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bof, tous ces imposteurs seront bientôt très éprouvés par dieu, la majorité d'eux disparaitra, leur monde maud...
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Par gg, le 01.11.2009
ron paul ? un autre robot de la haute finance ?
on s inquiete de briser le dollard et les vies humaines qu o...
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Par justicier, le 19.10.2009
c est l horreur commise par ces monstres genocidaires qui emploient tous les moyens pour exterminer les pauvr...
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Par justicier, le 16.10.2009
les pays d’afrique et d’amérique latine ont-ils d’autres choix que de compter sur eux-mêmes? de savoir placer ...
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Par Saïd LOUKIL, le 11.10.2009
salam ! la grandeur humaine chez certains hommes celebres n a rien a voir avec leurs origines !! dieu guide v...
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Par justicier, le 09.10.2009
didier votre commentaire temoigne de votre humanisme et votre sens de justice ! faut agir autour de vous pour ...
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Par justicier, le 09.10.2009
salam !! parler d honneur avec des sionistes ?? des gens depourvus de tout humanisme ; des monstres maudits ...
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Par divine, le 09.10.2009
bonjour,
je suis francais et j'ai honte des positions politique de mon pays, ils ne pense pas plus loin que...
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Par didier, le 27.09.2009
salam alaykoum,
les "initiés" apprécieront la floppée de symboles nazilluminati sur les logos de leurs prod...
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Par bagdad, le 26.09.2009
allaho akbar !! si ces analyses sur d eventuelles guerres sur la planete s averent vraies; ce sera surement ...
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Par justicier, le 16.09.2009
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Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour :
08.11.2009
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articles
Selon un proche du tireur, le suspect, arrivé en avril dernier à Fort Hood, devait partir prochainement en Afghanistan et s’opposait fermement à cette mission.
Le tireur aurait d’ailleurs crié « Allah Akbar » en ouvrant le feu. Selon le général commandant la base de Fort Hood, « il existe des témoignages de première main de soldats ici qui le disent »
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| "Je transformerai le rapport de Goldstone adopté à l'assemblée générale de l'Onu, par 114 voix, le plut tôt possible au conseil de sécurité", a déclaré, le vendredi 6/11, le secrétaire générale de l'Onu, Ban Ki-moon. Selon les procédures onusiennes, la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU qui a été adopté jeudi à une très large majorité demande officiellement et par obligation, au secrétaire général de transmettre le rapport de la commission d'enquête, au Conseil de sécurité. Cette résolution onusienne a approuvé le rapport Goldstone par 114 voix contre 18, avec 44 abstentions. L'Assemblée générale de l'Onu va poursuivre pendant trois mois l'application de sa résolution qui exige l'occupation et les palestiniens d'entamer une enquête crédible et conforme aux normes internationales, sinon le conseil de sécurité va agir. L'occupation israélienne a essayé par tous les moyens d'empêcher l'adoption du rapport Goldstone au niveau de l'Onu, et elle craint actuellement, après avoir refusé l'adoption de l'assemblée générale, que ce rapport du juge sud africain finisse devant le Conseil de sécurité, en suite dans la CPI de La Haye, où des poursuites contre ses hauts responsables militaires ou politiques devraient être prises. |
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| Le journal hébreu Ahronot a rapporté, hier jeudi 5 novembre 2009, de sources du gouvernement israélien leur allégation consistant à dire que quelque trois millions d’Israéliens sont sous la portée du feu des brigades d’Al-Qassam, branche militaire du mouvement de la résistance islamique Hamas. Ces allégations sont venues après l’expérience réussie, pratiquée par les brigades, du lancement d’une roquette d’une portée de 60 kilomètres, dit le journal. Durant la dernière guerre agressive israélienne menée contre Gaza, il n’y avait qu’un million d’Israéliens à la portée des roquettes des brigades d’Al-Qassam. Si une nouvelle guerre avait lieu, les habitants de la ville de Tel-Aviv seraient certainement sous le feu. Le Hamas se prépare pour toute nouvelle confrontation avec l’Entité sioniste, ajoute le journal. Pour leur part, aux allégations israéliennes disant que les brigades avaient pratiqué une expérience balistique réussie, les brigades croient que les occupants israéliens cachent quelque chose derrière leurs avances. Les déclarations des chefs de l’occupation sont le reflet de la crise dans laquelle vit l’Entité sioniste. C’est une tentative pour trouver une porte de sortie au problème que pose la discussion autour du rapport de Goldstone qui énumère les crimes de guerre commis durant la dernière guerre israélienne menée contre Gaza. |
Le président Mahmoud Ahmadinejad et l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, en visite a teheran, ont appelé jeudi à l'unité et à la solidarité au sein des nations musulmanes.
A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le 17 octobre, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont publié leur dixième Rapport mondial sur l’alimentation depuis le Sommet sur l’alimentation de 1996. Les résultats sont alarmants. Le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 100 millions pour s’établir à 1,02 milliard et a atteint un niveau inacceptable. Une personne sur six souffre de la faim et de ses conséquences sanitaires, parfois mortelles. Le problème de la faim ne se limite plus à quelques régions. Certes, ce sont toujours les pays les plus pauvres qui sont touchés mais la faim et la pauvreté s’étendent à des degrés divers à toute la planète. Selon le rapport, en Asie et dans la région du Pacifique 642 millions de personnes souffrent de la faim de manière chronique et en Afrique subsaharienne 265 millions. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les organisations onusiennes évaluent à 53 millions le nombre des sous-alimentés et à 42 millions en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Même dans les Etats industrialisés, 15 millions de personnes n’ont pas une alimentation suffisante.
Selon le Rapport, l’aggravation de la crise s’explique par trois causes:
• la crise alimentaire et la hausse des prix de l’alimentation qu’elle a provoquée, avant tout sur les marchés indigènes des pays les moins développés;
• la crise financière et économique qui a éclaté au moment où la crise alimentaire avait atteint son point culminant, et l’ancrage accru des pays en développement dans l’économie mondiale et cela aussi bien en matière de finances que d’échanges;
• le chômage élevé et la perte de pouvoir d’achat qui lui est liée, dans les couches de population déjà assez pauvres.
Les troubles au Mexique au début de 2007 et à Haïti en 2008 manifestent la détresse et la colère de la population à propos de l’approvisionnement alimentaire déficient et des prix des denrées de base montés en flèche. Ils expriment le désespoir des personnes sous-alimentées et révèlent crûment les faiblesses d’une mauvaise politique agricole, économique, énergétique et commerciale. Le refus de payer aux paysans des prix qui couvrent leurs frais et assurent leur existence les a contraints, dans les pays industrialisés, à s’agrandir de manière démesurée et à passer à l’agriculture industrielle. De mauvais systèmes d’incitations dans l’agriculture (amélioration des revenus grâce à une augmentation de la productivité et donc surproduction) et la raréfaction des ressources naturelles en raison de leur exploitation éhontée ainsi que l’utilisation incontrôlée des engrais chimiques et des pesticides ont plongé la production et l’approvisionnement alimentaires dans une situation critique.
Les grands pays occidentaux qui exportent des produits agricoles essaient de compenser le déséquilibre entre la production et la demande en inondant de manière extrêmement problématique les pays en développement de produits alimentaires de base à des prix cassés (subventions à l’exportation). Ils privent ainsi les petits paysans locaux de leurs moyens de subsistance. La production locale de produits alimentaires de base et leur approvisionnement selon le principe d’autosuffisance alimentaire sont détruits. A cela s’ajoutent les mauvaises récoltes à la suite de sécheresses ou d’inondations, l’augmentation des importations de la Chine et de l’Inde et le boom du biocarburant qui entraîne une réduction des superficies consacrées aux produits alimentaires. Et, last but not least, les fonds d’investissement internationaux contribuent à la crise alimentaire en faisant monter les prix par le biais d’une demande virtuelle.
Certes, les prix des aliments de base ont quelque peu baissé sur les marchés internationaux mais ils restent à un niveau plus élevé qu’au début du millénaire et, avec les conséquences inflationnistes du dollar faible et le prix élevé de l’énergie, ils pèsent sur les budgets des familles.
En pleine crise alimentaire, la bulle immobilière, née aux USA, a éclaté à la suite d’un excès de spéculation. Elle a entraîné très rapidement la crise financière mondiale qui a provoqué une succession de faillites de grandes banques renommées, essentiellement dans le monde occidental. Tout le système financier néolibéral a perdu pied et a dû être soutenu, voire sauvé grâce à plusieurs milliards de dollars, d’euros, etc. provenant des trésors publics.
Les soutiens financiers importants des pouvoirs publics ont aidé les banques privées à surmonter dans une large mesure la crise du secteur mais il en est résulté des dettes considérables pour les Etats, charge qui pèsera finalement sur les citoyens, soit sous la forme d’une augmentation d’impôts soit d’un démantèlement des prestations sociales et d’économies dans les domaines de l’école et de la santé. Le manque d’argent va contraindre les Etats à restructurer les services publics de base. Mais la crise financière a encore fait une autre victime: l’économie et la crise des économies nationales sont plus difficiles à surmonter que la crise des banques privées.
Il s’agit ici de l’activité économique de chaque pays et de sa création de valeur, de nombreux secteurs différents, de grandes, petites et moyennes entreprises, d’emplois et finalement des conditions d’existence de chaque famille. Une mission, voire un défi pour lesquels, en raison des conditions et problèmes les plus divers, il n’existe pas de solution globale. Ils nécessitent des interventions quasi chirurgicales adaptées aux situations et aux problèmes locaux et qui ne peuvent pas être effectuées de manière centralisée. Or la globalisation et la libéralisation ont privé les Etats d’instruments économiques. Ces derniers se trouvent maintenant à Bruxelles, à Washington, à New York, etc. mais ils sont inopérants car il n’existe pas d’économie mondiale. Des mesures efficaces pour un pays peuvent aggraver la crise dans d’autres pays. Le faible cours du dollar est certes une bénédiction pour les Etats-Unis (meilleure compétitivité sur les marchés extérieurs, réduction de la dette extérieure, etc.) mais il aggrave la situation dans d’autres pays et régions (les produits exportés vers les USA ne sont plus compétitifs, les avoirs en dollars perdent de leur valeur, etc.).
C’est pourquoi le Rapport mondial sur l’alimentation met l’accent sur le fait que les pays en développement, à la suite de leur intégration croissante dans l’économie mondiale – aussi bien au plan financier qu’à celui des échanges commerciaux – sont devenus beaucoup plus vulnérables aux changements sur les marchés internationaux. Ils souffrent donc plus de la crise actuelle que ce n’était le cas il y a vingt ans. Ils subissent les effets de la crise alors qu’ils ne l’ont pas provoquée. Les crédits et l’aide au développement, de même que les investissements à l’étranger, les exportations et le retour d’argent en provenance de membres de la famille qui ont trouvé du travail à l’étranger ont considérablement diminué.
Le Rapport mentionne l’exemple des flux financiers entre l’étranger et les 17 plus importantes économies d’Amérique latine. En 2007, 184 milliards de dollars affluaient dans ces pays; en 2008, ce n’étaient plus que 89 milliards et on évalue à 43 milliards le montant pour l’année 2009.
Confrontés à la hausse des prix de l’alimentation, à la baisse de leurs revenus et au chômage, les habitants de ces pays ont dû vendre une partie de leurs biens, réduire leur consommation de produits alimentaires et limiter leurs dépenses de santé et d’éducation. Ils risquent de souffrir de la pénurie et de s’enfoncer encore davantage dans la pauvreté et de souffrir de la faim.
Dans le Rapport, le PAM indique une solution pour sortir de la crise en se référant à l’exemple de cinq pays: l’Arménie, le Bangladesh, le Ghana, le Nicaragua et la Zambie. On voit comment la diminution des transferts d’argent et d’autres influences de l’effondrement économique ont affecté les familles et également comment les gouvernements ont réagi à la crise. Ils ont investi dans l’agriculture locale, les infrastructures et la protection sociale des familles. Le Rapport précise que ces mesures sauveront des vies et des familles mais vu la gravité de la crise actuelle, il faudrait faire beaucoup plus.
Jacques Diouf, directeur général de la FAO, voudrait mettre l’agriculture à l’abri des crises. Il demande que les petits paysans puissent avoir accès à des semences de qualité, à des engrais, à des aliments pour animaux et aux technologies modernes. En outre, les gouvernements des pays en développement auraient besoin d’instruments économiques et politiques appropriés pour stabiliser leur économie et la libérer de sa dépendance par rapport à l’économie mondiale. Les investissements dans l’agriculture contribuent non seulement à lutter contre la famine mais à stabiliser l’économie, à assurer la croissance et à créer des emplois dans les pays en développement. Le monde dispose des moyens économiques et techniques nécessaires pour nourrir toute l’humanité. Ce qu’il faut maintenant, ce sont des mesures efficaces de lutte contre la faim et la pauvreté.
sl. Dans le monde entier les voix en faveur d’une agriculture sans organismes génétiquement modifiés (OGM) se multiplient. En Suisse, il est interdit de cultiver des OGM jusqu’à 2010 et le Parlement décidera cette année encore si les cultures d’OGM seront même interdites au-delà de 2010. L’Autriche, la France, la Hongrie, la Grèce et depuis le 14 avril également l’Allemagne interdisent la culture de plantes génétiquement modifiées. Ils émettent tous des réserves quant à la compatibilité avec l’environnement. En Europe entière 230 régions, plus de 4200 communes et associations locales, des dizaines de milliers d’agriculteurs et de fabricants de produits alimentaires se sont déclarés «sans OGM».
Le «Rapport mondial sur l’agriculture» publié l’année passée constate également que les manipulations génétiques posent jusqu’à nos jours plus de problèmes qu’elles n’en résolvent et orientent la recherche vers les produits brevetables. (cf. Horizons et débats no 44/08, no 27/09). Il ouvre de bonnes perspectives permettant de nourrir de façon durable la totalité de la population mondiale. 400 scientifiques ont étudié les méthodes et techniques culturales dans le monde entier et sont parvenus à la conclusion que de petites exploitations agricoles à fort ancrage régional sont à même de garantir une nourriture suffisante pour tous.
L’industrie agroalimentaire, ne voulant pas renoncer à ses profits, continue de développer les OGM malgré les nombreux moratoires. Les dix plus grandes multinationales de la semence et du génie génétique contrôlent presque 60% du marché semencier planétaire.
Guy Kastler, agriculteur français et membre du «Réseau semences paysannes», parle dans l’interview ci-dessous de ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire: des plantes mutées à coup de radiations, des OGM de deuxième génération, des semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés. Des projets développés et réalisés à huit clos, sans débat public alors que l’humanité toute entière en sera directement concernée. Il est impératif que soit lancé un large débat public à ce sujet. Le délégué général du «Réseau semences paysannes» explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.
Sophie Chapelle2: Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?
Guy Kastler: Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques [des plantes auxquelles des gènes étrangers à leur patrimoine génétique ont été implantés pour les rendre résistantes aux parasites et pesticides, ndlr.], il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.
Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture?
Elle travaille depuis une dizaine d’années, en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur l’augmentation de la production alimentaire des Etats membres. Ils justifient le recours à la mutagenèse par le besoin de trouver des plantes dès maintenant pour nourrir le monde.
En quoi consiste cette mutagenèse?
Depuis les années 1950, les chercheurs travaillent sur des cellules qu’ils soumettent à un stress important: par irradiations – bombardements au cobalt ou rayons gamma – ou avec des produits chimiques très agressifs comme la colchicine. C’est ce stress qui provoque une mutation de gènes aussi appelée «mutation incitée» par l’AIEA3. Pendant des années, le coût de cette technique aléatoire a freiné son développement. Après avoir soumis des milliers de cellules au stress mutagène, il fallait les multiplier en autant de plantes avant de savoir si cette mutation présentait un intérêt. La connaissance aujourd’hui du génome de la plante rend la méthode de la mutagenèse intéressante économiquement et industrialisable. A partir du moment où l’on a la séquence génétique complète d’une plante, on repère immédiatement dans la cellule si un gène a muté ou pas et si la mutation est intéressante. Une dizaine de multiplications suffisent ensuite pour obtenir les lignées recherchées. La mutation incitée est considérée comme une «méthode de sélection traditionnelle», une tradition pourtant bien récente. On ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées des plantes, au fil des millénaires et de leur co-évolution avec l’environnement.4
La lutte contre les «simples» OGM est-elle déjà dépassée? Où en est le rapport de force au niveau européen?
La bagarre contre les OGM de première génération – OGM pesticides et/ou OGM résistants à un herbicide – n’est pas gagnée en Europe. Depuis 15 ans cependant, nous maintenons un rapport de force qui nous est favorable et qui est important pour les pays du Sud car il justifie leurs moratoires. Mais cela risque d’évoluer avec l’arrivée sur le marché des OGM de deuxième génération. Ces OGM sont dits «sécurisés» et «éco-compatibles» car ils sont censés garantir l’absence de risque pour l’environnement et la coexistence entre les cultures OGM et les autres cultures. Leur transgène deviendrait inactif avant la floraison ou la récolte, ou ne serait pas activé sans l’usage d’un produit chimique. Cela empêcherait toute contamination. Actuellement, ces OGM de deuxième génération font l’objet de recherches dans le cadre d’un programme appelé «Transcontainer»5 financé par la Commission européenne.
OGM de deuxième génération en préparation, plantes mutées déjà commercialisées … Que nous préparent encore les apprentis sorciers du XXIe siècle?
Pendant longtemps, la biologie moléculaire a reposé sur l’idée qu’à un gène correspondait une protéine. Lorsque l’on modifiait un gène, on pensait ne modifier que la protéine. Ce dogme est totalement remis en cause aujourd’hui par la biologie synthétique. Aussi appelée biologie «systémique», elle porte sur la manière dont les gènes sont reliés entre eux. Les liens qui organisent les relations entre les gènes influeraient tout autant que les gènes eux-mêmes sur la présence et la nature des protéines. C’est ainsi que des chercheurs travaillent actuellement sur la combinaison de plusieurs gènes en vue de créer des plantes résistantes à la sécheresse. Mais ces recherches n’ont pas abouti pour le moment.
Dans la transgénèse, les gènes transférés sont déjà issus de synthèse chimique recopiant la séquence de gènes naturels. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie. On passe de l’insertion de gènes synthétiques dans des organismes vivants réels – les OGM – à la mise en réseau de ces gènes et à la fabrication de portions de génomes ou de génomes totalement synthétiques. Autrement dit, il est possible de fabriquer aujourd’hui des organismes vivants et reproductibles complètement nouveaux. Des laboratoires ont réussi à le faire avec des bactéries. Leur travail porte aujourd’hui sur les plantes. C’est là que réside le principal danger: la plante entière étant fabriquée par synthèse, les chercheurs n’ont plus besoin de graines vivantes mais seulement de leur séquence génétique numérisée dans un ordinateur.
Les banques de semences, qui conservent la biodiversité des plantes cultivées, risquent-elles d’être abandonnées au profit de semences «numériques» privatisées?
C’est déjà le cas, notamment dans les pays du Sud. C’est la mission des Etats de préserver les ressources génétiques – animaux, microbes, plantes – et de les mettre à disposition de tous. Cette mission est d’autant plus essentielle dans les pays qui ont industrialisé leur agriculture que la biodiversité cultivée dans les champs a disparu. Cette mission est pourtant délaissée progressivement au prétexte de manque de crédits. Une partie des banques de gènes est aujourd’hui privatisée, avec un accès de plus en plus restreint pour l’agriculteur ou le jardiner. Toutes les firmes ont construit leurs propres banques de gènes grâce à leur accès facilité aux banques de semences publiques.
En France, le Bureau des ressources génétiques (BRG) a été absorbé par une Fondation de droit privé (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) ouverte aux fondateurs publics – INRA,6 CNRS, Musée national d’histoire naturelle, CIRAD – mais également privés.7 Ceux-ci siègent d’office au Conseil d’administration où ils deviendront facilement majoritaires.
Sur l’île de Svalbard en Norvège, les fondations Bill Gates et Rockefeller ont financé une banque de gènes dans laquelle sont entreposés dans le froid plus de 4,5 millions d’échantillons de semences. L’accès à cette banque est réservé aux institutions contrôlées par les multinationales semencières. Ces semences ne seront pas ressemées: elles perdront rapidement toute leur capacité de germination. Même mortes, elles pourront livrer leurs séquences génétiques aux ordinateurs de l’industrie, convaincue de sa capacité à recréer un monde artificiel à partir de ces seules séquences. Un monde qui sera totalement fiché par la marque des droits de propriété industrielle sur les gènes. Mais l’industrie ne pourra jamais faire des plantes capables de s’adapter partout. Elle en fabriquera quelques-unes pour toute la planète, qui ne pousseront qu’avec davantage d’engrais chimiques et de pesticides. En agissant ainsi, elle remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir.
Comment éviter cette destruction du vivant?
Créé en 2003, le Réseau semences paysannes s’est développé très rapidement avec l’apparition des OGM. Paysans et jardiniers ont pris conscience que s’ils ne voulaient pas avoir d’OGM, ils devaient s’emparer du travail de conservation, de sélection et de multiplication des semences. La première étape a donc été de se réapproprier les savoirs et les ressources génétiques pour les remettre dans les champs. Tout en continuant ce travail de réappropriation, nous sommes en train de passer à une deuxième étape. Face au risque de disparition de milliers de graines enfermées dans des banques, face à l’impossibilité de sélectionner des plantes saines à partir de semences commerciales modernes trafiquées – à cause de la perte de leur qualité nutritionnelle et du besoin d’engrais chimiques pour pousser – nous appelons à vider les banques de semences pour faire des maisons de la semence.
A quoi servent ces maisons de la semence? Quel rôle peuvent jouer les simples citoyens?
L’idée des maisons de la semence est que paysans et jardiniers s’y regroupent pour mettre leurs semences en commun et gèrent ensemble ce patrimoine. On ne peut pas chacun de son côté replanter chaque année 500 à 800 variétés de semences. Dans la mesure où l’Etat privatise cette mission de service public, la société civile doit s’en emparer en faisant reposer la gestion de ce patrimoine sur une organisation collective. Les paysans ont un rôle clair à jouer dans ce travail de culture. Les jardiniers amateurs sont aussi une composante essentielle. Ils ont préservé ces dernières années des milliers de variétés anciennes de potagères ou d’arbres fruitiers qui seront une bonne partie de l’alimentation de demain. Pour celles et ceux qui n’ont pas de terre, nous avons besoin d’une aide administrative mais aussi de personnes qui communiquent sur ce travail et lui donnent du sens. La société civile doit aussi nous aider à mobiliser les élus pour la reconnaissance des droits des paysans et des jardiniers à conserver, ressemer et échanger leurs semences. Des conseils municipaux ont déjà pris des délibérations pour cela.
Les lois actuelles empêchent donc les paysans de ressemer leur propre récolte?
Le verrouillage juridique est de pire en pire. En France, les agriculteurs n’ont pas le droit d’échanger des semences. Ils ne peuvent plus ressemer une partie de leur récolte sans payer de royalties, c’est à dire une redevance aux semenciers. On parle de «contribution volontaire obligatoire» pour le blé tendre. C’est un système qui pourrait être étendu à toutes les espèces. On a encore le droit aujourd’hui d’échanger des semences qui ne sont pas inscrites au catalogue à titre payant ou gratuit si c’est pour une exploitation non commerciale. On peut par exemple vendre une semence à un jardinier amateur car il va consommer sa propre récolte et ne pas la vendre sur un marché. Mais cette dernière marge de manœuvre risque aussi de disparaître avec une réforme actuelle des règlements européens. Pourtant, le Parlement a ratifié un traité, le TIRPAA8 qui reconnaît les droits des paysans à ressemer, échanger et vendre leurs semences. Mais le gouvernement n’applique pas ce traité et une campagne citoyenne est aujourd’hui indispensable pour la reconnaissance de ces droits.
Ces alternatives ont-elles des équivalents en Europe?
Des réseaux ressemblent beaucoup aux nôtres en Italie, en Espagne, en Allemagne ou en Autriche. La mobilisation citoyenne en Europe sur le thème des semences prend de l’ampleur et accompagne très souvent les luttes anti-OGM. Nous avons du retard sur les pays du Sud où la conservation de la biodiversité est le premier acte de l’agriculture vivrière. Tous ces paysans conservent et échangent leurs semences. Leur mobilisation aujourd’hui est extrêmement importante à la fois contre les lois européennes qui s’imposent à l’ensemble de la planète, et contre les OGM pour protéger leurs semences des contaminations. Nous avons beaucoup à apprendre des pays du Sud. •
Source: www.bastamag.net: Sophie Chapelle. L’industrie génétique remet en cause la possibilité pour nos enfants de se nourrir.
1 Semences Paysannes est un réseau constitué d’organisations paysannes et d’agriculture biologique nationales, d’organisations spécialisées, d’artisans, de paysans, d’associations semencières ou pépiniéristes, d’associations de développement et d’associations de conservation de la Biodiversité cultivée.
2 Sophie Chapelle a réalisé cette interview pour le site internet Basta! (www.bastamag.net) qui se considère comme alternative à la presse «mainstream» et met à dispositions des informations sur les mouvements sociaux et environnementaux.
3 «Les scientifiques de l’AIEA utilisent les rayonnements pour produire des plantes améliorées à rendement élevé qui soient capables de s’adapter à des conditions climatiques difficiles comme la sécheresse ou les inondations, ou de résister à certaines maladies et insectes ravageurs. L’induction de mutations, c’est le nom de la technique, est sûre, éprouvée et rentable. Elle est utilisée depuis les années 20 », communiqué de l’AIEA du 2 décembre 2008, « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire».
4 «Je comprends que les gens se méfient de ces technologies mais, pour ce qui nous concerne, il faut bien comprendre que, dans la sélection des plantes, nous ne produisons rien qui ne soit produit par la nature elle-même. Aucun rayonnement résiduel ne subsiste dans une plante après l’induction de mutation», Pierre Lagoda, Division mixte FAO/AIEA.
5 Dans le cadre du projet «Transcontainer» de l’UE le développement de la soi-disant technologie «Terminator» est poursuivie malgré un moratoire contre la libération et l’utilisation de ces technologies qui jouent sur une modification génétique destinée à stériliser la semence pour éviter la reproduction et le développement de cette dernière par les agriculteurs. On parle de la deuxième génération d’OGM. Avec la technologie Terminator, le pouvoir des multinationales agroalimentaires se renforce davantage, car les agriculteurs sont obligés de racheter chaque année des semences chères aux multinationales de la semence.
6 INRA: Institut public de recherche agronomique.
7 France génétique élevage pour les éleveurs, Limagrain ou Oleosem pour les semenciers, L’Oréal ou LVMH pour les cosmétiques. Total pour l’énergie ou encore le Medef, pour n’en citer que quelques-uns, font partie du Conseil d’orientation stratégique de la fondation aux côtés de structures publiques ou d’associations de défense de l’environnement. (ndlr)
8 TIRPAA: Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.
*Guy Kastler est délégué général du «Réseau semences paysannes», chargé de mission pour «Nature et Progrès», membre de la Confédération paysanne et de la Commission Biodiversité de «Via Campesina».
Le terme mutation est utilisé pour désigner une modification irréversible de l’information génétique et héréditaire d’un organisme. Elle peut se produire de manière spontanée et naturelle ou être provoquée artificiellement. A quel endroit du matériel génétique une mutation a lieu et quels en sont les effets sur l’organisme, cela n’est pas prévisible, et pas davantage en ce qui concerne les mutations artificiellement provoquées.
La mutagenèse est une technique destinée à provoquer des mutations dans le génome d’un organisme. Dans le domaine de la recherche biologique et médicale et de la culture, la mutagenèse est appliquée afin de trouver des caractéristiques souhaitées. Les mutations incitées sont des mutations qui sont provoquées par des mutagènes (des agents provoquant des mutations) d’origine physique, chimique ou biologique.
Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par l’homme. Suivant les législations, les moyens permettant ces modifications vont de la sélection aux méthodes de génie génétique. Ces dernières permettent de modifier des organismes par transgénèse, c’est-à-dire l’insertion dans le génome d’un ou de plusieurs nouveaux gènes. Un «organisme transgénique», terme qui désigne les organismes qui contiennent dans leur génome des gènes «étrangers», est donc toujours un organisme génétiquement modifié, l’inverse n’étant pas toujours vrai. Les OGM présentent encore d’autres caractéristiques, le maïs BT par exemple produit dans chaque cellule un pesticide. Les recherches sur les autres effets qu’une séquence génétique étrangère peut avoir sur l’organisme ne sont pas encore effectuées.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (connue sous les sigles ONUAA ou, plus couramment FAO soit en anglais Food and Agriculture Organization of the United Nations) est une organisation spécialisée du système des Nations unies, créée en 1945 à Québec. Son siège est à Rome depuis 1951. La FAO regroupe 191 Etats membres.
Son devoir est d’améliorer la production et la distribution des produits agricoles et alimentaires dans le monde entier afin de construire un monde libéré de la faim.
L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture met l’accent sur quatre domaines:
• Fournir une assistance technique aux pays en développement.
• Fournir des informations et harmoniser les normes dans les domaines de la nutrition, l’agriculture, les forêts et la pêche,
• Conseiller les gouvernements et leur fournir un espace de débat multilatéral.
• Organiser des forums neutres entre les Etats pour débattre des principaux problèmes relatifs à l’agriculture et l’alimentation.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est une organisation scientifique et technique autonome qui occupe un statut particulier au sein des Nations unies. Il ne s’agit pas d’une organisation spécialisée des Nations unies mais d’une organisation liée à ces dernières par un accord particulier. L’AIEA fournit régulièrement des rapports à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité des Nations unies si jamais elle constate que la sécurité internationale est en danger. Elle cherche à promouvoir les usages pacifiques de l’énergie nucléaire et s’efforce d’empêcher la prolifération des armes atomiques et leurs applications militaires.
cf. http://fr. wikipedia.org
Tel-Aviv prépare une nouvelle guerre contre le Liban par Richard Labévière | |
Mondialisation.ca, Le 6 novembre 2009 | |
Après avoir écarté l’éventualité d’un bombardement de sites nucléaires iranien, l’état-major israélien privilégie des opérations «régionalisées». Contrairement aux bombardements de l’été 2006, l’option terrestre est maintenant privilégiée. Celle-ci requiert l’engagement de quelque 120 000 fantassins, un grand déploiement d’artilleries et un millier de blindés. Les réservistes israéliens vivant en France et dans d’autres pays méditerranéens ont été, d’ores et déjà, mis en alerte. Ultrasecret, leur calendrier de retour en Israël s’étale du début novembre à la fin décembre. Dernièrement, les forces spéciales israéliennes, qui avaient échoué à s’implanter dans le Sud-Liban en août 2006, ont été réorganisées et sont engagées dans des programmes d’entraînement intensifs dans le secteur des fermes de Chebaa. L’axe de pénétration de la première vague d’assaut emprunterait la Bekaa-Est, le long de la frontière syrienne avant de se scinder en deux fronts nord-est et sud-ouest. Cette opération ne vise pas une réoccupation durable du Liban-Sud, mais voudrait « casser le réarmement du Hezbollah et l’empêcher de déployer, à nouveau, des moyens militaires au sud du Litani », a expliqué le chef d’état-major israélien, Gabi Ashkenazi, à son homologue français, le général Jean-Louis Georgelin, le 4 octobre dernier à Paris. Quelques heures auparavant, Ashkenazi s’était entretenu avec le chef des armées américaines, l’amiral Mullen, en villégiature en Normandie. Il a, bien sûr, été question du prochain exercice de défense israélo-américain « Junifer Cobra », prévu à la fin octobre. Ces manœuvres antimissiles doivent permettre de tester les systèmes antimissiles Hetz (Arrow), Thaad (haute altitude), PAC-3 et le dispositif AEGIS, impliquant la marine et l’aéronavale. D’autres manœuvres « Junifer Cobra » de même type ont déjà eu lieu ces cinq dernières années, mais cette nouvelle édition devrait engager — pour la première fois — des missiles intercepteurs et un nouveau système radar. L’escapade française d’Ashkenazi, qui a duré moins de douze heures, a largement été commentée dans la presse israélienne après avoir « fuité » par un porte-parole de l’armée. Israël a voulu faire savoir qu’il abandonne temporairement l’option d’un raid aérien sur des objectifs nucléaires iraniens. A son retour, Ashkenazi a répété à la radio militaire que « la meilleure façon de lutter contre le nucléaire iranien consiste à imposer des sanctions », ajoutant que, si elles échouent, « Israël aura parfaitement le droit de se défendre avec tous les moyens nécessaires ». Une nouvelle guerre contre le Liban s’inscrit, dès maintenant, dans cette rhétorique des « moyens nécessaires » qui comprennent aussi la répétition toujours possible de l’opération « Plomb durci » contre Gaza en janvier 2009. Toutefois, cette dernière hypothèse ne présente ni un caractère d’urgence politique, ni la garantie de pouvoir changer la donne stratégique régionale. Par contre, une nouvelle guerre contre le Liban aurait la préférence du cabinet israélien pour trois raisons. Premièrement : l’armée israélienne veut sa revanche sur le Hezbollah après le fiasco de sa guerre ratée de l’été 2006. Deuxièmement, Tel-Aviv essaiera de la vendre à ses alliés comme une nouvelle opération de police régionale susceptible de renforcer la stabilité du Liban. Troisièmement, et là réside sa dimension essentielle : en s’en prenant de nouveau au Hezbollah, Tel-Aviv envoie un signal à Téhéran et Damas qui soutiennent l’organisation politico-militaire libanaise. Cette planification militaire correspond à une période « intermédiaire », commentent plusieurs sources du Département d’Etat alors que des pourparlers secrets se dérouleraient entre Israéliens et Palestiniens afin de préparer un « Oslo II ». Cette négociation de « haut niveau » se déroulerait depuis septembre dernier sur le territoire des Etats-Unis. Elle constituerait la raison principale pour laquelle le président palestinien, Mahmoud Abbass, a accepté — à la demande des Etats-Unis — le report en mars du vote d’une résolution du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone accusant Israël de « crimes de guerre » durant son offensive contre Gaza durant l’hiver 2008/2009. Dans ce contexte, plusieurs sources du Département d’Etat américain estiment qu’une nouvelle guerre israélienne « défensive » contre le Liban pourrait favoriser le lancement d’« Oslo II », la grande initiative attendue de l’administration Obama. Doublement confronté à un redéploiement difficile de ses troupes en Iraq et à un choix stratégique capital d’augmentation ou de stagnation de ses effectifs et matériels en Afghanistan, le gouvernement du nouveau prix Nobel de la paix a impérativement besoin d’une relance de quelques négociations israélo-palestiniennes. Même si l’on sait que le gouvernement Netanyahu s’est clairement prononcé contre un Etat palestinien et pour une continuation sine die de la colonisation, même si l’on sait que le Sénat américain n’est pas prêt à forcer l’Etat hébreu à faire des concessions significatives à la partie palestinienne, la grande presse internationale pourra enfin reparler d’un « processus de paix ». Refaire de la communication à partir d’un tel processus, même si celui-ci s’abîme de nouveau dans le simulacre, constitue désormais la priorité de Washington et de Tel-Aviv. Une fois encore, le Liban risque de servir de champ d’expérimentation à un marché de dupes. | |
Articles de Richard Labévière publiés par Mondialisation.ca | |
Barak Obama : "les Etats-Unis d'Amérique veulent dépasser le passé et cherchent avec l'Iran, une relation basée sur les intérêts mutuels et le respect mutuel" 05/11/2009
"J'ai clairement fait savoir que les Etats-Unis d'Amérique voulait dépasser le passé et cherchaient, avec l'Iran, une relation basée sur les intérêts mutuels et le respect mutuel",c'est ce qu'a déclaré le président américain à l'occasion de l'anniversaire et des manifestation annuelles organisées à Téhéran, dans les rues de la capitale, la prise de l'ambassade américaine le 4 novembre 1979.