Le commerce très juteux du US Algeria Business Council
ImageTéléchargez ce dossier de 37 pages contenant les courriers échangés entre le lobbyiste du US Algeria Business Council et ses amis industriels.
24.01.08 Comment les groupes pétroliers et les vendeurs d’armes américains dominent le marché algérien ? Réponse : grâce à leurs talents dans les affaires, bien sûr ; mais grâce aussi à de redoutables campagnes d’influences qui visent les hautes personnalités de l’exécutif algérien …
La lecture des divers courriers échangés entre septembre 2002 et septembre 2004 entre le lobbyiste Bob Jovanovik, de la société Genesis International, et ses partenaires du US Algeria Business Council présentent une palette des actions ainsi mis en œuvre pour remporter des contrats.
C’est ce dossier que nous vous proposons de télécharger ci-dessous, dans son intégralité.
De grands industriels tous soucieux du développement de l’Algérie s’y croisent ; tels les marchands de cannons Northrop Grumman et Raytheon, les argentiers de la Riggs Bank ou de l’Arab Banking, et bien sûr les pétroliers de Anadarko, BP America, Amerada Hess ou Burlington.
Leur efficacité ne fait pas de doute.
Tous ensemble, ils organisent des rencontres privées avec le président Abdelaziz Bouteflika, en octobre 2003, lors d’une de ses visites aux Etats-Unis, et ils tiennent les réunions du comité directeur de l’US Algeria Business Council dans les locaux de l’ambassade d’Algérie, au 1218 Kalorama road, à Washington, par exemple le 26 janvier 2004.
L’ambassadeur en personne, Ali Jazairi, s’intéresse de près à ces agapes commerciales. Et pour soutenir leurs projets, il prend même personnellement attache avec les financiers londoniens de S.G Warburg & Co, une banque d’affaires contrôlée par l’UBS.
Le groupe texan Anadarko, qui a pris en Algérie des positions dominantes au début des années 90, en pleine sale guerre, profite en premier lieu de ces croisements entre réseaux américano-algériens.
Son propre directeur, Richard Holmes, très proche des patrons du consortium pétrolier algérien Sonatrach, a été dès le début placé à la tête du US Algeria Business Council.
Une affaire de gros sous mal gérée a détérioré les relations entre Bob Jovanovik et ses camarades, au point de les obliger à déballer leurs affaires devant un juge du New Jersey. La procédure, ouverte le 14 septembre 2005, se poursuit à ce jour.
Le point focal de leur discorde porte sur les actions entreprises pour remporter le contrat de construction de l’autoroute Est-Ouest, qui traversera l’Algérie dans le sens de la longueur pour la relier aux axes autoroutiers du Maghreb.
Même un responsable du marché algérien chez le fabricant d’armes Northrop Grumman, John Foggan, s’est impliqué dans le dossier, au nom de ses retombées politiques.
Le projet, supporté à hauteur de 250 millions d’Euros par la Banque européenne d’investissement, a été finalement remporté par un groupe chinois. Seule ombre au tableau de chasse du US Algeria Business Council.
Langue du document : anglais
Indentification : marquage juridiques de la Cour du New Jersey.
C est toujours avec un reel interet et plaisir de lire ton blog , on sent a travers les textes ecrits la coherence et la lucidite dans l analyse des informations afin que les lecteurs soient vraiment informes en toute objectivite . MERCI !
primo les commentaires sont fait en rapport aux articles et analyses publiés
secundo vos commentaires sont en porte à faux car sur les centaines d'articles publiés sur ce blog seul quelques uns qui ne se compte même pas sur les doigts d'une seule main concerne l'Algérie et sont extrêmement critiques envers son gouvernement
tertio je ne suis pas sur que vous auriez eu vous le courage de les publier dans votre blog que je connais très bien
curieusement c'est à propos d'un extrait d'articles concernant les liens mafieux entre certains hommes d'affaires algériens et États uniens que vous avez réagis ... suivez mon regard ... vous sentiriez vous concerné ???
enfin si mon blog ne vous conviens pas vous êtes libre de l'ignorer et surtout de ne pas le polluez avec vos mensonges
aussi je vais effectivement supprimer vos commentaires et ceux à venir aussi n'est ce pas monsieur A....
Vous touchez unpint très sensible.Oui, mais les Entreprises étrangères ont totalement remplacé le secteur public, et en ça y' danger. Déjà, avec le système de délocalisation et les ZF, le pays nous est étranger. Le personnel vient de trés loin( je n'ai rien contre les étrangers, mais nos jeunes sont mis sur la touche et promus à être boat-people), tant qu'ils sont exposés au chomage POurquoi ne forme -t-on pas les locaux à construire chez eux, à gérer le secteur hydrocarbures par -ex. Avant, ce genre de parenariat existait, mais le secteur public était présent et maitre chez lui, ce n'est plus du tout le cas.