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salam !! parler d honneur avec des sionistes ?? des gens depourvus de tout humanisme ; des monstres maudits ...
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salam alaykoum, les "initiés" apprécieront la floppée de symboles nazilluminati sur les logos de leurs prod...
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allaho akbar !! si ces analyses sur d eventuelles guerres sur la planete s averent vraies; ce sera surement ...
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Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour : 08.11.2009
6151 articles


Israël accroît sa présence militaire en Amérique latine

Publié le 07/11/2009 à 14:18 par djamazz
Israël accroît sa présence militaire en Amérique latine
Mondialisation.ca, Le 5 novembre 2009

Global CST vient de signer un contrat de 10 millions de dollars avec le gouvernement péruvien d’Alan García pour former et encadrer l’armée péruvienne contre le Sentier lumineux. En outre, Global CST a déjà vendu pour 3 millions de dollars de matériel de vision nocturne à l’armée péruvienne.

Global CST, qui dément tout lien de subordination au gouvernement de Tel-Aviv, est une pièce essentielle du complexe militaro-industriel israélien. Il s’agit d’une structure légère, n’employant qu’une poignée d’individus, mais rattachée au groupe Mikal (marques : Soltam, ITL, Saymar), la seconde compagnie privée israélienne d’armement. Présidé par Avraham (Miko) Gilat, Mikal vend toute une gamme de produits allant des pièces d’artillerie aux blindés légers en passant par l’optronique.

Global CST est dirigé par le généra Israël Ziv (ancien chef des opérations de l’armée israélienne), qui échoua face au Hezbollah en 2006.

En 2008, Global CST a réalisé le sauvetage d’Ingrid Betancourt en Colombie (Operation Jaques) et, simultanément, la planification de l’attaque géorgienne contre l’Ossétie du Sud (une opération qui fit plus d’un millier de morts).

Le déploiement de Global CST en Colombie et au Pérou doit être mis en perspective avec l’encadrement de la junte hondurienne par d’autres sociétés militaires « privées » israéliennes.

Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël (3)

Publié le 07/11/2009 à 14:17 par djamazz
Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël (3ème partie)

par Peter Eyre
Mondialisation.ca, Le 5 novembre 2009

Lorsqu’on regarde cette carte côtière, il saute aux yeux que le peuple de Gaza n’a aucun moyen pour réussir une industrie de la pêche commercialement viable. Elle s’est maintenant effondrée et tout le stock de poisson proche de la côte est épuisé.

Cette carte est une carte officielle de l’ONU mais que signifie-t-elle ? Il en va de même de la côte où la Palestine (qui fut naguère une grande communauté pleine de vie) est à présent réduite à de petites enclaves.

Cette politique dite des deux états est une farce absolue, avec la Cisjordanie elle-même devenue quasi deux états (Israéliens - Palestiniens).

Considérons brièvement le désastre qui a frappé les pêcheurs de Gaza et la manière dont les Israéliens (avec l’aide de l’Autorité Palestinienne) ont à présent pris le contrôle total de toutes les eaux en offshore.

(JPG)
Chypre : prise de poissons

Il y a quelque temps, j’ai eu l’opportunité de visiter Chypre où j’ai rencontré de nombreux pêcheurs qui se vantaient de l’époque où ils pouvaient pêcher dans la zone au large de Gaza. La pêche était excellente et les prises de crevettes encore meilleures et très lucratives. Les pêcheurs cypriotes se rappellent les jours où la marine israélienne les a progressivement mais fermement éloignés de la région.

Depuis les Accords d’Oslo et l’Accord Bertini nous avons vu le gouvernement israélien exercer sa force contre les pauvres pêcheurs de Gaza. La limite initiale des 20 miles nautiques (qui aurait dû être de 24 miles nautiques) n’a jamais été appliquée et de même la limite Bertini des 12 miles nautiques n’a pas atteint son objectif.

Ce qui se passe maintenant c’est qu’en fait les pêcheurs sortent et opèrent au jour le jour dans une zone proche de la côte dont l’étendue est contrôlée par la marine israélienne.

Il y a quelque temps, pendant les pourparlers sur les réserves de gaz en offshore, le président Abbas a transféré la zone de sécurité offshore à Israël, qui la contrôle à présent.

Si j’écris cet article cela ne veut pas dire que j’approuve pleinement le blocus. Je crois que toutes les négociations menées pour le compte des Palestiniens sont totalement inacceptables jusqu’à un certain point où le peuple de Palestine est pris en otage.

Souvent nous voyons une approche de type « big brother » où il est forcé d’accepter ou de subir les conséquences. Cependant je pense aussi que le président Abbas a parfois accepté des accords qui seraient normalement totalement inacceptables à d’autres.

(JPG)
Prise de poissons à Gaza

Examinons l’industrie de la pêche et voyons combien les pêcheurs de Gaza ont du mal à maintenir une industrie viable. Puisque, nous l’avons vu, la pêche au large de Gaza était très lucrative, qu’est-ce qui a changé pour amener cette industrie à un effondrement total et pourquoi ?

Voici un échantillon typique d’une prise à Chypre. J’ai regardé les bateaux de pêche rentrer le soir avec quelque 1.500 kg de ces poissons de type thon. La nuit le poisson était débarqué et expédié en Europe. C’est une simple comparaison de ce qu’on peut décrire comme une prise très lucrative. Les poissons sont séparés dans des boîtes après avoir été pesés.

La majorité de la pêche se fait en eaux profondes, ce qui constitue le premier obstacle pour les pêcheurs de Gaza. La marine israélienne les intimide en permanence et la plupart du temps les accule à la proximité des côtes (à environ 3 km de la côte).

Quand on sort tous les jours (la même distance), c’est exercer une pression énorme sur la capacité de régénération naturelle. La zone est alors en surpêche, on capture du poisson non mature et la chaîne naturelle est rompue. Finalement il ne faut pas beaucoup de temps pour que tout le stock décroisse et s’épuise.

Voyons à présent une telle prise à Gaza et la photo ci-dessous montre que malgré les effectifs le rendement est extrêmement faible.

En 2007 l’UNHCR a écrit un rapport sur le déclin de l’industrie de la pêche à Gaza et souligné l’importance de permettre aux pêcheurs de vaquer chaque jour à cette industrie vitale. Historiquement, la pêche a été la bouée de sauvetage du peuple gazaoui.

Elle a été une part très importante de sa vie quotidienne et de ses ressources alimentaires. L’ONU a permis l’établissement des Accords d’Oslo, profondément imparfaits, pour la décimer.

(JPG)
Zone Economique Exclusive

De manière générale, chaque Etat côtier a droit à sa propre Zone Economique Exclusive qui lui donne accès et contrôle à toutes les ressources naturelles existant dans la limite de ses 200 miles nautiques. Dans le cas de Gaza il n’est pas possible d’obtenir cette zone d’extension marine puisque les frontières entre Israël et l’Egypte, si elles sont étendues, convergent en une sorte de triangle étendu.

Cependant, il serait possible de donner à Gaza une distance d’environ 60 miles nautiques. Si une telle zone était établie, Gaza serait en bonne position pour recouvrer son industrie de pêche perdue et avoir ainsi la capacité de continuer à chercher plus de pétrole et de gaz, qui sont censés abonder dans cette zone.

Nous reviendrons au rapt du pétrole et du gaz à Gaza dans un prochain article.


Article original,  Israel’s Rape of Gaza’s Natural Resources Part 3,  publié le 23 septembre 2009.

Traduction de l’anglais : Marie Meert, InfoPalestine.

Sur le même thème : La guerre et le gaz naturel : l’invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer par Michel Chossudovsky, publié le 12 janvier 2009.

Peter Eyre est conseiller pour le Moyen-Orient

Peter


 Articles de Peter Eyre publiés par Mondialisation.ca

La guerre pour les biens communs s'aggrave en Equateur.

Publié le 07/11/2009 à 14:10 par djamazz
La guerre pour les biens communs s'aggrave en Equateur.

par Raul Zibechi
Mondialisation.ca, Le 5 novembre 2009


Lors des dernières mobilisations amérindiennes contre la Loi sur l'Eau fin septembre, nous avions relaté les faits, le contexte et les enjeux généraux de ce mouvement. voir Equateur : mobilisations amérindiennes contre développement capitaliste

L'article de Raúl Zibechi que nous publions ici approfondit cette question et donne un éclairage plus précis sur les principaux enjeux concernant la défense de l'autonomie des communautés autour de la gestion de l'eau, en particulier dans la région amazonienne, en relation avec les projet du gouvernement de gauche de favoriser le développement de l'extraction minière dans ces régions.

À la fin de septembre s'est produit un soulèvement indigène en Équateur, cette fois pour la défense de l'eau, menacée par l'exploitation minière à ciel ouvert. Les organisations amérindiennes font face maintenant à un gouvernement qui se proclame antinéolibéral, partisan du "socialisme du XXIe siècle" et conduisant une"révolution citoyenne"

« Ce qui s'est passé à Cochabamba avec la guerre de l'eau, sera une miniature par rapport à ce qui va arriver en Equateur, car ce qui arrive c'est un soulèvement » déclare sur un ton persuadé Carlos Perez Guartambel, président de l'Union des Systèmes Communautaires de l'Eau d'Azuay [1]. Son point de référence est la Guerre de l'Eau à Cochabamba, en Bolivie, une insurrection sociale qui a obtenu d'inverser la privatisation et a marqué le début, en avril 2000, au cycle de protestations qui amenèrent Evo Morales au gouvernement.

« Mes parents m'ont appris que l'eau et le feu se partagent et ne se vendent pas », dit-il presque indigné pendant qu'il se rend à une assemblée communautaire à la Victoria del Portete, dans une vallée vaste et riche située à une quinzaine de kilomètres de Cuenca (capitale de la province méridionale d'Azuay), jolie ville coloniale pleine de touristes. Lorsqu'il tourne sur la route Panaméricaine vers la droite, il nous montre la maison de ses parents, où il est né il y a un peu plus de 40 ans.

« Enfant, j'allais à la fontaine pour chercher de l'eau avec un pichet d'argile. On le recouvrait avec le pocón, la feuille de maïs qui est biodégradable. Jamais je n'avais imaginé qu'un jour j'irai acheter une bouteille d'eau, jamais. Chaque litre vaut un dollar et 30 cents c'est-à-dire que le litre d'eau coûte plus cher qu'un litre de lait et un litre d'essence. La lutte pour l'eau va être la lutte pour la vie ». La différenciation sociale provoquée par les envois de fonds des émigrés peuvent se voir à l'œil nu : à côté des modestes maisons aux toits de tôle, se dressent des grandes bâtisses de trois étages à vocation d'habitation, même si leurs propriétaires sont encore des agriculteurs. Carlos Perez est quechua et avocat spécialisé en droit communautaire avec des diplômes obtenus sur les questions environnementales, avec un livre remarquable sur la justice communautaire. Ces dernières années, il a consacré tous ses efforts pour résister à l'installation d'entreprises minières avec des noms éloquents comme IAM Gold, sur les hauteurs de Quimsacocha, où naissent les sources qui irriguent la vallée dans laquelle des milliers de paysans pratiquent l'élevage du bétail. Il appartient à une nouvelle génération de dirigeants indiens, formés dans les universités, qui parlent plusieurs langues, participent à des forums internationaux, maîtrisent les nouvelles technologies mais restent attachés à leurs communautés et continuent de parler leur langue maternelle.

Quand nous arrivons à Victoria del Portete, il est garé au bord de la route où plusieurs centaines de villageois sont entassés sur une vaste esplanade entre le conseil paroissial et l'église. Il monte au balcon de la mairie et déclare ouverte l'assemblée du système local de distribution de l'eau qui devra prendre des décisions importantes. « Si les gouvernements précédents nous menaçaient avec la privatisation de nos réseaux d'approvisionnement en eau, ce fantôme est maintenant parti. Mais nous avons un autre, l'exploitation minière qui est la plus grande menace », dit-il avant l'ouverture de la réunion.

Dans cette région fonctionne le Projet Nero depuis 24 ans, peut-être le plus grand système communautaire de distribution de l'eau car il approvisionne six mille familles, soit quelques trente mille personnes de 45 communautés. « Au départ, les familles s'installaient près de la rivière ou de la source, jamais près de la route parce qu'elles préféraient être près de l'eau. Ensuite, les rivières ont été polluées et les sources sont restées petites et cela a fait que dans les années 60 et 70 sont apparues des organisations comme Caritas qui installèrent des pompes manuelles dans les centres paroissiaux où les gens faisaient la queue pour obtenir de l'eau. Mais d'autres ont commencé à envisager d'installer eux-mêmes tout le réseau, lors de Mingas communautaires, et là il n'y avait plus besoin de transporter l'eau à dos d'homme mais pour la première fois avoir le robinet à la maison », dit Perez en rapportant l'histoire de sa communauté.

Au fil des années, les systèmes d'eau communautaires se sont répandus dans tout le pays. Dans la province d'Azuay il existe 450 systèmes, qui fournissent 30% de la population, surtout dans les zones rurales et les périphéries urbaines. Dans tout l'Équateur il y aurait environ 3.500 systèmes d'eau, construits, entretenus et gérés par les communautés elles-mêmes.

Un soulèvement différent

Le 27 septembre, la CONAIE (Confédération des nationalités indigènes d'Equateur) a lancé une nouvellle mobilisation contre la Loi sur l'Eau à laquelle elle n'a pas participé. Le projet de loi du gouvernement est arrivé au Parlement à la mi-août, mais déjà en 2008 le CONAIE avait développé son propre projet qui n'a pas été pris en compte par l'exécutif. La critique portée par les mouvements est que la Loi sur les ressources hydriques permet le développement de projets miniers dans les zones de naissance des cours d'eau, assure la fourniture en eau des exploitations minières, mais pas pour les communautés autochtones et paysannes, et n'aborde pas la question urgente de la pollution des cours. En outre, cette loi vise à englober les systèmes d'eau communautaire dans une autorité centralisée de l'État, de sorte que les communautés perdront le contrôle sur la ressource. Ricardo Buitrón de Acción Ecológista a mené une étude détaillée de la loi et estime qu'elle « contient des éléments de privatisation, comme le transfert de l'usage de l'eau avec celui de la propriété foncière et l'utilisation de l'eau dans l'industrie ou dans les affaires à d'autres endroits. Egalement que les infrastructures hydrauliques deviennent propriété de particuliers, que les eaux de surfaces retenues - dans les zones humides - fassent partie intégrante des prés, de la terre » [2]. De cette manière, les eaux pourront être acquises par ceux qui achètent la terre et en donneront l'usage selon leur convenance.

Il critique également cette loi car elle ne dispose d'aucun élément permettant la déprivatisation, en vue d'inverser la situation où les eaux sont maintenant dans des mains privées. Et que les milliers de conseils locaux des systèmes d'eau potable n'aient pas de participation réelle car leurs membres deviennent des usagers ordinaires assujetties à une Autorité Unique étatique qui contrôlera tout le réseau hydraulique. Humberto Cholango leader de Ecuarunari, l'organisation quechua de la Sierra, a recueilli des données éloquentes lors de la conférence de presse du 24 septembre [3] : 45% de l'eau est légalement cédée (par des concessions), mais 55% est utilisé illégalement, 1% des utilisateurs consomment 64% de l'eau distribuée et 86% des Equatoriens n'accèdent qu'à 13% de ce volume global. « La loi est muette sur ces points, et le Plan National de Développement favorise l'exploitation minière et la floriculture ».

La loi n'envisage pas de sanctions pour la pollution ni le contrôle de la qualité de l'eau. « Le droit humain à l'eau est restreint à l'accès à l'eau potable et à son usage domestique, sans prendre en compte le droit lié à la santé, à la souveraineté alimentaire et à la culture », ajoute Buitrón.

Cholango, quant à lui, a souligné le rôle des communautés amérindiennes dans la construction des réseaux de distribution de l'eau : « Nous avons construit des canaux d'irrigation, des réseaux d'eau potable, et maintenant avec la présente loi du gouvernement, ils veulent nous transformer en simples usagers et que nous ne soyons plus des acteurs. Dans l'article 97, ils en viennent à établir le contrôle et l'administration exclusive des systèmes communautaires à l'Autorité Unique. Il s'agit d'une attaque à nos conseils de l'eau » [4]. Le résultat, à son avis, est que la loi donne la priorité de l'usage de l'eau pour l'exploitation minière.

Quand les protestations ont commencé, avec barrages de routes et manifestations pour forcer le gouvernement à dialoguer et écouter sa propre Loi sur l'Eau, inspirée par le Sumak Kawsay, le Bien Vivre que garantit la Constitution, la réponse du président Rafael Correa a été très dure. « Que croient-ils ces dirigeants ? » dit-il. Il les a accusé d'être des « extrémistes », de « faire le jeu de la droite » et de putchistes, en comparant la situation équatorienne avec le Honduras [5].

Le 30 septembre, la police a tiré sur des amérindiens Shuar dans la province amazonienne de Morona Santiago. Selon un communiqué d'Acción Ecológista, Bosco Wizuma, enseignant bilingue, est mort d'une balle alors qu'il faisait partie d'un groupe de 500 personnes qui avaient bloqué le pont sur la rivière Upano. Apparemment, c'était un "piège" parce que au même moment les dirigeants étaient appelés à un dialogue « pour détourner l'attention de la direction et les médias locaux » [6].

Il y a eu aussi des dizaines de blessés, dont plusieurs policiers. Le Président Correa a vite changé son discours et a appelé au dialogue : « Bienvenue frères. Ce gouvernement est le vôtre, celui des peuples autochtones, le Palais de Carondelet est à vous » [7]. Peut-être que c'était la seule façon de désamorcer un conflit qui menaçait la stabilité de son gouvernement. Même si le soulèvement n'a pas commencé avec la puissance des mobilisations indiennes antérieures, les enseignants et les autres secteurs sociaux s'y sont joints dès le départ. Mais quand il y a un mort, tout est possible.

Dialogue et tension

La direction de la CONAIE a décidé de suspendre les actions pendant la période de négociation que le gouvernement a ouvert. Cependant, dans la plupart du pays, les bases, c'est-à-dire les communautés ont continué de couper les routes et de fermer les marchés. Une division est née entre les organisations membres de la CONAIE, en particulier entre la sierra (Ecuarunari) et la forêt (Confeniae).

Le climat de méfiance n'a pas reculé. Le lundi 6 octobre, un dialogue direct télévisé a débuté au siège du gouvernement, au Palais de Carondelet. Des milliers d'Indiens se sont rassemblés à l'extérieur pendant des jours dans l'attente des résultats. Cent trente dirigeants entrèrent dans le palais et se sont entretenus avec Correa, dans un climat tendu. Le premier jour, six accords ont été conclus et, parmi les plus importants, on peut noter : l'institutionnalisation d'un dialogue permanent entre les deux parties, que le gouvernement examinera le projet de Loi sur l'Eau de la CONAIE et qu'il recevra une proposition de la part du mouvement indigène à propos de la Loi sur l'Exploitation Minière.

Un bon exemple du climat qui a prévalu dans les négociations est le dialogue suivant. « Marlon Santi, président de la CONAIE, a demandé le respect envers les autochtones. Ses paroles étaient liées à des déclarations dans lesquelles ils ont été décrits comme des ' fous' qui n'avaient pas de représentativité. L'exigence était directe. Correa s'est interrompu et a demandé les noms des fonctionnaires pour 'les virer immédiatement du gouvernement. Quel est cet imbécile ?' a demandé Correa deux fois. 'Vous, Président' a répondu le dirigeant indien » [8].

Les organisations autochtones ont réussi à institutionnaliser le dialogue comme elles le voulaient. Le 14 octobre l'exécutif a promulgué le décret n° 96 qui établit la formation d'une Commission mixte composée de la CONAIE et ses trois filiales (la Côte, la Sierra et l'Amazonie) et pour le gouvernement, le ministère de la Justice, le secrétariat les Peuples, des Mouvements sociaux et de la Participation citoyenne et diverses institutions. La commission va examiner les deux lois sur l'eau (celle de l'Etat et celle des amérindiens) ainsi que des propositions de réforme de la loi minière en vigueur.

Mais l'échange d'accusations s'est poursuivi. Après la retransmission des samedis de Correa la dirigeante amazonienne et ex-députée Monica Chuji a accusé le président d'être raciste : « Je réaffirme que les mots, les gestes et les actions du Président le caractérisent comme un raciste. Traiter les leaders indigènes de 'culottés', 'réacs' et de 'ponchos dorés' sont des expressions racistes. Utiliser le kichwa pour des intentions démagogiques et ensuite nier son officialisation est une attitude raciste. Minimiser la population indigène équatorienne en la réduisant à un vote dans les urnes est une attitude raciste » [9]

Bien qu'il soit important que le conflit ait été désactivé, d'autant que le précédent du massacre de Baguá [10], au Pérou, avait fait craindre le pire, les différences sont encore importantes. Pepe Acacho, président de la Fédération Shuar (de l'Amazonie) n'est pas d'accord avec les résolutions : « Nous avons lutté huit jours et il n'est pas juste que nous n'ayons pas obtenu que Morona Santiago soit déclarée province écologique, libre de toute exploitation minière et pétrolière » [11].

Le modèle de pays comme problème

La nouvelle Constitution équatorienne est l'une des plus avancées au monde en matière d'environnement, au point qu'elle définit la nature comme sujet de droit. La Constitution a été adoptée le 28 septembre 2008 par 64% des Équatoriens lord d'un référendum populaire. « La nature ou Pacha Mama, où la vie se reproduit et se réalise, a le droit que soit respecté pleinement son existence et le maintien et la régénération de ses cycles vitaux, de la structure, des fonctions et des processus d'évolution », dit l'article 71 consacré aux "Droits de la Nature".

Le problème est l'exploitation minière à ciel ouvert sur laquelle le gouvernement Correa a fortement misé. Alberto Acosta, fondateur du mouvement Alianza País qui ont conduit Correa à la présidence, et ancien président de l'Assemblée constituante, brandit un discours très proche des mouvements indiens : « La loi minière adoptée après la Constitution, menace la Carta Magna. C'est le problème de fond. A quoi le devons-nous ? Sans aucun doute aux incohérences d'un gouvernement qui mène encore des politiques manifestement inspirées par la gestion néo-libérale, qui représente encore les intérêts économiques des groupes les plus traditionnels » [12].

Acosta affirme que les gouvernements progressistes d'Amerique du Sud « n'ont pas discuté ou remis en question le modèle "extractiviste" » même « les plus avancés » comme le Venezuela, la Bolivie et l'Équateur. À son avis, la croyance solide que « grâce à l'extraction des ressources naturelles nous allons trouver le chemin du développement » a empêché jusqu'à présent de dépasser ce modèle et, par conséquent, de rechercher « une nouvelle forme d'intégration dans le marché international ».

Un second problème est Correa lui-même. Acosta indique qu'il est entré recemment dans la vie politique en 2005, quand en Equateur se succèdent les révoltes indiennes depuis 1990. Il a tendance à penser en termes personnels : « Il assume le rôle de porteur de la volonté politique collective, et ne se rend pas compte qu'une grande partie du processus historique antérieur est ce qui explique les résultats positifs de Correa et Alianza País ». L'absence de structure, mouvement ou parti, conduit Correa, selon Acosta, à ne pas comprendre « qu'il est là, à la présidence, grâce à tous les efforts déployés par la société équatorienne. » [13]

L'économiste Pablo Davalos coïncide avec cette approche mais il croit également que le gouvernement de Correa continue d'être néo-libéral. Le capital est aujourd'hui devant la nécessité de « relier les territoires avec le tourbillon de la spéculation financière » comme un moyen de surmonter la crise [14]. Les mouvements ont déclaré les régions amazoniennes et méridionales de Zamora et de Morona comme des territoires libre de toute exploitation minière. La collision avec les compagnies minières multinationales semble inévitable.

Dans le gouvernement Correa, et c'est un point essentiel, il y a des membres éminents de la droite ainsi que dans le parti qui le soutient, Alianza Pais. En conséquence conclut Davalos, au-delà des déclarations sur le socialisme et la révolution, le mouvement de Correa fait partie de la « dérive du post-néolibéralisme, c'est à dire comme une continuation du néolibéralisme, mais sous les modalités de la dépossession territoriale et des ressources et de la déterritorialisation de l'Etat. »

L'alternative la plus sérieuse semble être le projet ITT, visant à laisser le pétrole dans le sol et à chercher un autre modèle de développement [15]. ITT est un sigle formé par le nom de trois puits d'exploration forés dans la zone du parc Yasuni en Amazonie (Ishpingo, Tambococha et Tiputini). Au milieu de l'année 2009, le gouvernement de Correa a repris à son compte le projet élaboré par Acosta quand celui-ci était ministre de l'Énergie et des Mines. La proposition est de ne pas exploiter le pétrole comme contribution de l'Équateur à la lutte contre le réchauffement climatique.

Les réserves ITT représentent 20% des réserves totales de pétrole du pays. L'économie équatorienne est basée sur le pétrole : 22% du PIB, 63% des exportations et 47% du budget de l'Etat dépendent du pétrole. Mais ici réside également la force de la proposition : elle permettrait d'éviter l'émission de 410 millions de tonnes de CO2 freinerait la déforestation et la pollution, et serait une grande contribution au développement d'une économie post-pétrolière.

En contrepartie, le gouvernement de l'Équateur a demandé à la communauté internationale une compensation équivalente à 50% des revenus qui pourraient être obtenus si ce pétrole était exploité. Le parlement et le gouvernement allemand ont répondu favorablement en fournissant 50 millions par an au cours des treize années de dureraient les bénéfices tirés de ces puits. La Norvège et la Communauté de Madrid ont donné des signaux positifs.

Alors que beaucoup sont impliqués dans ce projet qui représente une révolution écologique, Acosta fait valoir qu'il « a vu le jour à partir des luttes de résistance des peuples autochtones, en particulier dans le sud-centre de l'Amazonie qui visaient à empêcher que l'activité pétrolière s'étende jusqu'à leurs territoires ainsi que les groupes de colons métis dans le nord de l'Amazonie et les peuples autochtones touchés par l'activité de la compagnie Chevron. » [16]


Article original : Ecuador: Se profundiza la guerra por los bienes comunes, le 19 octobre 2009.

Version française : El Correo


Notes :

[1] Entretien avec Carlos Pérez.

[2] Ricardo Buitrón, El Telégrafo, op. cit.

[3] Voir la conférence de presse sur en www.youtube.com/watch ?v=tN3x3vE1jfE.

[4] Communiqué de Ecuarunari dans Ecuachaski du 17 septembre 2009.

[5] Agence AFP, Quito, 25 septembre 2009.

[6] "Noticias del Levantamiento en Defensa del Agua-1" à : www.accioecologica.org.

[7] El Comercio, Quito, 3 octobre 2009.

[8] El Comercio, 6 octobre 2009.

[9] Déclarations du 11 octobre sur : http://ukhamawa.blogspot.com.

[10] Voir "Masacre en la Amazonia : la guerra por los bienes comunes" sur http:// www.ircamericas.org/esp/6181.

[11] El Comercio, 6 octobre 2009.

[12] Entretien avec Alberto Acosta, 6 septembre 2009.

[13] Idem.

[14] Pablo Dávalos, op. cit.

[15] Matthieu Le Quang, entretiens avec Alberto Correa ; Alberto Acosta, Eduardo Gudynas, Esperanza Martínez et Joseph H. Vogel, "Dejar el petróleo en tierra para el Buen Vivir : Elementos para una propuesta política, económica y ecológica para la iniciativa de no explotación petrolera en la Amazonia de Ecuador," Programa de las Américas Informe de la política (Washington, DC : Center for International Policy, 7 de julio de 2009) : http://www.ircamericas.org/esp/6238.

[16] Idem


 Articles de Raul Zibechi publiés par Mondialisation.ca

Le cancer, une pandémie ?

Publié le 06/11/2009 à 16:54 par djamazz
Le cancer, une pandémie ?
 
barmya@orange.fr Jeudi 5 Novembre 2009


Le cancer, une pandémie ?
Le cancer est classé parmi les maladies dégénératives qui affectent en priorité les populations surgavées de l’Occident. On sait maintenant que l’étiologie des cancers est principalement virale, mais sont-ce les virus qui réellement causent le cancer. Oui et non, car pas de cancers sans co-facteurs favorisant ou déclenchant. Nous sommes en effet tous porteurs d’une multitude d’habitants indésirables viraux et microbiens qui en temps ordinaire restent des hôtes dormants. Sauf si un facteur extrinsèque vient par exemple affaiblir nos défenses immunitaires et ouvrir la porte à l’agent pathogène autrement inactif.
 
Il est clair que le cancer ne saurait cependant être « épidémique » puisqu’il n’est pas en soi contagieux, reste qu’il flambe et que la progression de la morbidité et de la mortalité carcinogénique* est devenue un fait de société et un vrai sujet d’inquiétude. Sommes-nous tous des malades en sursis ? La question vaut d’être posée, mais quelles sont les causes favorisant l’actuelle augmentation du nombre de cancers ? La réponse est simple et hélas vérifiée expérimentalement : la pollution chimique, l’empoisonnement généralisé de nos aliments, de l’air et de l’eau entre autres par les métaux lourds et surtout les pesticides agricoles. Des pesticides dont la France fait un usage immodéré en battant tous les records de consommation de l’Union européenne. S’ajoute à cela l’usage intensif des traitements chimiques dans notre environnement : peintures murales ou cotonnades bon marché dont nous sommes inondés par la Chine populaire, dernier bastion collectiviste mâtiné d’ultralibéralisme. Ainsi à notre insu lorsqu’on enfile un maillot les substances chimiques qui imprègnent le tissu franchissent la barrière épidermique et pénètrent notre organisme… La suite est connue, après des années d’accumulation dans les graisses et les tissus nerveux le sujet est mûr pour développer l’une de ces pathologies de l’abondance à bon marché, cancers, dépression, maladies neurodégénératives telles Alzheimer, Parkinson et tutti quanti !
 
Qui accuser ? En amont le système hyperproductiviste, le monothéisme du marché mais aussi, en dernier ressort, les consommateurs c’est-à-dire nous parce qu’objectivement nous nous faisons les complices du crime. Il n’est certes pas facile de se déplacer à l’intérieur du labyrinthe qu’est le monde moderne et d’en éviter tous les pièges. Reste que nul n’ignore plus les dangers auxquels il se trouve exposé, même si tout est fait pour égarer et tromper le consommateur négligent. Car même si les mentions légales sont inscrites en lettres minuscules sur la pizza congelée que nous avalons scotchés à moitié comateux devant la dernière série Z américaine, qui nous empêche de consentir l’effort de lire sur l’emballage que cette affriolante pizza contient non du beurre mais un adjuvant à l’arôme de beurre  ? Sommes-nous si pressés que nous ne puissions devenir des consommateurs lucides et responsables ? Si les produits frelatés qui débordent des caddies restaient sur les rayons, croyez-moi les choses changeraient. 
 
Donc nos cancers nous nous les concoctons tous plus ou moins en cédant aux facilités empoisonnées que nous offre le pire des mondes modernes. Il est aussi vrai que dans certains cas nous n’avons plus guère le choix. Que choisir : l’eau chlorée et fluorée du robinet ou l’eau à prix d’or de l’industrie ? L’hyperconsommation s’impose à nous bombardés, saturés que nous sommes de messages publicitaires parfaitement neurotoxiques dès la sortie du berceau. L’enfant en bas âge ne doit-il pas faire tôt son apprentissage de bon consommateur ?
 
Réagissons, reprenons en main nos destins et nos santés. Enivrons-nous bio tant qu’à faire avec du vin fait de mains d’homme, respectueuses de la terre nourricière dont la profusion d’êtres, bactéries, invertébrés, qui l’habitent, la nourrissent et la font respirer, font de la terre elle-même un organisme vivant. Or la vie se nourrit de la vie. Aujourd’hui les sols cultivés sont des lieux de mort où la chimie règne en maître et la mort invisible passe derechef dans nos verres et nos assiettes ? Buvez bio : tel est le mot d’ordre surtout quand vous saurez que 100% des vins commercialisés sur le marché, des tous petits aux très grands crus, sont pollués par des pesticides, jusqu’à 10, toutes substances hautement pathogènes**.
 
Si vous fumez, fumez bio, ne culpabilisez plus : ce n’est pas le tabac qui tue mais la cigarette, à Cuba l’on meurt centenaire le cigare au bec***. D’ailleurs pourquoi le cancer du fumeur n’apparaît-il véritablement qu’après 1945 aux É-U ? Certains accusent des carences liées à la disparition de l’huile naturelle de maïs remplacée à l’époque par ces graisses industrielles que sont les margarines qui ont l’allure du beurre mais n’en sont pas. « Débarrassez-vous d’un préjugé qui vous coûte cher  » tel était le slogan que ressassaient les radios françaises dans les années cinquante pour mieux nous fourguer la margarine nouvelle. Mais comme on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre, à terme l’économie réalisée sur des produits au rabais se paye au prix fort pour la santé.
 
Bref, on nous vend la facilité à bon marché, mais dans l’économie d’usure marchande qui est la nôtre le prix en différé devient proprement exorbitant et à l’arrivée, cancer en sus, il se règle au milletuple. Pensons-y avant d’acheter des marchandises sous emballages de luxe qui ne sont en réalité qu’un ticket de file d’attente pour la chimio !
 
Jean-Michel Vernochet
 
* En 2007 on recense 12 332 300 nouveaux cas de cancers à travers le monde et 7,6 millions décès, soit 20 000 décès par jour. 5,4 millions nouveaux cas et 2,9 millions de morts pour les seuls pays industrialisés. La France en 1980 comptait 160 000 nouveaux cas de cancer, 278 000 en 2000 et 320.000 en 2005. En 2004 il devenait la première cause de mortalité avec 147 323 décès soit 30%. Une augmentation de seulement 13% depuis 1980 à mettre au regard d’indéniables progrès thérapeutiques.
 
** Des analyses réalisées sur des vins d’Europe et du monde entier démontrent un niveau de contamination généralisée 5800 fois plus élevée que pour l’eau potable, ceci par des pesticides potentiellement carcinogènes, perturbateurs endocriniens ou neurotoxiques. 20% des pesticides utilisés en agriculture le sont dans l’industrie viticole et ce, sur seulement 3% des surfaces cultivées. 
 


Cinq questions sur la crise à Eric Toussaint

Publié le 06/11/2009 à 16:53 par djamazz
Cinq questions sur la crise à Eric Toussaint

 

Eric Toussain Jeudi 5 Novembre 2009


Cinq questions sur la crise à Eric Toussaint
1. Nous voudrions savoir comment se sont développés les liens de collaboration entre le Comité que vous présidez et les institutions qui, dans différents pays du Tiers Monde, réclament l’annulation de la dette.
En premier lieu, il faut prendre en compte que le CADTM est un réseau international présent dans 26 pays. Quatre d’entre eux se situent au Nord : la Belgique, la France, la Suisse et le Japon. Les autres 22 pays se distribuent entre l’Asie, l’Afrique, le monde arabe et l’Amérique latine. Les organisations membres du Comité sont des syndicats, des organisations de femmes, de paysans, de jeunes qui, dans leur pays, se constituent en coalition pour travailler sur le thème de la dette. Nous parlons donc de mouvements citoyens qui exigent de leur pays, de leurs autorités, d’entamer des actions pour mettre fin au paiement d’une dette frauduleuse et illégitime.
En deuxième lieu, le CADTM établit des relations avec d’autres réseaux internationaux qui travaillent aussi sur le thème de la dette. Parmi eux, Jubilé Sud, organisation créée en 1999 et présente en Afrique, en Asie et en Amérique latine mais sans représentation dans le Nord. Un autre réseau, Latindadd, est seulement présent en Amérique latine et a son siège au Pérou. Nous avons également le réseau Eurodad, qui est un réseau européen ; et enfin, nous avons des liens avec différentes campagnes nationales dans des pays du Nord. Nous avons construit, avec ces réseaux et campagnes internationales, un comité de collaboration international qui s’appelle Internacional Facilitation Team.Cette équipe de travail, formée du CADTM, de Jubilé Sud, d’Eurodad et de Jubilé Etats-Unis, convoque des assemblées mondiales. La première assemblée mondiale s’est passée à Cuba en 2005 avec des délégués de plus de 40 pays. La dernière assemblée mondiale convoquée par cette équipe, s’est tenue à Quito en septembre 2008.
En troisième lieu, le CADTM maintient des contacts avec des gouvernements de pays du Sud qui cherchent des conseils et des collaborations sur le thème de la dette. A ce niveau, nous avons collaboré activement avec le gouvernement de Rafael Correa, en Equateur. Quand le gouvernement de l’Equateur a constitué une Commission d’Audit Intégral de la Dette publique interne et externe, le CADTM en a fait partie. Je représentais personnellement le CADTM dans cette Commission qui a travaillé de juillet 2007 à septembre 2008. Le rapport final a été remis en septembre au gouvernement et rendu public en novembre 2008. C’est sur base de ce rapport que le gouvernement équatorien a décidé de suspendre le paiement de 3.000 millions de dollars de dette commerciale sous forme des bons 2012 et 2030. C’est ainsi que les résultats de l’audit et la décision unilatérale souveraine du gouvernement équatorien, ont permis de convaincre les créanciers détenteurs de ces bons de les revendre à l’Etat équatorien avec une décote de 65%. Au bout des négociations qui se sont terminées en juin 2009, 91% des bons ont été revendus par les créanciers au gouvernement de l’Equateur. Cela représente une économie de près de 2.000 millions de dollars sur une dette commerciale totale en bons 2012 et 2030 de 3.000 millions. En termes de service de la dette, cette transaction représente pour l’Equateur une économie annuelle de 300 millions de dollars.
Donc, quand un gouvernement du Sud se met en contact avec nous pour nous demander un conseil, quand cette demande provient d’un gouvernement démocratique, nous acceptons avec enthousiasme la collaboration ; nous considérons que le résultat, dans le cas de l’Equateur, a été globalement positif. Nous sommes aussi en contact avec le gouvernement de Fernando Lugo au Paraguay pour entamer un audit de la dette.
Voilà, en termes généraux, les trois types de relations et de contacts que le CADTM maintient au niveau mondial sur le thème de la dette.
2. Bien qu’il ait été démontré que la dette du Tiers Monde soit impayable, les banques privées concèdent chaque année de nouveaux prêts aux pays sous-développés, principalement en proposant qu’ils payent les intérêts échus, ce qui augmente aussi chaque année le montant de la dette. Combien de temps encore croyez-vous que peut durer cette spirale infernale ?


Je crois qu’il y a deux exemples emblématiques du début du XXIe siècle qui pointent vers une issue à cette situation. L’expérience de l’Argentine entre 2001 et 2005 en est un et, plus récemment, l’attitude du gouvernement de Rafael Correa en Equateur.
Dans le cas de l’Argentine, elle a suspendu le paiement de sa dette commerciale de quelque 100.000 millions de dollars de fin décembre 2001 à mars 2005. Ce fut une décision unilatérale qui a été condamnée de façon généralisée par tous les grands organismes financiers comme le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE, le Club de Paris, qui ont prédit le chaos en Argentine. Néanmoins, c’est le contraire qui s’est passé.
L’Argentine en décembre 2001 était en récession depuis 36 mois. Cette récession s’est poursuivie tout au long de 2002 mais grâce au non paiement de la dette et à l’utilisation des ressources ainsi économisées par le gouvernement de Duhalde et puis, par celui de Kirchner, en investissements de type social, en plans d’emploi, etc., ils ont réussi à relancer l’activité économique et la consommation en Argentine. Durant les années 2004 à 2006, le pays a finalement enregistré une croissance de l’ordre de 8% annuels du PIB, ce qui démontre que la déclaration unilatérale de non paiement peut se transformer en solution pour réactiver l’activité économique |1|.
Le second exemple, c’est le cas déjà mentionné de l’Equateur. Cette expérience montre un gouvernement qui, malgré qu’il ait des réserves pour payer la dette, décide d’en suspendre le paiement en raison du caractère frauduleux de cet endettement. L’Equateur a réussi à imposer aux créanciers sa solution, c’est-à-dire payer de manière anticipée avec une décote de 65% sur les titres. De cette manière, la dette n’a pas été complètement annulée mais seulement éliminée partiellement.
Ces deux exemples démontrent que pour rompre le cercle vicieux dont vous parlez dans la question, des actes unilatéraux souverains sont nécessaires en se basant sur des arguments du Droit international pour atteindre une réduction radicale de la dette. En ce sens, de mon point de vue, il vaudrait mieux imposer une répudiation unilatérale de toutes les dettes qui sont identifiées comme illégitimes, odieuses et frauduleuses ; ça, c ‘est la solution.
Je ne crois pas en une solution concertée entre pays prêteurs et pays emprunteurs. Jamais l’ensemble des prêteurs ne renoncera volontairement à recouvrer le total de la dette à travers leurs institutions comme le FMI et la Banque mondiale. Cela n’arrivera pas.
Ce qui peut arriver, de la part des pays créanciers, ce sont des décisions unilatérales souveraines d’annulation de dettes. Le cas emblématique dans ce scénario, c’est la Norvège. Ce pays nordique a décidé en 2006 de renoncer à recouvrer la dette liée à la vente de bateaux de pêche réalisée dans les années 1980. Le gouvernement norvégien a pris cette décision après avoir réalisé un audit de ses créances sur cinq pays en développement à savoir l’Equateur, le Pérou, la Jamaïque, le Sierra Leone et l’Egypte. La Norvège a pris cette position sous la pression de la mobilisation des mouvements sociaux, des mouvements anti-dette de Norvège, y compris le mouvement des Eglises luthériennes de Norvège qui, depuis plusieurs années, soutient les revendications des associations équatoriennes qui réclamaient la cessation de paiement. C’est important de signaler que la campagne contre la dette en Equateur a été soutenue en effet par des réseaux internationaux comme le réseau CADTM.
En résumé, pour moi, la solution peut provenir de deux côtés. Premièrement, des actes souverains unilatéraux des créanciers du Nord sous la pression des mouvements sociaux. Deuxièmement, des actes souverains des pays du Sud de déclaration de nullité des dettes, basés sur le Droit international.
3. Plus de 60% de la dette du Tiers Monde a été contractée par des banques privées. Selon votre expérience, quels sont les obstacles principaux qu’il faudrait surmonter pour réussir à ce que les pays sous-développés s’unissent eux aussi en un bloc pour négocier avec leurs créanciers ?


C’est réellement une préoccupation, l’incapacité des pays du Sud à s’unir sur des critères communs et cohérents pour adopter une stratégie unifiée face aux créanciers. Malgré que, oui, les créanciers en général travaillent eux ensemble dans plusieurs organismes qui les appuient (Banque mondiale, FMI, Club de paris, association des banquiers privés...).
Alors, par dessus tout, il est fondamental que les pays qui pour l’instant n’ont pas de problème de solvabilité ou de liquidités, comme par exemple le groupe des pays exportateurs de pétrole ou d’autres matières premières, se rendent compte que leurs intérêts, à moyen terme, correspondent aux intérêts des pays les plus fragiles de la chaîne de la dette. En ce sens, c’est important de renforcer la situation des plus faibles pour rapprocher leur position de l’attitude prise par des pays comme l’Equateur. Si le Venezuela ou le Brésil s’étaient rapprochés de l’attitude de l’Equateur face aux créanciers, il aurait été possible d’imposer à ces derniers des conditions toujours plus avantageuses pour les peuples de la région.
La corrélation des forces est favorable aux pays du Sud parce que, grâce à leurs réserves, ils ont de quoi résister au bloc financier des créanciers du Nord. Les pays du Sud doivent profiter de cette disponibilité actuelle des réserves pour imposer des mesures fortes. C’est une erreur d’attendre que les réserves se réduisent pour commencer à négocier. Il ne faut pas attendre d’être dos au mur pour organiser un front commun de résistance.
En ce moment, les créanciers du Nord subissent des contradictions internes dues au sauvetage de leurs systèmes financiers nationaux respectifs et du système financier international. Une position radicale des pays du Sud pourrait déboucher sur des solutions favorables à leurs intérêts. Le problème est que, comme il n’existe pas de sentiment d’urgence par rapport à la crise, les gouvernements du Sud pensent qu’ils peuvent continuer à refinancer leur dette et contracter de nouvelles dettes sans grand problème.
D’un point de vue stratégique, pour moi, c’est une erreur d’adopter ce genre de position. J’espère que, lors de futures discussions, lors d’événements comme la conférence sur “Globalisation et Problèmes de développement” organisée par l’ANEC, en mars 2010, on pourra envisager la constitution d’une stratégie commune des pays d’Amérique latine face à la dette.
4. De plus en plus d’économistes pensent que les puissances capitalistes sont décidées à sortir de la crise mondiale actuelle sans accepter des changements substantiels de l’ordre économique et financier international, même si en définitive une telle intransigeance ne peut qu’entraîner de nouvelles crises plus importantes pour le système économique régi par le marché. Quel commentaire voudriez-vous faire par rapport à cela ?


Je partage votre analyse. Les grandes puissances capitalistes ne sont pas réellement disposées à organiser un nouvel ordre économique international. Je mentionne ces termes parce qu’ils se réfèrent à l’exigence du Mouvement des pays non alignés dans les années 1960 et 1970 du siècle passé. Ce nouvel ordre international qui implique des relations équitables entre pays du Nord et du Sud, les grandes puissances le refusent.
Ce qu’elles cherchent, c’est comment négocier une extension limitée des centres de pouvoir et de décision avec les principales économies émergentes, en commençant par la Chine et en poursuivant par la Russie, l’Inde et le Brésil. Cette extension s’est réalisée par l’octroi à ces pays d’un peu plus de voix dans les grandes organisations financières internationales, comme la Banque mondiale et le FMI, lesquelles ont été historiquement dominées par les intérêts des grandes puissances. Ces puissances sont donc prêtes à ouvrir quelques espaces mais non à réenvisager au niveau mondial la question d’un changement démocratique de l’ordre politique, financier et économique de la planète.
A ce sujet, il me semble fondamental, au niveau des solutions, d’entamer, à partir du Sud, la création de nouveaux organismes multilatéraux. Je fais référence au renforcement de la banque du Sud à laquelle adhèrent sept pays d’Amérique latine, ou à donner vie au système monétaire régional au niveau de l’ALBA, lequel est actuellement connu sous le nom de SUCRE. Elargir l’ALBA. Réussir à convaincre les pays africains et asiatiques de se doter eux aussi de banques régionales et, au sein d’un cadre d’accord tricontinental, organiser un réseau de banques du Sud. Avancer dans des accords de collaboration monétaire, comme l’accord de Chiang Mai entre les pays du Sud Est asiatique. Avec ce type d’accords, en cas de crise de balance des paiements, les pays peuvent disposer des réserves internationales communes, ce qui élimine la nécessité de recourir à l’aide conditionnée du FMI qui exige toujours l’application de politiques néo-libérales en échange de ses prêts.
Donc, face au manque de volonté des grandes puissances capitalistes, la solution n’est pas la transformation du G8 en G14 ou G20. La solution passe par la construction par en bas de la part des pays du Sud de mécanismes multilatéraux pour coordonner leurs politiques économiques, monétaires et sociales, et ainsi remettre en avant la revendication de la nécessité d’un nouvel ordre économique international.
Pour moi, adhérer à une Banque du Sud devrait impliquer de renoncer à être membre du FMI ou de la Banque mondiale, avec l’objectif d’affaiblir ces institutions qui démontrent leur incapacité de réforme interne pour satisfaire les besoins des peuples.
Il me paraît aussi très important que les pays du Sud se dotent d’un CIRDI (Centre international des Règlements des différends en matière d’Investissement) du Sud. Le CIRDI est le tribunal de la Banque mondiale, dont les sentences sont quasi toujours favorables aux intérêts des grandes transnationales et contre les gouvernements. Il serait très positif pour les pays du Sud de sortir du système du CIRDI comme l’a fait la Bolivie en mai 2007, comme l’a annoncé l’Equateur en juillet 2009 et de se réunir pour constituer un CIRDI du Sud. Cela impliquerait que, dorénavant, les transnationales doivent présenter leurs plaintes devant un organisme du Sud qui prendrait en compte les intérêts et les arguments du Sud, ce qui n’est pas le cas du CIRDI sous tutelle de la Banque mondiale.
5. Lors de la Rencontre internationale sur “Globalisation et Problèmes du développement”, célébrée au début de cette année à La Havane, vous avez tiré le signal d’alarme sur le danger que la chute du prix des matières premières et des produits de base sur le marché international, accroisse le poids de la dette externe par rapport à la valeur des exportations et au PIB des pays du Tiers Monde. Quelles observations faites-vous à ce sujet à l’approche de la fin 2009 ?
Nous approchons d’une nouvelle crise de la dette. Nous ne savons pas avec exactitude quand cette crise aura lieu mais les ingrédients sont en train de se cristalliser, de se renforcer.
Quels sont ces ingrédients ? En premier lieu, le coût du refinancement de la dette des pays en développement a augmenté en conséquence de la crise financière qui a éclaté aux Etats-Unis à partir de 2007 et qui n’est toujours pas surmontée. Avec le gel des marchés financiers et les problèmes de solvabilité des banques, les nouveaux crédits sont négociés avec des taux d‘intérêt et des primes de risque plus élevés que dans la période 2004-2008. Ces prêts, comme vous l’avez mentionné dans la question, sont concédés pour rembourser les vieilles dettes. En exigeant des rémunérations plus élevées pour les nouveaux crédits, les banques et les marchés financiers rendent plus difficile le refinancement de la dette.
Le second ingrédient, c’est la crise économique mondiale avec la chute de l’activité économique qui entraîne une réduction des revenus d’exportation des pays en développement. Cette diminution est le produit à la fois des volumes moindres et des prix moindres des exportations des pays en développement sur les marchés internationaux. A partir de juin 2008, les prix des matières premières ont baissé. Il y a eu un rebond des prix au premier semestre de cette année mais même ainsi, les prix continuent de plancher à environ 50% en dessous des maximums atteints durant l’été 2008.
Jusqu’à maintenant, la tourmente économique a été évitée grâce aux importantes réserves accumulées entre 2004 et 2008, produit des prix élevés des matières premières exportées par les pays en développement durant cette période. Mais les pays du Sud ont utilisé une partie de leurs réserves pour refinancer leur dette, ce qui a provoqué la chute de ces réserves à un rythme assez rapide.
Ainsi, dans le cas de l’explosion d’une nouvelle crise de la dette, ce cercle vicieux de refinancement de la dette à travers de nouveaux prêts est mis en question. Il se produira inévitablement des defaults, des suspensions de paiement, etc. Nous ne savons pas quand cela arrivera mais il est probable que, dans les prochaines années, nous voyions de nouveaux scénarios de ce type.
Finalement, il faut tenir compte de l’explosion de la dette publique dans les pays du Nord, conséquence des plans de sauvetage du système financier qui ont représenté un coût énorme pour les trésors publics du Nord.
Cet accroissement de la dette publique des pays du Nord va donner une nouvelle impulsion à l’offensive néo-libérale en faveur de plus de privatisations dans le but de disposer de liquidités pour rembourser la dette publique, et au détriment des dépenses sociales et de l’Etat de Bien-être dans les pays où on a réussi à le protéger de manière significative. Je me réfère par exemple à des pays comme la France, l’Allemagne ou la Belgique.
C’est réellement impressionnant de voir que, malgré le délabrement de l’idéologie et des plans néo-libéraux, par manque d’alternatives, nous ayons “plus de la même chose” (référence à mas de lo mismo, cri du ras-le-bol en Amérique latine, NDT) au niveau des politiques de la majorité des gouvernements du Nord. C’est-à-dire un renforcement de l’orientation néo-libérale.
Je rebondis sur ce thème car au début de la présente crise, le fiasco des politiques de déréglementation a été mis à nu à un niveau tellement évident que plusieurs commentateurs avaient imaginé que les gouvernants allaient mettre en œuvre des politiques néo-keynésiennes. Or ce qui s’est passé dans la pratique, contredit ce pronostic. La cause fondamentale est la faiblesse des luttes des salariés pour un nouveau partage du revenu en leur faveur, ce à quoi s’ajoute le maintien d’une orientation social-libérale de la part des partis de gauche traditionnelle qui accompagnent la nouvelle offensive néolibérale ou n’y offre aucune résistance. Avec le rebond économique conjoncturel que connaît le monde industrialisé fin 2009-début 2010, les medias dominants et les gouvernants vont annoncer la fin du tunnel mais en réalité la crise n’est certainement pas terminée. Elle s’étendra encore sur plusieurs années.
Tant dans les pays du Sud que dans les pays du Nord, les emplois et les revenus des secteurs populaires seront soumis à des pressions importantes au nom du paiement de la dette publique. Ce sont des arguments de plus pour nous qui luttons sur ce terrain, pour chercher à unifier les résistances des opprimés du Nord avec celles des peuples du Sud.
Je considère que, dans les prochaines éditions du Forum Social Mondial, des Forums Sociaux Continentaux, le thème de la dette publique sera suprêmement important pour les mouvements populaires au niveau mondial. Cela nous donne plus de responsabilité comme Comité pour l’Annulation de la Dette pour apporter des propositions d’alternatives tant au Nord qu’au Sud.

Notes |1| Pour donner une vision complète, il faut ajouter qu’à tort le gouvernement de Nestor Kirchner a mis fin à la suspension de paiement en mars 2005 en concluant un très mauvais accord avec les détenteurs de bons de la dette commerciale. Il a échangé 76% des anciens bons contre des nouveaux avec une décote d’environ 50% et un taux de rémunération beaucoup trop élevé. La conséquence : le service de la dette publique argentine est de nouveau très élevé. Quant aux détenteurs de bons qui n’ont pas accepté l’échange, ils exigent toujours une indemnisation.
P.-S.
Interview donnée à El Economista (Cuba)
Traduction Denise Comanne


http://www.cadtm.org/Cinq-questions-sur-la-crise-a-Eric http://www.cadtm.org/Cinq-questions-sur-la-crise-a-Eric

10 fois plus de Thimerosal dans le vaccin au Canada!!!

Publié le 06/11/2009 à 16:49 par djamazz
0 fois plus de Thimerosal dans le vaccin sans adjuvant au Canada!!!
Jeudi 5 Novembre 2009


10 fois plus de Thimerosal dans le vaccin sans adjuvant au Canada!!!
Selon le site Web de l’Agence de Santé Publique du Canada, le vaccin sans adjuvant [le vaccin H1N1 sans ASO3 (autrement connu comme l’adjuvant formé de squalène-huile-eau)] contiendra 10 fois la quantité de Thimerosal contenu dans le vaccin avec adjuvant qui est actuellement distribué. C’est ce vaccin qu’ils veulent donner aux jeunes enfants et aux femmes enceintes.  
 
 Le prétexte pour permettre tout ce mercure dans le vaccin, est qu'il est différent du mercure qui est contenu dans la nourriture, comme dans le thon ; et, que sa quantité est inférieure à la limite quotidienne autorisé (dans la nourriture, mais pas directement injecté dans le sang).  
 
 Je propose à quiconque qui veut en apprendre plus sur le fait que le type de mercure contenu dans le Thimerosal est plus toxique que le mercure des poissons que l’on consomme, lisez le livre « La preuve du mal » par David Kirby (Evidence of Harm). De toute façon, quand vous mangez un poisson, vous absorbez seulement une très petite partie du mercure, alors que quand vous vous l'injectez dans vos veines, naturellement, vous avez absorbé 100% de la dose.
 

http://www.infowars.com/10-times-more-thimerosal-in-canadian-non-adjuvanted-h1n1-vaccine/

Retour au Moyen Age

Publié le 06/11/2009 à 16:23 par djamazz
Retour au Moyen Age

Lorsque vous lisez une histoire dans la presse qui raconte que « l'ONU a appelé Israël à cesser de démolir les maisons palestiniennes et à mettre un terme à la politique d'expulsions forcées à Jérusalem-Est, avertissant qu'il y a 60 000 Palestiniens menacés de devenir des sans-abris," vous ne pouvez que vous interroger sur le rôle de l'organisation internationale aujourd'hui et sur le but pour lequel celle-ci a été créée à la veille de la victoire des forces de la liberté contre le nazisme et le fascisme et s’il s’agit bien de la même organisation qui fut autorisée par l'histoire et les peuples du monde à garantir le droit à « l'autodétermination »?

Jeudi 5 Novembre 2009


Retour au Moyen Age
&amp;lt;!-- .hmmessage P { margin:0px; padding:0px } body.hmmessage { font-size: 10pt; font-family:Verdana } --&amp;gt;Est-ce qu’il s’agit de la même organisation chargée de « mettre fin au colonialisme »? Est-ce qu’il s’agit toujours de la même organisation qui croit au droit de tous les peuples à être libres, sans discrimination en termes de race ou de religion? S’il s’agit bien de la même organisation, pourquoi est-il permis que les civils palestiniens souffrent de la brutalité des colons armés?
Publié le 02 novembre 2009 sur le site Counterpunch
Par Bouthaina Shaaban,




Le langage évasif et honteux de l'appel de l'ONU s'inscrit dans le cadre de la soumission du Conseil de sécurité à la volonté sioniste et, en conséquence ce dernier s’engage dans un déshonneur historique en ignorant les droits politiques légitimes, civils et humains des Palestiniens, y compris leur droit à la vie et à la liberté. Pour l'ONU, ne pas prendre toutes les initiatives ou mesures qui conduisent à donner au peuple palestinien le droit à l'autodétermination, restera une honte dans l'histoire de l'organisation qui ne s’effacera jamais.

Les Palestiniens ont été soumis à une forme raciste de colonialisme depuis plus de soixante ans, et ils ont été frappés par une campagne de nettoyage ethnique lancée par des bandes de colons armés soutenus par la police et l’armée l'armée israélienne.

En ce 21ème siècle, ce colonialisme n'a pas d’équivalent en termes de crimes dont il fait preuve et qui inclut blocus, meurtres, intoxications alimentaires, famine, assassinats, démolitions de maisons, incendies des récoltes, destructions de fermes, viols de prisonniers, trafics d’organes de prisonniers et empêchements faits à l’encontre des Palestiniens dans leurs déplacements entre leurs villages, leurs fermes et leurs écoles.

Tout ceci se passe sous le regard entier, et le silence du « monde civilisé », qui soutient pleinement le gouvernement israélien et ignore totalement les crimes barbares commis chaque jour par les colons juifs et les soldats israéliens. Ce silence est aussi un crime contre le peuple palestinien, car il permet à des hommes politiques israéliens et des généraux ainsi qu’à leurs alliés de poursuivre leurs crimes contre des civils et de violer les Conventions de Genève ainsi que le droit humanitaire international .

L'appel de l'ONU en direction d’Israël afin qu’il "cesse de supprimer [en les démolissant] les maisons palestiniennes" a pour toile de fond la démolition des maisons des familles Ghawi et Hanoun dans le quartier al-Jarrah, à Jérusalem ainsi que la démolition de la tente que ces familles ont construite dans la rue près de leur maison et de la confiscation de ce qu’elle contenait à savoir des couvertures pour conjurer le froid et quelques ustensiles. La tente abritait cinquante personnes appartenant aux deux familles qui, depuis quelques mois avaient pris l'habitude de vivre dans leur maison démolie par des soldats d'occupation israéliens suite à leur politique de judaïsation de Jérusalem.

De temps à autre, l'ONU ou l'UE reconnaissent que "détruire les maisons des Palestiniens est une violation du droit international». Mais si cela et les autres crimes cités précédemment constituent des violations du droit international, pourquoi ne font-ils pas bouger leur conscience afin de protéger la sécurité des Palestiniens? La question est: que feront l'Organisation des Nations Unies ou l'Europe? Vont-ils se limiter à reconnaître que les actes commis par les Israéliens sont en forte opposition avec la Charte des Nations Unies et le droit humanitaire international, tandis que des bandes de colons juifs armés continuent d'assassiner, de démolir et de mettre le feu à Jérusalem, Naplouse, Hébron et dans bien d’autres endroits sans que quiconque ne les arrête et sans avoir de compte à rendre?

Si tous ces crimes commis quotidiennement contre les Palestiniens ne sont pas considérés comme un nettoyage ethnique et un génocide, qu'est-ce ce qui peut l’être? En Amérique, il y a des siècles, des colons blancs, avaient l'habitude de balancer des couvertures contaminées sur les Indiens pour les tuer. Aujourd'hui, les dirigeants israéliens privent les Palestiniens de nourriture et de médicaments, brûlent les récoltes et empoisonnent l'eau potable pour tuer les Palestiniens ou les forcer à partir. L'ONU qualifie ce crime d’"expulsion forcée". S’agit-il donc de départ volontaire ? Après tous ces crimes commis par les forces israéliennes d'occupation et les bandes de colons armés, l'ONU « demande seulement à Israël de cesser de démolir des maisons". Peut-être, a-t-elle oublié d'ajouter « s’il vous plaît ! »: Ce dont les civils palestiniens ont un besoin urgent maintenant, c’est qu’une enquête sur les crimes israéliens soit renvoyée auprès d’une organisation internationale qui aurait gardé un certain respect d’elle-même et qui aurait le souci de ce qui lui reste de crédibilité.

Les crimes commis par les forces israéliennes d'occupation, la terreur contre des civils palestiniens désarmés qui est le fait de colons armés sont devenus une honte pour l'humanité qui ne devrait pas être tolérée. Les actes commis par ces colons et ceux qui les soutiennent au sein du gouvernement israélien et parmi les donateurs appartenant aux groupes de pression occidentaux replonge le monde dans la loi de la jungle. Eu égard à l’impuissance honteuse de l'Organisation des Nations Unies et au discours réitéré du président Obama envers son engagement pour la «sécurité d'Israël » lors du 14ème anniversaire de l'assassinat de Yitzhak Rabin par un colon juif - alors qu'il aurait dû exprimer un engagement égal vis-à-vis de la sécurité des Palestiniens -, il incombe au peuple libre du monde et à ses intellectuels, y compris aux intellectuels juifs, d'élever la voix contre les criminels de guerre israéliens afin que ces juifs ne soient pas éternellement honteux d’avoir commis des crimes de guerre et des génocides. Ils ne devraient pas garder le silence sur les crimes et ne devraient pas être satisfaits des recommandations faites aux criminels israéliens de ne pas voyager. Ces derniers devraient être déférés devant la justice de la même manière que le monde a conduit devant la justice d'autres criminels responsables de crimes et d’occupation avant eux.

Les intellectuels juifs en particulier, devraient se demander pourquoi leur gouvernement devrait être bâti sur les ruines des vies et de la liberté d'un autre peuple; pourquoi leur gouvernement devrait commettre des meurtres d’enfants, des massacres, des démolitions de maisons et des assassinats et tenter ensuite de justifier ces crimes et blâmer tous ceux qui veulent leur faire rendre des comptes pour cela. Pourquoi n’y a-t-il pas d’intellectuels juifs qui affrontent ce dilemme moral historique au sein de l’entité sioniste ?

Quand l'Allemagne nazie a commis des massacres contre les juifs et d’autres peuples, les Allemands ont affronté ce dilemme et voté des lois interdisant l'antisémitisme. Quand le monde a payé le prix des guerres et des ambitions du Japon, ce dernier a pris une décision historique et définitive contre la guerre. Pourquoi les intellectuels juifs devraient-ils penser qu'ils ont à justifier tous les actes des hommes politiques israéliens et des généraux? Comment peuvent-ils justifier le fait qu’Ehud Olmert soit poursuivi pour corruption financière et non pas pour ses autres crimes contre les enfants palestiniens, libanais et les civils? Pourquoi considèrent-ils même ces criminels comme des héros qui devraient être mis en sécurité et défendus? Pourquoi forment t-ils des gouvernements composés de criminels qui sont en compétition vis-à-vis de leurs records dans le nombre d’assassinats, de meurtres et de massacres commis contre des civils palestiniens? Selon n’importe quel critère envisagé, ces crimes sont des crimes contre l'humanité. Pourquoi ne critiquent-ils pas, dans leur culture, leurs dirigeants qui ont le sang des enfants palestiniens sur leurs mains? Les intellectuels juifs qui restent silencieux sont responsables de la poursuite des crimes qui les conduira tous vers une honte éternelle comme une conséquence de leur silence au sujet des dits crimes.

L'Organisation des Nations Unies, l'Union européenne, et tous ceux qui usent d’un langage évasif pour décrire des crimes qui devraient provoquer l’indignation et la colère du monde en partagent la responsabilité. L’Histoire condamnera tous ceux qui restent silencieux envers ces crimes et remerciera tous ceux qui défendent les enfants palestiniens et le droit des Palestiniens à vivre dans la dignité, la liberté et la sécurité sur leur territoire national.

Bouthaina Shaaban est une conseillère politique et médiatique auprès de la présidence syrienne, et une ex-Ministre des expatriés. Elle est aussi écrivain et professeur à l'Université de Damas depuis 1985. Elle a été la porte-parole de la Syrie et a été nominée pour le Prix Nobel de la paix en 2005. Vous pouvez la contacter à l’adresse suivante : nizar_kabibo@yahoo.com

Traduit par le Collectif Cheikh Yassine

Lien de l'article en anglais : http://www.counterpunch.org/shaaban11022009.html

 

Obama, Sarkozy, Merkel : La géopolitique des cloportes

Publié le 06/11/2009 à 12:32 par djamazz
Jeudi 5 novembre 2009

Il y a quelques jours, Hillary Clinton a annoncé que l’administration US ne faisait plus du gel de la colonisation israélienne à Jérusalem et en Cisjordanie, un préalable pour son soutien à Israël lors de la reprise des négociations avec l’autorité palestinienne.

Ce revirement montre la faiblesse américaine non seulement dans les dossiers du Proche-orient mais sur l’ensemble de la scène diplomatique.


Les prédictions de personnes averties comme Emmanuel Todd se sont donc réalisées. Celui-ci décrivait, dés 2002, la course vers l’abîme des Etats-Unis, l’affaiblissement économique s’ajoutant à la démesure des moyens militaires déployés pour contrôler certaines parties du monde et la perte de crédibilité qui en résulterait.

Un pays qui ne peut plus faire face aux exigences de sa politique internationale et de sa prétention à être le gendarme du monde, un pays miné de l’intérieur par les outrances d’un capitalisme financier qu’il a contribué à favoriser et le lobbying, voilà ce que sont devenus les Etats-Unis.

 

Petit à petit, depuis la fin du 20ème siècle, les théâtres d’opérations et les zones de conflit se sont déplacés vers l’est. Irak, Tchetchènie, Géorgie, Afghanistan, Pakistan. L’Asie centrale dans son ensemble se trouve sous le feu des rivalités entre grandes puissances régionales et mondiales. Les occidentaux risquaient d’être les grands absents d’une région où quatre puissances nucléaires rivalisent d’influence sur des pays regorgeant de ressources énergétiques : Russie, Iran, Irak, Pakistan, anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.

 

Leur guerre contre le terrorisme fut donc la grande trouvaille des think tanks américains pour s’ingérer militairement en Asie centrale : Irak, Afghanistan et aujourd’hui le Pakistan avec en plus des bases militaires dans des pays « amis » : Turquie, monarchies pétrolières de la péninsule arabique et du golfe persique, Tadjikistan.

Les talibans, Al-Qaïda, les rebelles pakistanais sont finalement bien commodes pour justifier cette présence occidentale. A condition qu’elle soit couronnée de succès militaire sinon les opinions publiques en occident pourraient la remettre en cause.

On comprend donc aisément l’importance mythique des attentats du 11 septembre. Une capitalisation à long terme avec un retour sur investissement en dividendes géopolitiques et économiques.

 

Après avoir envisagé avec logique de prendre leurs distances avec les Etats-Unis lors de la seconde guerre d’Irak, les occidentaux, en bons vassaux des USA, sont à présent tous ralliés à la guerre contre le terrorisme. Pourtant, du temps de l’amitié Chirac-Schroeder, l’occasion était belle pour la France et l’Allemagne de coordonner leurs politiques étrangères et de se rapprocher de la Russie et de la Chine et gagner ainsi en souveraineté.

 

Il aurait suffi que la France et l’Allemagne partagent le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU pour que le duo ainsi formé pèse comme une grande puissance capable de choisir ses amis et refuser les ennemis qu’on a trop souvent tendance à lui imposer.

Une puissance bipolaire de 150 millions d’habitants au PIB de 6700 milliards de dollars à la tête de l’Union Européenne, possédant l’arme nucléaire et un siège au conseil de sécurité de l’ONU aurait eu un poids bien plus important pour négocier les changements qui secouent le monde.

 

Au lieu de ça, les nouveaux responsables de la France et de l’Allemagne se sont dépêchés de recoller les morceaux avec des Etats-Unis déjà affaiblis qui, malgré leur colère, n’avaient pas pu prendre de mesures de rétorsion envers elles après l'épisode irakien. Une fois la colle prise, c’est avec des courbettes qu’ils rencontrent les dirigeants américains comme vient de le faire Angela Merkel tout dernièrement. Comme des collégiens boutonneux, chacun tente de montrer à son l’opinion publique qu’il a une relation privilégiée avec le "mono" américain.

 

Cette vision sans envergure d’un monde toujours dominé par des Etats-Unis pourtant faibles, n’augure rien de bon. Car l’oncle Sam va continuer sa descente aux enfers pendant que d’autres pays disputeront aux occidentaux leur influence : La Russie mais surtout la Chine, l’Inde, le Brésil. Leur passé de pays du tiers-monde leur donne un avantage considérable pour nouer des relations équilibrées avec les pays qui possèdent les ressources minières, agricoles et énergétiques dont ils ont besoin. C’est ce que fait la Chine avec l’Afrique, c’est ce que fait le Brésil en n’hésitant pas à se rapprocher des pays de l’ALBA et donc d’Hugo Chavez.

C’est ce que font la Chine, la Russie, l’Inde et la Turquie avec l’Iran.

 

Une Turquie qui remet en cause en ce moment même la relation privilégiée qu’elle avait avec Israël. Il faut dire qu’elle a bien senti qu’une attaque de Tel Aviv contre l’Iran nuirait à ses propres intérêts. L’Iran et la Turquie ont une frontière commune… Il y a aussi l’aveuglement des dirigeants européens dont certains, comme Nicolas Sarkozy affichent une authentique hostilité à la Turquie tout en affirmant qu’Israël fait virtuellement partie de l’Union Européenne !

 

Tout cela ressemble fort à une rivalité pour se partager un gros gâteau. L’Afrique aux français, aux européens et à la Chine. L’Amérique du sud en bonne voie de se libérer du joug US.  L’Extrême-orient à la Chine et les occidentaux grâce à l’Australie, la Corée et le Japon. L’Asie centrale comme point de convergence de tous les appétits.

 

Pas étonnant que ça chauffe là-bas plus qu’ailleurs !

 

Dommage que la France en soit réduite à suivre, le regard torve et le dos courbé, la politique étrangère américaine en trépignant de pouvoir se mettre en avant.


Bien maigre consolation pour son larbinisme sioniste et atlantiste!

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT

Israël et l'IAEA

Publié le 06/11/2009 à 12:31 par djamazz
Israël et l'IAEA

par Pascal Sacré
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009



Gordon Brown est-il tous les anglais ?

Nicolas Sarkozy est-il tous les français ?

Barack Obama est-il tous les états-uniens ?

Angela Merckel est-elle tous les allemands ?

Silvio Berlusconi est-il tous les italiens ?

José Manuel Barroso est-il tous les européens ?

L’ONU est-il nous tous ?

Barack Obama donne des ordres à l’ONU, au travers de la bouche de Suzan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, ou, toujours au travers de cette bouche, complimente son ami Shimon Peres…

Tout va bien, madame Rice ? Votre langue s’en remet ?

L’ONU ne doit pas s’occuper d’Israël ou de ce qu’il pourrait faire ou non(1).

L’ONU doit s’occuper de l’Iran.

L’ONU doit actionner le levier AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et sanctionner l’Iran.

Y aurait-il un AIEA sévère, pour l’Iran ? Et un AIEA complaisant, pour Israël ? Un ONU sévère (Irak, Iran, Afghanistan…) et un ONU gentil (Israël, Etats-Unis, Arabie Saoudite…) ?

Pourquoi ?

L’ONU doit, l’Onu doit…

Mais de qui tient-il ses ordres ? L’Onu doit.

Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis, utilisant l’organe vocal de madame Suzan Rice, le dit.

Il n’y a pas d’autre raison, si ce n’est, en remontant encore un peu plus haut dans la maîtrise du Grand Jeu International, le désir israélien qu’il en soit ainsi.

L’AIEA, indépendante, véritablement internationale, pourrait avec la même sévérité étudier le comportement d’Israël(2)-(3)-(4), des Etats-Unis, comme de l’Iran. Ni plus, ni moins.

Sinon, il est nécessaire de changer son nom, en AAEA, Agence américaine de l’énergie atomique. Ou AAIEA (Agence américano-israélienne de l’énergie atomique).

Voire ne même pas modifier le sigle, mais corriger la signification de ses initiales : Agence israélienne de l’énergie atomique, Israelian Atomic Energy Agency.

(Tiens, par un hasard également, nous pourrions faire de même avec la CIA, Central Israelian Agency).

Israël a violé tant, et si longtemps, de résolutions ONUsiennes(5), que plus aucun média agréé ne s’en fait l’écho et qu’elles sont toutes quasiment abandonnées car personne ne pourra imposer leur application.

Bah.

Et alors ?

Tout le monde sait que ce sont les puissants qui orientent les grandes décisions politiques mondiales.

Et ces puissants, vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, puis de la guerre froide, sont les Etats-Unis.

Et tout qui s’allie aux Etats-Unis, ce qui veut dire, se soumet, complètement, bénéficie un peu de cette puissance.

Avoir l’ONU, même si c’est insuffisant, même si c’est loin d’être idéal, permet quand même de limiter les dégâts. De contenir, au moins un peu, l’hégémonie des Puissants.

Ainsi se rassurent la plupart des gens.

Contrairement à eux, je soutiens que notre monde est pire avec l’ONU, que sans.

Cet ONU-là en tout cas.

Cela nous fait perdre du temps. Gaspiller de l’espoir. Diluer nos efforts. Gâcher de l’énergie précieuse.

Certains observateurs, et leur nombre grossit, ont vu clair dans tout ça.

Ils ne sont plus dupés.

Mais beaucoup, énormément encore, arrivent à supporter tout ce qui se passe d’horrible dans ce monde parce que, à cause de l’existence de tous ces organes internationaux, ils gardent espoir. Et attendent. Et s’en remettent à eux.

Ces Institutions comme l’ONU, mais aussi l’OMS(6), l’OMC(7), le FMI(8), l’OTAN(9), l’Union Européenne, le G8(10), le G20(11) …sont des bancs de brouillard qui permettent de rendre un peu moins évident, au quotidien, le fait pourtant établi que nous sommes littéralement dans un Empire israélo états-unien dont les pays dit « alliés » sont en réalité des pays soumis, des sujets.

Certains de ces sujets sont plus dévoués que d’autres, et consentent volontiers à leur soumission. C’est un peu comme les collaborateurs sous l’Occupation.

Aujourd’hui, c’est le cas tout particulièrement de la France, au travers de son président Nicolas Sarkozy.

Ce qui me ramène à mes questions initiales. Nicolas Sarkozy est-il tous les français ?

Lorsque Nicolas Sarkozy dit, cela veut dire : tous les français disent ?

Nicolas Sarkozy = la France = les Français ? Brown = les Anglais ?

Je connais la réponse. Mais cela n’enlève rien à sa pertinence.

Car tous ces gouvernants se comportent de la sorte, se voient de la sorte.

Lorsque « …le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy ont écrit à Netanyahou pour déclarer qu’ils reconnaissaient à Israël « le droit à l’autodéfense » après l’adoption du rapport Goldstone alors que Brown demande que l’on trace « les limites à ne pas dépasser » sur la question des « violations des engagements internationaux » de l’Iran. » (12**)(13), faut-il comprendre que tous les peuples au service desquels sont temporairement ces responsables « audacieux », serrent également la main au gouvernant israélien, lui reconnaissent également son droit à l’ « auto-défense », et par contre, demandent également à l’ONU de ne tenir que l’Iran dans son collimateur ?

L’existence d’Institutions « internationales » comme l’ONU est pire que leur absence.

Ces Institutions « internationales » brouillent les cartes, dressent un écran de fumée qui permet de rassurer, de se dire qu’on a encore le temps de l’espoir, alors que c’est l’urgence de l’action, et qu’en réalité nous ne pouvons compter que sur nous-même, sur notre autodétermination, sur notre énergie personnelle pour vivre dans un monde meilleur.

Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour son manque de respect de la liberté d’expression et des femmes, elle doit tout autant exiger cela de l’Arabie Saoudite, de la Birmanie (14)…

Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour ses élections prétendument truquées, elle doit aussi en demander aux Etats-Unis pour ses élections de 2000 et 2004(15)-(16),ainsi qu’exiger une enquête sur le coup d’état au Honduras contre un président démocratiquement et légalement élu(17).

Si l’ONU doit sommer l’Iran de se soumettre à un contrôle absolu de ses programmes nucléaires, alors, Israël aussi, ainsi que les Etats-Unis pour leur programme H.A.A.R.P.(18), comme le demande des Institution alliées (enquêtes de parlementaires européens sur le projet H.A.A.R.P. [19])

L’ONU, et les Institutions de cette famille, dites « internationales », font diversion.

Beaucoup de gens se reposent sur l’espoir qu’elles ont dans l’indépendance et le rôle de ces organisations.

Sans elles, il serait beaucoup plus difficile de se voiler la face, et de ne pas voir le monde tel qu’il est réellement : un empire israélo états-unien, une pathocratie impérialiste toute-puissante pour lesquelles l’ONU, l’OMC, le FMI, l’ AIEA…, ne sont que des outils, non pas pour imposer leurs volontés, car pour cela, cet empire a ses armes et ses armées, mais pour maintenir les populations mondiales consentantes, tranquilles et sous leur contrôle.

Ces Institutions servent à gagner du temps.

Donner de l’espoir.

Comme Barack Obama.

Comme les prix Nobel de la paix.

Bas l’ONU. Bas les masques.

 

 IAEA : International Atomic Energy Agency

(1) http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-condamne-israel_794973.html 

 Reportage :

(2) Armes secrètes d’Israël-1 :

http://www.youtube.com/watch?v=3wSfMBqpCdo&feature=related 

(3) Armes secrètes d’Israël-2 :

http://www.youtube.com/watch?v=f0Vo320gerU&feature=related 

(4) Armes secrètes d’Israël-3 :

http://www.youtube.com/watch?v=DejJumwNsWA&feature=related 

(5) http://www.voltairenet.org/article153318.html

(6) Organisation Mondiale de la Santé

(7) Organisation Mondiale du Commerce

(8) Fonds Monétaire International

(9) Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

(10) Le G8 (pour « Groupe des huit ») est un groupe de discussion et de partenariat économique de huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie. Ensemble, ils représentent 61% de l'économie mondiale.

(11) Les membres du G20 (Groupe des 20) sont représentés par les ministres des finances et les directeurs des banques centrales de 19 pays plus l’Union Européenne.

(12) Article de Jean Shaoul, Israël, les Etats-Unis et le droit international,

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15873

(13) http://www.hrw.org/en/node/85900 

(14) http://www.hrw.org/fr/news/2009/09/21/birmanie-le-gouvernement-militaire-doit-mettre-fin-la-r-pression-contre-les-moines-b 

(15) http://www.syti.net/ElectionsUS2004_2.html 

(16) voir la vidéo HACKING DEMOCRACY http://www.reopen911.info/video/hacking-democracy.html 

(17) http://www.courrierinternational.com/article/2009/06/29/un-coup-d-etat-qui-ne-veut-pas-dire-son-nom 

(18) H.A.A.R.P. http://www.youtube.com/watch?v=Je-WJoN13IE&feature=player_embedded# 

(19) Europe et H.A.A.R.P. http://www.grip.org/fr/siteweb/dev.asp?N=simple&O=379 


Pascal Sacré est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Pascal Sacré publiés par Mondialisation.ca

Les funestes profits d’Al Gore

Publié le 06/11/2009 à 12:14 par djamazz
Les funestes profits d’Al Gore
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009

Balivernes scientifiques : La pythonisse du catastrophisme climatique a pondu un nouveau livre sur le réchauffement climatique, à classer dans la fiction. Elle nous demande de nous suicider économiquement pendant qu’elle ratisse les millions de ses investissements écologiques.

 

« Notre choix : Un plan pour résoudre la crise climatique, » la suite du bouquin d’Al Gore « Une vérité qui dérange, » est sorti mardi. Imprimé sur papier recyclé avec de l'encre à faible teneur en COV (composé organique volatile), ce sera sans aucun doute un best-seller sur le bureau de chaque participant à la conférence sur le changement climatique du mois prochain à Copenhague.

 

Dans un communiqué de presse annonçant son livre, l’ancien vice-président, lauréat d’un Oscar et du Nobel, écrit : « Maintenant que la nécessité d'une action urgente est encore plus évidente avec les nouvelles conclusions alarmantes des trois dernières années, il est temps d’un plan d’ensemble mondial qui permette de résoudre réellement la crise climatique. ‘’Notre choix’’ répondra à cette exigence. »

 

La couverture du livre montre l'un des ouragans dont, selon ce que prétend Gore, la fréquence et l’intensité augmentent toujours. Ce qui s'est passé ces trois dernières années, c’est que ce genre d’affirmation a été complètement discrédité car, peut-être pour des décennies, la Terre est en train de se refroidir.

 

Par exemple, une étude récente, conduite par des chercheurs de l’Université dÉtat de Floride, a déterminé que, dans l'hémisphère Nord, la saison des ouragans de 2007 et 2008 ont manifesté l'activité tropicale la plus faible en trente ans.

 

Ryan Maue, coauteur du rapport publié en novembre 2008 sur l’« Activité cyclonique mondiale, » a utilisé une mesure appelée énergie cyclonique accumulée (ACE), qui combine la durée d'une tempête et la vitesse de ses vents à six heures d'intervalle. Les mesures de l’ACE des années 2007 et 2008 sont parmi les plus faibles depuis que les données mondiales fiables des satellites ont été pour la première fois disponibles, il y a trente ans.

 

Au même moment, dans un article obèse du New York Times, « Le double rôle de Gore : Défenseur et investisseur, » le livre d'Al Gore a été présenté au public. Il décrit à quel point il peut être rentable de sauver la Terre. Étant donné la précision des données climatiques d'Al Gore, son rôle serait mieux campé par « affabulateur et profiteur. »

 

En novembre 2007, Gore a rejoint la firme d'investissement Kleiner Perkins Caufield & Byers. En mai suivant, la société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage (maturing) écologique appelées Green Growth Fund.

 

Le groupe a ensuite annoncé que, dans les trois prochaines années, 700 millions de dollars supplémentaires seront investis dans de jeunes entreprises de technologie verte. Mais il n'y aura pas de retour sur ces investissements si le business de la technologie écologique se calme. Le battage médiatique et l'ardeur doivent être maintenus. Les sceptiques du changement climatique doivent être dénoncés comme des « négationnistes » [ndt : C’est ainsi que la radio France Inter les appelle depuis quelques mois, c’est fou l’influence d’Al Gore !].

 

Des documents financiers, publiés avant les élections de 2000, évaluaient à un à deux millions de dollars les avoirs nets de la famille Al Gore.

 

À peine neuf ans plus tard, sa richesse nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Le porte-parole d'Al Gore ne divulguerait pas le chiffre de sa richesse nette actuelle, mais, selon le Times, « l'ordre de grandeur de sa richesse est manifesté par un seul investissement de 35 millions de dollars chez Capricorn Equity Group, une firme de Palo Alto, en Californie, qui oriente les investissements de ses clients vers la protection de l’environnement, c’est-à-dire, dans les produits corrects du point de vue environnemental.

 

L'an dernier, Gore a été le témoin vedette des audiences sur la législation du cap-and-trade* devant la Commission de la Chambre sur l’énergie et le commerce. Marsha Blackburn, député républicaine du Tennessee, a demandé comment a bien pu devenir si riches, si rapidement, un homme qui se consacre à la sauvegarde de la planète.

 

La député Blackburn a relevé que, au dernier décompte, Kleiner Perkins Caufield & Byers avait « environ un milliard de dollars investis dans 40 entreprises qui vont bénéficier de la législation du cap-and-trade dont nous discutons ici aujourd'hui. »

 

Gore a répondu qu'il n’est qu’un homme d’affaire heureux dans une économie capitaliste, qui a placé son argent dans ce qu’il défendait.

 

Peut-être mais, en même temps, il préconise des mesures reposant sur des foutaises scientifiques, qui, pendant qu'il s’enrichit lui-même, vont dévaster l'économie étasunienne et provoquer d'énormes pertes d'emplois, de croissance économique et de PIB.

 

Les Étasuniens consommateurs et contribuables sont dans le mauvais camp de sa magouille de Ponzi écologique. Quelque part, il y a Bernie Madoff qui sourit.

 

 

* Ndt : Cap-and-trade : Système par lequel le gouvernement établit des quotas aux entreprises qui limitent la quantité de gaz à effet de serre qu'elles peuvent produire, tout en offrant la possibilité à ces dernières de vendre à d'autres entreprises ou d'accumuler leurs droits d'émission surnuméraires.

 

 

Texte original en anglais: www.investors.com/NewsAndAnalysis/Article.aspx?id=511204, le 3 novembre 2009.

Traduction : Pétrus Lombard



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