Defense militaire Securite
Posté le 02.07.2008 par djamazz
HAARP: La guerre climatique
Il faut se méfier des expérimentations de guerre climatique réalisées par le Pentagone
par Michel Chossudovsky
Mondialisation.ca, Le 4 juin 2008
The Ecologist (décembre 2007)
« HAARP est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial. »
« "La guerre climatique" est susceptible de menacer l'avenir de l'humanité, mais elle a été exclue des rapports du GIEC, qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007. »
HAARP: Il faut se méfier des expérimentations de guerre climatique réalisées par l'armée des États-Unis
Rarement reconnu dans le débat sur le changement climatique mondial, les conditions météorologiques dans le monde peuvent maintenant être modifiées dans le cadre d'une nouvelle génération d'armes électromagnétiques sophistiquées. Les États-Unis et la Russie ont développé la capacité de manipuler le climat à des fins militaires.
Des techniques de modification de l'environnement ont été appliquées par l'armée US pendant plus d'un demi-siècle. Le mathématicien étasunien John von Neumann, en lien avec le Département de la Défense des États-Unis, a débuté ses recherches sur la modification des conditions météorologiques à la fin des années 1940, au plus fort de la Guerre Froide, et il prévoyait des « formes de guerre climatique encore inimaginables. » Pendant la guerre du Vietnam, les techniques d'ensemencement des nuages ont été utilisées à partir de 1967 dans le cadre du projet Popeye, dont l'objectif était de prolonger la saison des moussons et de bloquer les voies d'approvisionnement ennemies le long de la route de Ho-Chi-Minh-Ville [NDT : À l'époque de la guerre du Vietnam, Ho-Chi-Minh-Ville était connue sous le nom de Saigon].
L'armée US a développé des fonctionnalités sophistiquées qui permettent de modifier les conditions climatiques de manière sélective. La technologie, qui est actuellement perfectionné dans le cadre du programme HAARP, High-frequency Active Auroral Research Program [En français : Recherches dans le domaine des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales], est un appendice de l'Initiative de Défense Stratégique, « la Guerre des Étoiles. » D'un point de vue militaire, HAARP est une arme de destruction massive, qui opère à partir de l'atmosphère externe et qui est capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques partout dans le monde.
La modification des conditions météorologiques, selon le document de l'US Air Force intitulé AF 2025 Final Report, « offre aux combattants de guerre un large éventail d'options possibles pour faire échec ou pour contraindre un adversaire, » des capacités, dit-on, de déclencher des inondations, des ouragans, des sécheresses et des tremblements de terre: « La modification des conditions météorologiques va devenir un élément de la sécurité intérieure et de la sécurité internationale et elle pourrait se faire de manière unilatérale… Elle pourrait avoir des applications offensives et défensives et pourrait même être utilisé comme moyen de dissuasion. La capacité de générer des précipitations, du brouillard et des tempêtes sur terre ou de modifier la météo spatiale … de même que la création de conditions météorologiques artificielles sont une partie d'un ensemble intégré de technologies [militaires]. »
En 1977, une Convention Internationale a été ratifiée par l'Assemblée générale des Nations Unies qui interdit, « un usage militaire et toute autre forme d'utilisation hostile des techniques de modification environnementale ayant des effets étendus, durables ou graves. » Elle a défini « les techniques de modification environnementale » comme « toute technique pour changer, grâce à une manipulation délibérée des processus naturels, la dynamique, la composition ou la structure de la terre, y compris ses biotes, sa lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère, ou de l'espace intersidéral. »
Bien que le fond de la Convention de 1977 a été réaffirmé dans la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) signée au Sommet de la Terre à Rio en 1992, le débat sur la modification météorologique à des fins militaires est devenue un tabou scientifique.
Les analystes militaires sont muets sur le sujet. Les météorologistes n'enquêtent pas sur cette question et les écologistes se concentrent sur les émissions de gaz à effet de serre en vertu du Protocole de Kyoto. Il n'est pas non plus question de la possibilité que les manipulations climatiques ou environnementales fassent parties d'un agenda militaire ou des service de renseignement, alors qu'il est tacitement reconnu qu'elles font partie du débat plus large sur les changements climatiques sous l'égide de l'ONU.
Le Programme HAARP
HAARP: Il faut se méfier des expérimentations de guerre climatique réalisées par l'armée des États-Unis
Créé en 1992, HAARP, basé à Gokona en Alaska, est un réseau d'antennes de forte puissance qui transmettent par ondes radios haute fréquence, d'énormes quantités d'énergie dans l'ionosphère (la couche supérieure de l'atmosphère). Leur construction a été financée par l'US Air Force, l'US Navy et l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense [Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA)]. Exploité conjointement par le Laboratoire de recherche de l'Air Force et le Bureau de la recherche navale, HAARP constitue un système de puissantes antennes capable de créer «des modifications locales contrôlées de l'ionosphère». Selon son site Internet officiel, www.haarp.alaska.edu , HAARP sera utilisé « pour induire un petit changement localisé dans la température de l'ionosphère afin que les réactions physiques puissent être étudiées par d'autres instruments située sur le site ou à proximité du site de HAARP. »
Mais Rosalie Bertell, la présidente de l'Institut international des affaires de santé publique [International Institute of Concern for Public Health],a déclare que HAARP fonctionne comme « un gigantesque appareil qui peut causer d'importantes perturbations dans l'ionosphère, ce qui crée non seulement des trous, mais de longues incisions dans la couche protectrice qui empêche les radiations mortelles [en provenance de l'espace sidéral] de bombarder la planète. »
Le physicien Dr Bernard Eastlund l'a appelé « le plus grand appareil de chauffage de l'ionosphère jamais construit. » HAARP est présenté par l'US Air Force en tant que programme de recherche, mais les documents militaires confirment que son objectif principal est « d'induire des modifications ionosphériques » en vue de modifier les conditions météorologiques et de perturber les communications et les radars.
Selon un rapport de la Douma d'État russe: « Les plans étasuniens visant à réaliser des expériences à grande échelle sous le Programme HAARP [et] de créer des armes capables de rompre les lignes de communication radio et les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées, provoquent de graves accidents dans les réseaux d'électricité et dans les oléoducs et les gazoducs et ils ont un impact négatif sur la santé mentale de régions entières. »
Une analyse des déclarations émanant de l'US Air Force nous fait penser à l'impensable: les manipulations clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d'électricité comme arme de guerre mondiale, permet aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l'arme préventive par excellence. » Elle peut être dirigée contre des pays ennemis ou des « pays amis » à leur insu et être utilisée pour déstabiliser les économies, les écosystèmes et l'agriculture. Elle peut également déclencher des ravages sur les marchés financiers et les marchés de produits. La perturbation dans l'agriculture crée une plus grande dépendance de l'aide alimentaire et des grains de céréales de base importés des États-Unis et d'autres pays occidentaux.
HAARP a été élaboré dans le cadre d'un partenariat anglo-étasunien entre Raytheon Corporation qui possède les brevets de HAARP, l'US Air Force et la compagnie British Aerospace Systems (BAES).
Le projet HAARP est l'un des nombreux projets de collaboration dans le domaine des systèmes d'armement entre les deux géants de la défense. Le projet HAARP a été lancé en 1992 par Advanced Power Technologies Inc (APTI), une filiale de la société Atlantic Richfield (ARCO). APTI et ses brevets HAARP ont été vendus en 1994 par ARCO à E-Systems Inc. E-Systems Inc, engagé par contrat pour la CIA et le Département de la défense des États-Unis, est équipé du « Doomsday Plan [ND
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Posté le 02.07.2008 par djamazz
Les atouts, la vive réaction de l'Iran à toute agression israélo-américaine
En raison des atouts dont dispose l'Iran, sa réaction à toute agression éventuelle Amérique-Israël sera assurément vive et forte.
Selon l'agence de presse, Fars, citant le website d'Al-Mohyte, certains experts ne qualifient que de propagandistes les dernières menaces à l'encontre de l'Iran. Ils croient qu'évoquer l'option militaire n'est que de couvrir les scandales du Premier ministre du régime sioniste, Ehud Olmert et l'échec du Président américain, George W Bush en Irak et en Afghanistan.
Ledit website cite les options que pourrait choisir l'Iran en cas de toute attaque éventuelle des Etats-Unis et d'Israël. Mais il ne fait pas l'ombre d'un doute que la riposte à l'attaque éventuelle Amérique-Israël sera cuisante. Les menaces contre l'Iran ne sont qu'un grand tapage médiatique, car on ne sait pas ce qui se passera après toute attaque contre l'Iran.
Les menaces à l'encontre de l'Iran ne sont pas qu'un grand tapage médiatique, car le résultat de quelques minutes après la guerre éventuelle qui sera déclenchée contre l'Iran est dans un halo d'incertitude, le pays qui est considéré comme un poids économique et stratégique dans la région. L'Iran a la possibilité d'arrêter la navigation dans le golfe Persique ou bloquer le détroit d'Ormuz par lequel transiterait entre 15 et 18 millions de barils par jour, et cela paralysera assurément l'économie des pays arabes. L'arrêt des exportations du pétrole déstabilisera le monde. A titre d'exemple, l'Europe et le Japon assurent respectivement 52% et 70% de leur pétrole nécessaire du golfe Persique. Les potentiels intérieurs de l'Iran sont un autre atout dont profite la RII. Le centre d'études et de recherches du Congrès américain a parlé dans un rapport de l'Iran en tant que danger qui menace plus que quiconque l'Iran. Le texte rappelle que l'Amérique se sentait incapable de porter atteinte à l'Iran, car le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad semble stable du point de vue politique et économique. Il a même passé l'éponge sur les dettes des agricoles des agriculteurs. "Au demeurant, la stratégie du changement du régime en Iran en 2002 semble aujourd'hui impossible. Le website d'Al-Mohit fait part de l'échec des services de renseignements américains et sionistes sur le dossier nucléaire iranien et annonce que le centre d'études du conseil des relations extérieures des Etats-Unis croit que le raid aérien éclaire des Etats-Unis et du régime sioniste contre l'Iran seront voués à l'échec, car leurs services secrets n'ont pas pu présenter les renseignements précis et valides sur le programme nucléaire iranien. Toujours selon ce même rapport, l'Iran se sent toujours en danger, est prêt à faire face aux pires éventualités et a installé ses réacteurs et centres nucléaires complètement protégés dans divers points du pays. " Comment 200 avions de chasse, établis dans la région peut viser à la fois des centaines de cibles, épaillés à travers tout l'Iran?" pose cette question le rapport du conseil des relations extérieures de Washington. Le rapport ajoute que l'Iran dispose un système de défense américain, dotés des missiles russes de Touram et de missiles iraniennes de Sam. Par ailleurs, l'Iran s'efforce d'avoir des centaines de bases anti-aériennes, munies de radars sophistiqués, aptes à riposter aux raids éventuels de l'ennemi. La flotte maritime iranienne contient les vedettes, les sous-marins et les petits bateaux, dotés de missiles maritimes et aériens à courte portée et des missiles sol-air qui sont en mesure de détruire chaque cible dans le golfe Persique.
"Entre temps, on ne doit pas oublier les missiles balistiques iraniennes dont Shahab 1, 2 et 3 d'une portée de 2000 km qui pourraient viser, le cas échéant, Israël.
Par ailleurs, Al-Mohit fait allusion à l'arme de pétrole dont l'Iran profite comme un autre atout en cas de toute attaque éventuelle iranienne. Le prix du brut a atteint un record historique et l'arrêt des exportations du pétrole à d'autres pays les paralysera dans le domaine économique. Dans une autre partie du rapport, le Conseil américain des relations extérieures parle du poids régional de la RII dans la région. "On est témoin des tournant dans la région si bien que suite au revers des stratégies américaines dans la région, l'Iran a retrouvé une marge de manœuvre dans la région qu'il avait perdue dans la période récente. De même, les alliés de l'Iran dans la région tels que le Hezbollah et le Hamas ont obtenu des succès dans la région, ce qui permet à l'Iran de jouer un rôle-clé dans la région et au détriment des Etats-Unis. En cas d'attaque des Etats-Unis contre l'Iran, les intérêts américains au Moyen-Orient seront visés. Il ne semble pas exclu que l'agression éventuelle contre l'Iran intensifie les opérations suicides et commando contre les bases et centres américains dans la région, notamment en Irak et les soldats américains soient pris en otage.
Lundi 30 Juin 2008
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Posté le 02.07.2008 par djamazz
Petraeus en Arabie saoudite
Riyad a été, ces derniers jours, l'hôte d'une mission sécuritaire-politique, conduite, par un haut galonné de l'armée US, et pas le moindre, le Général David Petraeus, celui qui a été tout fraîchement promu au poste du commandement central des forces américaines. Le roi d'Arabie saoudite, Malek Abdallah, l'a reçu, en présence de l'Ambassadeur de Washington, pour discuter avec lui des grands dossiers du Moyen-Orient. Toutefois, ce n'est pas une première pour le Général, qui, en trois mois, s'est rendu deux fois dans la péninsule arabique. A Riyad, silence radio des médias sur les détails de ces négociations. Dans un contexte où le Général Petraeus s'est déclaré, dans son dernier rapport au Congrès du statu quo irakien, opposé au retrait rapide des Marine's de la terre mésopotamienne, il est pourtant clair, qu'en dépit de l'étouffoir sur ces concertations, les deux parties ont discuté de l'Irak, de la politique irakienne de Riyad et des interactions américano-saoudiennes sur ce terrain glissant. Quoique alliée traditionnelle de Washington, au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite vit, au tournant du 11 septembre 2001 et dans la foulée de la guerre américaine en Irak, au rythme des vicissitudes de ses relations avec la Maison Blanche. Et depuis, la presse américaine divulgue, de temps en temps, des informations sur l'implication des ressortissants saoudiens dans les événements du 11 septembre. Riyad a, ces dernières années, durci le ton contre les courants extrémistes et envisagé des mesures draconiennes à leur encontre. Mais une telle politique n'a pas rassuré les Etats-Unis, dont le représentant à l'ONU, Zelmay Khalilzad, a, ouvertement, évoqué le rôle négatif de l'Arabie saoudite, en Irak. D'aucuns voient dans les divergences entre Washington et Riyad, le renforcement de cette idée chez les Saoudiens que les Etats-Unis ne sont plus en mesure d'avoir le dernier mot dans les équations qui régissent le Moyen-Orient. Nonobstant, les navettes des autorités politico-militaires états-uniennes, en Arabie saoudite, en corollaire à la visite de George W. Bush, à Riyad, visent à rassurer les autorités saoudiennes et à les aligner sur les politiques irakiennes de l'establishment outre-atlantique.
Mercredi 02 Juillet 2008
IRIB
Posté le 30.06.2008 par djamazz
Sarkozy, bien la cible du soldat israélien (services secrets russes)
Press TV, citant le quotidien tunisien "al-Sharq", a annoncé que les services secrets russes auraient révélé, dans un rapport classé "top secret", que le Président français, Nicolas Sarkozy, étaient bien la cible du tir qui a semé la panique, mardi dernier, à l'aéroport de Tel-Aviv, et qu'il avait, effectivement, échappé à un attentat le visant. Ce rapport secret va à l'encontre de la version officielle des responsables israéliens qui avaient avancé la thèse du suicide du soldat qui a tiré. Le rapport indique, par ailleurs, que les extrémistes juifs avaient l'intention d'assassiner le Chef de l'Etat français pour ses déclarations à la Knesset où il avait prôné le partage d'al-Qods entre Israël et la Palestine. Les sources bien informées, en Palestine occupée, estiment, elles aussi, que le soldat en question avait été "suicidé" avec une autre arme.
Dimanche 29 Juin 2008
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Posté le 30.06.2008 par djamazz
Mohammad Ali Jafari : 'S'il y a un conflit, il sera certainement élargi au pétrole'
Le chef des Gardiens de la Révolution iraniens, le général Mohammad Ali Jafari, a lancé une mise en garde à Israël, soulignant qu'en cas d'agression l'Etat hébreu se trouvait "à portée des missiles de la République islamique", a rapporté samedi un journal local.
"Ce pays (Israël) est entièrement à portée des missiles de la République islamique. Notre force (de frappe) et notre capacité sont telles que le régime sioniste, en dépit de son savoir-faire, ne peut s'y confronter", a dit le général Jafari, cité par le quotidien conservateur Jam-e Jam.
"Il y a une possibilité qu'en attaquant les sites nucléaires iraniens l'ennemi veuille retarder nos activités nucléaires, mais toute interruption serait très courte (car) le savoir-faire des scientifiques iraniens est différent de ceux de Syrie ou d'Irak", a prévenu le chef des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime.
Cette nouvelle mise en garde intervient alors que l'armée israélienne a effectué début juin des manoeuvres en Méditerranée orientale avec la Grèce. Le quotidien New York Times, citant des responsables américains, a affirmé qu'elles semblaient destinées à préparer l'armée à une éventuelle attaque contre les installations nucléaires d'Iran.
Le ministre iranien de la Défense, Mostafa Mohammad Najar, les a qualifiées d'"opérations psychologiques", tandis qu'un porte-parole du gouvernement a assuré qu'Israël n'aurait jamais "l'impertinence" et "l'audace" d'attaquer Téhéran.
L'Iran et l'Occident s'opposent sur le programme nucléaire de la République islamique. Les Etats-Unis et Israël, entre autres, accusent Téhéran de chercher à acquérir l'arme nucléaire sous couvert de programme civil, ce que ce dernier réfute.
L'Etat hébreu soulève la menace d'un tel programme alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a, à plusieurs reprises, remis en cause son existence.
Le général Jafari a par ailleurs été interrogé par Jam-e Jam sur la réaction du Hezbollah chiite libanais et du Hamas palestinien à une agression contre l'Iran. "Les révolutionnaires musulmans, qu'ils soient chiites ou sunnites, voient (toute) attaque contre l'Iran islamique comme une attaque contre le monde islamique", a-t-il avancé.
Téhéran assure que le soutien du Hamas, maître de la bande de Gaza, et du Hezbollah est moral et rejette les accusations selon lesquelles il fournit des armes à ces mouvements, considérés par Washington et Israël comme des organisations terroristes.
Parmi les possibles représailles à une agression, le chef des Gardiens de la révolution a aussi évoqué la question du pétrole. "Lorsqu'un pays est attaqué, il est naturel qu'il ait recours à toutes ses capacités contre l'ennemi, et notre contrôle du Golfe persique et du détroit d'Ormuz (en) fait clairement partie". "S'il y a un conflit", il sera "certainement élargi au pétrole, ce qui signifiera une hausse sensible de son prix (...). Cela dissuadera nos ennemis d'agir contre l'Iran", a-t-il jugé.
L'Iran est le deuxième producteur de brut au sein de l'organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Le pétrole du Golfe, qui représente le quart de l'offre mondiale, est exporté en dehors de la région via le détroit d'Ormuz.
Dimanche 29 Juin 2008
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Posté le 28.06.2008 par djamazz
L'Afrique sera-t-elle dominée depuis l'Allemagne?
En octobre, un nouveau commandement régional de l’armée américaine pour tout le continent africain à l’exception de l’Egypte va être inauguré à Stuttgart. C’est ce que rapporte la «Neue Zürcher Zeitung» du 4 juin. De toute évidence, cette planification des forces armées américaines s’est fait si discrètement que même des spécialistes expérimentés, chargés tout spécialement des questions de politique étrangère, tel le député au Bundestag Willy Wimmer (CDU), n’en ont pris connaissance que la presse (cf. encadré).
Le nouveau commandement régional dénommé «Africa Command», en sigle AFRICOM, sera le sixième commandement régional des forces armées US. Ainsi ils auront départagé le monde en six régions de commandement, tout comme s’ils étaient les maîtres du monde. Dans la langue de bois belliciste on parle des objectifs de ces commandements de la façon suivante: «Création de conditions stables à l’intérieur des Etats et prévention de conflits par des moyens civils et militaires» («Neue Zürcher Zeitung»). Et cela alors que les USA n’y ont aucun droit.
L’Afrique qui, il y a quelques années encore, ne jouait qu’un rôle marginal dans la stratégie géopolitique des Etats-Unis, a énormément gagné en importance, notamment pour trois raisons: la richesse en matières premières, des pays possédant une situation géostratégique de grande importance (par exemple la Corne de l’Afrique située aux abords d’une des voies principales de transports maritimes entre l’Asie et l’Europe) et l’influence grandissante de la Chine en Afrique. La Chine est considérée par beaucoup de spécialistes en géopolitique, comme le concurrent principal émergent en ce qui concerne la position de première puissance au monde et les réserves d’énergie. Même la «Neue Zürcher Zeitung» y fait allusion dans son article.
Ce qui est nouveau, c’est que la nouvelle centrale de commandement n’hébergera pas uniquement des militaires mais aussi des représentants d’institutions civiles – notamment des bureaux de polices nationales (FBI) – et de sociétés privées de mercenaires. Cela correspond au concept de la guerre permanente, dans laquelle il n’y a plus de différence entre la guerre et la paix dans les relations inter-étatiques: En accord les uns avec les autres et suivant la situation, on offre de l’«aide au développement» ou des bombes – l’objectif central étant la domination. Il est évident que le but n’est jamais le bien-être des peuples – ce que prouve notamment l’analyse de Stanislas Bucyalimwe Mararo dans cette édition.
Et tout cela sera dirigé de l’Allemagne? Les questions du député Wimmer sont très révélatrices. Des réponses claires sont exigées du gouvernement allemand. •
Questions écrites adressées au Gouvernement fédéral allemand
Je pose au Gouvernement fédéral les questions suivantes:
1. Est-ce que les informations parues dans la «Neue Zürcher Zeitung» du 4 juin sont correctes, selon lesquelles les forces armées des Etats-Unis ont installé à Stuttgart, sur territoire allemand, un commandement central pour l’Afrique et sur quelles bases légales le Gouvernement fédéral a-t-il accepté cela?
2. Est-ce dans ce contexte exact que des sociétés de sécurité américaines privées sont stationnées dans ce quartier général pour l’Afrique et est-ce que le Gouvernement fédéral est d’avis qu’il existe, à ce sujet, des traités de droit international ou des accords en vigueur entre l’Allemagne et les Etats-Unis ou les forces armées étasuniennes se réfèrent-elles à d’anciennes données du droit d’occupation?
3. Est-ce exact que selon les informations de la presse zurichoise des composants de l’administration civile américaine sont stationnés à Stuttgart comme partie de ce quartier général pour l’Afrique et quelles sont en détail les bases juridiques valables pour l’extension de la souveraineté des Etats-Unis sur le territoire allemand?
4. Comment le Gouvernement fédéral évalue-t-il la fonction de quartiers généraux stationnés avant tout à Stuttgart, conçus pour des domaines de compétences ne faisant pas partie du Traité de l’OTAN et comment évalue-t-il les bases juridiques?
Berlin, le 4 juin 2008
Willy Wimmer, membre du Bundestag,
ancien secrétaire d’Etat parlementaire
Vendredi 27 Juin 2008
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Posté le 26.06.2008 par djamazz
La catastrophe à venir ? La touche finale aux nombreux plans dressés pour attaquer l'Iran
par David De Batto
Mondialisation.ca, Le 25 juin 2008
Nous portons à l'attention de nos lecteurs le scénario de David DeBatto concernant ce qui pourrait se produire si l'un des nombreux plans visant à attaquer l'Iran, avec la participation d'Israël et de l'OTAN, devait se réaliser. Même si certains pourraient être en désaccord avec quelques éléments de détails apportés par l'auteur du texte, l'idée maîtresse de cette analyse doit être prise au sérieux. (La Rédaction)
« Israël a déclaré qu’une attaque contre l'Iran sera "inévitable" si le régime islamique continue à aller de l’avant dans ses intentions de construire une bombe atomique. » (LondonDaily Telegraph, 11 juin 2008)
« La chancelière de l'AllemagneAngela Merkel s’est jointe mercredi au président Bush en appelant à de nouvelles sanctions contre l'Iran s’il ne suspend pas son programme d'enrichissement de l'uranium. » M. Bush a souligné à nouveau que « toutes les options sont sur la table, y compris la force militaire.» (NewYork Times, 11 juin 2008)
Nous approchons rapidement de la dernière période de six mois de l'administration Bush. Le bourbier en Irak est dans sa sixième pénible année alors qu’il n’est toujours pas possible d’en anticiper la fin et la guerre oubliée en Afghanistan en est aussi dans sa septième année. Les « dead enders » et autres factions armées sont toujours bien vivantes en Irak alors que les Taliban en Afghanistan ont à nouveau pris le contrôle de la majorité du pays. Le prix de l’essence a maintenant atteint une moyenne de 4 $ le gallon au niveau national [USA] et plusieurs analystes prédisent que le prix augmentera à 5 $ ou 6 $ dollars le gallon avant la fête du travail [NDT : Aux USA et au Canada, la fête du travail est célébrée le premier lundi du mois de septembre]. Cela, malgré les assurances données par certains des principaux partisans à la décision d'envahir l'Iraq voulant que la guerre en Irak « se paiera par elle-même » (Paul Wolfowitz) ou que nous verrions le pétrole à « 20 $ le baril » si nous envahissons l'Irak (Rupert Murdoch).
Une chose que le Pentagone fait régulièrement (et il le fait très bien) est de réaliser des exercices de guerre. Les hauts gradés sont constamment en train d'élaborer des stratégies pour réaliser un grand nombre de missions théoriques fondées sur des menaces réelles ou présumées à notre sécurité nationale ou à des intérêts vitaux. Cela fut également réalisé avant l'invasion de l'Iraq, mais l'administration Bush a préféré ne pas écouter les mises en garde contre cette mission qui lui avaient été données par les dirigeants du Pentagone voire même, par ses propres conseillers du renseignements. Néanmoins, encore une fois les exercices de guerre battent actuellement leur plein avec, dans la mire, le voisin oriental à notre actuel bourbier – l’Iran.
Ce n'est pas un secret que les États-Unis sont actuellement à mettre la touche finale à plusieurs plans dressés pour attaquer les installations nucléaires et militaires iraniennes. Avec nos forces terrestres au bord du gouffre en Iraq et en Afghanistan, aucun des scénarios les plus plausibles ne prévoit une invasion terrestre. Non pas que cette administration ne préfèrerait pas marcher sur le siège de l'islam chiite derrière une solide ligne de chars M1 Abrams et d’y proclamer la démocratie pour le pays. Le fait est que même le président sait que nous ne pouvons nous permettre d’en faire plus et par conséquent, lui-même et les néo-conservateurs devront se contenter d'une opération « Choc et stupeur. »
Si nous envahissons l'Iran cette année, cette invasion se fera par des centaines de sorties d’avions basés sur les porte-avions déjà stationnés dans le golfe Persique et par des avions basés en Iraq et au Qatar. Ils vont attaquer les installations nucléaires connues situées dans et autour de Téhéran et dans le reste du pays, ainsi que les bases contenant les principales unités militaires iraniennes, les installations anti-aériennes et les unités de la Garde Révolutionnaire (une entité distincte et une puissante organisation paramilitaire iranienne).
Est-ce que cette action militaire arrêtera l'Iran dans ses efforts visant à développer des armes nucléaires? Probablement pas. Elle ne parviendra sans doute même pas à détruire la totalité de leurs installations de recherche nucléaire, les plus importantes étant celles qui sont souterraines, protégées par des tonnes de terre et de béton armé et d'acier conçus pour résister à presque toutes les attaques conventionnelles. Les militaires iraniens et la Garde Révolutionnaire pourront vraisemblablement survivre, bien qu'ils devront subir d'importantes pertes en vies humaines alors que les grandes bases et les centres de commandement seront sans doute détruits. Toutefois, puisque l'Iran possède des forces aérienne et navale fonctionnelles (y compris des sous-marins) et des installations modernes de défense anti-aérienne, les bombardiers chasseurs US essuieront inévitablement de grandes pertes. Ce ne sera pas « chose simple » telle que lorsque les États-Unis ont dirigé l'invasion de l'Iraq en 2003, alors que l'armée irakienne s’est tout simplement dispersée et que les forces aériennes iraquiennes n’ont jamais fait voler un seul appareil.
Il n’y en aurait plus pour longtemps.
Si les États-Unis attaquent l’Iran soit cet été ou cet automne, le peuple des États-Unis serait mieux d'être prêt à faire face à un choc qui puisse être encore plus grand à la psyché nationale (et à l'économie) que ne le fut le 11 septembre 2001. Tout d'abord, il y aura d'importantes pertes US dès la première invasion. Des avions chasseurs américains seront abattus et les pilotes américains qui ne seront pas tués seront fait prisonniers, y compris les femmes pilotes. Les missiles iraniens Yakhonts 26, les Sunburn 22 et les Exocet vont se diriger et attaquer les forces navales américaines regroupées dans les étroites eaux du golfe Persique avec des résultats très meurtriers. Des marins américains seront tués et des navires américains seront gravement endommagés et peut-être même coulés. Nous serons peut-être témoins de la première attaque d’un porte-avions américain jamais survenue depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Il ne s’agit là que du début
Israël (qui était jusque-là demeuré hors de la mêlée en laissant l'armée américaine faire la première grande charge) est attaqué par le Hezbollah dans une action coordonnée et à grande échelle. L’étendue considérable et effroyable de pertes en vies humaines paralyse la nation, une chose que l’on croyait impossible. Le tout dernier allié de l’Iran dans la région, la Syrie, déclenche alors une avalanche de plus de 200 missiles Scud B, C et D sur Israël, chacun armé de gaz VX. Étant donné que le territoire d’Israël est à la portée de ces armes de fabrication russe, Haïfa, Tel-Aviv, Jérusalem et pratiquement la totalité des grands centres ainsi que plusieurs bases militaires seront frappés, souvent avec pour résultat des pertes énormes en vies humaines.
Les forces aériennes israéliennes ordonnent à leurs trois escadres de bombardiers de combat F-16I Sufa de prendre la voie des airs avec l'ordre de bombarder Téhéran et de nombreuses bases militaires et nucléaires autant qu’ils le peuvent avant d’être soit abattu ou à court de carburant. Il s’agit d’un aller simple pour certains de ces pilotes. Leur antique patrie tombe en ruine. Beaucoup ont des parents qui sont déjà morts ou mourants. Ils n'attendent pas d’avoir la permission de Washington, ou des commandants militaires américains régionaux. Les avions israéliens transportent la majorité de l'arsenal nucléaire de leur pays sous leurs ailes.
Juste après les premières vagues de bombardiers US lancés dans l'espace aérien iranien, la marine iranienne, utilisant les bases côtières de missiles, attaque rapidement les vaisseaux et coule plusieurs pétroliers dans le détroit d'Ormuz, coupant ainsi le golfe Persique et tout son pétrole du reste du monde. Ils minent alors la région, rendant ainsi difficile et même mortelle le nettoyage du détroit par les dragueurs de mines américains. Tout ce qui reste de la Marine et de la Force aérienne iranienne harcèle notre Marine alors qu’elle tente de réaliser des opérations de déminage. Encore d’autres victimes US.
Le jour suivant l'invasion, Wall Street (et dans une moindre mesure, Tokyo, Londres et Francfort) font ce qu’ils font toujours lors d’une crise internationale – de la spéculation irrationnelle et ils achètent avec une grande fébrilité en faisant flamber les prix du pétrole à des sommets jamais inégalés. Au lendemain de l'invasion américaine de l'Iran, le prix du pétrole augmente à 200 $ ou 300 $ le baril sur les marchés. Si la guerre n'est pas terminée dans quelques semaines, ce prix pourrait augmenter encore bien plus. Cette situation fera immédiatement grimper le prix de l'essence à la pompe dans le pays [USA] à 8 $ ou à 10 $ le gallon, et subséquemment à des niveaux encore plus impensables.
Si cela se produit, le pays s'arrête net. La plupart des américains ne sont plus en mesure de s’offrir de l’essence pour aller travailler. Les camionneurs abandonnent leurs poids lourd sur le côté de la route et disparaissent. La nourriture, les médicaments et d’autres produits indispensables ne sont plus transportés aux magasins. L’essence et l'électricité (pour le peu qu’il en reste de disponible) sont trop onéreuses pour que la plupart des gens puissent se les offrir. Les enfants, les malades et les personnes âgées meurent au cours de l’été par manque d'air climatisé dans les maisons et les hôpitaux. Les enfants, les malades et les personnes âgées meurent en hiver en raison du manque de chauffage. Il y a des émeutes de la faim partout à travers le pays. Un système de troc se développe à mesure que l'économie s’effondre et que les banques ferment ou qu’elles limitent les retraits. Les troubles civils se développent.
La police est incapable de contenir la violence et ils sont eux-mêmes victimes de la même crise que le reste de la population subie. Le régime civil se dissout et la loi martiale est déclarée en vertu des dispositions approuvées dans le cadre de la loi « Patriot Act. » Les troupes régulières de l’US Army et de la Marine patrouillent dans les rues. L’appareillage du gouvernement fédéral est déplacé vers une destination inconnue mais dans un endroit sûr. Les États-Unis sombrent dans le chaos et ils deviennent un pays du tiers monde. L’époque où les États-Unis était la seule superpuissance est révolue.
On croit que rien de pire ne puisse dorénavant arriver.
Mais voilà que le premier bombardier israélien pourrait lancer sa charge nucléaire sur Téhéran.
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
David DeBatto est un ancien agent spécial de contre-espionnage de l’US Army, un vétéran de la guerre en Irak et le co-auteur de "CI" une série de livres édités par Warner Books et auteur d’un prochain livre "Counter to Intelligence" chez Praeger Security International.
Articles de David De Batto publiés par Mondialisation.ca
par David De Batto
Posté le 26.06.2008 par djamazz
Servitudes militaires : les bases US
par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, Le 25 juin 2008
Il manifesto
Tandis que le Tar (Tribunal Administratif Régional, NdT) de Vénétie bloque le doublement de la base étasunienne Dal Molin de Vicence, à cause, aussi, de son impact environnemental (outre le défaut d’accord documenté et d’engagement de la population de la part du gouvernement Prodi) un projet plus dangereux encore est en train d’être réalisé à Sigonella, dans le plus grand secret. Il s’agit de l’installation d’une des stations terrestres du Muos (Mobile User Objective System), le nouveau système de communication de la marine étasunienne. Le Muos, formé d’une constellation de quatre satellites géosynchrones, plus un de réserve, permettra de relier, par communications radio, vidéo et transmissions de données à haute fréquence, les porte-avions et autres unités de surface, les sous-marins, les bombardiers de chasse, les missiles balistiques et de croisière, les avions sans pilote, les centres d’espionnage, dans n’importe quelle partie du monde où ils se trouveraient, et de relier les forces navales à celles aériennes et terrestres. Il y aura en tout quatre stations terrestres du Muos : deux en territoire étasunien, à Norfolk (Virginie) et à Hawaï, une en Australie et une en Sicile, dans la base aéronavale de Sigonella, à deux pas de Catane. Communiqué par le Spawar (Space and Naval Warfare Systems Command), le commandement de San Diego responsable du Muos.
Le point où en est ce projet, nous l’apprenons non pas du gouvernement italien, mais australien. Le ministre de la Défense Joel Fitzgibon a de fait annoncé avant-hier (vendredi 20 juin) que les travaux pour la station australienne du Muos, située à Geraldton, à l’ouest du pays, commenceront en juillet prochain ou, au plus tard, en août. La station sera constituée de trois édifices avec des équipements électroniques sophistiqués, trois grandes paraboles satellitaires (18 mètres de haut) et deux autres antennes. Ceci qui signifie que commenceront aussi au même moment les travaux pour la construction de la station Muos de Sigonella, financée par le Pentagone en 2007, pour 13 millions de dollars. Quand, entre 2009 et 2011, les satellites Muos seront lancés, les quatre stations terrestres devront déjà être opérationnelles. On ne sait pas quand le gouvernement italien a autorisé le Spawar à installer la station de Sigonella, dans cette base qui est déjà candidate pour accueillir le nouveau système OTAN de surveillance Ags (Alliance Ground Surveillance)- avec comme objectif le Moyen-Orient- système qui devrait être fonctionnel sous peu. En Australie cela s’est fait via un mémorandum d’entente secret : il est donc probable qu’il en ait été de même en Italie, comme cela s’est déjà produit dans le passé. Ce qui signifie que le projet est soustrait aux contrôles sur l’impact environnemental, comme ceux que le Tar de Vénétie a considérés comme fondamentaux pour l’autorisation de la réalisation de la base Dal Molin à Vicence. Et pourtant l’impact existe et il est très dangereux. Comme l’a montré l‘enquête de Rainews24 « Bases Usa à Sigonella : le danger annoncé » (diffusée le 22 novembre 2007), l’étude sur l’impact environnemental, réalisée pour le compte de la marine étasunienne par la société étasunienne Agi, par l’intermédiaire de Maxim Systems, a conclu que la station Muos ne devrait pas être installée à Sigonella. Le danger existe, de fait, que les très fortes émissions électromagnétiques amorcent la détonation des engins présents dans la base militaire. L’alarme a été confirmée par le responsable de Gmspazio, représentant italien de l’Agi. Malgré cela, la marine étasunienne a confirmé le choix de Sigonella, qui est déjà une base stratégique pour les Usa de par sa position de fenêtre sur le Proche-Orient. On ne sait pas si, dans l’étude, on a pris en considération les conséquences de la très importante pollution électromagnétique sur la population de la zone environnante : où l’on a déjà observé une incidence de tumeurs, en particulier leucémies infantiles, plus haute que dans d’autres zones (la base se trouve dans une zone, entre Priolo et Augusta, à très grand risque environnemental). On peut de toutes façons penser que si les émissions électromagnétiques sont fortes au point d’amorcer la détonation d’engins explosifs, elles sont aussi dangereuses pour la population de la zone. Ceux qui seront exposés à la très dangereuse pollution électromagnétique de la station Muos pourront en tout cas se consoler en pensant que le Spawar, d’après le gouvernement étasunien, est « engagé à préserver notre paix et à défendre notre nation et ses alliés ».
Edition de mardi 24 juin 2008 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/22-Giugno-2008/art33.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Manlio Dinucci, géographe et journaliste italien.
Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca
Posté le 26.06.2008 par djamazz
Réintégration de la France au sein de l'OTAN et le projet du Livre blanc sur la Défense: commentaires des experts français
Jean-Pierre Maulny
Directeur adjoint de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)
Ce qu'il faut savoir, c'est que la France est déjà à 90% dans l'OTAN, donc quand on dit que l'on va réintégrer la structure militaire de l'OTAN, en fait on ne va réintégrer que deux organismes, qui sont le comité des plans de défense d'une part et, de l'autre, la chaîne de commandement permanente. J'ai envie de dire que, techniquement parlant, ce n'est pas une décision extrêmement importante. Politiquement parlant, en revanche, ce n'est pas la même chose. Officiellement, ce retour dans la structure militaire de l'OTAN est justifié par le fait que nos partenaires européens nous demanderaient ce retour dans le commandement militaire intégré comme gage pour pouvoir faire avancer l'Europe de la défense. C'est l'idée selon laquelle le fait que la France ne soit pas dans le commandement militaire intégré laisserait soupçonner que la France veut construire la politique européenne de sécurité et de défense contre l'OTAN. Donc, ce serait un gage qui serait donné à nos partenaires. Et donc, une des conditions à ce retour dans le commandement militaire intégré serait qu'il y aurait une avancée par rapport à la construction de l'Europe de la défense. C'est un point de vue. Mais, autre point de vue, certains considèrent qu'en fait, d'une part on a donné tous les gages possibles par rapport à ce retour dans l'OTAN et que donc, sachant que l'on a donné tous ces gages, avec également le déploiement de troupes en Afghanistan, il est peu probable que les Européens d'une part et les Américains de l'autre cèdent véritablement des contreparties en matière de progression de l'Europe de la défense. Il est certain également que le fait que l'Irlande ait voté "non" au traité de Lisbonne ne va pas faciliter la tâche de la France pour faire progresser l'Europe de la Défense. Dernier point, il y en a un certain nombre qui considèrent en fait que c'est une forme d'alignement sur les Etats-Unis et également une forme de renoncement justement à l'Europe de la défense. Pour résumer, pratiquement aucune importance sur le plan technique car ce n'est vraiment pas une décision majeure, en revanche l'interprétation politique est importante et les interprétations politiques divergent.
Etienne de Durand, chercheur à l'IFRI, spécialiste des questions stratégiques et militaires.
Ce projet apparaît dans le Livre blanc, mais il faut bien comprendre que c'était en route avant même le Livre blanc. C'était l'une des premières priorités du Président Sarkozy. Fondamentalement, il n'y a pas nécessairement un changement profond de politique, il n'y a pas nécessairement un changement complet d'objectif. C'est plutôt un ajustement de tactique. L'idée, c'est que l'on n'a pas pu développer l'Europe de la défense ces dernières années, pas comme on aurait dû, parce que un certain nombre d'Européens en particulier, et les Américains aussi, c'est vrai, mais un certain nombre d'Européens, comme les Britanniques ou les Néerlandais, par exemple, ont toujours éprouvé une grande méfiance vis-à-vis du projet français d'Europe de la défense, parce qu'il était perçu comme une espèce d'anti-OTAN, comme un contre-projet à l'OTAN, si vous voulez. L'idée, c'est que, au lieu de faire de l'obstruction au sein de l'OTAN pour essayer de faire avancer l'Europe de la défense, au lieu de les poser, en fait, en concurrence, on va essayer de faire avancer les deux en même temps. On va jouer le jeu de l'OTAN, et c'est pour ça qu'on réintègre le dispositif militaire intégré, et j'en dirai quelques mots dans quelques instants, on réintègre, pour montrer notre bonne foi, en particulier à nos alliés européens, avec l'espoir que de leur côté ils seront également de bonne foi sur l'Europe de la défense. Voilà. C'est présenté comme un pas pour faire avancer l'Europe de la défense. Je pense que c'est vrai. Je ne dis pas que ça marchera. Là, je vous donne l'explication officielle, si vous voulez, la démarche.
Je voudrais dire aussi un mot, et là, c'est mon analyse. Il faut être conscient que la France a déjà très largement rejoint le dispositif militaire intégré de l'OTAN depuis plusieurs années, suite à la coopération que l'on a eue, quasiment quotidiennement, avec l'OTAN sur un certain nombre de théâtres extérieurs. Avec, en particulier, la Bosnie. Et aussi le Kosovo. La coopération militaire quotidienne est déjà très développée avec l'OTAN depuis plus d'une dizaine d'années. Donc c'est un geste avant tout symbolique et politique. D'un point de vue militaire opérationnel, cela ne va pas changer grand-chose. Cela voudra dire qu'il y aura un peu plus de postes pour les officiers français, à terme, dans les états-majors de l'OTAN. C'est tout. Alors maintenant, est-ce que cela va marcher ou pas, c'est très difficile à dire. Personnellement, je suis un petit peu sceptique. Je pense que la position que l'on avait était finalement une position finalement assez avantageuse, puisqu'on était à la fois "in et out". Je pense que le timing n'est pas bien choisi, parce que l'administration Bush est une administration finissante, et que Gordon Brown lui-même n'est pas vraiment en très bonne position, politiquement, aujourd'hui. Donc, je ne suis pas certain que le geste français sera suivi d'effet de l'autre côté. Je me demande dans quelle mesure ce geste n'était pas un peu prématuré, quoi qu'on en pense sur le fond. Par rapport aux objectifs qui sont ceux de Sarkozy, je le répète. C'est vraiment de la tactique diplomatique, en quelque sorte.
Est-ce que cela va avoir des implications sur l'Europe de l'Est? Est-ce que cela va avoir des implications sur les relations avec la Russie? Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'au départ Nicolas Sarkozy n'a pas la proximité avec Poutine, et plus généralement avec la Russie, que pouvait avoir Chirac. Il y a évidemment une différence de personne, une différence de perspective qui va jouer. Cela ne veut pas du tout dire, nécessairement, que désormais la France s'alignera systématiquement sur les positions américaines ou même les positions de la majorité des membres de l'OTAN. Je vous donne un exemple : le récent sommet de Bucarest. Il était clair que les Français étaient du côté des Allemands, et pas du tout dans le camp des Américains pour ce qui est de l'accession de l'Ukraine et de la Géorgie au Partnership Action Plan. On n'est pas "très chaud", si vous voulez, en France. Le remplacement de Chirac par Sarkozy n'a pas vraiment changé la donne. Je ne pense pas que c'est cela qui entraînera, en tant que tel, un changement de la politique française à l'égard de la Russie. Il peut y avoir des changements à l'égard de la Russie, mais ça ne sera pas, en tant que tel, produit par la réintégration complète dans le dispositif militaire intégré. Et elle ne sera d'ailleurs pas véritablement complète, puisque le nucléaire militaire français restera en dehors, par exemple.
Samedi 21 Juin 2008
http://fr.rian.ru http://fr.rian.ru
Posté le 21.06.2008 par djamazz
Un exercice militaire israélien en préparation à une attaque contre l'Iran
Israël a réalisé un exercice qui semble avoir été une répétition à une attaque contre les installations nucléaires de l'Iran, selon ce que des responsables états-uniens ont déclaré au New York Times.
Plus de 100 avions de combat israéliens ont pris part à des manoeuvres sur la Méditerranée orientale et sur la Grèce au cours de la première semaine de juin, selon ce qu'ont déclaré des responsables états-uniens.
Un exercice militaire israélien en préparation à une attaque contre l'Iran
BBC News (Angleterre)
Vendredi, le 20 juin 2008
L'Iran insiste sur le fait que son programme est pacifique, mais Israël considère le développement de la technologie de l'Iran comme une menace sérieuse.
Téhéran défie une demande de l'ONU voulant qu'il cesse d'enrichir de l'uranium.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé une troisième série de sanctions contre l'Iran sur cette question en mars 2008.
« Des signaux avant-coureurs»
Un exercice militaire israélien en préparation à une attaque contre l'Iran
Plusieurs responsables états-uniens rencontrés par le New York Times ont déclaré que l'exercice était destiné à démontrer le caractère sérieux des préoccupations d'Israël face aux activités nucléaires de l'Iran, et de sa volonté d'agir unilatéralement.
« Ils voulaient que nous le sachions, ils voulaient que les Européens le sachent aussi et ils voulaient le laisser savoir aux iraniens, » selon les propos d'un responsable du Pentagone cité dans le journal.
« Il y a plusieurs signaux avant-coureurs et à différents niveaux. »
L'exercice comprenait la participation d'hélicoptères israéliens qui pourraient être utilisés pour sauver des pilotes d'appareils abattus, a indiqué le journal.
Les hélicoptères et les appareils ravitailleurs ont volé plus de 1400 kilomètres (870 miles), soit à peu près la distance entre Israël et les principales usines d'enrichissement d'uranium de Natanz en Iran.
The New York Times a rapporté que les responsables israéliens ont refusé de discuter des détails de l'exercice.
Un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que l'armée de l'air « fait régulièrement des entraînements pour diverses missions afin de faire face et pour répondre aux défis posés par les menaces auxquelles Israël est confrontées. »
Des avertissements
Le 4 juin, le premier ministre israélien Ehud Olmert a prévenu que des mesures draconiennes étaient nécessaires pour empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires.
Il a déclaré qu'il doit être démontré à l'Iran qu'il y aura des conséquences dévastatrices s'il continue à développer de telles armes.
Le vice-premier ministre israélien Shaul Mofaz - un ancien ministre de la Défense – a dit plus tôt ce mois-ci que des frappes militaires pour empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires semblent « inévitables. »
Traduction de Dany Quirion pour Alter Info
Source : http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/7465170.stm
Vendredi 20 Juin 2008
danyquirion@videotron.ca