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bof, tous ces imposteurs seront bientôt très éprouvés par dieu, la majorité d'eux disparaitra, leur monde maud...
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Par gg, le 01.11.2009
ron paul ? un autre robot de la haute finance ?
on s inquiete de briser le dollard et les vies humaines qu o...
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Par justicier, le 19.10.2009
c est l horreur commise par ces monstres genocidaires qui emploient tous les moyens pour exterminer les pauvr...
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Par justicier, le 16.10.2009
les pays d’afrique et d’amérique latine ont-ils d’autres choix que de compter sur eux-mêmes? de savoir placer ...
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Par Saïd LOUKIL, le 11.10.2009
salam ! la grandeur humaine chez certains hommes celebres n a rien a voir avec leurs origines !! dieu guide v...
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Par justicier, le 09.10.2009
didier votre commentaire temoigne de votre humanisme et votre sens de justice ! faut agir autour de vous pour ...
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Par justicier, le 09.10.2009
salam !! parler d honneur avec des sionistes ?? des gens depourvus de tout humanisme ; des monstres maudits ...
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Par divine, le 09.10.2009
bonjour,
je suis francais et j'ai honte des positions politique de mon pays, ils ne pense pas plus loin que...
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Par didier, le 27.09.2009
salam alaykoum,
les "initiés" apprécieront la floppée de symboles nazilluminati sur les logos de leurs prod...
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Par bagdad, le 26.09.2009
allaho akbar !! si ces analyses sur d eventuelles guerres sur la planete s averent vraies; ce sera surement ...
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Par justicier, le 16.09.2009
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Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour :
06.11.2009
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articles

Il y a quelques jours, Hillary Clinton a annoncé que l’administration US ne faisait plus du gel de la colonisation israélienne à Jérusalem et en Cisjordanie, un préalable pour son soutien à Israël lors de la reprise des négociations avec l’autorité palestinienne.
Ce revirement montre la faiblesse américaine non seulement dans les dossiers du Proche-orient mais sur l’ensemble de la scène diplomatique.
Les prédictions de personnes averties comme Emmanuel Todd se sont donc réalisées. Celui-ci décrivait, dés 2002, la course vers l’abîme des Etats-Unis, l’affaiblissement économique s’ajoutant à la démesure des moyens militaires déployés pour contrôler certaines parties du monde et la perte de crédibilité qui en résulterait.
Un pays qui ne peut plus faire face aux exigences de sa politique internationale et de sa prétention à être le gendarme du monde, un pays miné de l’intérieur par les outrances d’un capitalisme financier qu’il a contribué à favoriser et le lobbying, voilà ce que sont devenus les Etats-Unis.
Petit à petit, depuis la fin du 20ème siècle, les théâtres d’opérations et les zones de conflit se sont déplacés vers l’est. Irak, Tchetchènie, Géorgie, Afghanistan, Pakistan. L’Asie centrale dans son ensemble se trouve sous le feu des rivalités entre grandes puissances régionales et mondiales. Les occidentaux risquaient d’être les grands absents d’une région où quatre puissances nucléaires rivalisent d’influence sur des pays regorgeant de ressources énergétiques : Russie, Iran, Irak, Pakistan, anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.
Leur guerre contre le terrorisme fut donc la grande trouvaille des think tanks américains pour s’ingérer militairement en Asie centrale : Irak, Afghanistan et aujourd’hui le Pakistan avec en plus des bases militaires dans des pays « amis » : Turquie, monarchies pétrolières de la péninsule arabique et du golfe persique, Tadjikistan.
Les talibans, Al-Qaïda, les rebelles pakistanais sont finalement bien commodes pour justifier cette présence occidentale. A condition qu’elle soit couronnée de succès militaire sinon les opinions publiques en occident pourraient la remettre en cause.
On comprend donc aisément l’importance mythique des attentats du 11 septembre. Une capitalisation à long terme avec un retour sur investissement en dividendes géopolitiques et économiques.
Après avoir envisagé avec logique de prendre leurs distances avec les Etats-Unis lors de la seconde guerre d’Irak, les occidentaux, en bons vassaux des USA, sont à présent tous ralliés à la guerre contre le terrorisme. Pourtant, du temps de l’amitié Chirac-Schroeder, l’occasion était belle pour la France et l’Allemagne de coordonner leurs politiques étrangères et de se rapprocher de la Russie et de la Chine et gagner ainsi en souveraineté.
Il aurait suffi que la France et l’Allemagne partagent le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU pour que le duo ainsi formé pèse comme une grande puissance capable de choisir ses amis et refuser les ennemis qu’on a trop souvent tendance à lui imposer.
Une puissance bipolaire de 150 millions d’habitants au PIB de 6700 milliards de dollars à la tête de l’Union Européenne, possédant l’arme nucléaire et un siège au conseil de sécurité de l’ONU aurait eu un poids bien plus important pour négocier les changements qui secouent le monde.
Au lieu de ça, les nouveaux responsables de la France et de l’Allemagne se sont dépêchés de recoller les morceaux avec des Etats-Unis déjà affaiblis qui, malgré leur colère, n’avaient pas pu prendre de mesures de rétorsion envers elles après l'épisode irakien. Une fois la colle prise, c’est avec des courbettes qu’ils rencontrent les dirigeants américains comme vient de le faire Angela Merkel tout dernièrement. Comme des collégiens boutonneux, chacun tente de montrer à son l’opinion publique qu’il a une relation privilégiée avec le "mono" américain.
Cette vision sans envergure d’un monde toujours dominé par des Etats-Unis pourtant faibles, n’augure rien de bon. Car l’oncle Sam va continuer sa descente aux enfers pendant que d’autres pays disputeront aux occidentaux leur influence : La Russie mais surtout la Chine, l’Inde, le Brésil. Leur passé de pays du tiers-monde leur donne un avantage considérable pour nouer des relations équilibrées avec les pays qui possèdent les ressources minières, agricoles et énergétiques dont ils ont besoin. C’est ce que fait la Chine avec l’Afrique, c’est ce que fait le Brésil en n’hésitant pas à se rapprocher des pays de l’ALBA et donc d’Hugo Chavez.
C’est ce que font la Chine, la Russie, l’Inde et la Turquie avec l’Iran.
Une Turquie qui remet en cause en ce moment même la relation privilégiée qu’elle avait avec Israël. Il faut dire qu’elle a bien senti qu’une attaque de Tel Aviv contre l’Iran nuirait à ses propres intérêts. L’Iran et la Turquie ont une frontière commune… Il y a aussi l’aveuglement des dirigeants européens dont certains, comme Nicolas Sarkozy affichent une authentique hostilité à la Turquie tout en affirmant qu’Israël fait virtuellement partie de l’Union Européenne !
Tout cela ressemble fort à une rivalité pour se partager un gros gâteau. L’Afrique aux français, aux européens et à la Chine. L’Amérique du sud en bonne voie de se libérer du joug US. L’Extrême-orient à la Chine et les occidentaux grâce à l’Australie, la Corée et le Japon. L’Asie centrale comme point de convergence de tous les appétits.
Pas étonnant que ça chauffe là-bas plus qu’ailleurs !
Dommage que la France en soit réduite à suivre, le regard torve et le dos courbé, la politique étrangère américaine en trépignant de pouvoir se mettre en avant.
Bien maigre consolation pour son larbinisme sioniste et atlantiste!
Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
Israël et l'IAEA par Pascal Sacré | |
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009 | |
Nicolas Sarkozy est-il tous les français ? Barack Obama est-il tous les états-uniens ? Angela Merckel est-elle tous les allemands ? Silvio Berlusconi est-il tous les italiens ? José Manuel Barroso est-il tous les européens ? L’ONU est-il nous tous ? Barack Obama donne des ordres à l’ONU, au travers de la bouche de Suzan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, ou, toujours au travers de cette bouche, complimente son ami Shimon Peres… Tout va bien, madame Rice ? Votre langue s’en remet ? L’ONU ne doit pas s’occuper d’Israël ou de ce qu’il pourrait faire ou non(1). L’ONU doit s’occuper de l’Iran. L’ONU doit actionner le levier AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et sanctionner l’Iran. Y aurait-il un AIEA sévère, pour l’Iran ? Et un AIEA complaisant, pour Israël ? Un ONU sévère (Irak, Iran, Afghanistan…) et un ONU gentil (Israël, Etats-Unis, Arabie Saoudite…) ? Pourquoi ? L’ONU doit, l’Onu doit… Mais de qui tient-il ses ordres ? L’Onu doit. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis, utilisant l’organe vocal de madame Suzan Rice, le dit. Il n’y a pas d’autre raison, si ce n’est, en remontant encore un peu plus haut dans la maîtrise du Grand Jeu International, le désir israélien qu’il en soit ainsi. L’AIEA, indépendante, véritablement internationale, pourrait avec la même sévérité étudier le comportement d’Israël(2)-(3)-(4), des Etats-Unis, comme de l’Iran. Ni plus, ni moins. Sinon, il est nécessaire de changer son nom, en AAEA, Agence américaine de l’énergie atomique. Ou AAIEA (Agence américano-israélienne de l’énergie atomique). Voire ne même pas modifier le sigle, mais corriger la signification de ses initiales : Agence israélienne de l’énergie atomique, Israelian Atomic Energy Agency. (Tiens, par un hasard également, nous pourrions faire de même avec la CIA, Central Israelian Agency). Israël a violé tant, et si longtemps, de résolutions ONUsiennes(5), que plus aucun média agréé ne s’en fait l’écho et qu’elles sont toutes quasiment abandonnées car personne ne pourra imposer leur application. Bah. Et alors ? Tout le monde sait que ce sont les puissants qui orientent les grandes décisions politiques mondiales. Et ces puissants, vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, puis de la guerre froide, sont les Etats-Unis. Et tout qui s’allie aux Etats-Unis, ce qui veut dire, se soumet, complètement, bénéficie un peu de cette puissance. Avoir l’ONU, même si c’est insuffisant, même si c’est loin d’être idéal, permet quand même de limiter les dégâts. De contenir, au moins un peu, l’hégémonie des Puissants. Ainsi se rassurent la plupart des gens. Contrairement à eux, je soutiens que notre monde est pire avec l’ONU, que sans. Cet ONU-là en tout cas. Cela nous fait perdre du temps. Gaspiller de l’espoir. Diluer nos efforts. Gâcher de l’énergie précieuse. Certains observateurs, et leur nombre grossit, ont vu clair dans tout ça. Ils ne sont plus dupés. Mais beaucoup, énormément encore, arrivent à supporter tout ce qui se passe d’horrible dans ce monde parce que, à cause de l’existence de tous ces organes internationaux, ils gardent espoir. Et attendent. Et s’en remettent à eux. Ces Institutions comme l’ONU, mais aussi l’OMS(6), l’OMC(7), le FMI(8), l’OTAN(9), l’Union Européenne, le G8(10), le G20(11) …sont des bancs de brouillard qui permettent de rendre un peu moins évident, au quotidien, le fait pourtant établi que nous sommes littéralement dans un Empire israélo états-unien dont les pays dit « alliés » sont en réalité des pays soumis, des sujets. Certains de ces sujets sont plus dévoués que d’autres, et consentent volontiers à leur soumission. C’est un peu comme les collaborateurs sous l’Occupation. Aujourd’hui, c’est le cas tout particulièrement de la France, au travers de son président Nicolas Sarkozy. Ce qui me ramène à mes questions initiales. Nicolas Sarkozy est-il tous les français ? Lorsque Nicolas Sarkozy dit, cela veut dire : tous les français disent ? Nicolas Sarkozy = la France = les Français ? Brown = les Anglais ? Je connais la réponse. Mais cela n’enlève rien à sa pertinence. Car tous ces gouvernants se comportent de la sorte, se voient de la sorte. Lorsque « …le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy ont écrit à Netanyahou pour déclarer qu’ils reconnaissaient à Israël « le droit à l’autodéfense » après l’adoption du rapport Goldstone alors que Brown demande que l’on trace « les limites à ne pas dépasser » sur la question des « violations des engagements internationaux » de l’Iran. » (12**)(13), faut-il comprendre que tous les peuples au service desquels sont temporairement ces responsables « audacieux », serrent également la main au gouvernant israélien, lui reconnaissent également son droit à l’ « auto-défense », et par contre, demandent également à l’ONU de ne tenir que l’Iran dans son collimateur ? L’existence d’Institutions « internationales » comme l’ONU est pire que leur absence. Ces Institutions « internationales » brouillent les cartes, dressent un écran de fumée qui permet de rassurer, de se dire qu’on a encore le temps de l’espoir, alors que c’est l’urgence de l’action, et qu’en réalité nous ne pouvons compter que sur nous-même, sur notre autodétermination, sur notre énergie personnelle pour vivre dans un monde meilleur. Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour son manque de respect de la liberté d’expression et des femmes, elle doit tout autant exiger cela de l’Arabie Saoudite, de la Birmanie (14)… Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour ses élections prétendument truquées, elle doit aussi en demander aux Etats-Unis pour ses élections de 2000 et 2004(15)-(16),ainsi qu’exiger une enquête sur le coup d’état au Honduras contre un président démocratiquement et légalement élu(17). Si l’ONU doit sommer l’Iran de se soumettre à un contrôle absolu de ses programmes nucléaires, alors, Israël aussi, ainsi que les Etats-Unis pour leur programme H.A.A.R.P.(18), comme le demande des Institution alliées (enquêtes de parlementaires européens sur le projet H.A.A.R.P. [19]) L’ONU, et les Institutions de cette famille, dites « internationales », font diversion. Beaucoup de gens se reposent sur l’espoir qu’elles ont dans l’indépendance et le rôle de ces organisations. Sans elles, il serait beaucoup plus difficile de se voiler la face, et de ne pas voir le monde tel qu’il est réellement : un empire israélo états-unien, une pathocratie impérialiste toute-puissante pour lesquelles l’ONU, l’OMC, le FMI, l’ AIEA…, ne sont que des outils, non pas pour imposer leurs volontés, car pour cela, cet empire a ses armes et ses armées, mais pour maintenir les populations mondiales consentantes, tranquilles et sous leur contrôle. Ces Institutions servent à gagner du temps. Donner de l’espoir. Comme Barack Obama. Comme les prix Nobel de la paix. Bas l’ONU. Bas les masques.
IAEA : International Atomic Energy Agency Reportage : (2) Armes secrètes d’Israël-1 : http://www.youtube.com/watch?v=3wSfMBqpCdo&feature=related (3) Armes secrètes d’Israël-2 : http://www.youtube.com/watch?v=f0Vo320gerU&feature=related (4) Armes secrètes d’Israël-3 : http://www.youtube.com/watch?v=DejJumwNsWA&feature=related (5) http://www.voltairenet.org/article153318.html (6) Organisation Mondiale de la Santé (7) Organisation Mondiale du Commerce (8) Fonds Monétaire International (9) Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (10) Le G8 (pour « Groupe des huit ») est un groupe de discussion et de partenariat économique de huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie. Ensemble, ils représentent 61% de l'économie mondiale. (11) Les membres du G20 (Groupe des 20) sont représentés par les ministres des finances et les directeurs des banques centrales de 19 pays plus l’Union Européenne. (12) Article de Jean Shaoul, Israël, les Etats-Unis et le droit international, http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15873 (13) http://www.hrw.org/en/node/85900 (15) http://www.syti.net/ElectionsUS2004_2.html (16) voir la vidéo HACKING DEMOCRACY http://www.reopen911.info/video/hacking-democracy.html (17) http://www.courrierinternational.com/article/2009/06/29/un-coup-d-etat-qui-ne-veut-pas-dire-son-nom (18) H.A.A.R.P. http://www.youtube.com/watch?v=Je-WJoN13IE&feature=player_embedded# (19) Europe et H.A.A.R.P. http://www.grip.org/fr/siteweb/dev.asp?N=simple&O=379 | |
Pascal Sacré est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Pascal Sacré publiés par Mondialisation.ca | |
Les funestes profits d’Al Gore | |
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009 | |
Balivernes scientifiques : La pythonisse du catastrophisme climatique a pondu un nouveau livre sur le réchauffement climatique, à classer dans la fiction. Elle nous demande de nous suicider économiquement pendant qu’elle ratisse les millions de ses investissements écologiques.
« Notre choix : Un plan pour résoudre la crise climatique, » la suite du bouquin d’Al Gore « Une vérité qui dérange, » est sorti mardi. Imprimé sur papier recyclé avec de l'encre à faible teneur en COV (composé organique volatile), ce sera sans aucun doute un best-seller sur le bureau de chaque participant à la conférence sur le changement climatique du mois prochain à Copenhague.
Dans un communiqué de presse annonçant son livre, l’ancien vice-président, lauréat d’un Oscar et du Nobel, écrit : « Maintenant que la nécessité d'une action urgente est encore plus évidente avec les nouvelles conclusions alarmantes des trois dernières années, il est temps d’un plan d’ensemble mondial qui permette de résoudre réellement la crise climatique. ‘’Notre choix’’ répondra à cette exigence. »
La couverture du livre montre l'un des ouragans dont, selon ce que prétend Gore, la fréquence et l’intensité augmentent toujours. Ce qui s'est passé ces trois dernières années, c’est que ce genre d’affirmation a été complètement discrédité car, peut-être pour des décennies, la Terre est en train de se refroidir.
Par exemple, une étude récente, conduite par des chercheurs de l’Université dÉtat de Floride, a déterminé que, dans l'hémisphère Nord, la saison des ouragans de 2007 et 2008 ont manifesté l'activité tropicale la plus faible en trente ans.
Ryan Maue, coauteur du rapport publié en novembre 2008 sur l’« Activité cyclonique mondiale, » a utilisé une mesure appelée énergie cyclonique accumulée (ACE), qui combine la durée d'une tempête et la vitesse de ses vents à six heures d'intervalle. Les mesures de l’ACE des années 2007 et 2008 sont parmi les plus faibles depuis que les données mondiales fiables des satellites ont été pour la première fois disponibles, il y a trente ans.
Au même moment, dans un article obèse du New York Times, « Le double rôle de Gore : Défenseur et investisseur, » le livre d'Al Gore a été présenté au public. Il décrit à quel point il peut être rentable de sauver la Terre. Étant donné la précision des données climatiques d'Al Gore, son rôle serait mieux campé par « affabulateur et profiteur. »
En novembre 2007, Gore a rejoint la firme d'investissement Kleiner Perkins Caufield & Byers. En mai suivant, la société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage (maturing) écologique appelées Green Growth Fund.
Le groupe a ensuite annoncé que, dans les trois prochaines années, 700 millions de dollars supplémentaires seront investis dans de jeunes entreprises de technologie verte. Mais il n'y aura pas de retour sur ces investissements si le business de la technologie écologique se calme. Le battage médiatique et l'ardeur doivent être maintenus. Les sceptiques du changement climatique doivent être dénoncés comme des « négationnistes » [ndt : C’est ainsi que la radio France Inter les appelle depuis quelques mois, c’est fou l’influence d’Al Gore !].
Des documents financiers, publiés avant les élections de 2000, évaluaient à un à deux millions de dollars les avoirs nets de la famille Al Gore.
À peine neuf ans plus tard, sa richesse nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Le porte-parole d'Al Gore ne divulguerait pas le chiffre de sa richesse nette actuelle, mais, selon le Times, « l'ordre de grandeur de sa richesse est manifesté par un seul investissement de 35 millions de dollars chez Capricorn Equity Group, une firme de Palo Alto, en Californie, qui oriente les investissements de ses clients vers la protection de l’environnement, c’est-à-dire, dans les produits corrects du point de vue environnemental.
L'an dernier, Gore a été le témoin vedette des audiences sur la législation du cap-and-trade* devant la Commission de la Chambre sur l’énergie et le commerce. Marsha Blackburn, député républicaine du Tennessee, a demandé comment a bien pu devenir si riches, si rapidement, un homme qui se consacre à la sauvegarde de la planète.
La député Blackburn a relevé que, au dernier décompte, Kleiner Perkins Caufield & Byers avait « environ un milliard de dollars investis dans 40 entreprises qui vont bénéficier de la législation du cap-and-trade dont nous discutons ici aujourd'hui. »
Gore a répondu qu'il n’est qu’un homme d’affaire heureux dans une économie capitaliste, qui a placé son argent dans ce qu’il défendait.
Peut-être mais, en même temps, il préconise des mesures reposant sur des foutaises scientifiques, qui, pendant qu'il s’enrichit lui-même, vont dévaster l'économie étasunienne et provoquer d'énormes pertes d'emplois, de croissance économique et de PIB.
Les Étasuniens consommateurs et contribuables sont dans le mauvais camp de sa magouille de Ponzi écologique. Quelque part, il y a Bernie Madoff qui sourit.
* Ndt : Cap-and-trade : Système par lequel le gouvernement établit des quotas aux entreprises qui limitent la quantité de gaz à effet de serre qu'elles peuvent produire, tout en offrant la possibilité à ces dernières de vendre à d'autres entreprises ou d'accumuler leurs droits d'émission surnuméraires.
Texte original en anglais: www.investors.com/NewsAndAnalysis/Article.aspx?id=511204, le 3 novembre 2009. Traduction : Pétrus Lombard | |
L’Algérie refuse de recevoir le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux 05/11/2009
Alger a répondu, fin octobre, négativement à une demande de Paris concernant l’organisation d’une visite du ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Nouvelle confirmation du froid entre Alger et Paris.
Vu l’état des relations actuelles entre les deux pays, Alger juge inopportunes les visites ministérielles. « Nous n’avons rien à lui dire », explique une source algérienne. Pourtant, une visite du ministre français de l’Intérieur à Alger sera déterminante pour l’avenir de plusieurs dossiers bilatéraux. Les deux pays ont signé en 2008 un accord majeur en matière de sécurité.
L’accord prévoit des équipes de policiers mixtes algéro-françaises pour lutter contre le trafic de drogue et le blanchiment d’argent, la formation de 55 000 gendarmes algériens en France, la fourniture de matériel à la police et la gendarmerie… Grâce à cet accord, l’Algérie est devenu le premier pays arabe à pousser sa coopération sécuritaire avec la France à un tel niveau.
«Les Algériens, qui voient d’un mauvais œil les restrictions françaises en matière de circulation et de séjour des Algériens en France.»
L’avenir de cet accord dépendra en partie de l’évolution des relations bilatérales et de la nature de la relation entre Yazid Zerhouni et Brice Hortefeux. Ce dernier paye notamment sa forte proximité avec Nicolas Sarkozy – peu apprécié en Algérie. Son passage à la tête du ministère de l’Immigration et de l’identité nationale l’a desservi également dans sa relation avec les Algériens, qui voient d’un mauvais œil les restrictions françaises en matière de circulation et de séjour des Algériens en France. Et plus récemment, ses déclarations sur les Arabes ont été mal accueillies en Algérie, car jugées racistes.
Brice Hortefeux est le deuxième ministre français qu’Alger a refusé de recevoir en quelques semaines. Avant lui, Eric Besson a dû annuler un projet de déplacement en Algérie. Eric Besson devait déjà se rendre en Algérie en février 2009 dans le cadre d’une tournée africaine. La demande a été relancée l’été dernier à l’occasion de l’ouverture des négociations sur les accords de 1968 en matière d’immigration, sans que les autorités algériennes ne donnent de réponse claire.
www.fdesouche.com via Big Brother
Algerie-focus
Alger interdit aux décideurs économiques et aux chefs d’entreprises publiques de recevoir l’ambassadeur de France 05/11/2009
« L’avenir sera impitoyable pour ceux qui jouissant du privilège exceptionnel de pouvoir dire à leurs oppresseurs des paroles de vérité, se sont cantonnés dans une attitude de quiétude, d’indifférence muette et quelque fois de froide complicité » disait notre lucide frère Frantz Fanon.
Nous nous proposons de fournir ici, une modeste réflexion sur la colonisation.
C’est un sujet qui a été beaucoup discuté. En effet, il existe peu d’événements historiques chargés d’une connotation aussi négative que la colonisation et la dictature nazie. Je ne vais donc pas prétendre donner un texte résumant fidèlement le fait colonial tant il est diffus. Je me bornerai donc à quelques indications qui me paraissent au moins essentiels. Des apprentis sorciers de l’histoire ont distillé au sein de la communauté scientifique des conceptions aussi fantaisistes qu’erronées : le révisionnisme injurieux. C’est ce dont nous parlons dans un premier temps.
Dans un deuxième temps, nous essayerons de présenter un condensé du fait colonial. On verra que la colonisation continue encore sous une autre forme.
Enfin, dans un troisième temps, nous pourrons, je crois, accepter le panafricanisme comme une réplique à la colonisation moderne.
Le révisionnisme injurieux
On entend dire en Europe surtout en France qu’il faut en finir avec la repentance sur la colonisation. On voudrait simplement nous faire croire que la colonisation a eu des effets positifs comme si les colonisés avaient formulé une demande de colonisation. Par exemple, il revient sans cesse dans l’actualité, l’idée que la colonisation aurait mis fin aux guerres et révoltes internes qui ravageaient les territoires colonisés. A en croire à l’historiographie annamite, citée par Denise Bouche, on recense pas moins de
405 révoltes au cours des huit premières décennies du XIXe siècle. Au Fouta-Djalon (Guinée) entre 1747 et 1896, l’empire peul musulman n’aurait point connu une seule décennie sans bataille ni campagne militaire. Les européens seraient donc des « messies » que les africains attendaient.
Lorsque les européens décidaient d’explorer la planète, ils se sentaient obligés d’exporter leurs principes humanistes au monde comme le rappelle Victor Hugo en 1841 : « nous sommes les Grecs du monde ; c’est à nous d’illuminer le monde ».
En réalité, cette mission civilisatrice est un habillage hypocrite de visées mercantilistes. Découvrant des terres chaudes en Martinique, à Saint-Domingue ou en Jamaïque, Français, Espagnols, Anglais ont voulu exploiter ces terres soit avec une main-d’œuvre locale (les indiens de l’espace caraïbe), soit avec une main-d’œuvre susceptible de résister au chaud climat tropical, donc les Noirs africains, d’où leur déportation.
Dans un discours à Alger, le 2 Février 1944, le général De Gaule mettait en avant, cette mission civilisatrice menée par la France dans ses colonies, dont les agents étaient « les administrateurs, les soldats, les colons, les instituteurs, les médecins, les missionnaires ». Cette façon de lire l’histoire avec les « lunettes » de colons, n’est pas respectueux. Il est faux de dire que la colonisation a eu des effets positifs si tant est que les africains avaient besoin de cette imposture.
La vérité des faits
La vérité est loyale et les faits méritent une grande considération. Henri Lacordaire disait entre autres, que « tout ce qui s'est fait de grand dans le monde, s'est fait au cri du devoir ; tout ce qui s'y est fait de misérable s'est fait au nom de l'intérêt ».
Aujourd’hui, grâce au travail accompli par les chercheurs, on sait que l’histoire de la colonisation a été « blanchie » puisque écrite par les « vainqueurs ». Il nous revient, à juste titre d’ailleurs, de dire notre parcelle de vérités sur les humiliations subies par nos ancêtres. Sachons que la colonisation a concerné les africains restés sur le continent et les noirs africains déportés dans les champs de cannes et de cotons. La colonisation n’a rien apporté de positifs comme la France officielle tente de distraire les africains que nous sommes et injurier la mémoire de nos ancêtres.
On nous a dit que la colonisation a été profitable aux peuples colonisés puisqu’ils ont bénéficié de l’instruction, des infrastructures routières, portuaires et des avancées en matière de santé et de technologie.
La véritable vérité est tout autre. Le médecin colonial protège les troupes, les premiers administrateurs et colons. Les territoires colonisés étaient les lieux d’expérimentations des nouveaux vaccins et sérums car les tropiques sont devenus à l’orée du 20e siècle un libre et luxuriant terrain d’observation ; l’accumulation du savoir est colossale sur les bilharzioses, leishmanioses, l’amibiase, la filariose et le paludisme.
Dire également que les colons ont apporté l’instruction aux africains, relève d’un pur fantasme de ceux qui veulent se donner de l’importance.
Dans une conférence à Albi, en 1884, Jean Jaurès déclare ceci : « nos colonies ne seront françaises d’intelligence et de cœur que quand elles comprendront un peu le français. Pour la France surtout, la langue est l’instrument de la colonisation. Il faut que les écoles françaises multipliées, où nous appellerons l’indigène, viennent au secours des colons français dans leur œuvre difficile de conquête morale et d’assimilation.
». cette confession du tribun montre bien l’importance de la langue dans la consolidation de l’identité. Cheikh Anta Diop nous mettait d’ailleurs en garde sur ce fait car ce serait une aberration que d’imaginer qu’un peuple bâtisse son unité linguistique à partir d’une langue étrangère, c’est-à-dire une langue appartenant à une autre sphère culturelle que la sienne.
L’esclavage et la colonisation ont été d’une violence extrême de sorte qu’il est impossible de les décrire.
Alors que les maîtres étaient dans les palaces, les esclaves eux dormaient dans des maisons de pacotilles. Alors qu’ils, c’est-à-dire les maîtres mangeaient à satiété, les noirs mourraient de faim. Alors que nos frères travaillaient dans les champs de coton et de canne à sucre, les colons n’avaient que leurs fouets pour les encourager.
Pour assouvir leurs besoins sexuels, il arrivait que les colons abusent de nos braves sœurs. Parfois, comme un signe de refus de cette humiliation, les noirs préféraient se donner la mort. Les esclaves les mieux traités étaient les valets des maîtres. Pour avoir commis une faute, le noir était fouetté jusqu’à la mort ; même enceinte, les femmes devaient travailler jusqu’à terme.
Même la sainte ordonnance du seigneur Jésus Christ en disant dans Mathieu 28 :18-20 « allez et faites de toutes les nations mes disciples » a été dévoyée. Les missionnaires européens ont été pires que les autres. Pour nous faire une idée du rôle des missionnaires à l’époque coloniale, il suffit de lire la déclaration faite en 1920 par monsieur Jules Renquin, Ministre des colonies de Belgique au Congo-Belge. Dans son allocution de bienvenue aux missionnaires arrivés dans sa seconde patrie, le Congo-Belge :
« Révérends pères et chers compatriotes, Soyez les bienvenus dans notre seconde patrie, le Congo-Belge. La tâche que vous êtes conviés à y accomplir est très délicate et demande beaucoup de tact. Prêtres, vous venez certes pour évangéliser. Mais cette évangélisation doit s’inspirer de notre grand principe : tout avant tout pour les intérêts de la métropole (la Belgique).
Le but essentiel de votre mission n’est donc point d’apprendre aux noirs à connaître Dieu. Ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un Nzambé ou un Nvindi-Mukulu et que sais-je encore. Ils savent que tuer, voler, calomnier, injurier est mauvais. Ayez le courage de l’avouer, vous ne venez donc pas leur apprendre ce qu’ils savent déjà. Votre rôle consiste, essentiellement, à faciliter la tâche aux administratifs et aux industriels.
C’est donc dire que vous interpréterez l’évangile de la façon qui sert le mieux nos intérêts dans cette partie du monde. » De façon globale, les missionnaires avaient pour mission de prêcher un évangile de sorte à désintéresser nos sauvages des richesses matérielles dont regorgent leur sol et sous-sol, pour éviter que s’intéressant, ils ne nous fassent une concurrence meurtrière et rêvent un jour à nous déloger ; Les contenir pour éviter qu’il ne se révoltent. ; Les détacher et les faire mépriser tout ce qui pourrait leur donner du courage de nous affronter ; Insister particulièrement sur la soumission et l’obéissance aveugles ; Enseignez-leur une doctrine dont vous ne mettrez pas vous même les principes en pratique.
C’est ce que Jomo Kenyatta résumait dans sa pensée «Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible.»
Rien n’a changé depuis si ce n’est la forme
Depuis notre accession à la souveraineté internationale, rien n’a été fait pour la consolider de sorte que nous sommes toujours colonisés. Le problème reste que, mis à part quelques actions timides dans ce domaine vers la fin des années dix neuf cent soixante (1960) et début des années dix neuf cent soixante dix (1970), encouragé par l’amollissement de nos dirigeants, les occidentaux ont repris la main. Nous avons finalement décroché de haute lutte notre accession à la souveraineté nationale, pour la remettre quelques
instants après.
Antoine Laurent Lavoisier a laissé à des générations d’écoliers la maxime selon laquelle : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Aujourd’hui la colonisation est présente, elle n’a changé que de forme.
Hier, c’était les bateaux qui transportaient les forces vives de l’Afrique pour accompagner le décollage des économies occidentales.
Aujourd’hui, ce n’est plus les amas de muscles dont les occidentaux ont besoin mais la cervelle des africains. L’immigration choisie idéale, import/export de main d’œuvre adaptée aux besoins de la France et certains pays occidentaux, privant ainsi l’Afrique de cerveaux utiles à son développement.
Sur le plan économique et social, la crise de la dette a prolongé la colonisation en Afrique. En effet, la crise de la dette a promu le FMI au rôle de tuteur des politiques économiques des pays en développement et de médiateurs entre créanciers et débiteurs. Le mariage entre l'Afrique et le FMI a commencé avec les programmes de rééchelonnement de la dette couplé à des programmes de réduction de l'absorption d'inspiration monétariste dans les années 83. Cette politique a échoué car les rééchelonnements n'ont pas restauré la capacité de remboursement et d'emprunt des pays. Les banques ont refusé de prêter autrement que dans des plans concertés avec la caution du FMI. C'est ainsi que les pays développés avec la complicité des institutions internationales comme le FMI, se sont accaparés de manière scientifique et organisée du système économique africain. Au nom de prétendues reformes, les grandes entreprises étatiques porteuses d'espoir ont été cédées aux multinationales occidentales parfois à un franc symbolique.
Pour que la dette étrangle l'Afrique et retarde son développement, les pays occidentaux ont cherché à contrôler notre système de production afin de piller les ressources de l'Afrique. C'est ainsi que le FMI, par le truchement de ses programmes d'Ajustement Structurel (PAS) a obligé les pays africains à privatiser les grandes entreprises africaines. Selon l'ONU, les trois quarts des prêts et des crédits n'étaient accordés qu'à condition de privatiser...Entre 1990 et 2000, plus de 3000 entreprises sont passées du secteur public au secteur privé, soit une moyenne de six privatisations par an et par pays. Pour la période de 1990 à 1995, le nombre d'entreprises publiques est passé en Afrique subsaharienne de 6069 à 4058, soit une chute de 33%.
Dans ce fourretout, les pays occidentaux ont un bras séculier politique qui est l’organisation des nations unies (ONU). Cette organisation internationale, créée en 1945, regroupant pratiquement tous les Etats de la planète, a pour finalité la paix internationale. Pour nous en tenir à l’essentiel, on peut dire qu’elle a pour objectif la facilitation de la coopération dans les domaines du droit international, de la sécurité internationale, du développement économique, du progrès social et des Droits de l'homme. Or, cette organisation ne travaille véritablement que dans les pays du tiers-monde.
Cela est troublant. Un schéma est trivial : lorsqu’un pays a un sous-sol riche et qu’il fait l’objet de convoitise de la part des pays occidentaux, tout refus se transforme en rébellion ou guerre civile. Et c’est là que cette organisation vient pour jouer les pompiers.
Il me semble également justifier de relever un fait important : il n’y a que les ressortissants des pays pauvres qui sont inculpés par la Cour pénale internationale (CPI). C’est d’ailleurs cette combine qui a certainement poussé certains pays africains à demander la suspension de l’inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) du président soudanais Omar Hassan al Bachir. En outre, la position de l’ONU dans certaines crises en Afrique entame sérieusement sa crédibilité. Si donc, ces analyses sont exactes, on peut conclure que l’ONU peine à se départir de son but déjà fixé : celui de soutenir politiquement les dérives occidentales dans les pays du tiers-monde.
Le panafricanisme, notre seul salut
Quelle drôle d’idée que de parler ici de panafricanisme alors que nous débattons du colonialisme. Et pourtant, la seule et vraie solution aux problèmes africains réside dans le panafricanisme. Il convient d’abord de déterminer en quoi consiste l’idéologie panafricaniste. Le panafricanisme se définit comme le mouvement politique et culturel qui vise à unir les Africains et les descendants d'Africains hors d'Afrique à régénérer l'Afrique, ainsi qu'à encourager un sentiment de solidarité entre les populations du monde africain.
On y trouve l’idée qui consiste à glorifier le passé de l'Afrique et inculquer la fierté par les valeurs africaines.
Enfin, et peut-être est-ce le plus important, c'est l'afrocentrisme qui s'appuie sur les travaux du savant sénégalais, Cheikh Anta Diop. Rares ont été ceux qui ont tiré la sonnette d’alarme à propos de la vision eurocentriste du monde, qui sous-estimerait les civilisations africaines et ne considèrerait que le point de vue occidental sur l'histoire du monde et des civilisations.
En Afrique, l’identité est étouffée par le poids historique de la colonisation qui a écrasé les structures locales pour renforcer son administration en imposant les systèmes éducatifs, les langues, la culture et l’histoire des pays occidentaux. Dans la mesure où le panafricanisme recouvre l’affirmation de notre identité africaine, la revalorisation de sa culture, la reconquête de notre passé glorieux, l’unité des africains, il constitue fondamentalement la seule et unique réponse au colonialisme nouvelle version.
Dans un article publié en 1919, Web Dubois, comparait le panafricanisme au sionisme en ces termes « le mouvement panafricainiste signifie pour nous, les noirs, ce que le sionisme doit signifier pour les juifs, c’est-à-dire, la reconnaissance de notre identité dans la fierté, et le besoin d’œuvrer de toutes nos forces pour notre race ».
Face à la volonté des pays occidentaux de faire de l’Afrique la plèbe du monde, il faut réagir sinon c’est notre humanité sera remise en cause.
Rappelons-nous mes bien-aimés la substance de cette pensée d’Ernest Vissot « Ce n’est point le jugement d’autrui qu’il faut craindre, mais celui de notre conscience ».
Le continent africain n’a pas vocation à demeurer dans le denier wagon mondial, il doit se réveiller comme la Chine, l’Inde et le Brésil car comme le rappelle Sartre, « l’important n’est pas ce qu’on a fait de nous mais c’est ce que nous faisons de ce qu’on a fait de nous ».
Dieu bénisse l’Afrique !
Séraphin PRAO
Docteur en économie
Diplômé de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble Spécialise des pays de la zone franc Président du MLAN www.mlan.fr contact@mlan.fr