MATILAN
MATILAN unité du magav
fonctions: Unité de Renseignement , d'Infiltration et d 'Interception
Après que de nombreux terroristes et criminels aient facilement réussi à infiltrer Israël, passant au travers des patrouilles du Magav, ce dernier a formé une unité d'investigations sous couverture créant alors un plus pour les renseignements de terrains de Tsahal. MATILAN possède donc une forte avance en terme de capacité tactiques lui permettant d'engager une mission sans aucune assistance extérieure.
De plus, le MAGAV voulait des unités de renseignements qui pourraient opérer non seulement dans les territoires mais aussi dans d'autres sections d'Israël, et qui pourraient agir aussi bien seules qu'avec d'autres unités civiles de forces spéciales, les assistant et les fournissant en renseignements
La réponse fut donc en 1996, la création de l'unité MATILAN («Modiyin T'azpiyot Yerut VeLohama Nayedet» en hébreu). Une unité d'observations et d'interceptions combattante et mobile, avec comme rôle premier la prévention d'actes criminels et terroristes sur le territoire israélien et renforcer les effectifs aux frontières, empêchant aux terroristes de pénétrer en Israël.
Au départ il y avait 3 unités MATILAN, avec chaque équipe opérant dans son propre secteur
MATILAN - Jérusalem - opérant dans le secteur de Jérusalem et sa vieille ville incluant les nombreux villages arabes l'encerclant.
MATILAN - centre d'Israël - opérant autour des territoires disputés, dissolue en 1998, pour causes budgétaires.
MATILAN - nord d'Israël - opérant le long des frontières israélo-libanaise et syrienne, dans de nombreux villages arabes du nord d'Israël.
Exposées publiquement en Mai 1997, les unités MATILAN sont de très versatiles unités paramilitaires pouvant s'engager dans, quasiment, toutes les activités tactiques incluant les opérations d'investigations dans les villes israéliennes et les territoires les plus hostiles, la lutte anti-terroristes et la protection des VIP.
En outre, elles possèdent une forte avance en capacité d'investigations de même que de fortes capacités tactiques au combat.
Les unités ont délibérément des effectifs limités dans le but de booster leurs capacités au déploiement rapide et ne comptent pas plus de 10 à 15 opérateurs par unité.
Le processus de sélection pour l'équipe est long et rigoureux. Ce n'est qu'après avoir testé pendant plusieurs mois d'entraînements (Gibush) ses capacités physiques et intellectuelles, que le soldat sera considéré comme près au combat et pourra engager de plus complexes opérations. Chaque mission pouvant durer d'heures à plusieurs mois d'observations «non-stop».
La plupart des opérations menées par les unités MATILAN sont sous l'uniforme, mais en terrain urbain elles opèrent sous couverture en vêtements de ville.
Depuis leur création les unités MATILAN sont marquées de réussite. Elles réussissent à empêcher des terroristes, armes et explosifs de rentrer en Israël, arrêtent les réseaux de vols, trafics de drogues et autres criminels tout en gardant l'objectif sécurité au premier plan dans la lutte contre le terrorisme avec l'arrestation de nombreux terroristes recherchés.
YAMAS
yamas unité du magav
fonctions : unité secrete anti terroristes
L'unité YAMAS (l'acronyme hébreu de «Yehida Mishtartit Mistaravim») est une force spéciale de lutte anti-terroristes sous couverture, elle est l'équivalent de la légendaire Sayeret DUVDEVAN de TSAHAL.
C'est suite au vif besoin de forces sous couverture, qu'en 1989 le MAGAV crée les unités d'élite YAMAS de la bande de Gaza
et de Judée Samarie avec pour missions principales d'identifier, localiser et capturer les terroristes recherchés.
Ce n'est qu'en 1993, quand l'Intifada s'étant à Jérusalem, que le MAGAV forme la 3ème unité YAMAS : YAMAS YERUSHALAÏM.
YAMAS est une unité d'action directe : opérations de captures de terroristes basées sur les informations des services de renseignements. Ces unités ne sont pas désignées pour une infiltration sous couverture à long terme, mais plutôt pour un effet de surprise «hit and run» (frappe éclair).Ces opérations se déroulent la nuit ou au petit matin, dans les cachettes des terroristes ou même directement dans la rue
Les forces spéciales YAMAS conduisent des opérations tous les jours, et avec la fameuse Force 217 de TSAHAL, elles sont les plus occupées d'Israël.
Ces unités prennent de très gros risques (26 Août 1992, le commandant Yamas de Judée Samarie Eli Abraham zal, est tué durant une opération anti-terroristes).
Il y a en fait 3 unités YAMAS, chacune opérant dans son propre district :
YAMAS - Bande de Gaza
YAMAS - Judée Samarie
YAMAS - Jérusalem
Les tactiques YAMAS sont très similaires à celles utilisées par l'unité 217 de TSAHAL, sauf que celle-ci comprend une vaste majorité de juifs déguisés. Les unités YAMAS, comme celles du MAGAV en général comprennent certains opérateurs provenant de la minorité druze, dont l'arabe est la vraie langue natale.
Donc, jusqu'en 1994, Israël n'avait pas moins de 6 unités de forces spéciales sous couvertures spécialisées:
Sayeret Shimshon (TSAHAL) et YAMAS dans la bande de Gaza (MAGAV).
Sayeret Duvdevan (TSAHAL) et YAMAS en Judée Samarie (MAGAV).
Unité Gideonim (POLICE) et YAMAS dans Jérusalem.
En 1994, suivant les accords d'Oslo pris en Norvège quelques mois plus tôt, la bande de Gaza devient un «territoire palestinien», duquel les forces israéliennes se sont retirées, ne pouvant plus ni entrer ni opérer. En conséquence l'unité Shimshon de Tsahal est dissolue. L'unité Yamas est devenue plus petite mais n'a pas été dissolue comme prévu. Mais en 2001, au cours de la 2ème Intifada, l'unité YAMAS de la bande de Gaza est entièrement recréée, avec l'ajout de nouvelles équipes, de meilleurs équipements et d'un niveau d'entraînement plus élevé.
La sélection et l'entraînement de cette unité sont intenses et rigoureux. Sur 10 soldats présentés, 2 seulement seront sélectionnés et deviendront opérationnels.
7 mois d'entraînements basiques et d'infanterie avancés (Gibush), 4 mois d'entraînement aux tactiques anti-terroristes et aux techniques de déploiement sous couverture.
Durant cette phase d'entraînements les opérateurs sont testés dans des villages arabes amis voisins. Une fois ce test réussi, ils continuent leurs entraînements dans les villages voisins plus hostiles de Jérusalem-Est.
Une large phase comprend l'apprentissage des techniques de l'art martial renommé des forces spéciales israéliennes : le Krav Maga (Combat de contact en hébreu).
Une fois l'entraînement fini, d'autres opérateurs poursuivront une spécialisation tels que le «sniping», la conduite de différents véhicules, les secours, etc.
yamam
unité du magav
fonction: Unité Anti-terroriste et de libération d'otages
«YAMAM» est en hébreu l'acronyme de unité spéciale de police («Yechida Mishtartit Meyuchedet» en hébreu). Une autre référence a cette unité est unité spéciale anti-terroristes («Yechida Meyuchedet Lemilahama Baterror» en hébreu).
YAMAM fut créé après le massacre terroriste de l'université de Maalot, le 15 Mai 1974. Cette date correspond avec le 26ème anniversaire de l'indépendance israélienne. Après l'interventions des forces spéciales de Sayeret MATKAL, 21 enfants sont tués avant que les terroristes n'aient été abattus. Le constat fut rapidement fait : une unité devait être créée et entraînée pour ce genre de situation. Elle s'exercerait à des opérations de sauvetage d'otages dans des batailles à l'intérieur de buildings, ruelles, passages et autres endroits ou les manœuvres et la visibilité sont limitées.
Depuis le milieu des années 1990, l'unité a évolué et s'est transformée en squad, assistant la police dans des missions spéciales et dans de nombreux raids : elle est l'unité à qui l'on délivre les missions à hauts risques.
L'unité YAMAM, avec une force d'environ 200 soldats entre 21 et 28 ans, dont une partie d'anciens personnels de forces spéciales, détient les plus grosses capacités de combat d'Israël, incluant même l'élite des unités de TSAHAL telles que Sayeret MATKAL et Shayetet 13 (S'13).
L'unité YAMAM fait aussi partie des unités de déploiement les plus rapides d'Israël.
Officiellement l'unité YAMAM est la 1ère unité d'élite en charge des opérations de sauvetage d'otages. L'unité peut aussi réaliser de telles opérations hors des frontières, dépendant de la décision du chef des armées de TSAHAL (MATKAL).
Officieusement, l'unité opère des centaines de missions anti-terroristes hors des frontières d'Israël, dans les territoires disputés et dans le passé au front du Liban.
C'est donc après le massacre de Mahalot en 1974 que fut finalement prise la décision, devenue urgente, de la création d'une nouvelle force civile, avec pour principale mission le sauvetage d'otages. Le MAGAV a été choisi du fait de son organisation paramilitaire et de sa diversité hétéro-organique mais aussi grâce à sa puissante force militaire.
L'unité YAMAM reçu sa première véritable mission en Mars 1988 avec l'incident de la prise d'otage du «bus des mamans» dans lequel 3 terroristes avaient pris en otage un bus transportant plusieurs dizaines de femmes employées de la centrale nucléaire de Dimona.
Dans une performance éclair, rarement accomplie en Israël, de moins de 2 minutes
la prise d'otages était terminée. Le bilan était de 2 victimes tuées par les terroristes pendant le raid.
Le raid de 1988 fut tellement impressionnant que le SHABACH (service de renseignements israélien) s'intéressa de très près à cette unité et finit par s'en servir dans diverses opérations d'investigations.
L'unité YAMAM fut donc la 1ère à effectuer des opérations de lutte anti-terroristes sous couverture à l'intérieur des territoires.
A travers les années, les connections entre YAMAM et le SHABACH sont devenues très liées, et aujourd'hui YAMAM, en plus de ses autres opérations, exécute presque toutes les missions complexes du SHABACH.
Chaque équipe est divisée en 5 sections différentes, chacune spécialisée dans un différent aspect du contre-terrorisme :
- Section d'assaut : elle contient les meilleures troupes de l'unité.
- Section d'escalade : (Terror Monkeys/ singes de terreur)
- Section sniping : c'est la section des tireurs d'élite responsable de tirs de plus de 300 mètres.
- Section canine : engage les chiens agressifs fortement qualifiés contre les kidnappeurs et les terroristes.
Une partie de ces chiens est également formée pour trouver des explosifs.
- Section déminage : démolition et disposition de bombe.
L'unité YAMAM et également dotée d'une équipe spéciale composée des meilleurs opérateurs de l'unité connue sous le nom de «peloton silencieux» («Haoulia Hashketa» en hébreu).
D'une totale indépendance opérationnelle et tactique, les possibilités de déploiement rapide de l'unité sont nettement plus grandes comparées à celles des unités de TSAHAL.
Elle est l'unité de la dernière chance qui opère dans des cas désespérés où le professionnalisme en matière de contre-terrorisme est très souvent mis à l'épreuve.
YAMAM a accompli beaucoup d'opérations anti-terroristes ces 4 dernières années d'Intifada Al Aqsa.
En voici une brève liste :
- Capture d'un groupe terroriste du village de Taibeh. A la fin du raid 1 terroriste est arrêté et 4 sont abattus.
- Sauvetage du conducteur de taxi Eliyahou Goral par YAMAM et Sayeret Matkal, après son rapt par des terroristes palestiniens.
- Les forces YAMAM tue le leader du HAMAS Abbedullah Qawasameh à Hébron le 23 Juin 2003, après une forte résistance lors de son arrestation.
- Arrestation de terroristes avant une tentative de massacre à l'école Yokne'am.
- Assassinat de Sirhan Sirhan, un terroriste responsable du meurtre d'une mère et de ses 2 enfants au Kibboutz Metzer.
- Les forces YAMAM, arrêtent 12 terroristes des «brigades des martyrs Al-Aqsa» à Bethlehem planifiant un immense attentat suicide collectif contre Israël pendant les fêtes de Pessah.
- YAMAM tue 6 terroristes des TANZIM à TulKarem le 25 juillet 2004, incluant la tête locale du Hezbollah.
TOUS CE QUI EST IMPOSSIBLE POUR LES AUTRES UNITES, YAMAM LE FAIT !
yamag
unité du magav
fonction: -Unité tactique Anti-Criminalité
-Unité Anti-Terroriste à Déploiement Rapide
Après la hausse du crime dans les années 1990, le MAGAV réalise qu'il a besoin d'unités tactiques qui pourraient combler le vide entre la lutte anti terroristes et le sauvetage d'otages du MAGAV.
En Juillet 1998, la 1ère unité YAMAG «T'zabar» fut formée suivie de plusieurs autres équipes quelques temps après, jusqu'à la dernière en Janvier 1999.
Les forces spéciales YAMAG sont des unités très versatiles. Ce sont des unités tactiques d'investigations originalement orientées vers l'assistance à la police conventionnelle (criminalité, vols, et trafics de drogues), cependant dû aux récents clashs israélo-arabe, elles conduisent les opérations sous couverture d'investigations, de renseignements et de recherches de preuves cédant ensuite la place à un peloton de déploiement rapide en uniforme qui rentrera en action pour l'arrestation.
Chacune des missions de ces unités peut durer jusqu'à plusieurs semaines d'observation «non-stop».
Les unités Yamag sont tactiquement indépendantes. Elles peuvent s'engager dans des missions à hauts risques tels que raids, arrestations et sévères manifestations publiques, assistant l'unité SAMAG (Sayeret MAGAV) et les motards armés de l'unité YASAM. Elles peuvent aussi proposer une assistance tactique dans d'autres opérations en duo avec les unités de déploiement YAMAM.
Il y a plusieurs différentes unités YAMAG, chacune d'elles est rattachée au district régional de la police.
Certaines de ces unités ont une orientation plus urbaine du fait de l'augmentation des combats en zones rurales.
Unités urbaines du YAMAG
-YAMAG Alon - District Nord
-YAMAG T'zabar - District Centre
-YAMAG Barak - District Tel-Aviv
-YAMAG Lavy - District Jérusalem
-YAMAG Rotem - District Sud
Unités rurales YAMAG
-YAMAG Erez - District Nord
-YAMAG Almog - District Sharon
-YAMAG Dekel - District Sud
La création de multiples unités YAMAG, sur le modèles des forces spéciales comme Sayeret Duvdevan et Sayeret Egoz de Tsahal, créée beaucoup d'avantages. Les soldats assignés à un district, deviennent très vite familiers avec la région dans laquelle ils servent, sur le plan géographique comme sur le plan personnel, leur permettant d'opérer mieux et plus vite.
Les unités YAMAG sont multilingues et peuvent donc pour certaines missions spécifiques, travailler avec différents opérateurs, d'apparences et d'origines ethniques différentes. Une couverture presque innée est donc créée.
Les unités YAMAG sont composées de 80 opérateurs, répartis dans 6 équipes différentes :
- 3 équipes d'investigations spécialisées dans l'exercice sous couverture et la prise de renseignements et de preuves.
- 3 équipes combattantes et tactiques à déploiement rapide, secondant avec un armement plus lourd, les unités d'investigations.
Chaque équipe est faite de 12 à 15 opérateurs. Chaque opérateur YAMAG reçoit le même entraînement que le reste de son équipe, ils sont donc complètement interchangeables dans leurs rôles.
Ce n'est qu'après plusieurs mois d'entraînements basiques (Gibush), d'infanterie avancée, de tactiques et d'investigations que le futur opérateur pourra rejoindre son unité finale dans le poste auquel il aura été assigné.
Aujourd'hui, ces unités sont réputées très performantes et ont une formidable histoire de succès derrière eux.
Depuis leurs créations, il y a quelques années,
les unités YAMAG ont entrepris des centaines de missions par an,
la plupart d'elles avec succès.