy C." "Directeur général, Ripplewood Holdings, LLC"

FRANE "Collomb, Bertrand" "Président d'Honneur, Lafarge"

PORTUGAL "Costa, António" Maire de Lisbonne

ÉTATS-UNIS "Crocker, Chester A." James R. Schlesinger, professeur d'études stratégiques

ÉTATS-UNIS "Daschle, Thomas A." Ancien sénateur des États-Unis et chef de la majorité du Sénat

CANADA "Desmarais, Jr., Paul" "Président et co-directeur général, Power Corporation

GRÈCE "Diamantopoulou, Anna" Membre de Parlement

ÉTATS-UNIS "Donilon, Thomas E." "Associé chez O'Melveny & Myers"

ITALIE "Draghi, Mario" "Gouverneur, la Banca d'Italia"

AUTRICHE "Ederer, Brigitte" "Directeur général, Siemens AG Österreich"

CANADA "Edwards, N. Murray" "Vice-Président, Candian Natural Resources Limited"

DANEMARK "Eldrup, Anders" "Président, DONG A/S"

ITALIE "Elkann, John" "Vice-président, Fiat S.p.A."

ÉTATS-UNIS "Farah, Martha J." "Directeur du Centre de neurosciences cognitives; Walter H. Annenberg, professeur dans les sciences naturelles, Université de Pennsylvanie"

ÉTATS-UNIS "Feldstein, Martin S." "Président directeur général, National Bureau of Economic Research"

ALLEMAGNE "Fischer, Joschka" Ancien ministre des Affaires étrangères

ÉTATS-UNIS "Ford, Jr., Harold E." Vice-président, Merill Lynch & Co., Inc"

SUISSE "Forstmoser, Peter " Professeur de Droit civil, corporatif et des marchés de capitaux à l'université de Zurich "

IRLANDE "Gallagher, Paul" Procureur général

ÉTATS-UNIS "Geithner, Timothy F." "Président directeur général, Federal Reserve Bank of New York"

ÉTATS-UNIS "Gigot, Paul" "Éditeur de la page éditoriale, The Wall Street Journal"

IRLANDE "Gleeson, Dermot" Président, AIB Group"

PAYS-BAS "Goddijn, Harold" "Chef de la direction, TomTom"

TURQUIE "Gögüs, Zeynep" "Journaliste, fondateur, EurActiv.com.tr"

ÉTATS-UNIS "Graham, Donald E." "Président et directeur général, The Washington Post Company"

PAYS-BAS "Halberstadt, Victor" "Professeur d'économie, Université de Leiden; Ancien Secrétaire général honoraire aux Bilderberg Meetings»

ÉTATS-UNIS "Holbrooke, Richard C." "Vice-président, Perseus, LLC"

FINLANDE "Honkapohja, Seppo" Membres du conseil d'administration de la Banque de Finlande"

INTERNATIONAL "Hoop Scheffer, Jaap G. de" Secrétaire général de l'OTAN "

ÉTATS-UNIS "Hubbard, Allan B." "Président, E & A Industries, Inc"

BELGIQUE "Huyghebaert, Jan" "Président du conseil d'administration, KBC Group"

ALLEMAGNE "Ischinger, Wolfgang" Ancien ambassadeur au Royaume-Uni et aux États-Unis

ÉTATS-UNIS Jacobs, Kenneth "" Vice-Président, Chef de Lazard U.S., Lazard Frères & Co. LLC "

ÉTATS-UNIS "Johnson, James A." Vice-président, Perseus, LLC" (L'homme chargé de sélectionner le colistier de Barak Obama)

SUÈDE "Johnstone, Tom" Président directeur général, AB SKF"

ÉTATS-UNIS " Jordan, Jr., Vernon E." "Directeur général, Lazard Frères & Co. LLC"

FRANCE "Jouyet, Jean-Pierre" Ministre des affaires européennes

GRANDE-BRETAGNE "Kerr, John" "Membre de la Chambre des Lords; Vice-président, Royal Dutch Shell plc."

ÉTATS-UNIS "Kissinger, Henry A." "Président, Kissinger Associates, Inc"

ALLEMAGNE "Klaeden, Eckart von" Porte-parole de la politique étrangère, CDU/CSU"

ÉTATS-UNIS "Kleinfeld, Klaus" "Le président et chef de l'exploitation, Alcoa"

TURQUIE "Koç, Mustafa" "Président, Koç Holding A.S."

FRANCE "Kodmani, Bassma" "Directeur, Initiative de réforme arabe"

ÉTATS-UNIS "Kravis, Henry R." Associé fondateur de Kohlberg Kravis Roberts & Co."

ÉTATS-UNIS "Kravis, Marie-Josée" Chargée de recherche, Hudson Institute, Inc"

INTERNATIONAL "Kroes, Neelie" Commissaire, Commission européenne"

POLOGNE "Kwasniewski, Aleksander" Ancien président

AUTRICHE "Leitner, Wolfgang" "Directeur général, Andritz AG»

ESPAGNE "León Gross, Bernardino" "Secrétaire général, Bureau du Premier ministre"

INTERNATIONAL "Mandelson, Peter" "Commissaire, Commission européenne"

FRANCE "Margerie, Christophe de" Directeur général, Total "

CANADA "Martin, Roger" "Doyen à la “Joseph L. Rotman School of Management,” de l'université de Toronto"

HONGRIE "Martonyi, János" "professeur de droit commercial international; Partner, Baker & McKenzie; Ancien ministre des Affaires étrangères"

ÉTATS-UNIS "Mathews, Jessica T." "Président, Carnegie Endowment for International Peace"

INTERNATIONAL "McCreevy, Charlie" "Commissaire, Commission européenne"

ÉTATS-UNIS "McDonough, William J." »Vice-président et conseiller spécial auprès du Président, Merrill Lynch & Co., Inc"

CANADA "McKenna, Frank" "vice-président, Groupe Financier Banque TD"

GRANDE-BRETAGNE "McKillop, Tom" "Président, The Royal Bank of Scotland Group"

FRANCE "Montbrial, Thierry de" "Président, Institut français des relations internationales"

ITALIE "Monti, Mario" "Président, Universita Commerciale Luigi Bocconi"

ÉTATS-UNIS "Mundie, Craig J." "Chef de la recherche et de la stratégie, Microsoft Corporation"

NORVÈGE "Myklebust, Egil" "Ancien président du conseil d'administration SAS, Norsk Hydro ASA"

ALLEMAGNE "Nass, Matthias" "Rédacteur en chef adjoint, Die Zeit"

PAYS-BAS "Sa Majesté la Reine des Pays-Bas"

FRANCE "Ockrent, Christine" "Directrice générale des services de télévision et de la radio française internationale"

FINLANDE "Ollila, Jorma" "Président, Royal Dutch Shell plc"

SUÈDE "Olofsson, Maud" Ministre de l'Entreprise et de l'énergie; Vice-premier Ministre

PAYS-BAS "Le Prince d'Orange des Pays-Bas"

GRANDE-GRETAGNE "Osborne, George" Shadow chancellor of the Exchequer

TURQUIE "Öztrak, Faik" Membre de Parlement

ITALIE "Padoa-Schioppa, Tommaso" Ancien ministre des Finances, président de Notre Europe

GRÈCE "Papahelas, Alexis" "Journaliste, Kathimerini"

GRÈCE "Papalexopoulos, Dimitris" "Directeur général, Titan Cement Co. S.A."

ÉTATS-UNIS "Paulson, Jr., Henry M." Secrétaire du Trésor

ÉTATS-UNIS "Pearl, Frank H." "Président directeur général, Perseus, LLC"

ÉTATS-UNIS "Perle, Richard N." "Resident chercheur, American Enterprise Institute for Public Policy Research"

FRANCE "Pérol, François" Secrétaire général adjoint chargé des Affaires économiques

ALLEMAGNE "Perthes, Volker" "Directeur, Stiftung Wissenschaft und Politik"

BELGIQUE "Le Prince Philippe"

CANADA "Prichard, J. Robert S." "Président directeur général, Torstar Corporation"

CANADA "Reisman, Heather M." "Président directeur général, Indigo Books & Music Inc"

ÉTATS-UNIS "Rice, Condoleezza" Secrétaire d'État

PORTO RICO "de Rio, Rui" Maire de Porto

ÉTATS-UNIS "Rockefeller, David" "Ancien président, Chase Manhattan Bank"

ESPAGNE "Rodriguez Inciarte, Matias" "Vice-président exécutif, Grupo Santander"

ÉTATS-UNIS "Rose, Charlie" "Producteur, Rose Communications"

DANEMARK "Rose, Flemming" "Éditeur, Jyllands Posten"

ÉTATS-UNIS "Ross, Dennis B." "Conseiller et chercheur distingué, The Washington Institute for Near East Policy"

ÉTATS-UNIS "Rubin, Barnett R." "Directeur des études et chercheur, Center for International Cooperation, Université de New York"

TURQUIE "Sahenk, Ferit" "Président, Dogus Holding A.S."

ÉTATS-UNIS "Sanford, Mark" Gouverneur de la Caroline du Sud

ÉTATS-UNIS "Schmidt, Eric" "Président du Comité exécutif et directeur général de Google"

AUTRICHE "Scholten, Rudolf" "Membre du conseil d'administration et directeur exécutif, Oesterreichische Kontrollbank AG"

DANEMARK "Schur, H. Fritz" Fritz Schur Gruppen

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE "Schwarzenberg, Karel" Ministre des Affaires étrangères

ÉTATS-UNIS "Sebelius, Kathleen" Gouverneur du Kansas

ÉTATS-UNIS "Shultz, George P." "Thomas W. et Susan B. Ford Distinguished Fellow, Hoover Institution, Stanford University"

ESPAGNE "Sa Majesté la Reine d'Espagne"

SUISSE Spillmann, Markus "" Rédacteur en chef et chef du conseil de direction, Neue Zürcher Zeitung AG "

ÉTATS-UNIS "Summers, Lawrence H." "Charles W. Eliot, Professeur à l'université Harvard"

GRANDE-BRETAGNE "Taylor, J. Martin" "Président, Syngenta International AG"

ÉTATS-UNIS "Thiel, Peter A." "Président, Clarium Capital Management, LLC"

PAYS-BAS "Timmermans, Frans" Ministre des Affaires européennes

RUSSIE "Trenin, Dmitri V." Vice-directeur et associé principal, Centre Carnegie de Moscou"

INTERNATIONAL "Trichet, Jean-Claude" "Président, Banque centrale européenne"

ÉTATS-UNIS "Vakil, Sanam" "Professeur adjoint de la Middle East Studies, à la « The Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, » à l'université Johns Hopkins"

FRANCE "Valls, Manuel" Membre de Parlement

GRÈCE "Varvitsiotis, Thomas" "Co-fondateur et président, V + O Communication"

SUISSE Vasella, Daniel L. " "Président directeur général, Novartis AG"

FINLANDE "Väyrynen, Raimo" "Directeur, Institut finlandais des affaires internationales"

FRANCE "Védrine, Hubert" Hubert Védrine Conseil

NORVÈGE "Vollebaek, Knut" "Haut Commissaire pour les minorités nationales, l'OSCE"

SUÈDE "Wallenberg, Jacob" "Président, Investor AB"

ÉTATS-UNIS "Weber, J. Vin" "Directeur général, Clark & Weinstock"

ÉTATS-UNIS "Wolfensohn, James D." "Président, Wolfensohn & Company, LLC"

ÉTATS-UNIS "Wolfowitz, Paul" "Visiting Scholar, American Enterprise Institute for Public Policy Research"

INTERNATIONAL "Zoellick, Robert B." "Président, The World Bank Group "

Secrétaires de la rencontre :
GRANDE-BRETAGNE "Bredow, Vendeline von" "Correspondant d'affaires, The Economist"
GRANDE-BRETAGNE "Wooldridge, Adrian D." "Correspondant aux affaires étrangères, The Economist"


Traduit par Dany Quirion pour Alter Info

Source : http://prisonplanet.com/articles/june2008/060608_b_list.htm

Samedi 07 Juin 2008
danyquirion@videotron.ca

http://www.sosfrance.com/Bilderberg/protection.jpg http://www.sosfrance.com/Bilderberg/protection.jpg

L'ordre du jour secret des Bilderberg propose

Posté le 12.06.2008 par djamazz
L'ordre du jour secret des Bilderberg propose de micropucer les Américains

L'élite souhaite micropucer les américains au nom de la lutte contre le terrorisme. Les Européens sont tous opposés à une attaque contre l'Iran. Les mondialistes craignent que la hausse des prix du pétrole soit trop rapide.


L'ordre du jour secret des Bilderberg propose de micropucer les Américains
Par Paul Joseph Watson
Prison Planet

Des sources présentes à la réunion des Bilderberg de 2008 ont révélé les détails des sujets discuté par l'élite à Chantilly en Virginie la semaine dernière et les sujets de discussion étaient de mauvais augure : un plan visant à micropucer les américains sous le prétexte de lutter contre les groupes terroristes qui seront identifiés comme des occidentaux aux cheveux blonds et aux yeux bleus.

L'enquêteur vétéran sur les Bilderberg, Jim Tucker, s'appuie sur des sources qui assistent régulièrement aux réunions des Bilderberg à titre d'aides et d'assistants, mais qui ne sont pas membres des Bilderberg. Les informations que les sources ont fournies cette année sont effrayantes pour ceux qui ont suivi l'élaboration du plan visant à préparer l'opinion publique afin que l'implantation des micropuces soit perçue comme une commodité aussi simple que les cartes de crédit.

« En matière de résistance au terrorisme, il a été question de la façon dont les organisations terroristes recrutent des personnes qui ne ressemblent pas à des terroristes – des garçons blonds aux yeux bleus – et qu'ils recherchent ce genre de personnes pour qu'elle deviennent les nouveaux poseurs de bombes, » a déclaré Tucker .

Tel que nous l'avons déjà documenté, les recrues blondes aux yeux bleus d'Al-Qaida sont un sujet courant de discussion publicisé sur Fox News et dans d'autres cercles Néo-Con afin que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme il soit dorénavant possible de cibler les dissidents, les manifestants et le peuple américain en général.

De manière très Inquiétante, les sources de Tucker lui ont également dévoilé que les Bilderberg ont discuté du micropucage à grande échelle de l'homme, qui serait mis en place sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme et qu'il serait le moyen par lequel le « bon gars » serait autorisé à circuler librement dans les aéroports et ce, aussi longtemps que la micropuce pourrait être lue et que les informations demeureraient stockées dans une base de données.

Tucker a déclaré que cette idée a également été vendue en misant sur le fait que la micropuce permettrait au personnel d'un hôpital de traiter un patient lors d'une situation d'urgence, puisque la lecture des informations contenues dans la puce donnerait un accès instantané aux détails de son état de santé.

Tucker a souligné que les Bilderberg ont parlé de l'implantation sous-cutanée des puces et pas seulement des puces RFID contenues dans les vêtements. La discussion s'est tenue dans une grande salle de conférence et ce sujet était à l'ordre du jour. Il ne s'agit pas d'une simple remarque à la légère au bar de l'hôtel.

Un tel concept bizarre peut sembler incroyable pour certains, mais au cours des dix dernières années, il y a eu des dizaines d'exemples de gens qui ont accepté de se faire implanter des puces pour différentes raisons.

En 2004, le Procureur général du Mexique ainsi que 160 membres de son personnel ont été implantés avec des puces de traçage afin de contrôler l'accès aux aires sécurisées de leur siège social.

Le Baja Beach Club de Barcelone et d'autres boîtes de nuit à travers le monde offrent déjà des puces implantables à des clients qui souhaitent payer leurs consommations par un simple mouvement de la main et également pour avoir accès aux zones VIP du club.

Le scepticisme des Bilderberg à propos d'une attaque contre l'Iran
Les sources de Tucker lui ont révélé que le secrétaire à la Défense Robert Gates a assisté malgré lui à la réunion des Bilderberg et qu'il ne figure pas sur la liste officielle [des participants].

Tucker a déclaré que ses sources lui ont dit que Gates était présent afin de présenter ses arguments en faveur d'une guerre contre l'Iran, mais que la majorité des membres des Bilderberg étaient, à ce moment-là, défavorables à une telle attaque.

« Les Européens sont de façon générale opposés à une invasion de l'Iran - Gates a servi la traditionnelle propagande de guerre sur la façon dont l'Iran représente une menace nucléaire pour tout le monde, » a déclaré Tucker, en ajoutant que les Bilderberg Européens ont fait des commentaires sarcastiques sur le lieu où ces armes nucléaires sont actuellement conservées et ils ont même plaisanté en disant qu'elles sont peut-être « dans la tombe de Saddam Hussein. »

Malgré l'opposition des Bilderberg, Tucker a déclaré que l'administration était toujours en train d'examiner [la possibilité de lancer] une attaque avant que Bush ne quitte ses fonctions en janvier.

« Au moins 90 % des Européens sont opposés à une guerre, probablement même tout près de 100 %, » a déclaré Tucker, avant d'ajouter que « la plupart des Américains sont passifs et déférents face à l'acharnement du secrétaire à la Défense et de Condoleezza Rice au sujet de l'Iran. »

Tucker a déclaré que la plupart des Américains présents à la réunion étaient opposés à une attaque contre l'Iran, mais qu'ils n'osent pas être aussi visibles et bruyants dans leur opposition que le sont les Européens.

L'énergie et les prix du pétrole
« L'un des membres des Bilderberg a soulevé cette question : Doit-on mettre un couvercle sur la hausse des prix du pétrole, sommes-nous en train d'atteindre le point de rendements décroissants? » a déclaré Tucker en ajoutant que les Bilderberg ont remarqué jusqu'à quel point les Américains échangeaient un nombre record de VUS [Véhicules Utilitaires Sport] pour de petites voitures plus économes en carburant et en utilisant davantage les transports publics pour lutter contre les prix élevés de l'essence.

Les sources de Tucker ont dit que les Bilderberg prévoient que l'essence sera [aux États-Unis] à 5 dollars le gallon [1,33 $ le litre] d'ici la fin de cet été et que le pétrole sera à plus de 150 dollars le baril. Toutefois, ces prix représenteront un plafond et par la suite, les prix du pétrole commenceront probablement à redescendre, car ils croient que l'augmentation est survenue trop rapidement.

Tel que nous l'avions déjà rapporté, les Bilderberg avaient demandé en 2005 que les prix du pétrole soient augmentés alors que le pétrole était seulement à 40 dollars le baril.

Au cours de la conférence en Allemagne, Henry Kissinger avait dit à ses compagnons participants que l'élite avait décidé de faire en sorte de doubler les prix du pétrole au cours des prochains 12 à 24 mois, ce qui représente exactement ce qui s'est produit.

Au cours de leur réunion de 2006 à Ottawa au Canada, les Bilderberg ont convenu de faire grimper les prix à 105 dollars le baril avant la fin de 2008. Puisque cet objectif a été fracassé depuis des mois, l'accélération vers les 150 dollars dépasse largement l'objectif des Bilderberg et c'est pour cette raison que l'élite exprime le désir de refroidir les prix au moins à court terme.

Seulement deux jours après son départ des Bilderberg, le président de la Fed Ben Bernanke, George W. Bush et d'autres exprimaient leur soutien à un dollar fort et Bernanke a laissé entendre que les taux d'intérêt pourraient augmenter, ce qui a immédiatement provoqué une chute des prix du pétrole en accord avec le consensus des Bilderberg.

Traduit par Dany Quirion pour Alter Info

Source :[ http://prisonplanet.com/articles/june2008/061008_secret_agenda.htm]url: http://prisonplanet.com/articles/june2008/061008_secret_agenda.htm


Mercredi 11 Juin 2008
danyquirion@videotron.ca

Israël crée volontairement des ennemis.

Posté le 12.06.2008 par djamazz
Un Premier Ministre israélien confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

Moshé Sharett fut le premier Ministre israélien des Affaires Etrangères de 1948 à 1956, et Premier Ministre de 1954 à 1956. Ci-dessous un extrait de son Journal, dans lequel il dit qu'Israël doit continuellement créer des "ennemis" pour pouvoir contrôler les masses juives et réussir l'expansion sioniste. Le gouvernement israélien et les sionistes américains ont essayé d'empêcher la publication du Journal, mais sont finalement revenus sur cette décision, jugeant qu'une action en justice ferait encore plus de publicité au Journal.

Par Wake Up From Your Slumber


Extraits de la préface du Journal, par Livia Rikach…

Le mouvement sioniste ne peut plus cacher ses véritables intentions. Sa "relation spéciale" avec les Etats-Unis le propulse comme un poids lourd à la poursuite des projets impérialistes.

Les Accords de Camp David, et le Plan Reagan ultérieur introduit en septembre 1982, étaient basés sur les mensonges des "besoins sécuritaires" d'Israël et les soi-disant menaces arabes à cette sécurité.

L'administration Reagan a approuvé à l'avance l'invasion de 1982 d'Israël. Lors de sa démission, en mai 1985, l'Ambassadeur US en Israël, Samuel Lewis, a révélé qu'en décembre 1981, le Ministre israélien de la Défense Ariel Sharon a expliqué les grandes lignes de ses plans d'une invasion imminente à l'envoyé US Philip Habib (Washington Post, 24 mai 1985).

L'administration Reagan et le gouvernement israélien du Likud avaient trois objectifs :
- la destruction des Palestiniens au Liban,
- la reconfiguration des frontières du Liban,
- et la réduction de la Syrie à des proportions "raisonnables".

L'invasion fut nommée "Opération Paix en Galilée". Elle faisait partie – avec l'"Opération Litani" de 1978 – de la stratégie sioniste pour le Liban et la Palestine formulée dans les années 1950, et elle est toujours en cours. Le point clé de cette stratégie est de voler l'eau des états voisins.

Le 6 novembre 1918, un comité de responsables du mandat britannique et de dirigeants sionistes suggéra une frontière nord pour la Palestine juive " de la rivière Litani au nord jusqu'à Banias."

En 1919, à la Conférence de Paix de Paris, le mouvement sioniste demanda que les frontières de l'Etat juif incluent du secteur libanais de Bint Jubayl, plus tous les territoires au-dessus, incluant la Rivière Litani.

Les forces militaires sionistes qui ont envahi la Palestine en 1948 occupèrent aussi une partie de la région de Marjayun et de Bint Jubayl, au Liban, et atteignirent la rivière Litani.

Voir carte du Liban.

En 1954, l'envoyé du Président Eisenhower, Eric Johnston, a proposé une formule de partage des eaux du Litani entre le Liban, la Syrie et Israël. L'idée de partage a rendu les dirigeants israéliens fous de rage. Ils renouvelèrent leurs demandes des eaux libanaises, et menacèrent d'utiliser la force contre le Liban si les eaux du Litani servaient à développer le Sud Liban.

La guerre d'Israël de 1967 a permis aux Juifs de voler les sources des fleuves Jourdain et Manias. Israël a également détruit le Canal du Ghor jordanien et le barrage Khaled, sur le fleuve Yarmuk, qui se déverse dans le bassin Nahariya d'Israël.

Lors de l'"Opération Litani" (1978), Israël a perdu le fleuve Litani, mais il a établi un contrôle ferme sur la rivière Wazzani, qui se déverse dans le Jourdain, ainsi que presque toute la longueur de la rivière Hasbani.

Pendant l'invasion israélienne de 1982, la totalité de la rivière Litani est tombée sous contrôle israélien.

Le journal de Moshé Sharret révèle que les sionistes avaient toujours voulu avoir un gouvernement fantoche dominé par les maronites au Liban. Ceci – plus l'anéantissement des Palestiniens du Liban – fut la raison de l'invasion israélienne de 1982. Israël a installé Bashir Gemayel comme vice-roi marionnette au Liban, mais Gemayel fut tué avant d'entrer en fonction.

Le journal de Sharret montre que la politique israélienne met l'accent sur des actes délibérés d'agression, destinés à générer l'hostilité arabe et à créer ainsi les prétextes d'une expansion territoriale armée.

Le massacre de Deir Yassin, en 1948, et le bombardement du 2 juin 1980, sont les produits de ce que les Israéliens appellent "terrorisme sacré".

Plus le monde essaie de comprendre la situation au Moyen Orient et plus les organisations sionistes aux Etats Unies, agissant de concert avec Israël, tentent de la brouiller.

Les guerres d'Israël contre les Arabes en 1967 et en 1982 ont oblitéré l'image de David, et ont confirmé qu'il était le Goliath du Moyen Orient.

Extrait du Journal

"Les conclusions des paroles de Dayan sont claires : Israël n'a pas d'obligations internationales, et pas de problèmes économiques. La question de la paix n'existe pas. Le glaive doit être l'instrument principal, sinon unique, d'Israël pour maintenir son moral élevé et garder sa tension morale. Dans ce but, Israël doit inventer des dangers en adoptant la méthode "provocation-et-revanche". Et, par-dessus tout, souhaitons une nouvelle guerre avec les pays arabes, de manière à ce que nous nous débarrassions de nos problèmes et acquérons notre espace. Comme l'a dit Ben Gourion, cela vaudrait le coup de payer un million de livres à un Arabe juste pour lancer une guerre." (26 mai 1955, 1021)

Il y a bien plus, que vous pouvez lire ici (en anglais).

Source : Wake Up From Your Slumber
Traduction : MR pour ISM

Jeudi 12 Juin 2008

JUSTICE- ALGERIE: Le modèle algérien consacré référence internationale

Posté le 09.06.2008 par djamazz
JUSTICE- ALGERIE: Le modèle algérien consacré comme une référence internationale
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Les travaux du deuxième colloque international sur l'exécution des décisions de justice organisé, durant deux jours, conjointement par le Conseil national des huissiers de justice (CNHJ) et l'Union internationale des huissiers de justice (UIHJ), sous le haut patronage du président de la République, ont pris fin, hier, par l'adoption de la déclaration d'Alger qui consacre le modèle algérien de l'exécution des décisions de justice comme une référence internationale.
C'est ainsi que M. Jaques Aznar, président de l'UIHJ, s'est exprimé pour souligner l'importance du statut des huissiers de justice algériens qui n'a rien à envier aux autres statuts des pays développés. C'est pourquoi M. Aznar a interpellé les pays arabes participants au colloque de s'inspirer du modèle algérien en matière d'application des lois de la république ou du royaume.

«Les experts étrangers présents ici à Alger en juin 2008 m'ont chargé de déclarer officiellement l'expérience algérienne comme un modèle international et une référence en matière d'application des décisions de justice», a-t-il ajouté, mettant en évidence le caractère legitime des recommandations d'Alger qui plaident en faveur de la liberté et de l'indépendance du huissier de justice dans l'exercice de ses missions.

Les 1200 participants représentant l'Algérie, la Tunisie, le Maroc, la France, la Hollande, la Roumanie, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Togo, le Mali, le Niger, le Tchad, le Bénin, la Guinée, le Burkina Faso, le Congo, le Yémen et le Sultanat d'Oman ont adopté à l'unanimité six recommandations générales portant sur la fonction du huissier de justice.

L'UIHJ et CNHJ recommandent plus de «liberté dans les opérations d'exécution des décisions de justice et dans le respect du libre choix du huissier de justice». La deuxième proposition inscrite dans la déclaration d'Alger 2008 se rapporte à la garantie d'une «relation entre les différents acteurs d'exécution en offrant (au huissier de justice) les moyens de communication modernes».

Les deux instances insistent sur le caractère «indépendant de la fonction du huissier de justice dans l'accomplissement de ses missions». Il s'agit, selon la quatrième recommandation, «d'assurer le respect des règles de droit et de déontologie».

Les huissiers de justice doivent avoir les moyens leur permettant «la recherche des moyens allant au-delà de la simple exécution des décisions de justice». La sixième proposition souligne la nécessité de la formation des huissiers de justice dont le modèle algérien est consacré comme une référence internationale.


Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale ( document )

Posté le 02.06.2008 par djamazz
Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires* de la finance internationale

" Que peuvent les lois, là où seul l'argent est roi ? " Pétrone

" Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin . "
L'industriel Henry Ford.

On parle ici et là de " finance de marché ", d' " ingénierie financière de Wall Street " de " non-coïncidence de l'intérêt des parties " , de "dysfonctionnements structurels de la finance dérégulée" du "rôle des monnaies ", comme si les opérations financières étaient mues par un petit moteur intérieur, se déroulaient dans la stratosphère et n'étaient pas connectés à la politique des Etats.

J'ai voulu montrer que derrière le théâtre d'ombres du vocabulaire abscons de spécialistes , des mains bien réelles s'activent dans les coulisses, les mains avides des hécatonchires de la finance internationale. Derrière les chiffres, les graphiques et les abstractions, une poignée d'hommes en chair en os agissent. Leurs cerveaux échafaudent les plans par lesquels ils défendent avec ténacité, et de génération en génération, des intérêts privés au détriment des intérêts des nations.

La crise financière actuelle n'est incompréhensible que pour ceux qui ne veulent pas savoir. C'est pourquoi j'ai essayé de remonter à sa source et de montrer que si le meccano s'est déréglé une fois de plus, c'est qu'il est programmé de telle sorte que des crises périodiques sont inscrites dans le patrimoine génétique de son code de fonctionnement parce que ces crises sont hautement profitables à ses concepteurs.

Il se peut que l'exceptionnelle habileté des spéculateurs de la "finance déstructurée" à jouer à saute-mouton par-dessus les crises qu'ils ont régulièrement provoquées depuis plus d'un siècle, les ait à ce point enhardis que leur voracité a, cette fois, détraqué la machinerie monétaire dont ils avaient si ingénieusement ajusté les rouages. Peut-être apprendrons-nous dans un très proche avenir qu'une nouvelle "conspiration des hécatonchires" est en gestation en quelque île des Caraïbes ou du Pacifique afin, diront-ils, d'oeuvrer pour le salut de l'humanité et de "sauver" le système monétaire .

* Du grec hekaton, cent et cheir, la main. Hécatonchire : qui a cent mains . (1)

Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires* de la finance internationale

- 1 - La conspiration de l'Ile Jekyll

- 2 - La liste des conspirateurs

- 3 - La préhistoire du système monétaire : de la déclaration d'indépendance à la crise de 1907

- 4 - John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de réforme monétaire

- 5 - Les crises monétaires successives aux USA: 1869 - 1873 - 1893 - 1901 - 1907

- 6 - Les préparatifs du coup d'Etat constitutionnel

- 7 - Histoire de l'Histoire de la révélation au public du système de la Réserve Fédérale

- 8 - Ezra Pound et son combat contre l'usurocratie

- 9 - Le mécanisme de l'escroquerie de la Réserve Fédérale

*

1 - La conspiration de l'île Jekyll

Le 22 novembre de l'année 1910, le luxueux wagon privé du richissime sénateur Nelson Aldrich a été accroché au train qui reliait New-York au sud des Etats-Unis et quelques personnes s'embarquent en direction de la Georgie .

Le voyage durera deux jours et deux nuits et les occupants de ce wagon affecteront, avec une ostentation puérile, de ne pas se connaître bien que leur long périple ait le même but : la chasse au canard sur une petite île située à quelques encablures des côtes de Georgie , l'île de Jekyll .

- Voir: Aux sources de la puissance de l'empire : La conspiration de l'Ile Jekyll

Notre groupe voyage sous des noms d'emprunts. Les participants avaient fait preuve de ruses de Sioux afin de ne pas se croiser avant l'ébranlement du convoi et s'étaient interdit de se nommer en s'adressant la parole - ou de n'utiliser que leurs prénoms - durant le temps que dura le voyage, tellement leur méfiance était grande et s'étendait au personnel de service . Un incognito total devait être préservé. L'un d'entre eux , qui n'avait jamais chassé de sa vie, portait même un grand fusil sur l'épaule afin de compléter le réalisme naïf du tableau.

Ces personnages, qui se comportaient de manière aussi étrange, représentaient pourtant à eux seuls le quart de la richesse planétaire de l'époque .

La description de l'embarquement et du voyage figure dans les ouvrages des auteurs qui rapportent cette scène, notamment dans celui, très détaillé, d' Eustace Mullins, Secrets of the Federal Reserve , The London Connection , dont je parlerai plus loin (2) . Comme les voyageurs occupaient un wagon privé - donc soustrait par définition aux regards du public - les précautions des participants semblent pour le moins excessives , à moins que tel Monsieur Le Trouadec saisi par la débauche , nos sévères banquiers se soient livrés à un moment de détente ludique, avant de se concentrer sur le beau coup financier qu'ils étaient sur le point de monter.

2 - La liste des conspirateurs

Etaient présents :

- Le propriétaire du wagon qui roulait, tous rideaux baissés, vers son destin et vers le nôtre, le Sénateur Nelson Aldrich accompagné de son secrétaire privé, Shelton. Président de la National Monetary Commission (Commission Monétaire Nationale) créée en 1908 et entérinée par le le Président Théodore Roosevelt à la suite de la panique monétaire de 1907 qui succédait à plusieurs autres catastrophes boursières, il était l'aiguillon et l'organisateur de la réunion.

Le Sénateur entretenait des relations commerciales étroites avec l'influent homme d'affaires et banquier, John Pierpont Morgan, beau-père de John D. Rockefeller et grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien vice-président des États-Unis. Celui-ci n'était pas physiquement présent, mais triplement représenté, il marqua la réunion de son empreinte. Au Congrès, le Sénateur Aldrich passait pour être le porte-parole du banquier J.P.Morgan , lequel représentait également les intérêts des Rothschild d'Angleterre.

Les représentants directs de John Pierpont Morgan étaient:
- Henry Davison, associé principal de la John Pierpont Morgan Company et considéré comme son émissaire personnel.

- Benjamin Strong, le directeur général de la J. P. Morgan's Bankers Trust Company, et connu pour être également un lieutenant de J.P. Morgan . Il devint d'ailleurs le P.D.G. de la banque , trois ans plus tard, à la suite à l'adoption de la Loi sur la Réserve fédérale. Ces deux banquiers représentaient , eux aussi, les intérêts des Rothschild

- Il semble qu'il y ait eu quelques autres "invités" dont les noms ne sont, pour l'instant , pas connus et peut-être ne le seront-ils jamais. Ainsi, lorsque George F. Baker , un des associés les plus proches de JP Morgan, mourut le 3 mai 1931, le New-York Times écrivit : "Le club de l'Ile Jekyll a perdu un de ses membres les plus distingués".

Etait également présent, Frank Vanderlip, le président de la National Bank de New York, la plus grande et la plus puissante banque d'Amérique. Il représentait les intérêts financiers de William Rockefeller et de la société d'investissement internationale Kuhn, Loeb and Company.

Contrairement à ce laissent entendre ceux qui affirment qu'il se serait agi d'un "complot des seuls banquiers", le gouvernement n'était pas étranger à cette réunion. Il était représenté par A. Piatt Andrew, Secrétaire adjoint du Trésor et Aide Spécial de la National Monetary Commission. Je reviendrai sur cette Commission que le Congrès avait officiellement chargée, en 1907, de préparer une réforme monétaire . D'ailleurs, les défenseurs du système de la FED se fondent sur son existence et sur la présence du représentant du gouvernement à l'Ile Jekyll pour dénoncer comme "complotistes" les critiques de la réunion de l'île Jekyll en omettant sciemment de mentionner les conditions dans lesquelles fut conçue , votée puis annoncée la création de la Federal Reserve et que j'analyserai plus loin. La présence de ce membre du Gouvernement prouve pour le moins la complicité de ce dernier avec les banquiers dans le "coup d'Etat constitutionnel" que banquiers et Gouvernement préparaient de conserve contre le Congrès.

Mais le personnage le plus important parmi les participants était Paul Warburg. C'était l'un des hommes les plus riches du monde . Son expérience du fonctionnement des banques européennes, sa forte personnalité et ses compétences en firent le meneur , la tête pensante du groupe et le véritable initiateur de la création de la FED. Il révèlera d'ailleurs des capacités de manoeuvrier exceptionnelles en 1913, au moment du vote de la loi au Congrès. (3)

Cette fine brochette représentait donc les intérêts croisés des plus grands groupes bancaires mondiaux : les Morgan, les Rothschild, les Warburg et les Rockefeller. Les historiens du Nouveau Monde les appelleront les Barons voleurs.

Une fois arrivés dans la luxueuse propriété de J.P. Morgan sur l'ilot Jekyll, nos banquiers millionnaires s'installèrent autour d'une table et neuf jours durant , dans le plus grand secret, ils mirent au point et rédigèrent minutieusement le règlement de ce qui allait devenir le Système de la Reserve Fédérale.

- Voir: Voyage circummonétaire à la recherche du Roi Dollar et découverte de la caverne d'Ali-Baba, 2ème escale

3 - La préhistoire du système monétaire : de la déclaration d'indépendance en 1776 à la crise de 1907 L'action des "barons voleurs" et la décision de 1913 qui en sera le point d'orgue, n'est pas un acte isolé. C'est le dernier et le plus décisif des coups de boutoir des financiers dans la guerre féroce , tant en Europe qu'en Amérique, entre le pouvoir politique et le pouvoir des banquiers, et notamment celui des Warburg et des Rothschild d'Angleterre . Cette guerre durait depuis la Déclaration d'indépendance des colonies anglaises. Elle se termina par une victoire par KO de la finance internationale sur le pouvoir politique de l'Etat naissant et ouvrit la voie à une domination exponentielle des financiers sur le monde entier.La bataille avait d'ailleurs commencé avant même la déclaration d'indépendance, en 1776, lorsque les banquiers de la City de Londres réussirent à faire voter par le gouvernement anglais une loi qui interdisait aux treize colonies d'Amérique de créer une monnaie locale , le Colonial Script, et de n'utiliser, pour leurs échanges, que la monnaie or et argent des banquiers. Comme cette monnaie était obtenue moyennant un intérêt, elle devenait automatiquement une dette des colonies.

Les monétaristes l'appellent une monnaie-dette et cette monnaie est un rackett permanent des banques sur l'Etat soumis à ce régime.

Au moment de la déclaration d'indépendance du nouvel Etat, méfiants, les Pères fondateurs inscrivirent dans la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787, dans son article 1, section 8, § 5, que "c'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur". Thomas Jefferson était si persuadé du rôle pervers des banquiers internationaux qu'il a pu écrire : "Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu'une armée. Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d'elles vont dépouiller les gens de leurs biens jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leur Pères avaient conquis." Et voilà comment Jefferson a prophétisé, il y a plus de deux siècles, la crise actuelle des "subprime", qui jette de plus en plus de citoyens américains à la rue. Voir : La " main invisible du marché " Une histoire de " bulles ", de " subprimes " , de " monolines " et autres merveilles de la " finance structurée "Mais les banquiers ne s'avouèrent pas vaincus. Ils trouvèrent des soutiens auprès du nouveau gouvernement et notamment auprès du Secrétaire au Trésor, Alexander Hamilton et du Président George Washington lui-même. Ils obtinrent en 1791 le droit de créer une banque, abusivement appelée Banque des Etats-Unis de manière à faire croire qu'il s'agissait d'une banque de l'Etat central alors que c'était une simple banque privé appartenant à ses actionnaires.Cette banque privée obtint, pour vingt ans, le privilège d'émettre la monnaie-dette du nouvel Etat. Lorsqu'au bout de vingt ans, le Président Jackson voulut mettre fin à ce droit exorbitant, sortir du cycle de la monnaie-dette et revenir au droit inscrit dans l'art. 1 de la Constitution , les banquiers anglais, menés par Nathan Rothschild, suscitèrent en 1812 , sous divers prétextes commerciaux - taxe sur le thé - et maritimes - contrôle des navires - une guerre de l'Angleterre contre ses anciennes colonies et ils mirent en action toute leur puissance financière afin de ramener le nouvel Etat au rang de colonie . "Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur avait crié le Président Jackson. J'ai l'intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai!"

Mais il échoua à les déloger et les banquiers eurent le dernier mot .

En 1816 , les privilèges de la Banque des Etats-Unis étaient rétablis et les banquiers menés par la famille Rothschild avaient définitivement terrassé les hommes politiques qui , comme Jefferson et plus tard, Lincoln, tentèrent de s'opposer à leur racket .

C'est donc à juste titre que James Madison (1751-1836) , le quatrième Président des Etats-Unis a pu écrire: "L'histoire révèle que les banquiers utilisent toutes les formes d'abus, d'intrigues, de supercheries et tous les moyens violents possibles afin de maintenir leur contrôle sur les gouvernements par le contrôle de l'émission de la monnaie. "
Car il s'agit bien d'un racket. La guerre que mena - et perdit - Abraham Lincoln contre les banquiers en est une nouvelle illustration éclatante.

Durant la guerre de Sécession (1861-1865) , la banque Rothschild de Londres finança les Fédérés du Nord, pendant que la banque Rothschild de Paris finançait le