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bonsoir j'espere que tu as passer un bon week-end, ton blog et super et genial, mes felicitation,je te souhait...
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Par robert, le 14.06.2009
je pense sincerement que chaque pays a son drs !!!! et c est tant mieux !!...
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Par roustomia, le 13.06.2009
allaho abbar!!!! c est le cri qui echappe de ma conscience apres avoir lu les temoignages de ce palestinien qu...
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Par milya, le 13.06.2009
je voudrais avoir l'adresse e-mail ou autre de maitre fatma zohra benbraham. merci...
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Par ALLOULA, le 06.06.2009
bonjour cher frere djamazz
je suis très heureux de constater l'évolution positive de votre blog..je trouve qu...
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Par Moumène, le 23.05.2009
je te remercie pour ton blog et je lé ajouté dans mon forum
le voila
http://police-alger ie.euro-talk.net...
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Par policier forum , le 11.05.2009
vous etes sur la bonne voie continuer de lutter on est avec vous
pour redresser cette derive occidendale qui ...
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Par moussa, le 28.03.2009
je ne pense pas que mr domota veut mettre le feu en guadeloupe , car grace au mouvement lkp certaines choses ...
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Par granchon riolzir, le 26.03.2009
que le seigneur allah nous accompagne dans notre combat pour pluis de jsutice sociale et pour une paix durable...
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Par Dr Antoine De Pado, le 16.03.2009
macahlahn c un vrai musulman ,e plus musulman ke nos putian de president pouri!! oui son fils s'apelle zeinedi...
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Par wael, le 12.03.2009
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Crée le
04.10.2007
Mis à jour le 04.07.2009
3803 articles

L'implication de facteurs politiques et économiques liés à des laboratoires pharmaceutiques transnationales semble aujourd'hui à Tegucigalpa une hypothèse pour expliquer la tentative de coup d'état menée par l'extrême droite au Honduras.
La décision de ces mafias pharmaceutiques d'appuyer le mouvement de déstabilisation contre le président Zelaya aurait vu le jour quelques mois après l'adhésion à l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples d'Amérique. Au Honduras, plus de 80% des médicaments sont fournis par les entreprises multinationales, dont les matières premières pour la production sont importées à 100%, principalement des États-Unis et d'Europe.
Les pays d'origine de ces médicaments sont le Panama, le Costa Rica, le Guatemala et les États-Unis. Les laboratoires des transnationales tels que Glaxo, Sanofi et Smiyh Kline se trouvent au Panama, tandis que Pfizer et Stein sont situés au Costa Rica, Novartis, Aventis et Bristol Myers au Guatemala.
La conclusion d'un accord commercial établi par les gouvernements de Cuba et du Honduras concerne les échanges commerciaux dont l'importation de médicaments génériques de l'île des Caraïbes afin de compenser le prix élevé des médicaments que l'État hondurien doit acheter pour fournir ses hôpitaux publics.
Au début de l'année 2009, le gouvernement du Honduras a essayé d'acheter des médicaments génériques, en exploitant les accords conclus par l'ALBA, mais il s'est heurté aux transnationales avec l'ordre des entreprises pharmaceutiques qui a argumenté sur des aspects bureaucratiques afin de faire baisser les importations provenant de Cuba à des prix accessibles. Les intérêts du puissant lobby pharmaceutique nord américain et européen ne permet pas d'ouverture à la concurrence cubaine ou à d'autres industries nationales du marché des médicaments pharmaceutiques du Honduras.
Comme détonateur final des actions de déstabilisation, un fait supplémentaire a fait perdre la patience de l'industrie pharmaceutique transnationale : le 24 Juin, les présidents de l'ALBA "se sont engagés à promouvoir un modèle d'appropriation sociale des connaissances pour permettre de surmonter des obstacles dans la production de biens essentiels à la vie comme la nourriture et la santé, et a chargé en ce sens le Conseil des ministres de l'ALBA de constituer sous 30 jours un groupe de travail chargé d'examiner la documentation sur la propriété industrielle coordonnée par le Venezuela. "
Cette décision a déclenché automatiquement l'ordre d'accélérer le mouvement déstabilisateur préalable aux élections démocratiques qui doivent avoir lieu dans le pays dirigé par le président Zelaya.
Publié le 3-07-2009
Un commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).
Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile.
L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation israélienne.
La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.
(Communiqué de la Librairie Résistances)
CAPJPO-EuroPalestine


Les récentes élections présidentielles en Iran étaient un succès remarquable, enregistré au nom de la nation et de l'ordre de la République islamique d'Iran. La rivalité très étroite des candidats électoraux, la participation libre du peuple au scrutin et la présence d'environ 85% de ceux qui remplissent les conditions requises aux urnes et cela illustrent la démocratie réelle religieuse. Cette victoire qui plaît au peuple iranien et aux amis de la RII, était en contrepartie insupportable pour les ennemis de notre pays au point qu'un nombre des Etats occidentaux ont ces derniers jours prétexté les protestations de certains candidats à la récente présidentielle contre le résultat des élections pour qu'ils puissent peut-être sous-estimer la participation d'envergure et populaire des Iraniens dans la présidentielle. 
Le Hamas a envoyé des signaux de bonne volonté pour aider ou du moins réfréner l’obstruction aux efforts menés par les Américains en vue de résoudre le conflit israélo-palestinien et de créer un état palestinien sur des territoires occupés par Israël en 1967.
La semaine dernière, le Premier Ministre palestinien basé à Gaza, Ismail Haniyeh, a tenu une « réunion cordiale » avec l’ancien président étatsunien en visite, Jimmy Carter. Celui-ci a circulé dans l’enclave côtière, inspectant les ravages provoqués par Israël durant son assaut contre la Bande sous blocus.
Haniyeh a dit à Carter que le Hamas ne cherchait pas à empêcher ni à contrarier les efforts authentiques visant à mettre un terme à l’occupation israélienne et à parvenir à la paix. « Dans le monde, nous sommes le peuple qui souffre depuis le plus longtemps. On nous tue, on nous mutile, on nous humilie et on nous attaque brutalement tous les jours. Aussi personne ne souhaite autant la paix que nous le faisons. Mais il faut que ce soit une paix digne basée sur la justice et les droits de l’homme » a dit Haniyeh par le truchement d’un interprète. « Ceci étant dit parce que pour être véritable et durable, il faut que la paix repose sur la justice ».
A Damas, le chef du Bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, s’est exprimé sur le même mode, disant que le Hamas était prêt et disposé à donner aux efforts américains une chance de mettre fin aux 42 années de l’occupation israélienne.
Mechaal aurait déclaré à des diplomates occidentaux restés anonymes que le Hamas ne chercherait pas à contrecarrer des vrais pourparlers de paix entre l’Autorité Palestinienne (AP) basée à Ramallah et Israël, s’il apparaissait clairement que de tels pourparlers conduiraient à mettre un terme à l’occupation palestinienne et à la création d’un état palestinien sur 100% de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
Mechaal devrait prononcer un discours le 25 juin où il présentera les « nouveaux gestes » du Hamas envers l’administration Obama. Selon des sources au Hamas, Mechaal pourrait déclarer que le Hamas donnera au président étatstunien six mois voire un an pour qu’Israël cesse son occupation de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la Bande de Gaza. Il devrait également déclarer que le Hamas s’abstiendra de porter des attaques de résistance contre Israël pendant cette période si du moins Israël en fait autant, ce qui doit inclure un réel engagement d’Israël à cesser le blocus de deux années contre la Bande de Gaza.
Plus précisément, on s’attend à ce que Mechaal rejette dédaigneusement le discours prononcé par le Premier Ministre israélien le 14 juin dernier. Dans ce discours, Netanyahou posait des conditions draconiennes qui donneraient forme à un futur état palestinien mais le priveraient de toute substance. Le Premier Ministre a dit qu’Israël devrait exercer un contrôle étroit des frontières, des points de passage, de l’espace aérien, des relations extérieures, des ressources hydriques et des télécommunications de l’état palestinien envisagé. Il a dit par ailleurs qu’Israël maintiendrait son occupation du Jérusalem-Est arabe et refuserait d’autoriser le retour des réfugiés dans ce qui est aujourd’hui Israël. Il a aussi affirmé que les Palestiniens devraient reconnaître que le million et demi de Palestiniens qui sont citoyens israéliens n’ont pas un droit permanent de vivre dans leur patrie ancestrale.
Israël a pris quelques mesures formelles pour alléger son siège rigoureux de Gaza. Mais les sources palestiniennes et internationales se plaignent qu’Israël empêche toujours une masse de produits de consommation d’arriver à Gaza, apparemment pour faire pression sur le Hamas afin de lui extorquer des concessions concernant Gilad Shalit, le soldat d’occupation israélien fait prisonnier par des combattants de la résistance palestinienne il y a trois ans.
Israël a aussi refusé d’autoriser des matériaux de construction pour la Bande de Gaza, ce qui veut dire que la reconstruction de Gaza ne peut démarrer, du moins dans un avenir proche.
Il y a plusieurs raisons à la « campagne de modération » du Hamas. Il espère obtenir un forfait complet en échange de son attitude positive. Selon des sources bien informées à Gaza, la direction du mouvement espère que l’Occident, et spécialement l’administration Obama, lèvera ou du moins allègera ses sanctions contre le Hamas.
L’ancienne administration Bush avait adopté une approche dure et manifestement hostile au Hamas, classant le groupe de résistance comme organisation terroriste et criminalisant toute transaction avec le gouvernement du Hamas, malgré le fait qu’il ait été élu lors d’élections équitables et transparentes organisées à la demande pressante de Washington.
Mais lors de son discours historique du Caire aux musulmans du monde, début juin, le Président Obama a parlé du Hamas en termes relativement cléments.
On estime généralement que l’administration Obama n’insistera pas davantage sur la reconnaissance d’Israël par le Hamas comme condition préalable à tout contact entre les USA et le mouvement islamique palestinien.
En outre, le Hamas espère qu’un certain rapprochement avec les USA et l’Occident ferait également pression sur le régime de l’Autorité Palestinienne [AP] à Ramallah pour qu’elle cesse ses efforts pour isoler le mouvement. Cette semaine, le Président de l’AP, Mahmoud Abbas, aurait ordonné la libération de centaines de prisonniers politiques du Hamas détenus dans des prisons de l’AP en Cisjordanie.
Néanmoins Abbas n’a pas dit quand cette décision serait mise à exécution ni si elle concernerait tous les prisonniers, estimés à 800, y compris la crème de la crème de la direction civile et intellectuelle en Cisjordanie.
L’application de la décision ne paraît pas aisée. Les agences de la sécurité de l’AP semblent résister à la décision en intensifiant les rafles de partisans et de sympathisants du Hamas.
Selon des sources du Hamas, plus de 70 partisans du Hamas ont été raflés par différentes agences de sécurité de l’AP depuis la décision prise le 21 juin. En outre certains sites Web palestiniens ont rapporté que le général étatsunien Keith Dayton, qui supervise l’entraînement et la mise en place de forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie, a avisé Abbas de son opposition à la libération de partisans du Hamas.
En fin de compte, le Hamas espère que tous ces futurs développements pourront créer les conditions favorables à un accord d’échange de prisonniers avec Israël - où des centaines de prisonniers politiques et résistants, notamment le leader du Fatah Marwan Barghouti ainsi que des députés et politiciens du Hamas détenus - avec la libération du soldat Shalit détenu par le Hamas.
Il y a un autre élément qui contribue à la campagne de modération du Hamas. Les dirigeants du Hamas, qui représentent la force motrice de la classe politique palestinienne, sont convaincus que l’actuel leadership israélien n’a ni la volonté ni le désir de faire des pas importants vers la paix. Pour voiler son vrai discours, basé sur la corruption et le jonglage verbal, le gouvernement israélien continuera probablement d’évoquer la paix et de pousser à la reprise rapide de négociations de paix avec les Palestiniens pour des raisons de pures relations publiques.
Le Hamas estime donc qu’il est important et opportun de faire certaines démarches même bénignes, non sans cohérence avec ses principes et lignes rouges de toujours, comme la reconnaissance d’Israël, afin de dénoncer Israël et de démontrer à la communauté internationale, en particulier aux USA, que ce ne sont pas les Palestiniens, ni même le Hamas, qui sont le parti entravant les efforts de paix.
Plus précisément, la modération perçue chez le Hamas va sans doute encourager et renforcer la position de Mahmoud Abbas vis-à-vis du Premier Ministre Benyamin Netanyahou. Ce dernier a utilisé le différend Hamas-Fatah en guise de diversion face au rejet israélien de la solution biétatique et aussi à l’expansion continue des colonies juives de peuplement.
Cette semaine, le Ministre israélien de la Défense Ehoud Barak approuvait la construction d’au moins 200 unités de peuplement en Cisjordanie. La décision viserait à tester la résolution du Président Obama sur le dossier des colonies.
Le 22 juin, les Etats-Unis réaffirmaient leur opposition à l’expansion des colonies, notamment à Jérusalem-Est. Il reste cependant à voir si et quand les USA traduiront leur déclaration d’intention sur les colonies en mesures politiques tangibles
25 juin 2009 - Al-Ahram Weekly - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://weekly.ahram.org.eg/2009/953...
Traduction de l’anglais : Marie Meert
http://www.info-palestine.net
Une nouvelle crise de la dette des pays du Sud est sur le point d’exploser. Faute de moyens suffisants pour financer des plans de relance de leur économie, l’aide extérieure leur est aujourd’hui proposée. Or, celle-ci n’est pas gratuite : les 50 milliards de dollars promis en avril par les leaders du G20 aux pays « à faibles revenus » prendront pour l’essentiel la forme de prêts à contracter auprès du Fonds monétaire international (FMI).
Dès lors, ces derniers se trouvent face à un choix cornélien : accepter l’« aide » internationale, au risque de s’enliser dans un nouveau cycle d’endettement et de devoir appliquer des mesures anti-sociales comme le gel des salaires des fonctionnaires publics, les privatisations ou encore la réduction des dépenses sociales imposés par le FMI et la Banque mondiale ; ou la refuser, en étant forcé de couper dans les budgets sociaux pour surmonter le tarissement des investissements étrangers et des recettes d’exportation résultant de la crise. Autrement dit : sacrifier leur population aujourd’hui ou… demain.
Consciente de la gravité de la crise économique mondiale, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a d’ailleurs appelé en avril dernier à suspendre le remboursement du service de la dette des pays à bas revenus.
Cela étant, si la perspective d’un réendettement du Sud préoccupe fortement l’ONU, elle est au contraire perçue comme une source de profits futurs par certains acteurs privés. C’est le cas notamment des « fonds vautours », des fonds d’investissement privés qui rachètent des dettes de pays en développement à prix cassé, pour les contraindre ensuite par voie judiciaire à rembourser ces créances au prix fort (c.-à-d. à payer le montant initial de la dette, augmentée d’intérêts, de pénalités et de divers frais de justice).
Ce type d’opérations s’est multiplié depuis le lancement des initiatives d’allégements de dettes des pays les plus pauvres à la suite de la campagne du Jubilé 2000. Les fonds vautours ont profité de la solvabilité partiellement retrouvée par ces pays pour les attaquer en justice et leur imposer le remboursement de vieilles dettes rachetées au rabais. Un cas d’école est le jugement rendu le 15 février 2007 par la Cour suprême britannique, qui a contraint la Zambie à payer 15 millions de dollars au fonds Donegal International. Ce fonds immatriculé dans les îles Vierges britanniques avait, en effet, acheté en 1999 une dette zambienne due à la Roumanie pour 3,2 millions de dollars et a donc empoché dans l’opération une plus-value de 375 % au détriment des caisses de l’État zambien. Plus récemment, un tribunal sud-africain a autorisé la firme FG Hemisphere à saisir pendant les 15 prochaines années les recettes escomptées par la Snel – l’entreprise publique d’électricité de la République démocratique du Congo (RDC) – sur le courant vendu à l’Afrique du Sud, estimées à 105 millions de dollars. En septembre 2004, ce fonds vautour avait racheté à bas prix une créance impayée de 18 millions de dollars envers l’entreprise publique congolaise.
Ces cas ne sont malheureusement pas isolés. Selon le FMI, l’encours des créances détenues par les fonds vautours sur les pays en développement atteindrait au total près de 2 milliards de dollars. Et la future crise de la dette des PVD pourrait entraîner le développement des fonds vautours tant ce business de la dette s’avère juteux. À moins que les gouvernements n’agissent rapidement pour mettre définitivement ces fonds hors d’état de nuire.
Certes, des initiatives unilatérales ont déjà été prises. La Belgique, notamment, a adopté le 31 janvier 2008 une loi visant à rendre « insaisissables et incessibles » les sommes destinées à la coopération au développement. Quelques mois avant l’adoption de cette disposition législative, le fonds vautour Kensington International avait fait saisir près de 12 millions d’euros prélevés sur des fonds de la coopération belge destinés au Congo-Brazzaville. Cela étant, au-delà de la nécessité de protéger les ressources affectées à la coopération au développement, des mesures doivent également être adoptées au niveau global pour couper les ailes aux vautours. Une première disposition consisterait à interdire la cession de créances sur des pays pauvres sans que leur consentement éclairé n’ait été obtenu préalablement. Une seconde mesure qui s’impose est la création d’une juridiction supranationale indépendante pour le règlement de tous les contentieux liés aux dettes publiques. En effet, les fonds vautours fondent leur stratégie sur le droit et la compétence des tribunaux anglo-saxons, qui leur sont particulièrement favorables. La mise en œuvre d’audits pour fonder l’annulation des dettes odieuses et illégitimes, comme le recommande l’actuel rapport de l’Expert indépendant de l’ONU sur la dette, constitue une troisième piste à exploiter par les pays débiteurs et créanciers. Enfin, la protection des dépenses sociales des pays en développement exige l’annulation totale et inconditionnelle de leurs dettes extérieures.
Le contexte n’a jamais été aussi propice pour concrétiser ces propositions. Avec la crise, la régulation des acteurs financiers a pris la première place dans l’agenda international. Adopter de telles mesures permettrait enfin de créer un cadre juridique international qui protège les pays débiteurs et s’impose à tous les créanciers.