Defense militaire Securite
Posté le 05.08.2008 par djamazz
L'Iran annonce la mise au point d'un nouveau missile antinavire (Jafari)
Les spécialistes iraniens ont mis au point un nouveau missile antinavire d'un portée de 300 km sans équivalent au monde, a déclaré lundi le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution, une organisation d'élite dépendant directement du chef de l'Etat.
"Nous avons testé dernièrement de nouvelles armes navales, grâce auxquelles aucun navire ennemi ne pourra se sentir en sécurité dans un rayon de 300 km autour des frontières iraniennes, et sera immanquablement coulé (en cas de conflit)", a annoncé M. Jafari.
Selon lui, ces nouveaux armements ont été exclusivement conçus par des spécialistes iraniens et "ne sont utilisés dans aucun autre pays au monde".
Début juillet, lors des exercices militaires "Grand Prophète 3" dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz, les Gardiens de la révolution avaient notamment testé le missile Shahab-3 d'une portée de 1.500 à 2.000 km et capable d'atteindre le territoire israélien et les bases américaines déployées dans le golfe Persique.
Ces tests avaient provoqué les protestations de Washington, qui avait enjoint à Téhéran de mettre immédiatement fin à son programme balistique, les missiles pouvant selon les Etats-Unis être équipés d'ogives nucléaires.
Pétrole: l'Iran bloquera le détroit d'Ormuz en cas d'agression étrangère (défense)
L'Iran annonce la mise au point d'un nouveau missile antinavire (Jafari)
L'Iran bloquera le transport de pétrole par le détroit d'Ormuz en cas d'agression étrangère, a déclaré lundi le chef des Gardiens de la Révolution islamique, le général Mohammad Ali Jafari.
"Dans le contexte actuel, nous sommes prêts à bloquer le détroit d'Ormuz pour un délai indéterminé, compte tenu du haut niveau d'équipement des forces armées iraniennes", a indiqué le général Jafari, cité par l'agence de presse gouvernementale FARS.
Selon le chef militaire, de nouvelles armes basées sur mer sont capables de détruire des bâtiments ennemis dans un rayon de 300 km.
Le général Jafari avait déjà promis en juin dernier de bloquer le détroit d'Ormuz et de commencer à contrôler le Golfe persique si l'Iran était attaqué.
Le vice-amiral Kevin Cosgriff, commandant de la 5e flotte américaine basée à Bahreïn, avait alors assuré que Washington n"autoriserait pas Téhéran à fermer le détroit d'Ormuz, par lequel transite plus de 25% du commerce mondial de pétrole.
Lundi 04 Août 2008
http://fr.rian.ru http://fr.rian.ru
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Posté le 05.08.2008 par djamazz
Le corps des Gardiens de la révolution examine une nouvelle arme plus sophistiquée 04/08/2008
Le corps des gardiens de la révolution examine une nouvelle arme plus sophistiquée,c'est ce qu' annoncé aujourd'hui lundi, le Général Mohammad-Ali Jaafari.
Le Général Mohammad-Ali Jaafari a indiqué que l'arme pourrait atteindre les navires de tous les ennemis dans un rayon de plus de 300 kilomètres.
Le général Mohammad-Ali Jaafari a déclaré que la technologie utilisée pour cette nouvelle arme était totalement nouvelle et appliquée par aucun autre dans le monde
IRNA
Posté le 03.08.2008 par djamazz
Un Français d'origine algérienne rejoint les services secrets à l'Elysée
Nacer Meddah, d'origine algérienne, intègre l'équipe de Bernard Bajolet, ancien ambassadeur de France à Alger, devenu coordonnateur national du renseignement français à l'Elysée depuis le 21 juillet. M. Meddah, jusque là préfet du département de l'Aude (Sud de la France), « sera l'un des adjoints de M. Bajolet et chargé des aspects juridiques et des ressources humaines du renseignement désigné comme le secteur prioritaire par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, présenté le 17 juin », selon le quotidien Le Monde qui révèle l'information dans son édition du jour. Né le 19 août 1959 dans le Pas-de-Calais (Nord) de parents algériens, Nacer Meddah avait été nommé préfet de l'Aude en 2006 par Nicolas Sarkozy alors ministre de l'Intérieur.
Le choix d'un Français d'origine algérienne pour figurer dans l'équipe de M. Bajolet, illustre la volonté des services secrets français d'orienter leurs efforts vers ce qui est considéré comme la principale menace pour la France : le terrorisme islamiste, notamment celle émanant du GSPC, devenu Al-Qaida au Maghreb islamique. La présence d'un «Algérien» devrait contribuer aussi à comprendre certains enjeux liés au monde musulman et à faciliter les relations avec les services de renseignements dans d'autres pays arabes, notamment le DRS algérien, en première ligne dans la lutte contre Al-Qaida au Maghreb, un mouvement particulièrement actif en Algérie.
Cette nomination pourrait enfin faciliter l'intégration de jeunes issus de l'immigration dans les services de renseignements français. La France prendrait alors exemple sur la CIA et le MI 6 britannique qui ont déjà recruté de nombreux musulmans dans leurs rangs.
Par samir allam le 31/07/2008
Samedi 02 Août 2008
sakeyou@caramail.com
Posté le 01.08.2008 par djamazz
Les USA cernent la : après l'ABM en Tchéquie et en Pologne, maintenant, ils l'installent en Israël.
Depuis 1989, les dirigeants de l'URSS, puis de la Russie ont tout cédé aux USA. En échange, ils avaient de vagues promesses qui ne furent jamais tenues. Au contraire, les USA installent l'OTAN aux frontières de la Russie et la cerne de radars et de missiles de première frappe paralysante : après la Tchéquie et la Pologne, ils en installent un nouveau en Israël.
Le prétexte utilisé est toujours le totalement faux argument du futures bombes atomiques d'Iran. Or celles-ci n'existent pas. Et même si elles existaient un jour, ces armes ne changeraient en rien le rapport des forces au Moyen-Orient ou dans le Monde : de toute façon l'existence d'Israël est condamnée à terme par le développement démographique et économique de la région.
Reste que la Russie ne trouve pas une politique claire et lisible pour répondre à l'agressivité US qui vise aussi la Chine et d'une façon générale le principe de l'intangibilité de la souveraineté nationale et du droit au développement de tous les peuples.
Les USA cernent la : après l'ABM en Tchéquie et en Pologne, maintenant, ils l'installent en Israël.
L'Agence Russe d'information, « Les Nouvelles » (RIA-N), nous rapporte ce jeudi 31 juillet que prétextant de la « menace iranienne », un haut responsable du Pentagone a confirmé mercredi sur CNN que les Etats-Unis allaient livrer à Israël un puissant radar de pré-alerte antimissile qui serait exploité par les deux pays.
La précision que le radar sera exploité par les deux pays est très importante.
En effet, la menace iranienne est aujourd'hui inexistante.
Pour un avenir à moyen terme elle est hypothétique. Et d'ici là ; il est certain que beaucoup de pays du seuil nucléaire auront confirmé leur option sinon leur accès à l'arme nucléaire. Pourquoi ?
Parce que les puissances nucléaires se sont montrées très peu crédible tout au long des décennies écoulées depuis la Seconde Guerre Mondiale :
• elles n'ont pas liquidé les armes nucléaires comme elles s'y étaient solennellement engagées, remplaçant les vielles armes par de nouvelles plus inhumaines encore ;
• elles ont contribué activement à la prolifération nucléaire en faveur de leurs alliés préférés (ce n'est pas le cas de l'URSS) ;
• elles n'ont pas abaissé substantiellement leur niveau d'armement classique ;
• elles ont, à plusieurs reprises abusé de la force contre de petits pays.
Au résultat, les pays du monde refusent un retour de la politique de la canonnière pour par exemple imposer par la force l'ouverture des marchés des pays émergents : nous avons le cas récent de l'Irak et le cas potentiel d'une agression de l'Iran pour réussir là ou le coup d'Etat contre Mossadegh en 1945 avait échoué en enfantant la Révolution Islamique Iranienne.
D'une manière ou d'une autre, les plus développés voudront pouvoir tenir tête à des exigences exorbitantes et menaçantes comme celles avancées par les pays occidentaux au sein de l'OMC et qui ont fait capoter la négociation.
La réponse à ce début de rébellion contre l'ordre mondial issu de la Seconde Guerre Mondiale, corrigé selon les seuls intérêts des Occidentaux – le régime soviétique ayant sombré – est la tentative que l'on voit se développer d'interdire à touts les pays émergents l'accès aux sciences et techniques relevant du double usage civil et militaire. Comme au bon vieux temps des colonies, on veut imposer l'ignorance et l'obscurantisme à tous les pays émergents désireux de se développer et d'améliorer le niveau de vie de leur peuple parce qu'à la vérité, toutes les sciences sont à double usage : la chimie, la biologie, la physique.
En même temps ces limitations sont très sélectives : la putative et très future bombe atomique iranienne est une menace put les USA ; mais celle de l'Inde ou du Pakistan ne le sont pas ! Et celle d'Israël ne l'est pour personne !
La vérité est autre. On utilise de fausses menaces comme cela fut fait en posant dans la presse US l'armée irakienne de Saddam Hussein comme « la plus puissante armée au monde après celle des USA et de l'URSS » pour justifier l'agression de ce pays.
Aujourd'hui, c'est l'Iran qui menace l'existence de l'humanité. L'Iran, un petit pays en voie de développement et au PIB modeste de soixante millions d'habitants…
L'Iran, un pays dont la gouvernance est de loin plus satisfaisante que celle de beaucoup d'« alliés naturels et privilégiés » des USA comme Israël dont un Président a dû démissionner parce qu'il était un violeur de femmes et dont le Premier ministre actuelle est un escroc acculé lui aussi à la démission.
Mais la cible, la vraie, la proie appétissante visée, c'est la Russie et son immense territoire bourré de ressources naturelles. La Russie dont l'armée puissante pourrait faire obstacle à la fringale post-coloniale des USA.
La seconde cible, c'est la Chine. Les USA ont utilisé les dissensions entre ce pays et l'URSS. A l'époque les dirigeants de ces deux derniers pays étaient trop bêtes et trop égocentriques, ethnocentriques pour ne pas voir l'intérêt vital de leur union. La faute est certainement plus lourde du côté soviétique. Mais cette situation a permis aux Usa de jouer la Chine contre l'URSS comme aujourd'hui on assiste au début de l'utilisation de l'Inde contre la Chine.
Pourquoi donc la Chine est-elle officiellement devenue un « ennemi potentiel » ?
Parce que la Chine a profité d'une longue période de paix civile et qu'une bonne gouvernance lui a donne l'occasion de se développer économiquement et scientifiquement dans des proportions exceptionnelles, notamment en jouant des contradiction du système capitaliste toujours à la recherche de profits plus grands au dépens des pays d'origine des capitaux. Ce développement a obligé la Chine à investir dans sa défense nationale : plus on est riche plus il faut protéger son bien. De plus, la Chine qui s'était limité à une politique très discrète est désormais dans la nécessité de défendre de plus en plus ouvertement ses positions économiques et donc diplomatiques à travers le monde.
Les USA n'ont pas la possibilité de s'acquitter à moyen terme de l'énorme dette de 1400 milliards de dollars envers la Chine. Ils n'ont plus les moyens militaires de l'obliger à leur céder ses intérêts dans l'arène internationale. Le cas échéant, elle pourrait se défendre efficacement. Elle aussi, elle est devenue un obstacle érigé devant la politique néo-coloniale des USA, donc elle est devenue un « ennemi potentiel ».
Se sentant menacés, la Chine et la Russie se sont rapprochées ces dernières années, y compris sur le plan militaire en créant l'OSC.
La carte géostratégique paraît simple. D'un monde bipolaire, on est passé à un monde désormais tripolaire. Mais un géant est en train de naître – l'Inde et cela nous pousse à voir le monde militaire selon un schéma quadripolaire.
L'Union européenne compte des membres puissants, mais elle n'a pas d'autonomie stratégique au plan mondial. Enfin, il ne faut pas oublier le Brésil.
Mais cette carte se brouille du fait de la Russie. Elle a laissé les USA détruire l'Irak à deux reprises. Qu'y a-t-elle gagné ? Rien ou presque.
Elle a accepté d'entériner les sanctions illégales et infondées contre l'Iran. Qu'y a-t-elle gagné ? Rien. Elle y a même beaucoup perdu parce qu'en acceptant les thèses US, elle a validé peu ou prou les arguments en faveur de l'installation à ses propres frontières de radars et de missiles US de première frappe paralysante. Cela, c'est à sa frontière ouest.
Et voilà qu'on apprend que les USA, avançant les mêmes faux arguments, vont exploiter un autre radar de détection en profondeur à sa frontière sud-ouest, en Israël !
Tout le monde le sait : la Russie espérait vendre sa passivité contre l'entrée dans l'OMC, en réceptionnant des capitaux occidentaux et en obtenant la possibilité d'investir dans les secteurs bénéficiaires de l'économies occidentale. Elle a bien offert sa passivité, voire sa complicité concrétisée par deux résolutions du Conseil de Sécurité contre l'Iran et par l'ouverture de sa frontière aux citoyens israéliens. Mais elle n'a obtenu que des miettes, sans rapport avec les immenses concessions qu'elle a cédées.
Plus grave, le couteau de l'OTAN se rapproche de zones vitales puisque l'alliance militaire des USA s'installera désormais, avec armes et bagages, à la frontière directe de la Russie, en Ukraine et en Géorgie, après la Roumanie et les pays de l'ex-bloc soviétique.
Et je parie qu'elle n'obtiendra pas plus que des miettes dans l'avenir.
Messieurs Medvedev et Poutine s'en rendront compte très bientôt.
Ces erreurs sont dues à la foi accordée au baratin des puissances néo-coloniales : elles présentaient le monde comme divisé idéologiquement. La Russie croyait qu'après le renoncement au marxisme, ce serait la paix dans le monde, l'amitié sans voile entre les USA et la Russie.
En réalité, le monde était divisé en prédateurs et en proies actuelles ou futures. Et il l'est toujours. Soit les proies se laissent distraire pas des illusions, s'éparpillent et se laissent dévorer les unes après les autres, avec le concours successif des unes contre les autres. Soit elles se solidarisent entre elles et s'engagent dans une défense commune autour des sacro-saints principes
de respect de la souveraineté étatique et des droits de peuples à disposer d'eux-mêmes,
du refus de la création par la force d'Etats-chimères, d'acquisition par la force de territoires,
de la justice sociale – clé de la stabilité intérieure,
du droit absolu au développement sans entraves extérieures par la menace ou par la force.
On nous dit souvent que le droit à la souveraineté nationale s'opposerait au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. En réalité, tout n'a de sens que dans le refus du capitalisme : si personne n'exploite personne, n'asservit personne, il n'y a plus de fondement à la guerre et à l'accumulation des armes.
Et pour finir, je dirais que l'économie de marché est envisageable sans capitalisme monopolistique et mondialiste.
Jeudi 31 Juillet 2008
abdellah.ouahhabi@online.fr
Posté le 31.07.2008 par djamazz
Pourquoi pas ?
par Uri Avnery
Mondialisation.ca, Le 29 juillet 2008
Gush Shalom
SI VOUS voulez comprendre la politique d'un pays, regardez une carte – comme le recommandait Napoléon.
Quiconque se demande si Israël et/ou les États-Unis vont attaquer l'Iran, on devrait regarder la carte du détroit d'Ormuz entre l'Iran et la péninsule arabique.
A travers cette étroite voie d'eau, large de seulement 34 kilomètres, passent les navires qui transportent entre un cinquième et un tiers du pétrole mondial, comprenant celui d'Iran, d'Irak, d'Arabie Saoudite, du Koweït, de Qatar et de Bahreïn.
LA PLUPART des commentateurs qui disent que l'attaque américaine et israélienne sur l'Iran est inévitable ne tiennent pas compte de cette carte.
On entend parler d'une frappe aérienne "propre", chirurgicale". La puissante flotte aérienne des États-Unis décollera des porte-avions déjà stationnés dans le golfe Persique et des bases aériennes dispersées dans la région et elle bombardera tous les sites nucléaires d'Iran – et par la même occasion les institutions du gouvernement, les installations militaires, les centres industriels et toute autre cible qui leur plaira. Elle emploiera des bombes qui peuvent pénétrer profondément dans le sol.
C'est simple, rapide et sans tâche – un coup et bye-bye l'Iran, bye-bye les ayatollahs, bye-bye Ahmadinejad.
Si Israël attaque seul, le coup sera plus modeste. Le mieux que les attaquants peuvent espérer est la destruction des principaux sites nucléaires et un retour sains et saufs.
J'ai une modeste requête : avant de partir, s'il vous plait regardez la carte encore une fois, à l’endroit du détroit dont le nom vient (probablement) du dieu de Zarathoustra.
LA RÉACTION inévitable au bombardement de l'Iran sera le blocus de ce détroit. Cela aurait dû être évident en soi, même sans la déclaration explicite d'un des généraux les plus importants d'Iran il y a quelques jours
L'Iran domine toute la longueur du détroit. Les Iraniens peuvent le fermer hermétiquement avec leurs missiles et leur artillerie, tant sur terre que sur mer.
Si cela arrive, le prix du pétrole montera en flèche – bien au-delà des 200 dollars le baril que les pessimistes redoutent aujourd'hui. Cela causera des réactions en chaîne : une dépression mondiale, l'écroulement de l'ensemble des industries et une montée catastrophique du chômage en Amérique, en Europe et au Japon.
Pour prévenir ce danger, les Américains auraient besoin de conquérir en partie l'Iran – peut-être l’intégralité de ce vaste pays. Les États-Unis ne disposent pas même d'une petite partie des forces dont ils auraient besoin. Pratiquement toutes leurs forces terrestres sont immobilisées en Irak et en Afghanistan.
La puissante flotte américaine menace l'Iran – mais au moment où le détroit sera fermé, elle ressemblera à ces maquettes de bateaux en bouteille. Peut-être est-ce à cause de ce danger que les chefs de la marine ont fait sortir le puissant porte-avions nucléaire Abraham Lincoln du golfe Persique cette semaine, soi-disant en raison de la situation au Pakistan.
Il reste la possibilité que les États-Unis agissent par procuration. Israël attaquera, et ceci n'engagera pas officiellement les États-Unis, qui nieront toute responsabilité dans l'affaire.
Vraiment ? L'Iran a déjà annoncé qu'il considèrerait une attaque israélienne comme une opération américaine, et qu'il agirait comme s'il avait été directement attaqué par les États-Unis. C'est logique.
AUCUN GOUVERNEMENT israélien n'envisagerait de lancer une telle opération sans l'accord explicite et sans réserve des États-Unis. Une telle confirmation n'est pas imminente.
Alors, que signifient toutes ces manœuvres, qui génèrent des titres aussi spectaculaires dans les médias du monde entier ?
Les forces aériennes israéliennes ont réalisé des manœuvres à une distance de 1.500 kilomètres de nos côtes. Les Iraniens ont répliqué par des essais de tirs de leurs missiles Shihab qui ont la même portée. Autrefois, de telles activités étaient appelées "bruits de bottes", aujourd'hui le terme que l'on préfère employer est "guerre psychologique". Elles sont bonnes pour des politiciens qui ont des problèmes internes, pour détourner l'attention et faire peur aux citoyens. Elles sont aussi excellentes pour la télévision. Mais le simple bon sens commun nous dit que quand on prépare une frappe surprise, on ne le crie pas sur les toits. Menahem Begin n'a pas mis en scène de manœuvres avant d'envoyer les bombardiers détruire le réacteur irakien, et même Ehoud Olmert n'a pas fait un de discours sur son intention de bombarder un mystérieux bâtiment en Syrie.
DEPUIS l'époque du roi Cyrus le Grand, fondateur de l'empire perse il y a 2500 ans, qui a permis aux exilés israélites à Babylone de retourner à Jérusalem et d'y construire un temple, les relations israélo-perses ont connu des hauts et des bas.
Jusqu'à la révolution de Khomeiny, il y avait une alliance étroite entre eux. Israël forma la redoutable police secrète du Shah ("Savak"). Le Shah était un partenaire d'Israël dans l'oléoduc Eilat-Ashkelon qui fut conçu pour éviter le canal de Suez. (L'Iran est toujours en train d'essayer d'obtenir le paiement des sommes dues par Israël pour le pétrole qu'il lui fournissait alors)
Le Shah aida à infiltrer des officiers de l'armée israélienne dans la partie kurde de l'Irak où ils soutenaient la révolte de Mustapha Barzani contre Saddam Hussein. Cette opération prit fin quand le Shah trahit les Kurdes irakiens et traita avec Saddam. Mais la coopération israélo-iranienne fut presque rétablie après que Saddam eut attaqué l'Iran. Au cours de cette longue et cruelle guerre (1980-1988), Israël soutint secrètement l'Iran des ayatollahs. L'affaire de l'Irangate ne fut qu'une petite partie de cette histoire.
Cela n'a pas empêché Ariel Sharon de programmer la conquête de l'Iran, comme je l'ai déjà révélé dans le passé. Quand j'écrivis un article en profondeur sur lui en 1981, après sa nomination au ministère de la Défense, il me parla confidentiellement de cette idée audacieuse : après la mort de Khomeiny, Israël devancerait l'Union soviétique dans sa course vers l'Iran. L'armée israélienne occuperait l'Iran en quelques jours et livrerait le pays aux Américains beaucoup plus lents, qui auraient bien à l’avance fourni à Israël de grandes quantités d'armes sophistiquées précisément dans ce but.
Il me montra aussi les cartes qu'il avait l'intention de prendre avec lui pour les consultations stratégiques annuelles à Washington. Elles semblaient très impressionnantes. Il semble cependant que les Américains ne furent pas si impressionnés.
Tout ceci indique que, en soi, l'idée d'une intervention militaire israélienne en Iran n'est pas tellement révolutionnaire. Mais une condition préalable à une telle intervention serait une coopération étroite avec les États-Unis. Celle-ci n'est pas pour demain, car les États-Unis en subiraient les premiers les conséquences.
L'IRAN est aujourd'hui une puissance régionale. Le nier n'aurait aucun sens.
L'ironie de l'affaire est qu'ils devraient en remercier leur principal bienfaiteur dans la période récente : George W. Bush. S'ils avaient un minimum de gratitude, ils devraient lui ériger une statue sur la place centrale de Téhéran.
Pendant de nombreuses générations, l'Irak a été le gardien de la région arabe. Il a constitué le rempart du monde arabe contre les chiites perses. On doit rappeler que, durant la guerre irako-iranienne, les Irakiens arabes chiites se sont battus avec enthousiasme contre les Iraniens perses chiites.
Quand le Président Bush a envahi l'Irak et l'a détruit, il a ouvert l'ensemble de la région à la puissance montante de l'Iran. Dans les générations futures, des historiens s'étonneront de cette action, qui mérite en elle-même un chapitre dans "la marche de la folie".
Aujourd'hui il est déjà clair que le but américain réel (comme je l'ai soutenu dans ces colonnes depuis le tout début) était de prendre possession de la région pétrolière de la mer Caspienne / et du golfe Persique, et d'y installer au centre une garnison américaine permanente. Cet objectif a effectivement été atteint – les Américains disent maintenant que leurs forces restant en Irak y sont "pour une centaine d'années", et ils s'activent aujourd'hui à répartir les énormes réserves pétrolières entre quatre ou cinq compagnies pétrolières américaines géantes.
Mais cette guerre fut déclenchée sans pensée stratégique plus ample et sans avoir regardé la carte géopolitique. On n'avait pas décidé qui était le principal ennemi des États-Unis dans la région. Où devait porter l'effort principal n'était pas clair non plus. L'avantage de la domination de l'Irak pourrait bien être supplanté par l'ascension de l'Iran comme puissance nucléaire, militaire et politique qui portera ombrage aux alliés de l'Amérique dans le monde arabe.
QUELLE EST la place des Israéliens dans ce jeu ?
Depuis des années maintenant, nous sommes bombardés par une campagne de propagande qui dépeint l'effort nucléaire iranien comme une menace existentielle pour Israël. Oubliés les Palestiniens, oubliés le Hamas et le Hezbollah, oubliée la Syrie – le seul danger qui menace l'existence même de l'État d'Israël est la bombe nucléaire iranienne.
Je répète ce que j'ai déjà dit : je ne suis pas la proie de cette angoisse existentielle. Certes, la vie est plus agréable sans une bombe nucléaire iranienne, et Ahmadinejad n'est pas non plus très sympathique. Mais, même en envisageant le pire, nous aurons un "équilibre de la terreur" entre les deux nations, comme l'équilibre de la terreur américano-soviétique qui a sauvé l'Humanité de la troisième guerre mondiale, ou l'équilibre de la terreur indo-pakistanais qui fournit un cadre pour un rapprochement entre ces deux pays qui se haïssent viscéralement.
SUR LA BASE de ces considérations, j'ose prédire qu'il n'y aura pas d'attaque militaire sur l'Iran cette année – ni par les Américains, ni par les Israéliens.
Alors que j'écris ces lignes, une petite lumière rouge s’allume dans ma tête. Elle se rapporte à un souvenir : dans ma jeunesse, j'étais un lecteur avide des articles hebdomadaires de Vladimir Jabotinsky qui m'impressionnaient par leur logique froide et leur style clair. En août 1939, Jabotinsky écrivit un article dans lequel il affirmait catégoriquement qu'aucune guerre n'éclaterait, en dépit de toutes les rumeurs disant le contraire. Son raisonnement : les armes modernes sont si terribles qu'aucun pays n'osera lancer la guerre.
Quelques jours plus tard, l'Allemagne envahit la Pologne, lançant la plus terrible guerre de l'histoire humaine (jusqu'à aujourd'hui), qui prit fin avec le largage par les Américains de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Depuis lors, pendant 63 ans, personne n'a utilisé des armes nucléaires dans une guerre.
Le Président Bush est sur le point de finir sa carrière en disgrâce. On attend avec impatience le même sort pour Ehoud Olmert. Pour les politiciens de ce type, il est facile d'être tenté par une ultime aventure, une dernière chance pour avoir finalement une place convenable dans l'histoire.
Malgré tout, je reste sur mon pronostic : elle n'arrivera pas.
Article en anglais, "Why Not ?", Gush Shalom, le 12 juillet 2008
Traduit de l'anglais pour l'AFPS: SWPHL
Uri Avnery est journaliste et cofondateur de Gush Shalom.
Articles de Uri Avnery publiés par Mondialisation.ca
Posté le 31.07.2008 par djamazz
Thierry Meyssan : « l'internet est déjà un champ de bataille au sens militaire du terme»
par NetÉco
Mondialisation.ca, Le 29 juillet 2008
NetEco
Journaliste indépendant et auteur controversé, Thierry Meyssan s'appuie de longues années sur le Net pour mener ses enquêtes et diffuser ses idées. Entretien exclusif avec l'auteur de l'Effroyable Imposture qui revient sur son engagement et son utilisation d'un outil internet, rattrapé par la censure...
JB - Thierry Meyssan bonjour ! Médiatisé pour avoir remis en cause la version du gouvernement des Etats-Unis sur le déroulement des attentats du 11 septembre 2001, vous êtes également secrétaire général du Parti Radical de Gauche et président de l'Association le Réseau Voltaire qui milite, depuis 1994, pour la liberté d'expression. En quelques mots, comment définiriez vous votre action ? Quelle est votre ambition première ?
TM - Mon ambition, c'est à la fois comprendre et influer. Je suis un analyste politique et un militant. Contrairement à la vision actuelle de la profession, je ne conçois le journalisme que de cette façon. Je ne me retrouve ni dans la presse d'opinion qui commente l'actualité sans remettre en question la vision qu'on nous en donne, ni dans la presse dominante qui, par son refus de prendre position, défend le désordre établi.
J'ai été responsable du Parti radical de gauche de 1994 à 2008. Mais j'ai désormais quitté la France et ne peux plus assumer cette fonction. Je reste très attaché à cette philosophie qui place de hautes exigences et accepte des compromis difficiles à la fois par réalisme et par discipline démocratique.
J'ai effectivement été trés médiatisé à la suite de mes travaux sur les attentats du 11 septembre et l'évolution politique des États-Unis. Si j'ai fait l'objet d'une campagne de dénigrement d'une rare violence dans les pays anglo-saxons et en France, j'ai bénéficié d'une forte reconnaissance notamment dans les pays méditerranéens et en Amérique latine. Je me suis trouvé soudain propulsé sur la scène internationale et j'ai depuis la chance d'être consulté par de nombreux leaders politiques dans le monde qui attachent de l'importance à mes analyses. Je suis toujours surpris de voir le décalage entre mon activité et le portrait peu flatteur que la presse française dresse de moi. Ne dit-on pas que nul n'est prophète en son pays ?
JB - Depuis trois ans, votre site VoltaireNet.org s'est mué en «agence de presse non alignée». Cette nouvelle formule a t'elle séduit les internautes ? Quelle est votre audience ? Comment financez vous votre activité ?
TM - Depuis mon travail lors de la guerre du Kosovo, je suis préoccupé par la domination de quelques agences de presse (AP, Reuters, AFP) qui imposent leur vision des événements à l'ensemble du monde. Cela m'a conduit à renouer avec le combat du Mouvement des non-alignés contre la dominance informationnelle qui avait secoué jadis l'UNESCO. Persuadés que les journalistes locaux savent mieux ce qui se passe chez eux que les agences de New York, Londres et Paris, nous avons constitué un réseau d'agences de presse, de journaux et de revues et nous avons commencé à syndiquer nos articles. Cette formule est un succès éclatant en Amérique latine, où notre réseau est devenu la première source d'information indépendante. Nous balbutions dans le monde arabe et cela reste à construire dans le reste du monde.
Nous n'envisageons pas l'internet comme un média à part. Nous essayons de nous appuyer aussi sur de nombreuses publications papier. Quant à moi, je publie des livres, j'écris des articles pour de grandes revues politiques en Russie, dans le monde arabe et en Amérique latine. Je participe à de nombreuses émissions de radio et de télévision dans le monde et j'en présenterai bientôt moi-même. L'internet est cependant le média de loin le plus fluide et le moins onéreux.
Au début, notre activité était financée par mes droits d'auteur car mes ouvrages ont connu un succès mondial. Mais, après que mon éditeur ait organisé sa faillite en me volant les droits qu'il avait encaissé en mon nom, nous nous sommes trouvés dans de grandes difficultés. Actuellement, tous les frais techniques et certains frais de traduction sont financés par les dons des lecteurs. Même si ceux-ci sont généreux, notre marge de manœuvre est restreinte.
JB - Les pannes observées ces dernières semaines sur VoltaireNet.org étaient elles la conséquence de ce succès ou des réponses électroniques de la part d'opposants à l'action du Réseau Voltaire ? Selon vous, qui se cache derrière ces attaques ?
VoltaireNet Sarkozy
TM - Nous avons d'abord été victimes de notre succès. Le serveur que nous utilisions n'a pas supporté l'augmentation du trafic sur nos sites. En effet, outre Voltairenet.org, nous éditions des sites pour nos partenaires ainsi que des bases de données documentaires. Avec ces perturbations, notre site principal, Voltairenet.org, a perdu de l'audience. Il tourne néanmoins à 1,3 million de visiteurs distincts par mois.
A cela se sont ajoutées diverses attaques que nous avons eu du mal à interpréter, jusqu'à conclure au sabotage interne. Il se trouve que nous venions de lancer un appel de dons à nos lecteurs. Plus de 1500 nous ont répondu, cela nous a permis de prendre le taureau par les cornes : nous avons changé d'hébergeur et d'équipe technique. Nous disposons désormais d'une machine dédiée ultra-moderne, d'une bande passante très large et d'une équipe technique capable d'intervenir 24 h sur 24. Nous basculerons les DNS dans les prochains jours et reprendrons progressivement le rythme de nos publications.
Nous avons par le passé fait l'objet de nombreuses attaques informatiques. Non seulement les traditionnelles attaques par requêtes multiples pour saturer le site, mais des choses plus sophistiquées, par exemple la pénétration dans les bases de données pour en changer le contenu. Sans parler des attaques physiques avec la destruction d'une de nos machines hébergée dans un centre de télécom pourtant protégé.
JB - Contrairement aux pratiques en vogue dans la blogosphère, votre site ne propose aucune interactivité avec ses lecteurs. Redoutez vous des excès de leur part ? Pourquoi ne pas miser sur une forme de «collaboration » avec les internautes ?
TM - C'est un grand regret pour nous tous. Nos tentatives de créer des forums nous ont vaccinés. Nous avons immédiatement été envahis par des agents provocateurs de toutes sortes qui faisaient déraper les discussions ou postaient des messages racistes ou extrémistes pour nous discréditer.
JB - Au delà des problèmes techniques et financiers, estimez vous qu'internet facilite la liberté d'expression d'associations telles que la vôtre ou craignez vous également le développement de la censure sur ce nouveau média, y compris en France ?
TM - Bien sûr qu'internet facilite l'exercice de la liberté d'expression. De ce point de vue, la généralisation d'internet est une révolution politique qui bouscule les institutions. Mais cette liberté est relative. Nous devons d'abord affronter nos propos limites intellectuelles. Dans les sociétés modernes, nous avons perdus la capacité de penser par nous-mêmes et avons adopté le comportement grégaire du consommateur de mass-média. Lorsque nous nous affranchissons de nos préjugés, nous devons faire face à toutes sortes de pressions. Et si la profession journalistique ne brille pas par son courage, il n'y a pas de raison que le reste de la société soit meilleur.
Historiquement, chaque média nouveau est un bol d'air frais. Mais avec le temps, il fait l'objet d'encadrements législatifs et réglementaires qui l'étouffe. Il en sera probablement de même pour l'internet lorsque l'on aura trouvé des moyens techniques pour le contrôler.
Au delà de la censure, qui est un phénomène national, l'internet est déjà un champ de bataille au sens militaire du terme. Les États-Unis ont détruit des milliers de sites pendant la guerre du Kosovo. Israël a fait de même pendant la guerre de 2006 contre le Liban —et à cette occasion une unité spécialisée de Tsahal a réussi à bloquer temporairement notre site pourtant hébergé à ce moment là sur le territoire français—. En vue du prochain conflit, l'US Air Force vient d'investir des sommes considérables pour acquérir des matériels lui permettant de détruire des dizaines de milliers de sites en quelques jours. Personne n'est à l'abri et ne comptez pas sur le gouvernement français pour vous défendre si votre site est attaqué par ces États.
JB - Thierry Meyssan, je vous remercie.
Articles de NetÉco publiés par Mondialisation.ca
Posté le 30.07.2008 par djamazz
Barak et Gates se sont rencontrés 29/07/2008
Le ministre de la Guerre du régime sioniste Ehud Barak et le secrétaire américain à la Défense Robert Gates se sont entretenus à huit clos pendant une heure aux Etats-Unis. Le porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman s'est contenté de dire que ces entretiens faisaient parti des consultations défensives ordinaires. Barak n'a même pas été accueilli officiellement et il semble que Washington ne désire pas médiatiser les visites consécutives des autorités israéliennes aux Etats-Unis. La semaine dernière le chef d'Etat major de l'armée israélienne s'était rendu aux Etats-Unis et les ministres des Affaires étrangères et du Logement de ce régime doivent se rendre la fin de cette semaine à Washington.
IRIB
Posté le 27.07.2008 par djamazz
Le grand jeu va mal terminer…
par Danielle Bleitrach
Mondialisation.ca, Le 24 juillet 2008
Dans le genre : “Et si on remettait ça ?”, le quotidien moscovite Izvestia a fait savoir ce lundi 21 juillet que si l’OTAN continuait à menacer la Russie en tentant d’intégrer l'Ukraine et la Géorgie ou si encore les États-Unis continuaient à vouloir implanter leur bouclier censément dirigé contre l’Iran, l’aviation militaire russe pourrait bien retourner à Cuba. On espère que Cuba est au courant de cette intéressante proposition?
1- Le contexte: la pression des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie:
Les États-Unis envisagent d’implanter dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque sous prétexte de contrer la menace balistique émanant d’Iran. Moscou craint que le déploiement de ces systèmes près des frontières russes ne constitue une menace à sa sécurité nationale. En acceptant d’accueillir des missiles intercepteurs américains, Varsovie espère que les États-Unis l’aideront à moderniser ses forces armées. La Pologne souhaite acquérir des missiles à courte et à moyenne portée Patriot PAC-3, THAAD ou AMRAAM. Même enthousiasme des dirigeants en Tchéquie et des Lituaniens ((Mac Cain le candidat républicain, qui lui non plus ne voit pas le temps passer, a parlé de “la Tchécoslovaquie”) . Par ailleurs actuellement ont lieu les manoeuvres internationales de l’OTAN Sea Breeze 2008 en Crimée. Ces manoeuvres sont mal vécues par les Russes mais aussi par une partie importante de la population ukrainienne, qui y voit l’entrée dans l’OTAN, le desserrement des liens économiques russo-ukrainiens et estime que cela provoquerait, entre Moscou et Kiev, un conflit dirigé depuis Washington. Non sans raison.
2-Les aviations militaires russes pourraient retourner à Cuba
« MOSCOU, 21 juillet - RIA Novosti. Le déploiement de bombardiers stratégiques russes à Cuba constituerait une réponse adéquate à la possible implantation de bases militaires de l’OTAN le long des frontières russes, estime l’ancien commandant en chef des Forces aériennes russes, le général Piotr Deinekine.
Lundi, le quotidien moscovite Izvestia a fait savoir, citant une source haut placée, que les avions militaires russes pourraient revenir à Cuba et que les bombardiers de “l’aviation stratégique russe utilisaient déjà les aérodromes cubains”.
La source a cependant tenu à souligner que Moscou n’avait pas sérieusement envisagé jusqu’à présent l’idée de déployer ses formations aériennes dans l’île.
“Si ce projet est soumis à l’étude, ce serait une excellente réponse à l’intention d’implanter des bases de l’OTAN à proximité des frontières russes. Que les bombardiers stratégiques russes soient en mesure de se poser à Cuba, cela ne fait aucun doute”, a confié lundi M. Deinekine dans une interview à RIA Novosti. “D’ailleurs, je n’y vois rien de blâmable, car l’Alliance atlantique ne tient aucun compte de nos intérêts en déployant des bases aériennes et des stations radars dans des régions limitrophes de la Russie”, a-t-il ajouté.
Le général a néanmoins précisé que “le stationnement permanent de bombardiers stratégiques russes à Cuba était inutile, car le ravitaillement aérien leur permettait de patrouiller pendant près d’une heure et demi près des côtes des États-Unis et de regagner leurs bases sans le moindre problème”.
M. Deinekine a rappelé que l’aviation stratégique russe avait déjà rempli des missions de ce genre dans les années 1980, en réponse au déploiement de missiles de croisière américains dans le sud du Royaume-Uni, en Italie du Nord et en Allemagne de l’Ouest. Les vols étaient alors effectués par des Tu-95MS ravitaillés en l’air par des Iliouchine-78. »
La vraie question est donc de savoir si les Cubains sont prévenus de ces projets ou si les Russes agissent comme jadis Khrouchtechev, qui avait négocié derrière leur dos le retrait des fusées de Cuba, à la grande colère de Fidel et du peuple cubain. Une négociation qui était somme toute assez bien menée puisque John Kennedy avait accepté d’enlever les missiles de Turquie et s’était engagé à ne pas envahir Cuba. Il est vrai que la déculottée prise à la baie des cochons l’avait calmé pour quelques temps.
Mais là encore il faut bien voir le contexte, les États-Unis et l’Otan tentent d’encercler les Russes, mais ils activent également la IV e flotte autour du Venezuela et des Caraïbes. Comme par hasard d’ailleurs le président Hugo Chavez est attendu à Moscou le 22 juillet, il a déclaré que c’était une rencontre « stratégique » avec des dimensions politiques, économiques et militaires.
Il est clair que les États-Unis sont en train d’essayer de rompre le front progressiste en Amérique latine et centrale. Les ambassades étasuniennes y sont devenues le siège de la concertation avec les oligarchies locales et des mouvements financés par les mêmes. Il s’agit partout de créer des lieux d’explosion potentielle comme en Colombie.
A cela, les dirigeants latino-américains ont répondu par une grande manifestation d’unité à l’occasion de la célébration du 29 e anniversaire de la révolution sandiniste à Managua. Le vice-président cubain Esteban Lazo a estimé que l’unité, la paix et l’intégration sont nécessaires en Amérique latine « Seules l’unité, la paix et l’intégration entre nos peuples nous mèneront à la victoire face à la situation complexe et difficile qui affecte le monde entier », a déclaré Esteban Lazo, vice-président du Conseil d’État de Cuba, à Managua, la capitale du Nicaragua. Il est évident que les Cubains tablent sur l'unité du sous continent et sur la paix plus que sur l'aviation russe, ils n'ont jamais tablé sur les Soviétiques pour les défendre, il est peu probable qu'ils tablent sur les Russes. Cette opinion est partagée par les autres dirigeants y compris Chavez qui lui aussi a abondé dans le même sens et déclaré qu’unis les peuples ne craignaient pas la IV e flotte. Et il a appuyé la candidature du Brésil comme grande puissance, après s’être réunis avec Lula et Evo Morales pour créer une grande route intercontinentale amazonienne.
3 -Chine, priorité de la politique étrangère russe (Lavrov)
PEKIN, 21 juillet - RIA Novosti. La Chine constitue une priorité de la politique étrangère russe, a déclaré lundi à Pékin le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une rencontre avec le président chinois Hu Jintao.
"Le président Medvedev estime que le développement et l'approfondissement du partenariat stratégique avec la Chine reste notre priorité en matière de politique extérieure. Ceci est souligné dans la conception de la politique étrangère récemment approuvée par le président Medvedev", a fait savoir M.Lavrov, actuellement en visite officielle en Chine.
Le chef de la diplomatie a par la suite transmis les meilleurs voeux de succès du président russe et du premier ministre Vladimir Poutine en vue de la tenue des Jeux olympiques de Pékin.
La visite du chef de la diplomatie russe a été marquée par la signature d'un protocole déterminant la partie est de la frontière russo-chinoise sur le fleuve Amour, mettant fin au problème frontalier entre les deux pays.
Au même moment les liens se resserrent avec la Chine, l’union entre les deux pays est une priorité et on mesure bien de qui il s’agit de se protéger. On ne peut s’empêcher de penser que ça aurait été tout de même mieux de s’entendre dans les années 1980, ça aurait évité bien des déboires. Il n’y a en tout cas plus de problèmes frontaliers et jamais le fleuve Amour n’a aussi bien porté son nom…
Mais il faut aussi apprécier le contexte, non seulement la Chine doit faire face à des tentatives de déstabilisation qui sont allées jusqu’à l’attentat terroriste dans le Yunan, mais la crise, l’inflation, développent partout les tensions sur lesquelles les États-Unis jouent l’aiguisement. :Les communistes indiens viennent de retirer leur soutien au gouvernement indien, parce que celui-ci a négocié avec les États-Unis à propos du nucléaire. Les accords proposés par les États-Unis étaient certes très avantageux mais ils étaient visiblement dirigés contre la Chine. Là encore les États-Unis ont choisi d’entretenir une déstabilisation permanente dans la zone himalayenne, au Tibet mais pas seulement.
Mais ils risquent fort de jouer les apprentis sorciers : cette zone est secouée par la contagion népalaise avec l’extension possible y compris en Inde des révoltes paysannes dites « maoïstes ».L’Inde est elle-même en train de devenir un foyer de tensions sociales de plus en plus fortes.
Les États-Unis ont 7 armées bientôt elles vont être toutes en état d’alerte rouge… Parce que tout cela a lieu dans le contexte d’une crise économique gravissime où l’on a récemment vu un G8 incapable de prendre la moindre initiative face à tous les problèmes de faim, d’environnement, d’énergie. Nous sommes donc face à un péril grandissant.
Le tout sur fond des grandes multinationales qui ont décidé de piller le monde et de s’en réserver le pétrole… Et je ne vous parle pas du Darfour, ni du chaudron des sorcières que les États-Unis ont réussi à créer au Moyen-Orient. Pourtant pour être complets, l’évolution de la situation à Téhéran, l’installation d’une section des intérêts étasuniens, dirigé par un très haut fonctionnaire, l’ouverture de négociations, le rôle assumé par la Syrie, tout cela n’est-il que théâtre d’ombre avant la frappe israélienne. Que cette question paraisse logique prouve sur quelle poudrière on nous condamne à vivre pour les plus grands profits des pétrolières…
A propos si nous réintégrons le commandement de l’OTAN, la France ne pourra pas refuser de participer aux expéditions derrière les États-Unis, d’ailleurs je vois mal notre atlantiste président refuser de les suivre.
Danielle Bleitrach est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Danielle Bleitrach publiés par Mondialisation.ca
Posté le 27.07.2008 par djamazz
En Mer Noire, les USA jouent à la bataille navale
par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, Le 23 juillet 2008
Il manifesto
Dans la région de la Mer Noire est en train de se dérouler la manœuvre militaire « Sea Breeze » (Brise de mer…) 2008 qui a commencé le 15 juillet et va durer jusqu’au 26. Participent aux manœuvres, qui ont lieu en territoire ukrainien, 14 navires de guerre, 17 avions et plus de 2200 soldats de 11 pays de l’OTAN –Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Norvège, Danemark, Turquie, Grèce, Lituanie et Roumanie- et de cinq autres pays – Ukraine, Géorgie, Azerbaïdjan, Arménie, Macédoine- adhérents du programme « Partenariat pour la paix » de l’OTAN. La manœuvre se déroule « dans l’esprit du partenariat pour la paix de l’Otan » mais, comme spécifié par l’ambassade Usa en Ukraine, « elle n’est pas sponsorisée par l’OTAN ». Elle est « accueillie par l’Ukraine et par les Usa lesquels, dans le rôle de « co-hébergeurs » ont invité certaine pays de la région, membres de l’OTAN et du Partenariat pour la paix de l’OTAN ». Les Etats-Unis font donc les maîtres de maison en Ukraine. Et, parmi les « pays de la région » invités, seule une minorité a une façade sur la Mer Noire. Derrière le but officiel de la manœuvre –accroître « la capacité des nations de la Mer Noire dans le maintien de la sécurité maritime » - il y en a donc d’autres.
Le premier est d’aider le président Viktor Yuschenko à amener dans l’OTAN un pays dont la population y est en grande majorité opposée. A Odessa et dans d’autres régions, des manifestations sont en cours contre la manœuvre militaire, manifestations conduites par les partis socialiste et communiste et diverses organisations. Malgré cela, l’Ukraine entre de plus en plus dans l’orbite de l’OTAN. Le sommet d’avril de Bucarest a dit oui à l’entrée de l’Ukraine, en même temps qu’à celle de la Géorgie, (elle aussi autrefois membre de l’Urss), et a annoncé que dès le mois de décembre les deux pays pourraient entrer dans le Map (Membership Action Plan), le programme qui prépare l’adhésion des futurs membres. En mai, des marins ukrainiens ont participé à un exercice OTAN de sous-marins en Mer du Nord. En juin, le ministre ukrainien de la défense a été invité au quartier général de l’OTAN, où il a expliqué à ses collègues les « réformes » que l’Ukraine est en train de réaliser dans le secteur de la défense en vue de son entrée dans l’Alliance. En même temps, l’exercice sert aux Etats-Unis pour étendre leur présence militaire jusqu’en Ukraine. En mai déjà est arrivée au camp de Staryi Krym, à côté du port de Feodosija en Crimée, une escadre de 200 marines qui a construit, avec des matériaux débarqués du navire marchand Advantage, une structure militaire lance-missiles McFaul, une des plus modernes unités de la US Navy, qui participe à la manœuvre avec les autres navires de la Combined Task Force 367.
La réponse russe ne s’est pas faite attendre : le ministère des Affaires étrangères a dit que la manœuvre, à laquelle participent des pays extérieurs à la région, est en réalité dirigée contre la Russie. Et aux paroles succèderont certainement les faits, en termes de plus grande présence militaire russe en Mer Noire.
Ce que sont les objectifs réels de «Sea Breeze 2008 » est confirmé par le fait que le même jour a commencé en Géorgie (elle aussi sur la Mer noire) la « Immediate Response 2008 » (Riposte immédiate), un exercice militaire auquel participent des troupes des Etats-Unis, Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Arménie. Pour la manœuvre, dirigée en fait par le Pentagone, ont été envoyés en Géorgie environ 1.000 soldats étasuniens des troupes aéroportées Setaf, du corps des marines, et, fait particulier, de la garde nationale de l’Etat étasunien de Géorgie. Tous déployés sur la base de Vaziani, à moins de 100 Kms de la frontière russe. Bien au-delà des craintes des élites balnéaires moscovites, la « brise de mer » qui souffle sur la Mer Noire agite, pour le moins, des vents de guerre froide.
Edition de mardi 22 juillet 2008 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/oggi/art38.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca
Posté le 27.07.2008 par djamazz
Polynésie: M. Jégo reconnaît que les archives des essais nucléaires sont bien verrouillées
Communiqué
par Association Moruroa e Tatou
Mondialisation.ca, Le 24 juillet 2008
Moruroa e Tatou
Papeete le 22 juillet 2008
Lundi 21 juillet 2008, à l’issue de la manifestation de l’intersyndicale, M. Yves Jégo, Secrétaire d’Etat chargé de l’outre-mer avait pris l’engagement vis-à-vis de Roland Oldham, président de Moruroa e tatou, d’ouvrir les archives des essais nucléaires à l’expert de son choix. Enfin, un ministre de la République s’engageait sur la voie de la transparence.
Le Président de Moruroa e tatou a, dans la soirée même, fait parvenir par courrier le nom et les qualités de l’expert désigné par son association. La réponse ne s’est pas faite attendre par un communiqué de presse du Haut Commissariat dont voici l’interprétation de Moruroa e tatou.
1 – M. Jégo s’était probablement trop avancé sur l’ouverture des archives des essais nucléaires, en contradiction avec les diktats de M. Jurien de la Gravière. Nous savons maintenant qu’il n’y a aucune possibilité d’accès aux archives par d’autres experts indépendants que ceux désignés par le ministère de la défense.
2 - M. Jégo donne les noms des trois experts, membres des Académies des Sciences et de Médecine, désignés par M. Jurien de la Gravière. Il s’agit des Professeurs Guillaumont et Aurengo et du Docteur Masse. Ainsi, Moruroa e tatou est maintenant fixé sur les « experts » qui ont reçu l’habilitation au secret défense pour consulter les archives des essais nucléaires et nous délivrer pour la nième fois le discours sur les « essais propres ».
En effet, deux des trois experts – MM André Aurengo et Roland Masse – sont connus pour leurs positions publiques les plus rétrogrades sur les effets sanitaires de la radioactivité, considérant les conséquences de Tchernobyl comme négligeables et affirmant l’innocuité des faibles doses de radioactivité.
Moruroa e tatou proteste énergiquement contre ce volte-face du Secrétaire d’Etat chargé de l’outre-mer. Moruroa e tatou constate que le suivi des essais nucléaires reste la « chasse gardée » du Délégué à la Sûreté Nucléaire de Défense, M. Jurien de la Gravière.
Une nouvelle fois, Moruroa e tatou rappelle à l’Etat son devoir de transparence à l’égard des Polynésiens qui subissent encore aujourd’hui les conséquences sur leur santé et leur environnement des 193 essais nucléaires à Moruroa et Fangataufa.
Moruroa e tatou interpelle les Représentants de l’Assemblée de la Polynésie : « Vous vous êtes prononcés à l’unanimité pour l’ouverture des archives des essais nucléaires le 25 juin 2008, déclare Roland Oldham. Ne devez-vous pas réagir face à ce « retournement de veste » d’un ministre en moins de 24 heures qui démontre le mépris de l’Etat à l’égard des victimes des essais nucléaires et à l’égard des élus polynésiens qui se sont engagés à les défendre. »
Association Moruroa e Tatou
Siège : 563 Boulevard Pomare
Papeete Tahiti
Tél : + 689. 460 660
E-mail : moruroaetatou@mail.pf
Site internet : www.moruroaetatou.org
B.P. 5456 98716 Pirae
Roland Oldham,
Président de Moruroa e tatou
Articles de Association Moruroa e Tatou publiés par Mondialisation.ca