>> Toutes les rubriques <<
· Défense militaire Sécurité (384)
· Documents (113)
· Droits de l'homme (118)
· Economie (300)
· Environnement Protection des patrimoines (82)
· Histoire Civilisations Religions (289)
· Medias Informations Désinformations (1368)
· Politique (2266)
· Santé publique (150)
· Sciences (71)
· Société (976)
bof, tous ces imposteurs seront bientôt très éprouvés par dieu, la majorité d'eux disparaitra, leur monde maud...
(Voir la suite)
Par gg, le 01.11.2009
ron paul ? un autre robot de la haute finance ?
on s inquiete de briser le dollard et les vies humaines qu o...
(Voir la suite)
Par justicier, le 19.10.2009
c est l horreur commise par ces monstres genocidaires qui emploient tous les moyens pour exterminer les pauvr...
(Voir la suite)
Par justicier, le 16.10.2009
les pays d’afrique et d’amérique latine ont-ils d’autres choix que de compter sur eux-mêmes? de savoir placer ...
(Voir la suite)
Par Saïd LOUKIL, le 11.10.2009
salam ! la grandeur humaine chez certains hommes celebres n a rien a voir avec leurs origines !! dieu guide v...
(Voir la suite)
Par justicier, le 09.10.2009
didier votre commentaire temoigne de votre humanisme et votre sens de justice ! faut agir autour de vous pour ...
(Voir la suite)
Par justicier, le 09.10.2009
salam !! parler d honneur avec des sionistes ?? des gens depourvus de tout humanisme ; des monstres maudits ...
(Voir la suite)
Par divine, le 09.10.2009
bonjour,
je suis francais et j'ai honte des positions politique de mon pays, ils ne pense pas plus loin que...
(Voir la suite)
Par didier, le 27.09.2009
salam alaykoum,
les "initiés" apprécieront la floppée de symboles nazilluminati sur les logos de leurs prod...
(Voir la suite)
Par bagdad, le 26.09.2009
allaho akbar !! si ces analyses sur d eventuelles guerres sur la planete s averent vraies; ce sera surement ...
(Voir la suite)
Par justicier, le 16.09.2009
· Les guerres de l'Afghanistan et de l'Irak: un bilan horrifiant de portée mondiale
· le Forum islamo-chrétien et les relations de l'Eglise avec l'Islam
· Le franc CFA sera-t-il dévalué ?
· Histoire de la colonisation française ......
· Algérie : le pouvoir totalitaire du DRS
· Flot de critiques contre le plus grand barrage ...
· L'assassinat de Mohamed BOUDIA à Paris
· comment sarkozy fait l’apologie de la colonisation
· L’Insertion de l’école africaine dans l’industrie culturelle occidentale
· Le commerce très juteux du US Algeria Business Council
· monsieur Sarkozy .. l'Algérie vous attend !!!!
· PROVERBES AFRICAINS... à méditer
· L'apocalypse biologique évitée
· SIDA : L'épidémie progresse toujours parmi les gay
· Seymour Hersh, Scott Ritter ......
Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour :
08.11.2009
6151
articles
Israël accroît sa présence militaire en Amérique latine | |
Mondialisation.ca, Le 5 novembre 2009 | |
Global CST vient de signer un contrat de 10 millions de dollars avec le gouvernement péruvien d’Alan García pour former et encadrer l’armée péruvienne contre le Sentier lumineux. En outre, Global CST a déjà vendu pour 3 millions de dollars de matériel de vision nocturne à l’armée péruvienne. Global CST, qui dément tout lien de subordination au gouvernement de Tel-Aviv, est une pièce essentielle du complexe militaro-industriel israélien. Il s’agit d’une structure légère, n’employant qu’une poignée d’individus, mais rattachée au groupe Mikal (marques : Soltam, ITL, Saymar), la seconde compagnie privée israélienne d’armement. Présidé par Avraham (Miko) Gilat, Mikal vend toute une gamme de produits allant des pièces d’artillerie aux blindés légers en passant par l’optronique. Global CST est dirigé par le généra Israël Ziv (ancien chef des opérations de l’armée israélienne), qui échoua face au Hezbollah en 2006. En 2008, Global CST a réalisé le sauvetage d’Ingrid Betancourt en Colombie (Operation Jaques) et, simultanément, la planification de l’attaque géorgienne contre l’Ossétie du Sud (une opération qui fit plus d’un millier de morts). Le déploiement de Global CST en Colombie et au Pérou doit être mis en perspective avec l’encadrement de la junte hondurienne par d’autres sociétés militaires « privées » israéliennes. | |
Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël (3ème partie) par Peter Eyre | |
Mondialisation.ca, Le 5 novembre 2009 | |
Pour lire la première partie, cliquez ici Pour lire la deuxième partie, cliquez ici ![]() Carte ONU de la zone de pêche Gaza Lorsqu’on regarde cette carte côtière, il saute aux yeux que le peuple de Gaza n’a aucun moyen pour réussir une industrie de la pêche commercialement viable. Elle s’est maintenant effondrée et tout le stock de poisson proche de la côte est épuisé. Cette carte est une carte officielle de l’ONU mais que signifie-t-elle ? Il en va de même de la côte où la Palestine (qui fut naguère une grande communauté pleine de vie) est à présent réduite à de petites enclaves. Cette politique dite des deux états est une farce absolue, avec la Cisjordanie elle-même devenue quasi deux états (Israéliens - Palestiniens). Considérons brièvement le désastre qui a frappé les pêcheurs de Gaza et la manière dont les Israéliens (avec l’aide de l’Autorité Palestinienne) ont à présent pris le contrôle total de toutes les eaux en offshore. ![]() Chypre : prise de poissons Il y a quelque temps, j’ai eu l’opportunité de visiter Chypre où j’ai rencontré de nombreux pêcheurs qui se vantaient de l’époque où ils pouvaient pêcher dans la zone au large de Gaza. La pêche était excellente et les prises de crevettes encore meilleures et très lucratives. Les pêcheurs cypriotes se rappellent les jours où la marine israélienne les a progressivement mais fermement éloignés de la région. Depuis les Accords d’Oslo et l’Accord Bertini nous avons vu le gouvernement israélien exercer sa force contre les pauvres pêcheurs de Gaza. La limite initiale des 20 miles nautiques (qui aurait dû être de 24 miles nautiques) n’a jamais été appliquée et de même la limite Bertini des 12 miles nautiques n’a pas atteint son objectif. Ce qui se passe maintenant c’est qu’en fait les pêcheurs sortent et opèrent au jour le jour dans une zone proche de la côte dont l’étendue est contrôlée par la marine israélienne. Il y a quelque temps, pendant les pourparlers sur les réserves de gaz en offshore, le président Abbas a transféré la zone de sécurité offshore à Israël, qui la contrôle à présent. Si j’écris cet article cela ne veut pas dire que j’approuve pleinement le blocus. Je crois que toutes les négociations menées pour le compte des Palestiniens sont totalement inacceptables jusqu’à un certain point où le peuple de Palestine est pris en otage. Souvent nous voyons une approche de type « big brother » où il est forcé d’accepter ou de subir les conséquences. Cependant je pense aussi que le président Abbas a parfois accepté des accords qui seraient normalement totalement inacceptables à d’autres. ![]() Prise de poissons à Gaza Examinons l’industrie de la pêche et voyons combien les pêcheurs de Gaza ont du mal à maintenir une industrie viable. Puisque, nous l’avons vu, la pêche au large de Gaza était très lucrative, qu’est-ce qui a changé pour amener cette industrie à un effondrement total et pourquoi ? Voici un échantillon typique d’une prise à Chypre. J’ai regardé les bateaux de pêche rentrer le soir avec quelque 1.500 kg de ces poissons de type thon. La nuit le poisson était débarqué et expédié en Europe. C’est une simple comparaison de ce qu’on peut décrire comme une prise très lucrative. Les poissons sont séparés dans des boîtes après avoir été pesés. La majorité de la pêche se fait en eaux profondes, ce qui constitue le premier obstacle pour les pêcheurs de Gaza. La marine israélienne les intimide en permanence et la plupart du temps les accule à la proximité des côtes (à environ 3 km de la côte). Quand on sort tous les jours (la même distance), c’est exercer une pression énorme sur la capacité de régénération naturelle. La zone est alors en surpêche, on capture du poisson non mature et la chaîne naturelle est rompue. Finalement il ne faut pas beaucoup de temps pour que tout le stock décroisse et s’épuise. Voyons à présent une telle prise à Gaza et la photo ci-dessous montre que malgré les effectifs le rendement est extrêmement faible. En 2007 l’UNHCR a écrit un rapport sur le déclin de l’industrie de la pêche à Gaza et souligné l’importance de permettre aux pêcheurs de vaquer chaque jour à cette industrie vitale. Historiquement, la pêche a été la bouée de sauvetage du peuple gazaoui. Elle a été une part très importante de sa vie quotidienne et de ses ressources alimentaires. L’ONU a permis l’établissement des Accords d’Oslo, profondément imparfaits, pour la décimer. ![]() Zone Economique Exclusive De manière générale, chaque Etat côtier a droit à sa propre Zone Economique Exclusive qui lui donne accès et contrôle à toutes les ressources naturelles existant dans la limite de ses 200 miles nautiques. Dans le cas de Gaza il n’est pas possible d’obtenir cette zone d’extension marine puisque les frontières entre Israël et l’Egypte, si elles sont étendues, convergent en une sorte de triangle étendu. Cependant, il serait possible de donner à Gaza une distance d’environ 60 miles nautiques. Si une telle zone était établie, Gaza serait en bonne position pour recouvrer son industrie de pêche perdue et avoir ainsi la capacité de continuer à chercher plus de pétrole et de gaz, qui sont censés abonder dans cette zone. Nous reviendrons au rapt du pétrole et du gaz à Gaza dans un prochain article.
Peter | |
Articles de Peter Eyre publiés par Mondialisation.ca | |
La guerre pour les biens communs s'aggrave en Equateur. par Raul Zibechi | |
Mondialisation.ca, Le 5 novembre 2009 | |
Lors des dernières mobilisations amérindiennes contre la Loi sur l'Eau fin septembre, nous avions relaté les faits, le contexte et les enjeux généraux de ce mouvement. voir Equateur : mobilisations amérindiennes contre développement capitaliste L'article de Raúl Zibechi que nous publions ici approfondit cette question et donne un éclairage plus précis sur les principaux enjeux concernant la défense de l'autonomie des communautés autour de la gestion de l'eau, en particulier dans la région amazonienne, en relation avec les projet du gouvernement de gauche de favoriser le développement de l'extraction minière dans ces régions. À la fin de septembre s'est produit un soulèvement indigène en Équateur, cette fois pour la défense de l'eau, menacée par l'exploitation minière à ciel ouvert. Les organisations amérindiennes font face maintenant à un gouvernement qui se proclame antinéolibéral, partisan du "socialisme du XXIe siècle" et conduisant une"révolution citoyenne" « Ce qui s'est passé à Cochabamba avec la guerre de l'eau, sera une miniature par rapport à ce qui va arriver en Equateur, car ce qui arrive c'est un soulèvement » déclare sur un ton persuadé Carlos Perez Guartambel, président de l'Union des Systèmes Communautaires de l'Eau d'Azuay [1]. Son point de référence est la Guerre de l'Eau à Cochabamba, en Bolivie, une insurrection sociale qui a obtenu d'inverser la privatisation et a marqué le début, en avril 2000, au cycle de protestations qui amenèrent Evo Morales au gouvernement. « Mes parents m'ont appris que l'eau et le feu se partagent et ne se vendent pas », dit-il presque indigné pendant qu'il se rend à une assemblée communautaire à la Victoria del Portete, dans une vallée vaste et riche située à une quinzaine de kilomètres de Cuenca (capitale de la province méridionale d'Azuay), jolie ville coloniale pleine de touristes. Lorsqu'il tourne sur la route Panaméricaine vers la droite, il nous montre la maison de ses parents, où il est né il y a un peu plus de 40 ans. « Enfant, j'allais à la fontaine pour chercher de l'eau avec un pichet d'argile. On le recouvrait avec le pocón, la feuille de maïs qui est biodégradable. Jamais je n'avais imaginé qu'un jour j'irai acheter une bouteille d'eau, jamais. Chaque litre vaut un dollar et 30 cents c'est-à-dire que le litre d'eau coûte plus cher qu'un litre de lait et un litre d'essence. La lutte pour l'eau va être la lutte pour la vie ». La différenciation sociale provoquée par les envois de fonds des émigrés peuvent se voir à l'œil nu : à côté des modestes maisons aux toits de tôle, se dressent des grandes bâtisses de trois étages à vocation d'habitation, même si leurs propriétaires sont encore des agriculteurs. Carlos Perez est quechua et avocat spécialisé en droit communautaire avec des diplômes obtenus sur les questions environnementales, avec un livre remarquable sur la justice communautaire. Ces dernières années, il a consacré tous ses efforts pour résister à l'installation d'entreprises minières avec des noms éloquents comme IAM Gold, sur les hauteurs de Quimsacocha, où naissent les sources qui irriguent la vallée dans laquelle des milliers de paysans pratiquent l'élevage du bétail. Il appartient à une nouvelle génération de dirigeants indiens, formés dans les universités, qui parlent plusieurs langues, participent à des forums internationaux, maîtrisent les nouvelles technologies mais restent attachés à leurs communautés et continuent de parler leur langue maternelle. Quand nous arrivons à Victoria del Portete, il est garé au bord de la route où plusieurs centaines de villageois sont entassés sur une vaste esplanade entre le conseil paroissial et l'église. Il monte au balcon de la mairie et déclare ouverte l'assemblée du système local de distribution de l'eau qui devra prendre des décisions importantes. « Si les gouvernements précédents nous menaçaient avec la privatisation de nos réseaux d'approvisionnement en eau, ce fantôme est maintenant parti. Mais nous avons un autre, l'exploitation minière qui est la plus grande menace », dit-il avant l'ouverture de la réunion. Dans cette région fonctionne le Projet Nero depuis 24 ans, peut-être le plus grand système communautaire de distribution de l'eau car il approvisionne six mille familles, soit quelques trente mille personnes de 45 communautés. « Au départ, les familles s'installaient près de la rivière ou de la source, jamais près de la route parce qu'elles préféraient être près de l'eau. Ensuite, les rivières ont été polluées et les sources sont restées petites et cela a fait que dans les années 60 et 70 sont apparues des organisations comme Caritas qui installèrent des pompes manuelles dans les centres paroissiaux où les gens faisaient la queue pour obtenir de l'eau. Mais d'autres ont commencé à envisager d'installer eux-mêmes tout le réseau, lors de Mingas communautaires, et là il n'y avait plus besoin de transporter l'eau à dos d'homme mais pour la première fois avoir le robinet à la maison », dit Perez en rapportant l'histoire de sa communauté. Au fil des années, les systèmes d'eau communautaires se sont répandus dans tout le pays. Dans la province d'Azuay il existe 450 systèmes, qui fournissent 30% de la population, surtout dans les zones rurales et les périphéries urbaines. Dans tout l'Équateur il y aurait environ 3.500 systèmes d'eau, construits, entretenus et gérés par les communautés elles-mêmes. Un soulèvement différent Le 27 septembre, la CONAIE (Confédération des nationalités indigènes d'Equateur) a lancé une nouvellle mobilisation contre la Loi sur l'Eau à laquelle elle n'a pas participé. Le projet de loi du gouvernement est arrivé au Parlement à la mi-août, mais déjà en 2008 le CONAIE avait développé son propre projet qui n'a pas été pris en compte par l'exécutif. La critique portée par les mouvements est que la Loi sur les ressources hydriques permet le développement de projets miniers dans les zones de naissance des cours d'eau, assure la fourniture en eau des exploitations minières, mais pas pour les communautés autochtones et paysannes, et n'aborde pas la question urgente de la pollution des cours. En outre, cette loi vise à englober les systèmes d'eau communautaire dans une autorité centralisée de l'État, de sorte que les communautés perdront le contrôle sur la ressource. Ricardo Buitrón de Acción Ecológista a mené une étude détaillée de la loi et estime qu'elle « contient des éléments de privatisation, comme le transfert de l'usage de l'eau avec celui de la propriété foncière et l'utilisation de l'eau dans l'industrie ou dans les affaires à d'autres endroits. Egalement que les infrastructures hydrauliques deviennent propriété de particuliers, que les eaux de surfaces retenues - dans les zones humides - fassent partie intégrante des prés, de la terre » [2]. De cette manière, les eaux pourront être acquises par ceux qui achètent la terre et en donneront l'usage selon leur convenance. Il critique également cette loi car elle ne dispose d'aucun élément permettant la déprivatisation, en vue d'inverser la situation où les eaux sont maintenant dans des mains privées. Et que les milliers de conseils locaux des systèmes d'eau potable n'aient pas de participation réelle car leurs membres deviennent des usagers ordinaires assujetties à une Autorité Unique étatique qui contrôlera tout le réseau hydraulique. Humberto Cholango leader de Ecuarunari, l'organisation quechua de la Sierra, a recueilli des données éloquentes lors de la conférence de presse du 24 septembre [3] : 45% de l'eau est légalement cédée (par des concessions), mais 55% est utilisé illégalement, 1% des utilisateurs consomment 64% de l'eau distribuée et 86% des Equatoriens n'accèdent qu'à 13% de ce volume global. « La loi est muette sur ces points, et le Plan National de Développement favorise l'exploitation minière et la floriculture ». La loi n'envisage pas de sanctions pour la pollution ni le contrôle de la qualité de l'eau. « Le droit humain à l'eau est restreint à l'accès à l'eau potable et à son usage domestique, sans prendre en compte le droit lié à la santé, à la souveraineté alimentaire et à la culture », ajoute Buitrón. Cholango, quant à lui, a souligné le rôle des communautés amérindiennes dans la construction des réseaux de distribution de l'eau : « Nous avons construit des canaux d'irrigation, des réseaux d'eau potable, et maintenant avec la présente loi du gouvernement, ils veulent nous transformer en simples usagers et que nous ne soyons plus des acteurs. Dans l'article 97, ils en viennent à établir le contrôle et l'administration exclusive des systèmes communautaires à l'Autorité Unique. Il s'agit d'une attaque à nos conseils de l'eau » [4]. Le résultat, à son avis, est que la loi donne la priorité de l'usage de l'eau pour l'exploitation minière. Quand les protestations ont commencé, avec barrages de routes et manifestations pour forcer le gouvernement à dialoguer et écouter sa propre Loi sur l'Eau, inspirée par le Sumak Kawsay, le Bien Vivre que garantit la Constitution, la réponse du président Rafael Correa a été très dure. « Que croient-ils ces dirigeants ? » dit-il. Il les a accusé d'être des « extrémistes », de « faire le jeu de la droite » et de putchistes, en comparant la situation équatorienne avec le Honduras [5]. Le 30 septembre, la police a tiré sur des amérindiens Shuar dans la province amazonienne de Morona Santiago. Selon un communiqué d'Acción Ecológista, Bosco Wizuma, enseignant bilingue, est mort d'une balle alors qu'il faisait partie d'un groupe de 500 personnes qui avaient bloqué le pont sur la rivière Upano. Apparemment, c'était un "piège" parce que au même moment les dirigeants étaient appelés à un dialogue « pour détourner l'attention de la direction et les médias locaux » [6]. Il y a eu aussi des dizaines de blessés, dont plusieurs policiers. Le Président Correa a vite changé son discours et a appelé au dialogue : « Bienvenue frères. Ce gouvernement est le vôtre, celui des peuples autochtones, le Palais de Carondelet est à vous » [7]. Peut-être que c'était la seule façon de désamorcer un conflit qui menaçait la stabilité de son gouvernement. Même si le soulèvement n'a pas commencé avec la puissance des mobilisations indiennes antérieures, les enseignants et les autres secteurs sociaux s'y sont joints dès le départ. Mais quand il y a un mort, tout est possible. Dialogue et tension La direction de la CONAIE a décidé de suspendre les actions pendant la période de négociation que le gouvernement a ouvert. Cependant, dans la plupart du pays, les bases, c'est-à-dire les communautés ont continué de couper les routes et de fermer les marchés. Une division est née entre les organisations membres de la CONAIE, en particulier entre la sierra (Ecuarunari) et la forêt (Confeniae). Le climat de méfiance n'a pas reculé. Le lundi 6 octobre, un dialogue direct télévisé a débuté au siège du gouvernement, au Palais de Carondelet. Des milliers d'Indiens se sont rassemblés à l'extérieur pendant des jours dans l'attente des résultats. Cent trente dirigeants entrèrent dans le palais et se sont entretenus avec Correa, dans un climat tendu. Le premier jour, six accords ont été conclus et, parmi les plus importants, on peut noter : l'institutionnalisation d'un dialogue permanent entre les deux parties, que le gouvernement examinera le projet de Loi sur l'Eau de la CONAIE et qu'il recevra une proposition de la part du mouvement indigène à propos de la Loi sur l'Exploitation Minière. Un bon exemple du climat qui a prévalu dans les négociations est le dialogue suivant. « Marlon Santi, président de la CONAIE, a demandé le respect envers les autochtones. Ses paroles étaient liées à des déclarations dans lesquelles ils ont été décrits comme des ' fous' qui n'avaient pas de représentativité. L'exigence était directe. Correa s'est interrompu et a demandé les noms des fonctionnaires pour 'les virer immédiatement du gouvernement. Quel est cet imbécile ?' a demandé Correa deux fois. 'Vous, Président' a répondu le dirigeant indien » [8]. Les organisations autochtones ont réussi à institutionnaliser le dialogue comme elles le voulaient. Le 14 octobre l'exécutif a promulgué le décret n° 96 qui établit la formation d'une Commission mixte composée de la CONAIE et ses trois filiales (la Côte, la Sierra et l'Amazonie) et pour le gouvernement, le ministère de la Justice, le secrétariat les Peuples, des Mouvements sociaux et de la Participation citoyenne et diverses institutions. La commission va examiner les deux lois sur l'eau (celle de l'Etat et celle des amérindiens) ainsi que des propositions de réforme de la loi minière en vigueur. Mais l'échange d'accusations s'est poursuivi. Après la retransmission des samedis de Correa la dirigeante amazonienne et ex-députée Monica Chuji a accusé le président d'être raciste : « Je réaffirme que les mots, les gestes et les actions du Président le caractérisent comme un raciste. Traiter les leaders indigènes de 'culottés', 'réacs' et de 'ponchos dorés' sont des expressions racistes. Utiliser le kichwa pour des intentions démagogiques et ensuite nier son officialisation est une attitude raciste. Minimiser la population indigène équatorienne en la réduisant à un vote dans les urnes est une attitude raciste » [9] Bien qu'il soit important que le conflit ait été désactivé, d'autant que le précédent du massacre de Baguá [10], au Pérou, avait fait craindre le pire, les différences sont encore importantes. Pepe Acacho, président de la Fédération Shuar (de l'Amazonie) n'est pas d'accord avec les résolutions : « Nous avons lutté huit jours et il n'est pas juste que nous n'ayons pas obtenu que Morona Santiago soit déclarée province écologique, libre de toute exploitation minière et pétrolière » [11]. Le modèle de pays comme problème La nouvelle Constitution équatorienne est l'une des plus avancées au monde en matière d'environnement, au point qu'elle définit la nature comme sujet de droit. La Constitution a été adoptée le 28 septembre 2008 par 64% des Équatoriens lord d'un référendum populaire. « La nature ou Pacha Mama, où la vie se reproduit et se réalise, a le droit que soit respecté pleinement son existence et le maintien et la régénération de ses cycles vitaux, de la structure, des fonctions et des processus d'évolution », dit l'article 71 consacré aux "Droits de la Nature". Le problème est l'exploitation minière à ciel ouvert sur laquelle le gouvernement Correa a fortement misé. Alberto Acosta, fondateur du mouvement Alianza País qui ont conduit Correa à la présidence, et ancien président de l'Assemblée constituante, brandit un discours très proche des mouvements indiens : « La loi minière adoptée après la Constitution, menace la Carta Magna. C'est le problème de fond. A quoi le devons-nous ? Sans aucun doute aux incohérences d'un gouvernement qui mène encore des politiques manifestement inspirées par la gestion néo-libérale, qui représente encore les intérêts économiques des groupes les plus traditionnels » [12]. Acosta affirme que les gouvernements progressistes d'Amerique du Sud « n'ont pas discuté ou remis en question le modèle "extractiviste" » même « les plus avancés » comme le Venezuela, la Bolivie et l'Équateur. À son avis, la croyance solide que « grâce à l'extraction des ressources naturelles nous allons trouver le chemin du développement » a empêché jusqu'à présent de dépasser ce modèle et, par conséquent, de rechercher « une nouvelle forme d'intégration dans le marché international ». Un second problème est Correa lui-même. Acosta indique qu'il est entré recemment dans la vie politique en 2005, quand en Equateur se succèdent les révoltes indiennes depuis 1990. Il a tendance à penser en termes personnels : « Il assume le rôle de porteur de la volonté politique collective, et ne se rend pas compte qu'une grande partie du processus historique antérieur est ce qui explique les résultats positifs de Correa et Alianza País ». L'absence de structure, mouvement ou parti, conduit Correa, selon Acosta, à ne pas comprendre « qu'il est là, à la présidence, grâce à tous les efforts déployés par la société équatorienne. » [13] L'économiste Pablo Davalos coïncide avec cette approche mais il croit également que le gouvernement de Correa continue d'être néo-libéral. Le capital est aujourd'hui devant la nécessité de « relier les territoires avec le tourbillon de la spéculation financière » comme un moyen de surmonter la crise [14]. Les mouvements ont déclaré les régions amazoniennes et méridionales de Zamora et de Morona comme des territoires libre de toute exploitation minière. La collision avec les compagnies minières multinationales semble inévitable. Dans le gouvernement Correa, et c'est un point essentiel, il y a des membres éminents de la droite ainsi que dans le parti qui le soutient, Alianza Pais. En conséquence conclut Davalos, au-delà des déclarations sur le socialisme et la révolution, le mouvement de Correa fait partie de la « dérive du post-néolibéralisme, c'est à dire comme une continuation du néolibéralisme, mais sous les modalités de la dépossession territoriale et des ressources et de la déterritorialisation de l'Etat. » L'alternative la plus sérieuse semble être le projet ITT, visant à laisser le pétrole dans le sol et à chercher un autre modèle de développement [15]. ITT est un sigle formé par le nom de trois puits d'exploration forés dans la zone du parc Yasuni en Amazonie (Ishpingo, Tambococha et Tiputini). Au milieu de l'année 2009, le gouvernement de Correa a repris à son compte le projet élaboré par Acosta quand celui-ci était ministre de l'Énergie et des Mines. La proposition est de ne pas exploiter le pétrole comme contribution de l'Équateur à la lutte contre le réchauffement climatique. Les réserves ITT représentent 20% des réserves totales de pétrole du pays. L'économie équatorienne est basée sur le pétrole : 22% du PIB, 63% des exportations et 47% du budget de l'Etat dépendent du pétrole. Mais ici réside également la force de la proposition : elle permettrait d'éviter l'émission de 410 millions de tonnes de CO2 freinerait la déforestation et la pollution, et serait une grande contribution au développement d'une économie post-pétrolière. En contrepartie, le gouvernement de l'Équateur a demandé à la communauté internationale une compensation équivalente à 50% des revenus qui pourraient être obtenus si ce pétrole était exploité. Le parlement et le gouvernement allemand ont répondu favorablement en fournissant 50 millions par an au cours des treize années de dureraient les bénéfices tirés de ces puits. La Norvège et la Communauté de Madrid ont donné des signaux positifs. Alors que beaucoup sont impliqués dans ce projet qui représente une révolution écologique, Acosta fait valoir qu'il « a vu le jour à partir des luttes de résistance des peuples autochtones, en particulier dans le sud-centre de l'Amazonie qui visaient à empêcher que l'activité pétrolière s'étende jusqu'à leurs territoires ainsi que les groupes de colons métis dans le nord de l'Amazonie et les peuples autochtones touchés par l'activité de la compagnie Chevron. » [16]
[2] Ricardo Buitrón, El Telégrafo, op. cit. [3] Voir la conférence de presse sur en www.youtube.com/watch ?v=tN3x3vE1jfE. [4] Communiqué de Ecuarunari dans Ecuachaski du 17 septembre 2009. [5] Agence AFP, Quito, 25 septembre 2009. [6] "Noticias del Levantamiento en Defensa del Agua-1" à : www.accioecologica.org. [7] El Comercio, Quito, 3 octobre 2009. [8] El Comercio, 6 octobre 2009. [9] Déclarations du 11 octobre sur : http://ukhamawa.blogspot.com. [10] Voir "Masacre en la Amazonia : la guerra por los bienes comunes" sur http:// www.ircamericas.org/esp/6181. [11] El Comercio, 6 octobre 2009. [12] Entretien avec Alberto Acosta, 6 septembre 2009. [13] Idem. [14] Pablo Dávalos, op. cit. [15] Matthieu Le Quang, entretiens avec Alberto Correa ; Alberto Acosta, Eduardo Gudynas, Esperanza Martínez et Joseph H. Vogel, "Dejar el petróleo en tierra para el Buen Vivir : Elementos para una propuesta política, económica y ecológica para la iniciativa de no explotación petrolera en la Amazonia de Ecuador," Programa de las Américas Informe de la política (Washington, DC : Center for International Policy, 7 de julio de 2009) : http://www.ircamericas.org/esp/6238. [16] Idem | |
Articles de Raul Zibechi publiés par Mondialisation.ca | |

Il y a quelques jours, Hillary Clinton a annoncé que l’administration US ne faisait plus du gel de la colonisation israélienne à Jérusalem et en Cisjordanie, un préalable pour son soutien à Israël lors de la reprise des négociations avec l’autorité palestinienne.
Ce revirement montre la faiblesse américaine non seulement dans les dossiers du Proche-orient mais sur l’ensemble de la scène diplomatique.
Les prédictions de personnes averties comme Emmanuel Todd se sont donc réalisées. Celui-ci décrivait, dés 2002, la course vers l’abîme des Etats-Unis, l’affaiblissement économique s’ajoutant à la démesure des moyens militaires déployés pour contrôler certaines parties du monde et la perte de crédibilité qui en résulterait.
Un pays qui ne peut plus faire face aux exigences de sa politique internationale et de sa prétention à être le gendarme du monde, un pays miné de l’intérieur par les outrances d’un capitalisme financier qu’il a contribué à favoriser et le lobbying, voilà ce que sont devenus les Etats-Unis.
Petit à petit, depuis la fin du 20ème siècle, les théâtres d’opérations et les zones de conflit se sont déplacés vers l’est. Irak, Tchetchènie, Géorgie, Afghanistan, Pakistan. L’Asie centrale dans son ensemble se trouve sous le feu des rivalités entre grandes puissances régionales et mondiales. Les occidentaux risquaient d’être les grands absents d’une région où quatre puissances nucléaires rivalisent d’influence sur des pays regorgeant de ressources énergétiques : Russie, Iran, Irak, Pakistan, anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.
Leur guerre contre le terrorisme fut donc la grande trouvaille des think tanks américains pour s’ingérer militairement en Asie centrale : Irak, Afghanistan et aujourd’hui le Pakistan avec en plus des bases militaires dans des pays « amis » : Turquie, monarchies pétrolières de la péninsule arabique et du golfe persique, Tadjikistan.
Les talibans, Al-Qaïda, les rebelles pakistanais sont finalement bien commodes pour justifier cette présence occidentale. A condition qu’elle soit couronnée de succès militaire sinon les opinions publiques en occident pourraient la remettre en cause.
On comprend donc aisément l’importance mythique des attentats du 11 septembre. Une capitalisation à long terme avec un retour sur investissement en dividendes géopolitiques et économiques.
Après avoir envisagé avec logique de prendre leurs distances avec les Etats-Unis lors de la seconde guerre d’Irak, les occidentaux, en bons vassaux des USA, sont à présent tous ralliés à la guerre contre le terrorisme. Pourtant, du temps de l’amitié Chirac-Schroeder, l’occasion était belle pour la France et l’Allemagne de coordonner leurs politiques étrangères et de se rapprocher de la Russie et de la Chine et gagner ainsi en souveraineté.
Il aurait suffi que la France et l’Allemagne partagent le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU pour que le duo ainsi formé pèse comme une grande puissance capable de choisir ses amis et refuser les ennemis qu’on a trop souvent tendance à lui imposer.
Une puissance bipolaire de 150 millions d’habitants au PIB de 6700 milliards de dollars à la tête de l’Union Européenne, possédant l’arme nucléaire et un siège au conseil de sécurité de l’ONU aurait eu un poids bien plus important pour négocier les changements qui secouent le monde.
Au lieu de ça, les nouveaux responsables de la France et de l’Allemagne se sont dépêchés de recoller les morceaux avec des Etats-Unis déjà affaiblis qui, malgré leur colère, n’avaient pas pu prendre de mesures de rétorsion envers elles après l'épisode irakien. Une fois la colle prise, c’est avec des courbettes qu’ils rencontrent les dirigeants américains comme vient de le faire Angela Merkel tout dernièrement. Comme des collégiens boutonneux, chacun tente de montrer à son l’opinion publique qu’il a une relation privilégiée avec le "mono" américain.
Cette vision sans envergure d’un monde toujours dominé par des Etats-Unis pourtant faibles, n’augure rien de bon. Car l’oncle Sam va continuer sa descente aux enfers pendant que d’autres pays disputeront aux occidentaux leur influence : La Russie mais surtout la Chine, l’Inde, le Brésil. Leur passé de pays du tiers-monde leur donne un avantage considérable pour nouer des relations équilibrées avec les pays qui possèdent les ressources minières, agricoles et énergétiques dont ils ont besoin. C’est ce que fait la Chine avec l’Afrique, c’est ce que fait le Brésil en n’hésitant pas à se rapprocher des pays de l’ALBA et donc d’Hugo Chavez.
C’est ce que font la Chine, la Russie, l’Inde et la Turquie avec l’Iran.
Une Turquie qui remet en cause en ce moment même la relation privilégiée qu’elle avait avec Israël. Il faut dire qu’elle a bien senti qu’une attaque de Tel Aviv contre l’Iran nuirait à ses propres intérêts. L’Iran et la Turquie ont une frontière commune… Il y a aussi l’aveuglement des dirigeants européens dont certains, comme Nicolas Sarkozy affichent une authentique hostilité à la Turquie tout en affirmant qu’Israël fait virtuellement partie de l’Union Européenne !
Tout cela ressemble fort à une rivalité pour se partager un gros gâteau. L’Afrique aux français, aux européens et à la Chine. L’Amérique du sud en bonne voie de se libérer du joug US. L’Extrême-orient à la Chine et les occidentaux grâce à l’Australie, la Corée et le Japon. L’Asie centrale comme point de convergence de tous les appétits.
Pas étonnant que ça chauffe là-bas plus qu’ailleurs !
Dommage que la France en soit réduite à suivre, le regard torve et le dos courbé, la politique étrangère américaine en trépignant de pouvoir se mettre en avant.
Bien maigre consolation pour son larbinisme sioniste et atlantiste!
Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
Israël et l'IAEA par Pascal Sacré | |
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009 | |
Nicolas Sarkozy est-il tous les français ? Barack Obama est-il tous les états-uniens ? Angela Merckel est-elle tous les allemands ? Silvio Berlusconi est-il tous les italiens ? José Manuel Barroso est-il tous les européens ? L’ONU est-il nous tous ? Barack Obama donne des ordres à l’ONU, au travers de la bouche de Suzan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, ou, toujours au travers de cette bouche, complimente son ami Shimon Peres… Tout va bien, madame Rice ? Votre langue s’en remet ? L’ONU ne doit pas s’occuper d’Israël ou de ce qu’il pourrait faire ou non(1). L’ONU doit s’occuper de l’Iran. L’ONU doit actionner le levier AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et sanctionner l’Iran. Y aurait-il un AIEA sévère, pour l’Iran ? Et un AIEA complaisant, pour Israël ? Un ONU sévère (Irak, Iran, Afghanistan…) et un ONU gentil (Israël, Etats-Unis, Arabie Saoudite…) ? Pourquoi ? L’ONU doit, l’Onu doit… Mais de qui tient-il ses ordres ? L’Onu doit. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis, utilisant l’organe vocal de madame Suzan Rice, le dit. Il n’y a pas d’autre raison, si ce n’est, en remontant encore un peu plus haut dans la maîtrise du Grand Jeu International, le désir israélien qu’il en soit ainsi. L’AIEA, indépendante, véritablement internationale, pourrait avec la même sévérité étudier le comportement d’Israël(2)-(3)-(4), des Etats-Unis, comme de l’Iran. Ni plus, ni moins. Sinon, il est nécessaire de changer son nom, en AAEA, Agence américaine de l’énergie atomique. Ou AAIEA (Agence américano-israélienne de l’énergie atomique). Voire ne même pas modifier le sigle, mais corriger la signification de ses initiales : Agence israélienne de l’énergie atomique, Israelian Atomic Energy Agency. (Tiens, par un hasard également, nous pourrions faire de même avec la CIA, Central Israelian Agency). Israël a violé tant, et si longtemps, de résolutions ONUsiennes(5), que plus aucun média agréé ne s’en fait l’écho et qu’elles sont toutes quasiment abandonnées car personne ne pourra imposer leur application. Bah. Et alors ? Tout le monde sait que ce sont les puissants qui orientent les grandes décisions politiques mondiales. Et ces puissants, vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, puis de la guerre froide, sont les Etats-Unis. Et tout qui s’allie aux Etats-Unis, ce qui veut dire, se soumet, complètement, bénéficie un peu de cette puissance. Avoir l’ONU, même si c’est insuffisant, même si c’est loin d’être idéal, permet quand même de limiter les dégâts. De contenir, au moins un peu, l’hégémonie des Puissants. Ainsi se rassurent la plupart des gens. Contrairement à eux, je soutiens que notre monde est pire avec l’ONU, que sans. Cet ONU-là en tout cas. Cela nous fait perdre du temps. Gaspiller de l’espoir. Diluer nos efforts. Gâcher de l’énergie précieuse. Certains observateurs, et leur nombre grossit, ont vu clair dans tout ça. Ils ne sont plus dupés. Mais beaucoup, énormément encore, arrivent à supporter tout ce qui se passe d’horrible dans ce monde parce que, à cause de l’existence de tous ces organes internationaux, ils gardent espoir. Et attendent. Et s’en remettent à eux. Ces Institutions comme l’ONU, mais aussi l’OMS(6), l’OMC(7), le FMI(8), l’OTAN(9), l’Union Européenne, le G8(10), le G20(11) …sont des bancs de brouillard qui permettent de rendre un peu moins évident, au quotidien, le fait pourtant établi que nous sommes littéralement dans un Empire israélo états-unien dont les pays dit « alliés » sont en réalité des pays soumis, des sujets. Certains de ces sujets sont plus dévoués que d’autres, et consentent volontiers à leur soumission. C’est un peu comme les collaborateurs sous l’Occupation. Aujourd’hui, c’est le cas tout particulièrement de la France, au travers de son président Nicolas Sarkozy. Ce qui me ramène à mes questions initiales. Nicolas Sarkozy est-il tous les français ? Lorsque Nicolas Sarkozy dit, cela veut dire : tous les français disent ? Nicolas Sarkozy = la France = les Français ? Brown = les Anglais ? Je connais la réponse. Mais cela n’enlève rien à sa pertinence. Car tous ces gouvernants se comportent de la sorte, se voient de la sorte. Lorsque « …le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy ont écrit à Netanyahou pour déclarer qu’ils reconnaissaient à Israël « le droit à l’autodéfense » après l’adoption du rapport Goldstone alors que Brown demande que l’on trace « les limites à ne pas dépasser » sur la question des « violations des engagements internationaux » de l’Iran. » (12**)(13), faut-il comprendre que tous les peuples au service desquels sont temporairement ces responsables « audacieux », serrent également la main au gouvernant israélien, lui reconnaissent également son droit à l’ « auto-défense », et par contre, demandent également à l’ONU de ne tenir que l’Iran dans son collimateur ? L’existence d’Institutions « internationales » comme l’ONU est pire que leur absence. Ces Institutions « internationales » brouillent les cartes, dressent un écran de fumée qui permet de rassurer, de se dire qu’on a encore le temps de l’espoir, alors que c’est l’urgence de l’action, et qu’en réalité nous ne pouvons compter que sur nous-même, sur notre autodétermination, sur notre énergie personnelle pour vivre dans un monde meilleur. Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour son manque de respect de la liberté d’expression et des femmes, elle doit tout autant exiger cela de l’Arabie Saoudite, de la Birmanie (14)… Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour ses élections prétendument truquées, elle doit aussi en demander aux Etats-Unis pour ses élections de 2000 et 2004(15)-(16),ainsi qu’exiger une enquête sur le coup d’état au Honduras contre un président démocratiquement et légalement élu(17). Si l’ONU doit sommer l’Iran de se soumettre à un contrôle absolu de ses programmes nucléaires, alors, Israël aussi, ainsi que les Etats-Unis pour leur programme H.A.A.R.P.(18), comme le demande des Institution alliées (enquêtes de parlementaires européens sur le projet H.A.A.R.P. [19]) L’ONU, et les Institutions de cette famille, dites « internationales », font diversion. Beaucoup de gens se reposent sur l’espoir qu’elles ont dans l’indépendance et le rôle de ces organisations. Sans elles, il serait beaucoup plus difficile de se voiler la face, et de ne pas voir le monde tel qu’il est réellement : un empire israélo états-unien, une pathocratie impérialiste toute-puissante pour lesquelles l’ONU, l’OMC, le FMI, l’ AIEA…, ne sont que des outils, non pas pour imposer leurs volontés, car pour cela, cet empire a ses armes et ses armées, mais pour maintenir les populations mondiales consentantes, tranquilles et sous leur contrôle. Ces Institutions servent à gagner du temps. Donner de l’espoir. Comme Barack Obama. Comme les prix Nobel de la paix. Bas l’ONU. Bas les masques.
IAEA : International Atomic Energy Agency Reportage : (2) Armes secrètes d’Israël-1 : http://www.youtube.com/watch?v=3wSfMBqpCdo&feature=related (3) Armes secrètes d’Israël-2 : http://www.youtube.com/watch?v=f0Vo320gerU&feature=related (4) Armes secrètes d’Israël-3 : http://www.youtube.com/watch?v=DejJumwNsWA&feature=related (5) http://www.voltairenet.org/article153318.html (6) Organisation Mondiale de la Santé (7) Organisation Mondiale du Commerce (8) Fonds Monétaire International (9) Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (10) Le G8 (pour « Groupe des huit ») est un groupe de discussion et de partenariat économique de huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie. Ensemble, ils représentent 61% de l'économie mondiale. (11) Les membres du G20 (Groupe des 20) sont représentés par les ministres des finances et les directeurs des banques centrales de 19 pays plus l’Union Européenne. (12) Article de Jean Shaoul, Israël, les Etats-Unis et le droit international, http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15873 (13) http://www.hrw.org/en/node/85900 (15) http://www.syti.net/ElectionsUS2004_2.html (16) voir la vidéo HACKING DEMOCRACY http://www.reopen911.info/video/hacking-democracy.html (17) http://www.courrierinternational.com/article/2009/06/29/un-coup-d-etat-qui-ne-veut-pas-dire-son-nom (18) H.A.A.R.P. http://www.youtube.com/watch?v=Je-WJoN13IE&feature=player_embedded# (19) Europe et H.A.A.R.P. http://www.grip.org/fr/siteweb/dev.asp?N=simple&O=379 | |
Pascal Sacré est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Pascal Sacré publiés par Mondialisation.ca | |
Les funestes profits d’Al Gore | |
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009 | |
Balivernes scientifiques : La pythonisse du catastrophisme climatique a pondu un nouveau livre sur le réchauffement climatique, à classer dans la fiction. Elle nous demande de nous suicider économiquement pendant qu’elle ratisse les millions de ses investissements écologiques.
« Notre choix : Un plan pour résoudre la crise climatique, » la suite du bouquin d’Al Gore « Une vérité qui dérange, » est sorti mardi. Imprimé sur papier recyclé avec de l'encre à faible teneur en COV (composé organique volatile), ce sera sans aucun doute un best-seller sur le bureau de chaque participant à la conférence sur le changement climatique du mois prochain à Copenhague.
Dans un communiqué de presse annonçant son livre, l’ancien vice-président, lauréat d’un Oscar et du Nobel, écrit : « Maintenant que la nécessité d'une action urgente est encore plus évidente avec les nouvelles conclusions alarmantes des trois dernières années, il est temps d’un plan d’ensemble mondial qui permette de résoudre réellement la crise climatique. ‘’Notre choix’’ répondra à cette exigence. »
La couverture du livre montre l'un des ouragans dont, selon ce que prétend Gore, la fréquence et l’intensité augmentent toujours. Ce qui s'est passé ces trois dernières années, c’est que ce genre d’affirmation a été complètement discrédité car, peut-être pour des décennies, la Terre est en train de se refroidir.
Par exemple, une étude récente, conduite par des chercheurs de l’Université dÉtat de Floride, a déterminé que, dans l'hémisphère Nord, la saison des ouragans de 2007 et 2008 ont manifesté l'activité tropicale la plus faible en trente ans.
Ryan Maue, coauteur du rapport publié en novembre 2008 sur l’« Activité cyclonique mondiale, » a utilisé une mesure appelée énergie cyclonique accumulée (ACE), qui combine la durée d'une tempête et la vitesse de ses vents à six heures d'intervalle. Les mesures de l’ACE des années 2007 et 2008 sont parmi les plus faibles depuis que les données mondiales fiables des satellites ont été pour la première fois disponibles, il y a trente ans.
Au même moment, dans un article obèse du New York Times, « Le double rôle de Gore : Défenseur et investisseur, » le livre d'Al Gore a été présenté au public. Il décrit à quel point il peut être rentable de sauver la Terre. Étant donné la précision des données climatiques d'Al Gore, son rôle serait mieux campé par « affabulateur et profiteur. »
En novembre 2007, Gore a rejoint la firme d'investissement Kleiner Perkins Caufield & Byers. En mai suivant, la société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage (maturing) écologique appelées Green Growth Fund.
Le groupe a ensuite annoncé que, dans les trois prochaines années, 700 millions de dollars supplémentaires seront investis dans de jeunes entreprises de technologie verte. Mais il n'y aura pas de retour sur ces investissements si le business de la technologie écologique se calme. Le battage médiatique et l'ardeur doivent être maintenus. Les sceptiques du changement climatique doivent être dénoncés comme des « négationnistes » [ndt : C’est ainsi que la radio France Inter les appelle depuis quelques mois, c’est fou l’influence d’Al Gore !].
Des documents financiers, publiés avant les élections de 2000, évaluaient à un à deux millions de dollars les avoirs nets de la famille Al Gore.
À peine neuf ans plus tard, sa richesse nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Le porte-parole d'Al Gore ne divulguerait pas le chiffre de sa richesse nette actuelle, mais, selon le Times, « l'ordre de grandeur de sa richesse est manifesté par un seul investissement de 35 millions de dollars chez Capricorn Equity Group, une firme de Palo Alto, en Californie, qui oriente les investissements de ses clients vers la protection de l’environnement, c’est-à-dire, dans les produits corrects du point de vue environnemental.
L'an dernier, Gore a été le témoin vedette des audiences sur la législation du cap-and-trade* devant la Commission de la Chambre sur l’énergie et le commerce. Marsha Blackburn, député républicaine du Tennessee, a demandé comment a bien pu devenir si riches, si rapidement, un homme qui se consacre à la sauvegarde de la planète.
La député Blackburn a relevé que, au dernier décompte, Kleiner Perkins Caufield & Byers avait « environ un milliard de dollars investis dans 40 entreprises qui vont bénéficier de la législation du cap-and-trade dont nous discutons ici aujourd'hui. »
Gore a répondu qu'il n’est qu’un homme d’affaire heureux dans une économie capitaliste, qui a placé son argent dans ce qu’il défendait.
Peut-être mais, en même temps, il préconise des mesures reposant sur des foutaises scientifiques, qui, pendant qu'il s’enrichit lui-même, vont dévaster l'économie étasunienne et provoquer d'énormes pertes d'emplois, de croissance économique et de PIB.
Les Étasuniens consommateurs et contribuables sont dans le mauvais camp de sa magouille de Ponzi écologique. Quelque part, il y a Bernie Madoff qui sourit.
* Ndt : Cap-and-trade : Système par lequel le gouvernement établit des quotas aux entreprises qui limitent la quantité de gaz à effet de serre qu'elles peuvent produire, tout en offrant la possibilité à ces dernières de vendre à d'autres entreprises ou d'accumuler leurs droits d'émission surnuméraires.
Texte original en anglais: www.investors.com/NewsAndAnalysis/Article.aspx?id=511204, le 3 novembre 2009. Traduction : Pétrus Lombard | |