Defense militaire Securite
Posté le 04.06.2008 par djamazz
La 4ème Flotte américaine dans les eaux vénézuéliennes
De la 2ème Guerre Mondiale à aujourd'hui
par Nicolas Kozloff
Mondialisation.ca, Le 30 mai 2008
Counterpunch
Avec les rodomontades des Etats-Unis en direction du Venezuela qui ont désormais atteint un sommet, le Pentagone a décidé de réactiver la quatrième flotte de la Navy dans les Caraïbes, l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud.
C'est une manœuvre audacieuse et elle a déjà fait naître la controverse au sein de la région au sens large.
Cette flotte, qui commencera à patrouiller en juillet, sera basée à la Station Navale de Mayport, à Jacksonville en Floride, et répondra au Commandement méridional des Etats-Unis à Miami. Le contre-amiral Joseph Keran, chef actuel du Commandement Naval des Conflits Spéciaux [Naval Special Warfare Command], supervisera les opérations. 11 vaisseaux sont actuellement placés sous le Southern Command, un chiffre qui pourrait augmenter dans le futur. La Navy prévoit d'assigner un porte-avions à propulsion nucléaire, le USS George Washington, à cette force.
Il est difficile de voir comment la restauration de la quatrième flotte est actuellement justifiée. Cette manœuvre n'a servi qu'à s'opposer un peu plus au président du Venezuela Hugo Chavez, déjà énervé par la violation de l'espace aérien vénézuélien ce week-end par des avions de l'US Navy. Sur le long-terme, les rodomontades du Pentagone pourraient encourager les armées sud-américaines à affirmer une plus grande indépendance vis-à-vis de Washington, une tendance qui est déjà bien avancée.
Réagissant avec colère à l'annonce de la Navy, Chavez a déclaré : "Ils ne nous font pas peur le moins du monde". Chavez a fait remarquer "en compagnie du Brésil, nous étudions la création d'un Conseil de Défense Sud-Américain" qui défendrait l'Amérique du Sud contre les interventions étrangères. "Si une Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) existe", a posé comme postulat le dirigeant vénézuélien, "pourquoi l'OTAS, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Sud, ne pourrait-elle pas exister ?"
Bien que la ressuscitation de la Quatrième Flotte ait conduit beaucoup de personnes à penser que les Etats-Unis suivent dans la région un cap de diplomatie de canonnière, il y eut une époque où cette force servait sans doute un besoin réel. Quelle est l'histoire de la Quatrième Flotte dans les eaux vénézuéliennes ?
Le Venezuela pendant la Deuxième Guerre Mondiale
A la veille de la 2ème G.M., le Venezuela était le premier exportateur de pétrole du monde et, durant le conflit, les riches champs pétroliers de Maracaibo, situés dans l'Etat de Zulia, à l'extrême ouest du Venezuela, étaient considérés comme une ressource cruciale, tant par les puissances de l'Axe que les puissances alliées.
Les filiales pétrolières britanniques et américaines de Royal Dutch Shell, Standard Oil et Gulf opéraient en fait depuis longtemps dans le Bassin de Maracaibo, avant le déclenchement des hostilités européennes. Le transport du brut depuis les champs de production de Jersey Standard dans le Lac de Maracaibo se faisait par bateaux-citernes à faible tirant d'eau. La raffinerie de la Royal Dutch Shell située sur l'île d'Aruba, qui transformait le brut de Maracaibo, avait une importance stratégique puisqu'elle fournissait sa production, non seulement à la Grande-Bretagne, mais aussi à la France.
En 1940, la Grande-Bretagne recevait du Venezuela au moins 40% de ses importations totales de pétrole et, durant les premières années de la guerre, ce total a bondi jusqu'à 80%. Le pétrole vénézuélien représentait aussi une denrée vitale pour les Nazis et la capacité de l'Etat allemand à faire la guerre en Europe. Aussi tard que 1938, le pétrole produit à Aruba, Curaçao et au Venezuela comptait pour 44% des importations allemandes de pétrole. L'Allemagne n'achetait pas directement le pétrole du Venezuela, mais auprès de compagnies pétrolières américaines et anglo-néerlandaises qui acheminaient le brut vénézuélien vers les raffineries d'Aruba et de Curaçao et qui vendaient ensuite le produit fini en Europe. Le commerce entre le Venezuela et l'Allemagne est resté à des niveaux normaux mais il a brusquement pris fin en septembre 1939 avec le début du blocus naval britannique de l'Allemagne.
Dès 1940, avec la Grande-Bretagne qui était de plus en plus isolée en conséquence de l'attaque allemande et avant l'entrée des Etats-Unis dans la guerre, le sentiment vénézuélien était profondément anti-allemand. Pendant ce temps, le Venezuela s'est déplacé vers l'orbite américaine et est devenu le principal bénéficiaire de l'aide économique américaine. Les officiels militaires américains préféraient que le Venezuela restât publiquement neutre, dans un effort de prévenir tout mouvement allemand pour pilonner la côte vénézuélienne.
Cependant, la neutralité du Venezuela n'était qu'une fiction légale : en réalité, cette nation sud-américaine avait accordé aux vaisseaux et aux avions américains un accès spécial à ses ports et à ses pistes aériennes. Deux jours après l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais, le Venezuela déclara sa solidarité avec les Etats-Unis et, le 31 décembre 1941, cette nation andine rompit ses relations avec les puissances de l'Axe.
Opération "Roulement de Tambour"
Il ne fallut pas longtemps au Nazis, après la décision du gouvernement vénézuélien de vendre du pétrole aux alliés, pour prendre des contre-mesures. Le 12 décembre 1941, Hitler rencontra ses conseillers navals et approuva PAUKENSCHLAG ou "Roulement de Tambour", une opération sous-marine dans les eaux caribéennes de l'Atlantique Nord. En février 1942, les sous-marins allemands sillonnèrent les Caraïbes et firent couler 25 bateaux-citernes en un mois.
Les Nazis étaient principalement concernés par les îles néerlandaises de Curaçao et d'Aruba, des colonies néerlandaises, où les forces étasuniennes avaient érigé des fortifications défensives pour protéger les raffineries qui transformaient le brut de Maracaibo. (Avec une capacité estimée de 480.000 barils/jour de brut, la raffinerie d'Aruba, possédée par Standard Oil of New Jersey, et la raffinerie de Curaçao, possédée par Royal Dutch Shell, dépassaient Abadan en Iran et ses 250.000 barils, le complexe de Bakou en URSS avec environ 230.000 barrels, et les usines les plus grosses aux Etats-Unis, à Baytown, Port Arthur, Bayonne, Baton Rouge et Whiting, avec plus de 100.000 barils chacune).
Le 15 février 1942, un convoi de bateaux-citernes et de navires quittèrent la Barre de Maracaibo. Les premiers bateaux en ligne étaient le "Monagas", de Mene Grande Oil Company, suivi par le "Tia Juana" et le "Pedernales", appartenant tous deux à la Lago Petroleum Corporation. Ces bateaux-citernes étaient suivis par le "Rafaela", qui appartenait à Shell, et le "San Nicolas" et l' "Orangestad", appartenant à la Lago Oil and Transport Co, dont le siège se trouvait à Aruba. Une quantité d'autres bateaux-citernes rejoignirent la colonne.
L'attaque des sous-marins allemands et la création de la Quatrième Flotte
Soudain, un sous-marin allemand torpilla le "Monagas", qui coula immédiatement. Les bateaux-citernes "Tia Juana", "Pedernales", "Rafaela", "San Nicolas" et "Orangestad" furent aussi touchés et essuyèrent des pertes. Le même jour, la raffinerie d'Aruba fut attaquée par un missile tiré d'un sous-marin allemand. Les retombées politiques de l'attaque étaient prévisibles : bientôt, des manifestants en colère descendirent dans les rues de Caracas pour dénoncer l'agression allemande.
En réponse à l'escalade allemande accélérée dans les Caraïbes, l'US Navy créa la Quatrième Flotte pour pourchasser les sous-marins dans l'Atlantique sud. L'action des Etats-Unis est loin d'être arrivée trop tôt : tandis que la guerre navale faisait rage dans les Caraïbes, le Venezuela subit d'énormes pertes économiques. En conséquence de la perte des bateaux-citernes, la production dans le Bassin du Lac Maracaibo a dû être réduite de près de 100.000 tonnes de brut par jour. En juillet 1942, la situation était encore rude, avec des bateaux-citernes opérant à seulement un-tiers de leur capacité moyenne de 30.000 barils.
Les attaques allemandes contre la raffinerie d'Aruba marquèrent le début de la Bataille des Caraïbes. Ce ne fut pas avant août 1943 que la Quatrième Flotte fut capable de renverser les rôles dans les eaux vénézuéliennes aux dépens de la menace sous-marine. En 1950, avec les sous-marins qui étaient partis depuis longtemps, l'US Navy a dissout la Quatrième Flotte.
La restauration de la Quatrième Flotte
La Navy soutient qu'elle a besoin de ressusciter maintenant la Quatrième Flotte pour combattre le terrorisme, maintenir les voies maritimes économiques de communication libres et ouvertes, contrer le trafic illicite et pour apporter l'aide humanitaire et les secours contre les catastrophes naturelles.
Toutefois, cette manœuvre arrive à un moment particulièrement sensible au sein de la région. La Colombie, alliée aux Etats-Unis, a lancé une attaque meurtrière de l'autre côté de la frontière équatorienne, tuant 16 membres de l'insurrection de guérilla des FARC, incluant le numéro deux de l'organisation, Raul Reyes. Le week-end dernier, Chavez a accusé la Colombie de lancer une incursion trans-frontalière, tandis que le Pentagone vilipende régulièrement le Venezuela pour son accumulation d'armes, dont l'acquisition d'avions de chasse de haute performance, d'hélicoptères d'attaque et de sous-marins propulsés au gazole.
Contrairement à la 2ème G.M., alors que beaucoup de Sud-Américains accueillirent chaleureusement la Quatrième Flotte dans les eaux caribéennes, certains voient la présence navale actuelle des Etats-Unis comme une menace voilée dirigée contre les pays de la "Vague Rose" de la région. Dans une interview donnée à la télévision cubaine, le président bolivien Evo Morales a fait remarquer que la force navale des Etats-Unis constituait "la Quatrième Flotte d'intervention".
L'ancien dirigeant cubain, Fidel Castro, a demandé pourquoi les Etats-Unis ont cherché à faire revivre la Quatrième Flotte à ce moment précis. Ecrivant dans le quotidien cubain Granma, Castro a suggéré que cette manœuvre constituait un retour à la diplomatie étasunienne de la canonnière. Castro, dont la nation insulaire a été confrontée à un blocus naval des Etats-Unis lors de la crise des missiles cubains de 1962, a fait remarquer : "Les porte-avions et les bombes nucléaires qui menacent nos pays servent à semer la terreur et la mort et non à combattre le terrorisme et les activités illégales".
Article original, "U.S. Fourth Fleet in Venezuelan Waters" , Counter Punch, le 25 mai 2008.
Traduit de l'anglais: JFG, Questions Critiques
Nicolas Kozloff est l'auteur de Revolution! South America and the Rise of the New Left (Palgrave-Macmillan) [Révolution ! L'Amérique du Sud et la Montée de la Nouvelle Gauche].
Articles de Nicolas Kozloff publiés par Mondialisation.ca
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Posté le 29.05.2008 par djamazz
Carter : « Israël dispose de 150 bombes atomiques »
L'état d'Israël a à sa disposition au moins 150 armes nucléaires, a déclaré Jimmy Carter, l'ancien Président des États-Unis, selon des informations en provenance de Grande-Bretagne.
Carter : « Israël dispose de 150 bombes atomiques »
Al Jazeera.net
C'est la première fois qu'un président des USA reconnaît publiquement l'existence de l'arsenal nucléaire israélien.
Carter a fait ce commentaire tout en répondant à une question au festival de littérature de Hay-on-Wye, dans le Pays de Galles, lorsqu'il a été interrogé sur la façon dont tout futur président des Etats-Unis devrait traiter la menace nucléaire iranienne.
« Les Etats-Unis ont plus de 12 000 armes nucléaires, [l'ex] Union Soviétique en a à peu près autant. La Grande-Bretagne et la France en ont plusieurs centaines, et Israël 150 voir plus, » a précisé Carter, selon une transcription de ses propos éditée dans le cadre le festival.
« Nous avons un stock énormes d'armements... Non seulement des armes gigantesques mais aussi des fusées pour lancer ces missiles sur une cible avec une grande précision. »
Carter a ajouté que le gouvernement des Etats-Unis devrait discuter directement avec l'Iran afin de le persuader d'abandonner ses ambitions nucléaires.
Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux ont accusé Téhéran de vouloir s'équiper d'armes nucléaires tandis que l'Iran affirme que son programme nucléaire est uniquement à but pacifique.
La controverse à propos du Hamas
Ses déclarations surviennent après que l'ancien président des États-Unis ait déclenché une polémique en discutant directement le mois dernier avec Khaled Meshaal, le responsable à Damas du mouvement palestinien Hamas.
La réunion a provoqué des critique de la part d'Israël et de l'administration Bush.
Le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les Etas-Unis, Israël et l'Union européenne [rappelons que la résistance à l'occupation nazie en France avait également été qualifiée de « terroriste » par les occupants et leurs valets vichystes - N.d.T], et n'a pas été sollicité pour participer aux discussions sponsorisées par les Etats-Unis entre Israël et les Palestiniens.
Silence israélien
Les experts ont longtemps estimé qu'Israël était la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, toutefois les israéliens ont toujours refusé de confirmer ou de nier l'information.
La plupart des évaluations concernant le nombre d'armes sont basées sur les éléments confiés aux médias par Mordechai Vanunu, un ancien technicien nucléaire israélien, qui a éclaré que l'état juif a en sa possession entre 100 et 200 bombes atomiques.
Vanunu a passé 18 ans dans une prison israélienne pour avoir révélé ces secrets nucléaires avant d'être libéré en 2004.
Certains experts ont estimé que le nombre d'armes nucléaires est de 60 et d'autres de 400.
On se sait pas sur quels renseignements précis Carter a basé son information.
Sur le même thème :
« Omerta » sur la bombe israélienne
Le nucléaire iranien est une conséquence du nucléaire israélien
Vanunu : l'homme qui en savait trop
L'hypocrisie du nucléaire au Moyen-Orient
27 mai 2008 - Al Jazeera.net - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/NR/exe...
[Traduction : Info-Palestine.net]
Mercredi 28 Mai 2008
http://www.palestine-info.cc/ http://www.palestine-info.cc/
Posté le 29.05.2008 par djamazz
Israël espionne les Etats-Unis, une affaire qui remonte à la surface encore une fois
Récemment, les détails d'un nouveau scandale d'espionnage israélien a été connu par le public. Et beaucoup de politiciens, d'hommes de médias et d'hommes d'affaires s'étonnent de voir des opérations (israéliennes) d'espionnage sur un pays considéré comme le plus grand parrain d'Israël, dans toute son histoire. Les relations américano-israéliennes sont si fortes qu'elles atteignent un haut niveau de coordination stratégique. Ils sont alors vraiment incompréhensifs, ces scandales ! Que veut-on connaître de plus (sur les Etats-Unis) ?
Israël espionne les Etats-Unis, une affaire qui remonte à la surface encore une fois
En effet, Israël obtient les armes américaines dernier cri. Elle a le droit à tous les détails militaires concernant les Arabes et leur armement. Elle a aussi le droit à toutes les informations ramassées par les appareils américains d'espionnage. Par ailleurs, l'armement nucléaire des deux pays n'est pas au point de confrontation pour qu'Israël ait besoin de chercher des informations supplémentaires chez son partenaire !
Pourquoi alors cet espionnage ?
Admettons qu'il faille cet espionnage. Reste à savoir pourquoi il se fait par des Juifs américains. Cela n'attire pas les regards douteux vers eux ? Vers leur appartenance à l'Amérique ? Et si Israël se rend compte qu'aux Etats-Unis, il y a différents courants forts qui n'aiment ni les Sionistes, ni Israël, n'est-il pas dans son intérêt de ne pas les donner les arguments qu'ils cherchent pour les attaquer ?
Toutes ces interrogations sont posées par plusieurs analystes dont Marcos dans Haarts et Doran Rezeblom. Cependant, chacun d'eux arrive à un résultat différent.
Le premier croit qu'une imbécilité totale écrase les premiers rangs des appareils israéliens de renseignements. De son côté, le deuxième croit que les officiers (israéliens) des renseignements, dont ceux du bureau appelé « Lekam », souffrent d'un grave manque de confiance en eux-mêmes. C'était ce manque qui les avait poussés à ce jeu dangereux : espionner le grand partenaire américain. En fait, ils souffrent du fait qu'ils soient mis sur la marge de l'activité d'espionnage. Ils ne sont qu'un petit chiffre par rapport aux « Mossad », « Shabak» et « Amane ». Ils voulaient alors se faire valoir, en mettant le pied dans ce chemin prohibé.
En retournant un peu en arrière, nous voyons que « Lekam » avait été mis en place, en 1957, pour trouver des informations technologiques utiles pour le ministère israélien de la sécurité, pour ramasser toutes les informations possibles sur les armements avancés dans le monde entier, ainsi que sur leur distribution. En 1981, Ariel Sharon, devenu ministre de la sécurité dans le cabinet de Manihem Biguen, remarque que les appareils de la sécurité ne l'estiment pas suffisamment. Il renforce alors « Lekam » et le prépare pour être un appareil international indépendant et soumis complètement à son ordre. A l'époque, Sharon a tout fait pour mettre son copain Ravi Etienne (ministre des affaires des personnes âgées dans le cabinet actuel d'Olmert) à la tête de l'appareil du « Mossad », en vain. Il l'a alors mis à la tête dudit appareil de « Lekam ». Et ils travaillaient, main dans la main, pour renforcer cet appareil et lui donner un poids important dans les activités israéliennes d'espionnage.
Toutefois, Sharon s'est vu obligé de quitter le ministère de la sécurité, après la publication du rapport du conseil d'enquête dans les massacres de Sabra et Shatila. Le rapport lui a attribué une responsabilité importante dans cette affaire. Pour sa part, Etian a non seulement continué ses activités, mais il a de plus renforcé son appareil. Ces jours-là, il a engagé Jonatan Boulard (pour espionner les Etat-Unis). Cette affaire lui a interdit d'entrer aux Etats-Unis, jusqu'à nos jours.
Enfin, la découverte d'un deuxième espion (israélien) laisse les yeux américains non seulement se focaliser sur Etienne, mais également sur tous les gouvernements israéliens successifs.
Mercredi 28 Mai 2008
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Posté le 29.05.2008 par djamazz
Une Top Source Dit : Bush Frappera l'Iran Avant août
L'administration de Bush planifie d'effectuer des raids aériens contre l'Iran avant août et deux Sénateurs américains ont déjà été mis au courant sur l'attaque selon un rapport dans Asia Times Online , fortement respectés, qui cite un ancien secrétaire adjoint de diplomate de carrière d'état américain comme sa source.
Une Top Source Dit : Bush Frappera l'Iran Avant août
Paul Joseph Watson
Prison Planet
Mardi 27 mai 2008
Traduit Par : Alambic'up
L'article de Muhammad Cohen prétend que le Sénateur Diane Feinstein, le Démocrate de la Californie et le Sénateur Richard Lugar, le Républicain de l'Indiana, ont été informé du plan d'attaque et projeté, pour y exprimer leur opposition dans un éditorial de “New-York Times” dans une tentative de compenser le raid aérien.
L'éditorial doit encore se réaliser.
Selon Cohen, la source, les Néoconservateurs croient qu'ils peuvent commettre un raid aérien “limité” et vise plus à l'envoi d'un message que la destruction du programme nucléaire supposé de l'Iran, mais les conséquences d'un tel mouvement vont probablement provoquer une vengeance iranienne massive, comme le Président Mahmoud Ahmadinejad a successivement averti.
L'administration de George W Bush planifie de lancer un raid aérien contre l'Iran dans les deux mois suivants, a dit une source informée d'Asia Times Online, répercutant d'autres rapports qui ont émergé dans les médias aux Etats-Unis récemment.
Deux sénateurs américains clefs mis au courant sur l'attaque ont planifié d'entrer en bourse avec leur opposition au mouvement, selon la source, mais leur morceau d'op-rédacteur de “New-York Times” projeté, attend encore d'apparaître.
La source, un diplomate de carrière américain retraité et un ancien secrétaire adjoint d'état toujours actif dans la communauté d'affaires étrangères, parlant anonymement, a dit la semaine dernière que les EU projettent un raid aérien contre le Révolutionnaire Iranien Garde Corps (IRGC). Le raid aérien, la cible, le siège social de l'élite de l'IRGC'S Quds Force. Avec une force évaluée de jusqu'à 90,000 combattants (avions de chasse), la mission exposée de Quds est d'étendre la révolution de l'Iran de 1979, partout dans la région.
La source a dit que la Maison Blanche voit le raid aérien proposé comme une action limitée pour punir l'Iran pour son engagement en Irak. La source, un ambassadeur pendant l'administration de président H W Bush, n'a pas fourni de détails sur les types d'armes à être utilisé dans l'attaque, ni sur l'étape précise de planification en ce moment.
On ne sait pas si la Maison Blanche a déjà consulté avec ses alliés du raid aérien, ou s'il planifie de faire cavalier seul.
On ne sait pas non plus si la spéculation sur un tel coup profitera à McCain ou Obama à la veille de l'élection présidentielle, le rapport indique que McCain a construit sa candidature autour d'une politique étrangère agressive et serait donc plus probable de lui profiter.
“Un coup contre l'Iran pourrait rassembler des électeurs américains pour soutenir l'effort de guerre et le vote pour McCain,” expose l'article.
“D'autre part, un raid aérien sur l'Iran pourrait intensifier la désillusion publique de la politique d'administration de Bush dans le Moyen-Orient, mené pour soutenir le candidat Démocratique, quel qu'il soit.”
La réponse inévitable de l'Iran, verrait les prix du pétrole monter en flèche vers les 200 $ le baril, comme l'instabilité globale (mondiale) a menacé de s'évaporer dans des nombreuses régions différentes après une attaque.
La capacité de McCain de frimer comme un leader de guerre dur serait sans doute amplifiée par des médias dociles d'entreprise et une proportion assez considérable du public américain à se rallier derrière le Sénateur de l'Arizona, particulièrement si des intérêts américains étaient le sujet d'attaques terroristes de la part de Hezbollah et Hamas.
La réponse de la Chine à n'importe quelle attaque, avec la nation Communiste étant le plus grand client de l'Iran pour le pétrole, serait aussi une réponse clef à ne pas négliger. N'importe quel soupçon d'une réaction hostile placerait le monde sous la plus grande menace depuis et à hauteur de la guerre froide.
Lugar et l'opposition publique de Feinstein au plan “créerait probablement un raz-de-marée public de critique qui pourrait inciter l'administration de Bush à reconsidérer son plan,” expose l'article, mais, “Donné leurs obligations de soutenir le secret d'informations confidentielles, il est peu probable que les sénateurs révéleraient le Plan de l'administration de Bush ou leur connaissance de cela. “
L'invasion menaçante de l'Iran a été sur la vigne pour les trois courses d'étés passée et plusieurs commencent à craindre que “le garçon qui a crié au loup”, une telle attitude commence à discréditer ceux qui ont averti à plusieurs reprises de l'attaque à venir.
Cependant, la rhétorique a notablement chauffé il y a quelques mois.
Pendant la visite récente de Bush en Israël, un officiel israélien a prétendu qu'un membre senior dans l'entourage de Bush avait déclaré à une réunion fermée que Bush et le Vice-président Dick Cheney avaient résolu d'attaquer l'Iran avant qu'ils n'aient quitté leurs fonctions.
Pendant une conférence de presse récente au Parlement d'Israël, le Speaker américain Nancy Pelosi et le Leader de majorité de Maison Steny Hoyer ont déclaré que l'option militaire contre l'Iran était toujours sur la table.
Des figures politiques en vue comme Zbigniew Brzezinski et Gary Hart ont averti qu'une attaque sur l'Iran n'arrivera pas en l'absente d'une provocation organisée (mise en scène) ou un nouvel incident ''Golfe'' de style Tonkin.
Pendant une réunion de Comité de Relations avec l'étranger de Sénat 2007, Brzezinski a rappelé le potentiel pour l'administration de Bush, pour fabriquer un faux drapeau ''Golfe incident'' de type de Tonkin dans la description “d'un scénario plausible pour une collision militaire avec l'Iran,” qui ferait tourner autour, ” un peu de provocation en Irak ou un acte terroriste aux EU, imputé à l'Iran, culminant dans une action militaire américaine ‘défensive' contre l'Iran qui plongera une Amérique solitaire ; l'Amérique dans une diffusion et un bourbier d'approfondissement s'étendant finalement à travers l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan. “
Dans une lettre ouverte à Mahmoud Ahmadinejad, l'ancien Sénateur et le courant CFR le Cerf et ses membres, ont averti le Président iranien qu'il serait, ” Bien avisé de lire l'histoire de la baisse (du naufrage) des États-Unis.
Le Maine à la Havane héberge en 1898 et l'histoire du Golfe de Tonkin en 1964,” deux événements de faux drapeau fabriqués par les Etats-Unis lui-même, pour donner un coup de pied au début d'une guerre.
Paul Joseph Watson
Info Wars - Prison Planet
Mercredi 28 Mai 2008
isoraky@hotmail.fr
Posté le 18.05.2008 par djamazz
Le ministre iranien de la Défense : «Israël est trop faible pour s'attaquer à l'Iran»
Le général Mostafa Mohammad Najjar, ministre iranien de la Défense, a affirmé aujourd'hui jeudi dans une entrevue avec notre correspondant de l''IRNA à Gorgan, chef lieu de la province du nord de l'Iran "Golestan ": «Israël est trop faible et vulnérable pour pouvoir attaquer la République Islamique d'Iran ; les prétentions du régime sioniste tentent davantage de couvrir leurs points faibles et les crises internes intenses qui secouent depuis ces dernières années le Liban, la Palestine et la Jordanie. »
Selon le ministre iranien de la Défense, en célébrant le soixantième anniversaire de la création de leur régime, les sionistes essaient de détourner l'attention de l'opinion publique internationale de sa faiblesse, de la corruption de ses responsables politiques et de la confrontation qui les attend avec les forces de la Résistance.
Le général Mostafa Mohammad Najjar a rappelé que la République Islamique d'Iran, en vertu de sa Constitution, a comme priorité la défense des pays musulmans et c'est pourquoi Téhéran «offre son appui au Liban uni et soutient la volonté et le vote du peuple et les efforts de tous les partis de ce pays, en même temps qu'il considère comme pernicieuse toute ingérence étrangère»
Le ministre a signalé que la politique fondamentale de la République Islamique, c'est la défense du pays et qu'elle est totalement préparée à toute agression et à faire en sorte que l'agresseur se repentisse».
« L'Iran est un pays puissant dans la région et il est doté d'un pouvoir suffisant lui permettant de défendre l'intégrité territoriale de ses territoires et sa souveraineté nationale»a-t-il souligné.
Sur la décision politique américaine de doter le régime israélien d'un nouveau système de radars sophistiqué capable de faire face aux missiles iraniens "Shahab", le ministre a ironisé sur cette décision soulignant que «quand depuis déjà soixante ans depuis la création du régime sioniste, les sionistes usurpent les territoires palestiniens et implante le régime sioniste au coeur même du monde musulman, l'impérialisme n'a pas réussi encore à changer la nature militaire et autoritaire de ce régime pas plus qu'il n'est arrivé à le légitimer".
Toujours selon le ministre iranien de la Défense, le régime sioniste a constantement essayé «de favoriser l'iranophobie», de se créer des ennemis « hypothétiques et virtuels » et de «profiter des contribuables américains».
Il a conclu en condamnant l'attitude du régime sioniste qui a utilisé les Etats-Unis comme «source de financement de ses budgets et qui couvre ses dépenses pour dominer le monde musulman », et il importe de resituer l'affaire du système de radars «dans cette perspective».
Pour le ministre iranien de la Défense l'instabilité de la région est due «aux ingérences des pays étrangers
Le général Mostafa Mohammad Nayyar, ministre iranien de la Défense, dans une réunion avec les différents états-major a imputé l'instabilité de la région aux ingérences des pays étrangers.
« Ceux qui ont ourdi des plans depuis plusieurs années pour provoquer l'insécurité et la mort de civils innocents et qui pronostiquaient au Liban un été chaud, sont les principaux responsables des événements du Liban »a-t-il ajouté accusant les Etats-Unis et le régime Israélien d'être ceux qui provoquent les crises en Irak et en Afghanistan.
Pour le ministre iranien, Washington parle d'un côté de sécurité, de paix et de stabilité, tandis que de l'autre il mobilise dans toute la région tous ses milieux politiques, militaires et d'information pour créer des tensions au Liban.
Le général Mostafa Mohammad Nayyar a terminé en assurant que «la clé de la sécurité, de la paix et de la stabilité dépend du fait que la sécurité de la région soit gérée de manière indigène» soulignant que «par l'unité et la cohésion des pays de la région nous parviendrons à la matérialisation d'une sécurité globale».
Vendredi 16 Mai 2008
http://www2.irna.ir http://www2.irna.ir
Posté le 18.05.2008 par djamazz
'Nasrallah a ruiné 3 années de boulot des services secrets arabes et étrangers'
L'ancien chef des services secrets d'Israël, Aaron Zeevi Farkash, a déclaré qu'il avait mis en garde Washington contre la confiance qu'il mettait dans ses alliés au Liban. "Nous avons conseillé à la CIA de ne pas se fier à Walid Jumblatt ou à Saad Hariri parce que nous les avions testés en 2006 et qu'ils s'étaient avérés sans recours face au Hezbollah."
'Nasrallah a ruiné 3 années de boulot des services secrets arabes et étrangers'
Dans un interview sur le site interner Filkka-Israël, Zeevi souligne : "Israël a donné aux hommes des forces libanaises (de Samir Geagea) le meilleur entraînement et ils apparaîtront dans toute future confrontation. Les combattants des forces libanaises tiendront bien plus longtemps en face des forces du Hezbollah, mais en fin de compte, elles seront battues."
L'ancien chef des services secrets a dit que Tel Aviv et Washington sont face à un dilemme, parce que "aucune force au Liban peut battre le Hezbollah et nous ne sommes pas encore prêts à prendre des mesures. Tout ce que les Américains peuvent faire, c'est d'envoyer quelques gardes aux domiciles de Saniora, Jumblatt et Hariri."
A la question si les Américains allaient s'embarquer dans le Liban, Zeevi a dit que "c'est ce que Condi a dit à Saniora. Il était effondré et a accusé Jumblatt de couardise et de fuir la bataille. Alors, elle a promis à Saniora de prendre un décret présidentiel pour envoyer les Marines au centre de Beyrouth pour protéger son quartier général."
Le journaliste a demandé à Zeevi la raison qui sous-tendait l'échec du complot d'assassinat contre le chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah le 25 avril. "Je ne sais pas exactement pourquoi, mais l'assassinat de Nasrallah a été impossible à cause de la présence de milliers d'informateurs libanais travaillant avec les Américains. Maintenant, tout est fichu. Trois années de boulot des services secrets, international et arabe, sont parties du jour au lendemain. La plupart des agents secrets ont quitté Beyrouth et les Libanais ne sont pas en mesure de bouger sous la couverture de leur mission quotidienne, chacun selon son rang dans les services de sécurité. L'occident a beaucoup perdu après que Nasrallah ait pris les alliés (de l'occident) par surprise", a dit Zeevi.
Au sujet de l'assassinat du commandant en chef de la résistance, le martyr Imad Moghniyeh, Zeevi a révélé que "un bord libanais avait fourni la photo de Moghniyeh montrant son visage récent. Une seule personne savait qui (Hajj Radwan) était. C'est un dirigeant libanais dont le garde du corps a été entraîné par Moghniyeh".
A la question du journaliste : "Est-ce Jumblatt ?"
Zeevi a répondu : "Pas de commentaires".
Source : Al Manar
Traduction : MR pour ISM
Dimanche 11 Mai 2008
Posté le 18.05.2008 par djamazz
La guerre contre l'Iran pourrait être plus près que vous ne le croyez
Il y a beaucoup de spéculation et de bourdonnement aujourd'hui à Washington qui laissent entendre que le Conseil de sécurité nationale (2) a donné son accord de principe afin de mettre à exécution des plans d'attaque sur un camp dirigé par le groupe iranien Al-Qods, que l'on croit être derrière la formation des militants irakiens. Le camp qui aurait été retenu pour cible est l'un des nombreux camps situés près de Téhéran.
Par Philip Giraldi
The American Conservative (1)
Le 9 mai 2008
La guerre contre l'Iran pourrait être plus près que vous ne le croyez
Le secrétaire à la Défense Robert Gates est le seul haut fonctionnaire qui ait demandé de retarder toute action offensive. La décision d'aller de l'avant avec le projet d'attaquer l'Iran est le résultat direct des préoccupations exprimées au sujet de la détérioration de la situation au Liban où le Hezbollah, un allié iranien, semble avoir pris le dessus sur les forces gouvernementales et semble être en mesure de dominer la situation politique.
La Maison Blanche a contacté directement le gouvernement iranien hier par l'intermédiaire d'une chaîne fournie par les autorités de la région kurde en Irak, qui traditionnellement avait des liens étroits avec Téhéran. Les États-Unis ont exigé que l'Iran admette qu'ils font de l'ingérence en Irak et qu'ils s'engagent également à prendre des mesures visant à mettre fin à leur appui aux divers groupes de militants. Il y avait également un avertissement au sujet de l'ingérence au Liban.
Le gouvernement iranien aurait répondu rapidement, réaffirmant sa position selon laquelle il ne discuterait pas de la question tant que les États-Unis n'auront pas cessé leur propre ingérence en employant des groupes de dissidents iraniens.
Cette perception de l'intransigeance iranienne jumelée à la situation libanaise a convaincu la Maison Blanche qu'un certain « signe » ne laissant aucune ambiguïté devait être envoyé aux dirigeants de l'Iran, probablement sous la forme de missiles de croisière. Nous pouvons présumer que l'attaque sera une « cible précise » et autant que possible limitée et dirigée de manière à cibler uniquement un groupe al-Qods, afin d'éviter des victimes parmi les civils.
La décision de mettre à exécution les plans d'une attaque n'est pas définitive. Le président des États-Unis doit encore donner l'ordre de lancer l'attaque lorsque tous les préparatifs auront été réalisés.
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
Source : http://www.amconmag.com/blog
NDT : Les textes ci-dessous et la photo qui accompagne l'article sont tirés de l'encyclopédie Wikipédia.
(1) The American Conservative est une revue américaine d'opinion bimensuelle [ndt: et aussi un site Internet], fondée en 2002. La revue défend une vision traditionnelle de la politique, anti-guerre, et paléo-conservatrice, opposée au néo-conservatisme, tout en étant lié au courant paléo-libertarien.
La revue a ouvertement soutenu le candidat républicain Ron Paul lors de l'élection américaine de 2008, mais n'a pas soutenu de candidat en 2004. Lors de l'élection législative de mi-mandat de 2006, elle a appelé ses lecteurs à voter pour les candidats du Parti Démocrate, par opposition à la politique de George W. Bush.
Outre ses fondateurs, les principaux contributeurs de The American Conservative sont (ou ont été): Paul Craig Roberts , Tom Tancredo, Robert Novak, Samuel Huntington, Norman Mailer, Uri Avnery, Lou Dobbs, ou encore Rod Dreher.
(2) Le Conseil de sécurité nationale est une organisation administrative dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de conseil, de coordination et parfois d'impulsion sur les sujets de politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur l'ensemble des questions stratégiques. Il est en cela un acteur peu connu, mais majeur, parfois prédominant, de la politique étrangère des États-Unis.
Il réunit statutairement le vice-président, le secrétaire d'État (équivalent du ministre des affaires étrangères dans les autres pays), le secrétaire à la Défense et le conseiller à la sécurité nationale autour du président.
(3) Photo : Une réunion du Conseil de sécurité nationale le 5 juillet 2006. Voisin de Condoleezza Rice, vous reconnaîtrez l'ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aujourd'hui remplacé par Robert Gates.
Samedi 10 Mai 2008
danyquirion@videotron.ca
Posté le 10.05.2008 par djamazz
Plan de réponse à la pandémie : laisser mourir les vieillards, les malades et les pauvres
Par Larry Chin, le 6 mai 2008
Le Ministère de la Sécurité Intérieure de l'administration Bush-Cheney avec les Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC) et le Ministère de la Santé et des Services Sociaux (HHS), ont fixé en commun des directives qui recommandent, en cas de « pandémie » ou de crise de masse, de refuser tout traitement médical qui sauve la vie aux gens âgés, aux malades, aux blessés graves, et aux pauvres.
Les détails sont discutés dans ce rapport d'Associated Press : Qui les médecins devront laisser mourir dans une pandémie ? Un rapport propose la réponse.
Les directives proposées, devant servir de modèle à suivre dans les hôpitaux du pays, recommandent en particulier que les personnes jugées en « grand danger de mort » avec de « minces chances de survie » se voient dorénavant refuser les services et les « ressources rares, » tel que l'imposent les responsables désignés.
Ceux qui se verront refuser assistance sont en particulier les gens :
- Agés de plus de 85 ans.
- Souffrant de traumatisme grave, comme de blessures dues aux accidents d'automobiles et aux fusillades.
- Gravement brûlés.
- Souffrant de déficience mentale (maladie d'Alzheimer).
- Souffrant de maladies chroniques, notamment des poumons, du cœur et de diabète.
Dit autrement, les plus défavorisés seront laissés mourir.
Nous assistons depuis des années au vidage et à la militarisation des États-Zionistes, et à la marche inexorable vers le contrôle total de la population : création du Ministère de la Sécurité Intérieure ; destruction du droit et des libertés civiques ; élections truquées ; espionnage interne ; et réductions et rationnement de plus en plus résolus des services sociaux et de santé.
Avec le monde s'enfonçant toujours plus profondément dans la crise (fabriquée et naturelle) : guerre mondiale sans fin, bouleversements économiques, pénurie énergétique et alimentaires, ce nouveau plan à glacer le sang prouve une nouvelle fois que les pouvoirs en place sont en train de préparer (et/ou de comploter) une élimination de populations.
Ce n'est rien de moins que de l'eugénisme (le « nettoyage des inaptes » dont Hitler et ses semblables ont seulement rêvé) délivré par les Bush-Cheney, docilement effectué par les légions de suppléants, et auquel peu s'opposeront.
Original : http://onlinejournal.com/artman/publish/article_3258.shtml
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Mardi 06 Mai 2008
Posté le 10.05.2008 par djamazz
Cinq ans après la « mission accomplie » en Irak, le nombre de victimes américaines et irakiennes est en forte augmentation
par Bill Van Auken
Mondialisation.ca, Le 6 mai 2008
WSWS
Le 1er mai marque le cinquième anniversaire du tristement célèbre discours prononcé par le président George Bush sur le pont d’un porte-avions américain. Cinq ans après que Bush ait proclamé la fin des « combats majeurs » en Irak, le bilan des victimes américaines a atteint un record depuis ces sept derniers mois tandis que le nombre de morts irakiens continue d’augmenter.
En avril, 52 soldats américains étaient tués en Irak, le nombre le plus élevé enregistré depuis septembre dernier. La plupart des victimes ont été tuées à Bagdad, le plus souvent dans le quartier chiite pauvre de Sadr City. La forte augmentation du nombre des tués et des blessés américains ainsi que le bilan beaucoup plus important de tués et de destruction infligée à la population civile irakienne est la conséquence d’une offensive longue d’un mois lancée par les forces fantoches américaines et irakiennes contre l’Armée du Madhi, la milice loyale à l’imam nationaliste chiite Moqtada al-Sadr.
En citant des « forces de sécurité », l’Agence France-Presse a dit que 1073 Irakiens avaient été tués le mois dernier. Ce qui est indéniablement une sous-estimation grossière du véritable nombre de tués. Un hôpital de Sadr City a rapporté avoir accueilli à lui seul 400 corps.
Les deux grands hôpitaux de la région où habitent plus de deux millions de personnes, ont dit avoir reçu près de 2500 blessés. Les capacités d’accueil des installations hospitalières sont dépassées par le nombre des victimes. Ils ont signalé manquer d’un nombre suffisant de spécialistes en traumatologie pour soigner les blessés graves et aussi d’être sur le point de manquer de produits de première nécessité, y compris de l’eau propre.
« La situation est très critique et très instable, » a dit Abbas Owaid, directeur général de l’hôpital Fatima al-Zahra, à l’agence des Nations unies IRIN. « Il existe un besoin urgent de pansements, d’analgésiques, de seringues et autres produits de premiers secours. Nous disposons de sang, les gens donnent du sang, mais il nous en faut davantage, car il y a des blessés. »
Owaid a dit que les ambulances étaient attaquées et que les patients au même titre que le personnel hospitalier ne parvenaient pas à se rendre à l’hôpital, car des forces irakiennes soutenues par les Américains avaient pris position à proximité.
Un militaire haut gradé du Pentagone a profité mercredi d’un point de presse pour affirmer que la nette augmentation du nombre de victimes ne signifiait pas la détérioration de la « montée en puissance » (« surge ») américaine, l’intensification de l’intervention américaine qui a envoyé l’année dernière 30 000 soldats supplémentaires dans le pays occupé.
« Alors qu’il est triste de voir à nouveau le nombre de victimes augmenter, je ne pense pas que ce soit obligatoirement le signe d’un changement majeur de l’environnement dans lequel se passent les opérations, du moins vu sous l’angle américain, » a dit le général Carter Ham, directeur des opérations de l’état-major interarmées américain. Il a ajouté « Quand les combats augmentent, alors, malheureusement le nombre de victimes a tendance à augmenter aussi. » Il a souligné que l’armée américaine n’avait jamais fait de la baisse du nombre de victimes « Le critère de progression des choses en Irak. »
Au contraire, le Pentagone, tout comme la Maison Blanche ont jusqu’à tout dernièrement loué la réduction relative du carnage contre la population irakienne et la réduction du nombre de soldats américains morts au combat comme preuve de succès du « surge ». A présent, l’armée américaine s’adonne tous les jours à décompter les morts en qualifiant invariablement les personnes tuées de « criminels » et de « terroristes ». Les hôpitaux qui accueillent les victimes font toutefois mention de ce que la plupart sont des civils, dont un grand nombre sont des femmes et des enfants.
L’armée a reçu l’ordre d’arriver à un objectif politique jugé crucial pour sauver la tentative chancelante de Washington d’imposer une domination coloniale sur ce pays riche en pétrole. Elle a pour objectif de s’en prendre à l’Armée du Madhi et de la vaincre pour ainsi affaiblir les sadristes qui ont exprimé leur opposition à la fois à l’occupation américaine et à la demande d’ouverture des ressources pétrolières irakiennes à l’exploitation par les groupes énergétiques américains sur place. Le but est d’achever cette tâche avant les élections provinciales d’octobre, dont on pense que les partisans de Sadr seraient sinon en mesure de l’emporter dans les régions clés du sud où se trouvent le gros des ressources pétrolières de l’Irak.
Afin d’assumer cette tâche, Washington est prêt à verser autant de sang irakien qu’il faudra tout en acceptant aussi une augmentation considérable du nombre de victimes américaines. Une conséquence en a été un accroissement constant du nombre de cercueils recouverts du drapeau américain qui regagnent les Etats-Unis pour rejoindre des villes aux quatre coins du pays. Les nouvelles sur ces tragédies individuelles sont limitées à la presse locale, dissimulant ainsi au peuple américain le coût véritable de cette guerre criminelle.
Parmi ceux qui ont perdu la vie le mois dernier dans cette guerre de conquête qui dure depuis cinq ans figurent :
* le sous-officier technicien David P. McCormick, 26 ans, qui est décédé le 28 avril suite aux blessures subies dans une attaque à la roquette. Mike Zimmerman, ministre et ami de longue date du soldat, l’a décrit comme « une personne plutôt calme » qui « était impatient de rentrer d’Irak » pour pouvoir suivre des cours d’informatique et de gestion à l’institut universitaire technologique.
* le sergent-chef de l’armée de l’air Anthony Capra, 31 ans, qui est décédé le 9 avril suite aux blessures infligées par l’explosion d’une bombe placée en bordure d’une route. Capra laisse derrière lui son épouse et cinq enfants. Il accomplissait son quatrième service actif en Irak.
* le sergent Jesse Ault, un garde national de Virginie, qui est décédé le 9 avril suite aux blessures subies par un engin explosif (IED) improvisé. Il avait quitté la garde nationale, mais quand son épouse, qui est également membre de la garde nationale, fut rappelée pour un deuxième service actif en Irak, il se rengagea pour prendre sa place afin qu’elle puisse rester auprès de leurs enfants. « Je dois faire ce qui est le meilleur pour ma famille », avait-il dit à son père.
* le sergent Shaun Paul Tousha, 30 ans, a été tué par un engin explosif (IED) le 9 avril. Il est la centième victime de Houston, au Texas. Sa sœur Becky considérant l’augmentation du nombre de morts a dit au Houston Chronicle, « Je pense qu’ils devraient ramener les gars à la maison et en rester là. »
* Jacob Fairbanks, 22 ans, de St Paul dans le Minnesota, est mort en Irak le 9 avril. Il avait été renvoyé pour un service de 15 mois en Irak, peu de temps après que lui et sa femme Dawn eurent un nouveau bébé. Dawn a dit au Star Tribune de Minneapolis qu’il était rongé par l’angoisse. « Et si je ne revenais pas cette fois-ci ? » lui avait-il dit. Le Pentagone a enregistré la cause du décès comme blessure par arme à feu que la victime s’est infligée.
* le sergent Jeremiah McNeal, 23 ans, de la garde nationale de Virginie, est décédé le 6 avril suite aux blessures causées par un IED. « Il avait rejoint la garde nationale peu de temps après son baccalauréat pour soutenir sa mère et ses trois frères et sœurs plus jeunes », a précisé le Virginian Pilot. « Il n’était pas juste un matricule », a déclaré sa femme Nikita à la presse.
* le caporal Shane Penley, 19 ans, a été tué le 6 avril par un tireur embusqué juste un an après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Blook Trail High School en Illinois. Selon la presse locale, le Southtown Star, il « avait intégré l’armée parce qu’il était frustré de ne pas trouver un bon emploi » après avoir été serveur dans un restaurant de la ville. Ses trois sœurs, rapporte le journal, avaient essayé de l’en dissuader.
* le commandant Stuart Wolfer, 36 ans, a été tué le 6 avril lors d’une attaque à la roquette dans la « zone verte » (« Green zone » une enclave protégée et fortifiée) où sont situés l’ambassade américaine et les bâtiments du gouvernement irakien. Il laisse une épouse et trois enfants. Quand le représentant Robert Wrexler (démocrate de Floride) a invité les électeurs de sa circonscription à soumettre des questions destinées à être posées au général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak lors de son témoignage, le mois dernier, devant le Sénat du Congrès américain, Len Wolfer, père du soldat, lui demanda de demander à Petraeus, « Pourquoi ? Pourquoi ai-je perdu mon fils ? »
Les noms des victimes des Hellfire missiles [missiles antichar tirés depuis hélicoptères], des bombes et des mitrailleuses dans les rues bondées de Sadr City sont pour la plupart inconnus hors d’Irak et ces victimes sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense. Grâce à un photographe déterminé de l’Associated Press, l’identité de l’une de ces victimes a été publiée. Il s’agit de Ali Hussein, âgé de deux ans.
Un photographe a capturé l’image de son corps sans vie, couvert de calcaire et que l’on retirait des ruines de sa maison détruite par une attaque américaine à la roquette. La bouche entr’ouverte, les membres ballants, le petit garçon portait un t-shirt, un short maculé de sang et des sandales d’enfant.
Au moment où ces crimes avaient lieu, la Maison-Blanche profitait du cinquième anniversaire du discours « mission accomplie » de Bush pour inventer une nouvelle défense pour l’évaluation grotesquement infondée faite par le président américain de la situation en Irak.
Dans ce qui était évidemment un script préparé d’avance et destiné à parer aux remarques inévitables de la presse quant à cet anniversaire, la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a déclaré lors de la conférence de presse : « Le président Bush est tout à fait conscient que la bannière aurait dû être beaucoup plus spécifique et aurait dû dire "mission accomplie" pour ces marins qui sont en mission sur ce navire. Et nous avons certainement payé un prix pour n’avoir pas été plus précis sur cette bannière. »
Tout cela est bien sûr absurde. La bannière, tout comme l’atterrissage de Bush avec câbles d’arrêt sur le pont du porte-avions USS Abraham Lincoln, sa parade devant les caméras en tenue de pilote de l’aéronavale, avaient été soigneusement mis en scène pour vendre le succès de la guerre en Irak et le militarisme américain à l’opinion publique. La bannière quant à elle avait été fabriquée par une firme privée avec l’aide de la Maison-Blanche.
Les remarques faites par Bush à l’époque avaient parfaitement repris l’esprit contenu dans ce slogan à deux mots. « Pour ce qui est de la bataille en Irak, les Etats-Unis et leurs alliés sont victorieux, » déclarait-il devant son auditoire de marins séduit. « Et notre coalition est engagée à sécuriser et à reconstruire ce pays. »
De plus, à peine un mois plus tard, il utilisait ces mêmes mots inscrits sur la bannière, lors d’un discours prononcé devant les troupes américaines au Qatar. « L’Amérique vous a envoyé en mission pour supprimer une grave menace et pour libérer un peuple opprimé », dit-il, « et cette mission a été accomplie. »
A cette époque, le gouvernement Bush et la plus grande partie de l’élite dirigeante américaine croyaient être rapidement en mesure de consolider leur emprise sur l’Irak, d’installer un régime fantoche et d’utiliser les richesses pétrolières du pays pour payer la guerre et renforcer le capitalisme américain.
A l’époque, le World Socialist Web Site avait prévu qu’il n’y aurait pas de voie facile pour cette aventure de type colonial de l’impérialisme américain en Irak.
« En réalité, bien sûr, la tuerie est loin d’être finie, » déclarait le 2 mai 2003 le WSWS. « Les responsables du Pentagone reconnaissent qu’il n’y a pas de perspective pour réduire le nombre actuel des troupes américaines en Irak, près de 140 000, lors des prochaines années. Bref, il n’y a pas de "stratégie de sortie" mais plutôt un projet pour une occupation coloniale permanente. »
« Un certain nombre des plus grands crimes de guerre américains nous attendent au vu des tentatives de Washington de réprimer l’opposition populaire à l’encontre de son imposition d’un régime fantoche pour diriger le peuple irakien selon les intérêts des compagnies pétrolières, des banques et des grands groupes américains. »
Cet avertissement a été tragiquement confirmé. Près de 97 pour cent des victimes américaines ont été recensés depuis que Bush a fait ce discours alors que le bain de sang subi par le peuple irakien au cours de la même période a éclipsé le carnage monstre infligé durant l’offensive « choc et stupeur » de l’invasion américaine. Selon les meilleures évaluations démographiques, au moins un million d’Irakiens sont morts suite à l’intervention américaine.
Article original en anglais, WSWS, paru le 2 mai 2008.
Copyright WSWS.
Articles de Bill Van Auken publiés par Mondialisation.ca
Posté le 02.05.2008 par djamazz
L'Iran, indéfectible volonté de victoire
Dans le jargon journalistique, cela pourrait très bien s'appeler un scoop long. Il s'agit d'une décision qui pour faire sensation n'est pas pour autant de toute première fraîcheur : le USS Abraham Lincoln, second porte6avion américain, fait vaillamment route vers les eaux du golfe Persique, une réapparition, qui, de l'aveu du secrétaire américain à la Défense, se veut un "rappel", à l'intention de l'Iran. Par un étrange hasard, ce "rappel" tombe à quelques jours d'intervalle d'une autre affaire, impliquant, cette fois, la Syrie, que le Président Bush accuse d'avoir développé un programme nucléaire clandestin, en collaboration étroite avec Pyongyang, et que lui et ses services de renseignements ont eu l'ingénieuse idée de dévoiler au grand jour. Sans être partiaux, reconnaissons que ce nouvel épisode de "la guerre psychologique américano-sioniste" contre l'Iran et ses alliés est plutôt mal ficelé, car voici une RII, consciente de ses devoirs, aussi bien que de ses droits, et qui coopère, depuis plus de cinq ans, et sans relâche, avec l'Agence internationale de l'Energie atomique, une Agence consciencieuse, qui lui rend la pareille, en confirmant, au fil de ses inspections et rapports successifs, le caractère totalement inoffensif de ses activités nucléaires. A cet état de confiance mutuelle et de parfaite entente, ce n'est, ni les manœuvres de diversion du Conseil de sécurité, ni celles de son tuteur américain, qui pourront changer quelque chose. A la Nouvelle Delhi, où l'ébauche d'un important partenariat gazier vient de prendre forme, Ahmadinejad a rappelé, une nouvelle fois, cette réalité que l'Iran islamique ne reculerait devant aucune menace, comme tout Etat souverain qui n'a rien à se rapprocher. Et, à ce propos, l'attitude iranienne est irréprochable: les réglementations, il les respecte dans les détails, les interdits, il s'interdit de les franchir, la transparence, il en a fait un culte. Mais peut-on en dire autant de ces autres donneurs de leçon qui, de Washington à Tel-Aviv, jouent du droit international comme d'un vulgaire objet de distraction et qui le distordent à leur guise, quitte à se comporter en fauteurs étatiques de troubles?
Jeudi 01 Mai 2008
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