Defense militaire Securite
Posté le 18.05.2008 par djamazz
Le ministre iranien de la Défense : «Israël est trop faible pour s'attaquer à l'Iran»
Le général Mostafa Mohammad Najjar, ministre iranien de la Défense, a affirmé aujourd'hui jeudi dans une entrevue avec notre correspondant de l''IRNA à Gorgan, chef lieu de la province du nord de l'Iran "Golestan ": «Israël est trop faible et vulnérable pour pouvoir attaquer la République Islamique d'Iran ; les prétentions du régime sioniste tentent davantage de couvrir leurs points faibles et les crises internes intenses qui secouent depuis ces dernières années le Liban, la Palestine et la Jordanie. »
Selon le ministre iranien de la Défense, en célébrant le soixantième anniversaire de la création de leur régime, les sionistes essaient de détourner l'attention de l'opinion publique internationale de sa faiblesse, de la corruption de ses responsables politiques et de la confrontation qui les attend avec les forces de la Résistance.
Le général Mostafa Mohammad Najjar a rappelé que la République Islamique d'Iran, en vertu de sa Constitution, a comme priorité la défense des pays musulmans et c'est pourquoi Téhéran «offre son appui au Liban uni et soutient la volonté et le vote du peuple et les efforts de tous les partis de ce pays, en même temps qu'il considère comme pernicieuse toute ingérence étrangère»
Le ministre a signalé que la politique fondamentale de la République Islamique, c'est la défense du pays et qu'elle est totalement préparée à toute agression et à faire en sorte que l'agresseur se repentisse».
« L'Iran est un pays puissant dans la région et il est doté d'un pouvoir suffisant lui permettant de défendre l'intégrité territoriale de ses territoires et sa souveraineté nationale»a-t-il souligné.
Sur la décision politique américaine de doter le régime israélien d'un nouveau système de radars sophistiqué capable de faire face aux missiles iraniens "Shahab", le ministre a ironisé sur cette décision soulignant que «quand depuis déjà soixante ans depuis la création du régime sioniste, les sionistes usurpent les territoires palestiniens et implante le régime sioniste au coeur même du monde musulman, l'impérialisme n'a pas réussi encore à changer la nature militaire et autoritaire de ce régime pas plus qu'il n'est arrivé à le légitimer".
Toujours selon le ministre iranien de la Défense, le régime sioniste a constantement essayé «de favoriser l'iranophobie», de se créer des ennemis « hypothétiques et virtuels » et de «profiter des contribuables américains».
Il a conclu en condamnant l'attitude du régime sioniste qui a utilisé les Etats-Unis comme «source de financement de ses budgets et qui couvre ses dépenses pour dominer le monde musulman », et il importe de resituer l'affaire du système de radars «dans cette perspective».
Pour le ministre iranien de la Défense l'instabilité de la région est due «aux ingérences des pays étrangers
Le général Mostafa Mohammad Nayyar, ministre iranien de la Défense, dans une réunion avec les différents états-major a imputé l'instabilité de la région aux ingérences des pays étrangers.
« Ceux qui ont ourdi des plans depuis plusieurs années pour provoquer l'insécurité et la mort de civils innocents et qui pronostiquaient au Liban un été chaud, sont les principaux responsables des événements du Liban »a-t-il ajouté accusant les Etats-Unis et le régime Israélien d'être ceux qui provoquent les crises en Irak et en Afghanistan.
Pour le ministre iranien, Washington parle d'un côté de sécurité, de paix et de stabilité, tandis que de l'autre il mobilise dans toute la région tous ses milieux politiques, militaires et d'information pour créer des tensions au Liban.
Le général Mostafa Mohammad Nayyar a terminé en assurant que «la clé de la sécurité, de la paix et de la stabilité dépend du fait que la sécurité de la région soit gérée de manière indigène» soulignant que «par l'unité et la cohésion des pays de la région nous parviendrons à la matérialisation d'une sécurité globale».
Vendredi 16 Mai 2008
http://www2.irna.ir http://www2.irna.ir
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Posté le 18.05.2008 par djamazz
'Nasrallah a ruiné 3 années de boulot des services secrets arabes et étrangers'
L'ancien chef des services secrets d'Israël, Aaron Zeevi Farkash, a déclaré qu'il avait mis en garde Washington contre la confiance qu'il mettait dans ses alliés au Liban. "Nous avons conseillé à la CIA de ne pas se fier à Walid Jumblatt ou à Saad Hariri parce que nous les avions testés en 2006 et qu'ils s'étaient avérés sans recours face au Hezbollah."
'Nasrallah a ruiné 3 années de boulot des services secrets arabes et étrangers'
Dans un interview sur le site interner Filkka-Israël, Zeevi souligne : "Israël a donné aux hommes des forces libanaises (de Samir Geagea) le meilleur entraînement et ils apparaîtront dans toute future confrontation. Les combattants des forces libanaises tiendront bien plus longtemps en face des forces du Hezbollah, mais en fin de compte, elles seront battues."
L'ancien chef des services secrets a dit que Tel Aviv et Washington sont face à un dilemme, parce que "aucune force au Liban peut battre le Hezbollah et nous ne sommes pas encore prêts à prendre des mesures. Tout ce que les Américains peuvent faire, c'est d'envoyer quelques gardes aux domiciles de Saniora, Jumblatt et Hariri."
A la question si les Américains allaient s'embarquer dans le Liban, Zeevi a dit que "c'est ce que Condi a dit à Saniora. Il était effondré et a accusé Jumblatt de couardise et de fuir la bataille. Alors, elle a promis à Saniora de prendre un décret présidentiel pour envoyer les Marines au centre de Beyrouth pour protéger son quartier général."
Le journaliste a demandé à Zeevi la raison qui sous-tendait l'échec du complot d'assassinat contre le chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah le 25 avril. "Je ne sais pas exactement pourquoi, mais l'assassinat de Nasrallah a été impossible à cause de la présence de milliers d'informateurs libanais travaillant avec les Américains. Maintenant, tout est fichu. Trois années de boulot des services secrets, international et arabe, sont parties du jour au lendemain. La plupart des agents secrets ont quitté Beyrouth et les Libanais ne sont pas en mesure de bouger sous la couverture de leur mission quotidienne, chacun selon son rang dans les services de sécurité. L'occident a beaucoup perdu après que Nasrallah ait pris les alliés (de l'occident) par surprise", a dit Zeevi.
Au sujet de l'assassinat du commandant en chef de la résistance, le martyr Imad Moghniyeh, Zeevi a révélé que "un bord libanais avait fourni la photo de Moghniyeh montrant son visage récent. Une seule personne savait qui (Hajj Radwan) était. C'est un dirigeant libanais dont le garde du corps a été entraîné par Moghniyeh".
A la question du journaliste : "Est-ce Jumblatt ?"
Zeevi a répondu : "Pas de commentaires".
Source : Al Manar
Traduction : MR pour ISM
Dimanche 11 Mai 2008
Posté le 18.05.2008 par djamazz
La guerre contre l'Iran pourrait être plus près que vous ne le croyez
Il y a beaucoup de spéculation et de bourdonnement aujourd'hui à Washington qui laissent entendre que le Conseil de sécurité nationale (2) a donné son accord de principe afin de mettre à exécution des plans d'attaque sur un camp dirigé par le groupe iranien Al-Qods, que l'on croit être derrière la formation des militants irakiens. Le camp qui aurait été retenu pour cible est l'un des nombreux camps situés près de Téhéran.
Par Philip Giraldi
The American Conservative (1)
Le 9 mai 2008
La guerre contre l'Iran pourrait être plus près que vous ne le croyez
Le secrétaire à la Défense Robert Gates est le seul haut fonctionnaire qui ait demandé de retarder toute action offensive. La décision d'aller de l'avant avec le projet d'attaquer l'Iran est le résultat direct des préoccupations exprimées au sujet de la détérioration de la situation au Liban où le Hezbollah, un allié iranien, semble avoir pris le dessus sur les forces gouvernementales et semble être en mesure de dominer la situation politique.
La Maison Blanche a contacté directement le gouvernement iranien hier par l'intermédiaire d'une chaîne fournie par les autorités de la région kurde en Irak, qui traditionnellement avait des liens étroits avec Téhéran. Les États-Unis ont exigé que l'Iran admette qu'ils font de l'ingérence en Irak et qu'ils s'engagent également à prendre des mesures visant à mettre fin à leur appui aux divers groupes de militants. Il y avait également un avertissement au sujet de l'ingérence au Liban.
Le gouvernement iranien aurait répondu rapidement, réaffirmant sa position selon laquelle il ne discuterait pas de la question tant que les États-Unis n'auront pas cessé leur propre ingérence en employant des groupes de dissidents iraniens.
Cette perception de l'intransigeance iranienne jumelée à la situation libanaise a convaincu la Maison Blanche qu'un certain « signe » ne laissant aucune ambiguïté devait être envoyé aux dirigeants de l'Iran, probablement sous la forme de missiles de croisière. Nous pouvons présumer que l'attaque sera une « cible précise » et autant que possible limitée et dirigée de manière à cibler uniquement un groupe al-Qods, afin d'éviter des victimes parmi les civils.
La décision de mettre à exécution les plans d'une attaque n'est pas définitive. Le président des États-Unis doit encore donner l'ordre de lancer l'attaque lorsque tous les préparatifs auront été réalisés.
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
Source : http://www.amconmag.com/blog
NDT : Les textes ci-dessous et la photo qui accompagne l'article sont tirés de l'encyclopédie Wikipédia.
(1) The American Conservative est une revue américaine d'opinion bimensuelle [ndt: et aussi un site Internet], fondée en 2002. La revue défend une vision traditionnelle de la politique, anti-guerre, et paléo-conservatrice, opposée au néo-conservatisme, tout en étant lié au courant paléo-libertarien.
La revue a ouvertement soutenu le candidat républicain Ron Paul lors de l'élection américaine de 2008, mais n'a pas soutenu de candidat en 2004. Lors de l'élection législative de mi-mandat de 2006, elle a appelé ses lecteurs à voter pour les candidats du Parti Démocrate, par opposition à la politique de George W. Bush.
Outre ses fondateurs, les principaux contributeurs de The American Conservative sont (ou ont été): Paul Craig Roberts , Tom Tancredo, Robert Novak, Samuel Huntington, Norman Mailer, Uri Avnery, Lou Dobbs, ou encore Rod Dreher.
(2) Le Conseil de sécurité nationale est une organisation administrative dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de conseil, de coordination et parfois d'impulsion sur les sujets de politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur l'ensemble des questions stratégiques. Il est en cela un acteur peu connu, mais majeur, parfois prédominant, de la politique étrangère des États-Unis.
Il réunit statutairement le vice-président, le secrétaire d'État (équivalent du ministre des affaires étrangères dans les autres pays), le secrétaire à la Défense et le conseiller à la sécurité nationale autour du président.
(3) Photo : Une réunion du Conseil de sécurité nationale le 5 juillet 2006. Voisin de Condoleezza Rice, vous reconnaîtrez l'ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aujourd'hui remplacé par Robert Gates.
Samedi 10 Mai 2008
danyquirion@videotron.ca
Posté le 10.05.2008 par djamazz
Plan de réponse à la pandémie : laisser mourir les vieillards, les malades et les pauvres
Par Larry Chin, le 6 mai 2008
Le Ministère de la Sécurité Intérieure de l'administration Bush-Cheney avec les Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC) et le Ministère de la Santé et des Services Sociaux (HHS), ont fixé en commun des directives qui recommandent, en cas de « pandémie » ou de crise de masse, de refuser tout traitement médical qui sauve la vie aux gens âgés, aux malades, aux blessés graves, et aux pauvres.
Les détails sont discutés dans ce rapport d'Associated Press : Qui les médecins devront laisser mourir dans une pandémie ? Un rapport propose la réponse.
Les directives proposées, devant servir de modèle à suivre dans les hôpitaux du pays, recommandent en particulier que les personnes jugées en « grand danger de mort » avec de « minces chances de survie » se voient dorénavant refuser les services et les « ressources rares, » tel que l'imposent les responsables désignés.
Ceux qui se verront refuser assistance sont en particulier les gens :
- Agés de plus de 85 ans.
- Souffrant de traumatisme grave, comme de blessures dues aux accidents d'automobiles et aux fusillades.
- Gravement brûlés.
- Souffrant de déficience mentale (maladie d'Alzheimer).
- Souffrant de maladies chroniques, notamment des poumons, du cœur et de diabète.
Dit autrement, les plus défavorisés seront laissés mourir.
Nous assistons depuis des années au vidage et à la militarisation des États-Zionistes, et à la marche inexorable vers le contrôle total de la population : création du Ministère de la Sécurité Intérieure ; destruction du droit et des libertés civiques ; élections truquées ; espionnage interne ; et réductions et rationnement de plus en plus résolus des services sociaux et de santé.
Avec le monde s'enfonçant toujours plus profondément dans la crise (fabriquée et naturelle) : guerre mondiale sans fin, bouleversements économiques, pénurie énergétique et alimentaires, ce nouveau plan à glacer le sang prouve une nouvelle fois que les pouvoirs en place sont en train de préparer (et/ou de comploter) une élimination de populations.
Ce n'est rien de moins que de l'eugénisme (le « nettoyage des inaptes » dont Hitler et ses semblables ont seulement rêvé) délivré par les Bush-Cheney, docilement effectué par les légions de suppléants, et auquel peu s'opposeront.
Original : http://onlinejournal.com/artman/publish/article_3258.shtml
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Mardi 06 Mai 2008
Posté le 10.05.2008 par djamazz
Cinq ans après la « mission accomplie » en Irak, le nombre de victimes américaines et irakiennes est en forte augmentation
par Bill Van Auken
Mondialisation.ca, Le 6 mai 2008
WSWS
Le 1er mai marque le cinquième anniversaire du tristement célèbre discours prononcé par le président George Bush sur le pont d’un porte-avions américain. Cinq ans après que Bush ait proclamé la fin des « combats majeurs » en Irak, le bilan des victimes américaines a atteint un record depuis ces sept derniers mois tandis que le nombre de morts irakiens continue d’augmenter.
En avril, 52 soldats américains étaient tués en Irak, le nombre le plus élevé enregistré depuis septembre dernier. La plupart des victimes ont été tuées à Bagdad, le plus souvent dans le quartier chiite pauvre de Sadr City. La forte augmentation du nombre des tués et des blessés américains ainsi que le bilan beaucoup plus important de tués et de destruction infligée à la population civile irakienne est la conséquence d’une offensive longue d’un mois lancée par les forces fantoches américaines et irakiennes contre l’Armée du Madhi, la milice loyale à l’imam nationaliste chiite Moqtada al-Sadr.
En citant des « forces de sécurité », l’Agence France-Presse a dit que 1073 Irakiens avaient été tués le mois dernier. Ce qui est indéniablement une sous-estimation grossière du véritable nombre de tués. Un hôpital de Sadr City a rapporté avoir accueilli à lui seul 400 corps.
Les deux grands hôpitaux de la région où habitent plus de deux millions de personnes, ont dit avoir reçu près de 2500 blessés. Les capacités d’accueil des installations hospitalières sont dépassées par le nombre des victimes. Ils ont signalé manquer d’un nombre suffisant de spécialistes en traumatologie pour soigner les blessés graves et aussi d’être sur le point de manquer de produits de première nécessité, y compris de l’eau propre.
« La situation est très critique et très instable, » a dit Abbas Owaid, directeur général de l’hôpital Fatima al-Zahra, à l’agence des Nations unies IRIN. « Il existe un besoin urgent de pansements, d’analgésiques, de seringues et autres produits de premiers secours. Nous disposons de sang, les gens donnent du sang, mais il nous en faut davantage, car il y a des blessés. »
Owaid a dit que les ambulances étaient attaquées et que les patients au même titre que le personnel hospitalier ne parvenaient pas à se rendre à l’hôpital, car des forces irakiennes soutenues par les Américains avaient pris position à proximité.
Un militaire haut gradé du Pentagone a profité mercredi d’un point de presse pour affirmer que la nette augmentation du nombre de victimes ne signifiait pas la détérioration de la « montée en puissance » (« surge ») américaine, l’intensification de l’intervention américaine qui a envoyé l’année dernière 30 000 soldats supplémentaires dans le pays occupé.
« Alors qu’il est triste de voir à nouveau le nombre de victimes augmenter, je ne pense pas que ce soit obligatoirement le signe d’un changement majeur de l’environnement dans lequel se passent les opérations, du moins vu sous l’angle américain, » a dit le général Carter Ham, directeur des opérations de l’état-major interarmées américain. Il a ajouté « Quand les combats augmentent, alors, malheureusement le nombre de victimes a tendance à augmenter aussi. » Il a souligné que l’armée américaine n’avait jamais fait de la baisse du nombre de victimes « Le critère de progression des choses en Irak. »
Au contraire, le Pentagone, tout comme la Maison Blanche ont jusqu’à tout dernièrement loué la réduction relative du carnage contre la population irakienne et la réduction du nombre de soldats américains morts au combat comme preuve de succès du « surge ». A présent, l’armée américaine s’adonne tous les jours à décompter les morts en qualifiant invariablement les personnes tuées de « criminels » et de « terroristes ». Les hôpitaux qui accueillent les victimes font toutefois mention de ce que la plupart sont des civils, dont un grand nombre sont des femmes et des enfants.
L’armée a reçu l’ordre d’arriver à un objectif politique jugé crucial pour sauver la tentative chancelante de Washington d’imposer une domination coloniale sur ce pays riche en pétrole. Elle a pour objectif de s’en prendre à l’Armée du Madhi et de la vaincre pour ainsi affaiblir les sadristes qui ont exprimé leur opposition à la fois à l’occupation américaine et à la demande d’ouverture des ressources pétrolières irakiennes à l’exploitation par les groupes énergétiques américains sur place. Le but est d’achever cette tâche avant les élections provinciales d’octobre, dont on pense que les partisans de Sadr seraient sinon en mesure de l’emporter dans les régions clés du sud où se trouvent le gros des ressources pétrolières de l’Irak.
Afin d’assumer cette tâche, Washington est prêt à verser autant de sang irakien qu’il faudra tout en acceptant aussi une augmentation considérable du nombre de victimes américaines. Une conséquence en a été un accroissement constant du nombre de cercueils recouverts du drapeau américain qui regagnent les Etats-Unis pour rejoindre des villes aux quatre coins du pays. Les nouvelles sur ces tragédies individuelles sont limitées à la presse locale, dissimulant ainsi au peuple américain le coût véritable de cette guerre criminelle.
Parmi ceux qui ont perdu la vie le mois dernier dans cette guerre de conquête qui dure depuis cinq ans figurent :
* le sous-officier technicien David P. McCormick, 26 ans, qui est décédé le 28 avril suite aux blessures subies dans une attaque à la roquette. Mike Zimmerman, ministre et ami de longue date du soldat, l’a décrit comme « une personne plutôt calme » qui « était impatient de rentrer d’Irak » pour pouvoir suivre des cours d’informatique et de gestion à l’institut universitaire technologique.
* le sergent-chef de l’armée de l’air Anthony Capra, 31 ans, qui est décédé le 9 avril suite aux blessures infligées par l’explosion d’une bombe placée en bordure d’une route. Capra laisse derrière lui son épouse et cinq enfants. Il accomplissait son quatrième service actif en Irak.
* le sergent Jesse Ault, un garde national de Virginie, qui est décédé le 9 avril suite aux blessures subies par un engin explosif (IED) improvisé. Il avait quitté la garde nationale, mais quand son épouse, qui est également membre de la garde nationale, fut rappelée pour un deuxième service actif en Irak, il se rengagea pour prendre sa place afin qu’elle puisse rester auprès de leurs enfants. « Je dois faire ce qui est le meilleur pour ma famille », avait-il dit à son père.
* le sergent Shaun Paul Tousha, 30 ans, a été tué par un engin explosif (IED) le 9 avril. Il est la centième victime de Houston, au Texas. Sa sœur Becky considérant l’augmentation du nombre de morts a dit au Houston Chronicle, « Je pense qu’ils devraient ramener les gars à la maison et en rester là. »
* Jacob Fairbanks, 22 ans, de St Paul dans le Minnesota, est mort en Irak le 9 avril. Il avait été renvoyé pour un service de 15 mois en Irak, peu de temps après que lui et sa femme Dawn eurent un nouveau bébé. Dawn a dit au Star Tribune de Minneapolis qu’il était rongé par l’angoisse. « Et si je ne revenais pas cette fois-ci ? » lui avait-il dit. Le Pentagone a enregistré la cause du décès comme blessure par arme à feu que la victime s’est infligée.
* le sergent Jeremiah McNeal, 23 ans, de la garde nationale de Virginie, est décédé le 6 avril suite aux blessures causées par un IED. « Il avait rejoint la garde nationale peu de temps après son baccalauréat pour soutenir sa mère et ses trois frères et sœurs plus jeunes », a précisé le Virginian Pilot. « Il n’était pas juste un matricule », a déclaré sa femme Nikita à la presse.
* le caporal Shane Penley, 19 ans, a été tué le 6 avril par un tireur embusqué juste un an après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Blook Trail High School en Illinois. Selon la presse locale, le Southtown Star, il « avait intégré l’armée parce qu’il était frustré de ne pas trouver un bon emploi » après avoir été serveur dans un restaurant de la ville. Ses trois sœurs, rapporte le journal, avaient essayé de l’en dissuader.
* le commandant Stuart Wolfer, 36 ans, a été tué le 6 avril lors d’une attaque à la roquette dans la « zone verte » (« Green zone » une enclave protégée et fortifiée) où sont situés l’ambassade américaine et les bâtiments du gouvernement irakien. Il laisse une épouse et trois enfants. Quand le représentant Robert Wrexler (démocrate de Floride) a invité les électeurs de sa circonscription à soumettre des questions destinées à être posées au général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak lors de son témoignage, le mois dernier, devant le Sénat du Congrès américain, Len Wolfer, père du soldat, lui demanda de demander à Petraeus, « Pourquoi ? Pourquoi ai-je perdu mon fils ? »
Les noms des victimes des Hellfire missiles [missiles antichar tirés depuis hélicoptères], des bombes et des mitrailleuses dans les rues bondées de Sadr City sont pour la plupart inconnus hors d’Irak et ces victimes sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense. Grâce à un photographe déterminé de l’Associated Press, l’identité de l’une de ces victimes a été publiée. Il s’agit de Ali Hussein, âgé de deux ans.
Un photographe a capturé l’image de son corps sans vie, couvert de calcaire et que l’on retirait des ruines de sa maison détruite par une attaque américaine à la roquette. La bouche entr’ouverte, les membres ballants, le petit garçon portait un t-shirt, un short maculé de sang et des sandales d’enfant.
Au moment où ces crimes avaient lieu, la Maison-Blanche profitait du cinquième anniversaire du discours « mission accomplie » de Bush pour inventer une nouvelle défense pour l’évaluation grotesquement infondée faite par le président américain de la situation en Irak.
Dans ce qui était évidemment un script préparé d’avance et destiné à parer aux remarques inévitables de la presse quant à cet anniversaire, la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a déclaré lors de la conférence de presse : « Le président Bush est tout à fait conscient que la bannière aurait dû être beaucoup plus spécifique et aurait dû dire "mission accomplie" pour ces marins qui sont en mission sur ce navire. Et nous avons certainement payé un prix pour n’avoir pas été plus précis sur cette bannière. »
Tout cela est bien sûr absurde. La bannière, tout comme l’atterrissage de Bush avec câbles d’arrêt sur le pont du porte-avions USS Abraham Lincoln, sa parade devant les caméras en tenue de pilote de l’aéronavale, avaient été soigneusement mis en scène pour vendre le succès de la guerre en Irak et le militarisme américain à l’opinion publique. La bannière quant à elle avait été fabriquée par une firme privée avec l’aide de la Maison-Blanche.
Les remarques faites par Bush à l’époque avaient parfaitement repris l’esprit contenu dans ce slogan à deux mots. « Pour ce qui est de la bataille en Irak, les Etats-Unis et leurs alliés sont victorieux, » déclarait-il devant son auditoire de marins séduit. « Et notre coalition est engagée à sécuriser et à reconstruire ce pays. »
De plus, à peine un mois plus tard, il utilisait ces mêmes mots inscrits sur la bannière, lors d’un discours prononcé devant les troupes américaines au Qatar. « L’Amérique vous a envoyé en mission pour supprimer une grave menace et pour libérer un peuple opprimé », dit-il, « et cette mission a été accomplie. »
A cette époque, le gouvernement Bush et la plus grande partie de l’élite dirigeante américaine croyaient être rapidement en mesure de consolider leur emprise sur l’Irak, d’installer un régime fantoche et d’utiliser les richesses pétrolières du pays pour payer la guerre et renforcer le capitalisme américain.
A l’époque, le World Socialist Web Site avait prévu qu’il n’y aurait pas de voie facile pour cette aventure de type colonial de l’impérialisme américain en Irak.
« En réalité, bien sûr, la tuerie est loin d’être finie, » déclarait le 2 mai 2003 le WSWS. « Les responsables du Pentagone reconnaissent qu’il n’y a pas de perspective pour réduire le nombre actuel des troupes américaines en Irak, près de 140 000, lors des prochaines années. Bref, il n’y a pas de "stratégie de sortie" mais plutôt un projet pour une occupation coloniale permanente. »
« Un certain nombre des plus grands crimes de guerre américains nous attendent au vu des tentatives de Washington de réprimer l’opposition populaire à l’encontre de son imposition d’un régime fantoche pour diriger le peuple irakien selon les intérêts des compagnies pétrolières, des banques et des grands groupes américains. »
Cet avertissement a été tragiquement confirmé. Près de 97 pour cent des victimes américaines ont été recensés depuis que Bush a fait ce discours alors que le bain de sang subi par le peuple irakien au cours de la même période a éclipsé le carnage monstre infligé durant l’offensive « choc et stupeur » de l’invasion américaine. Selon les meilleures évaluations démographiques, au moins un million d’Irakiens sont morts suite à l’intervention américaine.
Article original en anglais, WSWS, paru le 2 mai 2008.
Copyright WSWS.
Articles de Bill Van Auken publiés par Mondialisation.ca
Posté le 02.05.2008 par djamazz
L'Iran, indéfectible volonté de victoire
Dans le jargon journalistique, cela pourrait très bien s'appeler un scoop long. Il s'agit d'une décision qui pour faire sensation n'est pas pour autant de toute première fraîcheur : le USS Abraham Lincoln, second porte6avion américain, fait vaillamment route vers les eaux du golfe Persique, une réapparition, qui, de l'aveu du secrétaire américain à la Défense, se veut un "rappel", à l'intention de l'Iran. Par un étrange hasard, ce "rappel" tombe à quelques jours d'intervalle d'une autre affaire, impliquant, cette fois, la Syrie, que le Président Bush accuse d'avoir développé un programme nucléaire clandestin, en collaboration étroite avec Pyongyang, et que lui et ses services de renseignements ont eu l'ingénieuse idée de dévoiler au grand jour. Sans être partiaux, reconnaissons que ce nouvel épisode de "la guerre psychologique américano-sioniste" contre l'Iran et ses alliés est plutôt mal ficelé, car voici une RII, consciente de ses devoirs, aussi bien que de ses droits, et qui coopère, depuis plus de cinq ans, et sans relâche, avec l'Agence internationale de l'Energie atomique, une Agence consciencieuse, qui lui rend la pareille, en confirmant, au fil de ses inspections et rapports successifs, le caractère totalement inoffensif de ses activités nucléaires. A cet état de confiance mutuelle et de parfaite entente, ce n'est, ni les manœuvres de diversion du Conseil de sécurité, ni celles de son tuteur américain, qui pourront changer quelque chose. A la Nouvelle Delhi, où l'ébauche d'un important partenariat gazier vient de prendre forme, Ahmadinejad a rappelé, une nouvelle fois, cette réalité que l'Iran islamique ne reculerait devant aucune menace, comme tout Etat souverain qui n'a rien à se rapprocher. Et, à ce propos, l'attitude iranienne est irréprochable: les réglementations, il les respecte dans les détails, les interdits, il s'interdit de les franchir, la transparence, il en a fait un culte. Mais peut-on en dire autant de ces autres donneurs de leçon qui, de Washington à Tel-Aviv, jouent du droit international comme d'un vulgaire objet de distraction et qui le distordent à leur guise, quitte à se comporter en fauteurs étatiques de troubles?
Jeudi 01 Mai 2008
http://french.irib.ir/ http://french.irib.ir/
Posté le 02.05.2008 par djamazz
Les conséquences des bombardements sur les installations nucléaires de l'Iran
par Floyd Rudmin
Mondialisation.ca, Le 30 avril 2008
Regardez attentivement les conséquences qu'auraient des bombardements sur les installations nucléaires de l'Iran et ensuite, priez
Regardez attentivement les conséquences qu'auraient des bombardements sur les installations nucléaires de l'Iran et ensuite, priez
Dernièrement, le gouvernement des États-Unis a augmenté d'un cran le ton belligérant qu'il emploie contre l'Iran.
Une série de reportages dans une variété de journaux anglophones laissent entendre que la guerre est en route: le Mail & Guardian le 1er avril, le Rutland Herald le 4 avril, le Telegraph le 7 avril, l'International Herald Tribune le 11 avril, le Washington Post le 12 avril, le Washington Times le 16 avril, The Progressive le 24 avril, le Santa Monica Mirror le 24 avril, l'Asia Times le 25 avril, l'International Herald Tribune le 25 avril, le Toronto Star le 25 avril, le Christian Science Monitor le 25 avril, le Washington Post le 26 avril, le Washington Times le 26 avril, le First Post le 26 avril, le Los Angeles Times le 26 avril, le Washington Times le 26 avril et le Telegraph le 26 avril.
Deux flottes offensives de porte-avions sont maintenant près de l'Iran et une autre serait en route. À la fin mars, l'Arabie Saoudite s'est exercée à faire face aux retombées nucléaires qui surviendraient à la suite d'une attaque US contre l'Iran. Au début avril, Israël s'exerçait à affronter des tirs de représailles de missiles suite à une attaque US contre l'Iran. Tout le monde dans la région se prépare à un bombardement de la centrale nucléaire et les installations d'enrichissement d'uranium de l'Iran. Tout comme eux, l'Iran est prêt pour la guerre.
Les États-Unis aurait retenu quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l'ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d'enrichissement de Natanz près d'Ispahan. Bushehr est une ville industrielle comptant près de 1 million d'habitants. Pas moins de 70 000 ingénieurs étrangers travaillent dans cette région qui comprend un grand gisement d'hydrocarbures. Natanz est le principal site d'enrichissement d'uranium de l'Iran, au nord d'Ispahan, qui comptent aussi des installations de recherches nucléaires. Ispahan est une ville du patrimoine mondial avec une population de 2 millions d'habitants.
Le réacteur nucléaire iranien de Bushehr dispose de 82 tonnes d'uranium enrichi (U235) qui sont maintenant chargé dans le réacteur, selon des reportages de la presse israélienne et chinoise. Il est prévu que la centrale deviendra opérationnelle cet été, ce qui lui permettra de produire de l'électricité. Les installations d'enrichissement de Natanz opèrent à pleine capacité et elles enrichissent de l'uranium afin que cet uranium puisse être utilisé dans des réacteurs selon les rapports de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique.
Selon le Centre de contrôle des maladie [des USA], l'uranium 235 utilisé dans les réacteurs nucléaires a une demi-vie de 700 millions d'années. Lorsqu'il est utilisé à titre de combustible pour des réacteurs, il se transforme en uranium 238 qui lui, a une demi-vie de 4,5 milliards d'années. Ces isotopes radioactifs sont dangereux pour la santé parce qu'ils émettent des particules alpha et aussi parce qu'ils sont chimiquement toxiques. Lorsque inhalé, il crée des dommages aux tissus pulmonaires. Lorsque ingéré, il crée des dommages aux reins et causer le cancer des os et des tissus du foie. Selon une récente étude de recherche médicale, l'exposition à l'uranium engendre des déformations aux nouveaux-nés ou engendre des mort-nés.
Jamais dans toute l'histoire ne s'est produit le bombardement délibéré de centrales nucléaires et d'installations d'enrichissement nucléaire. De telles installations, partout dans le monde, sont exploitées sous de sévères règles de sécurité parce que le rejet de matières radioactives est mortel au moment même où l'événement se produit et longtemps après y avoir été exposé. Si le États-Unis ou Israël devait bombarder délibérément une centrale nucléaire pleine de combustible nucléaire ou encore des installations d'enrichissement de combustible nucléaire, cette règle serait violée; des éléments radioactifs seraient alors rejetés dans l'environnement. Il y aurait d'horribles décès dans la population environnante. L'Union of Concerned Scientists [L'Union des scientifiques préoccupés aux USA] estime que 3 millions de décès surviendraient dans les 3 semaines suivant les bombardements des installations nucléaires d'enrichissement près d'Ispahan et la contamination recouvrirait l'Afghanistan, le Pakistan, jusqu'en Inde.
Les réacteurs de même que les installations d'enrichissement sont construits en béton extra fort, souvent avec de multiples couches de rétention en dômes et ils sont souvent construits sous terre. Le bombardement de telles installations exigent de puissants explosifs, tels que des ogives pénétrantes sous terre voire même des ogives nucléaires. De telles explosions souffleraient la contamination très haut dans l'atmosphère. Mais où irait cette contamination? C'est une question difficile à répondre et difficile à prévoir.
Au cours de la guerre du Golfe de janvier 1991, de nombreux puits de pétrole au Koweït ont été incendiés. Selon le Département d'État américain, « des pluies noires ont été signalées en Turquie et de la neige noire est tombée au pied des montagnes de l'Himalaya. » Le nuage radioactif causé par le bombardement des installations nucléaires de l'Iran prendrait possiblement ces mêmes directions si les conditions météorologiques étaient les mêmes. Mais le nuage radioactif pourrait aller vers le nord c'est-à-dire, en Europe. Au cours de l'invasion de l'Irak par les États-Unis qui étaient accompagnés par le Royaume-Uni, l'Australie et d'autres pays en mars 2003, des munitions et des bombes à l'uranium appauvri (U238) ont été utilisées. Il a fallu 9 jours pour que des particules d'uranium provenant de ces armes en Irak atteignent l'Angleterre où des échantillons de filtres à air ont démontré une hausse de 300 % de particules d'uranium attribuable à la guerre. Les conditions météorologiques qui ont permis que ces particules soient transportées jusqu'en Angleterre ont passé sur le centre de la Turquie, l'Ukraine, l'Autriche, la Pologne, l'Allemagne, la Suède et le Danemark, pour finalement arriver en Angleterre d'où elles ont poursuivi leur route sur la Norvège, la Finlande et jusqu'en Arctique. Ce fait a été signalé par The Times [un journal en Angleterre], qui dans un article résumait une étude européenne de biologie et de bioélectromagnétique.
Les retombées nucléaires des bombardements sur l'Iran auraient une demi-vie de 700 millions d'années. C'est une durée difficile à comprendre. Jésus-Christ prêchait il y a environ 2 000 ans. Dans l'évolution de l'homme, nos ancêtres, les premiers hommes singes auraient marché debout il y a à peine 5 millions d'années. L'administration Bush et ses conseillers israéliens sont maintenant en train de planifier la contamination de la planète pour 700 millions d'années. Selon la rhétorique des candidats à la présidence John McCain et Hillary Clinton, eux aussi, pensent que c'est une bonne idée. Pour leur part, les médias US semblent applaudir.
Soit les états-uniens ne comprennent pas ce qu'ils s'apprêtent à faire ou soit ils se pensent eux-mêmes à l'abri des conséquences. La planète n'est pas si grande. Ce qui se passe quelque part sur le globe fini par se répercuter partout sur le globe. La fumée des puits de pétrole incendiés pendant la guerre du Golfe s'est propagée tout autour de la planète et elle a été détectée en Amérique du Sud. Les retombées radioactives du bombardement d'un réacteur nucléaire se propageront en de lieux aussi éloignés, surtout si l'on considère que le voyage s'effectuera sur des millions d'années.
Les pays du Golfe Persique soit principalement l'Arabie Saoudite, le Koweït, l'Iraq et l'Iran possèdent plus de la moitié des réserves de pétrole connues. En 1981, une étude de « Fetter and Tsipis » parue dans le magazine « Scientific American » portant sur « La propagation catastrophique de la radioactivité » estimait que le bombardement d'un réacteur nucléaire rendrait inhabitable une superficie équivalente à 8 600 milles carrés [NDT : 1 mille = 1,609 km] autour du réacteur, tout dépendant de la façon dont le vent soufflerait. Bombarder le réacteur de Bushehr signifierait que la moitié des réserves de pétrole deviendraient instantanément inaccessibles. Bombarder l'Iran signifierait que les états-uniens ne prendraient plus leurs voitures pour se rendre où que ce soit, plus jamais et ce, pour une très longue période. Le mode de vie à l'américaine serait terminé. Un effondrement économique inimaginable pour les états-uniens suivrait. La culture vivrière mécanisée et le transport de la nourriture seraient choses du passé. Les émeutes de la faim deviendraient chose certaine si jamais la jauge à carburant indiquait que le réservoir est vide, même aux États-Unis, une terre d'abondance.
Les nations du monde ne peuvent pas compter sur les États-Unis et sur leurs conseillers israéliens pour que ces derniers pensent et agissent de façon rationnelle au sujet des bombardements des réacteurs. Il est insensé de dire que « toutes les options sont sur la table » et c'est même un crime contre l'humanité. Les États-Unis et Israël sont en train de préparer le public à accepter cette folie en annonçant qu'ils ont bombardé avec succès un réacteur nucléaire syrien, sans effets nocifs. Israël a aussi récemment publié sa vidéo du bombardement du réacteur nucléaire d'Osiraq survenu en 1981 en Iraq. Voyez comme c'est facile. Il n'y a aucune conséquence fâcheuse. Mais les deux sites étaient en construction et les réacteurs n'étaient pas remplis à ras bord de tonnes d'uranium enrichi.
Les peuples et les gouvernements du Golfe Persique, du Moyen-Orient, de l'Europe et aussi de ces pays vers où soufflera le vent c'est-à-dire l'Inde et la Chine doivent maintenant prendre des mesures pour que cesse cette folie. Une fois que la radiation sera libérée, les résolutions de l'ONU ne ramèneront pas ces radiations dans un milieu confiné.
Les Étatsuniens ayant de la famille et des amis qui servent dans les forces armées dans la région du Golfe Persique, que ce soit en Iraq et en Afghanistan devraient se demander jusqu'à quel point l'administration Bush considère que ses troupes peuvent être sacrifiées.
La planète implore, « Ne bombardez pas les réacteurs nucléaires. »
Pour les sources de l'article voir l'article en anglais:
Article original en anglais, Consider the Consequences of Bombing Iran’s Nuclear Power Plant and Pray, publié le 29 avril 2008.
Traduction de Dany Quirion pour Alter Info
Articles de Floyd Rudmin publiés par Mondialisation.ca
Posté le 19.04.2008 par djamazz
L'armée iranienne est autosuffisante (Défense)
L'Iran n'a plus besoin d'importer du matériel de guerre, a déclaré jeudi le ministre iranien de la Défense Mostafa Mohammad Najjar.
"Le pays n'a plus besoin de ravitailler son armée en équipements et armements importés", a-t-il annoncé lors de la parade militaire organisée à l'occasion de la journée de l'armée.
Il a affirmé qu'au cours de l'année 2008 les spécialistes militaires iraniens seraient capables de présenter leurs propres acquis et développements dans le domaine des armements.
De plus, il a démenti les assertions américaines et israéliennes sur l'intention de Téhéran de créer l'arme atomique, en ajoutant qu'il s'agit d'un programme nucléaire civil.
"L'armée et le ministère iranien de la Défense prônent exclusivement le développement d'armements conventionnels défensifs", a-t-il souligné.
Vendredi 18 Avril 2008
RIA-Novosti
Posté le 19.04.2008 par djamazz
Mohammad-Nadjar : la doctrine défensive iranienne est dissuasive
Le ministre iranien de la Défense et de la Logistique des forces armées a déclaré que la doctrine défensive de la RII se basait sur la dissuasion. Le général Mustapha Mohammad-Nadjar, interviewé jeudi par l'IRNA a ajouté que tous les équipements militaires de l'Iran étaient défensifs et visaient à défendre le pays, sauvegarder la paix et dissuader l'ennemi. Il a précisé que la politique de la RII se fondait sur de bonnes relations avec les Etats voisins, notamment ceux du littoral du Golfe persique, et que l'Iran avait prouvé ces 30 dernières années qu'il était toujours pour la paix et la stabilité. Le ministre iranien de la défense a estimé que l'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan était un facteur de troubles dans la région, ajoutant que l'Amérique, massacrait des gens dans ces pays au nom de l'instauration de la démocratie
Vendredi 18 Avril 2008
IRIB
Posté le 19.04.2008 par djamazz
Afghanistan : l'armée américaine torture ses prisonniers
L'effet boomerang, vous connaissez? L'Afghanistan en est désormais le dispensateur après en avoir longtemps été la victime. Juste retour de manivelle, cet éternelle arène de la guerre des autres qu'est l'Afghanistan, se trouve désormais non au rang de spectateur, ce serait trop beau, mais d'empêcheur de tourner en rond. C'est à Gardriz, près de Kaboul, que tout a commencé : en 2003, des geôliers américains se livrent à l'une de leur fameuse séance d'interrogatoire où ils mettent, toutefois, un peu plus d'entrain que d'habitude ; le résultat, le prisonnier Jemal Nasser ne résiste pas aux chocs et décède en prison. Les 300 pages qui ont dévoilé jeudi aux Etats-Unis cette scabreuse affaire de meurtre risquent, pourtant d'éveiller des fantômes que l'armée américaine croyait à jamais disparus! Car à lire ces documents, les similitudes sont plus que nombreuses avec Abou Ghraib ! A Bagram, principale base des militaires américains en Afghanistan, la torture est désormais si bien ancrée dans les moeurs des gardes- chiourmes yankees que ces derniers ne sentent même pas le besoin de s'en défendre. Des centaines de personnes y sont détenus, depuis des années, en attente de leur procès, sans qu'ils sachent, au juste, de quoi on les accuse. Quiconque, de nationalité afghane, oserait s'aventurer à proximité de la base, pourrait être arrêté, au seul motif d'avoir des apparences terroristes et ceux qui, par chance, parviennent à échapper de l'enfer, risquent les représailles des américains, si jamais ils ouvrent la bouche et qu'ils se mettent à raconter leur calvaire. Mais les 300 pages en question n'en restent pas là. Ses auteurs, membres des associations de défense des droits de l'homme se disent scandalisés que ces comportements d'un autre âge soient inculqués aux militaires américains dans le cadre de leur formation c'est à dire au su et au vu de leur hiérarchie. Une hiérarchie qui, rappelons-le, se plaint de la résurgence terroriste en Afghanistan, de la multiplication des attentats et des attaque contre la coalition étrangère, bref, de l'insécurité, de l'instabilité. De deux choses, l'une : ou bien, les Américains tiennent les Afghans pour un peuple sans âme contre qui tout est permis ou bien ils s'arrogent le droit de tuer, d'humilier, de torturer au nom du droit du plus fort. Qu'ils soit l'un ou l'autre cas, la réponse afghane est compréhensible : on n'applaudit pas le criminel, on le châtie
Vendredi 18 Avril 2008
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