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Defense militaire Securite

Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN

Posté le 27.08.2008 par djamazz
Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN

Hamid Karzai, le président afghan, a destitué un général et un commandant après que des rapports aient fait état de plus de 100 civils massacrés par les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis

Al Jazeera.net


Les attaques de l'OTAN sont régulièrement ponctuées de massacres de civils afghans
Les attaques de l'OTAN sont régulièrement ponctuées de massacres de civils afghans
La décision est intervenue après qu'une délégation désignée par Karzai se soit rendue à l'aéroport de Shindand et dans le village d'Azizabad au coeur de l'ouest de l'Afghanistan pour enquêter sur le fait que des civils avaient été tués.

Les témoins visuels et les habitants attestent que plus de 100 civils, dont la grande majorité sont des femmes et des enfants, ont été tués dans l'attaque de l'OTAN.

Les officiels américains prétendent que seulement trois civils ont été tués en plus de 25 combattants Talibans.

Le Général Jalandar Shah Behnam, responsable de l'armée pour l'ouest de l'Afghanistan, et le commandant Abdul Jabar ont été limogés pour « négligence et dissimulation » selon un décret présidentiel publié dimanche.

« Dans cette tragique attaque aérienne et l'opération militaire irresponsable et imprécise contre le village d'Azizabad dans la zone de Shindand, plus de 89 de nos compatriotes innocents, y compris des femmes et des enfants, ont été martyrisés », dit le rapport.

Zeina Khodr d'Al Jazeera rapporte depuis Kaboul que les deux responsables avaient été rappelés dans la capitale pour y être interrogés par le ministère de la défense.

« Karzai est sous forte pression, il a perdu beaucoup de soutien parmi la population locale en raison de ces attaques aériennes, » explique Zeina Khodr.

Le président a régulièrement fait appel aux Etats-Unis et aux forces dirigées par l'OTAN pour qu'ils accordent plus d'attention aux pertes infligées aux civils, avertissant que de tels incidents sapent la bonne volonté du peuple afghan.

Les Nations Unies ont signalé que 255 des presque 700 décès civils lors de combats en Afghanistan cette année ont été provoquées par les troupes afghanes et les troupes internationales sous direction américaine.

Le chef de la police dans la province d'Hérat située à l'ouest de l'Afghanistan a déclaré à Al Jazeera dimanche que 95 civils avaient été tués.

Le ministère de l'intérieur avait d'abord estimé le nombre de morts à 76, dont une cinquantaine d'enfants et 19 femmes.

Manifestation de colère des parents des victimes et des habitants
Manifestation de colère des parents des victimes et des habitants

Environ 15 des maisons qui ont été détruites lors des bombardements appartiennent aux hommes qui travaillent comme gardes de sécurité sur une piste d’atterrissage employée par les troupes internationales à environ 120 kilomètres au sud de de la ville d’Hérat, ont fait savoir des gens du pays.

Les villageois et les parents des victimes ont organisé une manifestation de colère samedi, mettant le feu à un fourgon de police, retournant un camion de transport et portant des banderolles sur lequelles on pouvait lire « mort à l’Amérique ».

« [Le secteur] est calme maintenant. Nous enquêtons sur ce qui s’est passé, » a déclaré le Général Mohammad Zahir Azimi, un porte-parole du ministère de la défense.

« Notre première enquête prouve qu’un grand nombre de civils ont été tués. La tragédie est beaucoup plus grave que ce nous avions tout d’abord pensé, » a-t-il avoué.

Sur le même thème :

- Afghanistan : nouveau massacre de civils par l’OTAN - 23 août 2008
- Afghanistan : les survivants témoignent du bombardement d’une cérémonie de mariage - 15 juillet 2008
- Afghanistan : les crimes de l’impérialisme - 13 juillet 2008
- Afghanistan : l’OTAN massacre des civils lors de raids aériens - 3 août 2007
- Afghanistan, terre d’expérimentation - 2 juillet 2007
- Afghanistan : nouveau massacre de civils par les troupes d’occupation - 1e juillet 2007
- Afghanistan, Irak : quand la mort vient du ciel - 5 juin 2007
- Les Afghans dénoncent les victimes civiles des bombardements - 12 mai 2007
- Un massacre provoque des manifestations anti-américaines en Afghanistan - 7 mars 2007
- Afghanistan : massacre de civils par les forces américaines - 6 mars 2007

24 août 2008 - Al Jazeera.net - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/a...
[Traduction : Info-Palestine.net]

Mardi 26 Août 2008

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4963 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4963



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Nouvelle « crise des missiles de Cuba » en Europe

Posté le 27.08.2008 par djamazz
Nouvelle « crise des missiles de Cuba » en Europe : vers une Troisième Guerre mondiale ?

Dans un article rédigé le 22 août, Helga Zepp-LaRouche analyse la gravité de la situation stratégique :

« Soit on arrête immédiatement les provocations géopolitiques contre la Russie (comme l’attaque menée contre l’Ossétie du Sud par le régime britannique fantoche en Géorgie ou l’accord américano-polonais sur l’installation de systèmes de défense anti-missiles et d’une base américaine en Pologne), soit la situation stratégique risque d’évoluer très rapidement vers une Troisième Guerre mondiale. Face à la désintégration progressive du système financier mondial, la tentative de la faction impériale d’encercler la Russie et la Chine pour les obliger à capituler revient à jouer avec le feu. C’est un jeu dangereux de risque-tout qui pourrait mener à la destruction de la civilisation humaine. Cette politique, conçue à Londres et exécutée avec l’aide américaine, comprend une éventuelle frappe militaire contre l’Iran, et ce danger reste réel.

« Lorsqu’on pense à la destruction et aux horreurs monstrueuses provoquées les deux guerres mondiales du XXe siècle, il est incompréhensible que nos dirigeants politiques fassent preuve de si peu de courage face ce danger. (...)

« L’ambassadeur russe auprès de l’OTAN, Dmitri Rogozine, a bien posé le problème lorsqu’il a demandé aux journalistes, à Bruxelles : "Etes-vous prêts à risquer votre richesse, votre vie et celle de vos enfants pour Saakachvili ?" Il aurait pu l’appeler par son surnom, "Sorosvili", car George Soros et Mark Malloch Brown (son partenaire au sein du Quantum Fund pendant des années, et actuel ministre britannique chargé de l’Afrique, l’Asie et l’ONU) ont financé en Géorgie chaque membre du gouvernement, depuis les ministres jusqu’aux fonctionnaires de police, depuis la Révolution des Roses. »

Après avoir évoqué le danger d’une crise des missiles de Cuba en Europe centrale, Helga Zepp-LaRouche insiste sur la nécessité de stopper l’expansion de l’OTAN. « Aujourd’hui, nous serions déjà en guerre contre la Russie, si la Géorgie et l’Ukraine avaient pu adhérer à l’OTAN lors du sommet de cette année à Bucarest, et ce constat devrait suffire en lui-même à renoncer définitivement à toute expansion future de l’OTAN en Europe de l’Est. Il est utile aussi de se rappeler pourquoi la Russie (et la Chine) sont devenues si soudainement le grand ennemi.

« Après la dissolution de l’Union soviétique, on a manqué la chance d’asseoir les relations Est-Ouest sur une nouvelle base, la politique occidentale consistant, pour des raisons géopolitiques, à transformer la Russie en pays du tiers monde producteur de matières premières, grâce à la thérapie de choc. A l’époque, les oligarques occidentaux éprouvaient une grande sympathie pour leurs partenaires russes et le clan Eltsine ; ensemble, ils pillaient le pays. Une Russie fournissant indéfiniment des matières premières pour l’Occident et pleinement intégrée dans la mondialisation, ne posait pas de problème. A Moscou, on n’a jamais oublié le rôle de George Soros.

« C’est lorsque le président Poutine parvint à réduire l’influence des structures mafieuses, renforçant la Russie sur les plans économique et politique et défendant les intérêts souverains de la nation, que la Russie a été déclarée l’ennemi. Par sa réaction déterminée contre la Géorgie, le gouvernement russe a montré que l’ère de la mondialisation, c’est-à-dire de l’empire anglo-américain, était terminée. »

En conclusion, Helga Zepp-LaRouche fait remarquer que cela aurait été un désastre pour l’UE si le traité de Lisbonne avait été en vigueur lors de ce conflit, avec un président de l’Union comme Tony Blair. « Dans ce cas, l’Europe serait aujourd’hui en guerre contre la Russie. Voilà encore une bonne raison de révoquer les traités existants de l’UE pour que les pays européens puissent, en toute souveraineté, travailler avec la Russie, la Chine, l’Inde et, espère-t-on, les Etats-Unis, afin d’instaurer un nouveau système de Bretton Woods, comme le propose Lyndon LaRouche. »

Mardi 26 Août 2008

http://www.solidariteetprogres.org/ http://www.solidariteetprogres.org/

Le hacker anglais Gary McKinnon livré aux USA le 31 août ?

Posté le 26.08.2008 par djamazz
Le hacker anglais Gary McKinnon livré aux USA le 31 août ? Bonjour l'angoisse !

Il s'appelle Gary McKinnon, rappelez-vous, il est anglais, il a 42 ans et une passion, disait-il, les extraterrestres quand boosté à l'anodin pétard, notre informaticien super-hacker était loin de penser qu'un jour il risquerait de finir sa vie dans une cellule quatre étoiles aux Etats Unis, livré par la justice de son pays depuis le 30 juillet dernier.

Aux dernières nouvelles, il devrait être définitivement fixé à la fin du mois d'août. S'il en réchappe, il abandonnera le clavier pour un jeu plus tranquille, genre sudoku.

Car Gary McKinnon est l'auteur d'un coup génial : entre février 2001 et mars 2002, cet expert a piraté, y rentrant comme dans du fromage blanc, des dizaines d'ordinateurs de la Nasa, de l'Armée de l'Air et de la Marine américaine. Le tout sans jamais quitter sa modeste chambre du modeste appartement du nord de Londres, à Enfield, prêté par la tante de sa copine, ont précisé ses amis pour qui, cela va de soi, il n'est ni un « terroriste » ni même un hacker malveillant. Pénard dans son bedroom, c'est logiquement qu'il s'était choisi un pseudo pour le net adapté à sa vie : « Solo ».

AUTEUR: Michel PORCHERON


Mephisto ? Non, "Solo"

Un hacker de génie. Qui passait sa vie devant son ordinateur personnel lequel n’avait plus de secret pour lui. Supposons : s’il a pénétré ces réseaux militaires ultrasensibles, c’est uniquement pour découvrir des informations secrètes sur les vaisseaux extraterrestres. En réalité, comme des milliers de passionnés d’OVNIS (et de fans de la série X-Files), il est en effet persuadé que les autorités américaines nous cachent la vérité.... «Ce n'est pas qu'un intérêt pour les petits hommes verts ou les soucoupes volantes, expliquait McKinnon à la BBC. Je crois qu'il y a, ou qu'il y a eu dans le passé, des vaisseaux spatiaux qui circulent sur Terre sans que le public soit au courant.» Il est aussi convaincu que les militaires américains ont récupéré un système de propulsion par antigravité, qu'ils gardent secret.

Une passion qui s’est rapidement transformée en obsession, ajoutent ses amis sur le net. Ils ajoutent : à force de surfer internet, Gary McKinnon, qui délaissait sa salle de bains et vivait, comme un reclus, en peignoir dans son appartement, a fini par perdre sa petite amie, son travail, son anonymat...et, on le verra, son ordinateur désormais sans connexion à Internet. Un ordinateur réduit au rang de machine à écrire. Ce n’est pas une vie.

Le jour où cet administrateur système de formation pénétra les réseaux US, pour fêter ça, il se fit livrer une pizza napolitaine spéciale (nul n’est parfait). Comme c’est connu, dans les temps qui sont les nôtres, faîtes l’essai par téléphone, le livreur de pizza –casqué- arrive chez vous plus vite que la police- casquée mais pas seulement. Il n’avait pas avalé la dernière olive de sa pizza que déjà la justice américaine lançait un avis mondial de recherche, contre un (alors) inconnu accusé par les plus hautes autorités de l’hyper-puissance du « plus grand piratage informatique militaire de tous les temps ». Dégâts évalués : autour de 700 000 dollars, un chiffre relativement faible au regard des sommes quotidiennement traitées par les administrations visées.

Selon les accusations portées contre lui, il se serait approprié 950 mots de passe et il aurait détruit des informations vitales pour la marine US. Il aurait réussi à s’introduire par effraction dans 53 ordinateurs de l’armée, ce qui aurait forcé les responsables à fermer 2000 ordinateurs de la zone militaire de Washington,

pendant 24 heures, occasionnant des coûts imprévus de presque un million de dollars. Il est accusé d'avoir mis à mal 300 ordinateurs de la base navale de Earle (New Jersey) peu après les attentats du 11 septembre 2001, etc, etc...

De là à accuser McKinnon d’être à l’origine de la débâcle irakienne, des lourdes pertes de l’économie américaine, de la crise des subprimes, de la chute de l’hypo-président Bush, etc, etc...il n’y aurait qu’un pas. Le discret et flegmatique Gary a été catapulté au rang d’ennemi public numéro un aux Etats-Unis, de terroriste d’un nouveau type, le cyber-terroriste. À son insu et sans que « le grand public » le sache.

Si vous avez manqué les chapitres précédents : Cette histoire à la fois fabuleuse et pathétique – aujourd’hui elle ne fait rire personne- remonte à plus de six ans. Une fois découvertes les gigantesques « anomalies » informatiques qu’ils enregistrent, les plus fins limiers US font intervenir leurs Global Positioning Systems les plus sophistiqués, parviennent à loger l’intrus à Londres, comme quoi, soit dit en passant, il est plus facile et plus rapide de mettre la main sur un mangeur de rosbif, le visage crevette rose et le cheveu tirant sur le roux, que sur le bouffeur de yankees le plus recherché de l’histoire, le visage basané et une barbe tirant sur le blanc. Il faut bien plaisanter.

Et McKinnon lui ne se cache pas, ne change pas de domicile, ne voyage pas, ne complote pas, n’est animé d’aucune mauvaise intention. Quand les Américains demandent à leurs homologues anglais d’aller signifier au hacker de génie la litanie de chefs d’accusation que la « justice » de Washington à rédigé avec minutie, McKinnon, en peignoir, vaque à ses occupations. Et quand les police officers de sa Très Gracieuse Majesté – qui auparavant avaient installé un périmètre de sécurité autour de la maison afin d’éviter une fuite par l’escalier de service ou par une porte dérobée – frappe à sa porte, McKinnon ouvre comme il aurait ouvert au livreur de pizza. Il ne se cache pas, on l’a dit, il n’en a jamais eu l’idée, comme il ne cachera jamais s’être introduit à distance dans les ordinateurs américains.

Que lui disent ces envoyés très spéciaux ? Nous n’avons rien contre vous, la justice britannique n’a rien à vous reprocher, mais nous avons un message recommandé pour vous. La justice américaine en a après vous. Vous êtes inculpé par la justice fédérale américaine de huit chefs d'accusation de crimes informatiques commis dans 14 Etats différents. Ne quittez pas le territoire britannique. Vous recevrez bientôt une convocation.

Là commence un parcours judiciaire marathonien du prévenu, qui vient de se terminer fin juillet : préparez quelques affaires personnelles, vous allez être extradé vers le pays requérant, les Etats Unis. C’est une affaire de quelques semaines. Avant la fin du mois d’août, vous goûterez aux charmes d’un pénitencier tout équipé dernier modèle – vous y bénéficiez déjà d’une réservation de longue durée, entre 60 et 70 ans- comme seuls nos amis américains savent en faire.

Pour des raisons bassement politiciennes, cet homme risque ainsi de sortir de prison quand il aura 110 ans. Ça fait cher payer... la mauvaise sécurisation de sites web, non ?!

McKinnon qui au fil des ans, est devenu un personnage (hélas) célèbre dans son pays – son cas est nettement plus connu sur le web que dans la « grande presse » mondiale – est aujourd’hui autant entouré de médecins (pour méchante déprime légitime) que d’avocats. Lesquels ne font que répéter la même chose depuis le début : si leur client doit être jugé, il doit l’être par la justice de son pays, en qui ils n’arrêtent pas de croire. Si »crime » il y a, il a été commis en territoire britannique.

Hélas, ces avocats, au nom de McKinnon, toujours prévenu libre, en liberté surveillé, au chômage forcé, ont épuisé tous les recours de la «justice » britannique, qui ayant entre ses mains une hot potato et soucieuse d’être prévenante et complaisante envers la « justice », celle de M. Bush ne l’oublions pas, avec probablement derrière la tête l’idée d’un renvoi d’ascenseur un jour ou l’autre, livre donc McKinnon, aussi facilement qu’un livreur une pizza.

McKinnon n’aura pas eu l’occasion de profiter des senteurs printanières londoniennes, car plus que tendu, fébrile, il attendait comme le messie l’ultime décision de la Chambre des Lords le 30 juillet dernier. Le hacker de la NASA en appelle à la chambre des Lords .En effet en mai 2007, la Haute cour de Londres ayant autorisé son extradition vers les Etats-Unis pour y être jugé devant un tribunal militaire américain, il ne restait plus aux avocats que le recours d’appel auprès des Law Lords, la plus haute cour britannique...qui a rejeté cet appel et confirmé l'extradition du hacker. Les avocats ont annoncé qu'ils allaient "immédiatement" se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Les Américains attendent McKinnon de pied ferme. Ils parlent de cette affaire comme étant l’affaire du siècle. Ses avocats craignent plus que jamais les 60 ans de prison pour McKinnon, s’il est reconnu coupable de sabotage, et pourquoi pas une tenue orange sur mesure que les G.O de Guantanamo réservent à leurs pensionnaires. Le temps n’est plus où McKinnon considérait que l’orange est une couleur qui irait bien avec sa courte chevelure de rouquin. On se souvient que McKinnon avait alors donné une interview pour exprimer sa peur de finir dans la prison de Guantanamo pour violation de la loi américaine sur la lutte contre le terrorisme.

The fall guy ?

Cela étant, si quelqu’un devait tomber, ce serait plutôt le responsable informatique américain qui avait sous sa coupe le réseau réputée le plus sûr du monde, a fortiori après les attentats du 9/11. Or, McKinnon a révélé sans le vouloir, que ces ordinateurs n'étaient pas sécurisés !
Pour le gouvernement américain, ce piratage “était intentionnel et calculé pour influencer et affecter le gouvernement américain par intimidation et coercition “.

“En conséquence de sa conduite, des dommages ont été causés aux ordinateurs en mettant à mal leur intégrité, disponibilité et fonctionnalités des programmes, systèmes, informations et données”, avait précisé un juge américain qui à la fois perdait là une occasion de se taire et révélait à la terre entière la fragilité – une fragilité de plus- d’un méga-système qui devait protéger - en théorie- les USA de toutes les attaques « terroristes » qui n’allaient pas manquer de mettre le feu à la planète.

La justice américaine veut la peau de Gary McKinnon. Selon ses avocats, la justice américaine a fait pression sur leur client, en essayant de l'intimider pour qu'il accepte de plaider coupable devant un juge américain. Les hommes de loi ont révélé aussi que les autorités américaines auraient proposé un marché à son client, marché qui consisterait à lui assurer une peine de prison réduite s’il cessait de lutter contre son extradition. L’offre a bien évidemment été rejetée, mais surtout qualifiée d’ « approche illégale ». S'il ne coopère pas, cela pourrait être considéré comme un acte de terrorisme et valoir de la réclusion en quartier de haute sécurité. Dans le cas contraire, il prendrait entre 37 et 46 mois, serait rapatrié en Angleterre et serait libéré sur parole, après une condamnation pour « atteinte significative à la sécurité nationale ».

Vraiment très sympa, McKinnon qui, à toutes fins utiles, a donné aux Américains les clés de sa brillante opération purement technique : il a utilisé un programme appelé "Remotely Anywhere" pour pirater des postes de nuit des agences de sécurité américaines, lorsque tous les employés sont partis. Cet « Arsène Lupin » de l’informatique s’est alors fait prendre à cause du décalage horaire entre Londres et les Etats-Unis, un employé s’étant vite rendu compte de l’intrusion, dit encore un site ami du hacker. C’est aussi simple que ça. «J'ai découvert que les militaires américains utilisaient Windows, raconte l'ancien administrateur de réseaux informatiques, et j'ai cherché à voir si certains ordinateurs étaient mal protégés.»

« Gary » joue très gros. Déjà privé d’Internet, il a perdu le flegme très British du « Wait and See ». S’il perd également devant la Cour Européenne des droits de l’homme, avant la fin du mois d’août, il aura le titre très peu envié du premier pirate britannique à être extradé vers les Etats Unis.

Tout comme l'ancien pirate informatique américain Kevin Mitnick, accusé dans les années soixante d'intrusion dans un ordinateur du Pentagone, le pirate britannique Gary McKinnon a droit à un site Web prenant sa défense. Le site « Free Gary » assure ainsi un suivi quotidien des péripéties judiciaires du pirate et permet aux internautes de faire connaître leurs points de vue et leurs opinions sur cette histoire. Cependant, ils ne peuvent espérer une réponse directement de McKinnon puisqu'une des conditions pour sa remise en liberté est de ne pas utiliser d'ordinateur ayant un accès Internet...

Au fait, il fait quel temps, en ce moment, à Guantánamo ? C’est juste une question que se pose un ami de McKinnon. Très chaud et très humide. Insupportable. Même l’hiver.

Quelques liens avant la conclusion, provisoire :

http://www.zataz.com:80/news/15418/Gary-McKinnon-demande-du-secours-aux-Lords-anglais.html
Gary McKinnon (lire) est un internaute presque comme les autres. Sauf que lui, il risque de finir ses jours en prison (via la fameuse fumeuse faille IIS)
http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/16/mckinnon_le_hacker_de_la_nasa_a_nouveau_devant_les_juges

Articles associés :

· Infosec : le 'hacker' McKinnon fait son show devant les professionnels

· La défense du Hacker de la NASA dénonce des tentatives d'intimidation

· Le hacker de la Nasa a bien du mal à décoller pour les US

· Le 'hacker' McKinnon conteste les arguments de la justice US

· L'extradition de McKinnon est officialisée

· Le piratage le plus important de l'histoire a eu lieu

· McKinnon, le 'hacker' de la NASA, risque l'extradition vers les US

· Le pirate informatique Gary McKinnon pourrait être envoyé à Guantanamo

http://www.pcinpact.com:80/actu/news/44243-pirate-anglais-OVNI-extradition-abus.htm

http://lamouette.blog.lemonde.fr:80/2008/08/02/pirate-informatique-recherche-extraterrestres-desesperement/



Conclusion provisoire : juridiction basée à Strasbourg, la Cour Européenne des droits de l’Homme laisse un sursis à celui surnommé le pirate de la NASA. Dernier recours contre l’extradition, elle l’auditionnera le 28 août prochain. Elle a en effet demandé mercredi 13 août à la justice britannique de suspendre la décision d’extradition, le temps d'examiner le recours déposé par le hacker.

Il reste donc à McKinnon un sursis jusqu'au 31 août prochain. À minuit, il sera peut-être obligé de faire ses bagages

Source : proposé par l'auteur

Article original publié le 24 Août 2008

Sur l’auteur

Michel Porcheron est un auteur associé àTlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5757&lg=fr

Lundi 25 Août 2008

4 des 10 Soldats Français Tués Ont Eté Capturés et Exécutés

Posté le 24.08.2008 par djamazz
Envoyer Des Renforts en Afghanistan Cela Ne tient Pas Debout- 4 des 10 Soldats Français Tués Ont Eté Capturés et Exécutés

La guerre en Afghanistan a changé de dimension. Aux Talibans se sont ajoutés des chefs de guerre mais surtout les redoutables Mujahideens qui ont vaincu les Soviétiques. Ce sont eux qui ont tué les 10 soldats français, dont 4 d'entre eux ont été exécutés après avoir été capturés (un signal fort envoyé au gouvernement français). En Face les US/OTAN redoutent par dessus tout cette extension du champ de bataille qui rend leurs troupes plus vulnérables, et ce n'est que le commencement. 17 civils afghans tués lors d'une opération de l'OTAN à Laghman.


Karachi – Les plans des Etats Unis de renforcer l'OTAN en Afghanistan en envoyant entre 12 000 et 15 000 soldats en plus pour faire face à l'insurrection menée par les Talibans, est également soutenu par des boîtes à penser influentes comme le Senlis Council, qui lui aussi est favorable au déploiement de plus de troupes en Afghanistan.

Pourtant, la nature de la guerre en Afghanistan change, et ce n'est pas les chiffres qui comptent. L'OTAN a approximativement 45 000 troupes dont 15 000 soldats américains, tandis que 19 000 forces opèrent séparément. On a également rapporté que le Pentagone projette de dépenser 20 billions de $ pour doubler la taille de l'armée nationale de l'Afghanistan pour la porter à 120 000 soldats.

Hormis les Talibans, des alliances locales contre l'OTAN entre des chefs de guerre et d'anciens commandants de mujahideens ont ajouté une nouvelle dimension à l'insurrection, en plus d'étendre la résistance à beaucoup de nouvelles zones en Afghanistan.

C'est l'extension du champ de bataille qui alarme l'OTAN, et son dilemme c'est que si elle déverse plus de troupes dans le pays, celles-ci devront être réparties sur un plus large territoire et donc seront sujettes à des attaques ouvertes. L'alternative c'est de céder du terrain aux groupes de résistance.

Un responsable de haut rang afghan qui a récemment été démis de son poste haut placé a dit à Asia Times Online que beaucoup des « nouveaux « insurgés sont d'anciens associés de l'ancien dirigeant des mujahideens et chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar's Hezb-e-Islami (HI).

Ils avaient été attirés dans le camp américain par différents pots de vin dont des emplois, de l'argent et la possibilité d'occuper des fonctions politiques. On considérait qu'il valait mieux qu'ils se battent au sein du parlement que sur le champ de bataille.

Cependant, une fois que l'insurrection des Talibans s'est enracinée fermement dans le Sud, la directive du gouvernement s'est évaporée et les paysans ont été encouragés à cultiver de l'opium. Dés 2007, une économie parallèle a fleuri et, attirer irrésistiblement par la possibilité de s'enrichir, d'anciens chefs de guerre, des chefs de tribus et d'autres segments de la société se sont rangés du côté des Talibans.

Cette narco économie des Talibans a amélioré leur influence avec une telle efficacité qu'elle a ruiné les efforts des Américains pour éradiquer l'emprise des chefs de guerre, spécialement dans et autour de Kaboul.

Actuellement, les chefs de guerre associés avec Hezb-e-Islami (Khalis group) et le HI d'Hekmatyar, sont à nouveau actifs et ils ont pratiquement assiégé Kaboul – dans la province de Wardak à l'Est, de Kapisa au Nord Est et de Sarobi au Sud.

L'attaque de lundi au cours duquel 10 soldats français ont été tués près de Sarobi (4 d'entre eux ont été exécutés après avoir été capturés) et 21 blessés, a été menée par les combattants fidèles à HI.

Intensification constante de l'action des Talibans

Après avoir été chassés par l'invasion de 2001 menée par les US, chaque printemps les Talibans ont lancé des offensives, bien que les premières aient été symboliques. Jusqu'en 2005, l'OTAN a concentré ses activités dans des poches de résistance des Talibans dans la région frontalière avec le Pakistan.

En 2006, les Talibans ont mené par surprise leur offensive ayant le mieux réussi, s'établissant ainsi comme une force à laquelle l'OTAN devait se confronter. L'OTAN a craint le pire en 2007, mais les Talibans n'ont rien entrepris de nouveau, donc on s'attendait à ce que 2008 soit une année calme.

Rien ne pouvait être moins vrai. Avec la mort de 3 soldats polonais mercredi, 181 soldats étrangers ont déjà perdu la vie en Afghanistan cette année et le nombre de mort à ce rythme là dépassera le record du nombre de soldats internationaux tués en 2007, 222 soldats.

De même, les Talibans se sont concentrés cette année sur des opérations pour couper les lignes de ravitaillement de l'OTAN dans les zones tribales au Pakistan. Certains medias occidentaux ont rapporté une nette détérioration des approvisionnements de l'OTAN, dont le carburant, des armes, et des pièces détachées. (Moscou avait proposé en début d'année de faire transité par son territoire les approvisionnements de l'OTAN mais avec la guerre en Georgie et le gel des relations OTAN/Russie décidée par Moscou, cette offre est morte née ndlt).

L'émergence des chefs de guerre, en plus de poser une menace militaire, crée des problèmes pour l'OTAN qui n'est pas préparée pour un tel développement. Pendant des années, l'OTAN et le renseignement américain se sont concentrés sur les dirigeants talibans connus, pour leur couper les ailes, ainsi qu'à leurs alliés ; maintenant, elle doit faire face à des alliances douteuses entre chefs de guerre dans de nouvelles zones du pays.

Cela va être un combat, comme la montré la récente arrestation de Shahabuddin Hekmatyar du camp de refugiés afghans dans le Peshawar au Pakistan. C'est le frère de Gulbuddin Hekmatyar, mais ce n'est pas un membre de HI et, à la différence de son frère, il n'a jamais appartenu à la résistance contre les Soviétiques.

Il semble que ce soit le Pakistan qui l'ait livré dans le cadre d'un effort désespéré de l'OTAN pour défaire les liens entre le renouveau des chefs de guerre en Afghanistan et l'insurrection des Talibans.

Tout indique que l'OTAN veut s'attaquer au problème par d'importants renforts de troupes. Cela pourrait aider à sécuriser des voies d'acheminement, mais comme les Soviétiques – qui dans les années 1980 avaient plus que doubler le nombre de troupes de l'OTAN actuellement déployés – l'ont appris, ce n'est pas le nombre qui est important.

Syed Saleem Shahzad Chef de bureau de Asia Times Onlien au Pakistan. Pour le joindre : saleem_shahzad2002@yahoo.com – 22/08/08 Copyright Aisa Times Online

url de l'article en anglais :http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/JH22Df01.html

Introduction Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Information complémentaire

17 civils afghans sont été tués lors d'une opération dirigée par les forces de l'OTAN à Laghman.

Selon Pajhwok Afghan News 17 civils ont été tués mercredi, dont plusieurs appartenaient à une même famille, lors d'un raid mené par des forces de l'OTAN dans des zones montagneuses de Mahatarlam la capitale de la province de l'Est Laghman, selon des anciens qui se sont plaints.

Cette opération qui avait commencé deux jours auparavant dans la zone de Spira Kondai dans le district de Sorobi dans la province de Kaboul, s'est ensuite étendue à Garoch, Mandaroro Badpakh et Shagiliani, des zones situées à l'Est. Selon Hazrat Gul. Selon un ancien de la zone de Garoch, parmi les 17 civils tués ont compte 6 femmes et 2 enfants des vieillards et des adolescents.

Comme d'habitude, les US/OTAN affirment avoir tué des Talibans, mais ce n'est pas la première fois que des civils sont tués dans ce genre d'opération et que les forces d'occupation nient ces massacres dissimulant leurs crimes par des annonces mensongères.

Déjà le mois dernier 47 civils afghans ont été tués dont 39 étaient des femmes et des enfants lors du bombardement d'une noce. Les US/OTAN ont affirmé avoir tué des insurgés et démenti avoir commis un tel massacre. Les autorités afghanes ont diligenté une enquête prouvant effectivement que les tués étaient des civils afghans sans lien avec les Talibans ou Al Qaeda. Ce n'est que 3 semaines plus tard que l'OTAN a reconnu les faits après avoir mené sa propre enquête.

Commentaire du porte parole de l'OTAN Mark Laity : " Si on ne largue pas de bombe, ils (les Talibans) gagnent."

Les Français qui sont 55 % a demandé le retour des troupes d'Afghanistan sans même être correctement informé du nombre de victimes civiles afghanes que cette guerre fait car les medias complices se taisent, sont -ils d'accord pour que leurs impôts servent à financer une guerre illégale, qui ne se justifie en rien, et certainement pas par des appels éhontés d'un autre siècle au "sacrifice" comme on peut le lire dans le quotidien des bobos Libération, guerre où les principales victimes sont des civils, majoritairement des femmes et des enfants ? Où sont donc passés les "droits de l'hommiste féministes" qui défendaient à grand renfort de cris hystériques les femmes afghanes à l'époque desTalibans ?

Pour ceux que le sort des soldats - souvent des gamins de milieux défavorisés, sans diplome à qui les rabatteurs de l'armée font miroiter une carrière prometteuse dans et après l'armée et qui leur lavent le cerveau avec des histoires fumeuses d' "interventions humanitaires" - engagés en Afghanistan préoccupe, 8 soldats de l'ISAF ont été tués jeudi, 3 canadiens, 3 polonais et deux autres dont la nationalité n'a pas été révélée. Cela porte à 40 le nombre de soldats tués depuis le début du mois d'août, un chiffre qui va croissant alors que les attaques de la résistance deviennent mieux organisées et plus meurtrières.

Dimanche 24 Août 2008

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Rapport: L'Entité sioniste a trop hâte de frapper l'Iran

Posté le 24.08.2008 par djamazz
Rapport: L'Entité sioniste a trop hâte de frapper l'Iran

Les Israéliens de haut rang auraient demandé à l'administration américaine des équipements militaires renforçant leur capacité à frapper les installations nucléaires iraniennes. Et l'administration américaine aurait refusé cette demande. Les Américains auraient reçu une telle demande comme un signe signifiant que les Israéliens sont dans une étape avancée de leurs préparations pour frapper l'Iran.


Par ailleurs, les Etats-Unis avaient demandé à "Israël" de ne pas faire la surprise d'attaquer l'Iran sans informer Washington préalablement. Un message américain envoyé aux Israéliens les avertissant que toute attaque israélienne contre l'Iran pourrait menacer les intérêts des Etats-Unis dans la région. En contrepartie, l'administration américaine renforcera la défense israélienne contre les missiles sol-sol.

"Israël", de son côté, a répondu à l'administration américaine qu'elle gardera son droit de réagir, si les efforts faits pour stopper le projet nucléaire iranien ne donnent rien.

Des hommes politiques israéliens de haut rang ont exprimé leur souhait que le président américain donne l'ordre d'attaquer l'Iran, avant la fin de son mandat. En fait, la chance des Etats-Unis de réussir cette attaque est beaucoup plus grande que la chance des Israéliens. En outre, si ce sont les Américains qui attaquent, "Israël" n'aura pas à faire face toute seule à l'Iran et à ceux qui la soutiennent.

Sur un autre niveau, "Israël" croit qu'une attaque israélienne réussie pourrait arrêter le développement du programme nucléaire iranien pour plusieurs années. Néanmoins, "Israël" sera regardé par le monde entier comme un pays agressif. Et il est sûr que l'Iran essayera de répliquer à "Israël" par tous les moyens. Elle essayera également de réactiver le Hezbollah et le Hamas contre "Israël". La Syrie pourrait aussi attaquer avec tout ce qu'elle possède d'obus et de missiles.

Il est à noter que les directions israéliennes, politiques et sécuritaires, estiment que le président américain Bush n'attaquera pas l'Iran. Pour le reste de son mandat, il insistera sur les efforts diplomatiques. L'Iran jouera cependant le chaud et le froid. Elle pourrait même stopper provisoirement l'enrichissement d'uranium pour laisser paisiblement passer les derniers jours de l'administration Bush.

Les échanges d'avis et de messages entre "Israël" et l'administration américaine concernant l'Iran se sont passés pendant la visite de Bush en "Israël", en mai dernier. Ce dernier a rencontré Ehud Olmert, le premier ministre, dans une séance à huit clos. Le ministre de la défense y a participé. Ils ont discuté des menaces iraniennes. A cette réunion, les Israéliens ont demandé des aides militaires, en plus des aides sécuritaires et politiques.

Après son retour, les responsables américains ont étudié et analysé la demande israélienne. Cette demande provoque chez eux la crainte qu'"Israël" attaque l'Iran dans les mois à venir. Alors, les Américains ont envoyé un message, dur de langage, pour l'empêcher de le faire. Et plus tard, au cours du mois de juin, le chef d'état-major et le responsable américain des renseignements se sont rendus en "Israël" pour informer les Israéliens que l'Iran est loin d'avoir des armes nucléaires. Donc toute attaque contre elle entamera les intérêts américains. Le journal Washington Post ajoute que ces responsables ont informé "Israël" que l'administration américaine (ainsi que les Irakiens) ne lui permettra pas de voler dans l'espace aérien irakien pour atteindre l'Iran.

En plus de ces messages un peu calmes, le ministère américain de la défense avait laissé fuir une série d'informations. "Israël" les a interprétées comme un moyen destiné à mettre en échec toute tentative d'attaquer l'Iran. Par exemple, les Américains ont levé le voile sur une manœuvre aérienne sur la Méditerranée.

Il y a peu de temps, le ministre (israélien) de la guerre Barak a visité Washington. L'Iran était le sujet principal des discussions entamées entre lui et son homologue américain Robert Guits et le vice-président Tcheni. Ces deux derniers portent des avis tout à fait contradictoires concernant l'Iran. Au moment où Guits refuse toute attaque de la sorte, Tcheni reste le faucon farouche de l'administration Bush. Barak a saisi l'occasion pour leur expliquer la position d'"Israël" et pour attirer leur attention sur l'avancée de l'Iran dans son programme nucléaire, alors que les négociations concernant des sanctions contre elles se figent.

Barak leur a exprimé la nécessité que des pays comme la Russie, la Chine et l'Inde participent dans l'imposition de sanctions effectives contre l'Iran. Car jusqu'à ce moment, tous efforts dans le domaine ont été mis en échec. La Russie reste un pays important et nécessaire pour isoler l'Iran.

Par ailleurs, des Israéliens de haut rang ont exhorté les Américains, ces derniers mois, à concentrer leurs efforts pour stopper le programme nucléaire iranien. Il faut alors désamorcer les points de tension avec la Russie. Les Israéliens suggèrent que les Etats-Unis devraient ne pas déployer de système anti-missiles dans les régions où la Russie ne l'accepte pas, afin de la rendre plus souple envers le programme iranien. Les Américains ont cependant refusé la proposition.

De son côté, Barak a demandé de façon claire à ses hôtes de ne laisser tomber aucune alternative. Et pour adoucir la position d'"Israël", l'administration américaine a annoncé son intention de renforcer la défense israélienne et son système d'avertissement contre les missiles balistiques. Guits a proposé à "Israël" un système développé de radar, et qu'"Israël" soit liée aux satellites d'espionnage américains. L'administration américaine propose également son aide aux Israéliens pour améliorer leurs systèmes de défense Hits 3 et le Dôme de fer. Cette administration fournira aux Israéliens neuf avions de transport Hercule, qui peuvent faire de longues distances. Une transaction d'environ deux milliards de dollars. Mais elle refuse toujours de fournir à "Israël" tout système d'attaque.

Ainsi, on peut dire que les Israéliens attendent les négociations entamées entre l'Iran et les grandes puissances. Ils regardent la déclaration américaine d'ouvrir un bureau représentatif à Téhéran comme une action voulant pousser à plus tard toute attaque contre l'Iran. Toutefois, les Américains font comprendre aux Israéliens que ce bureau serait un défit contre le régime de Téhéran, surtout s'il voit les longues queues d'Iraniens qui viendront chercher le visa de sortie.

Barak ajoute qu'il ne faut pas parler en public. L'affaire est très sérieuse sur la scène internationale. On travaille actuellement pour imposer des sanctions économiques contre l'Iran. "Israël" est un pays fort. Elle sait quoi faire. Il est important de tisser des liens avec le monde, avec les Etats-Unis en particulier, dit enfin Barak.

Toutefois, dans les affaires cruciales et fatales, "Israël" cherche ses intérêts et il faut arrêter de parler de ces affaires dans les médias. En ce qui concerne la question iranienne, nous avons besoin d'actes et non de paroles. Les paroles ne pourront stopper les missiles ou les centrifugeuses, dit-il.

Résumé d'un débat diffusé sur la deuxième chaîne israélienne,
le 12 août 2008, traduit par le CPI

Samedi 23 Août 2008

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Le Falun Gong, arme de la CIA contre le « Grand dragon rouge »

Posté le 24.08.2008 par djamazz
Le Falun Gong, arme de la CIA contre le « Grand dragon rouge »

par Thierry Meyssan

Mondialisation.ca, Le 22 aout 2008
Réseau Voltaire


L’une des principales personnalités soutenues par le département d’État pour le Prix Nobel de la Paix est un maître d’art respiratoire chinois, Li Hongzhi, qui a coordonné les manifestations anti-communistes sur le passage de la flamme olympique. Peu connu du grand public, l’homme a fondé une puissante secte qui étend l’influence états-unienne sur la diaspora chinoise, le Falun Gong. Avec l’aide de Washington, il dispose désormais d’une vaste infrastructure médiatique et mène une croisade contre le Parti communiste chinois.


Les médias occidentaux ont donné un fort écho aux manifestations qui ont perturbé le passage de la flamme olympique entre mars et mai 2008. Ignorant les étapes festives, ils se sont centrés sur les gesticulations de Reporters sans frontières à Olympie (25 mars), les protestations pro-tibétaines de Londres (6 avril), Paris (7 avril) et San Francisco (9 avril), et ont entretenu un flou artistique autour des manifestations de Buenos Aires (11 avril). Ils ont essayé de faire croire à l’existence d’un mouvement spontané du public contre divers aspects de la « dictature du Parti communiste chinois ». Malgré —ou peut-être à cause— de ce parfum de Guerre froide, les médias occidentaux n’ont pas relevé que ces événements avaient été planifiés un an à l’avance et coordonnés par une ONG, Human Rights Torch Relay (Relais de la flamme olympique pour les Droits de l’homme) [1], émanation d’un puissant mouvement américano-chinois, le Falun Gong.

Plus récemment, de nombreux journalistes sportifs accrédités aux Jeux olympiques de Pékin ont reçu un mail de la Coalition to Investigate the Persecution of Falun Gong in China (Coalition pour enquêter sur la persécution du Falun Gong en Chine) [2] contenant un document de 26 pages intitulé : Torture Outside the Olympic Village : A Guide to China’s Labor Camps (Torture hors du village olympique : un guide des camps de travail chinois) [3].

Selon ce document et l’abondante littérature publiée par les adeptes du Falun Gong, ce culte serait un « nouveau mouvement religieux » réalisant une synthèse entre bouddhisme et taoïsme. Alors que ses adeptes ne demanderaient qu’à pratiquer en paix, ils seraient victimes d’une féroce répression en Chine, État encore dirigé par un Parti communiste athée.

Mais qu’est-ce que le Falun Gong ? [4]

Dans les années 90, le Parti communiste chinois a encouragé les initiatives civiles en autorisant la création d’associations culturelles et sportives dont il avait jusque-là le monopole. Parmi celles qui ont vu le jour, les associations d’art martiaux et de qigong ont connu un véritable engouement. Le qigong, technique ancestrale de respiration, permet de développer la concentration et l’équilibre interne. Diverses études médicales ont montré que ses pratiquants sont moins sujets aux maladies que le reste de la population. Aussi le gouvernement s’est-il réjouit publiquement de cette mode qui ne pouvait que contribuer à diminuer les dépenses nationales de santé.

C’est dans ce contexte que Li Hongzhi, un fonctionnaire quadragénaire, créa son association de qigong, en 1992 : le Falun Gong. Cependant, Maître Li ne se contenta pas d’enseigner des techniques respiratoires, il les associa à une doctrine ésotérique dont il révéla progressivement le contenu.

En 1996, Li Hongzhi retira son association de la Fédération nationale de qigong et émigra aux États-Unis d’où il continua à la diriger. À partir de ce moment là, son association attacha un soin particulier à recruter des membres du Parti communiste. De même, les meetings du Falun Gong changèrent d’aspect pour prendre la forme américanisée de ceux du pasteur évangélique Billy Graham avec témoignages des adeptes guéris. En 1999, Maître Li revint en Chine pour mobiliser les cadres de son mouvement. Le lendemain de son départ, ses disciples manifestèrent à Tianjin (140 km de Pékin), devant le siège d’une revue scientifique qui avait publié un article très critique sur leurs élucubrations métaphysiques et leur comportement sectaire [5]. La police les dispersa sans ménagement et interpella plusieurs d’entre eux. Le lendemain, 25 avril, 10 à 30 000 adeptes du Falun Gong se rassemblèrent en silence, la journée durant, à Pékin devant Zhongnanhai, siège central du Parti communiste chinois. Brandissant le Zhuan Falun (ouvrage du maître), ils réclamaient en silence la libération de leurs camarades.

Pour le gouvernement, le choc était rude. Dans un pays où toutes les manifestations sont soigneusement encadrées, il avait été possible d’en organiser secrètement une, qui plus est devant le siège du Parti. Il s’avérait que le Falun Gong disposait de plusieurs dizaines de millions d’adeptes, dont un tiers étaient membres du Parti communiste. En d’autres termes, une organisation incontrôlée s’était développée dans le pays et avait infiltré le Parti, dans la grande tradition des sociétés secrètes chinoises.

Dès lors le pouvoir n’avait que deux solutions : soit reconnaître Falun Gong comme une force à l’intérieur du Parti, soit l’écraser. Bien que choqué par la détermination irrationnelle des manifestants, le Premier ministre Zhu Rongji était favorable à la reconnaissance, mais le président Jiang Zemin, persuadé d’avoir à faire à une organisation manipulée en sous-main par la CIA, choisit la répression. Le Falun Gong fut interdit. Au début, les adeptes furent intimidés par la police, au besoin en usant de la violence lors d’interpellations et de garde à vue. Devant la persistance du problème, une campagne de communication fut organisée pour discréditer l’organisation, puis ses cadres restants furent rendus responsables de crimes commis par certains membres fanatisés. Ils furent jugés et condamnés.

Les autorités états-uniennes multiplièrent les protestations officielles devant ce qu’elles considèrent comme une atteinte à la liberté religieuse.

À ce stade de l’analyse, se pose la question de la doctrine de Li Hongzhi et de la nature de son association. S’agit-il de la résurgence d’un ésotérisme ancien que le Parti communiste ne tolérerait pas —comme le prétend Washington—, ou le Falun Gong est-il une secte manipulant ses membres en vue de prendre le pouvoir —ainsi que l’affirme Pékin— ?

Maître Li Hongzhi, fondateur du Falun Gong.

L’enseignement de maître Li repose sur une cosmogonie, c’est-à-dire une conception de l’univers et de la place que l’homme y tient ; une gnose, c’est-à-dire une connaissance nécessaire au disciple pour s’affranchir de sa condition existentielle ; et enfin une ascèse, c’est-à-dire un mode de vie et des techniques permettant au disciple d’accéder à la rédemption.

Selon Li Hongzhi, l’univers ne serait pas composé du seul monde que nous percevons, mais de milliards de mondes imbriqués les uns dans les autres. « Un grain de sable contient trois mille monde […] avec bouddhas, taos et dieux, ainsi qu’êtres humains, animaux, substances, montagne, eau, ciel, terre, air […]. Les êtres humains à l’intérieur des grains de sable sont exactement comme nous. La couleur de leur peau varie du noir au blanc et au jaune. Si vous pouviez voir, vous trouveriez sur les poils de votre corps de nombreuses villes où circulent trains et voitures ». Notre monde apparaît microscopique, vu des mondes supérieurs, pourtant il contient lui même des mondes encore plus petits.

Tous les êtres, animés ou inanimés, y compris les objets fabriqués industriellement, sont dotés d’une âme. Le jour de sa naissance ou de sa fabrication, chaque être apparaît simultanément dans différents mondes. il a donc une multiplicité de corps reliés par une âme individuelle. Lorsqu’il meurt ou qu’il est détruit, un être perd ses corps dans les différents mondes, mais son âme ne tarde pas à se réincarner dans de nouveaux corps. Selon leur comportement, les âmes peuvent s’incarner dans des mondes supérieurs ou s’enfoncer dans des mondes inférieurs. L’humanité, quand à elle, ne cesse de chuter depuis des milliards d’années. Contrairement à ce que prétendent les scientifiques, il a existé de nombreuses civilisations humaines avant la période historique. L’humanité a déjà été 81 fois presque entièrement détruite avant de se relever. Certains humains, qui ont été éliminés au cours de ce processus se sont réfugiés sous la surface de la terre et dans les abysses des océans où ils vivent désormais. D’autres ont eu la chance d’accéder à des mondes supérieurs où ils ont créé des civilisations avancées. Ils peuvent traverser l’espace-temps et nous rendent parfois visites en soucoupes volantes. Ce sont eux qui nous ont donné les techniques de pointe que nos scientifiques étaient bien incapables d’inventer par eux-mêmes. Les adeptes du Falun Gong peuvent retrouver la conscience de leurs migrations passées et de leurs vies parallèles. En intervenant sur celles-ci, ils peuvent acquérir des pouvoirs magiques, guérir des maladies, et se libérer de leur karma. Maître Li et ses disciples les plus proches peuvent aussi évoluer dans ces mondes parallèles pour changer nos vies. Il peut agir sur les centres d’énergie du corps subtil, notamment en faisant tourner la Roue de la Loi, une svastika dorée cachée dans notre abdomen, ou en ouvrant notre troisième œil, lequel permet de percevoir de nouveaux mondes.

Le pratiquant du Falun Gong doit s’adonner à cinq formes d’exercices, alliant techniques respiratoires et méditation. Il doit aussi s’adonner à une vie pure pour échapper à la prochaine apocalypse qui emportera tous les démons, en premier lieu les homosexuels.

Parmi les millions d’adeptes de Li Hongzhi, certains ont pris ces billevesées au pied de la lettre et sont devenus un danger pour eux-mêmes ou pour la société. Beaucoup ont refusé des traitements médicaux et sont morts en attendant que maître Li les guérisse. Quelques adeptes se sont immolés par le feu sur la place Tien an Men pour se libérer de ce monde. D’autres ont cru reconnaître des démons chez des parents ou voisins avec qui ils étaient en conflit et les ont assassinés pour les exorciser. Plusieurs se sont jetés par la fenêtre en croyant pouvoir léviter, etc. Maître Li conteste la véracité de ces faits divers et ne se considère de toute manière pas responsable de fanatiques isolés qui se sont mépris sur son enseignement.

Cet argument satisfait les États-Unis qui accordent des visas sans difficulté à Maître Li et à ses adeptes pour « les protéger de la persécution religieuse des communistes ». Depuis 1999, la Commission des États-Unis pour la liberté religieuse dans le monde (organe consultatif du département d’État) n’a cessé de dénoncer la répression du Falun Gong. Dans ses rapports annuels sur la liberté religieuse dans le monde, le département d’État désigne la Chine comme État suscitant « une forte préoccupation ». En avril 2006, 81 membres du Congrès ont demandé par pétition au président Bush de prendre des mesures coercitives contre la Chine pour protéger les adeptes de Li Hongzhi. Enfin, le 12 juin 2006, la Congrès a condamné cette « persécution religieuse ».

À Washington, le dossier du Falun Gong a surtout été porté par Elliott Abrams [6], en tant que président de la Commission sur la liberté religieuse dans le monde durant l’administration Clinton, puis en tant que conseiller national de sécurité adjoint sous l’administration Bush fils. Intégriste juif fermement opposé aux mariages inter-religieux, M. Abrams est un des inventeurs du concept de « théopolitique » [7]. Selon lui, la laïcité et la liberté de conscience sont des atteintes à la liberté religieuse car l’agnosticisme et l’athéisme auxquels ils donnent droit de cité portent préjudice à l’ordre social.

Néoconservateur endurci, Elliott Abrams fut un des piliers du soutien secret aux Contras nicaraguayens et un des principaux responsables des massacres au Honduras. Seule la grâce du président Bush père lui permit d’échapper aux sanctions pénales. Durant cette période, il joua un rôle central dans la transformation de l’Église de l’Unification du Révérend Sun Myung Moon d’une secte syncrétiste coréenne en une puissante armée sous-traitant des actions militaires pour la CIA en Amérique latine.
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Manifestation du Falun Gong devant le Congrès des États-Unis (24 juillet 2003)

Apparemment Elliott Abrams n’a pas changé de méthodes et le Falun Gong marche sur les traces de la secte Moon. Dès le jour de son interdiction par le président Jiang Zemin, la secte de Li Hongzhi a abattu le masque. Alors qu’elle ambitionnait de prendre le contrôle du Parti communiste chinois de l’intérieur, elle l’a soudain désigné comme l’incarnation des forces démoniaques. Affichant ses ambitions, Maître Li a répété que les gouvernements actuels étaient incapables de résoudre les problèmes humains et que seule une personne comme lui, ayant atteint un haut niveau de sagesse, pouvait le faire. Son action politique s’exerce désormais directement sur la diaspora chinoise et, à travers elle, indirectement sur la population de Chine populaire.

Le Falun Gong a ouvert dans les villes de la diaspora des « Centres de démission du Parti communiste ». Il assure que les Cieux ont retiré leur soutien au PCC et qu’ils vont le détruire de façon imminente. Sauvez votre vie en démissionnant du Parti et de ses associations affiliées. Cette rhétorique fait écho à la culture populaire chinoise : jadis les empereurs tiraient leur légitimité du mandat que le Ciel leur avait accordé. Il la perdait lorsque le Ciel indiquait leur avoir retiré son mandat en provoquant des catastrophes naturelles. Des sociétés secrètes, présentes au palais, soulevaient alors la paysannerie pour renverser la dynastie et en imposer une nouvelle. Il est difficile d’estimer si le Falun Gong a convaincu beaucoup de Chinois de la diaspora de s’écarter du Parti communiste, mais il est certain que désormais le leadership du Parti sur la diaspora est sérieusement contesté. Le récent séisme qui a frappé la Chine serait le signe du retrait par les Cieux du mandat qu’ils avaient accordé au Parti communiste. Un cataclysme majeur serait imminent si le Parti n’est pas renversé et les adeptes du Falun Gong peuvent encore se sauver en participant à la clarification que représentent les manifestations au passage de la flamme olympique contre le « Grand dragon rouge » (c’est-à-dire le Parti).

Dans ses Neuf commentaires sur le Parti communiste chinois (2004), maître Li écrit que le PCC « ayant commis toutes sortes d’horreurs qui vont à l’encontre du Tao et s’oppose au ciel et à la terre, est devenu une force extrêmement malfaisante qui s’érige contre l’univers ». C’est « une secte perverse ». Progressivement, il en est venu à décrire le conflit entre le Falun Gong et le PCC comme le combat eschatologique du Bien contre le Mal. Il s’en suit que les disciples doivent rechercher l’affrontement avec le PCC pour se libérer du Mal, ainsi qu’il l’a expliqué lors du Congrès de son mouvement, le 24 avril dernier à Manhattan.

Pour stigmatiser en interne le « Grand dragon rouge » et pour alimenter en externe la propagande anticommuniste, le Falun Gong a multiplié les accusations contre le PCC. La plus spectaculaire affirme que des milliers d’adeptes du Falun Gong auraient été incarcérés dans un camp de rééducation et que l’on aurait prélevés sur eux des organes à l’hôpital de Shenyang. Un rapport rédigé par un ancien parlementaire canadien, David Kilgour (le gendre de l’ancien Premier ministre John Turner) [8] et un avocat, David Matas, a corroboré les faits [9]. Cependant les deux enquêteurs se sont uniquement basés sur des interviews par téléphone d’adeptes du Falun Gong, dont le discours n’est pas toujours rationnel. Le PCC a eu beau jeu de convoquer la presse internationale pour constater que l’hôpital était normal et qu’il n’y avait pas de camp de rééducation au lieu indiqué.

Officiellement, le Falun Gong n’est pas une organisation. Juste un mouvement spontané. Avec l’aide d’Elliott Abrams et de la CIA, il s’est néanmoins doté en une décennie d’une infrastructure colossale exactement à la manière de la secte Moon. Il a d’abord créé un imposant réseau de sites internet multilangues qui sont aujourd’hui de loin la cible principale de la censure du web chinois. Il s’est doté d’un journal, d’une radio et d’une télévision.
- Epoch Times (version française sous le titre La Grande époque) est un bimensuel édité en version papier en 10 langues, et en 7 langues supplémentaires sur le web [10]. Il est distribué gratuitement dans une trentaine de pays et totalise 1,5 millions d’exemplaires hebdomadaires. Bien qu’il contienne quelques publicités, on ignore son mode de financement.
- Sound of Hope (Le Son de l’espoir) est une radio émettant en mandarin et en 7 autres langues [11]. Elle est relayée gracieusement par les émetteurs utilisés par le Broadcasting Board of Governors (BBG) pour les programmes de propagande du département d’État (Voice of America, Radio Sawa, Radio Marti, etc.). Elle est financée par la National Endowment for Democracy (NED) [12], la vitrine légale de la CIA mise en place notamment par… Elliott Abrams.
- New Tang Dynasty (NTDTV) est une télévision diffusée par satellite [13]. Ses programmes sont principalement en mandarin et cantonais, mais aussi en anglais. Elle est financée par la NED/CIA.

À terme, la stratégie d’Elliott Abrams et du Conseil de sécurité nationale a peu de chances de peser sur la politique intérieure chinoise. La fonction du Falun Gong sera plutôt de contrôler la diaspora et de diffuser de la propagande anti-communiste. Toutefois, ceci aura un prix pour les États-Unis. Les efforts déployés pour rendre la secte respectable, l’appuyer d’un fort lobby parlementaire, lui fournir de puissants médias, obligent à lui donner aussi un rôle politique à Washington, comme cela a dû être fait pour le secte Moon.

Au vu de ces éléments, la question du soutien au Falun Gong doit être réexaminée [14]. On ne peut que déplorer la brutalité de la police chinoise, mais celle-ci ne signifie pas que Maître Li et ses disciples soient inoffensifs. En premier lieu toute société a le devoir de protéger ses membres et aucun État au monde ne peut accepter chez lui le développement d’une organisation religieuse qui détourne les gens faibles de la science et de la médecine pour les plonger dans la superstition. Même pas les États-Unis qui n’ont pas hésité à recourir à l’armée pour écraser l’Église davidienne à Waco (1993). En second lieu, le Falun Gong est aussi une arme des États-Unis dans leur croisade contre le communisme. Accorder l’asile à cette organisation, c’est s’ingérer dans les affaires intérieures chinoises, ce qui ne peut être fait qu’avec circonspection.

Notes

[1] Cf. Site officiel.

[2] Cf. Site officiel.

[3] Cf. Document consultable en html et téléchargeable en pdf.

[4] Sur le Falun Gong, outre les écrits du fondateur Li Hongzhi, on consultera les études suivantes : Falun Gong’s Challenge to China : Spiritual Practice or Evil Cult ? par Danny Schechter, Akashic Books, 2000 ; Power of the Wheel : The Falun Gong Revolution, par Ian Adams, Riley Adams et Rocco Galati, Stoddart Publishing, 2001 ; Falun Gong, The end of days par Maria Hsia Chang, Yale university press, 2004 (version française : Falungong, secte chinoise. Un défi au pouvoir, Éditions Autrement, 2004) ; Falun Gong and the Future of China, par David Ownby, Oxford University Press, 2008.

[5] Article de He Zuoxiu, de l’Académie des sciences chinoise, paru le 11 avril 1999 dans Science et technologie pour la jeunesse.

[6] « Elliott Abrams, le "gladiateur" converti à la "théopolitique" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2005.

[7] La théopolitique est une politique définie à partir du « plan de Dieu sur le monde ». Elle affirme que la paix internationale ne peut être construite qu’autour du « peuple élu » et de l’État d’Israël divinement inspiré avec Jérusalem comme capitale. Cette théorie est soutenue par de nombreux responsables de l’administration Bush fils. Voir le chapitre « Théopolitique » dans L’Effroyable imposture 2, par Thierry Meyssan, Éditions Alphée, 2007.

[8] Notons que David Kilgour est aujourd’hui très impliqué dans la campagne internationale pour qualifier la guerre du Soudan de « génocide », et en rendre responsable les gouvernements de Khartoum et de Pékin.

[9] Report into allegations of organ harvesting of Falun Gong practitioners, par David Matas et David Kilgour, 6 juillet 2006.

[10] Site officiel.

[11] Site officiel.

[12] « La NED, nébuleuse de l’ingérence "démocratique" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 janvier 2004.

[13] Site officiel.

[14] En France, le soutien au Falun Gong est jusqu’à présent limité. Outre l’association Reporters sans frontières, il faut citer le sénateur communiste et maire de Fontenay-sous-bois, Jean-François Voguet (probablement par anti-maoïsme primaire).

Thierry Meyssan: Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire, Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

Thierry Meyssan est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Thierry Meyssan publiés par Mondialisation.ca

L'OTAN est une organisation criminelle qui tue des soldats Français.

Posté le 21.08.2008 par djamazz
10 parachutistes Français tués en Afghanistan : L'OTAN est une organisation criminelle qui tue aussi des soldats Français.



Égalité et réconciliation salue la mémoire des militaires français tués en Afghanistan.

La démonstration de ce que l’OTAN est une organisation criminelle au service exclusif de l’entreprise de domination Etats-Unis sur le monde n’est plus à faire. Au Moyen Orient ou dans le Caucase, en Chine ou en Afrique subsaharienne, ce sont les mêmes manœuvres de destabilisation et la même propagande mensongère qui sont à l’œuvre, au service des mêmes objectifs et s’appuyant sur les mêmes gouvernements fantoches et corrompus.

Si la France n’a certes pas les moyens de s’opposer directement à l’Empire, elle se doit, dans son intérêt comme d’un point de vue moral, de quitter cette organisation afin de ne pas se faire la complice de ses agissements criminels.

Égalité et Réconciliation dénonce l’alignement de la France sur les positions étatsuniennes et le sacrifice délibéré de ses soldats au service d’intérêts antinomiques des siens.

Égalité et Réconciliation demande le rapatriement de tous les soldats français engagés dans les opérations militaires américaines et le départ immédiat de l’OTAN.

Ni Monsieur Sarkozy ni Monsieur Kouchner n’ont le droit de sacrifier la vie des soldats Français si ce n’est pour la défense des intérêts vitaux de la France.

E&R

Signez la pétition pour le retrait de la France de l'OTAN et des troupes en Afghanistan

Mercredi 20 Août 2008
george.marc@9online.fr

http://www.egaliteetreconciliation.fr http://www.egaliteetreconciliation.fr

Préparatifs pour le champ de bataille

Posté le 21.08.2008 par djamazz
Préparatifs pour le champ de bataille


Provoquer une guerre contre l’Iran

mg. Seymor Hersh parle dans le New Yorker du 7 juillet d’une augmentation dramatique des opérations clandestines dirigées par l’Armée et les services secrets contre l’Iran depuis la fin de l’année dernière. D’après Hersh le président Bush a demandé au congrès des moyens financiers de 400 millions de dollars pour le financement d’opérations clandestines militaires et des services secrets. Ces opérations étaient décrites dans un décret présidentiel qui a été présenté au congrès à la signature.
Premier but: la déstabilisation des dirigeants religieux en Iran

Le but de cette opération serait la déstabilisation des dirigeants religieux en Iran. Pour cela les arabes Ahwazi – une minorité en Iran – et les Baloutches ainsi que d’autres groupes dissidents devraient être excités et instrumentalisés. Des opérations clandestines contre l’Iran ne sont rien de nouveau, depuis l’année dernière dans la région frontalière de l’Irak du Sud des membres du commando Al-Quds, la branche armée des gardes révolutionnaires, sont kidnappés et emmenés en Iraq pour être interrogés. La poursuite et l’homicide ciblé dans un «but de qualité» dans «la lutte contre le terrorisme» font aussi partie de ses opérations clandestines.
Des opérations secrètes

La dimension et la portée de ces opérations en Iran se sont étendues de manière révélatrice. Impliqués sont le CIA et le JSOC (Joint Special Operations Command). Le JSOC est responsable de l’engagement secret des Task Forces militaires qui opèrent maintenant en Iran. Beaucoup de ces opérations sont déclarés opérations militaires clandestines, qui selon le gouvernement Bush n’ont pas besoin du soutien du congrès, parce que le président a le droit constitutionnel de conduire des troupes de combat sans laval du congrès. Le gouvernement Bush essaie donc d’effacer les frontières entre des actions de services secrets, qui ont besoin de l’appui du congrès, et des actions militaires.
Des actes de violence ont augmenté précipitamment

Ces derniers mois, les actes de violence ont augmenté d’une manière accélérée en Iran. Des incidents lors desquels des membres des gardes révolutionnaires sont tués arrivent presque chaque jour. Pour les médias iraniens, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la CIA sont ceux qui en tirent les ficelles. Les armes employées et le matériel de communication portent la marque des USA.
Réserves dans l’entourage des services secrets

Des membres des services secrets et des ­Special Forces formulent des réserves quant à l’emploi des mêmes moyens comme par exemple en Waziristan dans la région frontalière de l’Afghanistan. NSA, CIA et DIA y opèrent, ensemble avec les services secrets pakistanais afin de surveiller des maisons de membres des Talibans et les marquer comme cible. Si la personne ciblée entre dans cette maison, des roquettes sont tirées sur ce but. Plusieurs chefs des Talibans ont été tués ainsi.
Selon Hersh un conseiller du Pentagone a déclaré: «Nous avons atteint des résultats extraordinaires dans la Corne d’Afrique avec nos intermédiaires (surrogates) et nos opérations «False flag». Et nous les appliquons aussi en Afghanistan. Mais la Maison blanche va anéantir le programme, si elle l’applique contre l’Iran. La Maison blanche croit que la même manière d’agir fonctionne partout. Mais les questions juridiques en ce qui concerne les homicides hors la loi en Waziristan sont un moindre problème parce qu’al-Kaida et les Talibans, poursuivis par les troupes des Etats-Unis et de l’OTAN, traversent de façon répétée la frontière de l’Afghanistan. La situation en Iran est beaucoup moins claire. Toutes les questions, soient elles juridiques, stratégiques ou politiques se posent différemment en Iran.»
Cheney veut mettre en scène le «Casus belli» …

Hersh mentionne dans une interview qu’il y a eu une rencontre dans le bureau du vice-président, Dick Cheney. A cette occasion divers scénarios auraient été discutés, afin de créer un incident, qui pourrait servir de «casus belli». Entre autres on a réfléchi à construire quatre ou cinq «Patrol Torpedo boats» (PT boats) iraniens et de les doter de Navy Seals. Au prochain passage d’un navire de guerre américain dans le détroit d’Ormuz, ces bateaux «reconstruits» auraient lancé une attaque contre le navire de guerre. En fin de compte la proposition a été rejetée parce que des Américains auraient tué des Américains.
… semblable à la guerre contre l’Iraq

Cette histoire nous paraît familière. Quelque chose de semblable arriva dans la guerre contre l’Iraq, lorsque Bush admit dans un entretien avec Tony Blair, qu’il était invraisemblable de trouver des armes de destruction massive en Iraq. Il cherchait alors d’autres possibilités de justification d’une guerre: «Les Etats-Unis ont songé à employer des avions de reconnaissance américains sous la protection d’avions de combat, peints aux couleurs de l’ONU en Iraq. Si Saddam avait fait tirer dessus, il aurait violé le droit international et le motif d’une guerre aurait été fourni.»
Cette idée a été attribuée au président Bush. Finalement cette idée n’a pas été réalisée. Les Etats-Unis n’estimait pas nécessaire de fournir un prétexte quelconque.

Lundi 18 Août 2008

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Pourquoi ne pas abolir l'OTAN, tout simplement ?

Posté le 21.08.2008 par djamazz
Pourquoi ne pas abolir l'OTAN, tout simplement ?

par Rodrigue Tremblay

Mondialisation.ca, Le 19 aout 2008
The New American Empire


[L'OTAN a pour objectif] «d’exclure les Russes, d’inclure les Américains et de tenir les Allemands sous la botte».

Lord Ismay, premier secrétaire général de l'OTAN

«Nous devons immédiatement convoquer une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord pour évaluer la sécurité de la Géorgie et passer en revue les mesures que l'OTAN peut prendre pour contribuer à stabiliser cette situation très dangereuse.»

Sénateur John McCain, (8 août 2008)

«Si nous avions travaillé de manière préventive avec la Russie, avec la Géorgie, en nous assurant que l'OTAN avait le genre de capacité, la présence et l'engagement idoines, nous aurions pu peut-être éviter ça» [L'invasion de l’Ossétie du sud par la Géorgie et la riposte russe subséquente ].

Tom Daschle, ancien chef de la majorité au Sénat et conseiller du sénateur Barack Obama, (17 août 2008)

«De tous les ennemis des libertés publiques, la guerre est peut-être le plus redoutable parce qu'elle comprend et développe le germe de tous les autres ennemis.»

James Madison (1751-1836), quatrième président des USA


L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est une relique de la Guerre froide. Elle a été créée le 4 avril 1949 comme une alliance défensive des pays d'Europe occidentale avec le Canada et les USA pour protéger ceux-ci des empiétements de l'Union soviétique.

Mais depuis 1991, l'empire soviétique n'existe plus et la Russie a coopéré économiquement avec les pays d'Europe occidentale, en leur fournissant du gaz et du pétrole, et des matières premières en tous genres. Ceci a accru l'interdépendance économique européenne et, par conséquent, considérablement réduit la nécessité d'une telle alliance militaire défensive au-dessus et au-delà de la défense militaire des pays européens eux-mêmes.

Mais le gouvernement US ne voit pas les choses ainsi. Il préférerait garder son rôle de protecteur paternaliste de l'Europe et d’unique superpuissance au monde. L'OTAN est l’outil qui convient à cet effet. Mais peut-être le monde devrait-il s’inquiéter de ces gens qui sillonnent la planète avec un bidon d'essence dans une main et une boîte d'allumettes dans l'autre, se faisant passer pour des vendeurs d'assurances incendie.

En, l’état actuel des choses, c’est un fait que le gouvernement et la nomenklatura des affaires étrangères US considèrent l'OTAN comme un outil important de la politique étrangère US d'intervention à travers le monde. Étant donné que de nombreux hommes politiques US ne soutiennent plus de facto l'Organisation des Nations Unies comme organisation internationale suprême consacrée au maintien de la paix dans le monde, une OTAN sous contrôle US semble être, À leurs yeux, un substitut plus attrayant à l'ONU pour fournir une couverture légale aux offensives militaires par ailleurs illégales qu’ils entreprennent à travers le monde. Ils préfèrent garder le contrôle total sur une petite organisation comme l'OTAN, même si elle est devenue une institution obsolète, que de devoir faire des compromis à l'ONU, où les USA ont néanmoins une des cinq voix de véto au Conseil de sécurité.

C’est la logique derrière les propositions visant à réorganiser, à réorienter et à élargir l'OTAN, afin de la transformer en un outil flexible de la politique étrangère US. C'est une nouvelle démonstration de ce que les institutions superflues ont une vie propre. En effet, lorsque leur vocation première n'existe plus, de nouveaux objectifs sont inventés pour les maintenir en vie.

En ce qui concerne l'OTAN, le plan est d'en faire une alliance politico-militaire impériale et offensive contre le reste du monde, en l’élargissant. Conformément au plan, l'OTAN serait élargie à l’Europe centrale et orientale pour inclure non seulement la plupart des anciens membres du Pacte de Varsovie (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Bulgarie, Roumanie, Albanie et Hongrie) et bon nombre des anciennes républiques de l'Union soviétique(Estonie, Lituanie, Lettonie, Géorgie et Ukraine), mais aussi à l’Asie pour inclure le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, et peut-être, au Moyen-Orient, admettre Israël. Aujourd'hui, l'OTAN, qui comptait au départ 12 membres, est passée à 26 membres. À l'avenir, si les USA atteignent leur objectif a sa manière, l'OTAN pourrait devenir une organisation de 40 membres.

Aux USA, tant les Républicains que les Démocrates voient la transformation de la vieille OTAN en cette nouvelle alliance offensive militaire comme une bonne idée (néocone) pour promouvoir les intérêts US partout dans le monde, ainsi que ceux de ses proches alliés, comme Israël. Ce n'est pas seulement une idée activement promue par l’administration néocone Bush-Cheney, mais aussi par les conseillers néoconservateurs des deux candidats à l'élection présidentielle US de 2008, le sénateur John McCain et le sénateur Barack Obama. En effet, les deux candidats sont d’enthousiastes partisans de l’interventionnisme militaire, et c'est essentiellement parce que tous deux s’appuient sur des conseillers provenant des mêmes milieux néocons.

Par exemple, la précipitation avec laquelle les Bush-Cheney ont imprudemment promis à l'ancienne république soviétique de Géorgie l'adhésion à l'OTAN et fourni un appui et un ravitaillement militaire US est un bon exemple de la manière dont l'OTAN est perçue à Washington DC par les deux principaux partis politiques US. D'une part, le candidat présidentiel républicain John McCain envisage un nouvel ordre mondial construit autour d'une "Ligue des démocraties» d’inspiration néocon qui remplacerait de facto les Nations Unies et par laquelle les USA gouverneraient le monde. D’autre part, le sénateur Barack Obama n'a pas une position très lointaine des propositions de politique étrangère du sénateur McCain. En effet, le sénateur Obama préconise l'utilisation de la force militaire des USA et des interventions militaires multilatérales dans les crises régionales, pour "des raisons humanitaires", même si ce faisant, l'ONU doit être court-circuitée.

Par conséquent, si jamais il obtient le pouvoir, il y a fort à parier que le sénateur Obama n'aurait pas de scrupule à adopter la vision du monde du sénateur McCain. Par exemple, les deux candidats à l'élection présidentielle seraient probablement favorables à la suppression de la clause « no first strike » (ne pas être les premiers à attaquer) de la convention de l'OTAN. On peut tenir pour acquis que quel que soit l’homme politique qui entrera à la Maison Blanche, le monde sera moins régi par les lois et moins sûr, et la situation ne sera guère meilleure qu’elle ne l'est sous l’administration voyoute des Bush-Cheney.

Il est toutefois difficile de voir en quoi ce nouveau rôle offensif attribué l'OTAN serait dans l'intérêt des pays d'Europe ou du Canada. L’Europe de l'Ouest, en particulier, a tout à craindre d'une résurgence de la guerre froide avec la Russie, et peut-être avec la Chine. La transformation de l’OTAN d’organisation militaire de défense de l'Atlantique Nord en une organisation militaire offensive d’envergure mondiale sous direction US va avoir des répercussions géopolitiques internationales à travers le monde, mais surtout pour l'Europe. L'Europe a une forte attraction économique pour la Russie. Alors pourquoi s’embarquer dans la politique agressive d'encerclement militaire de la Russie de l'administration Bush-Cheney par un élargissement de l'OTAN aux portes de la Russie la porte et en plaçant des boucliers anti- missiles juste à côté de la Russie? Ne serait-il pas mieux pour l'Europe de développer des relations économiques et politiques harmonieuses avec la Russie? Pourquoi préparer la prochaine guerre?

Quant au Canada, sous le gouvernement minoritaire du Néocon Steven Harper, il est malheureusement devenu de facto une colonie US en ce qui concerne les affaires étrangères, et cela, sans tout débat sérieux ni référendum à cet effet au Canada même. La dernière chose dont le Canada ait besoin serait de poursuivre sur cette route minée.

En conclusion, il semblerait que l’ idée humaniste de faire la promotion de la paix, du libre-échange et du droit international comme fondements de l'ordre mondial a été écartée au profit d'un retour à la politique de grande puissance et à la diplomatie de la canonnière. Il s'agit d'un retour en arrière de 100 ans.

C’est une honte.

Article original en anglais, Why Not Simply Abolish NATO?, publié le 20 août 2008.

Traduction Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur et la source.

Rodrigue Tremblay est professeur émérite de sciences économiques à l'Université de Montréal. Il est l'auteur du livre «Le nouvel empire américain.» Visitez son blogue à l'adresse suivante: www.thenewamericanempire.com/blog. Il peut être rejoint à l'adresse suivante: rodrigue.tremblay@yahoo.com.

Rodrigue Tremblay est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Rodrigue Tremblay publiés par Mondialisation.ca

La longue marche de l’Atlantique au Caucase

Posté le 21.08.2008 par djamazz
La longue marche de l’Atlantique au Caucase

par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, Le 20 aout 2008
Il manifesto


En mars dernier, pendant la visite à Washington du président géorgien Saakashvili, Georges W. Bush promit de faire tout son possible pour faire entrer immédiatement la Géorgie dans l’Otan. Au sommet Otan de Bucarest (2-4 avril), Bush a fortement poussé dans ce sens, sans pourtant obtenir cette entrée immédiate car l’Allemagne et la France s’y sont opposées, craignant une tension excessive dans leurs rapports avec Moscou. Les alliés ont cependant « accueilli favorablement les aspirations de la Géorgie et de l’Ukraine à devenir des membres de l’Alliance », déclarant que dès le mois de décembre prochain les deux pays pourraient entrer dans le Map (Membership Action Plan), le programme qui prépare l’adhésion des futurs membres. Bush est donc rentré à Washington avec l’engagement des alliés à faire entrer au plus tôt la Géorgie et l’Ukraine dans l’Otan. Ceci, malgré le clair avertissement de V. Poutine qui a expliqué comment la Russie considère « la formation d’un puissant bloc militaire à ses frontières comme une menace directe à sa propre sécurité ».


Avec l’entrée de l’Albanie et de la Croatie, décidée dans ce même sommet de Bucarest, l’Otan s’est de fait élargie à l’Est. Le premier élargissement est advenu en 1999, quand sont entrées la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, anciens membres du Pacte de Varsovie ; puis, deuxième élargissement en 2004, avec l’entrée de l’Estonie, Lettonie, Lituanie (ex Etats membres de l’Urss) ; Bulgarie, Roumanie, Tchécoslovaquie (ex-membres du Pacte de Varsovie) ; Slovénie (ex-partie de la Yougoslavie). Sous peu, outre la Géorgie et l’Ukraine (ex-parties de l’URSS), devraient entrer aussi dans l’Alliance l’ex-république yougoslave de Macédoine, jusqu’ici retenue sur le seuil par le « non » de la Grèce.


L’Otan a « invité » en outre la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro (ex-parties de la Yougoslavie) à « un dialogue intensifié avec l’Alliance », phase propédeutique à l’adhésion véritable.


Comme si cela ne suffisait pas, au sommet de Bucarest, les pays de l’Otan ont approuvé le « déploiement d’installations étasuniennes de défense anti-missiles basées en Europe », à travers lequel les Usa essaient de prendre un avantage ultérieur sur la Russie. Celle-ci a déjà annoncé qu’elle prendra des contre-mesures, en adoptant « des méthodes adéquates et asymétriques ».



Après le sommet de Bucarest, la collaboration entre l’OTAN et la Géorgie s’est ultérieurement renforcée. Le 20 juin, sept semaines avant la première attaque géorgienne contre l'Ossétie du Sud, le leader géorgien Saakashvili avait visité le quartier général de l’Otan à Bruxelles, où il avait rencontré le secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer. Le 23 juillet, deux semaines avant l’attaque contre l’Ossétie méridionale, deux navires de guerre de l’Otan- Maritime Group2 (groupe dirigé par l’amiral italien Giovanni Gumiero)- visitaient le port géorgien de Batumi. Entre-temps débutait en Géorgie, la « Immediate Response » 2008, manœuvre militaire avec la participation des troupes étasuniennes, et de Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Arménie, pendrant laquelle 1000 soldats étasuniens furent déployés dans la base de Vaziani, à moins de 100 Kms de la frontière russe.


Au même moment, en Ukraine, se déroulait la manœuvre annuelle militaire « Sea Breeze » avec des troupes étasuniennes et dix autres pays de l’Alliance.


En ce point, avec l’attaque géorgienne contre l’Ossétie du Sud le 8 août – qui, directement ou indirectement, a eu le feu vert de Washington et Bruxelles- la corde s’est rompue. Mais l’intervention russe, que l’Otan a qualifiée d’ « usage disproportionné de la force » (en oubliant qu’elle avait bombardé la Serbie en 1999 avec 1100 avions bombardiers pendant deux mois), a-elle été un acte inattendu ou bien prévu, si ce n’est même voulu ?

Ce qu’on craint à Washington, et ce qu’on cherche à éviter, c’est une Europe qui, en s’unifiant et en construisant ensuite une force économique, pourrait prendre son indépendance de la politique étasunienne.


Recréer un climat de guerre froide est la façon avec laquelle Washington renforce son leadership et sa présence militaire sur notre continent. De toutes façons, ceux qui servent de bouclier dans un nouvel affrontement avec l’Est, seront, une fois de plus, les alliés européens.



Edition de mercredi 20 août 2008 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/20-Agosto-2008/art41.html


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca
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