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Date de création : 04.10.2007
Dernière mise à jour : 06.11.2009
6128 articles


Le cancer, une pandémie ?

Publié le 06/11/2009 à 16:54 par djamazz
Le cancer, une pandémie ?
 
barmya@orange.fr Jeudi 5 Novembre 2009


Le cancer, une pandémie ?
Le cancer est classé parmi les maladies dégénératives qui affectent en priorité les populations surgavées de l’Occident. On sait maintenant que l’étiologie des cancers est principalement virale, mais sont-ce les virus qui réellement causent le cancer. Oui et non, car pas de cancers sans co-facteurs favorisant ou déclenchant. Nous sommes en effet tous porteurs d’une multitude d’habitants indésirables viraux et microbiens qui en temps ordinaire restent des hôtes dormants. Sauf si un facteur extrinsèque vient par exemple affaiblir nos défenses immunitaires et ouvrir la porte à l’agent pathogène autrement inactif.
 
Il est clair que le cancer ne saurait cependant être « épidémique » puisqu’il n’est pas en soi contagieux, reste qu’il flambe et que la progression de la morbidité et de la mortalité carcinogénique* est devenue un fait de société et un vrai sujet d’inquiétude. Sommes-nous tous des malades en sursis ? La question vaut d’être posée, mais quelles sont les causes favorisant l’actuelle augmentation du nombre de cancers ? La réponse est simple et hélas vérifiée expérimentalement : la pollution chimique, l’empoisonnement généralisé de nos aliments, de l’air et de l’eau entre autres par les métaux lourds et surtout les pesticides agricoles. Des pesticides dont la France fait un usage immodéré en battant tous les records de consommation de l’Union européenne. S’ajoute à cela l’usage intensif des traitements chimiques dans notre environnement : peintures murales ou cotonnades bon marché dont nous sommes inondés par la Chine populaire, dernier bastion collectiviste mâtiné d’ultralibéralisme. Ainsi à notre insu lorsqu’on enfile un maillot les substances chimiques qui imprègnent le tissu franchissent la barrière épidermique et pénètrent notre organisme… La suite est connue, après des années d’accumulation dans les graisses et les tissus nerveux le sujet est mûr pour développer l’une de ces pathologies de l’abondance à bon marché, cancers, dépression, maladies neurodégénératives telles Alzheimer, Parkinson et tutti quanti !
 
Qui accuser ? En amont le système hyperproductiviste, le monothéisme du marché mais aussi, en dernier ressort, les consommateurs c’est-à-dire nous parce qu’objectivement nous nous faisons les complices du crime. Il n’est certes pas facile de se déplacer à l’intérieur du labyrinthe qu’est le monde moderne et d’en éviter tous les pièges. Reste que nul n’ignore plus les dangers auxquels il se trouve exposé, même si tout est fait pour égarer et tromper le consommateur négligent. Car même si les mentions légales sont inscrites en lettres minuscules sur la pizza congelée que nous avalons scotchés à moitié comateux devant la dernière série Z américaine, qui nous empêche de consentir l’effort de lire sur l’emballage que cette affriolante pizza contient non du beurre mais un adjuvant à l’arôme de beurre  ? Sommes-nous si pressés que nous ne puissions devenir des consommateurs lucides et responsables ? Si les produits frelatés qui débordent des caddies restaient sur les rayons, croyez-moi les choses changeraient. 
 
Donc nos cancers nous nous les concoctons tous plus ou moins en cédant aux facilités empoisonnées que nous offre le pire des mondes modernes. Il est aussi vrai que dans certains cas nous n’avons plus guère le choix. Que choisir : l’eau chlorée et fluorée du robinet ou l’eau à prix d’or de l’industrie ? L’hyperconsommation s’impose à nous bombardés, saturés que nous sommes de messages publicitaires parfaitement neurotoxiques dès la sortie du berceau. L’enfant en bas âge ne doit-il pas faire tôt son apprentissage de bon consommateur ?
 
Réagissons, reprenons en main nos destins et nos santés. Enivrons-nous bio tant qu’à faire avec du vin fait de mains d’homme, respectueuses de la terre nourricière dont la profusion d’êtres, bactéries, invertébrés, qui l’habitent, la nourrissent et la font respirer, font de la terre elle-même un organisme vivant. Or la vie se nourrit de la vie. Aujourd’hui les sols cultivés sont des lieux de mort où la chimie règne en maître et la mort invisible passe derechef dans nos verres et nos assiettes ? Buvez bio : tel est le mot d’ordre surtout quand vous saurez que 100% des vins commercialisés sur le marché, des tous petits aux très grands crus, sont pollués par des pesticides, jusqu’à 10, toutes substances hautement pathogènes**.
 
Si vous fumez, fumez bio, ne culpabilisez plus : ce n’est pas le tabac qui tue mais la cigarette, à Cuba l’on meurt centenaire le cigare au bec***. D’ailleurs pourquoi le cancer du fumeur n’apparaît-il véritablement qu’après 1945 aux É-U ? Certains accusent des carences liées à la disparition de l’huile naturelle de maïs remplacée à l’époque par ces graisses industrielles que sont les margarines qui ont l’allure du beurre mais n’en sont pas. « Débarrassez-vous d’un préjugé qui vous coûte cher  » tel était le slogan que ressassaient les radios françaises dans les années cinquante pour mieux nous fourguer la margarine nouvelle. Mais comme on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre, à terme l’économie réalisée sur des produits au rabais se paye au prix fort pour la santé.
 
Bref, on nous vend la facilité à bon marché, mais dans l’économie d’usure marchande qui est la nôtre le prix en différé devient proprement exorbitant et à l’arrivée, cancer en sus, il se règle au milletuple. Pensons-y avant d’acheter des marchandises sous emballages de luxe qui ne sont en réalité qu’un ticket de file d’attente pour la chimio !
 
Jean-Michel Vernochet
 
* En 2007 on recense 12 332 300 nouveaux cas de cancers à travers le monde et 7,6 millions décès, soit 20 000 décès par jour. 5,4 millions nouveaux cas et 2,9 millions de morts pour les seuls pays industrialisés. La France en 1980 comptait 160 000 nouveaux cas de cancer, 278 000 en 2000 et 320.000 en 2005. En 2004 il devenait la première cause de mortalité avec 147 323 décès soit 30%. Une augmentation de seulement 13% depuis 1980 à mettre au regard d’indéniables progrès thérapeutiques.
 
** Des analyses réalisées sur des vins d’Europe et du monde entier démontrent un niveau de contamination généralisée 5800 fois plus élevée que pour l’eau potable, ceci par des pesticides potentiellement carcinogènes, perturbateurs endocriniens ou neurotoxiques. 20% des pesticides utilisés en agriculture le sont dans l’industrie viticole et ce, sur seulement 3% des surfaces cultivées. 
 


Cinq questions sur la crise à Eric Toussaint

Publié le 06/11/2009 à 16:53 par djamazz
Cinq questions sur la crise à Eric Toussaint

 

Eric Toussain Jeudi 5 Novembre 2009


Cinq questions sur la crise à Eric Toussaint
1. Nous voudrions savoir comment se sont développés les liens de collaboration entre le Comité que vous présidez et les institutions qui, dans différents pays du Tiers Monde, réclament l’annulation de la dette.
En premier lieu, il faut prendre en compte que le CADTM est un réseau international présent dans 26 pays. Quatre d’entre eux se situent au Nord : la Belgique, la France, la Suisse et le Japon. Les autres 22 pays se distribuent entre l’Asie, l’Afrique, le monde arabe et l’Amérique latine. Les organisations membres du Comité sont des syndicats, des organisations de femmes, de paysans, de jeunes qui, dans leur pays, se constituent en coalition pour travailler sur le thème de la dette. Nous parlons donc de mouvements citoyens qui exigent de leur pays, de leurs autorités, d’entamer des actions pour mettre fin au paiement d’une dette frauduleuse et illégitime.
En deuxième lieu, le CADTM établit des relations avec d’autres réseaux internationaux qui travaillent aussi sur le thème de la dette. Parmi eux, Jubilé Sud, organisation créée en 1999 et présente en Afrique, en Asie et en Amérique latine mais sans représentation dans le Nord. Un autre réseau, Latindadd, est seulement présent en Amérique latine et a son siège au Pérou. Nous avons également le réseau Eurodad, qui est un réseau européen ; et enfin, nous avons des liens avec différentes campagnes nationales dans des pays du Nord. Nous avons construit, avec ces réseaux et campagnes internationales, un comité de collaboration international qui s’appelle Internacional Facilitation Team.Cette équipe de travail, formée du CADTM, de Jubilé Sud, d’Eurodad et de Jubilé Etats-Unis, convoque des assemblées mondiales. La première assemblée mondiale s’est passée à Cuba en 2005 avec des délégués de plus de 40 pays. La dernière assemblée mondiale convoquée par cette équipe, s’est tenue à Quito en septembre 2008.
En troisième lieu, le CADTM maintient des contacts avec des gouvernements de pays du Sud qui cherchent des conseils et des collaborations sur le thème de la dette. A ce niveau, nous avons collaboré activement avec le gouvernement de Rafael Correa, en Equateur. Quand le gouvernement de l’Equateur a constitué une Commission d’Audit Intégral de la Dette publique interne et externe, le CADTM en a fait partie. Je représentais personnellement le CADTM dans cette Commission qui a travaillé de juillet 2007 à septembre 2008. Le rapport final a été remis en septembre au gouvernement et rendu public en novembre 2008. C’est sur base de ce rapport que le gouvernement équatorien a décidé de suspendre le paiement de 3.000 millions de dollars de dette commerciale sous forme des bons 2012 et 2030. C’est ainsi que les résultats de l’audit et la décision unilatérale souveraine du gouvernement équatorien, ont permis de convaincre les créanciers détenteurs de ces bons de les revendre à l’Etat équatorien avec une décote de 65%. Au bout des négociations qui se sont terminées en juin 2009, 91% des bons ont été revendus par les créanciers au gouvernement de l’Equateur. Cela représente une économie de près de 2.000 millions de dollars sur une dette commerciale totale en bons 2012 et 2030 de 3.000 millions. En termes de service de la dette, cette transaction représente pour l’Equateur une économie annuelle de 300 millions de dollars.
Donc, quand un gouvernement du Sud se met en contact avec nous pour nous demander un conseil, quand cette demande provient d’un gouvernement démocratique, nous acceptons avec enthousiasme la collaboration ; nous considérons que le résultat, dans le cas de l’Equateur, a été globalement positif. Nous sommes aussi en contact avec le gouvernement de Fernando Lugo au Paraguay pour entamer un audit de la dette.
Voilà, en termes généraux, les trois types de relations et de contacts que le CADTM maintient au niveau mondial sur le thème de la dette.
2. Bien qu’il ait été démontré que la dette du Tiers Monde soit impayable, les banques privées concèdent chaque année de nouveaux prêts aux pays sous-développés, principalement en proposant qu’ils payent les intérêts échus, ce qui augmente aussi chaque année le montant de la dette. Combien de temps encore croyez-vous que peut durer cette spirale infernale ?


Je crois qu’il y a deux exemples emblématiques du début du XXIe siècle qui pointent vers une issue à cette situation. L’expérience de l’Argentine entre 2001 et 2005 en est un et, plus récemment, l’attitude du gouvernement de Rafael Correa en Equateur.
Dans le cas de l’Argentine, elle a suspendu le paiement de sa dette commerciale de quelque 100.000 millions de dollars de fin décembre 2001 à mars 2005. Ce fut une décision unilatérale qui a été condamnée de façon généralisée par tous les grands organismes financiers comme le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE, le Club de Paris, qui ont prédit le chaos en Argentine. Néanmoins, c’est le contraire qui s’est passé.
L’Argentine en décembre 2001 était en récession depuis 36 mois. Cette récession s’est poursuivie tout au long de 2002 mais grâce au non paiement de la dette et à l’utilisation des ressources ainsi économisées par le gouvernement de Duhalde et puis, par celui de Kirchner, en investissements de type social, en plans d’emploi, etc., ils ont réussi à relancer l’activité économique et la consommation en Argentine. Durant les années 2004 à 2006, le pays a finalement enregistré une croissance de l’ordre de 8% annuels du PIB, ce qui démontre que la déclaration unilatérale de non paiement peut se transformer en solution pour réactiver l’activité économique |1|.
Le second exemple, c’est le cas déjà mentionné de l’Equateur. Cette expérience montre un gouvernement qui, malgré qu’il ait des réserves pour payer la dette, décide d’en suspendre le paiement en raison du caractère frauduleux de cet endettement. L’Equateur a réussi à imposer aux créanciers sa solution, c’est-à-dire payer de manière anticipée avec une décote de 65% sur les titres. De cette manière, la dette n’a pas été complètement annulée mais seulement éliminée partiellement.
Ces deux exemples démontrent que pour rompre le cercle vicieux dont vous parlez dans la question, des actes unilatéraux souverains sont nécessaires en se basant sur des arguments du Droit international pour atteindre une réduction radicale de la dette. En ce sens, de mon point de vue, il vaudrait mieux imposer une répudiation unilatérale de toutes les dettes qui sont identifiées comme illégitimes, odieuses et frauduleuses ; ça, c ‘est la solution.
Je ne crois pas en une solution concertée entre pays prêteurs et pays emprunteurs. Jamais l’ensemble des prêteurs ne renoncera volontairement à recouvrer le total de la dette à travers leurs institutions comme le FMI et la Banque mondiale. Cela n’arrivera pas.
Ce qui peut arriver, de la part des pays créanciers, ce sont des décisions unilatérales souveraines d’annulation de dettes. Le cas emblématique dans ce scénario, c’est la Norvège. Ce pays nordique a décidé en 2006 de renoncer à recouvrer la dette liée à la vente de bateaux de pêche réalisée dans les années 1980. Le gouvernement norvégien a pris cette décision après avoir réalisé un audit de ses créances sur cinq pays en développement à savoir l’Equateur, le Pérou, la Jamaïque, le Sierra Leone et l’Egypte. La Norvège a pris cette position sous la pression de la mobilisation des mouvements sociaux, des mouvements anti-dette de Norvège, y compris le mouvement des Eglises luthériennes de Norvège qui, depuis plusieurs années, soutient les revendications des associations équatoriennes qui réclamaient la cessation de paiement. C’est important de signaler que la campagne contre la dette en Equateur a été soutenue en effet par des réseaux internationaux comme le réseau CADTM.
En résumé, pour moi, la solution peut provenir de deux côtés. Premièrement, des actes souverains unilatéraux des créanciers du Nord sous la pression des mouvements sociaux. Deuxièmement, des actes souverains des pays du Sud de déclaration de nullité des dettes, basés sur le Droit international.
3. Plus de 60% de la dette du Tiers Monde a été contractée par des banques privées. Selon votre expérience, quels sont les obstacles principaux qu’il faudrait surmonter pour réussir à ce que les pays sous-développés s’unissent eux aussi en un bloc pour négocier avec leurs créanciers ?


C’est réellement une préoccupation, l’incapacité des pays du Sud à s’unir sur des critères communs et cohérents pour adopter une stratégie unifiée face aux créanciers. Malgré que, oui, les créanciers en général travaillent eux ensemble dans plusieurs organismes qui les appuient (Banque mondiale, FMI, Club de paris, association des banquiers privés...).
Alors, par dessus tout, il est fondamental que les pays qui pour l’instant n’ont pas de problème de solvabilité ou de liquidités, comme par exemple le groupe des pays exportateurs de pétrole ou d’autres matières premières, se rendent compte que leurs intérêts, à moyen terme, correspondent aux intérêts des pays les plus fragiles de la chaîne de la dette. En ce sens, c’est important de renforcer la situation des plus faibles pour rapprocher leur position de l’attitude prise par des pays comme l’Equateur. Si le Venezuela ou le Brésil s’étaient rapprochés de l’attitude de l’Equateur face aux créanciers, il aurait été possible d’imposer à ces derniers des conditions toujours plus avantageuses pour les peuples de la région.
La corrélation des forces est favorable aux pays du Sud parce que, grâce à leurs réserves, ils ont de quoi résister au bloc financier des créanciers du Nord. Les pays du Sud doivent profiter de cette disponibilité actuelle des réserves pour imposer des mesures fortes. C’est une erreur d’attendre que les réserves se réduisent pour commencer à négocier. Il ne faut pas attendre d’être dos au mur pour organiser un front commun de résistance.
En ce moment, les créanciers du Nord subissent des contradictions internes dues au sauvetage de leurs systèmes financiers nationaux respectifs et du système financier international. Une position radicale des pays du Sud pourrait déboucher sur des solutions favorables à leurs intérêts. Le problème est que, comme il n’existe pas de sentiment d’urgence par rapport à la crise, les gouvernements du Sud pensent qu’ils peuvent continuer à refinancer leur dette et contracter de nouvelles dettes sans grand problème.
D’un point de vue stratégique, pour moi, c’est une erreur d’adopter ce genre de position. J’espère que, lors de futures discussions, lors d’événements comme la conférence sur “Globalisation et Problèmes de développement” organisée par l’ANEC, en mars 2010, on pourra envisager la constitution d’une stratégie commune des pays d’Amérique latine face à la dette.
4. De plus en plus d’économistes pensent que les puissances capitalistes sont décidées à sortir de la crise mondiale actuelle sans accepter des changements substantiels de l’ordre économique et financier international, même si en définitive une telle intransigeance ne peut qu’entraîner de nouvelles crises plus importantes pour le système économique régi par le marché. Quel commentaire voudriez-vous faire par rapport à cela ?


Je partage votre analyse. Les grandes puissances capitalistes ne sont pas réellement disposées à organiser un nouvel ordre économique international. Je mentionne ces termes parce qu’ils se réfèrent à l’exigence du Mouvement des pays non alignés dans les années 1960 et 1970 du siècle passé. Ce nouvel ordre international qui implique des relations équitables entre pays du Nord et du Sud, les grandes puissances le refusent.
Ce qu’elles cherchent, c’est comment négocier une extension limitée des centres de pouvoir et de décision avec les principales économies émergentes, en commençant par la Chine et en poursuivant par la Russie, l’Inde et le Brésil. Cette extension s’est réalisée par l’octroi à ces pays d’un peu plus de voix dans les grandes organisations financières internationales, comme la Banque mondiale et le FMI, lesquelles ont été historiquement dominées par les intérêts des grandes puissances. Ces puissances sont donc prêtes à ouvrir quelques espaces mais non à réenvisager au niveau mondial la question d’un changement démocratique de l’ordre politique, financier et économique de la planète.
A ce sujet, il me semble fondamental, au niveau des solutions, d’entamer, à partir du Sud, la création de nouveaux organismes multilatéraux. Je fais référence au renforcement de la banque du Sud à laquelle adhèrent sept pays d’Amérique latine, ou à donner vie au système monétaire régional au niveau de l’ALBA, lequel est actuellement connu sous le nom de SUCRE. Elargir l’ALBA. Réussir à convaincre les pays africains et asiatiques de se doter eux aussi de banques régionales et, au sein d’un cadre d’accord tricontinental, organiser un réseau de banques du Sud. Avancer dans des accords de collaboration monétaire, comme l’accord de Chiang Mai entre les pays du Sud Est asiatique. Avec ce type d’accords, en cas de crise de balance des paiements, les pays peuvent disposer des réserves internationales communes, ce qui élimine la nécessité de recourir à l’aide conditionnée du FMI qui exige toujours l’application de politiques néo-libérales en échange de ses prêts.
Donc, face au manque de volonté des grandes puissances capitalistes, la solution n’est pas la transformation du G8 en G14 ou G20. La solution passe par la construction par en bas de la part des pays du Sud de mécanismes multilatéraux pour coordonner leurs politiques économiques, monétaires et sociales, et ainsi remettre en avant la revendication de la nécessité d’un nouvel ordre économique international.
Pour moi, adhérer à une Banque du Sud devrait impliquer de renoncer à être membre du FMI ou de la Banque mondiale, avec l’objectif d’affaiblir ces institutions qui démontrent leur incapacité de réforme interne pour satisfaire les besoins des peuples.
Il me paraît aussi très important que les pays du Sud se dotent d’un CIRDI (Centre international des Règlements des différends en matière d’Investissement) du Sud. Le CIRDI est le tribunal de la Banque mondiale, dont les sentences sont quasi toujours favorables aux intérêts des grandes transnationales et contre les gouvernements. Il serait très positif pour les pays du Sud de sortir du système du CIRDI comme l’a fait la Bolivie en mai 2007, comme l’a annoncé l’Equateur en juillet 2009 et de se réunir pour constituer un CIRDI du Sud. Cela impliquerait que, dorénavant, les transnationales doivent présenter leurs plaintes devant un organisme du Sud qui prendrait en compte les intérêts et les arguments du Sud, ce qui n’est pas le cas du CIRDI sous tutelle de la Banque mondiale.
5. Lors de la Rencontre internationale sur “Globalisation et Problèmes du développement”, célébrée au début de cette année à La Havane, vous avez tiré le signal d’alarme sur le danger que la chute du prix des matières premières et des produits de base sur le marché international, accroisse le poids de la dette externe par rapport à la valeur des exportations et au PIB des pays du Tiers Monde. Quelles observations faites-vous à ce sujet à l’approche de la fin 2009 ?
Nous approchons d’une nouvelle crise de la dette. Nous ne savons pas avec exactitude quand cette crise aura lieu mais les ingrédients sont en train de se cristalliser, de se renforcer.
Quels sont ces ingrédients ? En premier lieu, le coût du refinancement de la dette des pays en développement a augmenté en conséquence de la crise financière qui a éclaté aux Etats-Unis à partir de 2007 et qui n’est toujours pas surmontée. Avec le gel des marchés financiers et les problèmes de solvabilité des banques, les nouveaux crédits sont négociés avec des taux d‘intérêt et des primes de risque plus élevés que dans la période 2004-2008. Ces prêts, comme vous l’avez mentionné dans la question, sont concédés pour rembourser les vieilles dettes. En exigeant des rémunérations plus élevées pour les nouveaux crédits, les banques et les marchés financiers rendent plus difficile le refinancement de la dette.
Le second ingrédient, c’est la crise économique mondiale avec la chute de l’activité économique qui entraîne une réduction des revenus d’exportation des pays en développement. Cette diminution est le produit à la fois des volumes moindres et des prix moindres des exportations des pays en développement sur les marchés internationaux. A partir de juin 2008, les prix des matières premières ont baissé. Il y a eu un rebond des prix au premier semestre de cette année mais même ainsi, les prix continuent de plancher à environ 50% en dessous des maximums atteints durant l’été 2008.
Jusqu’à maintenant, la tourmente économique a été évitée grâce aux importantes réserves accumulées entre 2004 et 2008, produit des prix élevés des matières premières exportées par les pays en développement durant cette période. Mais les pays du Sud ont utilisé une partie de leurs réserves pour refinancer leur dette, ce qui a provoqué la chute de ces réserves à un rythme assez rapide.
Ainsi, dans le cas de l’explosion d’une nouvelle crise de la dette, ce cercle vicieux de refinancement de la dette à travers de nouveaux prêts est mis en question. Il se produira inévitablement des defaults, des suspensions de paiement, etc. Nous ne savons pas quand cela arrivera mais il est probable que, dans les prochaines années, nous voyions de nouveaux scénarios de ce type.
Finalement, il faut tenir compte de l’explosion de la dette publique dans les pays du Nord, conséquence des plans de sauvetage du système financier qui ont représenté un coût énorme pour les trésors publics du Nord.
Cet accroissement de la dette publique des pays du Nord va donner une nouvelle impulsion à l’offensive néo-libérale en faveur de plus de privatisations dans le but de disposer de liquidités pour rembourser la dette publique, et au détriment des dépenses sociales et de l’Etat de Bien-être dans les pays où on a réussi à le protéger de manière significative. Je me réfère par exemple à des pays comme la France, l’Allemagne ou la Belgique.
C’est réellement impressionnant de voir que, malgré le délabrement de l’idéologie et des plans néo-libéraux, par manque d’alternatives, nous ayons “plus de la même chose” (référence à mas de lo mismo, cri du ras-le-bol en Amérique latine, NDT) au niveau des politiques de la majorité des gouvernements du Nord. C’est-à-dire un renforcement de l’orientation néo-libérale.
Je rebondis sur ce thème car au début de la présente crise, le fiasco des politiques de déréglementation a été mis à nu à un niveau tellement évident que plusieurs commentateurs avaient imaginé que les gouvernants allaient mettre en œuvre des politiques néo-keynésiennes. Or ce qui s’est passé dans la pratique, contredit ce pronostic. La cause fondamentale est la faiblesse des luttes des salariés pour un nouveau partage du revenu en leur faveur, ce à quoi s’ajoute le maintien d’une orientation social-libérale de la part des partis de gauche traditionnelle qui accompagnent la nouvelle offensive néolibérale ou n’y offre aucune résistance. Avec le rebond économique conjoncturel que connaît le monde industrialisé fin 2009-début 2010, les medias dominants et les gouvernants vont annoncer la fin du tunnel mais en réalité la crise n’est certainement pas terminée. Elle s’étendra encore sur plusieurs années.
Tant dans les pays du Sud que dans les pays du Nord, les emplois et les revenus des secteurs populaires seront soumis à des pressions importantes au nom du paiement de la dette publique. Ce sont des arguments de plus pour nous qui luttons sur ce terrain, pour chercher à unifier les résistances des opprimés du Nord avec celles des peuples du Sud.
Je considère que, dans les prochaines éditions du Forum Social Mondial, des Forums Sociaux Continentaux, le thème de la dette publique sera suprêmement important pour les mouvements populaires au niveau mondial. Cela nous donne plus de responsabilité comme Comité pour l’Annulation de la Dette pour apporter des propositions d’alternatives tant au Nord qu’au Sud.

Notes |1| Pour donner une vision complète, il faut ajouter qu’à tort le gouvernement de Nestor Kirchner a mis fin à la suspension de paiement en mars 2005 en concluant un très mauvais accord avec les détenteurs de bons de la dette commerciale. Il a échangé 76% des anciens bons contre des nouveaux avec une décote d’environ 50% et un taux de rémunération beaucoup trop élevé. La conséquence : le service de la dette publique argentine est de nouveau très élevé. Quant aux détenteurs de bons qui n’ont pas accepté l’échange, ils exigent toujours une indemnisation.
P.-S.
Interview donnée à El Economista (Cuba)
Traduction Denise Comanne


http://www.cadtm.org/Cinq-questions-sur-la-crise-a-Eric http://www.cadtm.org/Cinq-questions-sur-la-crise-a-Eric

10 fois plus de Thimerosal dans le vaccin au Canada!!!

Publié le 06/11/2009 à 16:49 par djamazz
0 fois plus de Thimerosal dans le vaccin sans adjuvant au Canada!!!
Jeudi 5 Novembre 2009


10 fois plus de Thimerosal dans le vaccin sans adjuvant au Canada!!!
Selon le site Web de l’Agence de Santé Publique du Canada, le vaccin sans adjuvant [le vaccin H1N1 sans ASO3 (autrement connu comme l’adjuvant formé de squalène-huile-eau)] contiendra 10 fois la quantité de Thimerosal contenu dans le vaccin avec adjuvant qui est actuellement distribué. C’est ce vaccin qu’ils veulent donner aux jeunes enfants et aux femmes enceintes.  
 
 Le prétexte pour permettre tout ce mercure dans le vaccin, est qu'il est différent du mercure qui est contenu dans la nourriture, comme dans le thon ; et, que sa quantité est inférieure à la limite quotidienne autorisé (dans la nourriture, mais pas directement injecté dans le sang).  
 
 Je propose à quiconque qui veut en apprendre plus sur le fait que le type de mercure contenu dans le Thimerosal est plus toxique que le mercure des poissons que l’on consomme, lisez le livre « La preuve du mal » par David Kirby (Evidence of Harm). De toute façon, quand vous mangez un poisson, vous absorbez seulement une très petite partie du mercure, alors que quand vous vous l'injectez dans vos veines, naturellement, vous avez absorbé 100% de la dose.
 

http://www.infowars.com/10-times-more-thimerosal-in-canadian-non-adjuvanted-h1n1-vaccine/

Retour au Moyen Age

Publié le 06/11/2009 à 16:23 par djamazz
Retour au Moyen Age

Lorsque vous lisez une histoire dans la presse qui raconte que « l'ONU a appelé Israël à cesser de démolir les maisons palestiniennes et à mettre un terme à la politique d'expulsions forcées à Jérusalem-Est, avertissant qu'il y a 60 000 Palestiniens menacés de devenir des sans-abris," vous ne pouvez que vous interroger sur le rôle de l'organisation internationale aujourd'hui et sur le but pour lequel celle-ci a été créée à la veille de la victoire des forces de la liberté contre le nazisme et le fascisme et s’il s’agit bien de la même organisation qui fut autorisée par l'histoire et les peuples du monde à garantir le droit à « l'autodétermination »?

Jeudi 5 Novembre 2009


Retour au Moyen Age
&amp;lt;!-- .hmmessage P { margin:0px; padding:0px } body.hmmessage { font-size: 10pt; font-family:Verdana } --&amp;gt;Est-ce qu’il s’agit de la même organisation chargée de « mettre fin au colonialisme »? Est-ce qu’il s’agit toujours de la même organisation qui croit au droit de tous les peuples à être libres, sans discrimination en termes de race ou de religion? S’il s’agit bien de la même organisation, pourquoi est-il permis que les civils palestiniens souffrent de la brutalité des colons armés?
Publié le 02 novembre 2009 sur le site Counterpunch
Par Bouthaina Shaaban,




Le langage évasif et honteux de l'appel de l'ONU s'inscrit dans le cadre de la soumission du Conseil de sécurité à la volonté sioniste et, en conséquence ce dernier s’engage dans un déshonneur historique en ignorant les droits politiques légitimes, civils et humains des Palestiniens, y compris leur droit à la vie et à la liberté. Pour l'ONU, ne pas prendre toutes les initiatives ou mesures qui conduisent à donner au peuple palestinien le droit à l'autodétermination, restera une honte dans l'histoire de l'organisation qui ne s’effacera jamais.

Les Palestiniens ont été soumis à une forme raciste de colonialisme depuis plus de soixante ans, et ils ont été frappés par une campagne de nettoyage ethnique lancée par des bandes de colons armés soutenus par la police et l’armée l'armée israélienne.

En ce 21ème siècle, ce colonialisme n'a pas d’équivalent en termes de crimes dont il fait preuve et qui inclut blocus, meurtres, intoxications alimentaires, famine, assassinats, démolitions de maisons, incendies des récoltes, destructions de fermes, viols de prisonniers, trafics d’organes de prisonniers et empêchements faits à l’encontre des Palestiniens dans leurs déplacements entre leurs villages, leurs fermes et leurs écoles.

Tout ceci se passe sous le regard entier, et le silence du « monde civilisé », qui soutient pleinement le gouvernement israélien et ignore totalement les crimes barbares commis chaque jour par les colons juifs et les soldats israéliens. Ce silence est aussi un crime contre le peuple palestinien, car il permet à des hommes politiques israéliens et des généraux ainsi qu’à leurs alliés de poursuivre leurs crimes contre des civils et de violer les Conventions de Genève ainsi que le droit humanitaire international .

L'appel de l'ONU en direction d’Israël afin qu’il "cesse de supprimer [en les démolissant] les maisons palestiniennes" a pour toile de fond la démolition des maisons des familles Ghawi et Hanoun dans le quartier al-Jarrah, à Jérusalem ainsi que la démolition de la tente que ces familles ont construite dans la rue près de leur maison et de la confiscation de ce qu’elle contenait à savoir des couvertures pour conjurer le froid et quelques ustensiles. La tente abritait cinquante personnes appartenant aux deux familles qui, depuis quelques mois avaient pris l'habitude de vivre dans leur maison démolie par des soldats d'occupation israéliens suite à leur politique de judaïsation de Jérusalem.

De temps à autre, l'ONU ou l'UE reconnaissent que "détruire les maisons des Palestiniens est une violation du droit international». Mais si cela et les autres crimes cités précédemment constituent des violations du droit international, pourquoi ne font-ils pas bouger leur conscience afin de protéger la sécurité des Palestiniens? La question est: que feront l'Organisation des Nations Unies ou l'Europe? Vont-ils se limiter à reconnaître que les actes commis par les Israéliens sont en forte opposition avec la Charte des Nations Unies et le droit humanitaire international, tandis que des bandes de colons juifs armés continuent d'assassiner, de démolir et de mettre le feu à Jérusalem, Naplouse, Hébron et dans bien d’autres endroits sans que quiconque ne les arrête et sans avoir de compte à rendre?

Si tous ces crimes commis quotidiennement contre les Palestiniens ne sont pas considérés comme un nettoyage ethnique et un génocide, qu'est-ce ce qui peut l’être? En Amérique, il y a des siècles, des colons blancs, avaient l'habitude de balancer des couvertures contaminées sur les Indiens pour les tuer. Aujourd'hui, les dirigeants israéliens privent les Palestiniens de nourriture et de médicaments, brûlent les récoltes et empoisonnent l'eau potable pour tuer les Palestiniens ou les forcer à partir. L'ONU qualifie ce crime d’"expulsion forcée". S’agit-il donc de départ volontaire ? Après tous ces crimes commis par les forces israéliennes d'occupation et les bandes de colons armés, l'ONU « demande seulement à Israël de cesser de démolir des maisons". Peut-être, a-t-elle oublié d'ajouter « s’il vous plaît ! »: Ce dont les civils palestiniens ont un besoin urgent maintenant, c’est qu’une enquête sur les crimes israéliens soit renvoyée auprès d’une organisation internationale qui aurait gardé un certain respect d’elle-même et qui aurait le souci de ce qui lui reste de crédibilité.

Les crimes commis par les forces israéliennes d'occupation, la terreur contre des civils palestiniens désarmés qui est le fait de colons armés sont devenus une honte pour l'humanité qui ne devrait pas être tolérée. Les actes commis par ces colons et ceux qui les soutiennent au sein du gouvernement israélien et parmi les donateurs appartenant aux groupes de pression occidentaux replonge le monde dans la loi de la jungle. Eu égard à l’impuissance honteuse de l'Organisation des Nations Unies et au discours réitéré du président Obama envers son engagement pour la «sécurité d'Israël » lors du 14ème anniversaire de l'assassinat de Yitzhak Rabin par un colon juif - alors qu'il aurait dû exprimer un engagement égal vis-à-vis de la sécurité des Palestiniens -, il incombe au peuple libre du monde et à ses intellectuels, y compris aux intellectuels juifs, d'élever la voix contre les criminels de guerre israéliens afin que ces juifs ne soient pas éternellement honteux d’avoir commis des crimes de guerre et des génocides. Ils ne devraient pas garder le silence sur les crimes et ne devraient pas être satisfaits des recommandations faites aux criminels israéliens de ne pas voyager. Ces derniers devraient être déférés devant la justice de la même manière que le monde a conduit devant la justice d'autres criminels responsables de crimes et d’occupation avant eux.

Les intellectuels juifs en particulier, devraient se demander pourquoi leur gouvernement devrait être bâti sur les ruines des vies et de la liberté d'un autre peuple; pourquoi leur gouvernement devrait commettre des meurtres d’enfants, des massacres, des démolitions de maisons et des assassinats et tenter ensuite de justifier ces crimes et blâmer tous ceux qui veulent leur faire rendre des comptes pour cela. Pourquoi n’y a-t-il pas d’intellectuels juifs qui affrontent ce dilemme moral historique au sein de l’entité sioniste ?

Quand l'Allemagne nazie a commis des massacres contre les juifs et d’autres peuples, les Allemands ont affronté ce dilemme et voté des lois interdisant l'antisémitisme. Quand le monde a payé le prix des guerres et des ambitions du Japon, ce dernier a pris une décision historique et définitive contre la guerre. Pourquoi les intellectuels juifs devraient-ils penser qu'ils ont à justifier tous les actes des hommes politiques israéliens et des généraux? Comment peuvent-ils justifier le fait qu’Ehud Olmert soit poursuivi pour corruption financière et non pas pour ses autres crimes contre les enfants palestiniens, libanais et les civils? Pourquoi considèrent-ils même ces criminels comme des héros qui devraient être mis en sécurité et défendus? Pourquoi forment t-ils des gouvernements composés de criminels qui sont en compétition vis-à-vis de leurs records dans le nombre d’assassinats, de meurtres et de massacres commis contre des civils palestiniens? Selon n’importe quel critère envisagé, ces crimes sont des crimes contre l'humanité. Pourquoi ne critiquent-ils pas, dans leur culture, leurs dirigeants qui ont le sang des enfants palestiniens sur leurs mains? Les intellectuels juifs qui restent silencieux sont responsables de la poursuite des crimes qui les conduira tous vers une honte éternelle comme une conséquence de leur silence au sujet des dits crimes.

L'Organisation des Nations Unies, l'Union européenne, et tous ceux qui usent d’un langage évasif pour décrire des crimes qui devraient provoquer l’indignation et la colère du monde en partagent la responsabilité. L’Histoire condamnera tous ceux qui restent silencieux envers ces crimes et remerciera tous ceux qui défendent les enfants palestiniens et le droit des Palestiniens à vivre dans la dignité, la liberté et la sécurité sur leur territoire national.

Bouthaina Shaaban est une conseillère politique et médiatique auprès de la présidence syrienne, et une ex-Ministre des expatriés. Elle est aussi écrivain et professeur à l'Université de Damas depuis 1985. Elle a été la porte-parole de la Syrie et a été nominée pour le Prix Nobel de la paix en 2005. Vous pouvez la contacter à l’adresse suivante : nizar_kabibo@yahoo.com

Traduit par le Collectif Cheikh Yassine

Lien de l'article en anglais : http://www.counterpunch.org/shaaban11022009.html

 

Obama, Sarkozy, Merkel : La géopolitique des cloportes

Publié le 06/11/2009 à 12:32 par djamazz
Jeudi 5 novembre 2009

Il y a quelques jours, Hillary Clinton a annoncé que l’administration US ne faisait plus du gel de la colonisation israélienne à Jérusalem et en Cisjordanie, un préalable pour son soutien à Israël lors de la reprise des négociations avec l’autorité palestinienne.

Ce revirement montre la faiblesse américaine non seulement dans les dossiers du Proche-orient mais sur l’ensemble de la scène diplomatique.


Les prédictions de personnes averties comme Emmanuel Todd se sont donc réalisées. Celui-ci décrivait, dés 2002, la course vers l’abîme des Etats-Unis, l’affaiblissement économique s’ajoutant à la démesure des moyens militaires déployés pour contrôler certaines parties du monde et la perte de crédibilité qui en résulterait.

Un pays qui ne peut plus faire face aux exigences de sa politique internationale et de sa prétention à être le gendarme du monde, un pays miné de l’intérieur par les outrances d’un capitalisme financier qu’il a contribué à favoriser et le lobbying, voilà ce que sont devenus les Etats-Unis.

 

Petit à petit, depuis la fin du 20ème siècle, les théâtres d’opérations et les zones de conflit se sont déplacés vers l’est. Irak, Tchetchènie, Géorgie, Afghanistan, Pakistan. L’Asie centrale dans son ensemble se trouve sous le feu des rivalités entre grandes puissances régionales et mondiales. Les occidentaux risquaient d’être les grands absents d’une région où quatre puissances nucléaires rivalisent d’influence sur des pays regorgeant de ressources énergétiques : Russie, Iran, Irak, Pakistan, anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.

 

Leur guerre contre le terrorisme fut donc la grande trouvaille des think tanks américains pour s’ingérer militairement en Asie centrale : Irak, Afghanistan et aujourd’hui le Pakistan avec en plus des bases militaires dans des pays « amis » : Turquie, monarchies pétrolières de la péninsule arabique et du golfe persique, Tadjikistan.

Les talibans, Al-Qaïda, les rebelles pakistanais sont finalement bien commodes pour justifier cette présence occidentale. A condition qu’elle soit couronnée de succès militaire sinon les opinions publiques en occident pourraient la remettre en cause.

On comprend donc aisément l’importance mythique des attentats du 11 septembre. Une capitalisation à long terme avec un retour sur investissement en dividendes géopolitiques et économiques.

 

Après avoir envisagé avec logique de prendre leurs distances avec les Etats-Unis lors de la seconde guerre d’Irak, les occidentaux, en bons vassaux des USA, sont à présent tous ralliés à la guerre contre le terrorisme. Pourtant, du temps de l’amitié Chirac-Schroeder, l’occasion était belle pour la France et l’Allemagne de coordonner leurs politiques étrangères et de se rapprocher de la Russie et de la Chine et gagner ainsi en souveraineté.

 

Il aurait suffi que la France et l’Allemagne partagent le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU pour que le duo ainsi formé pèse comme une grande puissance capable de choisir ses amis et refuser les ennemis qu’on a trop souvent tendance à lui imposer.

Une puissance bipolaire de 150 millions d’habitants au PIB de 6700 milliards de dollars à la tête de l’Union Européenne, possédant l’arme nucléaire et un siège au conseil de sécurité de l’ONU aurait eu un poids bien plus important pour négocier les changements qui secouent le monde.

 

Au lieu de ça, les nouveaux responsables de la France et de l’Allemagne se sont dépêchés de recoller les morceaux avec des Etats-Unis déjà affaiblis qui, malgré leur colère, n’avaient pas pu prendre de mesures de rétorsion envers elles après l'épisode irakien. Une fois la colle prise, c’est avec des courbettes qu’ils rencontrent les dirigeants américains comme vient de le faire Angela Merkel tout dernièrement. Comme des collégiens boutonneux, chacun tente de montrer à son l’opinion publique qu’il a une relation privilégiée avec le "mono" américain.

 

Cette vision sans envergure d’un monde toujours dominé par des Etats-Unis pourtant faibles, n’augure rien de bon. Car l’oncle Sam va continuer sa descente aux enfers pendant que d’autres pays disputeront aux occidentaux leur influence : La Russie mais surtout la Chine, l’Inde, le Brésil. Leur passé de pays du tiers-monde leur donne un avantage considérable pour nouer des relations équilibrées avec les pays qui possèdent les ressources minières, agricoles et énergétiques dont ils ont besoin. C’est ce que fait la Chine avec l’Afrique, c’est ce que fait le Brésil en n’hésitant pas à se rapprocher des pays de l’ALBA et donc d’Hugo Chavez.

C’est ce que font la Chine, la Russie, l’Inde et la Turquie avec l’Iran.

 

Une Turquie qui remet en cause en ce moment même la relation privilégiée qu’elle avait avec Israël. Il faut dire qu’elle a bien senti qu’une attaque de Tel Aviv contre l’Iran nuirait à ses propres intérêts. L’Iran et la Turquie ont une frontière commune… Il y a aussi l’aveuglement des dirigeants européens dont certains, comme Nicolas Sarkozy affichent une authentique hostilité à la Turquie tout en affirmant qu’Israël fait virtuellement partie de l’Union Européenne !

 

Tout cela ressemble fort à une rivalité pour se partager un gros gâteau. L’Afrique aux français, aux européens et à la Chine. L’Amérique du sud en bonne voie de se libérer du joug US.  L’Extrême-orient à la Chine et les occidentaux grâce à l’Australie, la Corée et le Japon. L’Asie centrale comme point de convergence de tous les appétits.

 

Pas étonnant que ça chauffe là-bas plus qu’ailleurs !

 

Dommage que la France en soit réduite à suivre, le regard torve et le dos courbé, la politique étrangère américaine en trépignant de pouvoir se mettre en avant.


Bien maigre consolation pour son larbinisme sioniste et atlantiste!

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT

Israël et l'IAEA

Publié le 06/11/2009 à 12:31 par djamazz
Israël et l'IAEA

par Pascal Sacré
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009



Gordon Brown est-il tous les anglais ?

Nicolas Sarkozy est-il tous les français ?

Barack Obama est-il tous les états-uniens ?

Angela Merckel est-elle tous les allemands ?

Silvio Berlusconi est-il tous les italiens ?

José Manuel Barroso est-il tous les européens ?

L’ONU est-il nous tous ?

Barack Obama donne des ordres à l’ONU, au travers de la bouche de Suzan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, ou, toujours au travers de cette bouche, complimente son ami Shimon Peres…

Tout va bien, madame Rice ? Votre langue s’en remet ?

L’ONU ne doit pas s’occuper d’Israël ou de ce qu’il pourrait faire ou non(1).

L’ONU doit s’occuper de l’Iran.

L’ONU doit actionner le levier AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et sanctionner l’Iran.

Y aurait-il un AIEA sévère, pour l’Iran ? Et un AIEA complaisant, pour Israël ? Un ONU sévère (Irak, Iran, Afghanistan…) et un ONU gentil (Israël, Etats-Unis, Arabie Saoudite…) ?

Pourquoi ?

L’ONU doit, l’Onu doit…

Mais de qui tient-il ses ordres ? L’Onu doit.

Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis, utilisant l’organe vocal de madame Suzan Rice, le dit.

Il n’y a pas d’autre raison, si ce n’est, en remontant encore un peu plus haut dans la maîtrise du Grand Jeu International, le désir israélien qu’il en soit ainsi.

L’AIEA, indépendante, véritablement internationale, pourrait avec la même sévérité étudier le comportement d’Israël(2)-(3)-(4), des Etats-Unis, comme de l’Iran. Ni plus, ni moins.

Sinon, il est nécessaire de changer son nom, en AAEA, Agence américaine de l’énergie atomique. Ou AAIEA (Agence américano-israélienne de l’énergie atomique).

Voire ne même pas modifier le sigle, mais corriger la signification de ses initiales : Agence israélienne de l’énergie atomique, Israelian Atomic Energy Agency.

(Tiens, par un hasard également, nous pourrions faire de même avec la CIA, Central Israelian Agency).

Israël a violé tant, et si longtemps, de résolutions ONUsiennes(5), que plus aucun média agréé ne s’en fait l’écho et qu’elles sont toutes quasiment abandonnées car personne ne pourra imposer leur application.

Bah.

Et alors ?

Tout le monde sait que ce sont les puissants qui orientent les grandes décisions politiques mondiales.

Et ces puissants, vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, puis de la guerre froide, sont les Etats-Unis.

Et tout qui s’allie aux Etats-Unis, ce qui veut dire, se soumet, complètement, bénéficie un peu de cette puissance.

Avoir l’ONU, même si c’est insuffisant, même si c’est loin d’être idéal, permet quand même de limiter les dégâts. De contenir, au moins un peu, l’hégémonie des Puissants.

Ainsi se rassurent la plupart des gens.

Contrairement à eux, je soutiens que notre monde est pire avec l’ONU, que sans.

Cet ONU-là en tout cas.

Cela nous fait perdre du temps. Gaspiller de l’espoir. Diluer nos efforts. Gâcher de l’énergie précieuse.

Certains observateurs, et leur nombre grossit, ont vu clair dans tout ça.

Ils ne sont plus dupés.

Mais beaucoup, énormément encore, arrivent à supporter tout ce qui se passe d’horrible dans ce monde parce que, à cause de l’existence de tous ces organes internationaux, ils gardent espoir. Et attendent. Et s’en remettent à eux.

Ces Institutions comme l’ONU, mais aussi l’OMS(6), l’OMC(7), le FMI(8), l’OTAN(9), l’Union Européenne, le G8(10), le G20(11) …sont des bancs de brouillard qui permettent de rendre un peu moins évident, au quotidien, le fait pourtant établi que nous sommes littéralement dans un Empire israélo états-unien dont les pays dit « alliés » sont en réalité des pays soumis, des sujets.

Certains de ces sujets sont plus dévoués que d’autres, et consentent volontiers à leur soumission. C’est un peu comme les collaborateurs sous l’Occupation.

Aujourd’hui, c’est le cas tout particulièrement de la France, au travers de son président Nicolas Sarkozy.

Ce qui me ramène à mes questions initiales. Nicolas Sarkozy est-il tous les français ?

Lorsque Nicolas Sarkozy dit, cela veut dire : tous les français disent ?

Nicolas Sarkozy = la France = les Français ? Brown = les Anglais ?

Je connais la réponse. Mais cela n’enlève rien à sa pertinence.

Car tous ces gouvernants se comportent de la sorte, se voient de la sorte.

Lorsque « …le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy ont écrit à Netanyahou pour déclarer qu’ils reconnaissaient à Israël « le droit à l’autodéfense » après l’adoption du rapport Goldstone alors que Brown demande que l’on trace « les limites à ne pas dépasser » sur la question des « violations des engagements internationaux » de l’Iran. » (12**)(13), faut-il comprendre que tous les peuples au service desquels sont temporairement ces responsables « audacieux », serrent également la main au gouvernant israélien, lui reconnaissent également son droit à l’ « auto-défense », et par contre, demandent également à l’ONU de ne tenir que l’Iran dans son collimateur ?

L’existence d’Institutions « internationales » comme l’ONU est pire que leur absence.

Ces Institutions « internationales » brouillent les cartes, dressent un écran de fumée qui permet de rassurer, de se dire qu’on a encore le temps de l’espoir, alors que c’est l’urgence de l’action, et qu’en réalité nous ne pouvons compter que sur nous-même, sur notre autodétermination, sur notre énergie personnelle pour vivre dans un monde meilleur.

Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour son manque de respect de la liberté d’expression et des femmes, elle doit tout autant exiger cela de l’Arabie Saoudite, de la Birmanie (14)…

Si l’ONU doit demander des comptes à l’Iran pour ses élections prétendument truquées, elle doit aussi en demander aux Etats-Unis pour ses élections de 2000 et 2004(15)-(16),ainsi qu’exiger une enquête sur le coup d’état au Honduras contre un président démocratiquement et légalement élu(17).

Si l’ONU doit sommer l’Iran de se soumettre à un contrôle absolu de ses programmes nucléaires, alors, Israël aussi, ainsi que les Etats-Unis pour leur programme H.A.A.R.P.(18), comme le demande des Institution alliées (enquêtes de parlementaires européens sur le projet H.A.A.R.P. [19])

L’ONU, et les Institutions de cette famille, dites « internationales », font diversion.

Beaucoup de gens se reposent sur l’espoir qu’elles ont dans l’indépendance et le rôle de ces organisations.

Sans elles, il serait beaucoup plus difficile de se voiler la face, et de ne pas voir le monde tel qu’il est réellement : un empire israélo états-unien, une pathocratie impérialiste toute-puissante pour lesquelles l’ONU, l’OMC, le FMI, l’ AIEA…, ne sont que des outils, non pas pour imposer leurs volontés, car pour cela, cet empire a ses armes et ses armées, mais pour maintenir les populations mondiales consentantes, tranquilles et sous leur contrôle.

Ces Institutions servent à gagner du temps.

Donner de l’espoir.

Comme Barack Obama.

Comme les prix Nobel de la paix.

Bas l’ONU. Bas les masques.

 

 IAEA : International Atomic Energy Agency

(1) http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-condamne-israel_794973.html 

 Reportage :

(2) Armes secrètes d’Israël-1 :

http://www.youtube.com/watch?v=3wSfMBqpCdo&feature=related 

(3) Armes secrètes d’Israël-2 :

http://www.youtube.com/watch?v=f0Vo320gerU&feature=related 

(4) Armes secrètes d’Israël-3 :

http://www.youtube.com/watch?v=DejJumwNsWA&feature=related 

(5) http://www.voltairenet.org/article153318.html

(6) Organisation Mondiale de la Santé

(7) Organisation Mondiale du Commerce

(8) Fonds Monétaire International

(9) Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

(10) Le G8 (pour « Groupe des huit ») est un groupe de discussion et de partenariat économique de huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie. Ensemble, ils représentent 61% de l'économie mondiale.

(11) Les membres du G20 (Groupe des 20) sont représentés par les ministres des finances et les directeurs des banques centrales de 19 pays plus l’Union Européenne.

(12) Article de Jean Shaoul, Israël, les Etats-Unis et le droit international,

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15873

(13) http://www.hrw.org/en/node/85900 

(14) http://www.hrw.org/fr/news/2009/09/21/birmanie-le-gouvernement-militaire-doit-mettre-fin-la-r-pression-contre-les-moines-b 

(15) http://www.syti.net/ElectionsUS2004_2.html 

(16) voir la vidéo HACKING DEMOCRACY http://www.reopen911.info/video/hacking-democracy.html 

(17) http://www.courrierinternational.com/article/2009/06/29/un-coup-d-etat-qui-ne-veut-pas-dire-son-nom 

(18) H.A.A.R.P. http://www.youtube.com/watch?v=Je-WJoN13IE&feature=player_embedded# 

(19) Europe et H.A.A.R.P. http://www.grip.org/fr/siteweb/dev.asp?N=simple&O=379 


Pascal Sacré est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Pascal Sacré publiés par Mondialisation.ca

Les funestes profits d’Al Gore

Publié le 06/11/2009 à 12:14 par djamazz
Les funestes profits d’Al Gore
Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2009

Balivernes scientifiques : La pythonisse du catastrophisme climatique a pondu un nouveau livre sur le réchauffement climatique, à classer dans la fiction. Elle nous demande de nous suicider économiquement pendant qu’elle ratisse les millions de ses investissements écologiques.

 

« Notre choix : Un plan pour résoudre la crise climatique, » la suite du bouquin d’Al Gore « Une vérité qui dérange, » est sorti mardi. Imprimé sur papier recyclé avec de l'encre à faible teneur en COV (composé organique volatile), ce sera sans aucun doute un best-seller sur le bureau de chaque participant à la conférence sur le changement climatique du mois prochain à Copenhague.

 

Dans un communiqué de presse annonçant son livre, l’ancien vice-président, lauréat d’un Oscar et du Nobel, écrit : « Maintenant que la nécessité d'une action urgente est encore plus évidente avec les nouvelles conclusions alarmantes des trois dernières années, il est temps d’un plan d’ensemble mondial qui permette de résoudre réellement la crise climatique. ‘’Notre choix’’ répondra à cette exigence. »

 

La couverture du livre montre l'un des ouragans dont, selon ce que prétend Gore, la fréquence et l’intensité augmentent toujours. Ce qui s'est passé ces trois dernières années, c’est que ce genre d’affirmation a été complètement discrédité car, peut-être pour des décennies, la Terre est en train de se refroidir.

 

Par exemple, une étude récente, conduite par des chercheurs de l’Université dÉtat de Floride, a déterminé que, dans l'hémisphère Nord, la saison des ouragans de 2007 et 2008 ont manifesté l'activité tropicale la plus faible en trente ans.

 

Ryan Maue, coauteur du rapport publié en novembre 2008 sur l’« Activité cyclonique mondiale, » a utilisé une mesure appelée énergie cyclonique accumulée (ACE), qui combine la durée d'une tempête et la vitesse de ses vents à six heures d'intervalle. Les mesures de l’ACE des années 2007 et 2008 sont parmi les plus faibles depuis que les données mondiales fiables des satellites ont été pour la première fois disponibles, il y a trente ans.

 

Au même moment, dans un article obèse du New York Times, « Le double rôle de Gore : Défenseur et investisseur, » le livre d'Al Gore a été présenté au public. Il décrit à quel point il peut être rentable de sauver la Terre. Étant donné la précision des données climatiques d'Al Gore, son rôle serait mieux campé par « affabulateur et profiteur. »

 

En novembre 2007, Gore a rejoint la firme d'investissement Kleiner Perkins Caufield & Byers. En mai suivant, la société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage (maturing) écologique appelées Green Growth Fund.

 

Le groupe a ensuite annoncé que, dans les trois prochaines années, 700 millions de dollars supplémentaires seront investis dans de jeunes entreprises de technologie verte. Mais il n'y aura pas de retour sur ces investissements si le business de la technologie écologique se calme. Le battage médiatique et l'ardeur doivent être maintenus. Les sceptiques du changement climatique doivent être dénoncés comme des « négationnistes » [ndt : C’est ainsi que la radio France Inter les appelle depuis quelques mois, c’est fou l’influence d’Al Gore !].

 

Des documents financiers, publiés avant les élections de 2000, évaluaient à un à deux millions de dollars les avoirs nets de la famille Al Gore.

 

À peine neuf ans plus tard, sa richesse nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Le porte-parole d'Al Gore ne divulguerait pas le chiffre de sa richesse nette actuelle, mais, selon le Times, « l'ordre de grandeur de sa richesse est manifesté par un seul investissement de 35 millions de dollars chez Capricorn Equity Group, une firme de Palo Alto, en Californie, qui oriente les investissements de ses clients vers la protection de l’environnement, c’est-à-dire, dans les produits corrects du point de vue environnemental.

 

L'an dernier, Gore a été le témoin vedette des audiences sur la législation du cap-and-trade* devant la Commission de la Chambre sur l’énergie et le commerce. Marsha Blackburn, député républicaine du Tennessee, a demandé comment a bien pu devenir si riches, si rapidement, un homme qui se consacre à la sauvegarde de la planète.

 

La député Blackburn a relevé que, au dernier décompte, Kleiner Perkins Caufield & Byers avait « environ un milliard de dollars investis dans 40 entreprises qui vont bénéficier de la législation du cap-and-trade dont nous discutons ici aujourd'hui. »

 

Gore a répondu qu'il n’est qu’un homme d’affaire heureux dans une économie capitaliste, qui a placé son argent dans ce qu’il défendait.

 

Peut-être mais, en même temps, il préconise des mesures reposant sur des foutaises scientifiques, qui, pendant qu'il s’enrichit lui-même, vont dévaster l'économie étasunienne et provoquer d'énormes pertes d'emplois, de croissance économique et de PIB.

 

Les Étasuniens consommateurs et contribuables sont dans le mauvais camp de sa magouille de Ponzi écologique. Quelque part, il y a Bernie Madoff qui sourit.

 

 

* Ndt : Cap-and-trade : Système par lequel le gouvernement établit des quotas aux entreprises qui limitent la quantité de gaz à effet de serre qu'elles peuvent produire, tout en offrant la possibilité à ces dernières de vendre à d'autres entreprises ou d'accumuler leurs droits d'émission surnuméraires.

 

 

Texte original en anglais: www.investors.com/NewsAndAnalysis/Article.aspx?id=511204, le 3 novembre 2009.

Traduction : Pétrus Lombard

Alger refuse de recevoir le ministre français de l’Intérieur

Publié le 05/11/2009 à 12:41 par djamazz

L’Algérie refuse de recevoir le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux  05/11/2009

hor Alger a répondu, fin octobre, négativement à une demande de Paris concernant l’organisation d’une visite du ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Nouvelle confirmation du froid entre Alger et Paris.
Vu l’état des relations actuelles entre les deux pays, Alger juge inopportunes les visites ministérielles. « Nous n’avons rien à lui dire », explique une source algérienne. Pourtant, une visite du ministre français de l’Intérieur à Alger sera déterminante pour l’avenir de plusieurs dossiers bilatéraux. Les deux pays ont signé en 2008 un accord majeur en matière de sécurité.
L’accord prévoit des équipes de policiers mixtes algéro-françaises pour lutter contre le trafic de drogue et le blanchiment d’argent, la formation de 55 000 gendarmes algériens en France, la fourniture de matériel à la police et la gendarmerie… Grâce à cet accord, l’Algérie est devenu le premier pays arabe à pousser sa coopération sécuritaire avec la France à un tel niveau.
«Les Algériens, qui voient d’un mauvais œil les restrictions françaises en matière de circulation et de séjour des Algériens en France.»
L’avenir de cet accord dépendra en partie de l’évolution des relations bilatérales et de la nature de la relation entre Yazid Zerhouni et Brice Hortefeux. Ce dernier paye notamment sa forte proximité avec Nicolas Sarkozy – peu apprécié en Algérie. Son passage à la tête du ministère de l’Immigration et de l’identité nationale l’a desservi également dans sa relation avec les Algériens, qui voient d’un mauvais œil les restrictions françaises en matière de circulation et de séjour des Algériens en France. Et plus récemment, ses déclarations sur les Arabes ont été mal accueillies en Algérie, car jugées racistes.
Brice Hortefeux est le deuxième ministre français qu’Alger a refusé de recevoir en quelques semaines. Avant lui, Eric Besson a dû annuler un projet de déplacement en Algérie. Eric Besson devait déjà se rendre en Algérie en février 2009 dans le cadre d’une tournée africaine. La demande a été relancée l’été dernier à l’occasion de l’ouverture des négociations sur les accords de 1968 en matière d’immigration, sans que les autorités algériennes ne donnent de réponse claire.


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Algerie-focus

Alger interdit les contacts avec l’ambassadeur de France

Publié le 05/11/2009 à 12:38 par djamazz

Alger interdit aux décideurs économiques et aux chefs d’entreprises publiques de recevoir l’ambassadeur de France  05/11/2009

Rien ne va plus entre Alger et Paris. Les relations entre les deux capitales se sont nettement détériorées depuis cet été. Côté français, c’est la promulgation fin juillet de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009 qui suscite des inquiétudes, à cause de son impact sur les entreprises françaises. Côté algérien, la relance de l’affaire des moines de Tibéhirines par la justice française est vécue comme une provocation.
 
Les mesures contenues dans la LFC 2009 visant à réduire les importations touchent de nombreuses entreprises françaises dont l’essentiel de l’activité était d’exporter des marchandises vers l’Algérie. Les mesures ont été contestées en France notamment par les élus locaux de Marseille dont le port est sérieusement affecté par la décision d’Alger de réduire ses importations. 

L’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driancourt, multiplie les initiatives de lobbying en faveur des groupes de son pays dans un contexte mondial marqué par la crise économique. Mais la démarche du diplomate français irrite Alger qui a décidé d’interdire aux décideurs économiques, dans les administrations et les entreprises publiques, de recevoir l’ambassadeur de France, a appris TSA de source diplomatique. « Les chefs d’entreprises publiques et les responsables administratifs en charge des questions économiques ne sont pas autorisés à recevoir M. XavierDriencourt jusqu’à nouvel ordre », affirme notre source.
 
Selon nos informations, M. Driencourt a introduit des demandes auprès de plusieurs PDG d’entreprises publiques ainsi que des décideurs économiques. Mais il n’a reçu aucune réponse favorable.

Le gouvernement algérien reproche aux groupes français de vendre en Algérie et d’investir dans les pays voisins, notamment le Maroc et la Tunisie. « Cette situation est inacceptable », affirme un haut responsable algérien. Les exemples de Renault qui a décidé de construire une usine de montage de Logan à Tanger au Maroc fait partie des reproches que les Algériens formulent à chaque fois pour fustiger l’attitude des groupes français. Après plusieurs mois de pressions algériennes, le constructeur automobile français a décidé de négocier avec le gouvernement algérien l’implantation d’une usine de montage automobile d’une capacité de 50.000 véhicules par an. Les négociations en cours devrait déboucher sur un accord, selon une source française. Paris espère ainsi calmer les Algériens.
 
Dans le médicament et l’agroalimentaire, les groupes français préfèrent aussi investir chez nos voisins marocain et tunisien et vendre ensuite en Algérie, le plus grand marché du Maghreb, avec 36 millions d’habitants et des réserves de change de plus de 150 milliards de dollars.

par Ali Idir / TSA Algérie

Le révisionnisme injurieux sur la colonisation

Publié le 05/11/2009 à 12:36 par djamazz
Le révisionnisme injurieux sur la colonisation: ma parcelle de vérité

 

contact@mlan.fr Jeudi 5 Novembre 2009


Le révisionnisme injurieux sur la colonisation: ma parcelle de vérité

« L’avenir sera impitoyable pour ceux qui jouissant du privilège exceptionnel de pouvoir dire à leurs oppresseurs des paroles de vérité, se sont cantonnés dans une attitude de quiétude, d’indifférence muette et quelque fois de froide complicité » disait notre lucide frère Frantz Fanon.
Nous nous proposons de fournir ici, une modeste réflexion sur la colonisation.
C’est un sujet qui a été beaucoup discuté. En effet, il existe peu d’événements historiques chargés d’une connotation aussi négative que la colonisation et la dictature nazie. Je ne vais donc pas prétendre donner un texte résumant fidèlement le fait colonial tant il est diffus. Je me bornerai donc à quelques indications qui me paraissent au moins essentiels. Des apprentis sorciers de l’histoire ont distillé au sein de la communauté scientifique des conceptions aussi fantaisistes qu’erronées : le révisionnisme injurieux. C’est ce dont nous parlons dans un premier temps.
Dans un deuxième temps, nous essayerons de présenter un condensé du fait colonial. On verra que la colonisation continue encore sous une autre forme.
Enfin, dans un troisième temps, nous pourrons, je crois, accepter le panafricanisme comme une réplique à la colonisation moderne.  
 
 Le révisionnisme injurieux
 
 On entend dire en Europe surtout en France qu’il faut en finir avec la repentance sur la colonisation. On voudrait simplement nous faire croire que la colonisation a eu des effets positifs comme si les colonisés avaient formulé une demande de colonisation. Par exemple, il revient sans cesse dans l’actualité, l’idée que la colonisation aurait mis fin aux guerres et révoltes internes qui ravageaient les territoires colonisés. A en croire à l’historiographie annamite, citée par Denise Bouche, on recense pas moins de
405 révoltes au cours des huit premières décennies du XIXe  siècle. Au Fouta-Djalon (Guinée) entre 1747 et 1896, l’empire peul musulman n’aurait point connu une seule décennie sans bataille ni campagne militaire. Les européens seraient donc des « messies » que les africains attendaient.
Lorsque les européens décidaient d’explorer la planète, ils se sentaient obligés d’exporter leurs principes humanistes au monde comme le rappelle Victor Hugo en 1841 : « nous sommes les Grecs du monde ; c’est à nous d’illuminer le monde ».  
 En réalité, cette mission civilisatrice est un habillage hypocrite de visées mercantilistes. Découvrant des terres chaudes en Martinique, à Saint-Domingue ou en Jamaïque, Français, Espagnols, Anglais ont voulu exploiter ces terres soit avec une main-d’œuvre locale (les indiens de l’espace caraïbe), soit avec une main-d’œuvre susceptible de résister au chaud climat tropical, donc les Noirs africains, d’où  leur déportation.  
 Dans un discours à Alger, le 2 Février 1944, le général De Gaule mettait en avant, cette mission civilisatrice menée par la France dans ses colonies, dont les agents étaient « les administrateurs, les soldats, les colons, les instituteurs, les médecins, les missionnaires ». Cette façon de lire l’histoire avec les « lunettes » de colons, n’est pas respectueux. Il est faux de dire que la colonisation a eu des effets positifs si tant est que les africains avaient besoin de cette imposture.  
 
 La vérité des faits
 
 La vérité est loyale et les faits méritent une grande considération. Henri Lacordaire disait entre autres, que  «  tout ce qui s'est fait de grand  dans le monde, s'est fait au cri du devoir ; tout ce qui s'y est fait de misérable s'est fait au nom de l'intérêt ».
 Aujourd’hui, grâce au travail accompli par les chercheurs, on sait que l’histoire de la colonisation a été « blanchie » puisque écrite par les « vainqueurs ». Il nous revient, à juste titre d’ailleurs, de dire notre parcelle de vérités sur les humiliations subies  par nos ancêtres. Sachons que la colonisation a concerné les africains restés sur le continent et les noirs africains déportés dans les champs de cannes et de cotons. La colonisation n’a rien apporté de positifs comme la France officielle tente de distraire les africains que nous sommes et injurier la mémoire de nos ancêtres.  
 On nous a dit que la colonisation a été profitable aux peuples colonisés puisqu’ils ont bénéficié de l’instruction, des infrastructures routières, portuaires et des avancées en matière de santé et de technologie.
 
 
 
 
 La véritable vérité est tout autre. Le médecin colonial protège les troupes, les premiers administrateurs et colons. Les territoires colonisés étaient les lieux d’expérimentations des nouveaux vaccins et sérums car les tropiques sont devenus à l’orée du 20e siècle un libre et luxuriant terrain d’observation ; l’accumulation du savoir est colossale sur les bilharzioses, leishmanioses, l’amibiase, la filariose et le paludisme.
 Dire également que les colons ont apporté l’instruction aux africains, relève d’un pur fantasme de ceux qui veulent se donner de l’importance.
 Dans une conférence à Albi, en 1884, Jean Jaurès déclare ceci : « nos colonies ne seront françaises d’intelligence et de cœur que quand elles comprendront un peu le français. Pour la France surtout, la langue est l’instrument de la colonisation. Il faut que les écoles françaises multipliées, où nous appellerons l’indigène, viennent au secours des colons français dans leur œuvre difficile de conquête morale et d’assimilation.
». cette confession du tribun montre bien l’importance de la langue dans la consolidation de l’identité. Cheikh Anta Diop nous mettait d’ailleurs en garde sur ce fait car ce serait une aberration que d’imaginer qu’un peuple bâtisse son unité linguistique à partir d’une langue étrangère, c’est-à-dire une langue appartenant à une autre sphère culturelle que la sienne.  
 L’esclavage et la colonisation ont été d’une violence  extrême  de sorte qu’il est impossible de les décrire.  
 Alors que les maîtres étaient dans les palaces, les esclaves eux dormaient dans des maisons de pacotilles. Alors qu’ils, c’est-à-dire les maîtres mangeaient à satiété, les noirs mourraient de faim.  Alors que nos frères travaillaient dans les champs de coton et de canne à sucre, les colons n’avaient que leurs fouets pour les encourager.
 Pour assouvir leurs besoins sexuels, il arrivait que les colons abusent de nos braves sœurs. Parfois, comme un signe de refus de cette humiliation, les noirs préféraient se donner la mort. Les esclaves les mieux traités étaient les valets des maîtres. Pour avoir commis une faute, le noir était fouetté jusqu’à la mort ; même enceinte, les femmes devaient travailler jusqu’à terme.  
 
 
 Même la sainte ordonnance du seigneur Jésus Christ en disant dans Mathieu 28 :18-20 « allez et faites de toutes les nations mes disciples » a été dévoyée. Les missionnaires européens ont été pires que les autres. Pour nous faire une idée du rôle des missionnaires à l’époque coloniale, il suffit de lire la déclaration faite en 1920 par monsieur Jules Renquin, Ministre des colonies de Belgique au Congo-Belge. Dans son allocution de bienvenue aux missionnaires arrivés dans sa seconde patrie, le Congo-Belge :  
 « Révérends pères et chers compatriotes, Soyez les bienvenus dans notre seconde patrie, le Congo-Belge. La tâche que vous êtes conviés à y accomplir est très délicate et demande beaucoup de tact. Prêtres, vous venez certes pour évangéliser. Mais cette évangélisation doit s’inspirer de notre grand principe : tout avant tout pour les intérêts de la métropole (la Belgique).
Le but essentiel de votre mission n’est donc point d’apprendre aux noirs à connaître Dieu. Ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un Nzambé ou un Nvindi-Mukulu et que sais-je encore. Ils savent que tuer, voler, calomnier, injurier est mauvais. Ayez le courage de l’avouer, vous ne venez donc pas leur apprendre ce qu’ils savent déjà. Votre rôle consiste, essentiellement, à faciliter la tâche aux administratifs et aux industriels.
C’est donc dire que vous interpréterez l’évangile de la façon qui sert le mieux nos intérêts dans cette partie du monde. »  De façon globale, les missionnaires avaient pour mission de prêcher un évangile de sorte à désintéresser nos sauvages des richesses matérielles dont regorgent leur sol et sous-sol, pour éviter que s’intéressant, ils ne nous fassent une concurrence meurtrière et rêvent un jour à nous déloger ; Les contenir pour éviter qu’il ne se révoltent. ; Les détacher et les faire mépriser tout ce qui pourrait leur donner du courage de nous affronter ; Insister particulièrement sur la soumission et l’obéissance aveugles ; Enseignez-leur une doctrine dont vous ne mettrez pas vous même les principes en pratique.
 C’est ce que Jomo Kenyatta résumait dans sa pensée «Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible.»
 
 Rien n’a changé depuis si ce n’est la forme
 
 Depuis notre accession à la souveraineté internationale, rien n’a été fait pour la consolider de sorte que nous sommes toujours colonisés. Le problème reste que, mis à part quelques actions timides dans ce domaine vers la fin des années dix neuf cent soixante (1960) et début des années dix neuf cent soixante dix (1970), encouragé par l’amollissement de nos dirigeants, les occidentaux ont repris la main. Nous avons finalement décroché de haute lutte notre accession à la souveraineté nationale, pour la remettre quelques
instants après.   
 Antoine Laurent Lavoisier a laissé à des générations d’écoliers la maxime selon laquelle : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Aujourd’hui la colonisation est présente, elle n’a changé que de forme.  
 Hier, c’était les bateaux qui transportaient les forces vives de l’Afrique pour accompagner le décollage des économies occidentales.
Aujourd’hui, ce n’est plus les amas de muscles dont les occidentaux ont besoin mais la cervelle des africains. L’immigration choisie idéale, import/export de main d’œuvre adaptée aux besoins de la France et certains pays occidentaux, privant ainsi l’Afrique de cerveaux utiles à son développement.  
 Sur le plan économique et social, la crise de la dette a prolongé la colonisation en Afrique. En effet, la crise de la dette a promu le FMI au rôle de tuteur des politiques économiques des pays en développement et de médiateurs entre créanciers et débiteurs. Le mariage entre l'Afrique et le FMI a commencé avec les programmes de rééchelonnement de la dette couplé à des programmes de réduction de l'absorption d'inspiration monétariste dans les années 83. Cette politique a échoué car les rééchelonnements n'ont pas restauré la capacité de remboursement et d'emprunt des pays. Les banques ont refusé de prêter autrement que dans des plans concertés avec la caution du FMI. C'est ainsi que les pays développés avec la complicité des institutions internationales comme le FMI, se sont accaparés de manière scientifique et organisée du système économique africain. Au nom de prétendues reformes, les grandes entreprises étatiques porteuses d'espoir ont été cédées aux multinationales occidentales parfois à un franc symbolique.  
 Pour que la dette étrangle l'Afrique et retarde son développement, les pays occidentaux ont cherché à contrôler notre système de production afin de piller les ressources de l'Afrique. C'est ainsi que le FMI, par le truchement de ses programmes d'Ajustement Structurel (PAS) a obligé les pays africains à privatiser les grandes entreprises africaines. Selon l'ONU, les trois quarts des prêts et des crédits n'étaient accordés qu'à condition de privatiser...Entre 1990 et 2000, plus de 3000 entreprises sont passées du secteur public au secteur privé, soit une moyenne de six privatisations par an et par pays. Pour la période de 1990 à 1995, le nombre d'entreprises publiques est passé en Afrique subsaharienne de 6069 à 4058, soit une chute de 33%.  
 Dans ce fourretout, les pays occidentaux ont un bras séculier politique qui est l’organisation des nations unies (ONU). Cette organisation internationale, créée en 1945,  regroupant pratiquement tous les Etats de la planète, a pour finalité  la paix internationale. Pour nous en tenir à l’essentiel, on peut dire qu’elle a pour objectif la  facilitation de la coopération dans les domaines du droit international, de la sécurité internationale, du développement économique, du progrès social et des Droits de l'homme.  Or, cette organisation ne travaille véritablement que dans les pays du tiers-monde.
Cela est troublant. Un schéma est trivial : lorsqu’un pays a un sous-sol riche et qu’il fait l’objet de convoitise de la part des pays occidentaux, tout refus se transforme en rébellion ou guerre civile. Et c’est là que cette organisation vient pour jouer les pompiers.  
 Il me semble également justifier de relever un fait important : il n’y a que les ressortissants des pays pauvres qui sont inculpés par la Cour pénale internationale (CPI). C’est d’ailleurs cette combine qui a certainement poussé certains pays africains à demander la suspension de l’inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) du président soudanais Omar Hassan al Bachir. En outre, la position de l’ONU dans certaines crises en Afrique entame sérieusement sa crédibilité. Si donc, ces analyses sont exactes, on peut conclure que l’ONU peine à se départir  de son but déjà fixé : celui de soutenir politiquement les dérives occidentales dans les pays du tiers-monde.  
 
 
 
 Le panafricanisme, notre seul salut
 
 Quelle drôle d’idée que de parler ici de panafricanisme alors que nous débattons du colonialisme. Et pourtant, la seule et vraie solution aux problèmes africains réside dans le panafricanisme. Il convient d’abord de déterminer en quoi consiste l’idéologie panafricaniste. Le panafricanisme se définit comme le mouvement politique et culturel qui vise à unir les Africains et les descendants d'Africains hors d'Afrique à régénérer l'Afrique, ainsi qu'à encourager un sentiment de solidarité entre les populations du monde africain.  
 On y trouve l’idée qui consiste à glorifier le passé de l'Afrique et inculquer la fierté par les valeurs africaines.
 Enfin, et peut-être est-ce le plus important, c'est l'afrocentrisme qui s'appuie sur les travaux du savant sénégalais, Cheikh Anta Diop. Rares ont été ceux qui ont tiré la sonnette d’alarme à propos de la  vision eurocentriste du monde, qui sous-estimerait les civilisations africaines et ne considèrerait que le point de vue occidental sur l'histoire du monde et des civilisations.
 En Afrique, l’identité est étouffée par le poids historique de la colonisation qui a écrasé les structures locales pour renforcer son administration en imposant les systèmes éducatifs, les langues, la culture et l’histoire des pays occidentaux. Dans la mesure où le panafricanisme recouvre l’affirmation de notre identité africaine, la revalorisation de sa culture, la reconquête de notre passé glorieux, l’unité des africains, il constitue fondamentalement la seule et unique réponse au colonialisme nouvelle version.  
 Dans un article publié en 1919, Web Dubois, comparait le panafricanisme au sionisme en ces termes « le mouvement panafricainiste signifie pour nous, les noirs, ce que le sionisme doit signifier pour les juifs, c’est-à-dire, la reconnaissance de notre identité dans la fierté, et le besoin d’œuvrer de toutes nos forces pour notre race ».  
 Face à la volonté des pays occidentaux de faire de l’Afrique la plèbe du monde, il faut réagir sinon c’est notre humanité sera remise en cause.
Rappelons-nous mes bien-aimés la substance de cette pensée d’Ernest Vissot « Ce n’est point le jugement d’autrui qu’il faut craindre, mais celui de notre conscience ».  
 Le continent africain n’a pas vocation à demeurer dans le denier wagon mondial, il doit se réveiller comme la Chine, l’Inde et le Brésil car comme le rappelle Sartre, « l’important n’est pas ce qu’on a fait de nous mais c’est ce que nous faisons de ce qu’on a fait de nous ».  
 
 Dieu bénisse l’Afrique !
 
 Séraphin PRAO
 Docteur en économie
 Diplômé de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble  Spécialise  des pays de la zone franc  Président du MLAN  www.mlan.fr   contact@mlan.fr

 


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